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A.

SURDITÉ
SURDITÉ DE TRANSMISSION SURDITÉ DE PERCEPTION
 Weber latéralisé du côté sourd  Weber latéralisé du côté de l’oreille saine ou la moins sourde
 Rinne négatif : conduction aérienne < conduction  Rinne positif : conduction aérienne > conduction osseuse
osseuse Acoumétrie  Schwabach : CO < 20 secondes
 Schwabach : CO > 20 secondes (normal)

 Chute de la courbe aérienne ; la courbe osseuse est Les courbes aériennes et osseuses sont les deux abaissées et
Audiométrie

normale. superposées.
 Rinne audiométrique ouvert
tonale liminaire  Le Rinne est fermé

 Le déficit auditif est plus marqué sur les sons graves  La perte auditive est souvent plus importante sur les sons aigus

– En cas de surdité mixte les courbes aériennes et osseuses sont abaissées et disjointes, la courbe aérienne étant plus basse que la
courbe osseuse
– Audiométrie tonale supraliminaire : si audition à partir de 50 dB (phénomène de recrutement)  atteinte endocochléaire
– Le tympanogramme normal est une courbe en toit de pagode dont le sommet aigu est centré sur le 0
– Un son intense (80–85 dB) déclenche la contraction du muscle de l’étrier (contraction bilatérale)  réflexe stapédien
– Le PEA permet une étude objective du seuil auditif mais seulement sur les fréquences aiguë (2000 à 4000 Hz) ; permet de situer le
niveau d’atteinte auditive en cas de surdité de perception (endo ou rétrocochléaire) ; degré de maturation du SNC chez le nourrisson.
– PEA : en cas d’atteinte rétro-cochléaire, l’intervalle entre la première onde et la 5 e onde est élargi
– La recherche d’otoémissions acoustiques (cochléaire) provoquées est utilisée en dépistage néonatal de surdité

IMPÉDANCEMÉTRIE
Tympanogramme Réflexe stapédien
 Plat  liquide dans l’oreille moyenne ou tympan rétracté   ou annulation en cas d’épanchement liquidien ; ankylose de l’étrier
 Décalé vers la pression négative  dysfonction tubaire  le seuil est  (> 80 dB) en cas d’atteinte rétro-cochléaire (absence de

 Important (pic vers l’infini)  rupture de la chaîne ossiculaire recrutement).


 Diminué  rigidité du système tympano-ossiculaire  Il est normal en cas d’atteinte endocochléaire

– L’otospongiose (définition du cours) est une dystrophie de la capsule otitique (palatine de l’étrier) qui aboutit une ankylose stapédio-
vestibulaire ; elle touche préférentiellement la femme et semble être aggravée par la grossesse. Elle se manifeste par hypoacousie,
acouphènes, vertige. L’aspect du tympan est normal ; L’épreuve de Lewis est anormale  conduction osseuse > conduction
cartilagineuse le réflexe stapédien est négatif ; le traitement est essentiellement chirurgical (piston de téflon entre l’enclume et la fenêtre
ovale ou palatine)
– Surdité totale = cophose
– La particularité des surdités cochléaires est d’entraîner plus ou moins de distorsions sonores (phénomènes de recrutement)
– Maladie de Ménière (atteinte endocochléaire) ; neurinome de l’acoustique (atteinte rétro-cochléaire)  voir vertige

B. VERTIGE
– Oscilloscope : sensation de flottement des objets lors des mouvements de la tête
 Manœuvre de Romberg : en cas d’affection vestibulaire périphérique, il existe une déviation de la tête et du tronc vers l’oreille malade,
lors de la fermeture des yeux. Cette déviation est  ou abolie par l’ouverture des yeux.
– Le sens du nystagmus est celui de la phase rapide.
– La présence de gaze nystagmus signe une atteinte cérébelleuse. C’est un nystagmus de fixation dans le regard latéral (il bat à droite
dans le regard à droite ; bat en haut dans le regard en haut….).
– Le nystagmus congénital se distingue par son caractère pendulaire ; ne gêne pas la vision
 Manœuvre de Hallpike : nystagmus provoqué par les mouvements brusques de la tête  vertige paroxystique positionnel bénin (lié à
la présence de cupulolithiase ou de canalolithiase)
– Signe de la fistule : après un examen autoscopique  nystagmus induit par une compression ou une décompression pneumatique
exercée dans le conduit auditif externe (en appuyant sur le tragus ou à l’aide d’un spéculum de Siegle).  fistule labyrinthique située sur
le canal semi-circulaire externe (cholestéatome).
ATTEINTE PÉRIPHÉRIQUE ATTEINTE CENTRALE
 Signes cochléaires associés au vertige  Nystagmus multidirectionnel et nystagmus vertical
 Syndrome harmonieux : les déviations posturales se font dans le  Nystagmus pur ;  par la fixation oculaire volontaire
sens de la secousse lente du nystagmus spontané.  Nystagmus d’intensité indépendante vis-à-vis le vertige
 Le nystagmus est unidirectionnel, le plus souvent horizonto-  Sa forme pure a une valeur localisatrice
rotatoire ; il n’est jamais multiple, ni vertical. Ne change pas de sens – Vertical supérieur  pédoncule
quelle que soit la position. – Rotatoire  bulbe
 Le nystagmus est aboli ou fortement  par la fixation oculaire
– Horizontal  protubérance
 Intensité du nystagmus proportionnelle au vertige ; il est majoré par

le déplacement latéral dans le sens de la secousse rapide

MALADIE DE MÉNIÈRE
 Associe des acouphènes graves qui précèdent et qui annoncent le vertige ; leur côté indique l’oreille malade
 Ils s’accompagnent souvent d’une sensation de plénitude de l’oreille
 Un grand vertige rotatoire n’excède pas 24h ; signes neurovégétatifs marqués (vomissements…)

 Une surdité ou la majoration d’une surdité préexistante durant la crise qui régresse après la fin de la crise

 Pendant la crise : Nystagmus horizonto-rotatoire unidirectionnel; surdité de perception endocochléaire

 L’évolution se fait par des épisodes paroxystiques de fréquence très variable et imprévisibles. Au début de la maladie, il n’y a pas de

signes intercritiques ; ni vestibulaires, ni auditifs. A un stade plus avancé, les crises de vertiges sont de moins en moins marquées, mais
il persiste entre les crises un état de déséquilibre. Jamais d’aréflexie à l’épreuve calorique. La surdité ne régresse plus complètement
entre les crises et chaque crise détériore un peu plus la fonction auditive  aboutissant à une surdité sévère en plateau mais jamais de
cophose.
 ZONA OTITIQUE : surdité de perception ; grand vertige rotatoire ; otalgie ; paralysie faciale périphérique ; éruption vésiculeuse dans la
zone de Ramsay Hunt (tympan, fond su conduit auditif externe).
 OTOSPONGIOSE : maladie enzymatique héréditaire de la coque labyrinthique. Se manifeste au début par une surdité de transmission

par blocage de la palatine de l’étrier dans la fenêtre ovale. Plus tardivement la surdité devient mixte. La libération d’enzymes dans le
liquide labyrinthique peut déclencher des crises semblables à celles de la maladie de Ménière.
 NEURINOME DE L’ACOUSTIQUE : Responsable d’un vertige fruste (instabilité) associés à une hypoacousie unilatérale de perception.
L’épreuve calorique montre un déficit et souvent une aréflexie du côté atteint

C. OTITE MOYENNE AIGUË


 Sa fréquence est maximale entre 6 mois et 2 ans ; c’est une inflammation de la caisse du tympan et des cellules mastoïdiennes
 Germes : Haemophilus influenzae ; pneumocoque ; moraxella catarrhalis
 40% des OMA sont bilatérales chez le nourrisson

 Otite congestive : le tympan est rouge vif, le triangle lumineux a disparu, mais les reliefs sont encore bien visibles

 Otite suppurée et collectée : le tympan est rouge violacé, bombant surtout dans sa partie postérieur avec disparition des reliefs ossiculaires

 La guérison spontanée est fréquente, mais elle expose à des complications et/ou des séquelles.

 Les indications de la paracentèse sont : tympan bombé, otite mal tolérée (hyperalgique), otite compliquée, échec d’une antibiothérapie, terrain

(DID), otite du nourrisson < 3 mois (+ hospitalisation, céphalosporine + aminosides).


 NB : la thrombophlébite du sinus latéral est une complication des pathologies otitiques (et mastoïdiennes) alors que les thrombophlébites du

sinus caverneux et du sinus longitudinal sont des complications des sinusites de la face.
 L’otite moyenne aiguë chez l’adulte est souvent virale ; si bactérienne, le germe prédominant est le pneumocoque. L’OMA est habituellement

unilatérale

D. MASTOÏDITE
 Extériorisation rétro-auriculaire (la forme la plus fréquente) avec effacement du sillon rétro-auriculaire (signe de Jacques) ; mastoïdite de Bezold
(extériorisation inf : torticolis fébrile). Extériorisation temporo-zygomatique (le pavillon de l’oreille est décollé vers le bas ; œdème de la paupière
inférieure).
 Le pneumocoque est le germe le plus retrouvé dans les mastoïdites (pouvoir ostéolytique et nécrosant important)

 Otoscopie : Chute de la paroi postérieure du conduit avec disparition de l’angle de raccordement (ce signe est rarement retrouvé). Le tympan est

déformé en « pis de vache » avec écoulement pulsatile à travers d’une petite perforation postérieure.
 Incidence radiologique pour détecter les cellules mastoïdiennes : incidence de Schüller

 Les mastoïdites sub-aiguës sont plus fréquentes (otite chronique décapitée). Le tympan ne revient jamais à la normale, restant infiltré. Le bilan

radiologique n’est pas spécifique.


 La mastoïdite aiguë impose le plus souvent une mastoïdectomie en urgence

E. OTITE MOYENNE CHRONIQUE


 OTITE SÉREUSE : Un tiers des otites moyennes aiguës se compliquent d’otite séreuse persistant plus d’un mois ; elle est due à un
dysfonctionnement tubaire chronique (hypertrophie des végétation adénoïdes ; rhinopharyngites répétées ; trisomie 21 ; RGO ; fente palatine ;
allergie ; tabagisme passif…). Elle entraîne une otalgie modérée, une hypoacousie variable (tympanogramme plat ; ou non) ; chez l’adulte le
symptôme le plus gênant est l’autophonie.
 OTITE CHRONIQUE SIMPLE : tout infection ou inflammation va déclencher une otorrhée ; la perforation est centrale ou paracentrale, non
marginale avec un fond de caisse hyperplasique ou polypoïde. Le scanner du rocher permet d’éliminer plus formellement un cholestéatome (pas de
lyse osseuse ou ossiculaire).
 OTITE CHOLESTÉATOMATEUSE : l’otorrhée est peu importante, très fétide et récidivant doit alerter. Le diagnostic est otoscopique : perforation
tympanique sur la pars flaccida (Shrapnell), marginale…. Parfois polype sentinelle masquant le cholestéatome. Le traitement est chirurgical
(tympanoplastie)

F. SINUSITES
– Le développement des différents sinus de la face n’est pas synchrone : l’ethmoïde à la naissance ; maxillaire développé dès un an mais
communiquant largement avec la fosse nasale ; frontal et sphénoïdal n’apparaissant que dans la grande enfance et l’adolescence.
– Il est à noter qu’une atteinte sinusienne maxillaire est de règle dans les rhinopharyngites (sinusite symptôme). La vraie sinusite maxillaire ne se
rencontre qu’au-delà de 6 ans.
– Incidence de Blondeau (nez-menton plaque)  sinus maxillaire (n’est pas indispensable dans les formes typiques).
– Le méat moyen pour les sinus maxillaires, frontaux, ethmoïdaux antérieurs
– Méat supérieur pour les sinus sphénoïdaux et ethmoïdaux postérieurs.
– Drainage  sinusite bloquée hyperalgique
– On oppose deux formes : les sinusites d’origine nasale souvent bilatérales et les sinusites d’origine dentaire souvent unilatérale (rhinorrhées
fétides)
NB : toute rhinorrhée purulente unilatérale, surtout si son odeur est fétide doit faire rechercher un corps étranger intranasal
 Ethmoïdite : touche habituellement les enfants avant 5 ans. Se manifeste par un œdème de l’angle interne de l’œil et de la racine du nez ; une
rhinorrhée purulente ipsilatérale ; des céphalées frontales ; AEG avec fièvre > 39°C. TDM +++ ; risque de thrombose veineuses des sinus
caverneux ; drainage chirurgicale par voie externe en cas de collection intra-orbitaire avérée ou d’échec d’antibiothérapie.
 Sinusite sphénoïdale : rares ; céphalée du vertex ou rétro-orbitaire profonde ; rhinorrhée postérieure ; incidence de Hirtz (base du crâne)
mais surtout scanner ; staphylocoque ; traitement en urgence (gravité neurologique) ; double antibiothérapie...