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ÉQUATIONS – INÉQUATIONS– SYSTÈMES

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I – Équations du second degré :


1°) – Résolution par la méthode du discriminant :
Pour résoudre l’équation du second degré ax 2 + bx + c = 0 (a ≠ 0) d’inconnu x,
je calcule le discriminant noté : ∆ = b 2 − 4ac .
– Si ∆< 0, alors l’équation n’admet pas de solutions dans ℝ ;
– Si ∆> 0, alors l’équation admet deux solutions réelles distinctes :
−b− ∆ −b+ ∆
. x1 = et x2 = .
2a 2a
−b
– Si ∆= 0, alors l’équation admet une solution unique : x1 = x2 = .
2a
2°) –Discriminant réduit :
b
Si b est pair on pose b ' = ⇔ b = 2b ' ; alors on calcule le discriminant réduit
2
2
∆’=( b’) – ac.
– Si ∆’ < 0, alors l’équation n’admet pas de solutions dans ℝ ;
– Si ∆’ > 0, alors l’équation admet deux solutions réelles distinctes :
− b '− ∆ ' − b '+ ∆ '
. x1 = et x2 = .
a a
− b'
– Si ∆’= 0, alors l’équation admet une solution unique : x1 = x2 = .
a
3°)– Recettes :

Soit l’équation du second degré : ax 2 + bx + c = 0 (a ≠ 0) .

c
R1) Si a + b + c = 0, alors x1 = 1 et x2 = ;
a

Exemple : résoudre dans ℝ l’équation : 3 x 2 − 12 x + 9 = 0


3 – 12 + 9 = 0 donc x1 = 1 et x2 = 3. D’où S = {1 ; 3 }

−c
R2) Si a + c = b, alors x1 = −1 et x2 = .
a

Exemple : résoudre dans ℝ l’équation : − x 2 + 8 x + 9 = 0


– 1+ 9 = 8 donc x1 = –1 et x2 = 9. D’où S = { − 1 ; 9 }

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4°)– Somme et Produit des racines :
Soit l’équation du second degré ax 2 + bx + c = 0 (a ≠ 0) de discriminant ∆ ≥ 0
alors l’équation admet deux racines réelles distinctes :
− b '− ∆ ' − b '+ ∆ '
. x1 = et x2 = .
a a
a) Somme des racines :
−b− ∆ −b+ ∆ −b −b
S= x1 + x2 ⇔ S = = ; S = x1 + x2 = .
2a a a

b) Produit des racines :

P = x1 × x2 ⇔ P =
(− b − ∆ )(− b + ∆ ) = b 2 − ∆ = b 2 − b 2 + 4ac = c .
4a 2 4a 2 4a 2 a
c
P = x1 × x2 = .
a
c) Remarque : Deux nombres x1 et x2 dont la somme est S et le produit est P
sont les solutions de l’équation : x2 – Sx + P = 0 .

d) Exemples :
1- Soit l’équation x2 + 10x + 21 = 0.
Trouver les racines en utilisant la somme S et le produit P.
S = – 10 et P = 21 ⇒ x1 = – 7 et x2 = – 3.
2- Former l’équation du second degré dont les racines sont : x1 = 4 et x2 = – 3.
x1 = 4 et x2 = – 3 ⇒ S = 1 et P = – 12 d’où x2 – x – 12 = 0.

3- Déterminer les racines x1 et x2 d’une équation du second degré dont la


12 7
somme est S = et le produit P = .
5 5
5°) – Factorisation de f ( x) = ax 2 + bx + c (a ≠ 0) :
f ( x) = ax 2 + bx + c ⇔
 b c
= a  x2 + x +  ⇔
 a a
[ ]
= a x 2 − Sx + P ⇔
[
= a x 2 − ( x1 + x2 ) x + x1 × x2 ⇔ ]
[
= a x 2 − xx1 − x2 x + x1 x2 ⇔ ]
= a [ x( x − x1 ) − x2 ( x − x1 )] ⇔

. f ( x) = a ( x − x1 )( x − x2 ) .

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Exemple :
Factoriser f ( x) = 2 x 2 − 3 x − 2 ; g ( x) = x 2 − 8 x + 7 ; h( x) = 3 x 2 + 18 x + 27 .

6°)– Équations bicarrées :


Exemples : résolvez dans ℝ les équations bicarrées suivantes :
 x4 – 5x2 + 4 = 0 ; x4 – 24x2 – 25 = 0 ; x6 – 124x3 – 125 = 0.
(indication on pose x2 = T ou x3 = U)

II –Inéquations:
1°) Signe du binôme ax + b :
Soit le binôme f ( x) = ax + b
• Si a = 0, alors f (x) est du signe de b.
b
• Si a ≠ 0, alors f ( x) = 0 ⇔ ax + b = 0 ⇔ x = − .
a
b
x −
–∞ a +∞

ax + b Signe de (– a) 0 Signe de a

Exemple : étudier le signe de f ( x) = −2 x + 12


– 2x + 12 = 0 ⇒ x = 6.

x –∞ 6 +∞

–2x + 12 + 0 –

Pour x ∈]–∞ ; 6] f ( x) ≥ 0 ; Pour x ∈[6 ; +∞[ f ( x) ≤ 0

2°) Signe d’un trinôme du second degré:


Considérons le trinôme f ( x) = ax 2 + bx + c (a ≠ 0) ; ∆ le discriminant de
l’équation ax 2 + bx + c = 0 .
1er cas : Si ∆<0, alors le trinôme ax 2 + bx + c est du signe de a.
2ème cas : Si ∆= 0, alors le trinôme ax 2 + bx + c est du signe de a pour toutes
−b
valeurs x ≠ .
a
3ème cas : Si ∆>0, et x1 ; x2 les racines de l’équation ax 2 + bx + c = 0 (x1< x2)
alors le trinôme du second degré est du signe de a à l’extérieur des racines et
du signe de (–a) à l’intérieur des racines.

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x –∞ x1 x2 +∞

ax2 + bx + c Signe de a 0 Signe de (– a) 0 Signe de a

Exemples : étudier le signe des polynômes suivants :


x+3
f ( x) = 2 x 2 + x + 1 ; g ( x) = x 2 − 11x + 30 ; h( x) = .
− 2x + 8
3°) Application à la résolution d’inéquations :
Exemples : résoudre dans ℝ les inéquations suivantes :
x2 + 2x − 3
− 2 x + 4 x + 30 ≤ 0 ;
2
3x + 5 x + 4 f 0 ; 9 x + 6 x + 1 p 0 ;
2 2
≤0 ;
−x+5

III –Équations et Inéquations irrationnelles simples:


1°) Équations irrationnelles simples :
 b≥0
a =b ⇔ 
Propriété :
 a
2
( )
= b2
Exemple : résoudre dans ℝ l’équation 2x + 1 = x − 1 .

L’ensemble de validité Dv = { x ∈ IR tel que x − 1 ≥ 0 } .


x − 1 ≥ 0 ⇔ x ≥ 1 ⇒ Dv = [1 ; + ∞ [ .
2 x + 1 = x − 1 ⇔ 2 x + 1 = ( x − 1) 2 ⇔ x 2 − 4 x = 0 ⇔
x ( x − 4 ) = 0 ⇔ x = 0 ∉ Dv ou x = 4∈ Dv ; d’où S = { 4 }.

2°) Inéquations irrationnelles simples :

a) Exemple 1 : résoudre dans ℝ l’inéquation 3( x 2 − 1) ≤ 2 x − 1.

 x2 − 1 ≥ 0 (1)

 2x − 1 ≥ 0 (2)
 ( 2 2
)
 3( x − 1) ≤ (2 x − 1) (3)
2

1
x2 – 1 = 0 ⇔ x = –1 ou x = 1 ; 2x – 1 = 0 ⇔ x = .
2
3( x 2 − 1) ≤ 4 x 2 − 4 x + 1 ⇔ x 2 − 4 x + 4 ≥ 0
x 2 − 4 x + 4 = 0 ⇒ ∆ = 16 − 16 = 0 ⇒ x1 = x2 = 2 .

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Le système devient

 x2 − 1 ≥ 0 (1)

 2x − 1 ≥ 0 (2) En dressant le tableau des signes de chacune des
x − 4x + 4 ≥ 0
2
(3)

inéquations on a :
x –∞ –1 1/2 1 2 +∞
2
x –1 + 0 – – 0 + +

2x – 1 – – 0 + + +

x2 – 4x + 4 + + + + 0 +

L’ensemble des solutions est S = [1 ; +∞[

b) Exemple 2 : résoudre dans ℝ l’inéquation 5 − x ≤ x + 1 .

5 − x ≤ 0
1er cas :  ; 5 – x = 0 ⇔ x = 5 ; x + 1 = 0 ⇔ x = –1.
x +1≥ 0

x –∞ –1 5 +∞
5–x + + 0 –

x+1 – 0 + +

S1 = [5 ; +∞ [

 5− x≥0  5− x≥0
 
2ème cas :  x +1≥ 0 ⇔ x +1≥ 0
 (
(5 − x )2 p x + 1 )2  x 2 − 11x + 24 p 0

5 – x = 0 ⇔ x = 5 ; x + 1= 0 ⇔ x = – 1 ; x2 – 11x + 24 = 0 ⇔

x1 = 3 et x2 = 8.

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x –∞ –1 3 5 8 +∞
5–x + + + 0 – –

x+1 – 0 + + + +

x2 – 11 x + 24 + + 0 – – 0 +

S2 = ] 3 ; 5 ]

L’ensemble des solutions est S = S1∪ S2 = ] 3 ; +∞ [

IV– Signes des racines d’une équation du second degré:

1°) Signes des racines :


Soit l’équation ax2 + bx + c = 0, ( a ≠ 0) ; supposons que∆>0 , on calcule le
c −b
produit P = et la somme S = .
a a
1er cas : Si P< 0, alors les deux racines sont de signes contraires ; le signe de S
permet de dire laquelle des deux racines est la plus grande en valeur absolue.
2ème cas : Si P> 0, alors les deux racines sont de même signes;
– Si S >0, alors les deux racines sont positives
– Si S < 0, alors les deux racines sont négatives.
ème
3 cas : Si P = 0, alors l’une au moins des racines est nulle.
– Si S >0, alors x1 = 0 et x2 >0 ;
– Si S < 0, alors x1 < 0 et x2 =0 ;
– Si S = 0, alors x1= 0 et x2 = 0 ;
On résume ces résultats dans le tableau suivant (en supposant x1 ≤ x2 )

P – – – + + 0 0 0
S + – 0 + – + – 0
Signes x 1< 0 x1<0 x1=x2 x1>0 x1<0 x1=0 x1<0 x1=0
des x 2> 0 x2>0 x2>0 x2<0 x2>0 x2=0 x2=0
racines |x1|< |x2| |x1|>|x2|

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2°) Exemples d’équations paramétriques :
a) Exemple 1 :
Résoudre et discuter suivant les valeurs du paramètre réel m l’équation (Em) :
(m – 2)x2 + 2(2m – 3)x +5m – 6 = 0.
–0–
Si m – 2 ≠ 0, ⇔m ≠2, alors l’équation est du second degré..
∆= 4(2m –3)2 – 4(m – 2) (5m – 6) ⇔ ∆= 4 [– m2 + 4m – 3].
∆= 0 ⇔ – m2 + 4m – 3 = 0 ⇔ m1 = 1 et m2 = 3.
m –∞ 1 2 3 +∞

∆ – 0 + + 0 –

• Pour m ∈] – ∞; 1[ ∪] 3 ; + ∞[ ∆<0 donc pas de racines ;


• Pour m ∈] 1; 2[ ∪] 2 ; 3[ ∆> 0 donc l’équation admet deux racines
− 4m + 6 − 2 − m 2 + 4 m − 3 − 4 m + 6 + 2 − m 2 + 4m − 3
x1 = ; x2 = ; S = { x1 ; x2 }
2( m − 2) 2( m − 2)
− 4m + 6
• Pour m = 1 , ∆=0 donc x1 = x2 = = −1 ; donc S = { −1 } ;
2(m − 2)
• Pour m = 2, l équation est du 1 degré, 2x + 4 = 0 x = – 2 ; S = { − 2 }
er

− 4m + 6
• Pour m = 3, ∆=0 donc x1 = x2 = = −3 ; donc S = { − 3 } ;
2(m − 2)

b) Exemple 2 :

Soit l’équation paramétrique (Em) : (m – 2)x2 + (2m+2)x + 10m – 14 = 0.


1°) Discuter suivant les valeurs de m l’existence et le signe des racines de (Em).
2°) Trouver entre les racines x1 et x2 une relation indépendante de m.
3°) Pour quelles valeurs de m l’équation admet 2 racines de signes contraires
4°) Pour quelles valeurs de m l’équation admet 2 racines positives.

–0–
1°) Pour m ≠2 on a : ∆= – 36m2 + 144m – 108.
∆=0 ⇔ – 36m2 + 144m – 108 = 0 ; a + b + c = 0 , donc m1 =1 et m2 = 3 .

m –∞ 1 2 3 +∞

∆ – 0 + + 0 –

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Etudions le signe du produit P et de la somme S.

c 10m − 14 7
P= = ; 10m − 14 = 0 ⇔ m = ; et m ≠ 2.
a m−2 5
7
m –∞ 5 2 +∞
10 m –14 – 0 + +

m–2 – – 0 +

+ 0 – +
P

− b − 2m − 2
S= = ; –2m–2 = 0 ⇔ m = – 1 et m ≠ 2.
a m−2

m –∞ –1 2 +∞
–2 m –2 + 0 – –

m–2 – – 0 +

– 0 + –
S

Tableau récapitulatif des signes de ∆ , P et S.

m –∞ –1 1 75 2 3 +∞
∆ – – + + + –
0 0

P + 0 – +

+ + –
S
x1<0
Conclusions Pas de solutions x1>0 x2 > 0 x1<0 S=∅
x2 > 0 | x1 | < x2 < 0
S=∅
| x2 |
x1 = 0 x = –1 x1 = x2 = – 4
x1 = x2 = 2
x2 > 0

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2°) Relation entre les racines, indépendante de m.

Je tire m dans les formules de P et S puis je les égalise.

10m − 14 2 P − 14 − 2m − 2 2S − 2
P= ⇔m= et S = ⇔m=
m−2 P − 10 m−2 S+2

2 P − 14 2 S − 2
m=m⇔ = ⇔ 6 P + 6 S − 48 = 0 ⇔ P + S − 8 = 0
m−2 S+2

⇔ (x1 x2 ) + (x1 + x2 ) − 8 = 0 est la relation cherchée.

3°) Pour quelles valeurs de m l’équation admet 2 racines de signes contraires ?

Pour m ∈ ] 7 5 ; 2[ x1 et x2 sont de signes contraires.

4°) Pour quelles valeurs de m l’équation admet 2 racines positives.

Pour m ∈ [1 ; 7 5 ] x1 et x2 sont toutes deux positives.

3– Comparaison d’un réel α aux racines d’une équation du second degré:

1°) Théorème :

Soit l’équation f ( x) = ax 2 + bx + c = 0 (a ≠ 0) avec ∆>0 et α∈ℝ.

• Si af (α ) p 0, alors on a : x1 p α p x2 ;

• Si af (α ) f 0, alors on a : x1 p x2 p α ou α p x1 p x2 ;
 b 
 Si en plus  α +  f 0, alors x1 p x2 p α ;
 2a 
 b 
 Si en plus  α +  p 0, alors α p x1 p x2 ;
 2a 

• Si af (α ) = 0, alors α est solution de l ' équation .

2°) Exemple :
Classer α = 2 par rapport aux racines de l’équation :
(m – 2)x2 – 2(m+1)x + m – 3 = 0

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Réponse :
1
1er cas : si m–2 = 0 ⇔ m = 2 l’équation devient –6x–1 = 0 ⇔ x = − < α = 2.
2

5
2ème cas : m–2 ≠ 0 ⇔ m ≠ 2 ; ∆’ = 7m – 5. ∆’ = 0 ⇔ m = .
7

m –∞ 57 +∞
∆’ – 0 +

af (α ) = (m − 2 )[(m − 2 )4 − 4(m + 1) + m − 3 ] ;

a f (α ) = (m − 2 )(m − 15) ;

a f (α ) = 0 ⇔ (m − 2 )(m − 15) = 0 ⇔ m = 2 ou m = 15 .

m –∞ 2 15 +∞
a f (α ) + 0 – 0 +

b 2m − 10 m − 5
α+ = = . Dressons le tableau récapitulatif
2a 2(m − 2) m − 2

m –∞ 57 2 5 15 +∞
∆’ – 0 + + + +

a f (α ) + 0 – – 0 +

b
α+ + – 0 + +
2a
x1 < x2 < α x1 < α < x 2 x1 < α < x 2 x1 < x2 < α
Pas de
Résultats racines
−4 −1 x1 = α
x1 = <α
x1 = x2 =
3

6
x1 < α < x 2 −6
x2 = <α
x2 = α 13

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4 – Exemple d’Inéquation paramétrique:

Exemple :

Soit f ( x) = (m − 2 )x 2 + 2(2m − 3)x + 5m − 6 . Résoudre et discuter suivant les


valeurs du paramètre réel m l’inéquation f (x) < 0 .

–0–
1er cas : Si m – 2 = 0 ⇒ m = 2, alors on a : 2x + 4 < 0 ⇔ x < –2 ;
d’où S = ]–∞ ; – 2[.

2ème cas : Si m – 2 ≠ 0, ⇔m ≠2, alors


∆= 4(2m –3)2 – 4(m – 2) (5m – 6) ⇔ ∆= 4 [– m2 + 4m – 3] = 4 ∆’.
∆’= 0 ⇔ – m2 + 4m – 3 = 0 ⇔ m1 = 1 et m2 = 3.

On étudie le signe de ∆’ et de a (ici = m – 2) .

m –∞ 1 2 3 +∞

∆’ – 0 + + 0 –

m–2 – – 0 + +

• Pour m ∈] – ∞; 1[ ∆’<0 donc f (x) est du signe de a = m – 2 ; qui est


négatif d’où S = ℝ ;

• Pour m ∈] 1; 2[ ∆’> 0 donc l’équation admet deux racines

− 2m + 3− − m 2 + 4 m − 3 − 2m + 3+ − m 2 + 4m −3
x1 = ; x2 = ; et (m − 2) négatif
( m − 2) ( m − 2)

x –∞ x1 x2 +∞
f (x) – 0 + 0 –

S = ]–∞ ; x1[ ∪ ] x2 ; +∞ [

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• Pour m ∈] 2 ; 3[ ∆’> 0 et (m − 2) positif

x –∞ x1 x2 +∞
f ( x) + 0 – 0 +

S = ] x1 ; x2 [

• Pour m ∈] – ∞; 1[ ∪] 3 ; + ∞[ ∆’<0 donc f (x) est du signe de a = m–2


qui est positif d’où S = ∅.

x –∞ +∞
f ( x) +

S=∅

− 2m + 3
• Pour m = 1 , ∆’=0 donc x1 = x2 = = −1 et m–2 négatif ;
( m − 2)

x –∞ x1 = x2 = –1 +∞
f ( x) – 0 –

S = ℝ– {–1}

− 4m + 6
• Pour m = 3, ∆’=0 donc x1 = x2 = = −3 et m–2 positif ;
2(m − 2)

x –∞ 3 +∞
f (x) + 0 +

S=∅

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V – Systèmes d’équations et d’inéquations :

1°) Système d’équations du 1er degré à 2 inconnues :


a) Définition :
Soient a, b, c, a’, b’, c’ six réels donnés. Résoudre pour x et y réels le système

 ax + by = c ( E1 )

a ' x + b ' y = c ' ( E 2 )
Consiste à déterminer l’ensemble S des couples ( x ; y ) de réels qui vérifient
simultanément les deux équations.

c) Exemple :
2 x − 5 y = 11
Résoudre pour x et y réels le système (S) 
 3x + 4 y = 5
• 1ère méthode : par combinaison linéaires

2 x − 5 y = 11× (−3) 2 x − 5 y = 11× (4)


(S)  (S) 
 3 x + 4 y = 5 × ( 2)  3 x + 4 y = 5 × (5)

− 6 x + 15 y = −33 − 8 x − 20 y = 44
⇔ ⇔
 6 x + 8 y = 10  15 x + 20 y = 25
−−−−−−−−−−−−−− −−−−−−−−−−−−−−
23 y = −23 ⇔ y = −1 3 x = 69 ⇔ x = 3

Le système (S) admet le couple (3 ; − 1) comme solution ; S = { (3 ; − 1) } .

• 2ème méthode : par substitution

 2 x − 5 y = 11 (1)
(S) 
3x + 4 y = 5 (2)
5 y + 11
Dans l’équation (1) exprimons x en fonction y : 2x – 5y = 11 ⇔ x = .
2
Dans l’équation (2) remplaçons x par sa valeur :

 5 y + 11  15 y 33
3  + 4y = 5 ⇔ + 4y = 5 − ⇔ 15 y + 8 y = −23 ⇔ 23 y = −23
 2  2 2
5 y + 11
⇔ y = −1 . On remplace y par –1 dans l’expression de x = . On obtient
2
x = 3 . D’où l’ensemble solution du système est S = { (3 ; − 1) } .

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• 3ème méthode : par déterminant
Soit le système de deux équations du premier degré à deux inconnues x et y.
ax + by = p ( E1 )

 cx + dy = q ( E2 )
Où a ; b ; c ; d ; p ; q sont des réels donnés. Pour résoudre ce système on calcule
a b
le déterminant principal : Dét = = ad − bc ;
c d
p b
le déterminant secondaire en x: Dx = = pd − bq ;
q d
a p
le déterminant secondaire en y: D y = = aq − pc ;
c q
• Si Dét ≠ 0 ; alors les droites (E1 ) et (E2 ) sont sécantes en un point
I ( x ; y ) . Le système admet un couple unique ( x ; y ) de solution tel que :

Dx Dy
. x= et y = . et S = { ( x ; y )}
Dét Dét

Si Dét = 0 
•  Alors les droites (E1 ) et (E 2 ) sont parallèles
et Dx ≠ 0 ou D y ≠ 0
Le système n’admet pas de solutions, S = φ .

Si Dét = 0 
•  Alors les droites (E1 ) et (E2 ) sont confondues .
et Dx = 0 ; D y = 0
Le système admet une infinité de solutions de la forme,
S = { ( x ;α x + β ) / x ∈ IR } ou S = { ( α y + β ; y ) / y ∈ IR }.

Exemple : Soit à résoudre par la méthode du déterminant le système

 2 x − 5 y = 11 (1)
(S) 
3x + 4 y = 5 (2)

2 −5 11 − 5
Dét = = 8 − (−15) = 23 ; Dx = = 44 − (−25) = 69 ;
3 4 5 4

2 11 D 69 D y − 23
Dy = = 10 − (33) = −23 ; x = x = =3 ; y = = = −1 .
3 5 Dét 23 Dét 23
D’où l’ensemble solution est : S = { (3 ; − 1) } .

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d) Interprétation graphique du système :

 2 x − 5 y = 11 (1)
(S) 
3x + 4 y = 5 (2)

3
D2

–4 0 x
–1 5
I

D1 –5

2x – 5y = 11 est une équation d’une droite D1.

3x + 4y = 5 est une équation d’une droite D2.

Le calcul précédent permet d’affirmer que les droites (D1) et (D2) sont sécantes
au point I (3 ; –1). (3 ; –1) est la solution du système.

2°) Systèmes de trois équations à trois inconnues :

Exemple : Résoudre dans ℝ3 le système suivant

 3 x − y + 2 z = 13 ( L1 )

 x + 3 y − 5 z = −16 ( L2 )
 4x + 2 y − z = 3 (L )
 3

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• Méthode de Substitution :

(L3) ⇒ z = 4x + 2y – 3. En remplaçant z par sa valeur dans les autres équations


 11x + 3 y = 19 (1)
on a le système devient : 
− 19 x − 7 y = −31 (2)
19 − 11x
(1) ⇒ 3y =19 – 11x ⇔ y = . En remplaçant y par sa valeur dans (2) on
3
obtient : 20x = 40 ⇔ x = 2 ⇒ y = – 1 z = 3. D’où la solution du système est le
triplet (2 ; –1 ; 3). Et l’ensemble solution est S = { (2 ; − 1 ; 3) }.

• Méthode du pivot de Gauss :

 3 x − y + 2 z = 13 ( L1 )

 x + 3 y − 5 z = −16 ( L2 )
 4x + 2 y − z = 3 (L )
 3

Eliminons x dans les équations (L2) et (L3)

( L1 ) 3 x − y + 2 z = 13 (4 L1 ) 12 x − 4 y + 8 z = 52
(−3L2 ) − 3 x − 9 y + 15 z = 48 (−3L2 ) − 12 x − 6 y + 3 z = −9
−−−−−−−−−−− −−−−−−−−−−−
= 0 − 10 y + 17 z = 61 = 0 − 10 y + 11z = 43

 3 x − y + 2 z = 13 ( L1 )

Le système devient : 0 − 10 y + 17 z = 61 ( L2 )
0 − 10 y + 11z = 43 ( L )
 3

Eliminons y dans l’équation (L3)

( L2 ) − 10 y + 17 z = 61
(− L3 ) 10 y − 11z = −43
Le système devient :
−−−−−−−−−−−
= 0 + 6 z = 18
 3 x − y + 2 z = 13 ( L1 )

0 − 10 y + 17 z = 61 ( L2 ) Un tel système est dit échelonné ou triangularisé.
 0 + 0 + 6 z = 18 ( L )
 3

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( L3 ) ⇒ 6 z = 18 ⇔ z = 3
( L2 ) ⇒ −10 y + 51 = 61 ⇔ y = −1 d’où S = { (2 ; − 1 ; 3) }
( L1 ) ⇒ 3 x + 1 + 6 = 13 ⇔ x = 2

3°) Système d’inéquations du 1er degré à 2 inconnues :

Exemple 1 :

Représentons l’ensemble des solutions du système d’inéquations :

x − 2 y + 2 p 0  1
y f x +1
 Ce système est équivalent au système  2
 x + y + 1 p 0  y p − x − 1

il faut représenter dans le plan les droites d’équation respectives :

1
(D1) : y = x + 1 et (D2) : y = − x − 1 .
2

3
D2

–4 0 x
–1 5
D1

–5

La région du plan non hachurée est la partie solution du système.

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Exemple 2 :

Représentons l’ensemble des solutions du système d’inéquations :

 x + y −1≤ 0

2 x + 2 y + 3 ≥ 0

Ce système est équivalent au système

 y ≤ 1 − x
y ≥ −x − 3
 2

il faut représenter dans le plan les droites d’équation respectives :


3
(D1) : y = − x + 1 et (D2) : y = − x − .
2

y
D1

D2
1

–4 –1 0 1 x
–1

–5

La région du plan non hachurée est la partie solution du système.

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