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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.2
Compétences visées: B2-10, B2-14, B2-15, C2-25, C2-26, C2-27, C2-28
Lycée Richelieu – 64, rue George Sand – 92500 Rueil-Malmaison - Académie de Versailles

Contenu :

TD 1 TD de transfert :
TD 1a Tracé de diagrammes des efforts intérieurs
TD 1b Contrainte de traction/compression
TD 1c Contrainte de flexion
TD 1d Contrainte de torsion
TD 1e Problèmes hyperstatiques
TD 2 Élingue
TD 3 Potence (pour pots de fleur !)
TD 4 Palettiseur
TD 5 Aérogénérateur
TD 6 Bouteilles de plongée

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 1a

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.0
Compétence visée: C2-25
Lycée Richelieu – 64, rue George Sand – 92500 Rueil-Malmaison - Académie de Versailles

TD Transfert
Tracés de diagrammes des efforts intérieurs

Travail demandé

Pour l’ensemble des poutres suivantes :

Question 1 Déterminer le torseur de cohésion.

Question 2 Identifier les sollicitations auxquelles est soumise la poutre.

Question 3 Tracer les diagrammes des efforts intérieurs adaptés.

1 Exercice 1

y
Q

O x
A
L

2 Exercice 2

F 2F

O x
a A B
b

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CPGE TSI2 - S2I Tracés de diagrammes des efforts intérieurs TD

3 Exercice 3

p0

O x
A
L

4 Exercice 4

y
P
A B
O x
a
L

5 Exercice 5

p0
B
O x
a A
L

6 Exercice 6

y
p0
A
O x
B C
a/ a/ a/
2 2 2

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 1b

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.1
Compétence visée: B2-15
Lycée Richelieu – 64, rue George Sand – 92500 Rueil-Malmaison - Académie de Versailles

TD Transfert
Contrainte de traction/compression

1 Présentation

Une machine de traction (ou machine d’essais mécaniques ou encore machine d’essais universelle)
est un appareil de laboratoire utilisé pour réaliser divers essais mécaniques, en général normalisés, sur
des éprouvettes ou des pièces de divers matériaux.

2 Travail demandé

Une barre prismatique de section rectangulaire, 25 mm×50 mm, et de longueur l = 35 m est soumise
à une traction axiale de 90 kN . On observe un allongement de 1, 2 cm.

Question 1 Calculer la contrainte axiale.

Question 2 Calculer l’allongement relatif.

Question 3 Déterminer la valeur du module d’Young.

s2i.pinault-bigeard.com D’après: A. MEURDEFROID - A. CHABERT - TSI - Lycée Richelieu - Rueil-Malmaison

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 1c

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.3
Compétences visées: B2-14 B2-15, C2-25, C2-26, C2-28
Lycée Richelieu – 64, rue George Sand – 92500 Rueil-Malmaison - Académie de Versailles

TD Transfert
Contrainte de flexion

1 Présentation

y
F
B
O x
A

2 Données

• Section rectangulaire de base b = 10 mm × h = 50 mm

• L = 2 m, F = 500N , E = 210 000 MPa, Re = 700 N.mm−2

• Coefficient de sécurité : s = 2
−−→ −−→ L →
• OB = L→

x, OA = −x
2
F
• Par une étude préalable, on a déterminé les efforts de liaison : YO = YB =
2

3 Travail demandé

Question 1 Justifier les efforts de liaison.

Question 2 Déterminer l’état de sollicitation de la poutre.

Question 3 Vérifier la condition de résistance.

Question 4 Représenter l’allure de la déformée. Placer dessus les informations intéressantes.

Question 5 Déterminer l’équation de la déformée.

Question 6 En déduire la flèche maximale de la poutre.

s2i.pinault-bigeard.com D’après: A. MEURDEFROID - A. CHABERT - TSI - Lycée Richelieu - Rueil-Malmaison

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 1d

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.2
Compétences visées: B2-15, C2-25, C2-26
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TD Transfert
Contrainte de torsion

1 Présentation

Le schéma ci-dessous représente la la jauge de déformation présente sur la DAE :

C C
x
A B
L

La jauge de déformation peut être assimilée à une poutre. On la considère encastrée en A et soumise
−−−−−−−−−−−→
à un couple extérieur en B tel que : MB {Text→poutre } = C →

x.

Données

• C = 9 N.m,

• D = 10 mm, L = 100 mm,

• Pour l’acier : E = 210 000 MPa, Re = 800 MPa, ν = 0, 3

2 Travail demandé

Question 1 Déterminer la contrainte tangentielle maximale au sein de la poutre.

Question 2 Conclure quant au comportement du matériau, si on considère un coefficient de sécurité


s = 3.

Question 3 Déterminer le décalage angulaire entre A et B.

s2i.pinault-bigeard.com D’après: A. MEURDEFROID - A. CHABERT - TSI - Lycée Richelieu - Rueil-Malmaison

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 1e

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.3
Compétences visées: B2-14 B2-15, C2-25, C2-26, C2-28
Lycée Richelieu – 64, rue George Sand – 92500 Rueil-Malmaison - Académie de Versailles

TD Transfert
Problèmes hyperstatiques

1 Problème 1


• F = −F →

y = −2000→

y
y
• Poutre IPE 80
F
• Iz = 801 400 mm4
O x
• E = 200 000 MPa
L L
• G = 80 000 MPa

• L = 1m

Question 1 Déterminer l’inconnue hyperstatique par la méthode de superposition.

Question 2 Donner la valeur de la flèche au point d’application de l’effort.

2 Problème 2

y
• p = 0,5 N.m−1
FA
p(x) = p0 = cste • h = 45 mm

O x
Question 3 Déterminer l’expression
L L
de la contrainte et de la déformée

Résultat :

1 p0 (L − x)4 1 p0 L3 x 1 2 − 16 x3

1 p0 L4 3 p0 L 2 Lx
v(x) = + − −
24 EyIz 6 EyIz 24 EyIz 8 EyIz

s2i.pinault-bigeard.com D’après: A. MEURDEFROID - A. CHABERT - TSI - Lycée Richelieu - Rueil-Malmaison

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 2

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.2
Compétences visées: B2-15, C2-25, C2-26, C2-27
Lycée Richelieu – 64, rue George Sand – 92500 Rueil-Malmaison - Académie de Versailles

Élingue

1 Présentation

Le système étudié est un système de levage


à deux élingues (accessoires de levage souple en
cordage ou en sangle, en câble métallique ou
en chaîne, généralement terminé par des com-
posants métalliques tels que maille, crochets,
anneaux, manilles.)

On dispose symétriquement des sangles sé-


parées d’une distance a. Chaque sangle com-
porte un anneau sur lequel on ancre les cro-
chets de deux élingues de longueur l = 4 m
chacune.

Le câble de diamètre D est constitué de six torons de 19 fils de diamètre d = 0,8 mm chacun et
d’une âme en textile dont on néglige la résistance mécanique.

La limite élastique du câble Re = 1770 N.mm−2 . On considèrera un coefficient de sécurité s = 6.

Modèle statique retenu Hypothèses


• Les effets dynamiques sont négligés

• Le poids propre des élingues est négligé

Objectif
On souhaite dimensionner les câbles des élingues pour soulever une poutre en béton armée de 6 m de
longueur et dont la masse est de 2 tonnes

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CPGE TSI2 - S2I Élingue TD

Données complémentaires

2 Travail demandé

Question 1 Déterminer l’effort normal dans le câble dans le cas le plus défavorable.

Question 2 Choisir le câble à partir du tableau

Question 3 Calculer le coefficient de sécurité effectif du câble.

s2i.pinault-bigeard.com D’après: A. MEURDEFROID - A. CHABERT - TSI - Lycée Richelieu - Rueil-Malmaison

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 3

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.2
Compétences visées: B2-14, B2-15, C2-25, C2-28
Lycée Richelieu – 64, rue George Sand – 92500 Rueil-Malmaison - Académie de Versailles

Potence (pour pots de fleurs !)

1 Présentation

On s’intéresse à la structure suivante qui permet de maintenir un pot de fleurs de façon « élégante »...

F
Modélisation
O x
A
L

Objectif
On souhaite dimensionner le bras afin de garantir l’utilisation du moins de matière possible.

2 Travail demandé

Question 1 Déterminer le torseur des efforts intérieurs dans toute section droite de la poutre.

Question 2 Déterminer la contrainte normale maximale dans le cas où la poutre est cylindrique de
rayon r et dans le cas où elle est carrée de côté a.

On souhaite optimiser la poutre vis-à-vis des sollicitations.

Question 3 Déterminer la relation entre r et a si les deux poutres sont de même masse.

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CPGE TSI2 - S2I Potence (pour pots de fleurs !) TD

Question 4 Déterminer la poutre qui donne la contrainte normale la plus faible.

Question 5 Déterminer la déformée de la poutre v(x).

On souhaite, pour alléger la structure et économiser de la matière, réaliser une poutre où la contrainte
maximale σmax est la même tout le long de cette poutre. Pour cela, on va faire évoluer h en fonction
de x.

Question 6 Déterminer h(x). Tracer l’allure de cette fonction

s2i.pinault-bigeard.com D’après: A. MEURDEFROID - A. CHABERT - TSI - Lycée Richelieu - Rueil-Malmaison

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 4

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.0
Compétences visées: B2-14, B2-15, C2-25, C2-28
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Palettiseur

1 Présentation

Ce palettiseur est installé dans une laiterie sur une chaîne de conditionnement de lait qui comprend
(voir figure page suivante) :
• Les réservoirs de stockage,

• La stérilisation UHT (Ultra Haute Température),

• Le conditionnement en briques (2 unités à 6000 briques/heure),

• Le suremballage par lot de 6 briques (2 unités),

• La palettisation par 11 lots (2 unités se partagent un distributeur de feuilles),

• Le houssage des palettes,

• Les aires de stockage des palettes.

Hormis le stockage des palettes, toutes les


opérations sont automatisées.

Le châssis élévateur permet d’amener le pla-


teau de dépose au niveau requis pour la dépose
de la couche et assure la bonne formation de
la palette grâce aux conformateurs.

Objectif
On souhaite vérifier la conception d’une liaison
glissière par analyse des déformations.

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CPGE TSI2 - S2I Palettiseur TD

L’étude proposée porte sur l’arbre de transmission du système du châssis-élévateur (dessin ci-dessous
en vue de dessus). L’arbre qui traverse le réducteur à arbre creux est guidé en rotation par rapport au
bâti par deux paliers à roulement.

A chacune de ses extrémités est fixé un pignon diamètre 200 sur lequel s’enroule une chaîne. A
l’un des brins est attaché le châssis élévateur, à l’autre un contrepoids pour équilibrer la charge. Le
motoréducteur-frein (64 kg) a été monté près d’un palier pour des raisons pratiques.

Lors de la montée du châssis, l’arbre de transmis-


sion se tord provoquant la mise en biais du châssis.
L’objectif est d’évaluer ∆h, la différence de hauteur
entre les deux côtés du châssis au droit des chaînes.

Hypothèses

• Les chaînes de mêmes caractéristiques sont


chargées identiquement (symétrie des masses),

• A vide (sans la couche de briques), les contre-


poids équilibrent le poids du châssis élévateur.

Données

• L’arbre de diamètre 50 mm est en acier E335 (Re = 335 MPa, Rg = 200 MPa, E = 2,105 MPa,
G = 8,104 MPa).

• Les caractéristiques du motoréducteur sont :

 Couple nominal : Cn = 530 Nm


 Couple maximal : Cmax = 1500 Nm
 Puissance nominale : Pn = 1500 W
 Vitesse de sortie nominale : Nn = 27 tr/min

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CPGE TSI2 - S2I Palettiseur TD

2 Travail demandé

Question 1 Justifier la nécessité de déterminer ∆h, la différence de hauteur entre les deux côtés du
châssis au droit des chaînes.

Étude 1

Le châssis immobile (frein serré) reçoit une couche de 144 briques de lait c’est à dire une charge de
1500 N également répartie sur chaque chaîne.

Question 2 Proposer la figure type poutre avec l’ensemble des informations dessus.

Question 3 Établir le diagramme de la variation du moment de torsion M t1 (x) le long de AB.

Question 4 Déterminer θ1 l’angle unitaire de torsion pour chaque tronçon.

Question 5 Calculer ∆θT1 le décalage angulaire des pignons ; en déduire ∆h1 .

Étude 2

Le motoréducteur entraîne le châssis chargé vers le haut en développant son couple maximal (pen-
dant la phase d’accélération). En négligeant les inerties du réducteur et de l’arbre :

Question 6 Établir M t2 (x) le long de AB.

Question 7 Déterminer θ2 pour chaque tronçon.

Question 8 Calculer ∆θT2 ; en déduire ∆h2 .

Question 9 Donner ∆hmaxi

Le guidage du châssis, dans le plan (A, →



x ,→

z ) est obtenu par 4 galets, en M , N , O et P . On a les
données suivantes : M P = H = 600 mm et M N = L = 180 mm.

Au montage, un jeu de 0,7 à 1 mm (suivant l’axe →



x ) est ménagé entre les galets et les glissières.

Question 10 La présence de ∆h provoque-t-elle l’écartement des glissières ?

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 5

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.1
Compétences visées: B2-14, B2-15, C2-25, C2-28
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Aérogénérateur

1 Présentation
L’étude porte sur un aérogénérateur dont une photographie est donnée
ci-contre.

La fabrication fait appel à des matériaux et à des procédés classiques de


l’industrie mécanique et électrotechnique. Elle ne pose donc pas de problèmes
particuliers vis-à-vis de l’environnement.

Le choix d’un site pour l’installation résulte de l’optimisation de plusieurs


paramètres :

• Le gisement éolien doit être bon : une vitesse moyenne annuelle de 6 m.s−1 à la hauteur de l’axe
de l’hélice est un minimum pour atteindre une rentabilité économique suffisante des projets ;

• Les alentours doivent être dégagés ; pas de bâtiment ni d’arbres à plusieurs centaines de mètres ;

• Les normes de bruit maximal des aérogénérateurs pour le voisinage doivent être respectées (45 db
à 200 m par exemple au Danemark).

Un aérogénérateur comprend :

• Un mât haubané ;

• Une nacelle orientable par rapport au mât suppor-


tant la génératrice électrique,

• Un safran assurant l’orientation dans le vent de l’aé-


rogénérateur ;

• Une hélice comportant l’ogive et les deux pales.

La nacelle fait l’objet d’une liaison pivot d’axe vertical


par rapport au mât. L’hélice fait l’objet d’une liaison pivot
d’axe horizontal par rapport à la nacelle. En vue d’assurer
une vitesse de rotation de l’hélice, donc de la génératrice,

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CPGE TSI2 - S2I Aérogénérateur TD

presque indépendant des humeurs du vent, il existe un mécanisme de régulation. Ce mécanisme assure
l’orientation de l’angle d’incidence de l’hélice dans le lit du vent. Chaque pale fait ainsi l’objet d’une
liaison pivot avec l’ogive, d’axe perpendiculaire à l’axe de rotation de l’hélice.

Le mécanisme de l’aérogénérateur, schématisé sur la figure ci-dessus, est constitué de :


• Un rotor 1 appelé aussi « hélice » en liaison pivot d’axe horizontal par rapport à la nacelle 0 ;

• Deux ensembles « pale-barre de régulation ». Seul un des deux ensembles est représenté, numéroté
2, désigné par le terme « ensemble pale », en liaison pivot par rapport au rotor (la barre de
régulation n’apparaît pas sur la figure) ;

• Un ensemble de ressorts pour chaque ensemble-pale, destiné à assurer le démarrage de l’aérogé-


nérateur et sa régulation. Cet ensemble est schématisé par un ressort unique R.

Dans toute l’étude, la nacelle sera supposé fixe par rapport au mât, ce qui permet de considérer
comme galiléen tout repère lié à la nacelle.

Objectif
L’objectif de cette étude porte sur l’analyse des sollicitations appliquées à une pale en vue de son
dimensionnement.

Modélisation

La pale est modélisée par une poutre rectiligne de section rectangulaire constante (largeur b, hauteur
h), de longueur L, encastrée à l’une de ses extrémités et libre à l’autre. Le matériau qui la constitue
(bois) a pour masse volumique ρ et pour module d’Young E.

Hypothèses

• Les seuls efforts pris en compte dans cette étude sont les efforts de traction dus aux effets d’inertie
et les efforts de flexion dus à l’action du vent sur la pale.

• L’effet de la pesanteur est négligé devant les autres actions mécaniques.

• La disposition du repère lié à la pale et le paramétrage sont définis sur la figure ci-dessus.

• On négligera dans la suite le rayon r1 (écart entre axe de rotation de l’hélice et encastrement de
celle–ci sur le nez ; voir figure ci-dessous).

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CPGE TSI2 - S2I Aérogénérateur TD

2 Travail demandé

Étude de la pale en traction

Dans la modélisation utilisée, la pale tourne autour de l’axe (O, →



z ).

On cherche à déterminer l’expression de l’effort normal N (x) le long de la poutre du aux effets
d’inertie.

Question 1 Isoler un élément de pale de longueur infinitésimale dx situé entre deux sections de
coupure d’abscisse x et x + dx et lui appliquer le principe fondamental de la dynamique. En déduire
l’expression de l’effort normal N (x).

Question 2 Montrer que l’on retrouve le même résultat en réalisant une coupure d’abscisse x dans
la pale et en isolant la partie de droite.

Question 3 Montrer que ce problème de dynamique est équivalent à un problème de statique dans
−−→
lequel serait soumise à une densité linéique de charge ayant pour expression p(x) = ρω 2 bhx.→

x.

Problème de dynamique ⇐ équivalent ⇒ Problème de statique

La pale est mobile en rotation autour de La pale est fixe par rapport au référentiel
l’axe (O, →

z ). Elle tourne à la vitesse an- d’étude. Elle est soumise à une densité
gulaire ω constante par rapport au bâti. linéique d’effort appliquée à toute section
droite d’abscisse x.

Question 4 Tracer le diagramme de N (x).

Question 5 Exprimer la contrainte de traction σx,traction,max . Dans quelle section est-elle atteinte ?

Question 6 Calculer numériquement la contrainte maximale de traction avec les données suivantes :
ω = 10π rad.s−1 ; L = 2 m ; b = 150 mm ; h = 25 mm ; ρ = 1000 kg.m−3

Question 7 Déterminer littéralement puis numériquement l’allongement de la pale sachant que E


vaut 16 GPa.

Étude de la pale en flexion

On néglige les déformations induites par l’effort tranchant devant celles de du moment fléchissant
(hypothèse d’Euler-Bernoulli). L’action du vent sur la pale est modélisée par une charge répartie de la
forme : −−→
q(x) = q(x).→
−y = K V 2 + (r1 + x)2 ω 2 .→ −y ' K V 2 + x2 ω 2 .→
   −
y

avec K une constante aérodynamique et V la vitesse du vent par rapport au sol.

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CPGE TSI2 - S2I Aérogénérateur TD

Question 8 Déterminer le moment de flexion Mfz (x) en toute section droite de la pale. Tracer le
diagramme correspondant.

Question 9 Dans quelle section droite la contrainte normale maximale σx,flexion,max en flexion est
atteinte ? Quelle est sa valeur ?
7
Question 10 Calculer cette valeur avec K = et V = 6 m.s−1 .
4π 2

Étude globale de la pale

Question 11 Déduire des résultats précédents la contrainte normale maximale dans la pale.

Le bois constituant la pale possède une limite pratique à l’élongation de Rpe = 25 MPa.

Question 12 La pale est-elle correctement dimensionnée ? Quelles solutions peuvent être envisagées
pour résoudre ce problème ?

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CPGE TSI - Sciences de l’Ingénieur TSI2

Résistance des matériaux TD 6

Réf. Programme: S412-Comportement du solide déformable


v1.0
Compétences visées: B2-15, C2-25, C2-26
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Bouteilles de plongée

1 Compléments : les enveloppes minces

1.1 Définition et hypothèses

On regroupe sous le nom d’enveloppes minces les coques, les réservoirs ou tubes de formes diverses
tels que leur épaisseur e soit très petite devant leur dimension longitudinale ou transversale.

Ces enveloppes sont sollicitées par une différence de pression (P − p) entre le milieu interne et le
milieu externe.

Le calcul de résistance que nous nous proposons d’ef-


fectuer n’est valable que dans des zones éloignées des sin-
gularités de forme.

Le rayon R de raccordement des parois doit être du


même ordre de grandeur que les dimensions du réservoir
R > 4l .

1.2 Exemple : bouteille de plongée

La bouteille de plongée est le réservoir qui renferme un gaz d’air


comprimé.

Les bouteilles peuvent également contenir d’autres mélanges respi-


ratoires (Nitrox, Héliair, Hydrox, Trimix, Héliox, Hydreliox... etc).

Les bouteilles d’utilisation courante sont :

• en acier (35 Cr Mo 4) : les plus répandus et plus sensibles à la


corrosion que celles en aluminium ;
• en alliage d’aluminium (6351 - magnésium, silicium) : plus lé-
gères, durée de vie plus courte ;
• en fibres de carbone sur âme métallique : réalisations encore peu
répandues.

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CPGE TSI2 - S2I Bouteilles de plongée TD

Les bouteilles de plongée utilisées couramment, appelées « bloc » dans le langage des plongeurs,
contiennent de 6, 8, 9, 10, 12, 15 à 18 litres en volume intérieur en eau

On peut aussi trouver des bouteilles selon les années de fabrication ayant une pression de service
de 150, 177, 200, 232 ou 300 bars pour le carbone pour une capacité intérieure de 6 à 18 litres en eau.

1.3 Fabrication

Il existe deux technologies : emboutissage sur plaques ou fluotournage sur tube acier ou alliage
d’aluminium Les principaux fabriquant sont : Iwk, Roth (France), Faber, Manesmann (Allemagne).

1.3.1 A partir de plaques d’acier

Après inspection des plaques en acier, elles sont ensuite découpées puis embouties et filées (procédé
dit IWKA).

1.3.2 A partir de tronçons d’acier

Fluotournage de l’ogive ou du col et fi-


nition. L’ogive est réalisée soit par fluo-
tournage soit par forgeage et repoussage
avec une molette avant usinage.

Le tronçon d’acier est chauffé puis filé à chaud par une presse.

1.3.3 A partir de tubes d’acier

Les tubes, sans soudure, sont coupés à la bonne longueur avant d’être chauffés par induction puis
mis en forme par fluotournage (ce procédé est dit ROTH du nom de la société qui l’a mis au point).
Les blocs subissent ensuite un traitement thermique afin d’assurer une plus grande résistance du métal.

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CPGE TSI2 - S2I Bouteilles de plongée TD

De par le procédé de mise au point, ces bouteilles ont un culot un peu plus épais, ce qui augmente leur
poids de 1 à 2 kg par rapport aux autres types de bouteilles.

Objectif
On souhaite déterminer l’épaisseur suffisante des parois de la bouteille pour garantir une bonne tenue
à la pression.

2 Travail demandé

Question 1 A quelle(s) sollicitation(s) est soumise la bouteille de plongée ?

On supposera dans la suite du sujet que e  D.

2.1 Contrainte transversale dans un tube sous pression

Soit la partie cylindrique d’une bouteille de plon-


gée de longueur l, le diamètre moyen Dmoy et
d’épaisseur e.

Question 2 Calculer la contrainte σ1 en fonction


des valeurs géométriques et de la différence de pres-
sion.

2.2 Contrainte dans un réservoir sphérique

Soit la partie sphérique de la bouteille de plongée


de diamètre D et d’épaisseur e.

Question 3 Calculer la contrainte σ2 en fonction


des valeurs géométriques et de la différence de pres-
sion.

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CPGE TSI2 - S2I Bouteilles de plongée TD

2.3 Contrainte dans un plan diamétral incluant les bouts sphériques

Soit une bouteille de plongée de diamètre D,


d’épaisseur e et de longueur l.

Question 4 Calculer la contrainte σ2 en fonction


des valeurs géométriques et de la différence de pres-
sion.

2.4 Bilan

Question 5 Comparer les trois valeurs de contrainte. Donner la relation permettant de calculer
l’épaisseur de la bouteille.

2.5 Remarque

Le calcul des réservoirs pressurisés est soumis à une réglementation européenne qui n’apparaît pas
dans les calculs précédents.

Le CODAP (Code Français de Construction des Appareils à Pression non soumis à la flamme)
donne une relation plus affinée qui tient compte des paramètres liés aux techniques de fabrication et
aux contraintes de service.

L’épaisseur minimum nécessaire d’une enveloppe cylindrique (virole) d’épaisseur uniforme est don-
née par la formule :
P De
e=
2f z + P

Avec :

• P : pression intérieure,

• De : diamètre extérieur,

• f : contrainte nominale de calcul,

• z : coefficient de soudure (0,7 à 1).

s2i.pinault-bigeard.com D’après: A. MEURDEFROID - A. CHABERT - TSI - Lycée Richelieu - Rueil-Malmaison

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