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TRIGONOMÉTRIE

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I) Angles orientés:
Considérons les points A, B, C, E, F, G.

Les triplets (A,B,C) et (E,F,G) sont de sens contraires.


– Le sens du triplet (E,F,G) est appelé sens positif ou direct ;
– Le sens du triplet (A,B,C) est appelé sens négatif ou indirect ;
6474 8 64748
Considérons les angles (OA ; OB ) et ( PM ; PN )

B M
Côté Final
θ θ
O Côté Initial P
A N

θ est un angle orienté positivement ; α est angle orienté négativement.

1- Détermination de la mesure principale d’un angle orienté :


6474 8
Soit α une mesure en radians respectivement en degrés de l’angle (OA ; OB )
6474 8 6474 8
On écrit (OA ; OB ) = α rds ou (OA ; OB ) =α °

6474 8
L’angle (OA ; OB ) comporte une infinité de mesures.

α
O A

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Parmi toutes ces mesures une et une seule notée θ appartient à ]–π; π] que l’on
6474 8 6474 8
appelle mesure principale de l’angle (OA ; OB ) . On note : Mes (OA ; OB ) = θ.

2– Théorème :
Si x une mesure en radians sa détermination ou mesure principale notée θ est
telle que : x = θ + 2kπ avec k∈ ℤ ⇔ θ = x – 2kπ avec θ ∈ ]– π; π] .

3– Exemple1 :

Déterminer en radians la mesure principale d’un angle orienté dont une mesure
13π
est x = rd θ = x − 2kπ et θ ∈]−π ;π ]⇔ −π < θ ≤ π
3
−π < x − kπ ≤π ⇔ −π < π − 2kπ ≤ π ⇔
− 2,66 < k ≤ −1,66 ⇒ k = −2 .
π
En remplaçant x et k par leurs valeurs on obtient : θ = rd .
3

– Exemple2 :

Déterminer en radians la mesure principale d’un angle orienté dont une mesure

est x = rd .
6
5π 5π
On remarque que ∈ ] −π π ] ; donc la détermination est θ = x = rd
6 6
4– Comment déterminer en degrés la mesure principale d’un angle orienté :
Soit x une mesure en degré d’un angle orienté et soit θ sa mesure principale
(θ ∈]−180° ; 180° ] ).
– Si x∈]−180° ; 180°] alors θ = x ; S = ∅
– Si x∉]−180° ; 180°] alors x = θ + 360k .

En général on procède de la façon suivante :

1er cas : si x est positif, on effectue la division euclidienne de x par 360° on


obtient : x = 360q + r, q ∈ ℕ et 0 ≤ r < 360 ;
Si r < 180° alors θ = r
Si r ≥ 180° alors x = 360q + r + 360 – 360 ⇔ x = 360(q+1) + (r – 360) ;
Si (r–360) ∈]–180° ; 180°] alors θ = r − 360 .

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Exemples : a) x = 3715°.
x=360 ×10+115° ; 115° ∈]–180° ; 180°] donc θ =115°.
b) x = 2796°. x=360 ×7+276 comme r= 276 >180° alors
x=360 ×7+276+ 360 –360 ⇔ x=360 ×(7+1)+(276 –360) ⇔
x=360 ×(8)+(– 84) ⇔ θ = −84°.
2ème cas : Si x est négatif et non multiple de 180°, alors on applique la méthode
précédente à (– x) en remarquant que – x = 360k + θ, avec θ ∈]–180° ; 180°].
Exemple : soit x = –789° ⇔ – x = 789° ⇔ – x = 360×2 + 69
en multipliant par (–1) x=360 ×(– 2)+ (– 69) ⇔ θ = −69° .
II – Fonctions circulaires :
1°) Définitions des fonctions Sinus et Cosinus :
Considérons dans le plan un repère orthonormé (O ; A ; B) de sens direct. Soit (C)
le cercle trigonométrique c'est-à-dire le cercle de centre O et de rayon R=1.

y +
B
II M
Q
I

A’ a A x
x’
O P

III IV

B’ –
y’

64748
)
A tout point M du cercle correspond un angle orienté ( a ) = (OA ; OM ) dont la
mesure principale en radians est : a.

Dans le repère (O ; A ; B) l’abscisse du point M est appelée cosinus de (â);


l’ordonnée du point M est appelée sinus de (â).

On note : Cosa = OP et Sina = OQ .

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– L’axe (x’ox) des abscisses est appelé axe des cosinus ;

– L’axe (y’oy) des ordonnées est appelé axe des sinus .

Conséquences :
C1) A(1 ; 0) ; B(0 ; 1) ; A'(−1 ;0) ; B'(0 ;−1) .
∀x∈IR, −1≤ cos x ≤1 ; −1≤ sin x ≤1.

C2) Si a augmente de 2kπ le point M revient à sa position initiale.

On exprime ce fait en disant que les fonctions cosinus et sinus sont périodiques
de période 2π.
∀x ∈ℝ cos(x + 2π) = cos (x) et sin(x + 2π) = sin( x) ;
cos(x + 2kπ) = cos (x) et sin(x + 2kπ) = sin(x).

C3 )
– Le sinus d’un angle situé dans le cadrant (I)ou (II) est positif, et négatif
dans le cadrant (III) ou (IV).
– Le cosinus d’un angle situé dans le cadrant (I) ou (IV) est positif, et
négatif dans le cadrant (II) ou (III).

2°) Représentation graphique des fonctions sinus et cosinus :

Puisque les fonctions sinus et cosinus sont périodiques de période 2π , on peut les
étudier sur [– π ; π].

Pour cela dressons la table des valeurs en examinant les positions de P et Q


lorsque a décrit l’intervalle [– π ; π], le point M décrivant le cercle
trigonométrique dans le sens positif.

sin : [−π ; π ] → IR cos : [−π ; π ] → IR


x ֏ sin x x ֏ cos x

x –π –π/2 0 π/2 π
Sin(x) 0 –1 0 1 0

x –π –π/2 0 π/2 π
cos(x) –1 0 1 0 –1

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– Représentation de la fonction sinus

1
y = sin(x)

–π π 0 π π x

2 2

–1

– Représentation graphique de la fonction cosinus

y = cos(x)

–π π 0 π π x

2 2

–1

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– Représentation graphique de la fonction tangente

y = tan(x)

π −π 0 π π x
− 4
2 4 2
–1

3– Fonction tangente et Fonction cotangente :

y
B U

M Les axes (AT) et (BU)


Q T
sont respectivement appelées
axe des tangentes et des
cotangentes. On appelle
A’ a A tangente de l’angle (â) la
x’ x
O P mesure algébrique de AT. On
appelle cotangente de l’angle (â)
la mesure algébrique de BU.
M’ On note :
T’ tan(â) = AT ; cotan(a) = BU

U’ B’
y’

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Les fonctions tangente et cotangente sont périodiques de période π.

tg(a +π ) = tga ; cot g(a +π ) = cot ga


tg(a + kπ ) = tg(a) ; cot g(a + kπ ) = cot g(a)

III – Relations Fondamentales :

1°) Théorème :

Les fonctions circulaires d’un même angle (â) sont liées par les relations
suivantes :

sin(θ ) cos(θ ) 1
. cos 2 θ + sin 2 θ = 1 ; tg (θ ) = ; cot g (θ ) = = .
cos(θ ) sin(θ ) tg (θ )

Démonstrations

– Considérons le triangle OPM rectangle en P.


OP2 + PM2 = OM2 ⇔ sin2 a + cos2 a =1.

– Considérons les triangles semblables OAT et OPM

OA AT 1 tga sin a
= ⇔ = ⇔ tga × cos a = sin a ⇔ tga =
OP PM cos a sin a cos a

– Considérons les triangles semblables OBU et OQM

OB BU 1 cot ga cos a
= ⇔ = ⇔ cot ga × sin a = cos a ⇔ cot ga =
OQ QM sin a cos a sin a

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2°) Autres Relations :

Nous savons que ∀ x ∈ ℝ sin 2 x + cos 2 x = 1 .Si cosx ≠ 0 en divisant par cos2x,

cos 2 x sin 2 x 1 1 1
2
+ 2
= 2
⇔ 2
= 1 + tg 2 x . D’où : 1 + tg 2 x = .
cos x sin x cos x cos x cos 2 x

Si sinx ≠ 0 en divisant par sin2x,

cos 2 x sin 2 x 1 1
sin a + cos a = 1 ⇔
2 2
2
+ 2
= 2
⇔ 2
= 1 + cot g 2 x
sin x sin x sin x sin x

1
D’où : . 1 + cot g 2 x = .
sin 2 x

IV – Angles remarquables :

0° 30° 45° 60° 90° 120° 135° 150° 180°


π π π π 2π 3π 5π
rd π rd
0 rd
Angles rd rd rd rd rd rd
6 4 3 2 3 4 6

Sin 1 2 3 3 2 1
0 2 1 2 0
2 2 2 2
Cos 3 2 1

1 2 3
1 2 0 2 – – –1
2 2 2 2
tan 3 3 – 3 3
0 1 –1 – 0
3 3
cotg 3 3 3 – 3
1 0 – –1
3 3

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V – Les Angles associés:

1°) Angles opposés : (a) et (– a)

–Deux angles sont dits opposés si leur somme est égale à 0 radian ou 0°.
y
B

sin(a) M

cos(– a) = cos(a)
A’ a A
cos(a)
sin( – a) = – sin(a)
x’ O x
–a
tg(– a) = – tg(a)
– sin(a)
M’

B’
y’

– Deux angles opposés ont même cosinus et de sinus opposés.

2°) Angles supplémentaires : (π – a) et ( a)

– Deux angles sont dits supplémentaires si leur somme est égale à π radian ou 180°.

y
B

M
M’ sin(a)
cos(π – a) = – cos(a)
π–a
A’ a
A
sin(π – a) = sin(a)
x’ – cos(a) O cos(a) x
tg(π – a) = – tg(a)

B’
y’

– Deux angles supplémentaires ont même sinus et de cosinus opposés.

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3°) Angles complémentaires : (π/2 – a) et ( a)
π
– Deux angles sont dits complémentaires si leur somme est égale à radian ou
2
90°.

y
B M’
π M et M’ sont symétriques par
sin( –a)
2 rapport à la 1ère bissectrice.
sina M
A’
π -a Sin( π – a) = cos(a)
a A 2
x’ O
π
cosa x Cos( π – a) = sin(a)
cos( –a) 2
2 π
Tg( – a) = cotg(a)
2

B’
y’

– Deux angles sont complémentaires si le sinus de l’un est égal au cosinus de


l’autre.

4°) Angles dont la différence est π : (π + a) et ( a)

M et M’ sont symétriques par rapport à la 1ère bissectrice.

y
B

sin(a) M

π+a cos(π + a) = – cos(a)


A’ – cos(a) a
A
cos(a)
sin(π + a) = – sin(a)
x’ O x
tg(π + a) = tg(a)
– sin(a)
M’
B’
y’

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π π
5°) Angles dont la différence est :( + a) et ( a)
2 2

M et M’ sont symétriques par rapport à l’axe des ordonnées.

y
B

M π
M’ sin(a) cos( + a) = – cos(a)
2
π/2 + a
a π
A’ A sin( + a) = sin(a)
2
x’ – cos(a) O cos(a) x
π
tg( + a) = – tg(a)
2

B’
y’

VI – Équations fondamentales:
1°) Équation cosx = a (a ∈ℝ, x∈ℝ )
• Si a ∉ [-1 ; 1] alors l’ensemble solution est S = ∅.
• Si a ∈ [-1 ; 1] alors cos(x) = a ⇔ cos(x) = cos(α) avec a = cos(α).
x = α + 2kπ
Les solutions de l’équation sont : k ∈Z .
x = −α + 2kπ
L’ensemble des solutions est S = { α + 2kπ ; −α + 2kπ / k∈Z }.

3
Exemple 1 : Résoudre x réel, cos(x) =
2
π
3 π x = + 2kπ
cos( x ) = ⇔ cos( x ) = cos ⇔ 6 k ∈Z
2 6 π
x = − + 2 kπ
6
π π 
L’ensemble des solutions est S =  + 2kπ ; − + 2kπ / k ∈ Z .
6 6 

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π
Exemple 2 : Résoudre x réel, 2cos(2x– ) = 1
3
π π π π π
1 x = + kπ
2 cos( 2 x − ) = 1 ⇔ cos( 2 x − )= ⇔ cos( 2 x − ) = cos ⇔ 3 k ∈Z
3 3 2 3 3 x = kπ
π 
L’ensemble des solutions est S =  + kπ ; kπ / k ∈Z 
3 
2°) Équation sinx = a (a ∈ℝ, x∈ℝ )
• Si a ∉ [-1 ; 1] alors l’ensemble solution est S = ∅.
• Si a ∈ [-1 ; 1] alors sin(x) = a ⇔ sin(x) = sin(α) avec a = sin(α).
x = α + 2kπ
Les solutions de l’équation sont : : k ∈Z .
x = π − α + 2kπ
L’ensemble des solutions est S = { α + 2kπ ; π −α + 2kπ / k∈Z }

2
Exemple 1 : Résoudre x réel, sin(x) =
2
π
2 π x = + 2kπ
sin( x ) = ⇔ sin( x ) = sin ⇔ 4 k ∈Z
2 4 3π
x = + 2 kπ
4
π 3π 
L’ensemble des solutions est S =  + 2kπ ; + 2kπ / k ∈Z 
4 4 


Exemple 2 : Résoudre x réel, sin(4x) = sin .
3
2π π kπ
2π 4 x = + 2kπ x= +
sin(4x) = sin ⇔ 3 k ∈Z ⇔ 6 2 k ∈Z
3 2π π kπ
4 x =π − + 2kπ x= +
3 12 2
 π kπ π kπ
L’ensemble des solutions est  + ; + / k ∈Z 
 6 2 12 2 

3°) Cas particuliers ( sin(x) = 0 ; cos(x) = 0)

. sin(x) = 0 ⇔ x = kπ tel que k ∈ Z .

π
. cos( x) = 0 ⇔ x = + kπ , k ∈Z .
2

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4°) Équation tan(x ) = a (a ∈ℝ, x∈ℝ )
• tan(x) = a ⇔ tan(x) = tan(α) avec a = tan(α).
Les solutions de l’équation sont : x = α + kπ k ∈Z .
L’ensemble des solutions est S = { α + kπ / k∈Z }.
3
Exemple 1 : Résoudre x ε]– π ; π] , tan(x) =
3
3 π π
tan(x) = ⇔ tan( x ) = tan ⇔ x = + kπ , k ∈ Z
3 6 6
π
– si k = 0 alors x = ∈] π π ] ;
6

– Si k = 1 alors x = ∉ ] π π ]
6

– Si k = –1 alors x = − ∈ ] π π ]
6
11π π 5π 
– Si k = –2 alors x = − ∉ ] π π ]. D’où S = ;− 
6 ]−π ;π ]  6 6 
Exemple 2 : Résoudre x réel, tan(2x) = 3 .
π π π kπ
tan(2x) = 3 ⇔ tan(2x) = tan ⇔ 2x = + 2kπ ⇔ x = +
3 3 6 2

π kπ
L’ensemble des solutions de l’équation dans ℝ est : S={ + / k ∈ℝ}
6 2

VII– Formules d’addition :


1°) Calcul de cos (a – b) :

y
B
M  cos a   cos b 
sin(a) OM   et ON  
sin(b) N  sin a   sin b 
a 6 8 
 474
A’ b A OM • ON = OM × ON cos  OM ; ON 
 
x’ cos(a) O cos(b) x  
 
cos(a – b) = OM .ON . D’où

cos (a – b) = cosa cosb + sina sinb


B’
y’ En remplaçant b par – b on a:

cos (a + b) = cosa cosb – sina sinb

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2°) Calcul de sin (a – b) :
π
Dans la formule de cos(a+b) remplaçons a par ( −a)
2
π  π  π 
cos − a + b  = cos − a  cos b − sin  − a  sin b ⇔
2  2  2 

π  π  π 
cos − ( a − b )  = cos − a  cos b − sin  − a  sin b ⇔ sin (a − b ) = sin a cos b − cos a sin b ;
2  2  2 
d’où : sin(a − b) = sin acos b − sin bcos a .

En remplaçant b par (– b) on a : sin(a + b) = sin acosb + sinbcosa .

3°) Calcul de tg (a – b) :
sin( a − b ) sin a cos b − cos a sin b
tan( a − b ) = =
cos( a − b ) cos a cos b + sin a sin b

en divisant le numérateur et le dénominateur par cosa cosb on obtient

sin a cos b cos a sin b



tan a − tan b
tan( a − b ) = cos a cos b cos a cos b = ;
cos a cos b sin a sin b 1+ tan a tan b
+
cos a cos b cos a cos b

tan a − tan b tan a + tan b


D’où : tan(a − b) = . et tan(a + b) = .
1 + tan a tan b 1 − tan a tan b

VIII– Formules de multiplication :

1°) multiplication par deux :

Quel que soit le nombre réel x on a : cos(2x) = cos2 x − sin2 x .

cos(2x) = (1− sin2 x) − sin2 x ⇔ cos(2x) =1− 2sin2 x .

cos(2x) = cos2x− (1− cos2 x) ⇔ cos(2x) = 2cos2 x −1 .

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cos 2 x − sin 2 x cos 2 x − sin 2 x
cos( 2 x ) = cos x − sin x ⇔ cos 2 x = ⇔ cos 2 x =
2 2
.
1 cos 2 x + sin 2 x

cos 2 x sin 2 x

2 2 1− tan 2 x 1 − tan 2 x
cos 2 x = cos x cos x ⇔ cos 2 x = ; cos 2 x = .
cos 2 x sin 2 x 1+ tan 2 x 1 + tan 2 x
+
cos 2 x cos 2 x

. sin(2x) = 2sin xcos x .

2°) Expression de cos2x ; sin2x ; tg2x en fonction de cos(2x) :

1 + cos 2 x
cos 2 x = 2 cos 2 x − 1 ⇔ 2 cos 2 x = 1 + cos 2 x ⇔ cos 2 x =
2
1 + cos 2 x
. cos 2 x = .
2
1 − cos 2 x
cos 2 x = 1 − 2 sin 2 x ⇔ 2 sin 2 x = 1 − cos 2 x ⇔ sin 2 x = .
2

1 − cos 2 x
. sin 2 x = .
2

1 − cos 2 x
sin x2
2 1 − cos 2 x 1 − cos 2 x
tan 2 x = = = ⇔ tan 2 x = .
cos x 1 + cos 2 x 1 + cos 2 x
2
1 + cos 2 x
2

IX – Transformations trigonométrique :
1°) Rappel :
cos(a + b) = cosacosb − sin asinb (1)
cos(a − b) = cosacosb + sin asinb (2)
sin(a + b) = sin acosb + sinb cosa (3)
sin(a − b) = sin acosb − sinb cosa (4)
(1) + (2)⇒ cos(a + b) + cos(a − b) = 2cosacosb
(1) − (2)⇒ cos(a + b) − cos(a − b) =− 2sin asin b
(3) + (4)⇒sin(a + b) + sin(a − b) = 2sin acosb
(3) − (4)⇒sin(a + b) − sin(a − b) = 2cos asin b

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  p+q
a + b = p a =
En posant a + b = p et a – b = q on obtient :  ⇔ 2 d’où
a − b = q p−q
 b =
  2

 p+q  p −q
. cos p + cos q = 2 cos   cos   .
 2   2 

 p+ q  p −q
. cos p − cos q = −2 sin   sin   .
 2   2 

 p + q  p−q
. sin p + sin q = 2 sin   cos   .
 2   2 

 p+q  p −q
. sin p − sin q = 2 cos   sin   .
 2   2 

sin( p + q ) sin( p − q )
. tan p + tan q = et tan( p − q ) = .
cos p cos q cos p cos q

Exemple : Résoudre x réel, cos(3x) + cos(x) = 0

p+q   p−q 
Nous savons que : cos p + cos q = 2 cos   cos   donc cos(3x) + cos(x) = 0
 2   2 

 3x + x   3x − x 
⇔ 2 cos  cos   = 0 ⇔ 2 cos 2 x cos x = 0 ⇔ cos 2 x = 0 ou cos x = 0
 2   2 

π π kπ
2 x = + kπ x= +
2 k ∈Z ⇔ 4 2 L’ensemble des solutions dans ℝ est :
π π
x = + kπ x = + kπ
2 2

 π kπ π 
S = + ; + kπ / k ∈Z 
IR 4 2 2 

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X – Équation de la forme : acosx + bsinx = c : (a≠ 0 ; b ≠ 0)

Pour résoudre une telle équation on calcul le réel strictement positif noté
a b c
r = a 2 +b 2 . a cos x + b sin x = c ⇔ cos x + sin x = .
r r r
 a
cos α = r

On cherche α un réel tel que :  l’équation est équivalente à
 b
 sin α =
 r

c c
cos x cos α + sin x sin α = ⇔ cos( x – α ) = , qui est un type d'équation que
r r

nous avons déjà étudié.

Exemple : résoudre x réel, cos x + 3 sin x = 2 .


a =1 ; b = 3 ; c = 2 ; r = a 2 + b 2 = 12 + ( 3 ) = 2 .
2

 1
 cos α = 2 π
Déterminons l’angle α tels que :  ⇒ α=
sin α = 3 3
 2
L’équation est équivalente à :
c π 2 π π
cos( x −α ) = ⇔ cos( x − ) = ⇔ cos( x − ) = cos .
r 3 2 3 4
 7π π 
D’où l’ensemble des solutions est S IR =  + 2kπ ; + 2kπ / k ∈Z  .
 12 12 
XI – Inéquations trigonométriques :
1
1°) Exemple 1 : Résoudre x réel l’inéquation sinx ≥ –
2
a) dans l’intervalle [0 ; 2π ] ; b) dans l’intervalle [–π ; π ]
Réponse :

sin
B

1/2 π
6
A’ π
0 A cos
–π
M’ M
− 5π 7π –1/2 −π 11π
= =
6 6 6 6
B’

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π 11π
M est l’image de l’angle ( − ) ou ( ) et M’ est l’image de l’angle
6 6
5π 7π 1
( − ) ou ( ) . Les solutions de l’inéquation sinx ≥ – sont les images des points
6 6 2
situés sur l’arc de cercle MM' contenant A et B. (ou les points M du cercle dont les
1
ordonnées y sont supérieures ou égales à la droite d’équation y = – )
2
7π  11π
a) dans l’intervalle [0 ; 2π ] S = 0 ;  ∪

; 2π 
 6   6 
5π π
b) dans l’intervalle [–π ; π ] S =  −π ; −  ∪  − ; π 
 6   6 

1
2°) Exemple 2 : Résoudre x réel l’inéquation : cosx <
2
Réponse :
sin
B π − 5π
M =
3 3

A’ π
0 A cos
–π 1
2

−π 5π
M’ =
B’ 3 3

π π
La solution dans [–π ; π ] est : S =  −π , −  ∪  , π 
 3 3 

π π
La solution dans ℝ est : S =  −π + 2kπ , − + 2kπ  ∪  + 2kπ , π + 2kπ  k ∈ Z
 3  3 

3°) Exemple 3 : soit f (x) = 2cos2 x − 3cos x − 2.

Etudier le signe de f (x) pour x ∈[0 ; 2π] et en déduire l’ensemble des solutions
de l’inéquation f (x) ≥ 0 .

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–0–

f (x) = 0 ⇔ 2cos2 x − 3cos x − 2 = 0. Posons cosx = x,

L’équation résolvante est : X2 – 3X – 2 = 0.


1
∆ = 9 +16 = 25 >0 ⇔ x1 = et x 2 = 2 d'où
2
f (x) = (2X + 1) (X − 2)⇔ f (x) = (2cos x +1) (cos x − 2) = 0 .


1 x=+ 2 kπ
cos x = − ⇔ 3 ou cos x = 2 impossible
2 2π
x = − + 2kπ
3

 2π
 k = 0 ⇒ x = 3 ∈ [0 ; 2π ]
2π  8π
– Pour x = + 2kπ on a  k =1 ⇒ x = ∉ [0 ; 2π ]
3  3
k = −1 ⇒ x = − 4π ∉ [0 ; 2π ]
 3

 2π
k = 0 ⇒ x = − 3 ∉ [0 ; 2π ]
2π  4π
– Pour x = − + 2kπ on a  k =1 ⇒ x = ∈ [0 ; 2π ]
3  3
k = −1 ⇒ x = π ∉ [0 ; 2π ]
10
 3

2π 4π
x
0 3 3 2π
cosx – 2 – – –

2 cosx + 1 + 0 – 0 +

f (x ) – 0 + 0 –

 2π 4π 
L’ensemble des solutions de l’inéquation est S =  ;
 3 3 

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