Vous êtes sur la page 1sur 467

Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen

Association des établissements cantonaux d’assurance incendie


Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

NORME DE PROTECTION INCENDIE

01.01.2015 / 1-15fr
© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tél. 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

Table des matières

A BUTS ET PRINCIPES 5
Art. 1 But
Art. 2 Champ d'application
Art. 3 Personnes concernées
Art. 4 Structure a généralités
Art. 5 b norme de protection incendie
Art. 6 c directives de protection incendie
Art. 7 d état de la technique
Art. 8 Objectif de protection
Art. 9 Critères de détermination des exigences de protection incendie
Art. 10 Concept standard de protection incendie
Art. 11 Déviations par rapport au concept standard
Art. 12 Méthodes de preuves
Art. 13 Définitions
Art. 14 Mise sur le marché et utilisation des produits de protection incendie
Entreprises et personnes spécialisées dans la protection incendie
Art. 15 Marquage des produits de protection incendie
Art. 16 Produits de protection incendie sans preuve ni reconnaissance AEAI

B Devoirs généraux 10
Art. 17 Devoir d'assurance qualité
Art. 18 Devoir de documentation
Art. 19 Devoir de diligence
Art. 20 Devoir d'entretien
Art. 21 Devoir de surveillance
Art. 22 Devoir de vigilance

C CONSTRUCTION 11

1 Matériaux de construction 11
Art. 23 Définition
Art. 24 Essais et classification
Art. 25 Utilisation

2 Éléments de construction 11
Art. 26 Définition
Art. 27 Essais et classification

3 Distances de sécurité incendie 11


Art. 28 Définition
Art. 29 Dimensionnement
Art. 30 Distances de sécurité incendie insuffisantes

4 Systèmes porteurs et compartiments coupe-feu 12


Art. 31 Définitions
Art. 32 Résistance au feu
Art. 33 Preuves
Art. 34 Critères de réalisation

3
1-15fr NORME DE PROTECTION INCENDIE

5 Voies d'évacuation et de sauvetage 13


Art. 35 Définitions
Art. 36 Disposition
Art. 37 Dégagement
Art. 38 Signalisation, éclairage de sécurité

D ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INCENDIE 14


Art. 39 Définition
Art. 40 Fonction
Art. 41 Nécessité
Art. 42 Concept «installation d'extinction»
Art. 43 Réalisation et état de fonctionnement

E DÉFENSE INCENDIE 15
Art. 44 Accès pour les sapeurs-pompiers
Art. 45 Concepts d’alarme et d'intervention
Art. 46 Sapeurs-pompiers d'entreprise

F INSTALLATIONS TECHNIQUES DU BÂTIMENT 15


Art. 47 Définition
Art. 48 Réalisation et état de fonctionnement

G MATIÈRES DANGEREUSES 16
Art. 49 Définition
Art. 50 Classification
Art. 51 Mesures de protection
Art. 52 Séparation des matières
Art. 53 Locaux et zones particuliers
Art. 54 Fûts

H MESURES ORGANISATIONNELLES DE PROTECTION INCENDIE 16


Art. 55 But
Art. 56 Chargés de sécurité
Art. 57 Concepts de protection incendie
Art. 58 Sécurité sur les chantiers
Art. 59 Décorations

I APPLICATION 17
Art. 60 Surveillance et contrôles

J DISPOSITION FINALE 17
Art. 61 Entrée en vigueur

4
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

A BUTS ET PRINCIPES

Art. 1 1 Les prescriptions de protection incendie visent à protéger les per-


But sonnes, les animaux et les biens contre les dangers et les effets des
incendies et des explosions.
2 Elles fixent les obligations juridiques nécessaires pour atteindre ce
but.

Art. 2 1 Les prescriptions de protection incendie s'appliquent aux bâtiments et


Champ d'application aux autres ouvrages à construire ainsi que, par analogie, aux cons-
tructions mobilières.
2 Les bâtiments et les autres ouvrages existants seront rendus con-
formes aux prescriptions de protection incendie, suivant un principe
de proportionnalité:
a en cas de transformation, d'agrandissement ou de changement
d'affectation importants de la construction ou de l'exploitation;
b lorsque le danger est particulièrement important pour les per-
sonnes.

Art. 3 Les prescriptions de protection incendie concernent:


Personnes concernées a les propriétaires et les exploitants de bâtiments et d'autres ouvrages;
b toutes les personnes qui s'occupent de leur conception, de leur cons-
truction, de leur exploitation ou de leur entretien.

Art. 4 1 Les prescriptions de protection incendie se composent:


Structure a de la norme de protection incendie;
a généralités
b des directives de protection incendie.
2 L'AEAI publie aussi des «notes explicatives» où sont explicitées cer-
taines questions de protection incendie, ainsi que des «aides de tra-
vail» visant à faciliter l'application des directives de protection incen-
die.

Art. 5 La norme de protection incendie fixe le cadre de la protection incendie


b norme de protection sur le plan des devoirs généraux, de la construction, des équipements
incendie de protection incendie et de l'organisation, ainsi que les mesures de dé-
fense incendie qui s'y rapportent. Elle définit les standards de sécurité
applicables.

Art. 6 La norme de protection incendie est complétée par les directives de pro-
c directives de tection incendie, qui fixent les exigences et les mesures détaillées de sa
protection incendie mise en œuvre.

5
1-15fr NORME DE PROTECTION INCENDIE

Art. 7 1 La commission technique pour la protection incendie de l'AEAI vérifie


d état de la technique s'il existe une conformité matérielle entre les «documents fixant l'état
de la technique» et les prescriptions de protection incendie de l'AEAI.
2 Elle peut déclarer applicables, en partie ou en totalité, des instruc-
tions techniques émanant d'organismes spécialisés reconnus.

Art. 8 Les bâtiments et les autres ouvrages doivent être construits, exploités et
Objectif de protection entretenus de manière à:
a garantir la sécurité des personnes et des animaux;
b prévenir les incendies, les explosions et limiter la propagation des
flammes, de la chaleur et des fumées;
c limiter les risques de propagation du feu aux bâtiments et aux ou-
vrages voisins;
d conserver la stabilité structurelle des bâtiments et des autres ou-
vrages pendant une durée déterminée;
e permettre une lutte efficace contre le feu et garantir la sécurité des
sapeurs pompiers.

Art. 9 1 Les exigences de protection incendie dans les bâtiments et les autres
Critères de détermination ouvrages sont notamment déterminées par:
des exigences de protec-
a le type de construction, la situation, les risques par rapport au voi-
tion incendie
sinage, l'étendue et l'affectation;
b la géométrie du bâtiment et le nombre de niveaux;
c le nombre d'occupants;
d la charge thermique et la réaction au feu des matériaux ainsi que
le danger de dégagement de fumées;
e le danger d'activation inhérent à l'affectation du bâtiment ou de
l'ouvrage et aux activités qui s'y déroulent;
f les possibilités d'intervention des sapeurs-pompiers.
2 Lorsque la législation fédérale sur l'accessibilité des handicapés aux
bâtiments exige de garantir des normes de sécurité incendie supplé-
mentaires, ces normes doivent être définies au cas par cas avec
l'autorité compétente.

6
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

Art. 10 Dans le concept standard de protection d'incendie, les objectifs de pro-


Concept standard de tection sont atteints en application des mesures prescrites.
protection incendie
a Concept «construction»
Le concept de protection incendie reposant sur des mesures de cons-
truction permet d'atteindre les objectifs de protection par des mesures
de construction. Il peut être nécessaire d'y inclure des équipements
de protection incendie supplémentaires, suivant l'affectation du bâti-
ment ou de l'ouvrage en question.
b Concept «installation d'extinction»
Le concept de protection incendie avec installation d'extinction in-
tègre, dans les mesures de protection incendie relatives à la cons-
truction, des installations d'extinction fixes reconnues par l'AEAI.

Art. 11 1 Dans le cadre de concepts standards, il est possible d'appliquer au


Déviations par rapport au cas par cas d'autres mesures de protection incendie au lieu des me-
concept standard sures prescrites, pour autant que celles-ci offrent une sécurité équiva-
lente pour l'objet concerné. L'autorité de protection incendie statue
sur cette équivalence.
2 Si, dans un cas particulier, le danger d'incendie s'écarte à tel point du
concept standard que les exigences prescrites s'avèrent insuffisantes
ou disproportionnées, les mesures à prendre seront complétées ou
réduites en conséquence.

Art. 12 1 En protection incendie, il est admis de recourir aux méthodes de


Méthodes de preuves preuves en vue d'évaluer le danger et le risque d'incendie, ou les
conceptions sur lesquelles repose la sécurité incendie dans un cas
particulier, pourvu que les objectifs définis dans la norme de protec-
tion incendie soient atteints et que le problème soit considéré dans
son ensemble.
2 L'autorité de protection incendie examine les concepts et les preuves
de protection incendie pour vérifier qu'ils soient complets, compré-
hensibles et plausibles.

Art. 13 1 Lorsque les prescriptions de protection incendie définissent des exi-


Définitions gences en fonction de l'affectation des locaux ou du nombre de ni-
veaux, il faut se référer aux définitions données ci-après sous les
chiffres 2, 3, 4 et 5.
2 Affectations:
a Établissements d’hébergement:
[a] Notamment les hôpitaux, les maisons de retraite et les établis-
sements médico-sociaux où séjournent, de façon permanente ou
temporaire, 20 personnes ou plus, ayant besoin de l'aide de tiers;
[b] Notamment les hôtels, les pensions, les centres de vacances
où séjournent, de façon permanente ou temporaire, 20 personnes
ou plus, n’ayant pas besoin de l’aide de tiers;

7
1-15fr NORME DE PROTECTION INCENDIE

[c] Notamment les établissements d’hébergement isolés présen-


tant des restrictions d’accès hébergeant en permanence ou tem-
porairement 20 personnes ou plus, exclusivement des randon-
neurs;
b Grands magasins:
Magasins dont la surface totale est supérieure à 1’200 m2 par
compartiment coupe-feu;
c Locaux recevant un grand nombre de personnes:
Locaux d'une capacité de plus de 300 personnes, notamment les
salles polyvalentes, les salles de sport et les halls d'exposition, les
théâtres, les cinémas, les restaurants et les locaux similaires, ainsi
que les magasins dont la surface de vente mesure au plus
1’200 m2;
d Parkings:
Parkings d'une surface supérieure à 600 m2;
e Entrepôts à hauts rayonnages;
Entrepôts à rayonnages dans lesquels des allées sont aménagées
et dont la hauteur, mesurée du sol au sommet des marchandises
sur l'étagère la plus haute, est supérieure à 7,50 m;
f Constructions mobilières:
Constructions édifiées pour une durée limitée (telles que les ba-
raques, les conteneurs, les tentes et les chapiteaux, les cabanes
et les stands).
3 Géométrie du bâtiment:
a Bâtiments de faible hauteur:
hauteur totale 11 m au maximum;
b Bâtiments de moyenne hauteur:
hauteur totale 30 m au maximum;
c Bâtiments élevés:
hauteur totale de plus de 30 m;
d Bâtiments de taille réduite:
- bâtiments de faible hauteur;
- 2 niveaux au maximum hors terre;
- 1 niveau souterrain au maximum;
- surface totale de tous les niveaux : 600 m2 au maximum sous-
sols inclus;
- pas d’utilisation pour y faire dormir des personnes, à l’exception
d’un appartement;
- pas d’utilisation comme crèche;
- locaux recevant un nombre important de personnes uniquement
au rez-de-chaussée;

8
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

e Bâtiments annexes:
constructions d'un seul niveau et d'une surface au sol de 150 m2
au maximum, qui ne sont pas destinées à recevoir des personnes
de façon durable, ne sont équipées d'aucun foyer ouvert et où l'on
n'entrepose pas de matières dangereuses en quantité significative
(par exemple abris pour véhicules, garages, cabanons de jardin,
abris pour petits animaux et petits entrepôts).
4 Nombre des niveaux:
sont considérés pour la protection incendie tous les niveaux complets
à partir du rez-de-chaussée, les combles et les attiques. Les niveaux
dont les murs extérieurs se trouvent pour plus de 50 % sous le niveau
du terrain sont considérés comme souterrains. Les demi-étages qui
couvrent plus de 50 % de la surface au sol du bâtiment sont considé-
rés comme des niveaux complets.
5 Matériaux et éléments de construction soumis aux exigences de pro-
tection incendie:
les matériaux et les éléments de construction conformément aux
prescriptions de protection incendie correspondent à la définition du
produit de construction selon l’article°2, lit.°1 de la loi fédérale sur les
produits de construction (n°933.0). Il en est de même pour les équi-
pements.

Art. 14 1 L’admission sur le marché des produits de construction et leur mise à


Mise sur le marché et disposition conformément à la loi fédérale sur les produits de cons-
utilisation des produits de truction et à ses dispositions d’application sont du ressort de la Con-
protection incendie fédération.

Entreprises et personnes 2 L'autorité de protection incendie statue sur l'aptitude à l'emploi des
spécialisées dans la pro- produits de protection incendie dans les bâtiments et autres ou-
tection incendie vrages, sur les méthodes de preuves en protection incendie et sur la
reconnaissance des entreprises et des personnes spécialisées de la
protection incendie.
3 Pour statuer sur l’utilisation des produits de protection incendie,
l'autorité de protection incendie s'appuie sur les preuves suivantes:
a pour les produits de construction recensés dans une norme euro-
péenne harmonisée ou ayant fait l’objet d’une évaluation technique
européenne : déclarations de performance concernant les exi-
gences fonctionnelles de la «sécurité en cas d'incendie», confor-
mément à la loi sur les produits de construction;
b pour tous les autres produits attestations d’essai, certificats et at-
testations de conformité d’organismes de contrôle et de certifica-
tion accrédités ainsi que le répertoire de la protection incendie de
l’AEAI.
4 Toute personne souhaitant faire procéder à la reconnaissance AEAI
ou au renseignement technique AEAI d’un produit de protection in-
cendie et à une inscription dans le répertoire de la protection incendie
de l’AEAI, peut en faire la demande auprès de l’AEAI.

9
1-15fr NORME DE PROTECTION INCENDIE

Art. 15 Lorsque, selon l’article°14. al.°3b, l'utilisation de produits de protection


Marquage des produits incendie reconnus par l'AEAI est soumise à l'obligation d'y apposer un
de protection incendie marquage, celui-ci doit être durable et facilement reconnaissable même
après leur montage ou leur installation.

Art. 16 L'autorité de protection incendie décide de l'utilisation des produits de


Produits de protection protection incendie sans preuves ou reconnaissance AEAI tant que leur
incendie sans preuve ni aptitude à l'emploi est démontrée par l'expérience, l'état de la technique,
reconnaissance AEAI des résultats d'essais ou des calculs selon des méthodes reconnues.

B DEVOIRS GÉNÉRAUX

Art. 17 1 Toutes les personnes concernées doivent garantir, pendant toute la


Devoir d'assurance qua- vie du bâtiment ou de l’ouvrage, une assurance qualité efficace de la
lité protection incendie.
2 L’assurance qualité doit reposer sur les critères de détermination des
exigences de protection incendie, ainsi que sur les équipements de
protection incendie et les méthodes de preuves employées.
3 Les mesures d’assurance qualité en protection incendie doivent être
contrôlées régulièrement et adaptées si nécessaire.

Art. 18 1 Au moment de prendre possession d'un bâtiment ou d'un ouvrage,


Devoir de documentation les propriétaires doivent recevoir tous les documents leur permettant
d'en assurer l'entretien sur le plan de la protection incendie.
2 Lors de modifications importantes, les documents concernés doivent
être tenus à jour par les propriétaires et les exploitants.

Art. 19 1 Il faut se comporter de manière à éviter les incendies et les explo-


Devoir de diligence sions avec le feu et les flammes nues, la chaleur, l'électricité et les
autres formes d'énergie, les matières inflammables ou explosibles,
ainsi qu'avec les machines, les appareils, etc..
2 Les propriétaires et les exploitants de bâtiments et d'autres ouvrages
veillent à garantir la sécurité des personnes et des biens.

Art. 20 Les propriétaires et les exploitants des bâtiments et des autres ouvrages
Devoir d'entretien doivent entretenir les équipements de protection et de défense incendie
ainsi que les installations techniques, conformément aux prescriptions,
et garantir leur fonctionnement en tout temps.

Art. 21 Celui qui a la charge d'autres personnes doit veiller à ce qu'elles soient
Devoir de surveillance formées et agissent avec les précautions nécessaires.

Art. 22 Toute personne qui découvre un incendie ou ses signes précurseurs


Devoir de vigilance doit alerter immédiatement les sapeurs-pompiers et les personnes en
danger.

10
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

C CONSTRUCTION

1 Matériaux de construction

Art. 23 Sont considérés comme matériaux de construction tous les matériaux


Définition utilisés dans la construction et l'aménagement des bâtiments, ouvrages
et éléments de construction et qui sont soumis à des exigences sur le
plan de la réaction au feu.

Art. 24 Les matériaux de construction sont classés sur la base d'essais norma-
Essais et classification lisés ou d'autres procédures reconnues par l'AEAI. Les critères détermi-
nants sont en particulier la réaction au feu, la densité de fumée, la for-
mation de gouttelettes ou de particules enflammées et la corrosivité.

Art. 25 Les matériaux combustibles ne peuvent être utilisés que s'ils ne condui-
Utilisation sent pas à une augmentation inadmissible des risques. Sont notamment
déterminants:
a la réaction au feu et la densité de fumée, la formation de gouttes en
fusion et la chute d'éléments incandescents, le dégagement de cha-
leur, la formation de gaz d’incendie dangereux;
b le mode et l'ampleur de l'utilisation;
c le nombre d'occupants;
d la géométrie du bâtiment;
e le type de construction, la situation, l'étendue et l'affectation des bâ-
timents, des autres ouvrages ou des compartiments coupe-feu.

2 Éléments de construction

Art. 26 Sont considérées comme éléments de construction toutes les parties


Définition d'un ouvrage soumises à des exigences sur le plan de la résistance au
feu.

Art. 27 1 Les éléments de construction sont classés sur la base d'essais nor-
Essais et classification malisés ou d'autres procédés reconnus par l'AEAI. Est notamment
déterminante la durée de résistance au feu par rapport aux critères
de capacité de charge, d'étanchéité et d'isolation thermique.
2 Lorsque la sécurité l'exige, les éléments de construction doivent être
réalisés en matériaux RF1.

3 Distances de sécurité incendie

Art. 28 Sont considérées comme distances de sécurité incendie entre les bâti-
Définition ments et les autres ouvrages les distances minimales requises pour ga-
rantir une protection incendie suffisante.

11
1-15fr NORME DE PROTECTION INCENDIE

Art. 29 Les distances de sécurité doivent être fixées de manière à éviter la mise
Dimensionnement en danger réciproque des bâtiments et autres ouvrages par propagation
d'un incendie. Le type de construction, la situation, l'étendue et l'affecta-
tion doivent être pris en compte.

Art. 30 Lorsque les distances sont insuffisantes du point de vue de la protection


Distances de sécurité incendie, il faut prendre des mesures pour empêcher la propagation d'un
incendie insuffisantes incendie.

4 Systèmes porteurs et compartiments coupe-feu

Art. 31 1 Est considéré comme système porteur des bâtiments et des autres
Définitions ouvrages l'ensemble des éléments de construction et des assem-
blages nécessaires pour supporter et répartir les charges ainsi que
pour assurer la stabilité.
2 Les compartiments coupe-feu sont des parties de bâtiments et
d'autres ouvrages séparées entre elles par des éléments de construc-
tion résistant au feu.
3 Les éléments de construction formant compartiment coupe-feu sont
par exemple les murs coupe-feu, les parois et plafonds formant com-
partiment coupe-feu, les fermetures coupe-feu et les obturations. Ils
doivent limiter la propagation du feu, de la chaleur et des fumées.

Art. 32 1 La résistance au feu des systèmes porteurs et des éléments de cons-


Résistance au feu truction formant compartiment coupe-feu doit être fixée de manière à
garantir la sécurité des personnes et la lutte contre le feu, ainsi qu'à
empêcher la propagation d'incendies à d'autres compartiments
coupe-feu pendant le laps de temps défini. Sont notamment détermi-
nants:
a l'affectation et la situation des bâtiments et des autres ouvrages ou
des compartiments coupe-feu;
b la géométrie des bâtiments;
c la totalité des charges thermiques mobilières et immobilières exis-
tantes.
2 Les installations d'extinction peuvent être prises en considération
pour déterminer la résistance au feu du système porteur et des parois
et plafonds formant compartiment coupe-feu, ainsi que l'étendue ad-
missible des compartiments coupe-feu.
3 La durée de résistance au feu des éléments de construction formant
compartiment coupe-feu doit être d'au moins 30 minutes.

Art. 33 Sur demande de l'autorité de protection incendie, la résistance au feu


Preuves des systèmes porteurs et des éléments de construction formant compar-
timent coupe-feu doit être attestée par des essais ou par le calcul.

12
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

Art. 34 Le compartimentage coupe-feu des bâtiments et des autres ouvrages


Critères de réalisation est réalisé en fonction de leur type de construction, de leur situation, de
leur étendue, de la géométrie du bâtiment et de leur affectation.

5 Voies d'évacuation et de sauvetage

Art. 35 1 Est considéré comme voie d'évacuation le chemin le plus court qui
Définitions peut être emprunté, depuis n'importe quel endroit du bâtiment ou de
l'ouvrage, pour rejoindre un lieu sûr à l’air libre ou dans le bâtiment.
2 Est considéré comme voie de sauvetage le chemin le plus court vers
n'importe quel endroit des bâtiments ou des ouvrages où les sapeurs-
pompiers et les équipes de sauvetage doivent intervenir. Les voies
d'évacuation peuvent servir de voie de sauvetage.
3 Si les voies d'évacuation et de sauvetage horizontales et verticales
ne sont pas séparées par une fermeture coupe-feu, les voies d'éva-
cuation et de sauvetage horizontales sont soumises aux mêmes exi-
gences que les voies d'évacuation et de sauvetage verticales.

Art. 36 1 Les voies d'évacuation et de sauvetage doivent être disposées, di-


Disposition mensionnées et réalisées de manière à ce qu'elles puissent toujours
être empruntées rapidement et en toute sécurité. Sont notamment
déterminants:
a l'affectation et la situation des bâtiments et des autres ouvrages ou
des compartiments coupe-feu;
b la géométrie des bâtiments;
c le nombre d'occupants.
2 Dans le cadre de questions particulières liées aux exigences des
voies d'évacuation, il est possible, en accord avec l'autorité de protec-
tion incendie, pour des zones spécifiques d'un bâtiment ou d'un autre
ouvrage de recourir à des méthodes de calcul.

Art. 37 1 Les voies d'évacuation et de sauvetage peuvent servir de voies de


Dégagement communication. Elles doivent toujours rester dégagées et utilisables
en toute sécurité. À l'extérieur de l'unité d'utilisation, elles ne doivent
pas servir à d'autres usages.
2 En fonction de leur affectation et du nombre de niveaux, les cages
d'escalier doivent être équipées d'installations d'extraction de chaleur
et de fumée donnant directement sur l'extérieur.

Art. 38 1 En fonction du nombre d‘occupants et de l’affectation, les bâtiments,


Signalisation, éclairage les autres ouvrages ou les compartiments coupe-feu doivent être
de sécurité équipés de signalisations des voies d'évacuation ou de sauvetage et
des issues correctement dimensionnées, ainsi que d'éclairages et
d'alimentations électriques de sécurité.
2 L'éclairage de sécurité doit permettre de parcourir les locaux et les
voies d'évacuation en toute sécurité, et de trouver facilement les is-
sues.

13
1-15fr NORME DE PROTECTION INCENDIE

D ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INCENDIE

Art. 39 Les équipements de protection incendie sont constitués notamment:


Définition a des dispositifs d'extinction tels que les postes incendie, les extinc-
teurs portatifs, les installations d'extinction et de refroidissement spé-
ciales;
b des installations de détection d'incendie;
c des installations sprinklers;
d des installations d'extraction de fumée et de chaleur;
e des systèmes de mise en surpression;
f des systèmes de protection contre la foudre;
g des éclairages de sécurité et des alimentations de sécurité;
h des ascenseurs pour sapeurs-pompiers;
i des dispositions de protection contre les explosions;
j des asservissements incendie.

Art. 40 Les équipements de protection incendie visent à:


Fonction a alerter les personnes en danger et si nécessaire les sapeurs-
pompiers;
b signaler les voies d'évacuation;
c limiter ou empêcher les incendies et les explosions;
d assurer et faciliter la défense incendie;
e limiter la propagation des fumées et de la chaleur, et assurer le dé-
senfumage.

Art. 41 Les bâtiments, les ouvrages, les compartiments coupe-feu et les zones
Nécessité de cantonnement des fumées doivent être pourvus d'équipements de
protection incendie suffisamment dimensionnés. Sont notamment dé-
terminants:
a le nombre d'occupants;
b la géométrie du bâtiment et le nombre de niveaux;
c le type de construction, la situation, l'étendue et l'affectation des bâ-
timents et des autres ouvrages ainsi que les compartiments coupe-
feu et les zones de cantonnement des fumées.

14
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

Art. 42 Les concepts de protection incendie avec installation d'extinction ne


Concept «installation peuvent reposer que sur des installations d'extinction à eau fixes recon-
d'extinction» nues par l’AEAI et satisfaisant aux exigences suivantes:
a elles doivent se mettre en marche automatiquement;
b elles doivent protéger tout le compartiment coupe-feu;
c elles doivent avoir la même efficacité qu'une installation sprinklers;
d le temps de fonctionnement minimal doit correspondre à la durée de
résistance au feu du système porteur, mais au minimum à
30 minutes.

Art. 43 1 Les équipements de protection incendie doivent être conformes à


Réalisation et état de l'état de la technique et être conçus, dimensionnés, exécutés et en-
fonctionnement tretenus de manière à être efficaces et prêts à fonctionner en tout
temps.
2 Les installations sprinklers et les installations de détection d'incendie
obligatoires en vertu des prescriptions de protection incendie doivent
subir un contrôle de réception ainsi que des contrôles périodiques ef-
fectués par un organisme reconnu par l'autorité de protection incen-
die.

E DÉFENSE INCENDIE

Art. 44 Les bâtiments et les autres ouvrages doivent toujours rester acces-
Accès pour les sapeurs- sibles, afin que les sapeurs-pompiers puissent intervenir rapidement et
pompiers efficacement.

Art. 45 Pour les bâtiments où il existe un danger d'incendie accru, il faut s'assu-
Concepts d’alarme et rer que les sapeurs-pompiers puissent être alertés et intervenir rapide-
d'intervention ment, par exemple en concevant des dossiers d'intervention des sa-
peurs-pompiers, des concepts d'alarme et d'intervention, etc..

Art. 46 Si l'autorité de protection incendie l'exige, les exploitations à risque éle-


Sapeurs-pompiers vé d'incendie, avec mise en danger accrue des personnes, ou qui sont
d'entreprise difficilement accessibles aux interventions des sapeurs-pompiers, doi-
vent mettre sur pied un corps de sapeurs-pompiers d'entreprise.

F INSTALLATIONS TECHNIQUES DU BÂTIMENT

Art. 47 Les installations techniques sont constituées notamment:


Définition a des installations thermiques et réfrigérantes;
b des installations aérauliques;
c des installations de transport;
d des installations électriques.

15
1-15fr NORME DE PROTECTION INCENDIE

Art. 48 1 Les installations techniques doivent être conçues et réalisées de ma-


Réalisation et état de nière à garantir un fonctionnement sans danger, correspondant aux
fonctionnement prescriptions, et à limiter les dommages en cas de dérangement.
2 Elles doivent être conformes à l'état de la technique et résister aux
sollicitations thermiques, chimiques et mécaniques susceptibles de
s'exercer sur elles.

G MATIÈRES DANGEREUSES

Art. 49 Sont considérées comme dangereuses sur le plan de la protection in-


Définition cendie les matières et les préparations susceptibles de provoquer un
incendie, ainsi que celles qui présentent un danger particulier pour l'être
humain, l'animal ou l'environnement en cas d'incendie ou d'explosion.

Art. 50 Les matières dangereuses sont classifiées en fonction de leur compor-


Classification tement au feu et à l'explosion, et d'après les risques qu'elles constituent
pour les personnes, l'animal et l'environnement. Cette classification dé-
termine les mesures à prendre.

Art. 51 1 Pour l'entreposage et la manipulation des matières dangereuses, il


Mesures de protection faut prendre des mesures de protection en vue d'empêcher les in-
cendies et les explosions ou de limiter leurs effets.
2 Les mesures de protection sont déterminées par le type et la quantité
des matières, des fûts, des récipients et des matériaux de condition-
nement utilisés.

Art. 52 Les matières qui pourraient entrer en réaction entre elles de manière
Séparation des matières dangereuse, celles qui présentent un comportement au feu particulier ou
celles qui peuvent mettre en danger les personnes à cause de leurs
propriétés en cas d'incendie doivent être placées dans des comparti-
ments coupe-feu séparés et aménagés en conséquence.

Art. 53 La classification des locaux et la définition des zones d'après leur dan-
Locaux et zones particu- ger d'incendie et d'explosion sont notamment déterminées par la nature
liers et la quantité des gaz, poussières ou vapeurs inflammables, ainsi que
par leur fréquence et la durée de leur présence.

Art. 54 Les fûts, les récipients et les emballages doivent posséder une résis-
Fûts tance mécanique, thermique et chimique répondant aux contraintes de
l'exploitation. Ils doivent être conçus de manière à garantir un stockage
et un transport sûrs des matières.

H MESURES ORGANISATIONNELLES DE PROTECTION INCENDIE

Art. 55 Les propriétaires et exploitants sont responsables du fait que soient


But prises toutes les mesures nécessaires, sur le plan de l'organisation et du
personnel, pour garantir une sécurité incendie suffisante.

16
NORME DE PROTECTION INCENDIE 1-15fr

Art. 56 1 Lorsque le danger d'incendie, le nombre d'occupants, le type ou la


Chargés de sécurité grandeur de l'exploitation l'exigent, il faut désigner et former un char-
gé de sécurité en protection incendie relevant directement du proprié-
taire ou de la direction de l'entreprise.
2 Pour les projets de transformation, de rénovation ou de réaffectation
sans interruption de l'exploitation, il convient de désigner un chargé
de sécurité incendie pour la phase de construction lorsque le danger
d'incendie, le nombre de personnes durant l'occupation, le type et la
taille de l'établissement l'exigent.

Art. 57 Lorsque le danger d'incendie, le nombre d'occupants, le type ou la gran-


Concepts de protection deur des bâtiments ou autres ouvrages et des exploitations l'exigent et si
incendie l'autorité de protection incendie le demande, il faut établir des concepts
de protection incendie et des plans de protection incendie.

Art. 58 Toutes les personnes qui participent à des travaux sur des bâtiments et
Sécurité sur les chantiers des ouvrages doivent prendre les mesures appropriées pour prévenir
efficacement le danger d'incendie et d'explosion accru occasionné par
l'activité du chantier.

Art. 59 Les décorations ne doivent pas conduire à une augmentation inadmis-


Décorations sible du danger d'incendie. Elles ne doivent pas mettre en danger les
personnes et ne pas entraver les voies d'évacuation.

I APPLICATION

Art. 60 1 L'autorité de protection incendie veille au respect des prescriptions de


Surveillance et contrôles protection incendie ; elle examine les concepts et les preuves de pro-
tection incendie pour vérifier qu'ils sont complets, compréhensibles et
plausibles.
2 En matière de sécurité incendie, elle soutient les propriétaires et les
exploitants dans l’exercice de leurs responsabilités.
3 Elle peut contrôler des bâtiments et des ouvrages et peut déléguer
des tâches à des tiers (services ou personnes spécialisés).

J DISPOSITION FINALE

Art. 61 1 La présente norme de protection incendie, déclarée obligatoire le


Entrée en vigueur 18 septembre 2014 par l'organisme chargé d'appliquer l’Accord inter-
cantonal sur l’élimination des entraves techniques au commerce
(AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère
obligatoire dans tous les cantons.
2 Elle remplace la norme de protection incendie du 26 mars 2003.

17
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Termes et définitions

01.01.2015 / 10-15fr
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Table des matières


Accréditation 10

Affectation 10

Alimentation de sécurité 10

Allée de fuite 10

Analyse des incertitudes et des erreurs 10

Approche globale 10

Ascenseur pour sapeurs-pompiers 11

Ascenseur spécial pour personnes handicapées 11

Asservissement incendie 11

Asservissement incendie (installations de transport, phase 1) 11

Assurance qualité en protection incendie 11

Attestation de conformité 11

Autorité de protection incendie 11

Bande filante de protection incendie 12

Bâtiment administratif, industriel ou artisanal 12

Bâtiment d'habitation 12

Bâtiment élevé 12

Bâtiment ou autre ouvrage 12

Besoin journalier 12

Câble 12

Cage d'escalier de sécurité 12

Cantonnement des fumées 12

Capacité d’occupation 12

Catégorie de réaction au feu 13

Certificat 13

Chargé de sécurité en protection incendie 13

Charge thermique (voir annexe) 13

Commande destinée aux sapeurs-pompiers (Installations de transport phase 2) 13

3
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Commande de rappel des installations de transport 13

Compartiment coupe-feu 13

Compartiments coupe-feu ventilés ensemble 14

Comportement critique 14

Concept « construction » 14

Concept « installation d'extinction » 14

Concept de protection incendie 14

Concept standard de protection incendie 14

Conduit de fumée 14

Conduit de raccordement 15

Conduite d'eau d'extinction 15

Construction mobilière 15

Construction reconnue 15

Contrôle de fonctionnement 15

Convention d'utilisation 15

Couloir 15

Cour intérieure (bâtiment avec cour intérieure) 15

Cour intérieure couverte (bâtiment avec cour intérieure couverte dite atrium) 16

Coursive extérieure 16

Crèche et garderie d'enfants 16

Critères de performance 16

Cuisine professionnelle 16

Danger d’activation 16

Danger de formation de fumée 17

Danger d'incendie 17

Danger pour les personnes 17

Déclaration de conformité de protection incendie 17

Déclaration de performance 17

Défense incendie (voir annexe) 17

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Degré d'assurance qualité 18

Désenfumage par balayage 18

Désenfumage par des ventilateurs des sapeurs-pompiers 18

Développement d'un incendie 18

Dispositif d'extinction (voir annexe) 18

Distance de sécurité incendie 18

Documentation 18

Documents d’intervention 19

Documents nécessaires à la vérification des mesures de protection incendie 19

Éclairage de sécurité 19

Élément de construction 19

Élément de construction formant compartiment coupe-feu 19

Enduit de protection incendie 19

Engin pyrotechnique 19

Engin pyrotechnique utilisé sur scène (feu d’artifice de scène) 19

Entreposage commun 19

Entrepôt 20

Entrepôt à hauts rayonnages 20

Entrepôt à rayonnages 20

Entrepôt de récipients 20

Entretien 20

Enveloppe 20

Escalie 20

Établissement d’hébergement (voir annexe) 20

Évacuation 21

Évaluation technique européenne (ETE) 21

Expert / ingénieur spécialisé 21

Façade à membrane (voir annexe) 21

Façade double peau (construction à façade double peau) (voir annexe) 21

5
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Façade rideau (voir annexe) 21

Façade rideau montée sur châssis (voir annexe) 21

Façade ventilée (voir annexe) 21

Fenêtre à caisson (voir annexe) 21

Fermeture coupe-feu 21

Gaine technique 22

Géométrie du bâtiment 22

Gestion de la qualité dans le domaine de la protection incendie 22

Grand entrepôt 22

Grand magasin 22

Hauteur totale (voir annexe) 22

Incendie de dimensionnement 23

Installateur 23

Installation (manipulation et entreposage de matières dangereuses) 23

Installation aéraulique (voir annexe) 23

Installation d'aspiration 23

Installation de climatisation 23

Installation de détection d'incendie 23

Installation de transport 24

Installation de ventilation 24

Installation d'extinction et de refroidissement spéciales 24

Installation d'extraction de fumée et de chaleur 24

Installation mécanique d'extraction de fumée et de chaleur 24

Installation naturelle d’extraction de fumée et de chaleur 24

Installation sprinklers 24

Installation thermique 24

Isolation thermique par l'extérieur (isolation périphérique) (voir annexe) 25

Lieu sûr à l'air libre 25

Lieu sûr dans le bâtiment 25

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Liquide facilement inflammable 25

Liquide inflammable 25

Livret de contrôle 25

Local de grande surface et de grande hauteur 25

Local ou zone exposé au danger d'explosion 26

Local ou zone exposé au danger d'incendie 26

Local recevant un grand nombre de personnes 26

Local servant de lieu sûr en cas d'évacuation 26

Maintenance 26

Manipulation de matières dangereuses 26

Matériau de construction 27

Matière 27

Matière dangereuse 27

Méthodes de preuves en protection incendie 27

Mise en danger 27

Modélisation 27

Mur coupe-feu 28

Nombre de niveaux 28

Objectif de protection 28

Objectif spécifique 28

Obturation 28

Panneau antifeu 29

Parc de citernes 29

Parking 29

Paroi et plafond formant compartiment coupe-feu 29

Paroi extérieure (voir annexe) 29

Personne spécialisée 29

Petit monte-charge 29

Phrase H 29

7
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Pièces d’artifice 29

Plan de protection incendie 29

Plan d'évacuation 30

Pneumatique et produits dérivés 30

Poste incendie 30

Préparation 30

Preuve 30

Preuve de performance 30

Preuve de protection incendie 30

Produit de construction 31

Produit de protection incendie 31

Produit résistant durablement à la chaleur 31

Projeteur 31

Projeteur en équipements de protection incendie 31

Rapport de contrôle de la protection incendie 31

Reconnaissance AEAI 31

Remise en état 31

Répertoire de protection incendie de l’AEAI 32

Résistance au feu 32

Responsable de l'assurance qualité de la protection incendie 32

Responsable de l’ensemble du projet 32

Risque d'incendie 32

Sas de cages d'escalier de sécurité 32

Scénario d'incendie de dimensionnement 32

Séparation des matières stockées 33

Signalisation des voies d'évacuation et des issues 33

Solution de substitution 33

Source de perturbations électromagnétiques 33

Stockage en lots 33

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Stockage en vrac 33

Stockage provisoire 33

Stockage séparé 33

Surface de plancher 33

Système classifié 34

Système de conduit de fumée 34

Système de mise en surpression 34

Système de peintures intumescentes 34

Système de protection contre la foudre 34

Système indépendant de l'air ambiant (coaxial) 34

Système porteur 34

Terrain de référence 34

Test intégral 35

Textile et membrane appliqués façade (voir annexe) 35

Toiture (voir annexe) 35

Type de réservoir 35

Unité d'emballage et d'expédition 35

Unité d'utilisation 35

Utilisateur 35

Voie de circulation 35

Voie de circulation principale 36

Voie d'évacuation 36

Voie d'évacuation horizontale 36

Voie d'évacuation verticale 36

Voie de sauvetage 36

Autres dispositions 36

Entrée en vigueur 36

Annexe 37

9
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Les termes ci-après sont utilisés dans les prescriptions de protection incendie. Ils sont définis du
point de vue de la protection incendie.

Accréditation
Attestation de la capacité d'un organisme certificateur de mener à bien, suivant des normes recon-
nues, des activités de certification : essais, surveillance ou certification.

Affectation
L'affectation désigne la nature de la destination des bâtiments, des autres ouvrages, des locaux et
des exploitations. Elle joue un rôle pour la protection incendie dans la mesure où des exigences par-
ticulières sont fixées, notamment en raison du danger pour les personnes.

Alimentation de sécurité
L'alimentation de sécurité doit fonctionner dès l'instant où une panne de l'alimentation générale se
produit, et pendant toute la durée exigée.

Allée de fuite
Les allées de fuite sont des voies d'évacuation horizontales dans les grands magasins. Elles pré-
sentent aux deux extrémités des issues donnant directement à l’extérieur. Les allées de fuite sont
exigées lorsque plusieurs voies de circulation principales se rejoignent.

Analyse des incertitudes et des erreurs


L'analyse des incertitudes et des erreurs permet d'examiner la solidité et la fiabilité d'une solution.
Parmi les méthodes courantes, on compte l'analyse de sensibilité, l'analyse de paramètres, l'estima-
tion de la marge d'erreur et l'évaluation de la dépendance proportionnelle et de la dépendance ex-
ponentielle.
Tant que des incertitudes ou des ambiguïtés subsistent par rapport à la réalisation des objectifs, des
facteurs ou marges de sécurité appropriés sont à introduire.

Approche globale
Accomplir une tâche de protection incendie suivant une approche globale consiste à l'envisager
dans toutes ses dimensions, à en considérer tous les tenants et les aboutissants dans une perspec-
tive large, et à faire preuve de prévoyance à tous égards.
Il s'agit de traiter les problèmes en particulier, mais aussi dans leur ensemble ainsi que sous l'angle
de leurs rapports mutuels et de leurs influences réciproques.
Pour la protection incendie, cela signifie notamment:
a tenir compte de l'objet tel qu'il se trouve dans son environnement, mais encore de ses proprié-
taires, de ses exploitants ainsi que des conditions dans lesquelles il sera exploité;
b voir les objectifs de protection et les grandeurs qui ont été définies pour les atteindre;
c étudier les rapports directs ou indirects qui existent entre les mesures de protection incendie, sur
les plans de la construction, de l'organisation et des équipements de protection incendie, comme
sur le plan de la défense incendie;
d connaître les règles, les valeurs, les lois et les normes en vigueur;
e étudier et connaître les conséquences, les influences et les interférences qui peuvent affecter le
fonctionnement des systèmes, ainsi que les réactions que l'on peut attendre sur le plan humain.

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Par ailleurs, l'optimisation d'une tâche de protection incendie suivant des méthodes de preuves ne
doit pas entraîner d'affaiblissement du concept de protection incendie dans son ensemble.

Ascenseur pour sapeurs-pompiers


Ascenseurs destinés à l'usage courant, mais qui sont également construits et sécurisés de manière
à pouvoir être utilisés par les sapeurs-pompiers en cas d'incendie, pour l'intervention et l’évacuation.

Ascenseur spécial pour personnes handicapées


Ces ascenseurs sont destinés au transport de personnes à mobilité réduite (en fauteuil roulant).

Asservissement incendie
Par asservissement incendie on entend la commande de systèmes de sécurité ou de leurs compo-
sants par une installation de détection d'incendie, une installation sprinklers ou un équipement simi-
laire en vue d'assurer la sécurité en cas d'incendie. Il s'agit en particulier des actions suivantes:
 fermeture des portes coupe-feu;
 ouverture des exutoires de fumées;
 mise en service des installations d’extraction de fumée et de chaleur;
 mise hors service des ascenseurs.

Asservissement incendie (installations de transport, phase 1)


L'asservissement incendie des installations de transport (ascenseurs) est une commande automa-
tique, activée à des fins d'évacuation, qui rend toutes les commandes normales inopérantes. Les
ordres enregistrés sont annulés et la cabine va automatiquement à l'étage désigné pour l'évacua-
tion. Tous les dispositifs d’appels aux paliers et d’envoi en cabine y compris le «bouton de réouver-
ture des portes» sont rendus inopérants. La cabine stationne à l'étage désigné, avec les portes ou-
vertes, jusqu'à ce que l'asservissement incendie soit désactivé au moyen de l'interrupteur à clé situé
au niveau servant à l'intervention des sapeurs-pompiers. L'asservissement incendie active l'alimen-
tation de sécurité, l'interphone et l'éclairage permanent de la gaine et du local de machines. L'ali-
mentation de sécurité est mise en route par l'installation de détection d'incendie et / ou au moyen de
l'interrupteur à clé situé au niveau servant à l'intervention des sapeurs-pompiers.

Assurance qualité en protection incendie


L'assurance qualité en protection incendie est l'ensemble des activités mises en œuvre pour garan-
tir l'efficacité des mesures de protection incendie relatives à la construction, à l'équipement, à l'or-
ganisation et à la défense incendie ainsi que pour assurer la sécurité incendie durant toute la vie du
bâtiment ou de l'ouvrage.

Attestation de conformité
Déclaration écrite d'un organisme notifié selon laquelle un produit est conforme à une norme euro-
péenne harmonisée spécifiée et peut être mis sur le marché.

Autorité de protection incendie


L'autorité de protection incendie veille au respect des prescriptions de protection incendie. Elle
examine les concepts et preuves de protection incendie pour vérifier qu'ils sont complets, compré-
hensibles et plausibles.

11
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Bande filante de protection incendie


Les bandes filantes de protection incendie, posées horizontalement ou verticalement au niveau de
l’isolation thermique par l’extérieur (isolation périphérique), sont destinées à empêcher la propaga-
tion incontrôlée de l’incendie au niveau de l’isolation.

Bâtiment administratif, industriel ou artisanal


Entrent notamment dans cette catégorie les bureaux, les écoles, les bâtiments industriels, les cen-
trales de commande, les centres de calcul, les locaux de production, les entrepôts, les locaux de
préparation et ceux d'expédition, ainsi que les installations et les équipements d'exploitation qui y
sont intégrés.

Bâtiment d'habitation
Maisons individuelles, maisons abritant plusieurs logements, logements spécialement conçus pour
les personnes âgées, immeubles résidentiels, etc.

Bâtiment élevé
Sont considérés comme bâtiments élevés ceux dont la hauteur totale atteint plus de 30 m.

Bâtiment ou autre ouvrage


Sont considérés comme bâtiments et autres ouvrages les bâtiments, les constructions mobilières et
les autres ouvrages (installations de production de l'industrie chimique, pylônes, etc.).

Besoin journalier
Quantité de matières dangereuses nécessaire à la bonne marche de l'exploitation, ou quantité
maximale admise sur le lieu de vente, par jour (24 heures). Lorsque le risque d'incendie est trop
élevé, l'autorité de protection incendie peut restreindre la quantité maximale normalement admise.

Câble
Il s’agit des câbles d'énergie, les câbles de commande et les câbles informatiques, électriques ou
non.

Cage d'escalier de sécurité


Cage d'escalier spécialement protégée contre la pénétration de la fumée et du feu, accessibles à
chaque niveau uniquement par un sas ou par des couloirs et paliers toujours ouverts sur l'air libre.

Cantonnement des fumées


Le cantonnement des fumées à l’intérieur des bâtiments a pour but d’empêcher la propagation in-
contrôlée des fumées et de la chaleur dans tout le compartiment coupe-feu. Il fait appel à différentes
mesures de construction, telles que les écrans de cantonnement des fumées et les éléments de
construction assurant un compartimentage; il permet de cantonner les fumées d’un incendie et en
facilite l’évacuation vers les points d’extraction.

Capacité d’occupation
La capacité d’occupation correspond au nombre maximal d’occupants d’un local en fonction des
spécificités de ce dernier. Elle est fonction de la taille et de l’affectation des locaux considérés.

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Catégorie de réaction au feu


L'attribution des matériaux de construction aux catégories de réaction au feu correspondantes
(RF1 – RF4) est définie dans la directive de protection incendie «Matériaux et éléments de construc-
tion».

Certificat
Document délivré conformément aux règles d’un système de certification, attestant avec un niveau
suffisant de confiance qu’un produit dûment identifié est conforme à une norme ou à un autre do-
cument normatif spécifié.

Chargé de sécurité en protection incendie


Le chargé de sécurité en protection incendie a pour tâche, conformément à son cahier des charges,
de veiller à la sécurité incendie et à l'application des prescriptions en vigueur dans ce domaine. Il est
responsable de l'application et de la surveillance des mesures relatives à la construction, à l'équi-
pement et à l'organisation et doit disposer d’une formation correspondante.

Charge thermique (voir annexe)


La charge thermique correspond à la puissance calorifique de tous les matériaux combustibles qui
se trouvent dans un compartiment coupe-feu, rapportée à la surface au sol de ce dernier. Elle est la
somme de la charge thermique mobilière et immobilière, exprimée en MJ/m2 de surface du compar-
timent coupe-feu.
On ne tiendra pas compte des matières incorporées, transformées ou entreposées sous une forme
qui exclut toute inflammation pendant la durée de résistance au feu requise.

Commande destinée aux sapeurs-pompiers (Installations de transport


phase 2)
La commande destinée aux sapeurs-pompiers peut être mise en route au moyen de l'interrupteur à
clé se trouvant dans l'ascenseur prévu pour être utilisé en cas d'incendie. Cet ascenseur ne peut
dès lors être commandé, avec toutes les fonctions spéciales, que depuis le tableau se trouvant à
l'intérieur de la cabine.

Commande de rappel des installations de transport


Dispositif de commande dans le local de machines, qui permet de manœuvrer la cabine même lors-
que certains dispositifs de sécurité sont activés. La commande de rappel doit se trouver:
 dans le local de machines ou
 dans l'armoire abritant le mécanisme de commande ou
 sur les tableaux de commande pour les urgences et les courses d'essai.

Compartiment coupe-feu
Les compartiments coupe-feu sont composés de parties de bâtiments et d'autres ouvrages sépa-
rées entre elles par des éléments de construction coupe-feu.

13
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Compartiments coupe-feu ventilés ensemble


Les compartiments coupe-feu de même affectation et présentant le même risque d'incendie peuvent
être ventilés ensemble si le concept de protection incendie le prévoit. Selon les surfaces de compar-
timent coupe-feu, les secteurs ventilés ensemble peuvent s'étendre sur plusieurs niveaux.

Comportement critique
Sont considérés comme produits de construction présentant un comportement critique les matériaux
de construction qui, en cas d’incendie, peuvent mettre très vite en danger des personnes du fait de
fortes émanations de fumées, de la formation de gouttes en fusion, etc., à l’intérieur de bâtiments et
d’ouvrages. De ce fait, ces matériaux ne peuvent être utilisés à l’intérieur de bâtiments que si des
mesures de protection sont prises.

Concept « construction »
Le concept de protection incendie reposant sur des mesures de construction permet d'atteindre les
objectifs de protection par des mesures de construction. Il peut être nécessaire d'y inclure des équi-
pements de protection incendie, suivant l'affectation du bâtiment ou de l'ouvrage en question.

Concept « installation d'extinction »


Le concept de protection incendie avec installation d'extinction intègre, dans les mesures de protec-
tion incendie relatives à la construction, des installations d'extinction fixes reconnues par l'AEAI.

Concept de protection incendie


Ensemble coordonné des mesures à prendre, en fonction du projet, sur le plan de la construction,
de l'équipement, de l'organisation et de la défense incendie. Le concept de protection incendie dé-
crit les problèmes en particulier et sous l'angle de leurs rapports mutuels, compte tenu des objectifs
de protection, de l'affectation de l'ouvrage, du risque d'incendie et des dommages susceptibles de
survenir. Il s'agit d'une approche globale axée sur les objectifs de protection incendie à atteindre
pour l'ouvrage concerné.
Toujours lié à l'état actuel de la planification, le concept de protection incendie doit être mis à jour si
des modifications importantes interviennent en cours de travaux. Il sera contrôlé et actualisé au plus
tard au moment de la réception de l'ouvrage.
La version actuelle du concept de protection incendie fait partie des documents nécessaires à la vé-
rification des mesures de protection incendie.

Concept standard de protection incendie


Le concept standard de protection d'incendie est le plan d'action permettant d'atteindre les objectifs
de protection en application des seules prescriptions de protection incendie. Il se compose des diffé-
rentes mesures à prendre sur le plan de la construction, de l'équipement, de l'organisation et de la
défense incendie, conformément aux critères de détermination des exigences de protection incen-
die.

Conduit de fumée
Les conduits de fumée sont des installations fabriquées avec des produits de construction servant à
évacuer les gaz de combustion émis par les appareils de chauffage.

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Conduit de raccordement
Les conduits de raccordement servent à relier les appareils de chauffage (fonctionnant sous pres-
sion négative) aux conduits de fumée.

Conduite d'eau d'extinction


Sont considérées comme conduites d'eau d'extinction les colonnes humides ou sèches avec hy-
drants intérieurs (conduites de raccordement de diamètre DN 80 au minimum) qui sont à disposition
des sapeurs-pompiers à l'intérieur des bâtiments et des autres ouvrages.

Construction mobilière
Constructions édifiées pour une durée limitée (telles que les baraques, les conteneurs, les tentes et
les chapiteaux, les cabanes et les stands).

Construction reconnue
Sont considérées comme constructions reconnues par l’AEAI, les constructions composées de plu-
sieurs produits de construction, dont l’arrangement prévu permet d’atteindre les objectifs de protec-
tion.

Contrôle de fonctionnement
Les contrôles de fonctionnement consistent à vérifier l’état de fonctionnement des parties essen-
tielles des équipements de protection incendie. Les contrôles de fonctionnement doivent être effec-
tués à intervalles réguliers.

Convention d'utilisation
La convention d'utilisation définit les objectifs des propriétaires et des exploitants d'un bâtiment ou
d'un ouvrage sur le plan de son affectation et des mesures de protection prévues. Elle précise en
outre les conditions, les exigences et les prescriptions à observer lors de la planification, de la réali-
sation et de l'utilisation du bâtiment ou de l'ouvrage. Les affectations prévues, le nombre d'occu-
pants, les risques d'incendie et les travaux d'entretien nécessaires doivent être précisés dans le do-
cument.

Couloir
Les couloirs sont des voies d'évacuation horizontales séparées du reste du bâtiment de manière à
résister au feu.

Cour intérieure (bâtiment avec cour intérieure)


Les cours intérieures sont des espaces extérieurs non couverts, entourés de bâtiments ou d’autres
ouvrages.

15
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Cour intérieure couverte (bâtiment avec cour intérieure couverte dite


atrium)
Sont considérés comme bâtiments avec cour intérieure couverte les bâtiments ou autres ouvrages
comportant de telles cours, dites aussi «atrium», qui remplissent au moins l’une des conditions sui-
vantes:
 la surface des compartiments coupe-feu reliés entre eux et couvrant plusieurs niveaux est supé-
rieure à 3’600 m2;
 la cour intérieure couverte inclut plus de trois niveaux;
 La hauteur de la cour intérieure couverte dépasse 11 m.

Coursive extérieure
Les coursives extérieures sont des voies d'évacuation horizontales qui sont d’un côté ouvertes au
moins pour moitié sur l'extérieur, sur toute leur longueur.

Crèche et garderie d'enfants


La définition varie selon les réglementations cantonales. Les conditions générales sont les sui-
vantes:
 les crèches assurent la prise en charge, de jour, d'enfants jusqu'à l'âge de l'école maternelle.
Elles accueillent des groupes d'environ 10 enfants. Dans les crèches séjournent essentiellement
des enfants qui, du fait de leur âge, sont dépendants de façon permanente ou temporaire de
l'aide du personnel d’encadrement;
 les garderies d'enfants assurent la prise en charge, de jour, d'enfants à partir de l'âge de l'école
maternelle. Elles accueillent environ 20 enfants. Dans les garderies séjournent essentiellement
des enfants qui, du fait de leur âge, ne sont pas ou ne sont que partiellement dépendants de
l'aide du personnel d’encadrement.

Critères de performance
Les critères de performance permettent de quantifier les objectifs spécifiques, ceux-ci sont ainsi
mesurables pour une preuve (comparaison entre la performance visée et la performance atteinte).
Pour chaque objectif spécifique, au moins un critère de performance est défini.

Cuisine professionnelle
Par cuisines professionnelles, on entend les zones où sont installés des appareils de cuisson tels
que des friteuses, des grils ou des cuisinières utilisés à des fins professionnelles.

Danger d’activation
Le danger d'activation résulte des sources d’inflammation de toute nature qui, de par leur énergie
calorifique ou d'inflammation, sont à même de déclencher un processus de combustion. Les
sources d'inflammation dépendent de l'affectation du bâtiment ou de l'ouvrage. Le danger d'activa-
tion est déterminant, en tant que valeur statistique empirique, pour la probabilité de survenance d'un
incendie.

16
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Danger de formation de fumée


Par danger de formation de fumée, on désigne le danger de forte formation et propagation de fumée
à l’intérieur des bâtiments, ouvrages et installations, rendant difficile le sauvetage des personnes et
des animaux ou entravant l'intervention des sapeurs-pompiers.

Danger d'incendie
Par danger d'incendie, on entend l'ampleur possible des dommages causés par l'incendie (aux per-
sonnes ou aux biens).
L'évaluation des dangers d'incendie tient compte des facteurs inhérents à:
 l'affectation du bâtiment, tels que;
 la charge thermique mobilière;
 la combustibilité des matériaux et la densité de fumée produite;
 les propriétés toxiques et corrosives des gaz d'incendie;
la construction, tels que:
 la charge thermique immobilière;
 les dimensions, la superficie et la hauteur des bâtiments, ouvrages et compartiments coupe-feu;
 le nombre de niveaux.

Danger pour les personnes


Parmi les bâtiments et les autres ouvrages présentant un danger particulier pour les personnes, on
compte notamment:
 les bâtiments et les autres ouvrages avec locaux recevant un grand nombre de personnes,
par exemple les grands magasins, les lieux de rassemblement, les écoles abritant des aulas;
 les bâtiments et les autres ouvrages où séjournent, de façon permanente ou temporaire, des
personnes dépendantes de l'aide de tiers, par exemple les hôpitaux, les maisons de retraite et
les établissements médico-sociaux;
 les bâtiments et les autres ouvrages abritant des exploitations industrielles qui présentent un
risque important sur le plan de la protection incendie, par exemple les entreprises de l'industrie
chimique, les exploitations où sont stockées ou manipulées des matières dangereuses.

Déclaration de conformité de protection incendie


Déclaration juridiquement valide du propriétaire ou de son représentant selon laquelle le bâtiment
ou l'ouvrage a été entièrement exécuté selon le concept standard tel qu'il est prévu par les prescrip-
tions de protection incendie ou selon un concept de protection incendie.

Déclaration de performance
Déclaration par laquelle le fabricant assume la responsabilité concernant la conformité des perfor-
mances déclarées pour le produit de construction.

Défense incendie (voir annexe)


La défense incendie incombe essentiellement aux sapeurs-pompiers. Elle comprend tout ce que les
sapeurs-pompiers entreprennent, en cas d'événement, pour sauver les personnes en danger, pro-
téger l'environnement et les biens matériels, éteindre l'incendie ou réduire les dommages connexes.

17
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Degré d'assurance qualité


Les degrés de l'assurance qualité fixent les exigences auxquelles doivent répondre l'organisation du
projet, les personnes impliquées et la documentation.

Désenfumage par balayage


Le désenfumage par balayage amène de l’air frais dans une voie d’évacuation et crée une surpres-
sion qui empêche la fumée de pénétrer dans la zone de balayage. L’ouvrant de désenfumage doit
être disposé de sorte à balayer d’air frais toute la voie d’évacuation en sens opposé à la fuite.

Désenfumage par des ventilateurs des sapeurs-pompiers


Les exutoires de désenfumage sont des ouvertures débouchant à l'air libre (ouvertures dans les pa-
rois et les toitures, gaines et canaux destinés à l'évacuation de la fumée et de la chaleur) qui per-
mettent aux sapeurs-pompiers de mettre en œuvre des appareils mobiles d'extraction de fumée et
de chaleur (par exemple ventilateurs des sapeurs-pompiers, ventilateurs pour gaz chauds).
Les ouvertures d'amenée d'air sont les ouvertures par lesquelles les ventilateurs des sapeurs-
pompiers soufflent l'air dans le local, soit directement par une porte, soit indirectement, par une cage
d'escalier ou un couloir.

Développement d'un incendie


Description des différentes phases d'un incendie.
Lorsque cela est nécessaire pour l'examen d'un cas concret, il faut distinguer les phases d'incendie
suivantes:
a éclosion;
b croissance;
c feu constitué;
d déclin;
e extinction (plus de dégagement d'énergie).

Dispositif d'extinction (voir annexe)


Font notamment partie des dispositifs d'extinction les extincteurs portatifs, les extincteurs mobiles et
les postes incendie. Ils sont actionnables manuellement et servent à la première intervention contre
le feu par les usagers des bâtiments et des autres ouvrages.
Les extincteurs portatifs sont des appareils d'extinction transportables et prêts à l'emploi. Ils sont
classés en fonction de leur capacité d'extinction et du domaine d'utilisation de l'agent extincteur.
Les extincteurs mobiles sont des appareils d'extinction équipés de roues. Ils sont plus grands et plus
lourds que les extincteurs portatifs.

Distance de sécurité incendie


Sont considérées comme distances de sécurité incendie entre les bâtiments et les autres ouvrages
les distances minimales requises pour garantir une protection incendie suffisante.

Documentation
La documentation comprend tous les éléments nécessaires à des fins de vérification (rapports,
plans, schémas, etc.).

18
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Documents d’intervention
Documents d’intervention destinés aux sapeurs-pompiers (art. 45 de la norme de protection incen-
die) à fournir conformément aux exigences cantonales et permettant aux sapeurs-pompiers de me-
ner à bien leurs opérations (données relatives au bâtiment, liste d'adresses, plan d'accès, plan du
bâtiment, liste des marchandises en stock, etc.).

Documents nécessaires à la vérification des mesures de protection in-


cendie
Ces documents contiennent tous les éléments nécessaires pour garantir le fonctionnement en tout
temps des dispositifs de protection incendie et de défense incendie, ainsi que des installations tech-
niques du bâtiment.

Éclairage de sécurité
Un éclairage est considéré comme éclairage de sécurité quand son installation est fixe et qu'il est
relié à une alimentation de sécurité. L'éclairage antipanique installé dans les locaux fait également
partie de l'éclairage de sécurité.

Élément de construction
Sont considérées comme éléments de construction toutes les parties d'un ouvrage soumises à des
exigences sur le plan de la résistance au feu.

Élément de construction formant compartiment coupe-feu


Les éléments de construction formant compartiment coupe-feu sont des éléments de séparation
comme les murs coupe-feu, les parois et planchers formant compartiment coupe-feu, les fermetures
coupe-feu et les obturations. Ils doivent limiter la propagation du feu, de la chaleur et des fumées.

Enduit de protection incendie


Les enduits de protection incendie (systèmes de peintures intumescentes) améliorent les propriétés
techniques de protection incendie des produits de construction. Ils peuvent améliorer le comporte-
ment au feu (inflammabilité, propagation des flammes, etc.) des matériaux de construction et / ou la
résistance au feu des éléments de construction.

Engin pyrotechnique
Les engins pyrotechniques sont des produits prêts à l'emploi, qui comportent au moins un élément
explosif ou un dispositif d'allumage. On fait la distinction entre les engins pyrotechniques réservés à
un usage professionnel (catégories T1, T2 et P1 à P3) et les engins pyrotechniques de divertisse-
ment (catégories 1 à 4).

Engin pyrotechnique utilisé sur scène (feu d’artifice de scène)


Engins pyrotechniques des catégories T1 et T2 et effets pyrotechniques destinés à être utilisés sur
scène, à l’intérieur ou à l’extérieur, y compris dans les productions cinématographiques et télévi-
suelles, ou à une utilisation analogue.

Entreposage commun
Entreposage de marchandises de diverses classes de danger dans un même compartiment
coupe-feu.

19
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Entrepôt
Lieu où sont entreposées, dans des récipients ou des fûts, des matières dans des quantités qui ex-
cèdent les besoins journaliers.

Entrepôt à hauts rayonnages


Entrepôts à rayonnages dans lesquels des allées sont aménagées et dont la hauteur, mesurée du
sol au sommet des marchandises sur l'étagère la plus haute, est supérieure à 7,50 m.

Entrepôt à rayonnages
Entrepôts dans lesquels la marchandise est stockée sur des palettes, dans des rayonnages fixes ou
coulissants.

Entrepôt de récipients
Dans ce type d'entrepôt, la marchandise est stockée dans des supports de transport superposables
(par exemple palettes avec entourage démontable, conteneurs à claire-voie) sans espacement laté-
ral entre les unités de stockage.

Entretien
L'entretien est l'ensemble des mesures (contrôle du fonctionnement, maintenance, remise en état)
prises pour conserver ou rétablir l'efficacité initiale des installations techniques, telle qu'elle est
prescrite, ainsi que pour déterminer et évaluer l'état actuel des équipements de protection incendie
ou des installations techniques du bâtiment.

Enveloppe
L’enveloppe est le revêtement capable de résister au feu recouvrant intégralement (6 côtés) un
élément de construction afin de protéger celui-ci de l’action d’un incendie et d’améliorer par consé-
quent ses qualités techniques de protection incendie. L’enveloppe doit également toujours englober
la zone de passage (par exemple conduit traversant un élément enveloppé d’une paroi).

Escalier
On entend par escaliers des liaisons verticales accessibles aux personnes telles que
- les cages d’escalier (intérieures ou contiguës aux parois extérieures);
- les escaliers extérieurs;
- les cages d’escalier de sécurité.
Les escaliers agencés en conséquence peuvent répondre aux exigences d’une voie d’évacuation
verticale.

Établissement d’hébergement (voir annexe)


[a] Notamment les hôpitaux, les maisons de retraite et les établissements médico-sociaux où sé-
journent, de façon permanente ou temporaire, 20 personnes ou plus, ayant besoin de l'aide de
tiers.
[b] Notamment les hôtels, les pensions, les centres de vacances où séjournent, de façon perma-
nente ou temporaire, 20 personnes ou plus, n’ayant pas besoin de l’aide de tiers.
[c] Notamment les les établissements d’hébergement isolés présentant des restrictions d’accès hé-
bergeant en permanence ou temporairement 20 personnes ou plus, exclusivement randonneurs.

20
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Évacuation
Action qui consiste à quitter en bon ordre les lieux du sinistre et à conduire les personnes ou les
animaux en danger dans une autre zone qui est sûre ou directement à l'air libre.

Évaluation technique européenne (ETE)


Reconnaissance, par un organisme d'évaluation notifié, de l'aptitude à l'usage prévu d'un produit
n’entrant pas ou que partiellement dans le champ d’application de normes européennes harmoni-
sées.

Expert / ingénieur spécialisé


L'expert ou l'ingénieur spécialisé procède à des contrôles spécifiques d’éléments d'un bâtiment ou
d'un ouvrage et rédige un rapport présenté au propriétaire et à l'autorité de protection incendie. Il
peut s'agir, par exemple, de spécialistes en constructions / façades en bois, ou en systèmes de
peintures intumescentes appliquées sur les constructions métalliques.

Façade à membrane (voir annexe)


Membrane, textile ou feuille minces montés sur une structure, servant de protection contre les in-
tempéries et constituant une façade indépendante.

Façade double peau (construction à façade double peau) (voir annexe)


Parois extérieures multicouches composées d'une façade primaire et d'une façade secondaire.

Façade rideau (voir annexe)


Les façades rideaux sont composées d'éléments portant sur plusieurs niveaux, placés le long des
têtes de dalles et ancrés dans cette partie.

Façade rideau montée sur châssis (voir annexe)


Les façades rideaux montées sur châssis se composent de poteaux porteurs et de traverses. Les
espaces ainsi délimités sont remplis de vitrages isolants, de panneaux ou de battants de fenêtre.

Façade ventilée (voir annexe)


Les façades ventilées se composent d'un bardage qui sert de protection contre les intempéries et
est séparé par une lame d'air des couches situées derrière.

Fenêtre à caisson (voir annexe)


Une fenêtre à caisson, une fenêtre à double vitrage, un élément de façade double peau ou à cavité
fermée (Closed Cavity Façade CCF) est un élément de fenêtre constitué de plusieurs couches sé-
parées par une épaisseur d'air immobile entre la paroi vitrée extérieure et intérieure, dite lame d'air.

Fermeture coupe-feu
Les fermetures coupe-feu sont des éléments de construction mobiles résistant au feu (par exemple
portes, portails, couvercles et portes palières d'ascenseur) servant à fermer les passages et les ou-
vertures dans les éléments de construction formant compartiment coupe-feu.

21
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Gaine technique
Les gaines techniques sont des compartiments coupe-feu traversant plusieurs niveaux, destinés à
recevoir des conduites d’installations techniques et des installations de déversement.

Géométrie du bâtiment
a Bâtiments de faible hauteur : hauteur totale 11 m au maximum.
b Bâtiments de moyenne hauteur : hauteur totale 30 m au maximum.
c Bâtiments élevés : hauteur totale de plus de 30 m.
d Bâtiments de taille réduite : bâtiments de faible hauteur, 2 niveaux au maximum hors terre,
1 niveau souterrain au maximum, surface totale de tous les niveaux: 600 m2 au maximum sous-
sols inclus, pas d’utilisation pour y faire dormir des personnes, à l’exception d’un appartement,
pas d’utilisation comme crèche, locaux recevant un nombre important de personnes uniquement
au rez-de-chaussée.
e Bâtiments annexes : constructions d'un seul niveau et d'une surface au sol de 150 m2 au maxi-
mum, qui ne sont pas destinées à recevoir des personnes de façon durable, ne sont équipées
d'aucun foyer ouvert et où l'on n'entrepose pas de matières dangereuses en quantité significative
(par exemple, abris pour véhicules, garages, cabanons de jardin, abris pour petits animaux et pe-
tits entrepôts).

Gestion de la qualité dans le domaine de la protection incendie


La gestion de la qualité dans le domaine de la protection incendie englobe toutes les mesures
prises pour garantir l'efficacité des mesures de protection incendie durant toute la vie du bâtiment ou
de l'ouvrage.

Grand entrepôt
Les entrepôts servant au stockage d'engins pyrotechniques d'un poids brut supérieur à 300 kg sont
considérés comme grands entrepôts.

Grand magasin
Magasin dont la surface totale est supérieure à 1’200 m2 par compartiment coupe-feu.

Hauteur totale (voir annexe)


La hauteur totale d'un ouvrage correspond à la plus grande hauteur entre le point le plus haut de la
charpente du toit, mesurée à l'aplomb du terrain de référence. Le point culminant de la toiture est,
s’il s’agit d’un toit à deux pans, le faîte et, s’il s’agit d’une toiture plate, le bord du toit. Les supers-
tructures techniques, par exemple celles concernant les ascenseurs, les escaliers, les ventilations,
les conduits de fumée ou les installations solaires peuvent dépasser le point culminant de la toiture.
Les dispositions de l'Accord intercantonal harmonisant la terminologie dans le domaine des cons-
tructions (AIHC) sont applicables.

22
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Incendie de dimensionnement
L'incendie de dimensionnement constitue la base du scénario d'incendie de dimensionnement.
Les données servant à le paramétrer sont normalement les suivantes:
a pouvoir calorifique;
b taux d'énergie libérée;
c taux de production de gaz toxiques;
d taux de production de fumée;
e importance et taux de propagation de l'incendie;
f hauteur des flammes;
g situation (tridimensionnelle) de l'incendie.

Installateur
Les installateurs sont des entreprises qualifiées pour l'exécution des travaux relevant de leur do-
maine de compétence, conformément aux prescriptions et dans les règles de l'art.
Une reconnaissance de l’AEAI en tant qu’entreprise spécialisée peut s’avérer nécessaire pour
l’installation d’équipements techniques de protection incendie (par exemple installations de détec-
tion d'incendie, installations sprinklers).

Installation (manipulation et entreposage de matières dangereuses)


Les installations regroupent les installations, les machines, les appareils, les récipients, les pompes,
les points de soutirage, les outils, etc. utilisés pour la manipulation et l’entreposage des matières
dangereuses.

Installation aéraulique (voir annexe)


Par installations aérauliques, on entend notamment les installations de ventilation, de climatisation
et d'aspiration.

Installation d'aspiration
La fonction des installations d'aspiration est de détecter à leur source puis d'évacuer les gaz, les
vapeurs, les brouillards ou les poussières de nature inflammable, explosible ou nocive, ou toute
autre substance toxique.

Installation de climatisation
Les installations de climatisation sont des installations de ventilation qui maintiennent automatique-
ment la température et l'humidité de l'air dans un local à des valeurs données. Les installations de
filtrage servent au nettoyage de l'air pulsé.

Installation de détection d'incendie


Les installations de détection d'incendie doivent déceler automatiquement un début d'incendie et le
signaler, ainsi qu'alerter les personnes en danger et les sapeurs-pompiers. Elles peuvent aussi être
utilisées pour actionner d’autres équipements de protection incendie.

23
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Installation de transport
Par installations de transport, on désigne toutes les installations de transport installées de manière
fixe et comportant un dispositif de transport qui se déplace le long d'un ou plusieurs guides (par
exemple ascenseurs, escaliers mécaniques).

Installation de ventilation
Les installations de ventilation renouvellent l'air ambiant par aération, par ventilation, ou en combi-
nant les deux systèmes. Elles peuvent en plus être équipées de dispositifs de filtrage, de réchauf-
fement et d'humidification de l'air.

Installation d'extinction et de refroidissement spéciales


Les installations d'extinction et de refroidissement spéciales sont en particulier les systèmes d'ex-
tinction à aérosol, à gaz, à brouillard d'eau, à mousse ou à poudre, ou les systèmes d'extinction
prévus pour les cuisines professionnelles. Elles servent au refroidissement en cas d'incendie ou à
l'extinction des incendies dans les zones protégées. Après avoir émis un signal d'alerte, les sys-
tèmes d'extinction à gaz amènent automatiquement l'agent extincteur vers les zones à protéger
contre l'incendie.

Installation d'extraction de fumée et de chaleur


Par installations d'extraction de fumée et de chaleur, on entend l'ensemble des installations tech-
niques et des éléments de construction qui, en tant que système, servent à évacuer la fumée et la
chaleur de manière contrôlée hors des bâtiments et des autres ouvrages en cas d'incendie. En font
également partie les exutoires de fumées ainsi que les ouvertures servant à la pénétration d'air de
rechange de l'extérieur ou à la décharge de pression.

Installation mécanique d'extraction de fumée et de chaleur


Les installations mécaniques d’extraction de fumée et de chaleur sont des équipements fixes qui, à
l'aide de ventilateurs et d’ouvertures d’amenée d’air, évacuent la fumée et la chaleur de manière
contrôlée à l'air libre en cas d'incendie.

Installation naturelle d’extraction de fumée et de chaleur


Les installations naturelles d’extraction de fumée et de chaleur sont des équipements fixes qui se
mettent en activité sous l'effet de l'ascendance thermique et qui évacuent la fumée et la chaleur à
l'air libre de manière contrôlée, au moyen d'exutoires de désenfumage et d'ouvertures d'amenée
d'air frais.

Installation sprinklers
Les installations sprinklers doivent, en cas d'incendie, donner l'alarme, amener automatiquement
l'eau d'extinction jusqu'aux locaux à protéger et éteindre l'incendie ou le contenir jusqu'à l'arrivée
des sapeurs-pompiers. Elles peuvent être utilisées pour actionner d’autres équipements de protec-
tion incendie.

Installation thermique
Sont considérés comme installations thermiques les appareils et les systèmes servant à la produc-
tion de chaleur, en particulier les appareils de chauffage, les pompes à chaleur, les centrales de co-
génération, les centrales thermiques en montage-bloc, les installations à absorbeur et les installa-
tions d'énergie solaire.

24
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Les installations thermiques comprennent l'appareil de production de chaleur, les dispositifs de


transport, de distribution, de commande et de sécurité, ainsi que les dispositifs d'évacuation des gaz
de combustion.
Les appareils de chauffage sont des appareils servant à la production de chaleur et fonctionnant
avec des combustibles solides, liquides ou gazeux.
Sont considérés comme appareils de chauffage prélevant l’air de combustion directement de
l’extérieur ceux pour lesquels l'air de combustion est amené de l'air libre par des conduits ou des
gaines et qui ne dégagent pas de gaz de combustion en quantités dangereuses dans le local où ils
sont installés.

Isolation thermique par l'extérieur (isolation périphérique) (voir annexe)


Isolation périphérique recouverte sans espace vide de crépi extérieur.

Lieu sûr à l'air libre


Lieu situé à l'air libre, où les personnes évacuées sont à l'abri de l'incendie ou d’autres dangers et
de leurs effets.

Lieu sûr dans le bâtiment


Lieu situé à l'intérieur du bâtiment, accessible par les voies d'évacuation et de sauvetage, où les
personnes en fuite peuvent attendre les équipes de sauvetage à l'abri de la fumée, de la chaleur et
des flammes. Il doit s'agir d'un compartiment coupe-feu débouchant directement dans la voie d'éva-
cuation verticale (évacuation horizontale dans des établissements d’hébergement de type [a], les
zones d'attente devant les ascenseurs d'évacuation, les locaux servant de refuges pour plusieurs
étages d’un bâtiment élevé, etc.).

Liquide facilement inflammable


Sont considérés comme facilement inflammables les liquides dont le point d'éclair est inférieur à
30 °C. Sont également considérés comme facilement inflammables les liquides ayant un point
d'éclair supérieur à 30 °C, lorsqu'ils se présentent sous forme de fines particules (brouillards, aéro-
sols) ou qu’ils sont chauffés au-dessus de leur point d'éclair.

Liquide inflammable
Les liquides inflammables sont classés dans les catégories 1 à 3 en fonction de leurs propriétés sur
le plan du risque d'incendie et d'explosion (par exemple point d'éclair).

Livret de contrôle
Le livret de contrôle sert à consigner les contrôles de fonctionnement, les tests intégraux ainsi que
les travaux de maintenance et de remise en état pendant toute la durée d'utilisation des installations
destinées à la protection incendie relative à la construction, à l'équipement et à la défense incendie.

Local de grande surface et de grande hauteur


Sont considérées comme locaux de grande surface et de grande hauteur les halls d'exposition, les
hangars industriels, les halles de production, etc. d'une superficie de plus de 4'800 m2 et d'une hau-
teur de plus de 6,0 m.

25
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Local ou zone exposé au danger d'explosion


Sont considérés comme exposés au danger d'explosion les locaux et les zones où des matières
présentant un danger d'explosion sont manipulées ou stockées en quantités telles que, en cas de
défaillance des mesures de protection à prendre, elles présentent un danger d'incendie.
Les matières présentant un danger d'explosion sont notamment:
 les explosifs;
 les engins pyrotechniques;
 les atmosphères explosibles chargées de gaz inflammables, de vapeurs ou de poussières.

Local ou zone exposé au danger d'incendie


Sont considérés comme exposés au danger d'incendie les locaux et les zones où des matières pré-
sentant un danger d'incendie sont manipulées ou stockées en quantités telles que, en cas de défail-
lance des mesures de protection à prendre, elles présentent un danger d'explosion ou d'incendie.
Les matières présentant un danger d'incendie sont notamment:
 les matières qui s'enflamment facilement et se consument très rapidement;
 les matières combustibles finement fractionnées;
 les matières auto-inflammables;
 les matières dégageant des gaz inflammables au contact de l'eau.

Local recevant un grand nombre de personnes


Locaux d'une capacité de plus de 300 personnes, notamment les halles polyvalentes, les salles de
sport et les halls d'exposition, les théâtres, les cinémas, les restaurants et les locaux similaires, ainsi
que les magasins dont la surface de vente mesure au plus 1’200 m2.

Local servant de lieu sûr en cas d'évacuation


Lieu sûr à l'intérieur d'un bâtiment, desservi par des voies d'évacuation et de sauvetage, où les per-
sonnes fuyant l'incendie sont protégées contre la fumée, la chaleur et les flammes jusqu'à l'arrivée
des sapeurs-pompiers (zones d'attente devant les ascenseurs destinés à l'évacuation, locaux de
rassemblement recevant les occupants de plusieurs étages dans les bâtiments élevés, etc.). La sé-
curité des personnes dans un local considéré comme sûr doit être garantie pendant une durée au
moins égale à la résistance au feu du système porteur. Ce local doit disposer d'un accès direct à la
voie d'évacuation verticale.

Maintenance
La maintenance comprend l'ensemble des mesures préventives assurant l'état de fonctionnement
des équipements de protection incendie et des installations techniques du bâtiment et le maintien de
leur efficacité. Les travaux de maintenance doivent être effectués à intervalles réguliers.

Manipulation de matières dangereuses


On entend par manipulation de matières dangereuses les activités liées à la production, au transva-
sement (remplissage et vidage des réservoirs d'entreposage au moyen de camions-citernes, de wa-
gons-citernes, de navires-citernes et de conduites de transport), au conditionnement (transfert dans
des récipients tels que les fûts et les bidons, ravitaillement des véhicules à moteur en carburant), au
traitement, à la transformation, à l’utilisation, au transvasement par pompe, au mélange, au net-
toyage, à la récupération, à la destruction et à l’évacuation des matières dangereuses.

26
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Matériau de construction
Sont considérés comme matériaux de construction tous les matériaux utilisés dans la construction
et l'aménagement des bâtiments, ouvrages et éléments de construction, et qui sont soumis à des
exigences sur le plan de la réaction au feu.

Matière
Par matières on entend les éléments chimiques et leurs combinaisons, naturels ou générés par un
processus de production.

Matière dangereuse
Sont considérées comme matières dangereuses sur le plan de la protection incendie les matières et
les préparations susceptibles de provoquer un incendie, ainsi que celles qui présentent un danger
pour l'être humain, l'animal ou l'environnement en cas d'incendie ou d'explosion. Méthode de
preuves en protection incendie

Méthodes de preuves en protection incendie


Les méthodes de preuves en protection incendie consistent en un ensemble de principes, de règles
et de méthodes permettant de déterminer sur une base scientifique si la sécurité incendie est assu-
rée en un lieu donné. Caractérisée par une approche à la fois théorique et empirique, elle consiste à
appliquer des méthodes et des procédés d'ingénierie en vue de déterminer le niveau de sécurité
incendie dans un bâtiment ou un ouvrage donné, et de définir les mesures à prendre en consé-
quence.
Les méthodes de preuves en protection incendie doivent toujours s'inscrire dans un concept de pro-
tection incendie global.
Les «méthodes de preuves» dont il est question dans les directives de protection incendie se rap-
portent toujours aux «méthodes de preuves en protection incendie».
Parmi les méthodes de preuves en protection incendie, on fait la distinction entre les méthodes de
preuves :
a qualitatives (preuve argumentée) et
b quantitatives (méthodes de preuves en protection incendie).

Mise en danger
La mise en danger résulte du rapport entre les dangers d’incendie potentiels et les mesures de pro-
tection prises pour les prévenir (dommages prévisibles).

Modélisation
La modélisation est une représentation simplifiée de la réalité, qu'elle ne peut saisir dans sa com-
plexité. S'il est correctement choisi, le modèle permet à l’utilisateur de décrire et de calculer les pa-
ramètres s'appliquant au problème concret.
Il convient d'être conscient des limites de la modélisation et d'en tenir compte.

27
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Mur coupe-feu
Les murs coupe-feu sont des éléments de construction stables servant de séparation entre des bâ-
timents et résistants au feu.
Les murs coupe-feu doivent être réalisés verticalement en continu aux mesures du mur extérieur le
plus haut des bâtiments et ouvrages contigus et aller directement jusque sous l’ultime couche supé-
rieure du toit ou jusqu’à revêtement de la paroi extérieure.
La stabilité des murs coupe-feu doit être garantie et doit pouvoir être conservée en cas
d’effondrement d’un pan de construction des bâtiments ou ouvrages.
La résistance au feu est déterminée en fonction de l’affectation, de la géométrie du bâtiment ainsi
que de la charge thermique mobilière et immobilière.
Les murs coupe-feu exigés à la limite des parcelles par la législation cantonale sur les constructions
doivent être exécutés conformément aux dispositions de la note explicative de protection incendie
«Murs coupe-feu».

Nombre de niveaux
Sont considérés comme niveaux tous les niveaux complets hors terre, les combles et l'attique. Sont
considérés comme niveaux souterrains les niveaux dont plus de 50 % de la surface des murs exté-
rieurs sont situés sous terre. Les niveaux intermédiaires dont la surface représente plus de 50 % de
la surface de plancher sont considérés comme niveaux complets.

Objectif de protection
Les objectifs de protection généraux définissent les intérêts de protection souhaités par la société et
énumérés dans l’art. 8 de la norme de protection incendie
En fonction de l’objet et de la tâche à accomplir, plus d’un objectif de protection peut être détermi-
nant.
De ces objectifs de protection généraux découlent des exigences fonctionnelles, définies concrète-
ment en fonction du bâtiment et de l’ouvrage, et devant être atteintes au moyen d’une planification
de la protection incendie.

Objectif spécifique
Des objectifs spécifiques sont définis qualitativement, en fonction de l’objet et de la tâche à réaliser,
sur la base des exigences fonctionnelles pour le bâtiment et l’ouvrage. Ils constituent ainsi la base
de la preuve qualitative ou quantitative.
En fonction des exigences fonctionnelles, plusieurs objectifs spécifiques peuvent être nécessaires.

Obturation
Les obturations sont des éléments de construction résistant au feu servant à fermer les passages
de conduits (par exemple câbles électriques, tuyaux, conduits de ventilation), les joints linéaires et
les ouvertures dans les éléments de construction formant compartiment coupe-feu.

28
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Panneau antifeu
Les panneaux antifeu sont des revêtements résistant au feu en forme de plaques dont la classifica-
tion est conforme au chiffre 3.1.11 (K) ou 3.2.4 (F) de la directive de protection incendie «Matériaux
et éléments de construction» ou conforme au chiffre 4.3 «Utilisation de produits de construction gé-
néralement reconnus» avec une durée de résistance au feu reconnue. Durant le temps indiqué dans
la classification ou pendant la durée de résistance au feu, ils protègent le matériau sous-jacent de
l’inflammation et d’un réchauffement non admissible.

Parc de citernes
Lieu d'entreposage de liquides dans des récipients fixes.

Parking
Sont considérés comme parkings, ceux dont la surface est supérieure à 600 m2.

Paroi et plafond formant compartiment coupe-feu


Les parois et les plafonds formant compartiment coupe-feu sont des éléments de construction qui
divisent les bâtiments et les autres ouvrages en compartiments coupe-feu.

Paroi extérieure (voir annexe)


Les parois extérieures se composent de la paroi proprement dite et des revêtements extérieurs et
intérieurs qui y sont appliqués.

Personne spécialisée
La personne spécialisée est celle qui endosse la responsabilité pour les concepts généraux ou les
preuves individuelles soumis à l'autorité de protection incendie.

Petit monte-charge
Les petits monte-charge sont des ascenseurs qui, du fait de leurs dimensions, sont inaccessibles
aux personnes (selon norme SN EN 81-3).

Phrase H
La phrase H correspond à des mentions de danger concernant les matières dangereuses. Ces men-
tions figurent sur les fiches de données de sécurité ainsi que sur les emballages et récipients ou sur
les étiquettes des produits.

Pièces d’artifice
Pièces d’artifice désigne, au sens des prescriptions de protection incendie de l'AEAI, les engins py-
rotechniques des catégories 1 à 4, utilisés à des fins de divertissement.

Plan de protection incendie


Les plans de protection incendie permettent de visualiser en détail les mesures de protection incen-
die prévues sur le plan de la construction, de l'équipement et de l'organisation dans le cadre d'un
concept de protection incendie.

29
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Toujours liés à l'état actuel de la planification, les plans de protection incendie doivent être mis à
jour si des modifications importantes interviennent en cours de planification et de réalisation. Ils se-
ront contrôlés et, au besoin, actualisés au plus tard au moment de la réception de l'ouvrage.
La version mise à jour des plans de protection incendie fait partie des documents nécessaires à la
vérification des mesures de protection incendie.

Plan d'évacuation
Ces plans indiquent les voies d'évacuation et de sauvetage, de même que les emplacements des
dispositifs d'extinction et des déclencheurs manuels d'alarme. Ils permettent aux personnes qui ne
connaissent pas les lieux de repérer le chemin jusqu'à l'issue la plus proche menant à l'air libre (lieu
de rassemblement) ou à un lieu sûr à l'intérieur du bâtiment.

Pneumatique et produits dérivés


Pneumatiques neufs ou usagés, ainsi que les carcasses destinées au rechapage.
Sont notamment considérés comme produits dérivés les pneumatiques usagés broyés (sous forme
de copeaux, de granulats ou de poudre).

Poste incendie
Les postes incendie sont des dispositifs d'extinction fixes, raccordés en permanence à une conduite
d'eau.

Préparation
Compositions, mélanges et solutions constitués de deux ou plusieurs substances.

Preuve
La preuve permet de valider une thèse sur le plan qualitatif ou sur le plan quantitatif.
La preuve ne constitue pas un concept de protection incendie, mais doit entrer dans un tel concept.
Suivant la nature de l'objet analysé, l'analyse et l'apport de la preuve peuvent avoir lieu au niveau
d'un:
a sous-système;
b système;
c bâtiment.

Preuve de performance
Une preuve de performance établit une comparaison entre les valeurs ciblées et les valeurs réelles
par rapport à des critères de performance. Cette preuve indique si les critères de performance se
situent dans la zone de l’objectif défini, sur la base de la comparaison entre les valeurs ciblées et les
valeurs réelles.

Preuve de protection incendie


Une preuve de protection incendie atteste de manière complète, compréhensible et plausible des
mesures de protection incendie prévues sur le plan de la construction, de l'équipement, de l'organi-
sation ou de la défense incendie, dans le cadre du concept standard ou du concept de protection
incendie.

30
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Produit de construction
Conformément à la terminologie en usage dans les normes européennes de classification basée sur
la réaction au feu, les termes de «matériaux de construction» et «éléments de construction» sont
parfois remplacés par le terme générique de «produits de construction».

Produit de protection incendie


Les produits de protection incendie sont par exemple des conduits de fumée, des matériaux de
construction, des éléments de construction, des parties d’installations aérauliques ou d’installations
techniques de protection incendie, des dispositifs d'extinction ainsi que des appareils de chauffage
devant satisfaire à des exigences techniques de protection incendie.

Produit résistant durablement à la chaleur


Sont considérés comme produits de construction résistant durablement à la chaleur ceux dont les
propriétés sur le plan de la protection incendie ne sont pas influencées négativement par des tem-
pératures ambiantes de 85 °C ou davantage dans les conditions d'exploitation normales sur leur lieu
d’utilisation.

Projeteur
Le projeteur peut être par exemple un ingénieur concepteur de structures ou un projeteur CVSE.
Outre la planification technique et la conduite technique des travaux, il peut aussi jouer en même
temps le rôle de projeteur en équipements de protection incendie.

Projeteur en équipements de protection incendie


Le projeteur en équipements de protection incendie pour les bâtiments et ouvrages est, par
exemple, projeteur d’installations de détection d'incendie, d’installations d’extraction de fumée et de
chaleur ou de systèmes de mise en surpression. Il réalise la planification technique et la conduite
technique des travaux. Une reconnaissance de l’AEAI en tant que projeteur peut s’avérer néces-
saire pour la planification d’équipements techniques de protection incendie (par exemple installa-
tions de détection d'incendie, installations sprinklers).

Rapport de contrôle de la protection incendie


Rapport rédigé en qualité d’expert par un organe de contrôle juridiquement indépendant de l’autorité
de protection incendie et des intéressés (conformément à l’art. 3 de la norme de protection incen-
die), à l’intention des propriétaires et de l'autorité de protection incendie.

Reconnaissance AEAI
Agrément donné officiellement par l'autorité cantonale de protection incendie aux produits reconnus
aptes à l'emploi et aux entreprises spécialisées reconnues aptes à exercer leur activité, selon les
prescriptions suisses de protection incendie AEAI.

Remise en état
La remise en état est l'ensemble des mesures prises pour rétablir l'efficacité initiale des équipe-
ments de protection incendie et des installations techniques du bâtiment (élimination des dérange-
ments).

31
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Répertoire de protection incendie de l’AEAI


Le répertoire de protection incendie de l’AEAI est le répertoire constamment tenu à jour des recon-
naissances AEAI et des renseignements techniques AEAI pour les produits de protection incendie
et les entreprises spécialisées dans la protection incendie. Il comprend par ailleurs une liste des
produits de protection incendie généralement reconnus.

Résistance au feu
La durée de résistance au feu d'un élément de construction est le temps durant lequel il empêche la
propagation de l'incendie (sous les conditions de feu normalisé ISO). Elle correspond au temps mi-
nimal, en minutes, pendant lequel l'élément de construction satisfait aux critères donnés.

Responsable de l'assurance qualité de la protection incendie


Le responsable de l'assurance qualité de la protection incendie répond de l'assurance qualité (pres-
tations de base et prestations spéciales) dans la planification, l’appel d’offres et la réalisation des
mesures de protection incendie relatives à la construction, à l'équipement, à l'organisation et à la
défense incendie.

Responsable de l’ensemble du projet


Le responsable de l’ensemble du projet endosse la responsabilité de la réalisation des objectifs
dans la conception et la construction des bâtiments et des autres ouvrages.

Risque d'incendie
Le risque d'incendie est le produit de la mise en danger (dommages prévisibles) et du danger d'acti-
vation (probabilité de survenance).

Sas de cages d'escalier de sécurité


Les sas des cages d'escalier de sécurité doivent être surveillés par des détecteurs d'incendie (sur-
veillance partielle) et être totalement ventilés (ventilation transversale).par l’air affluant des parties
connexes (cage d’escalier, gaine d’ascenseur, etc) équipées de système de mise en surpression.

Scénario d'incendie de dimensionnement


Le scénario d'incendie de dimensionnement est un scénario théorique, mais tout à fait probable,
fondé sur un grand nombre de scénarios d'incendie.
Le scénario d'incendie de dimensionnement prend en compte:
a l'environnement;
b le bâtiment;
c les incendies de dimensionnement.
Il faut en principe examiner les deux types de scénarios de dimensionnement: ceux avec des taux
de libération d'énergie importants et ceux avec des taux faibles.
Il est possible de se limiter aux premiers lorsque, dans le cas concret, seules les températures
maximales sont déterminantes.

32
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Séparation des matières stockées


Entreposage de divers types de marchandises dans le même compartiment coupe-feu, mais en
respectant certaines règles de séparation (distances de sécurité, cloisons de séparation, abris gril-
lagés ou bacs de rétention).

Signalisation des voies d'évacuation et des issues


La signalisation des voies d'évacuation et des issues est constituée par des signaux de secours
phosphorescents, éclairés ou rétroéclairés qui permettent à chacun de reconnaître comme telles les
voies et les issues.

Solution de substitution
À la place des mesures de protection incendie prescrites, des mesures de substitution peuvent être
prévues comme solution individuelle ou conceptuelle, pour autant qu'elles aboutissent à une sécuri-
té équivalente pour l'objet concerné. L'autorité de protection incendie statue sur cette équivalence.

Source de perturbations électromagnétiques


Phénomènes électromagnétiques susceptibles de perturber le fonctionnement des installations
techniques sur le plan de la fréquence et de l'intensité du champ magnétique (installations de détec-
tion d'incendie, installations de transport, etc.).

Stockage en lots
Stockage de la marchandise en sacs, ballots, boîtes de carton, conteneurs et caisses, généralement
en plusieurs couches et sans espacements latéraux notables.

Stockage en vrac
Entreposage de marchandises non conditionnées.

Stockage provisoire
Entreposage de courte durée (8 heures au maximum) en vue de tenir une marchandise à disposi-
tion pour la livraison ou pour le processus de production, par exemple. Le stock provisoire doit être
enlevé à la fin de la journée de travail. Les zones dans lesquelles se trouvent constamment des
stocks provisoires sont à considérer comme des entrepôts (par exemple zones de transvasement
d'un transitaire).

Stockage séparé
Stockage de marchandises différentes dans des compartiments coupe-feu séparés.

Surface de plancher
Par surface de plancher, on entend la somme des surfaces correspondant aux espaces couverts
accessibles fermés de toute part, sans les balcons et les terrasses.

33
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Système classifié
Par systèmes classifiés on entend des structures multicouches testées en tant qu’ensemble consti-
tuant un tout et classifiées en tant que matériaux de construction.
Lors du montage de systèmes classifiés, il faut observer les conditions établies lors de l'essai (incli-
naison de la toiture, exécution des joints, etc.).

Système de conduit de fumée


Un système de conduit de fumée est un conduit de fumée installé à partir d’éléments manufacturés
compatibles, fabriqués ou spécifiés par un seul fabricant, responsable de la totalité du conduit de
fumée.

Système de mise en surpression


Les systèmes de mise en surpression sont des installations fixes qui empêchent la pénétration de la
fumée dans les zones protégées.

Système de peintures intumescentes


Enduits de protection incendie qui, en cas d’incendie, gonflent sous l’action d’une forte élévation de
température et forment une couche protectrice dont le pouvoir isolant retarde l’échauffement rapide
de l’élément de construction protégé, assurant ainsi sa résistance au feu.

Système de protection contre la foudre


Les systèmes de protection contre la foudre doivent conduire le courant de foudre jusqu’à la terre
sans danger. Ils sont constitués de dispositifs pour la protection extérieure (par exemple capteurs,
descentes, mises à la terre) et pour la protection intérieure (par exemple liaison équipotentielle, pro-
tection contre les surtensions).

Système indépendant de l'air ambiant (coaxial)


Système composé de deux conduits de fumée concentriques: l'air de combustion est amené aux
appareils de chauffage par l'espace réservé à la circulation de l'air entre les deux conduits ; les gaz
de combustion sont évacués à l'air libre par le conduit intérieur.

Système porteur
Est considéré comme système porteur des bâtiments et des autres ouvrages l'ensemble des élé-
ments de construction et des assemblages nécessaires pour supporter et répartir les charges ainsi
que pour assurer la stabilité.

Terrain de référence
Le terrain de référence équivaut au terrain naturel. S'il ne peut être déterminé en raison d'excava-
tions et de remblais antérieurs, la référence est le terrain naturel environnant. Pour des motifs liés à
l'aménagement du territoire ou à l'équipement, le terrain de référence peut être déterminé différem-
ment dans le cadre d'une procédure de planification ou d'autorisation de construire.

34
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Test intégral
Le test intégral est un contrôle de fonctionnement général de tous les équipements de protection
incendie et dispositifs d'extinction. Il permet de garantir le fonctionnement de l'ensemble du système
de protection, aussi bien pendant l'exploitation normale qu'en cas d'événement. Ce test est effectué
après que chaque installation a été contrôlée séparément et que tous les défauts ont été éliminés.

Textile et membrane appliqués façade (voir annexe)


Textiles et membranes servant essentiellement à des fins décoratives, montés du côté extérieur
d'une construction de paroi extérieure sans en faire partie intégrante.

Toiture (voir annexe)


Sont considérés comme toitures les toits plats, les toits à un ou deux versants, les toits en dôme, les
toits voûtés, etc. avec une inclinaison de plus de 10°par rapport à la verticale.
Les toitures se composent d'une partie intérieure et de la couverture.
Les sols de terrasse ne sont pas considérés comme faisant partie de la toiture lorsqu'ils se trouvent
au sommet de celle-ci et servent essentiellement à protéger la construction sous-jacente.

Type de réservoir
Sont considérés comme fûts les récipients tels que les bidons et les tonneaux dont le volume utile
ne dépasse pas 450 l.
Sont considérés comme petits réservoirs les récipients dont le volume utile est supérieur à 450 l et
inférieur ou égal à 2'000 l.
Sont considérés comme réservoirs de moyenne grandeur les récipients dont le volume utile est su-
périeur à 2'000 l et inférieur ou égal à 250'000 l.
Sont considérés comme grands réservoirs les récipients cylindriques verticaux en acier à fond plat
(réservoirs verticaux) dont le volume utile est supérieur à 250'000 l.

Unité d'emballage et d'expédition


Emballages de transport conformes aux dispositions de l'Accord européen relatif au transport inter-
national des marchandises Dangereuses par Route (ADR).

Unité d'utilisation
Une unité d'utilisation se compose de plusieurs locaux d'affectations similaires ou formant un tout
(par exemple appartements, cabinets médicaux, bureaux combinés, locaux scolaires, foyers,
crèches, suites d'hôtel). Les locaux servant à l'évacuation au sein d'une unité d'utilisation doivent
être accessibles en permanence à tous les occupants pour qu’ils puissent emprunter la voie
d’évacuation pour quitter l’unité d’utilisation. À l'intérieur d'une unité d'utilisation, certains locaux
peuvent former des compartiments coupe-feu.

Utilisateur
On entend par utilisateur une personne qui applique des méthodes de preuves et qui dispose des
connaissances correspondantes en ce qui concerne notamment les méthodes et la modélisation.

Voie de circulation
Les voies de circulation sont des voies d'évacuation horizontales à l'intérieur des grands magasins.

35
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Voie de circulation principale


Les voies de circulation principales sont des voies d'évacuation horizontales aménagées dans les
grands magasins lorsque plusieurs voies de circulation se rejoignent.

Voie d'évacuation
Est considéré comme voie d'évacuation le chemin le plus court qui peut être emprunté, depuis n'im-
porte quel endroit du bâtiment ou de l'ouvrage, pour rejoindre un lieu sûr à l'air libre ou dans le bâti-
ment.

Voie d'évacuation horizontale


Les voies d'évacuation horizontales assurent la liaison entre les issues des unités d'utilisation et les
voies d'évacuation verticales ou l'air libre. Il peut s'agir de couloirs ou de coursives extérieures.
Elles sont séparées des voies d’évacuation verticales par des fermetures coupe-feu ou conduisent à
des voies d’évacuation verticales à l’air libre.

Voie d'évacuation verticale


Sont considérés comme voies d'évacuation verticales les escaliers permettant, en cas d'événement,
d’évacuer le bâtiment en toute sécurité du fait de leur conception (compartimentage coupe-feu,
etc.).

Voie de sauvetage
Est considéré comme voie de sauvetage le chemin le plus court vers n'importe quel endroit des bâ-
timents ou des ouvrages où les sapeurs-pompiers et les équipes de sauvetage doivent intervenir.
Les voies d'évacuation peuvent servir de voie de sauvetage.

Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de la pré-
sente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commission technique
de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001 Berne ou
www.praever.ch/fr/bs/vs).

Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'organisme
chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques au commerce
(AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obligatoire dans tous les can-
tons.

36
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

Annexe
Cette annexe donne des explications en complément aux différentes dispositions des directives.
Ces explications ne sauraient jouir d’un caractère autonome ni avoir valeur de prescriptions sup-
plémentaires

ad Défense incendie
Dans le cadre du concept standard ou d'un concept de protection incendie, il ne faut prévoir et
mettre en œuvre que les mesures de défense incendie qui sont en relation directe avec les bâti-
ments et les autres ouvrages.
Les points suivants doivent notamment être examinés:
a surfaces nécessaires aux sapeurs-pompiers pour installer et manœuvrer leurs engins et véhi-
cules;
b accès aux hydrants et aux points d'injection et de prélèvement;
c accessibilité à l'intérieur du bâtiment, espace nécessaire à l'intervention (boîtier de secours, ou-
vertures, ascenseur pour sapeurs-pompiers);
d accessibilité et commande des équipements de protection incendie (par exemple accès à la cen-
trale sprinklers, emplacement du tableau de commande et de signalisation de l'installation de dé-
tection d'incendie, dispositif de commande manuelle des installations d’extraction de fumée et de
chaleur);
e installation radio pour la communication des sapeurs-pompiers;
f signalisation des dangers.
Les aspects relatifs à l'organisation du service du feu et à la préparation des interventions ne doi-
vent pas être traités dans le cadre des concepts standards et des concepts de protection incendie.

37
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad Paroi extérieure

L'emploi de matériaux de construction dans les parois extérieures est régi par les dispositions des
chiffres 3 («Enveloppe du bâtiment») et 4 («Aménagements intérieurs») de la directive de protection
incendie «Utilisation des matériaux de construction».

38
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

ad Membrane ou revêtement textile de façade


Membranes et revêtements textiles de façades (ne faisant pas partie de la construction de la
paroi extérieure)
 Textiles et membranes servant essentiellement à des fins décoratives, montés du côté extérieur
d'une paroi extérieure sans en faire partie intégrante.

Filets et bâches d'échafaudage


 Filets et bâches montés du côté extérieur des échafaudages.
 Posés uniquement pour la durée des travaux, ils doivent se trouver à une distance d'au moins 0,8
m de la façade du bâtiment.

39
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad Toiture
Sol de terrasse en toiture, dont la couche Sol de terrasse en toiture, dont la couche
supérieure est en matériaux RFA supérieure est combustible

Structures formant la toiture : 1 Système classifié


A Toiture 2 Couche supérieure
B Revêtement de toit 3 Étanchéité de sous-toiture
C Partie intérieure de la toiture 4 Isolation thermique
D Revêtement intérieur 5 Support / isolation intérieure
E Sol de la terrasse 6 Parois, plafonds et piliers
7 Couches d'isolation et couches intermédiaires
8 Revêtement du plafond
9 Système classifié

La distinction entre les toitures et les parois inclinées est établie selon le schéma suivant. Les toitures
inclinées suivant un angle de 0° à 80° doivent être considérées selon les dispositions du chiffre 3.3 de
la directive de protection incendie «Utilisation des matériaux de construction». Les parois inclinées
suivant un angle de 80° à 180° doivent être considérées selon les dispositions du chiffre 3.2.

Exemple : toiture Exemple : façade inclinée

40
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

ad Établissements d’hébergement
Les mesures de protection incendie concernant les établissements d’hébergements isolés [c] (re-
fuges de montagne) sont applicables si les conditions suivantes sont remplies cumulativement:
- les dits établissements sont très éloignés des agglomérations;
- les longues voies d’accès empêchent les sapeurs-pompiers ou les forces de secours d'intervenir
à temps;
- l’approvisionnement en eau d'extinction est insuffisant (pas de réserve d’eau et/ou pression trop
faible ; pas de connexion au réseau public d'alimentation en eau);
- alimentation électrique permanente non garantie (pas d'alimentation par le réseau public
d’électricité). Les installations photovoltaïques et les groupes électrogènes de secours sont con-
sidérés comme insuffisants.

ad Charge thermique
Charge thermique mobilière
Les valeurs indicatives des charges thermiques concernant certaines affectations particulières doi-
vent être déterminées par calcul.
Charge thermique immobilière
La quantité de matériaux combustibles à prendre en compte pour la charge thermique immobilière
dépend en particulier de leur vitesse de combustion et de leur pouvoir calorifique, ainsi que de la
durée de résistance au feu exigée.
Définition de la vitesse de combustion du bois: la vitesse de combustion est déterminée par la pro-
fondeur de bois qui peut brûler à la surface d'un élément en bois pendant une durée donnée. Elle
dépend de la densité du bois.
Exemples de vitesses de combustion: Sapin / épicéa 0,7 mm par minute
Chêne 0,5 mm par minute
Degrés de charge thermique
On distingue les degrés de charge thermique suivants:
 charge thermique très faible: jusqu'à 250 MJ/m2
 charge thermique faible: jusqu'à 500 MJ/m2
 charge thermique moyenne: jusqu'à 1’000 MJ/m2
 charge thermique élevée: jusqu'à 2’000 MJ/m2
 charge thermique très élevée: plus de 2’000 MJ/m2

41
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad Façade double peau (constructions avec façades double peau)


 Les façades double peau sont des parois extérieures multicouches composées de deux élé-
ments. L'élément extérieur (façade secondaire) protège le bâtiment des contraintes météorolo-
giques. L'élément intérieur (façade primaire) sépare les unités d'utilisation de l'extérieur et assure
généralement aussi la fonction d'isolation thermique. Les deux éléments parallèles sont séparés
par un espace tampon s’étendant sur plusieurs étages (zone climatique intermédiaire), généra-
lement sans compartimentage.
 Les fenêtres de la façade primaire permettent un échange d'air avec la zone climatique intermé-
diaire. Il n'y a pas d'échange d'air direct entre les unités d'utilisation et la zone climatique inter-
médiaire.

ad Hauteur totale
La hauteur totale doit être mesurée conformément aux dispositions de l'Accord intercantonal har-
monisant la terminologie dans le domaine des constructions (AIHC).

42
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

ad Façade ventilée
 Les façades ventilées se composent d'un bardage qui sert de protection contre les intempéries et
est séparé par une lame d'air des couches situées derrière. Selon la norme SIA 232-2;
SN 564232-2011 «Bardages», le système est constitué du revêtement de la paroi extérieure, de
l'espace ventilé, de la couche d'isolation extérieure et de la structure sous-jacente. Un ancrage
qui supporte les contraintes est indispensable. Le revêtement de la paroi extérieure peut aussi
consister en membranes, tissus, etc..
 Les fenêtres permettent un échange d'air direct avec l'extérieur. La couche de protection contre
les intempéries appliquée à la façade s'étend jusqu'aux embrasures.

43
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad Fenêtre à caisson
 Une fenêtre à caisson, une fenêtre à double vitrage, un élément de façade double peau ou à ca-
vité fermée (Closed Cavity Façade CCF) est un système analogue à la façade double peau,
constitué d'un vitrage extérieur servant de protection contre les intempéries, d'une lame d'air et
d'un vitrage intérieur assurant la fonction d'isolation thermique. Les systèmes de protection so-
laire sont généralement installés dans l'espace intermédiaire entre les vitrages.
 Contrairement à la façade double peau, chaque élément est fermé de tous les côtés, hormis les
ouvertures nécessaires sur le plan de la physique du bâtiment.
 Chaque élément s'ouvre d'un seul tenant, permettant ainsi un échange d'air direct entre les uni-
tés d'utilisation et l'extérieur.
 Les fenêtres en renfoncement et les éléments des façades rideaux peuvent aussi être constitués
de doubles vitrages.

44
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

ad Dispositifs d'extinction
Les extincteurs portatifs sont désignés par l'agent extincteur qu'ils contiennent:
 Extincteurs à eau
Agent extincteur: eau avec ou sans agent mouillant;
 Extincteurs à mousse
Agent extincteur: aéro-mousse ou mousse formant un film;
 Extincteurs à poudre
Agent extincteur: poudres ABC, BC ou D;
 Extincteurs à dioxyde de carbone
Agent extincteur: dioxyde de carbone (CO2).
Peuvent être utilisés comme agents propulseurs des agents extincteurs, des gaz sous pression
dans des réservoirs spéciaux ou des gaz comprimés dans le réservoir de l'agent extincteur. Selon
les matières brûlées, on distingue les classes de feux suivantes:
 Classe A
Feux de matières solides formant des braises, telles que le bois, les matières plastiques thermo-
durcies, le papier, la paille, les textiles;
 Classe B
Feux de liquides ou de solides liquéfiables, tels que les solvants, l'essence, les huiles, les
graisses, les cires, les thermoplastiques, le bitume et le goudron;
 Classe C
Feux de gaz, tels que le gaz naturel, le propane, le butane, l'acétylène et l'hydrogène;
 Classe D
Feux de métaux, tels que l'aluminium, le potassium, le magnésium et le sodium;
 Classe F
Feux d'huiles et de graisses alimentaires (végétales ou animales) utilisées pour frire ou griller.

ad Installation aéraulique
Catégorie d'air Définition
Air frais Air non traité prélevé directement à l'extérieur
Air pulsé Air traité qui transite dans le système jusqu'à son introduction dans les
locaux ventilés
Air ambiant Air dans les locaux ventilés
Air transféré Air ambiant transféré d'un local ventilé à un autre local
Air vicié Air qui quitte les locaux ventilés ou les locaux alimentés par transfert
d'air
Air recyclé Air vicié récupéré et retraité
Air évacué Air qui est rejeté dans l'atmosphère

45
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad Façade à membrane
Les couvertures minces (membranes / feuilles / textiles) en matériaux à précontrainte mécanique
ou pneumatique utilisées dans ce type de façades sont en mesure d'absorber les charges dues
aux effets de pression et d'aspiration du vent. Ce sont des membranes minces montées sur une
structure, qui servent de protection contre les intempéries et constituent une façade indépen-
dante. Les membranes textiles se composent de fibres synthétiques thermoplastiques ou de
fibres naturelles (lin, coton, soie ou chanvre). Un enduit appliqué sur les deux côtés protège
contre le rayonnement ultraviolet, les intempéries et les microorganismes. Les enduits étanches
à l'eau améliorent les propriétés anti-incendie. Outre les membranes textiles, on utilise aussi des
feuilles en matières synthétiques, et en particulier des feuilles ETFE (copolymère fluoré), précon-
traintes pneumatiquement, multicouches et transparentes.
 Les façades à membrane peuvent assurer la fonction de l'enveloppe normale du bâtiment. Lors-
qu'elles enveloppent des bâtiments (historiques) entiers, elles permettent de réduire les exi-
gences auxquelles ceux-ci doivent répondre sur le plan de l'isolation thermique. Dans ce dernier
cas, la ventilation des unités d'utilisation se fait par l'espace intermédiaire, de manière analogue à
celle des façades double peau.

46
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Termes et définitions / 10-15fr

ad Façade rideau montée sur châssis


 La façade rideau montée sur châssis se compose de poteaux porteurs et de traverses. Les es-
paces ainsi délimités sont remplis de vitrages isolants, de panneaux ou de battants de fenêtre.
 Les façades rideaux montées sur châssis sont installées contre les têtes de dalles et portent gé-
néralement sur plusieurs niveaux (de manière analogue aux façades rideaux). Elles peuvent ce-
pendant aussi être installées niveau par niveau.

ad Façade rideau
 Fenêtres s’étendant sur plusieurs niveaux. Les éléments des façades rideaux sont placés le long
des têtes de dalles et ancrés à cette hauteur.
 Les fenêtres permettent un échange d'air direct entre les unités d'utilisation et l'extérieur.
 Le compartimentage coupe-feu vertical au niveau des têtes de dalles / de l’élément de façade
représente un défi technique.
 Le compartimentage coupe-feu horizontal au niveau des éléments de façade représente un défi
technique.

47
Termes et définitions / 10-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad Isolation thermique par l'extérieur (isolation périphérique)


 Système composite, sans espace vide, composé de la paroi, de la couche d'isolation thermique
(selon les normes SN EN 13499:2003 et SN EN 13500:2003) et du crépi extérieur.
 La paroi extérieure s'étend normalement sur toute la surface comprise entre les dalles. Arête ex-
térieure de la tête de dalle = arête extérieure de la paroi.
 La couche d'isolation thermique est généralement en matériaux combustibles.
 Les fenêtres, généralement en renfoncement, permettent un échange d'air direct entre les unités
d'utilisation et l'extérieur.

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

48
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Assurance qualité en protection incendie

01.01.2015 / 11-15fr
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

Table des matières


1 Champ d’application 5

2 Principes 5
2.1 Devoir d'assurance qualité 5
2.2 Devoir de documentation 5
2.3 Degrés de l'assurance qualité 5

3 Exigences 6
3.1 Exigences générales 6
3.1.1 Organisation du projet 6
3.1.2 Processus 6
3.2 Qualifications des intervenants 6
3.2.1 Responsable de l’ensemble du projet 6
3.2.2 Responsable de l'assurance qualité en protection incendie 6
3.2.3 Projeteurs 6
3.2.4 Projeteurs en équipements de protection incendie 6
3.2.5 Installateurs 7
3.3 Degrés d'assurance qualité en fonction de l’affectation 7
3.3.1 Tableau déterminant le degré d’assurance qualité requis pour les bâtiments et les
ouvrages en fonction de leur affectation particulière 7
3.4 Degrés d'assurance qualité de certaines parties de bâtiment en raison du risque
d'incendie particulier 8
3.4.1 Tableau déterminant le degré d’assurance qualité requis pour les bâtiments et les
ouvrages dont certaines parties présentent un risque incendie particulier 8

4 Modalités générales de mise en œuvre 9


4.1 Tâches des intervenants 9
4.1.1 Propriétaires et exploitants (voir annexe) 9
4.1.2 Responsable de l'ensemble du projet 9
4.1.3 Responsable de l'assurance qualité en protection incendie 10
4.1.4 Projeteurs 11
4.1.5 Projeteurs en équipements de protection incendie 11
4.1.6 Installateurs 12
4.1.7 Autorité de protection incendie 12

5 Mise en œuvre en fonction du degré d'assurance qualité (voir annexe) 13


5.1 Degré 1 d'assurance qualité 13
5.1.1 Modalités de mise en œuvre au degré 1 de l'assurance qualité 13
5.1.2 Organisation du projet dans le degré 1 de l'assurance qualité (voir annexe) 13
5.1.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 1 13
5.1.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 1
(voir annexe) 14
5.2 Degré 2 d'assurance qualité 14
5.2.1 Modalités de mise en œuvre au degré 2 de l'assurance qualité 14
5.2.2 Organisation du projet dans le degré 2 de l'assurance qualité (voir annexe) 14
5.2.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 2 14
5.2.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 2
(voir annexe) 15
5.3 Degré 3 d'assurance qualité 15
5.3.1 Modalités de mise en œuvre au degré 3 de l'assurance qualité 15
5.3.2 Organisation du projet dans le degré 3 de l'assurance qualité (voir annexe) 15
5.3.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 3 16
5.3.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 3
(voir annexe) 16

3
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

5.4 Degré 4 d'assurance qualité 16


5.4.1 Modalités de mise en œuvre au degré 4 de l'assurance qualité 16
5.4.2 Organisation du projet dans le degré 4 de l'assurance qualité (voir annexe) 17
5.4.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 4 17
5.4.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 4
(voir annexe) 17
5.4.5 Qualifications de l'organe de contrôle de la protection incendie, degré 4 de l'assurance
qualité 17
5.4.6 Étendue des travaux de l'organe de contrôle du degré 4 de l'assurance qualité 18

6 Autres dispositions 18

7 Entrée en vigueur 18

8 Dispositions transitoires 18

Annexe 19

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

1 Champ d’application
La présente directive définit les mesures minimales qu'il faut prendre pour assurer la qualité
de la protection incendie, pendant toute la durée de vie des bâtiments et des autres ou-
vrages. Elle définit les processus de travail et la collaboration entre toutes les personnes
concernées et l'autorité de protection incendie.

2 Principes

2.1 Devoir d'assurance qualité


1 Toutes les personnes concernées doivent garantir, pendant toute la vie du bâtiment ou de
l’ouvrage, une assurance qualité efficace de la protection incendie.
2 Les mesures d’assurance qualité en protection incendie doivent être contrôlées réguliè-
rement et adaptées si nécessaire.
3 Les mesures d'assurance qualité sont du ressort des personnes ou organisations concer-
nées ou mandatées.

2.2 Devoir de documentation


1 Au moment de prendre possession d'un bâtiment ou d'un ouvrage, les propriétaires doi-
vent recevoir tous les documents leur permettant d'en assurer l'entretien sur le plan de la
protection incendie.
2 Lors de modifications importantes, les documents concernés doivent être tenus à jour par
les propriétaires et les exploitants.
3 Les propriétaires ont l'obligation de conserver ces documents et, le cas échéant, de les
mettre à la disposition de l'autorité de protection incendie, de la construction à la démolition
complète du bâtiment ou de l'ouvrage.

2.3 Degrés de l'assurance qualité


1 Toutes les nouvelles constructions, de même que les modifications structurelles ou les
changements d'affectation des bâtiments et des ouvrages existants sont classés dans le
système d'assurance qualité, qui compte quatre degrés.
2 L'assurance qualité doit reposer sur les critères de détermination des exigences de pro-
tection incendie, ainsi que sur les équipements de protection incendie et les méthodes de
preuves en protection incendie. Le degré d'assurance qualité est choisi en fonction de l'af-
fectation du bâtiment, de sa géométrie (hauteur, étendue), du type de construction et des
risques d'incendie particuliers qu'il présente.
3 Lorsque le bâtiment pourrait être affecté à différents degrés de l'assurance qualité, c'est
le degré le plus élevé qui doit être retenu pour le bâtiment dans son ensemble. Lorsque le
bâtiment se compose de parties distinctes et classables séparément, on peut affecter le bâ-
timent à plusieurs degrés de l'assurance qualité.
4 C'est l'autorité de protection incendie qui fixe le degré (1 à 4) de l'assurance qualité. Par
la suite, elle peut être conduite, pour des raisons impératives ou lorsque le projet reçoit des
modifications substantielles, à ranger l'ensemble de la construction ou de l’ouvrage, voire
l'une de ses parties, dans le degré supérieur ou le degré inférieur.
5 L'autorité de protection incendie peut exiger des mesures d'assurance qualité supplémen-
taires spécifiques à la branche pour l'ensemble d'une construction ou d'un l’ouvrage, voire
pour l'une de ses parties (par exemple construction en bois, systèmes de peintures intumes-
centes, protection contre les explosions).

5
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3 Exigences

3.1 Exigences générales

3.1.1 Organisation du projet


1 Tous les projets de construction, d'aménagement par les locataires, de transformation, de
rénovation ou de réaffectation nécessitent la mise en place d’une organisation de projet.
2 L'organisation du projet a pour mission de coordonner, de programmer, de planifier, de
documenter, de piloter et de suivre toutes les prestations fournies par les personnes asso-
ciées à la conception et à la réalisation du projet.

3.1.2 Processus
1 Tous les travaux nécessaires au maintien de la sécurité incendie ainsi que la documenta-
tion qui s'y rapporte doivent être communiqués à chaque étape et en temps utile par les res-
ponsables.
2 Ces travaux doivent être définis pour chaque projet et chaque ouvrage; les responsabili-
tés et l’attribution des tâches doivent être clairement précisées.

3.2 Qualifications des intervenants

3.2.1 Responsable de l’ensemble du projet


Gestion de la qualité, grandes aptitudes à la conduite, savoir étendu en matière de planifica-
tion et d'exécution dans toutes les disciplines concernées et leurs interfaces.

3.2.2 Responsable de l'assurance qualité en protection incendie


1 Application de l'assurance qualité à la conception, à l’appel d’offres et à la réalisation de
bâtiments et d'autres ouvrages. Connaissance des prescriptions de protection incendie en
rapport avec le degré d'assurance qualité, des processus administratifs, et connaissances
nécessaires pour établir ou contrôler les documents tels que les concepts de protection in-
cendie, les plans de protection incendie et les preuves de protection incendie.
2 En adéquation avec le degré d’assurance qualité, le responsable de l'assurance qualité
en protection incendie doit être au bénéfice soit d’un brevet de spécialiste en protection in-
cendie AEAI ou d’un un diplôme d'expert en protection incendie AEAI, soit d’une formation
équivalente.

3.2.3 Projeteurs
Solides connaissances des prescriptions de protection incendie, des normes en vigueur et
de l'état de la technique dans le domaine concerné en vue de la planification technique et de
la conduite technique des travaux.

3.2.4 Projeteurs en équipements de protection incendie


1 Solides connaissances des prescriptions de protection incendie, des normes en vigueur
et de l'état de la technique dans le domaine des équipements de protection incendie en vue
de la planification technique et de la conduite technique des travaux.
2 Une reconnaissance en tant que projeteur en équipements de protection incendie accor-
dée par l’AEAI peut parfois être nécessaire (par exemple pour les installations de détection
d'incendie, les installations sprinklers).

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

3.2.5 Installateurs
1 Connaissances des prescriptions de protection incendie, des normes en vigueur et de
l'état de la technique dans le domaine concerné en vue de l’exécution.
2 Une reconnaissance en tant qu’entreprise qualifiée pour l’installation d’équipements de
protection incendie accordée par l’AEAI peut parfois être nécessaire (par exemple pour les
installations de détection d'incendie, les installations sprinklers).

3.3 Degrés d'assurance qualité en fonction de l’affectation

3.3.1 Tableau déterminant le degré d’assurance qualité requis pour les bâtiments et les ou-
vrages en fonction de leur affectation particulière
L'autorité de protection incendie peut classer un bâtiment particulier dans un degré inférieur
ou un degré supérieur de l'assurance qualité.
Catégories de bâtiments selon leur hauteur Bâtiments de Bâtiments de Bâtiments
Affectation faible hauteur moyenne élevés
hauteur
– Habitations
– Bureaux
– Écoles
– Parkings (hors terre, au 1er et au 2e sous-sols) 1 1 2
– Bâtiments d'exploitations agricoles
– Bâtiments et ouvrages de l'industrie ou de l'artisanat,
où q = max. 1'000 MJ/m2
– Établissements d’hébergement [b] et [c]
– Locaux recevant un grand nombre de personnes
(> 300)
– Grands magasins
– Parkings (souterrains, au 3e sous-sol ou aux niveaux 2 2 3
inférieurs)
– Bâtiments et ouvrages de l'industrie ou de l'artisanat,
où q = plus de 1'000 MJ/m2
– Entrepôts à hauts rayonnages
– Établissements d’hébergement [a] 2 3 3
– Bâtiments d'affectation inconnue

7
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.4 Degrés d'assurance qualité de certaines parties de bâtiment en raison du


risque d'incendie particulier

3.4.1 Tableau déterminant le degré d’assurance qualité requis pour les bâtiments et les ou-
vrages dont certaines parties présentent un risque incendie particulier
L'autorité de protection incendie peut classer un bâtiment particulier ou une partie de bâti-
ment clairement circonscrite dans un degré inférieur ou un degré supérieur de l'assurance
qualité.
Identification des dangers Bâtiments de Bâtiments de Bâtiments
Dimensions du bâtiment, construction, charge calorifique faible hauteur moyenne élevés
hauteur
– Murs extérieurs : revêtements et / ou isolations ther-
miques intégrés dans les revêtements de murs exté- 1 2 [1]
rieurs contenant des matériaux combustibles
– Systèmes porteurs ou éléments de construction for-
mant compartiments coupe-feu contenant des maté- 1 2 3
riaux combustibles ou une enveloppe
– Systèmes porteurs ou éléments de construction for-
mant compartiment coupe-feu avec enduit de protec-
tion incendie projeté ou systèmes de peintures intu-
mescentes
– Matières dangereuses (1000 kg max. de gaz inflam-
mables; 2000 l max. de liquides facilement inflam- 2 2 3
mables; 60 t max. de pneumatiques; 300 kg max. de
feux d'artifice; matières présentant un danger pour
l'homme et l'environnement en cas d'incendie, dans la
limite prévue par l'ordonnance sur les accidents ma-
jeurs)
– Locaux ou zones où existe un danger d'explosion
– Bâtiments à cours intérieures couvertes
– Bâtiments à façade double peau
– Compartiments coupe-feu d'une surface supérieure à
7'200 m2
– Bâtiments dont les surfaces des compartiments coupe-
feu totalisent plus de 12'000 m2
– Étude recourant à des méthodes de preuves en protec-
tion incendie (dans le cadre d’un concept standard de 2 3 3
protection incendie)
– Protection incendie assurée dans une large mesure par
des équipements et / ou des mesures de protection in-
cendie dans l'exploitation
– Projets de transformation, de rénovation et de réaffec-
tation, sans interruption de l'exploitation, de locaux re-
cevant un grand nombre de personnes (> 300)
– Matières dangereuses (plus de 1000 kg de gaz in-
flammables; plus de 2000 l de liquides facilement in-
flammables; plus de 60 t de pneumatiques; plus de
300 kg de feux d'artifice; matières présentant un dan- 3 [2] [2]
ger pour l'homme et l'environnement en cas d'incendie,
au-delà de la limite prévue par l'ordonnance sur les ac-
cidents majeurs)
– Concept de protection incendie recourant à des mé- 3 3 3
thodes de preuves en protection incendie
[1] Pas d’emploi selon la directive de protection incendie «Utilisation des matériaux de construction».

[1] Doit être déterminé par l'autorité de protection incendie pour chaque ouvrage.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

4 Modalités générales de mise en œuvre

4.1 Tâches des intervenants

4.1.1 Propriétaires et exploitants (voir annexe)


Les propriétaires et les exploitants de bâtiments et d'autres ouvrages doivent accomplir les
tâches suivantes:
a ils doivent garantir, pendant toute la vie du bâtiment ou de l’ouvrage, une assurance qua-
lité efficace de la protection incendie;
b ils définissent les buts du projet, en particulier l'affectation du bâtiment ou de l'ouvrage, et
passent une convention à cet effet;
c ils mettent sur pied l'organisation du projet concernant l'objet en question et mandatent
des personnes compétentes pour assurer la protection incendie, la gestion du projet et
l'assurance qualité;
d ils mandatent, si l'autorité de protection incendie l'exige, des experts ou des ingénieurs
spécialisés ainsi qu’un organe de contrôle de la protection incendie;
e ils signent, avant l'entrée en possession du bâtiment ou de l'ouvrage, la déclaration de
conformité de protection incendie, et certifient devant l'autorité de protection incendie que
toutes les mesures de protection incendie prévues et nécessaires ont été intégralement et
complètement exécutées (s’ils ne disposent pas des connaissances techniques néces-
saires, ils s’appuient pour ce faire sur la déclaration de conformité du responsable de
l’assurance qualité en protection incendie);
f ils conservent les documents relatifs à l'entretien du bâtiment ou de l'ouvrage sur le plan
de la protection incendie et y enregistrent les modifications essentielles;
g ils sont responsables de l'entretien des dispositifs de protection incendie technique et
constructive ainsi que et de défense incendie ainsi que des installations techniques des
bâtiments, afin qu'ils soient prêts à fonctionner en tout temps;
h ils doivent contrôler le fonctionnement des dispositifs de protection incendie technique et
constructive ainsi que de défense incendie, les soumettre à des tests intégraux et en as-
surer la maintenance pendant toute la durée d'usage du bâtiment, et consigner ces opé-
rations dans le livret de contrôle dudit bâtiment;
i il leur appartient de prendre les mesures nécessaires, sur le plan de l'organisation et du
personnel, pour assurer la sécurité incendie;
j ils communiquent, lorsqu'il existe un projet de transformation, de rénovation ou de réaf-
fectation, tous les documents disponibles tels que les plans, les documents de contrôle
de la protection incendie et le livret de contrôle du bâtiment, afin que l'on puisse se faire
une idée claire de l'état de la protection incendie dans le bâtiment ou l'ouvrage en ques-
tion.

4.1.2 Responsable de l'ensemble du projet


Le responsable de l'ensemble du projet doit accomplir les tâches suivantes:
a il endosse la responsabilité de la réalisation des objectifs dans la conception et la cons-
truction des bâtiments et des autres ouvrages;
b il est responsable de l'assurance qualité dans la conception et la réalisation de bâtiments
et d'autres ouvrages;
c il est chargé de la communication avec les propriétaires, les exploitants et les pouvoirs
publics ; il organise et coordonne les échanges d'informations entre tous les intervenants;

9
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

d il est responsable des tests intégraux ainsi que des acceptations intermédiaires et finales
des bâtiments et des ouvrages par les organes responsables;
e il s'assure que les travaux d'aménagement prévus par les locataires soient conformes au
concept de protection incendie concernant l'ensemble du second œuvre;
f il est responsable de l'exécution complète et professionnelle de la planification, des ap-
pels d'offres, de l'exécution des travaux et des instructions aux propriétaires et aux exploi-
tants. Il peut déléguer l'exécution ou la supervision de certaines tâches subalternes à des
spécialistes ou aux installateurs. La responsabilité générale lui incombe cependant, en
particulier pour ce qui concerne l'interface entre les différents métiers.

4.1.3 Responsable de l'assurance qualité en protection incendie


Le responsable de l'assurance qualité en protection incendie doit accomplir les tâches sui-
vantes:
a il répond de l'assurance qualité dans la planification, l’appel d’offres et la réalisation des
mesures de protection incendie relatives à la construction, à l'équipement, à l'organisation
et à la défense incendie;
b il est le premier interlocuteur de l'autorité de protection incendie ; en tant que tel, il lui in-
combe d'établir et de communiquer tous les documents nécessaires à la demande pour le
volet de la protection incendie et à l'établissement du permis de construire, du permis
d'occuper le bâtiment, ainsi qu'aux autorisations et aux approbations concernant les me-
sures de protection incendie. Il peut déléguer l'exécution de certaines tâches subalternes
à des personnes spécialisées ou aux installateurs;
c il organise, planifie et réalise les tests intégraux, ainsi que les procédures intermédiaires
et finales de réception des bâtiments et des autres ouvrages pour le volet de la protection
incendie;
d il veille à la conformité des travaux d'aménagement prévus par les locataires avec le con-
cept de protection incendie concernant l'ensemble du second œuvre;
e il certifie par écrit au moyen d’une déclaration de conformité, avant la réception de l'ou-
vrage par les propriétaires ou par l'autorité de protection incendie, que toutes les mesures
de protection incendie prévues et nécessaires ont été réalisées intégralement et sans dé-
faut;
f il se charge pour le volet de la protection incendie, avant la réception ou la mise en ser-
vice du bâtiment ou de l'ouvrage, d'instruire les propriétaires et les exploitants (ainsi que
le chargé de sécurité en protection incendie AEAI s'il y en a un) de tout ce qu'il faut savoir
au sujet de son fonctionnement, de sa maintenance et de son entretien;
g il aide les propriétaires et les exploitants à planifier les mesures organisationnelles de pro-
tection incendie et à s'acquitter de leurs obligations en ce qui concerne l'entretien des ins-
tallations;
h il communique aux sapeurs-pompiers, sous la forme qui convient, la documentation dont
ils ont besoin pour concevoir leurs documents d'intervention;
i il lui appartient de remettre à l'autorité de protection incendie et aux sapeurs-pompiers les
plans de protection incendie, tenus à jour;
j il fait en sorte que les documents de contrôle de la protection incendie soient remis aux
propriétaires, afin que ceux-ci puissent s'acquitter de leurs obligations en ce qui concerne
l'entretien.

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

4.1.4 Projeteurs
Les projeteurs doivent, chacun dans son domaine, accomplir les tâches suivantes:
a ils participent à la réalisation du projet dans leurs domaines respectifs, tout en tenant
compte des interfaces et en concertation avec les autres projeteurs, les autres orga-
nismes et les autres métiers;
b ils aident le responsable de l'assurance qualité en protection incendie à établir les docu-
ments;
c ils établissent tous les documents nécessaires à l’exécution et surpervisent la mise en
œuvre dans leur domaine (conduite technique des travaux);
d ils organisent, planifient et exécutent dans leur domaine des tests spécifiques pour cha-
cune des entreprises concernées;
e ils participent aux tests intégraux, ainsi qu’aux réceptions par les organes responsables,
et apportent leur concours au responsable de l'assurance qualité en protection incendie
pour les préparatifs;
f ils communiquent au responsable de l’assurance qualité en protection incendie tous les
documents qui, dans leur domaine de compétences, sont nécessaires à la déclaration de
conformité des propriétaires et exploitants et aux vérifications des mesures de protection
incendie, sous la forme qui convient;
g ils se chargent, avant la réception ou la mise en service du bâtiment ou de l'ouvrage,
d'instruire les propriétaires et les exploitants (ainsi que le chargé de sécurité en protection
incendie AEAI s'il y en a un) de tout ce qu'il faut savoir au sujet de son fonctionnement,
de sa maintenance et de son entretien.

4.1.5 Projeteurs en équipements de protection incendie


Les projeteurs en équipements de protection incendie accomplissent les tâches suivantes:
a ils conçoivent des équipements de protection incendie ou des dispositifs autonomes de
défense incendie, tout en coordonnant leur action avec celle des autres projeteurs et des
autres métiers, sur la base du concept standard de protection incendie ou suivant un con-
cept de protection incendie particulier;
b ils établissent tous les documents nécessaires à l’approbation des preuves de protection
incendie ainsi que ceux nécessaires à l’exécution des mesures, et en supervisent la mise
en œuvre, dans leur domaine (conduite technique des travaux);
c ils organisent, planifient et exécutent dans leur domaine des tests spécifiques pour cha-
cune des entreprises concernées;
d ils participent aux tests intégraux, ainsi qu’aux réceptions par les organes responsables,
et apportent leur concours au responsable de l'assurance qualité en protection incendie
pour les préparatifs;
e ils communiquent au responsable de l’assurance qualité en protection incendie tous les
documents qui, dans leur domaine de compétences, sont nécessaires à la déclaration de
conformité des propriétaires et exploitants et aux vérifications des mesures de protection
incendie, sous la forme qui convient;
f ils se chargent, avant la réception ou la mise en service du bâtiment ou de l'ouvrage,
d'instruire les propriétaires et les exploitants (ainsi que le chargé de sécurité en protection
incendie AEAI s'il y en a un) de tout ce qu'il faut savoir au sujet de son fonctionnement,
de sa maintenance et de son entretien.

11
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

4.1.6 Installateurs
Les installateurs accomplissent les tâches suivantes:
a ils réalisent les mesures de protection incendie technique ou de défense incendie, con-
formément au mandat qui leur a été confié, dans les règles de l'art et le respect des pres-
criptions, tout en tenant compte des interfaces et en concertation avec les autres installa-
teurs;
b ils participent à des tests concernant des entreprises en particulier ou à des tests inté-
graux, ainsi qu'aux réceptions par l'organe responsable;
c ils communiquent au projeteur, au projeteur en protection incendie ou au responsable de
l'assurance qualité en protection incendie tous les documents relatifs à leurs réalisations
et nécessaires à la déclaration de conformité des propriétaires et exploitants et à la vérifi-
cation des mesures de protection incendie, sous la forme qui convient;
d ils se chargent, avant la réception ou la mise en service du bâtiment ou de l'ouvrage,
d'instruire les propriétaires et les exploitants (ainsi que le chargé de sécurité en protection
incendie AEAI s'il y en a un) de tout ce qu'il faut savoir au sujet de son fonctionnement,
de sa maintenance et de son entretien.

4.1.7 Autorité de protection incendie


L'autorité de protection incendie accomplit les tâches suivantes:
a elle veille au respect des prescriptions de protection incendie; elle examine les concepts
et les preuves de protection incendie pour vérifier qu’ils sont complets, compréhensibles
et plausibles;
b elle fixe le degré d'assurance qualité et détermine les études de protection incendie qui
doivent lui être soumises pour approbation;
c elle prend position sur les demandes formulées, valide la pertinence des concepts et
preuves de protection incendie et peut accorder des autorisations dans le domaine tech-
nique de la protection incendie;
d elle peut soumettre la remise des preuves de protection incendie à des conditions et en
fixer l’échéance;
e elle peut exiger qu'aient lieu des procédures de réception intermédiaires ou finales, ou
des tests intégraux;
f elle peut s’adresser à un organe de contrôle de protection incendie indépendant, par
exemple dans les cas suivants: danger d'incendie ou d'explosion particulier, analyses de
la situation dans des bâtiments ou d'autres ouvrages existants, concepts de protection in-
cendie spéciaux ou méthodes de preuves faisant appel à des méthodes de preuves en
protection incendie;
g elle peut exiger qu'un expert ou un ingénieur spécialisé effectue un contrôle spécialisé,
par exemple de systèmes de protection incendie avec peintures intumescentes utilisés en
construction métallique ou de constructions ou façades en bois particulièrement com-
plexes;
h elle peut exiger d’autres mesures d’assurance qualité spécifiques à la branche;
i elle peut de cas en cas exiger des détenteurs de systèmes reconnus par l'AEAI (qu'il
s'agisse de matériaux de construction, d'éléments de construction, de systèmes ou de
constructions) qu'ils produisent des documents tels que des rapports d'essais, des ins-
tructions sur la mise en œuvre du système, des plans détaillés, des appréciations con-
cernant certains écarts, des expertises réalisées par des laboratoires d'essais, des exa-
mens, des attestations de réception ou des preuves de conformité à l'assurance qualité;

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

j en matière de sécurité incendie, elle soutient les propriétaires et les exploitants dans
l’exercice de leurs responsabilités;
k elle a la possibilité de contrôler des bâtiments et des ouvrages et peut déléguer des
tâches à des tiers (services ou personnes spécialisés).

5 Mise en œuvre en fonction du degré d'assurance qualité (voir annexe)

5.1 Degré 1 d'assurance qualité


Le degré 1 de l'assurance qualité concerne les bâtiments et les ouvrages suivants:
a les bâtiments petits et simples, comportant un nombre restreint d'unités d'utilisation diffé-
rentes et
b ne présentant pas de risques d'incendie accrus du fait de leur affectation ou de leur cons-
truction.

5.1.1 Modalités de mise en œuvre au degré 1 de l'assurance qualité


1 La sécurité incendie est garantie par l'application du concept standard de protection in-
cendie.
2 Il faut établir des plans de protection incendie.
3 La sécurité incendie dans les maisons individuelles, les bâtiments annexes, les bâtiments
d'exploitations agricoles et les bâtiments de petites dimensions ne doit être l'objet de plans
de protection incendie que si l'autorité de protection incendie l'exige.
4 Les preuves de protection incendie sont établies sans faire appel à des méthodes de
preuves en protection incendie.
5 Il faut remettre aux propriétaires au moins un pré-exemplaire des documents de contrôle
de la protection incendie avant la réception de l'ouvrage.
6 Si l'autorité de protection incendie l'exige, on lui remettra les plans généraux de protection
incendie mis à jour, sous la forme et dans le nombre d'exemplaires qui conviennent.

5.1.2 Organisation du projet dans le degré 1 de l'assurance qualité (voir annexe)


1 Au degré 1 de l'assurance qualité, c'est généralement le responsable de l’ensemble du
projet qui assume les tâches du responsable de l'assurance qualité, telles qu'elles sont défi-
nies sous le chiffre 3.2.2, et qui répond de l'assurance qualité dans la protection incendie.
2 Si nécessaire, le responsable de l'assurance qualité doit recevoir le concours de proje-
teurs engagés dans le projet et des projeteurs en équipements de protection incendie.

5.1.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 1


1 Connaissances de l'assurance qualité appliquée à la conception et à la réalisation de pro-
jets.
2 Bonnes connaissances des prescriptions de protection incendie et des procédures admi-
nistratives en la matière.
3 Connaissances nécessaires à l'établissement des plans de protection incendie et à l'ap-
plication des prescriptions de protection incendie dans les projets concernés.

13
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

5.1.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 1


(voir annexe)
1 Dans les travaux à réaliser dans le degré 1, il faut distinguer les prestations de base des
prestations spéciales.
2 L'étendue des travaux doit être adaptée aux exigences spécifiques auxquelles doivent sa-
tisfaire les bâtiments et les autres ouvrages concernés.

5.2 Degré 2 d'assurance qualité


Le degré 2 de l'assurance qualité concerne les bâtiments et les ouvrages suivants:
a les bâtiments de petite taille ou de taille moyenne, comportant plusieurs affectations diffé-
rentes ou étendues et
b pouvant présenter des risques d'incendie accrus, du fait de leur affectation ou de leur
construction.

5.2.1 Modalités de mise en œuvre au degré 2 de l'assurance qualité


1 La sécurité incendie est garantie par l'application du concept standard des prescriptions
de protection incendie ou d'un concept de protection incendie.
2 Il faut établir des plans de protection incendie et, si l'on déroge aux règles fixées dans le
concept standard des prescriptions de protection incendie, un concept de protection incen-
die.
3 Certaines preuves de protection incendie peuvent être réalisées isolément en faisant ap-
pel à des méthodes de preuves en protection incendie.
4 Il faut remettre aux propriétaires au moins un pré-exemplaire des documents de contrôle
de la protection incendie avant la réception de l'ouvrage.
5 Si l'autorité de protection incendie l'exige, on lui remettra les plans de protection incendie
mis à jour, sous la forme et dans le nombre d'exemplaires qui conviennent.

5.2.2 Organisation du projet dans le degré 2 de l'assurance qualité (voir annexe)


1 Au degré 2 de l'assurance qualité, c'est un spécialiste en protection incendie AEAI ou une
personne de qualification équivalente qui assume les tâches du responsable de l'assurance
qualité en protection incendie telles qu'elles sont définies sous le chiffre 3.2.2, et qui répond
de l'assurance qualité.
2 Si nécessaire, le responsable de l'assurance qualité doit recevoir le concours de proje-
teurs engagés dans le projet et des projeteurs en équipements de protection incendie.
3 L’élaboration de preuves faisant appel à des méthodes de preuves en protection incendie
nécessite de recourir à un expert en protection incendie AEAI ou à une personne de qualifi-
cation équivalente.
4 Il peut être nécessaire aussi, suivant le concept de protection incendie et la construction,
que l'on fasse appel à d’autres experts ou ingénieurs spécialisés.

5.2.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 2


1 Bonnes connaissances de l'assurance qualité appliquée à la conception et à la réalisation
de projets.
2 Très bonnes connaissances des prescriptions de protection incendie et des procédures
administratives en la matière.

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

3 Très bonne maîtrise des connaissances nécessaires à l'établissement des plans de pro-
tection incendie et, le cas échéant, d'un concept de protection incendie, à l'application des
prescriptions de protection incendie dans les projets concernés, à la vérification des études,
le cas échéant en faisant appel aux méthodes de preuves en protection incendie, sous
l'angle de leur plausibilité et de leur conformité au concept de protection incendie.
4 Le responsable de l'assurance qualité doit être un spécialiste en protection incendie AEAI
ou une personne présentant une qualification équivalente.

5.2.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 2


(voir annexe)
1 Dans les travaux à réaliser dans le degré 2, il faut distinguer les prestations de base des
prestations spéciales.
2 L'étendue des travaux doit être adaptée aux exigences spécifiques auxquelles doivent sa-
tisfaire les bâtiments et les autres ouvrages concernés.

5.3 Degré 3 d'assurance qualité


Le degré 3 de l'assurance qualité concerne les bâtiments et les ouvrages suivants:
a les bâtiments de taille moyenne ou de grande taille, comportant de nombreuses affecta-
tions différentes ou étendues et
b présentant des risques d'incendie accrus du fait de leur affectation ou de leur construc-
tion.

5.3.1 Modalités de mise en œuvre au degré 3 de l'assurance qualité


1 La sécurité incendie est garantie par l'application du concept standard de protection in-
cendie ou celle d'un concept de protection incendie, en faisant appel, le cas échéant, à des
méthodes de preuves en protection incendie.
2 Il faut établir des plans de protection incendie et, le cas échéant, un concept de protection
incendie.
3 Les preuves de protection incendie, même si elles sont interdépendantes, peuvent être
établies en faisant appel à des méthodes de preuves en protection incendie.
4 Il faut remettre aux propriétaires au moins un pré-exemplaire des documents de contrôle
de la protection incendie avant la réception de l'ouvrage.
5 Si l'autorité de protection incendie l'exige, on lui remettra les plans de protection incendie
mis à jour, sous la forme et dans le nombre d'exemplaires qui conviennent.

5.3.2 Organisation du projet dans le degré 3 de l'assurance qualité (voir annexe)


1 Au degré 3 de l'assurance qualité, c'est un expert en protection incendie AEAI ou une
personne de qualification équivalente qui assume les tâches du responsable de l'assurance
qualité en protection incendie telles qu'elles sont définies sous le chiffre 3.2.2, et qui répond
de l'assurance qualité.
2 Si nécessaire, le responsable de l'assurance qualité doit recevoir le concours de proje-
teurs engagés dans le projet et des projeteurs en équipements de protection incendie.
3 Il peut être nécessaire aussi, suivant le concept de protection incendie et la construction,
que l'on fasse appel à d’autres experts ou ingénieurs spécialisés.

15
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

5.3.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 3


1 Très bonnes connaissances de l'assurance qualité appliquée à la conception et à la réali-
sation de projets.
2 Très bonnes connaissances des prescriptions de protection incendie et des objectifs de
protection sur lesquels elles reposent, ainsi que des procédures administratives en la ma-
tière.
3 Très bonne maîtrise des connaissances nécessaires à l'établissement des plans de pro-
tection incendie et d'un concept de protection incendie, ainsi qu'à l'application des prescrip-
tions de protection incendie dans les projets concernés. Capacité d’établir des preuves de
protection incendie, le cas échéant en faisant appel des méthodes de preuves en protection
incendie, ou d'en vérifier la pertinence, le cas échéant en faisant appel à des méthodes de
preuves en protection incendie, sous l'angle de leur plausibilité et de leur conformité au con-
cept de protection incendie.
4 Le responsable de l'assurance qualité doit être un expert en protection incendie AEAI ou
une personne présentant une qualification équivalente.

5.3.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 3


(voir annexe)
1 Dans les travaux à réaliser dans le degré 3, il faut distinguer les prestations de base des
prestations spéciales.
2 L'étendue des travaux doit être adaptée aux exigences spécifiques auxquelles doivent sa-
tisfaire les bâtiments et les installations concernés.

5.4 Degré 4 d'assurance qualité


Le degré 4 de l'assurance qualité concerne les bâtiments et les ouvrages suivants:
a les bâtiments de grande taille, comportant de nombreuses affectations différentes ou
étendues et
b présentant des risques d'incendie élevés, du fait de leur affectation ou de leur construc-
tion.

5.4.1 Modalités de mise en œuvre au degré 4 de l'assurance qualité


1 L'autorité de protection incendie peut exiger, selon l'affectation du bâtiment, le nombre de
personnes que celui-ci peut recevoir, selon la complexité de la situation sur le plan de la pro-
tection incendie et le risque d'incendie, que la sécurité incendie soit entièrement ou partiel-
lement contrôlée par un organe de contrôle de protection incendie indépendant.
2 L'autorité de protection incendie fixe l'étendue de ce contrôle et en attribue le mandat à
l'un des organes de contrôle de protection incendie qui lui ont été proposés et approuve
l’étendue détaillée des travaux dudit organe de contrôle.
3 La sécurité incendie est garantie par l'application du concept standard de protection in-
cendie, ou celle d'un concept de protection incendie, faisant appel, le cas échéant, à des
méthodes de preuves en protection incendie.
4 Il faut établir des plans de protection incendie et un concept de protection incendie.
5 Les preuves de protection incendie, même si elles sont interdépendantes, peuvent être
établies en faisant appel à l'ingénierie de sécurité incendie.
6 Il faut remettre aux propriétaires au moins un pré-exemplaire des documents de contrôle
de la protection incendie avant la réception de l'ouvrage.

16
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

7 Si l'autorité de protection incendie l'exige, on lui remettra les plans de protection incendie
mis à jour, sous la forme et dans le nombre d'exemplaires qui conviennent.

5.4.2 Organisation du projet dans le degré 4 de l'assurance qualité (voir annexe)


1 Au degré 4 de l'assurance qualité, c'est un expert en protection incendie AEAI qui as-
sume les tâches du responsable de l'assurance qualité en protection incendie telles qu'elles
sont définies sous le chiffre 3.2.2, et qui répond de l'assurance qualité.
2 Si nécessaire, le responsable de l'assurance qualité doit recevoir le concours de proje-
teurs engagés dans le projet et des projeteurs en équipements de protection incendie.
3 Un organe de contrôle de protection incendie indépendant contrôle la sécurité incendie du
bâtiment ou de l'ouvrage dans le cadre du mandat qui lui a été confié et rédige un rapport à
l'intention des propriétaires et de l'autorité de protection incendie.
4 Il peut être nécessaire aussi, suivant le concept de protection incendie et la construction,
que l'on fasse appel à d’autres experts ou ingénieurs spécialisés.

5.4.3 Qualifications du responsable de l'assurance qualité, degré 4


1 Très bonnes connaissances de l'assurance qualité appliquée à la conception et à la réali-
sation de projets.
2 Très bonnes connaissances des prescriptions de protection incendie et des objectifs de
protection sur lesquels elles reposent, ainsi que des procédures administratives en la ma-
tière.
3 Très bonne maîtrise des connaissances nécessaires à l'établissement des plans de pro-
tection incendie et d'un concept de protection incendie, ainsi qu'à l'application des prescrip-
tions de protection incendie dans les projets concernés. Capacité d’établir des preuves de
protection incendie, le cas échéant en faisant appel à des méthodes de preuves en protec-
tion incendie, ou d'en vérifier la pertinence, le cas échéant en faisant appel à des méthodes
de preuves en protection incendie, sous l'angle de leur plausibilité et de leur conformité au
concept de protection incendie.
4 Le responsable de l'assurance qualité doit être un expert en protection incendie AEAI
AEAI ou une personne présentant une qualification équivalente.

5.4.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le degré 4


(voir annexe)
1 Dans les travaux à réaliser dans le degré 4, il faut distinguer les prestations de base des
prestations spéciales.
2 L'étendue des travaux doit être adaptée aux exigences spécifiques auxquelles doivent
satisfaire les bâtiments et les autres ouvrages concernés.

5.4.5 Qualifications de l'organe de contrôle de la protection incendie, degré 4 de l'assu-


rance qualité
1 Une expertise dont il peut justifier dans le domaine concerné ainsi que dans les problé-
matiques complexes de la protection incendie.
2 Très bonnes connaissances des prescriptions de protection incendie et des objectifs de
protection sur lesquels elles reposent, ainsi que des procédures administratives en la ma-
tière.
3 Personne juridiquement indépendante de l'autorité de protection incendie et de toutes les
parties prenantes au projet (cf. art. 3 de la norme de protection incendie) agissant en qualité
d’expert technique.

17
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

5.4.6 Étendue des travaux de l'organe de contrôle du degré 4 de l'assurance qualité


L'organe chargé de contrôler la protection incendie accomplit les tâches suivantes:
a il contrôle les bâtiments et les autres ouvrages, en partie ou en totalité, dans le cadre du
mandat qui lui a été confié, et procède par exemple à un état des lieux, ou contrôle des
concepts de protection incendie, ou des études en appliquant des méthodes de preuves
en protection incendie;
b il évalue des concepts de protection incendie relatifs à des ouvrages en particulier, en
souligne les lacunes, propose des améliorations et formule des recommandations;
c il effectue, si l'autorité de protection incendie l'exige, des contrôles du gros œuvre et des
contrôles à la fin de la construction, procède à des tests intégraux et à des réceptions par
l'organe responsable;
d il rédige des rapports et des procès-verbaux à l'intention des propriétaires et de l'autorité
de protection incendie.

6 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

7 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le le 18 septembre 2014 par
l'organisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves tech-
niques au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère
obligatoire dans tous les cantons.

8 Dispositions transitoires
À compter de l'entrée en vigueur de la présente directive, les responsables de l'assurance
qualité devront justifier de leurs qualifications dans les délais suivants:
a cinq ans pour obtenir le brevet de spécialiste en protection incendie AEAI (chiffre 5.2.3,
alinéa 4);
b cinq ans pour obtenir le diplôme d'expert en protection incendie AEAI (chiffre 5.3.3, ali-
néa 4 et chiffre 5.4.3, alinéa 4).

18
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

Annexe
Les explications de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispositions des di-
rectives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendamment des dispo-
sitions, ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 4.1.1 Tâches des propriétaires et des exploitants (lettre e)


La déclaration de conformité doit comprendre les documents les plus importants, faire mention des
points dont il faut rendre compte, validés par une signature valable, et inclure les documents devant
figurer en annexe, par exemple les attestations AEAI.
La déclaration de conformité peut être établie à plusieurs niveaux, comme le montre le schéma sui-
vant.

Autorité de protection incendie

Déclaration de conformité [1])

Propriétaires-
et exploitants

Déclaration de conformité [2]

Responsable assurance qualité


en protection incendie

Déclaration de conformité [3] Déclaration de conformité [3]

Projeteur en équipements
de protection inendie Projeteur

Attestation d’installation [4] Déclaration de conformité [4]

Installateur d’équipements
Installateur
de protection incendie
Remarques:
[1] La déclaration de conformité des propriétaires ou des exploitants peut être établie sur la base de
celle du responsable de l’assurance qualité en protection incendie.
[2] La déclaration de conformité du responsable de l’assurance qualité en protection incendie peut
être établie sur la base de celle du projeteur ou du projeteur en équipements de protection incen-
die, mais aussi sur des normes, des directives, des documents fixant l’état de la technique, des
plans d’exécution approuvés et des détails d’exécution, ou de l’assurance qualité dudit respon-
sable.
[3] La déclaration de conformité du projeteur ou du projeteur en équipements de protection incendie
peut être établie sur la base de son contrat de planification, de la déclaration de conformité du
détenteur d’un système bénéficiant d’une attestation AEAI (ou d’une attestation AEAI avec des
dispositions sur la mise en œuvre), mais aussi sur des normes, des directives, des documents
fixant l’état de la technique, des plans d’exécution approuvés et des détails d’exécution, ou de
l’assurance qualité dudit projeteur.

19
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

[4] La déclaration de conformité de l’installateur peut être établie sur la base de son contrat
d’entreprise, de la déclaration de conformité du détenteur d’un système bénéficiant d’une re-
conaissance AEAI (ou d’une reconaissance AEAI avec des dispositions sur la mise en œuvre),
mais aussi sur des normes, des directives, des documents fixant l’état de la technique, des plans
d’exécution approuvés et des détails d’exécution, ou de l’assurance qualité dudit installateur. La
conformité peut aussi être établie au moyen d’une attestation d’installation ou d’une preuve de la
sécurité.

ad chiffre 5 Mise en œuvre en fonction du degré d'assurance qualité


Mise en œuvre des degrés d'assurance qualité Degré 1 Degré 2 Degré 3 Degré 4
– Responsable de l’ensemble du projet [1]   
– Responsable de l'assurance qualité en protection incendie [1]   
– Spécialiste en protection incendie AEAI  
– Expert en protection incendie AEAI  
– Organe de contrôle de la protection incendie  
– Projeteurs    
– Projeteurs en équipements de protection incendie [2] [2] [2] [2]
– Chargé de sécurité en protection incendie  [3] [3]
– Convention sur l'affectation du bâtiment    
– Programme d'assurance qualité en protection incendie    
– Dossier des documents soumis à vérification    
– Plans généraux de protection incendie [4]   
– Concept de protection incendie   
– Concept de protection incendie appliquant des méthodes de
preuves en protection incendie non admis non admis admis admis
– Contrôle par sondage des appels d'offres 
– Contrôle systématique des réponses aux appels d'offres  
– Contrôle détaillé des réponses aux appels d'offres   
– Preuves de protection incendie    
– Preuves faisant appel à des méthodes de preuves en protection
incendie non admis admis [5] admis admis
– Plan de sécurité incendie du chantier  [6] [6] [6]
– Contrôle par sondage de l'exécution 
– Contrôle systématique de l'exécution  
– Contrôle détaillé de l'exécution   
– Matrice des asservissements incendie    
– Tests spécifiques sur les installations techniques du bâtiment    
– Tests spécifiques sur les équipements de protection incendie    
– Tests intégraux    
– Instructions sur les installations techniques du bâtiment    
– Instructions sur les équipements de protection incendie    
– Documents de contrôle de la protection incendie [4]   
– Plans de contrôle de la protection incendie [4]   
– Plans des voies d'évacuation et de sauvetage  [7] [7] [7]
– Documents sur l’intervention des sapeurs-pompiers  [3] [3]
– Rapport de contrôle de la protection incendie  
– Rapport rédigé par l'organe de contrôle indépendant  
– Déclaration de conformité de la protection incendie    

20
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

Mise en œuvre des degrés d'assurance qualité Degré 1 Degré 2 Degré 3 Degré 4
– Livre de contrôle du bâtiment    
– Assurance qualité sur toute la durée d'utilisation du bâtiment    
– Cahier des charges du chargé de sécurité en protection incendie  [3] [3]
– Entretien et maintenance des équipements de protection incendie    
– Contrats de maintenance des équipements de protection incendie    
– Entretien et maintenance des installations techniques du bâtiment    
– Contrats de maintenance des installations techniques du bâtiment    

Légende:
○ recommandé ● obligatoire
[1] Au degré 1, le responsable de l’ensemble du projet joue également le rôle de responsable de
l'assurance qualité en protection incendie.
[2] Une reconnaissance en tant qu’entreprise qualifiée pour l’installation d’équipements de protection
incendie décernée par l’AEAI peut parfois être nécessaire (par exemple pour les installations de
détection d'incendie, les installations sprinklers).
[3] Sur demande des autorités compétentes.
[4] Uniquement sur demande des autorités compétentes pour les maisons individuelles, les bâti-
ments annexes, les bâtiments d'exploitations agricoles et les bâtiments de petites dimensions.
[5] Études d’ingénierie de sécurité incendie indépendantes les unes des autres.
[6] Peut être exigé par l'autorité de protection incendie dans les établissements qui procéderont à
des transformations, des rénovations ou une réaffectation sans interrompre leur activité.
[7] Obligatoire dans les établissements d’hébergement.
L’ensemble des documents de contrôle actualisés de la protection incendie doit être remis aux pro-
priétaires au plus tard 3 mois après réception de l’ouvrage (s’applique d’une manière générale aux
chiffres 5.1.1, 5.2.1, 5.3.1 et 5.4.1).

21
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 5.1.2 Organisation du projet dans le degré 1 de l'assurance qualité


L'organigramme représente les rapports contractuels ou les rapports de subordination profession-
nelle, ainsi que les flux d'informations possibles entre les intervenants.

Autorité de protection
Propriétaires et exploitants
incendie

Responsable de
l'assurance qualité
(dir. générale projet)

Projeteurs en
Projeteurs
équipements prot. inc.

Installateurs

Légende:

Rapports contractuels ou rapports de subordination professionnelle ainsi que flux


d'informations possibles

Flux d'informations

L’organisation de projet doit être adaptée dans les cas suivants:


a Projets de construction plus simples : l’organisation de projet peut être réduite. Une même per-
sonne peut assumer plusieurs fonctions dans le cadre dudit projet;
b Projets de construction faisant intervenir des équipements de protection incendie (détection
d’incendie, sprinklers): le projeteur en équipements de protection incendie doit participer à
l’organisation du projet (en traits discontinus sur l’organigramme);
c Projets de construction nécessitant une assurance qualité propre à une branche (par exemple
construction en bois, systèmes de protection incendie à peinture intumescente): les personnes
spécialisées nécessaires doivent participer à de l’organisation du projet.

ad chiffre 5.1.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le


degré 1
Prestations de base usuelles au degré 1
1 Vérifier la pertinence du problème, tel qu'il a été formulé par les propriétaires et les exploitants, et
de la stratégie retenue pour le résoudre, clarifier la définition des tâches et s'assurer de la faisabilité
des mesures sur le plan de la construction, de l'organisation et sur le plan juridique. Contribuer à
définir les affectations, les objectifs de protection et l'étendue du projet en ce qui concerne les me-
sures de protection incendie sur les plans de la construction, de l'équipement, de l'organisation et de
la défense incendie.
2 Aider les propriétaires et les exploitants à mettre sur pied l'organisation du projet, à définir les
tâches et les compétences des organismes chargés respectivement de planifier et d'exécuter les
mesures relatives à la construction, à l'équipement, à l'organisation et à la défense incendie.

22
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

3 Concevoir un avant-projet qui tienne compte des grands objectifs et du contexte général dans
lesquels il s'inscrit, et conforme aux règles de la protection incendie. Présenter, tout en évaluant
leurs différentes variantes, les possibilités de mise en œuvre des mesures de protection incendie
dans l'ouvrage en question, et établir les plans de protection incendie qui serviront de base à la suite
de la planification.
4 Définir le programme d'assurance qualité et analyser les lignes de force de l'assurance qualité
dans le projet et sa réalisation. Élaborer le concept de sécurité incendie du chantier.
5 Contrôler au moins par sondage et rectifier les modalités d'application des plans établis par les
projeteurs, compte tenu des principales interfaces et des plans de protection incendie.
6 Créer les documents qui seront communiqués à l'appui de la demande du permis de construire, y
compris les éventuels plans de protection incendie. Assurer la coordination entre les intervenants et
le premier interlocuteur auprès de l'autorité de protection incendie.
7 Établir ou contrôler par sondage les documents des appels d'offres qui concernent les interfaces
et les règles essentielles de protection incendie. Étudier les différentes solutions proposées par les
entreprises pour mettre en œuvre les mesures de protection incendie, ainsi que les produits utilisés.
8 Définir le calendrier de la planification et de la réalisation du projet, compte tenu des délais inhé-
rents aux procédures administratives, à la mise en service des installations, aux tests intégraux, à la
correction des défauts et aux réceptions par l'organe compétent.
9 Définir les mesures d'assurance qualité, sur la base du programme d'assurance qualité et de ses
grandes lignes de force. Élaborer le programme de vérification des documents de protection incen-
die.
10 Vérifier au moins par sondage que les obligations en matière de protection incendie ont été res-
pectées dans les plans d'exécution et dans les plans détaillés; assurer la coordination et l'harmoni-
sation des travaux entre les projeteurs et entre les installateurs, dans les divers métiers. Établir les
preuves de protection incendie nécessaires et les demandes d'autorisation dans le domaine de la
protection incendie, et les communiquer à l'autorité de protection incendie.
11 Superviser et contrôler au moins par sondage la construction, en particulier en ce qui concerne
l'exécution des principales mesures de protection incendie, conformément au calendrier et aux
règles de l'art, ainsi que l'emploi correct des matériaux de construction, des éléments de construc-
tion, des systèmes et des constructions reconnus par l'AEAI.
12 Organiser, planifier et exécuter les mises en service, les tests intégraux, la correction des défauts
et les réceptions par l'organe compétent. Préparer et remettre aux propriétaires les documents
soumis à vérification ainsi que le carnet de suivi du bâtiment.
13 S'assurer que les propriétaires et les exploitants ont été instruits sur la maintenance et l'entretien
des mesures de protection incendie prises pendant la construction, des équipements de protection
incendie et des installations techniques du bâtiment, et / ou que les contrats de maintenance seront
honorés.
14 Rédiger la déclaration de conformité aux règles de la protection incendie à l'intention de l'autorité
de protection incendie et le signer.
Prestations spéciales, degré 1
1 Passer en revue des documents, les états des lieux, les analyses de la situation et les relevés de
données relatifs à la construction afin de les exploiter.
2 Définir les objectifs de protection valables pour l'ouvrage considéré, en concertation avec les
propriétaires, les exploitants et, le cas échéant, l'autorité de protection incendie.
3 Contrôler les travaux d'aménagement prévus par les locataires et veiller à leur conformité avec le
concept de protection incendie concernant l'ensemble du second œuvre.

23
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

4 Collaborer avec les propriétaires, les exploitants et l'organe administratif compétent en vue de
créer les plans d'intervention des sapeurs-pompiers. Contrôler les documents nécessaires tels que
l'inventaire des données de l'ouvrage, la liste des adresses, le plan des accès, le plan du bâtiment
ou la liste des entrepôts.
5 Établir le concept de protection incendie, les plans de protection incendie, les documents ou les
plans d'intervention, ou les plans des voies d'évacuation et de sauvetage.
6 Contrôler systématiquement ou en détail les documents des appels d'offres et contrôler les plans
d'exécution dressés par les projeteurs en ce qui concerne les interfaces et les mesures de protec-
tion incendie, mais aussi l'emploi correct des matériaux de construction, des éléments de construc-
tion, des systèmes et des constructions reconnus par l'AEAI.
7 Aider la direction des travaux à prévenir les défauts, par exemple en sensibilisant les projeteurs,
en instruisant la direction des travaux et les installateurs, ou en créant à leur intention un guide de
réalisation des mesures de protection incendie.
8 Aider la direction des travaux à prévenir les défauts dans les aménagements prévus par les loca-
taires, par exemple en sensibilisant les projeteurs, en instruisant la direction des travaux et les ins-
tallateurs, ou en créant à leur intention un guide de réalisation des mesures de protection incendie
dans ces aménagements.
9 Créer les documents à déposer auprès de l'autorité de protection incendie, à l'appui des de-
mandes d'autorisations spéciales pour des matériaux de construction, des éléments de construction,
des systèmes ou des constructions.
10 Vérifier les notices d'utilisation des dispositifs techniques de protection incendie, concevoir le plan
et la matrice des asservissements incendie.
11 Superviser et contrôler systématiquement ou en détail la construction, en particulier en ce qui
concerne l'exécution des mesures de protection incendie, conformément au calendrier et aux règles
de l'art, ainsi que l'emploi correct des matériaux de construction, des éléments de construction, des
systèmes et des constructions reconnus par l'AEAI.
12 Rédiger le cahier des charges des équipements prévus pour les sapeurs-pompiers, tels que les
tableaux de commande, les circulations, les places réservées au déploiement des forces et des
moyens d'intervention, les interphones, etc.
Le cas échéant, on fournira d'autres prestations, selon la nature ou les particularités de l'ouvrage.

24
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

ad chiffre 5.2.2 Organisation du projet dans le degré 2 de l'assurance qualité


L'organigramme représente les rapports contractuels ou les rapports de subordination profession-
nelle, ainsi que les flux d'informations possibles entre les intervenants.

Autorité de protection
Propriétaires et exploitants
incendie

Responsable de
Responsable de
l'assurance qualité
l’ensemble du projet
(spécialiste prot. inc.)

Projeteurs en
Projeteurs
équipements prot. inc.

Installateurs

Légende:

Rapports contractuels ou rapports de subordination professionnelle ainsi que flux


d'informations possibles

Flux d'informations

L’organisation de projet doit être adaptée dans les cas suivants:


a Projets de construction plus simples: l’organisation de projet peut être réduite. Une même per-
sonne peut assumer plusieurs fonctions dans le cadre dudit projet;
b Projets de construction nécessitant différentes preuves de protection incendie sans interaction
entre elles, pouvant être établies en faisant appel des méthodes de preuves en protection incen-
die: l’expert en protection incendie AEAI nécessaire ou une personne de formation équivalente
doit participer à l’organisation du projet;
c Projets de construction nécessitant une assurance qualité propre à une branche (par exemple
construction en bois, systèmes de protection incendie à peinture intumescente): les personnes
spécialisées nécessaires doivent participer à de l’organisation du projet.

ad chiffre 5.2.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le


degré 2
Prestations de base usuelles au degré 2
1 Vérifier la pertinence du problème, tel qu'il a été formulé par les propriétaires et les exploitants, et
de la stratégie retenue pour le résoudre, clarifier la définition des tâches et s'assurer de la faisabilité
des mesures sur le plan de la construction, de l'organisation et sur le plan juridique. Définir les affec-
tations, les objectifs de protection et l'étendue du projet en ce qui concerne la protection incendie
sur les plans de la construction, de l'équipement, de l'organisation et de la défense incendie.
2 Aider les propriétaires et les exploitants à mettre sur pied l'organisation du projet, à définir les
tâches et les compétences des organismes chargés respectivement de planifier et d'exécuter les
mesures relatives à la construction, à l'équipement, à l'organisation et à la défense incendie.

25
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3 Concevoir un avant-projet pour le volet protection incendie qui tienne compte des grands objec-
tifs et du contexte général dans lesquels il s'inscrit, et conforme aux règles de la protection incendie.
Présenter, tout en évaluant leurs différentes variantes, les possibilités de mise en œuvre des me-
sures de protection incendie dans l'ouvrage en question, et établir les plans de protection incendie
ou le concept de protection incendie avec ses plans de protection incendie, qui serviront de base à
la suite de la planification.
4 Aider la direction des travaux à définir le programme d'assurance qualité, le degré d'assurance
qualité et analyser les lignes de force de l'assurance qualité dans le projet et sa réalisation. Élaborer
le plan de sécurité incendie du chantier.
5 Contrôler au moins par sondage et rectifier les modalités d'application des plans établis par les
projeteurs, compte tenu des interfaces et du concept de protection incendie et / ou des plans de pro-
tection incendie.
6 Établir les documents pour le volet protection incendie à l'appui de la demande de permis de
construire, y compris les plans de protection incendie ou le concept de protection incendie accom-
pagné des plans de protection incendie. Assurer la coordination entre les intervenants et le premier
interlocuteur auprès des autorités de protection incendie.
7 Contrôler au moins par sondage les documents des appels d'offres qui concernent les interfaces
et les règles essentielles de protection incendie. Étudier les différentes solutions proposées par les
entreprises pour mettre en œuvre les mesures de protection incendie, ainsi que les produits utilisés.
8 Aider la direction des travaux à définir le calendrier de la planification et de la réalisation du pro-
jet, compte tenu des délais inhérents aux procédures administratives, à la mise en service des ins-
tallations, aux tests intégraux, à la correction des défauts et aux réceptions par l'organe compétent.
9 Définir les mesures d'assurance qualité pour le volet protection incendie, sur la base du pro-
gramme d'assurance qualité et de ses grandes lignes de force. Élaborer le programme de vérifica-
tion des documents de protection incendie.
10 Vérifier au moins par sondage que les obligations en matière de protection incendie ont été res-
pectées dans les plans d'exécution et dans les plans détaillés ; assurer la coordination et l'harmoni-
sation des travaux entre les projeteurs et entre les installateurs, dans les divers métiers. Établir les
preuves de protection incendie nécessaires et les demandes d'autorisation dans le domaine de la
protection incendie, et les soumettre à l'autorité de protection incendie.
11 Vérifier les notices d'utilisation des dispositifs techniques de protection incendie, ainsi que la ma-
trice des asservissements incendie.
12 Superviser et contrôler par sondage la construction, en particulier en ce qui concerne l'exécution
des mesures de protection incendie, conformément au calendrier et aux règles de l'art, ainsi que
l'emploi correct des matériaux de construction, des éléments de construction, des systèmes et des
constructions reconnus par l'AEAI.
13 Organiser, planifier et exécuter les mises en service, les tests intégraux, la correction des défauts
et les réceptions par l'organe compétent. Préparer et remettre aux propriétaires et aux exploitants
les documents soumis à vérification ainsi que le carnet de suivi du bâtiment.
14 S'assurer que les propriétaires et les exploitants ont été instruits sur la maintenance et l'entretien
des mesures de protection incendie prises pendant la construction, des équipements de protection
incendie et des installations techniques du bâtiment, et/ou que les contrats de maintenance seront
honorés.
15 Rédiger la déclaration de conformité aux règles de la protection incendie à l'intention de l'autorité
de protection incendie et le signer.

26
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

Prestations spéciales, degré 2


1 Passer en revue des documents, les états des lieux, et les analyses de la situation et les relevés
de données relatifs à la construction afin de les exploiter.
2 Définir les objectifs de protection valables pour l'ouvrage considéré, en concertation avec les
propriétaires, les exploitants et, le cas échéant, l'autorité de protection incendie.
3 Contrôler les travaux d'aménagement prévus par les locataires et veiller à leur conformité avec le
concept de protection incendie concernant l'ensemble du second œuvre.
4 Élaborer des concepts de protection incendie particuliers pour les bâtiments et les ouvrages où
existent de graves risques d'incendie ou d'explosion. Conduire des études d'ingénierie de désenfu-
mage ou des documents à l'appui des demandes d'autorisations pour des équipements protégeant
par exemple les entrepôts de matières dangereuses ou de liquides inflammables.
5 Collaborer avec les propriétaires, les exploitants et l'organe administratif compétent en vue de
créer les plans d'intervention des sapeurs-pompiers. Contrôler les documents nécessaires tels que
l'inventaire des données de l'ouvrage, la liste des adresses, le plan des accès, le plan du bâtiment
ou la liste des entrepôts.
6 Établir les documents ou les plans d'intervention, ou les plans des voies d'évacuation et de sau-
vetage.
7 Contrôler en détail les documents des appels d'offres et contrôler les plans d'exécution dressés
par les projeteurs en ce qui concerne les interfaces et les mesures de protection incendie, mais
aussi l'emploi correct des matériaux de construction, des éléments de construction, des systèmes et
des constructions reconnus par l'AEAI.
8 Aider la direction des travaux à prévenir les défauts, par exemple en sensibilisant les projeteurs,
en instruisant la direction des travaux et les installateurs, ou en créant à leur intention un guide de
réalisation des mesures de protection incendie.
9 Aider la direction des travaux à prévenir les défauts dans les aménagements prévus par les loca-
taires, par exemple en sensibilisant les projeteurs, en instruisant la direction des travaux et les ins-
tallateurs, ou en créant à leur intention un guide de réalisation des mesures de protection incendie
dans ces aménagements.
10 Établir les documents à déposer auprès de l'autorité de protection incendie, à l'appui des de-
mandes d'autorisations spéciales.
11 Concevoir le plan et la matrice des asservissements incendie.
12 Établir un plan de sécurité incendie du chantier ainsi que les documents nécessaires pour assu-
rer la sécurité des personnes lorsqu’il existe un projet de transformation, de rénovation ou de réaf-
fectation sans interruption de l’activité.
13 Superviser et contrôler en détail la construction, en particulier en ce qui concerne l'exécution des
mesures de protection incendie, conformément au calendrier et aux règles de l'art, ainsi que l'emploi
correct des matériaux de construction, des éléments de construction, des systèmes et des construc-
tions reconnus par l'AEAI.
14 Rédiger le cahier des charges des équipements prévus pour les sapeurs-pompiers, tels que les
tableaux de commande, les circulations, les places réservées au déploiement des forces et des
moyens d'intervention, les interphones, etc..
15 Rédiger un rapport de contrôle de la protection incendie pour les propriétaires, pour les exploi-
tants et pour l'autorité de protection incendie.
Le cas échéant, on fournira d'autres prestations, selon la nature ou les particularités de l'ouvrage.

27
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 5.3.2 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le


degré 3
L'organigramme représente les rapports contractuels ou les rapports de subordination profession-
nelle, ainsi que les flux d'informations possibles entre les intervenants.

Autorité de protection
Propriétaires et exploitants
incendie
Chargé de sécurité en pro-
tection incendie
Responsable de
Responsable de
l'assurance qualité
l’ensemble du projet
(spécialiste prot. inc.)

Projeteurs en
Projeteurs
équipements prot. inc.

Installateurs

Légende:

Rapports contractuels ou rapports de subordination professionnelle ainsi que flux


d'informations possibles

Flux d'informations

L’organisation de projet doit être adaptée dans les cas suivants:


a Projets de construction faisant intervenir un chargé de sécurité en protection incendie: le chargé
de sécurité en protection incendie responsable doit participer à l’organisation du projet (en traits
discontinus sur l’organigramme);
b Projets de construction nécessitant une assurance qualité propre à une branche (par exemple
construction en bois, systèmes de protection incendie à peinture intumescente): les personnes
spécialisées nécessaires doivent participer à de l’organisation du projet.

ad chiffre 5.3.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le


degré 3
Prestations de base usuelles aux degrés 3
1 Vérifier la pertinence du problème, tel qu'il a été formulé par les propriétaires et les exploitants, et
de la stratégie retenue pour le résoudre, clarifier la définition des tâches et s'assurer de la faisabilité
des mesures sur le plan de la construction, de l'organisation et sur le plan juridique. Définir les affec-
tations, les objectifs de protection et l'étendue du projet en ce qui concerne la protection incendie
sur les plans de la construction, de l'équipement, de l'organisation et de la défense incendie. Définir
les objectifs de protection valables pour l'ouvrage considéré, en concertation avec les propriétaires,
les exploitants et, le cas échéant, l'autorité de protection incendie.
2 Aider les propriétaires et les exploitants à mettre sur pied l'organisation du projet, à définir les
tâches et les compétences des organismes chargés respectivement de planifier et d'exécuter les
mesures relatives à la construction, à l'équipement, à l'organisation et à la défense incendie.

28
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

3 Concevoir un avant-projet pour le volet protection incendie qui tienne compte des grands objec-
tifs et du contexte général dans lesquels il s'inscrit, et conforme aux règles de la protection incendie.
Présenter, tout en évaluant leurs différentes variantes, les possibilités de mise en œuvre des me-
sures de protection incendie dans l'ouvrage en question, et établir le concept de protection incendie
et les plans de protection incendie qui serviront de base à la suite de la planification.
4 Élaborer des concepts de protection incendie particuliers pour les bâtiments et les ouvrages où
existent de graves risques d'incendie ou d'explosion, ou en vue de mettre en œuvre des équipe-
ments de protection incendie.
5 Aider la direction des travaux à définir le programme d'assurance qualité, le degré d'assurance
qualité et analyser les lignes de force de l'assurance qualité dans le projet et sa réalisation. Élaborer
le plan de sécurité incendie du chantier.
6 Contrôler en détail et rectifier les modalités d'application des plans établis par les projeteurs,
compte tenu des interfaces et du concept de protection incendie et des plans de protection incendie.
7 Établir les documents pour le volet protection incendie à l'appui de la demande de permis de
construire, y compris le concept de protection incendie accompagné des plans de protection incen-
die. Assurer la coordination entre les intervenants et le premier interlocuteur auprès des autorités de
protection incendie.
8 Contrôler en détail les documents des appels d'offres qui concernent les interfaces et les règles
essentielles de protection incendie. Étudier les différentes solutions proposées par les entreprises
pour mettre en œuvre les mesures de protection incendie, ainsi que les produits utilisés.
9 Aider la direction des travaux à prévenir les défauts, par exemple en sensibilisant les projeteurs,
en instruisant la direction des travaux et les installateurs, ou en créant à leur intention un guide de
réalisation des mesures de protection incendie.
10 Aider la direction des travaux à définir le calendrier de la planification et de la réalisation du pro-
jet, compte tenu des délais inhérents aux procédures administratives, à la mise en service des ins-
tallations, aux tests intégraux, à la correction des défauts et aux réceptions par l'organe compétent.
11 Définir les mesures d'assurance qualité pour le volet protection incendie, sur la base du pro-
gramme d'assurance qualité et de ses grandes lignes de force. Élaborer le programme de vérifica-
tion des documents de protection incendie.
12 Vérifier en détail que les obligations en matière de protection incendie ont été respectées dans
les plans d'exécution et dans les plans détaillés; assurer la coordination et l'harmonisation des tra-
vaux entre les projeteurs et entre les installateurs, dans les divers métiers. Établir les preuves de
protection incendie nécessaires et les demandes d'autorisation dans le domaine de la protection in-
cendie, et les soumettre à l'autorité de protection incendie.
13 Créer ou vérifier les notices d'utilisation des dispositifs techniques de protection incendie, ainsi
que le plan et la matrice des asservissements incendie.
14 Rédiger le cahier des charges des équipements prévus pour les sapeurs-pompiers, tels que les
tableaux de commande, les circulations, les places réservées au déploiement des forces et des
moyens d'intervention, les interphones, etc..
15 Collaborer avec les propriétaires, les exploitants et l'organe administratif compétent en vue de
créer les plans d'intervention des sapeurs-pompiers.
16 Superviser et contrôler en détail la construction, en particulier en ce qui concerne l'exécution des
mesures de protection incendie, conformément au calendrier et aux règles de l'art, ainsi que l'emploi
correct des matériaux de construction, des éléments de construction, des systèmes et des construc-
tions reconnus par l'AEAI.
17 Organiser, planifier et exécuter les mises en service, les tests intégraux, la correction des défauts
et les réceptions par l'organe compétent. Préparer et remettre aux propriétaires et aux exploitants
les documents soumis à vérification ainsi que le livret de contrôle du bâtiment.

29
Assurance qualité en protection incendie / 11-15f DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

18 S'assurer que les propriétaires, les exploitants et le chargé de sécurité en protection incendie ont
été instruits sur la maintenance et l'entretien des mesures de protection incendie prises pendant la
construction, des équipements de protection incendie et des installations techniques du bâtiment,
et/ou que les contrats de maintenance seront honorés.
19 Rédiger la déclaration de conformité aux règles de la protection incendie à l'intention de l'autorité
de protection incendie et le signer.
Prestations spéciales, degré 3
1 Passer en revue des documents, les états des lieux, et les analyses de la situation et les relevés
de données relatifs à la construction afin de les exploiter.
2 Contrôler les travaux d'aménagement prévus par les locataires et veiller à leur conformité avec le
concept de protection incendie concernant l'ensemble du second œuvre.
3 Élaborer des concepts de protection incendie et conduire des études en appliquant des mé-
thodes de preuves en protection incendie.
4 Élaborer, en collaboration avec les propriétaires, les exploitants et l'organe administratif compé-
tent, les plans d'intervention des sapeurs-pompiers. Contrôler ou rédiger les documents nécessaires
tels que l'inventaire des données de l'ouvrage, la liste des adresses, le plan des accès, le plan du
bâtiment ou la liste des entrepôts.
5 Établir les plans des voies d'évacuation et de sauvetage.
6 Créer un guide de réalisation des mesures de protection incendie pour aider la direction des tra-
vaux à prévenir les défauts.
7 Aider la direction des travaux à prévenir les défauts dans les aménagements prévus par les loca-
taires, par exemple en sensibilisant les projeteurs, en instruisant la direction des travaux et les ins-
tallateurs, ou en créant à leur intention un guide de réalisation des mesures de protection incendie
dans ces aménagements.
8 Établir les documents à déposer auprès de l'autorité de protection incendie, à l'appui des de-
mandes d'autorisations spéciales.
9 Établir un plan de sécurité incendie du chantier ainsi que les documents nécessaires pour assu-
rer la sécurité des personnes lorsqu’il existe un projet de transformation, de rénovation ou de réaf-
fectation sans interruption de l’activité.
10 Rédiger un rapport de contrôle de la protection incendie pour les propriétaires, pour les exploi-
tants et pour l'autorité de protection incendie.
Le cas échéant, on fournira d'autres prestations, selon la nature ou les particularités de l'ouvrage.

30
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Assurance qualité en protection incendie / 11-15f

ad chiffre 5.4.2 Organisation du projet dans le degré 4 de l'assurance qualité


L'organigramme représente les rapports contractuels ou les rapports de subordination profession-
nelle, ainsi que les flux d'informations possibles entre les intervenants.

Autorité de protection
Propriétaires et exploitants
incendie

Chargé de sécurité en
Organe de contrôle
protection incendie

Responsable de
Responsable de
l'assurance qualité
l’ensemble du projet
(expert prot. inc.)

Projeteurs en équipe-
Projeteurs
ments prot. inc.

Installateurs

Légende:

Rapports contractuels ou rapports de subordination professionnelle ainsi que flux


d'informations possibles

Flux d'informations

L’organisation de projet doit être adaptée dans les cas suivants:


a Projets de construction faisant intervenir un chargé de sécurité en protection incendie: le chargé
de sécurité en protection incendie responsable doit participer à l’organisation du projet (en traits
discontinus sur l’organigramme);
b Projets de construction nécessitant une assurance qualité propre à une branche (par exemple
construction en bois, systèmes de protection incendie à peinture intumescente): les personnes
spécialisées nécessaires doivent participer à de l’organisation du projet.

ad chiffre 5.4.4 Étendue des travaux du responsable de l'assurance qualité dans le


degré 4
Prestations de base usuelles au degré 4
Cf. annexe au chiffre 5.3.4 Prestations de base usuelles au degré 3.
Prestations spéciales, degré 4
Cf. annexe au chiffre 5.3.4 Prestations spéciales, degré 3.

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

31
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Prévention des incendies et


protection incendie organisationnelle

01.01.2015 / 12-15fr
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

Table des matières


1 Champ d’application 4

2 Principes 4

3 Règles générales de prévention des incendies 4


3.1 Généralités (voir annexe) 4
3.2 Devoir de diligence (voir annexe) 5
3.3 Défense de fumer 6
3.4 Mesures de prévention spécifiques en raison de l'affectation du bâtiment 6
3.4.1 Magasins et leurs locaux de vente 6
3.4.2 Locaux recevant un grand nombre de personnes (voir annexe) 6
3.4.3 Parkings (voir annexe) 6
3.4.4 Exploitations agricoles (voir annexe) 7
3.5 Installations temporaires fonctionnant au gaz liquéfié (voir annexe) 7

4 Mesures organisationnelles de protection incendie 7


4.1 Généralités 7
4.2 Devoir d'entretien et de contrôle 7
4.3 Chargés de sécurité en protection incendie (voir annexe) 8
4.3.1 Généralités 8
4.3.2 Fonctions et missions 8
4.4 Décorations (voir annexe) 9
4.4.1 Généralités 9
4.4.2 Matériaux 9
4.5 Engins pyrotechniques 9

5 Protection incendie sur les chantiers (voir annexe) 10


5.1 Généralités 10
5.2 Mesures de prévention des incendies 10
5.3 Matériaux combustibles 10
5.4 Voies d'évacuation et de sauvetage 10
5.5 Travaux générant une forte chaleur 10
5.6 Installations thermiques 11
5.7 Alarme et lutte contre le feu 11
5.8 Mise en exploitation partielle 11
5.9 Exploitation pendant une transformation 11

6 Organisation de la sécurité incendie 11


6.1 Généralités (voir annexe) 11
6.2 Consignes de sécurité incendie 12
6.3 Planification de l'évacuation (voir annexe) 12
6.4 Exercices pratiques 12

7 Lutte contre le feu 12


7.1 Généralités 12
7.2 Accès pour les sapeurs-pompiers 12
7.3 Sapeurs-pompiers d'entreprise 13

8 Autres dispositions 13

9 Entrée en vigueur 13

Annexe 14

3
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

1 Champ d’application
La présente directive de protection incendie définit les règles générales de prévention des
incendies et celles qui concernent certains bâtiments en raison de leur affectation. Elle con-
tient aussi des dispositions concernant la lutte contre le feu, la sécurité dans les exploitations
et sur les chantiers, ainsi que les décorations dans les locaux ouverts au public. Elle définit
par ailleurs tous les devoirs de diligence de portée générale contraignante.

2 Principes
1 Il faut se comporter de manière à éviter les incendies et les explosions avec le feu et les
flammes nues, la chaleur, l'électricité et les autres formes d'énergie, les matières inflam-
mables ou explosibles, ainsi qu'avec les machines, les appareils, etc..
2 Les propriétaires et les exploitants de bâtiments et d'autres ouvrages veillent à garantir la
sécurité des personnes et des biens. Entre autres, ils maintiennent les voies d'évacuation et
de sauvetage dégagées en permanence, contrôlent le fonctionnement des installations de
détection d'incendie, des dispositifs de lutte contre le feu et des asservissements incendie,
forment le personnel et édictent des directives concernant le dispositif destiné à alerter les
sapeurs-pompiers et le comportement en cas d'incendie.
3 Les propriétaires et les exploitants des bâtiments et des autres ouvrages doivent entrete-
nir les équipements de protection et de défense incendie ainsi que les installations tech-
niques, conformément aux prescriptions, et garantir leur fonctionnement en tout temps.
4 Celui qui a la charge d'autres personnes doit veiller à ce qu'elles soient formées et agis-
sent avec les précautions nécessaires.
5 Toute personne qui découvre un incendie ou ses signes précurseurs doit avertir immédia-
tement les sapeurs-pompiers et les personnes en danger.

3 Règles générales de prévention des incendies

3.1 Généralités (voir annexe)


1 La prévention incendie doit en particulier être assurée par des mesures organisation-
nelles, telles que:
a le dégagement des voies d'évacuation et de sauvetage;
b l'ordre irréprochable sur le plan de la technique de protection incendie;
c les contrôles périodiques de l'exploitation;
d la correction des défauts.
2 Les propriétaires et les exploitants des bâtiments et des autres ouvrages doivent prendre
les mesures nécessaires, sur les plans de l'organisation et du personnel, pour assurer la sé-
curité incendie.

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

3 Lorsque la nature et la gravité du danger d'incendie, le nombre d'occupants, le type ou la


grandeur des bâtiments ou de l'exploitation l'exigent et si l'autorité de protection incendie le
demande, il faut établir des plans de protection incendie et des plans d'intervention des sa-
peurs-pompiers. Doivent être indiqués sur ces plans l'affectation du bâtiment, les dangers
d'incendie spécifiques, les voies d'évacuation et de sauvetage, les accès pour les sapeurs-
pompiers, la résistance au feu des systèmes porteurs et des compartiments coupe-feu, ainsi
que les équipements de protection incendie tels que les installations de détection d'incendie,
les installations d'extinction, les dispositifs d'extraction de fumée et de chaleur, et les appa-
reillages permettant de communiquer les ordres d'évacuation du bâtiment.
4 Le personnel de l'entreprise doit être informé et instruit sur les dangers d'incendie spéci-
fiques dans l'exploitation, sur les équipements de protection incendie mis en place et sur le
comportement à adopter en cas d'incendie.

3.2 Devoir de diligence (voir annexe)


1 Le devoir de diligence comprend notamment les points suivants:
2 Les liquides inflammables, les récipients contenant des gaz inflammables, de même que
les autres matières inflammables doivent être tenus suffisamment éloignés des foyers, des
installations de chauffage, des cuisinières, des équipements électriques et des installations
similaires pour éviter tout danger d'incendie ou d'explosion.
3 Il est interdit de manipuler des matières inflammables ou explosibles à proximité d'une
flamme nue, d'une installation de chauffage, de radiateurs rayonnants ou de dispositifs simi-
laires, ou d'un appareil produisant des étincelles.
4 Il est interdit de fumer et d'utiliser une flamme nue dans les caves, les greniers, les
granges, les bâtiments abritant des animaux et les autres lieux où sont entreposés des ma-
tériaux et des objets facilement inflammables ainsi que dans les lieux présentant un danger
d’explosion.
5 Les travaux générant une forte chaleur tels que le soudage, le brasage, et les travaux
produisant des étincelles (affûtage, taille, découpe, etc.) ne doivent être exécutés que si les
mesures de sécurité nécessaires ont été prises. Si de tels travaux doivent avoir lieu pendant
l'activité de l'entreprise, ils ne doivent être exécutés qu'avec l'accord du responsable de l'ex-
ploitation. Ils doivent être l'objet d'une autorisation écrite, où doivent aussi figurer les me-
sures de précaution nécessaires.
6 Les huiles, les graisses, les bitumes et les matières similaires ne doivent pas être chauf-
fés sans surveillance.
7 Un feu ne peut être allumé au moyen de liquides inflammables que si tout danger
d'incendie et d'explosion est écarté. Il est interdit de verser un liquide inflammable sur un feu
ou des matières incandescentes.
8 Il est interdit de chauffer de la cire ou d'autres substances facilement inflammables sur un
feu ou une plaque de cuisson. Ces substances doivent être chauffées au bain-marie.
9 Les cendres chaudes et le contenu de cendriers ne doivent être déposés que dans des
récipients incombustibles, fermés et posés sur un support incombustible.
10 Les chiffons et tissus imbibés de liquides facilement inflammables ou sujets à l'inflamma-
tion spontanée doivent être déposés dans des récipients incombustibles, fermés et posés
sur un support incombustible.
11 Les engins pyrotechniques ne doivent être utilisés que si leur emploi ne présente pas de
danger, ni pour les personnes ni pour les choses. Leur emploi à l'intérieur d'un bâtiment né-
cessite l'autorisation de l'autorité compétente, sauf s'il s'agit d'un engin de la catégorie 1 se-
lon l'OExpl.

5
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

12 Les briquets, les allumettes, les feux d'artifice et les articles similaires doivent être con-
servés hors de portée des enfants et des personnes incapables de discernement.
13 On n'allumera de feu à l'extérieur qu'après s'être assuré qu'il ne peut en résulter aucun
dommage aux biens immobiliers ou mobiliers. Il est interdit de fumer et de faire du feu en
cas de risque d'incendie de forêt ou de prairie. Les foyers doivent être surveillés tant qu’il en
émane un danger.
14 Les appareils consommant de l'énergie électrique – chauffages, moteurs, luminaires, us-
tensiles de cuisine, etc. – doivent être mis en place, installés, utilisés et entretenus de telle
manière qu'ils ne risquent pas de mettre le feu aux éléments de construction combustibles
ou aux autres objets. À cet égard, les prescriptions du fabricant doivent être respectées.
15 Les bougies, y compris celles d’ornement, doivent être posées sur des supports appro-
priés et incombustibles, de telle sorte qu'elles ne se renversent pas. Il faut les placer à dis-
tance des matières inflammables, de manière à empêcher toute inflammation.
16 Les récipients destinés au transport des gaz inflammables liquéfiés, quel que soit leur de-
gré de remplissage, doivent être déposés à l'intérieur des bâtiments et des autres ouvrages,
et non au sous-sol. Il faut les entreposer de telle manière que le gaz qui peut s'en échapper
ne puisse s'écouler dans les locaux inférieurs ou dans des puits. Cette règle s'applique éga-
lement aux récipients déposés à l'air libre.
17 Il est interdit d'utiliser des gaz inflammables pour gonfler les ballons de baudruche et les
ballons publicitaires.

3.3 Défense de fumer


1 Il est défendu de fumer là où l'on entrepose, vend ou manipule des matières inflam-
mables ou explosibles ainsi que là où un danger élevé d'incendie ou d’explosion existe pour
d'autres raisons (incendie de forêt, etc.).
2 Cette interdiction doit être signalée au moyen de panneaux par les propriétaires et les ex-
ploitants des bâtiments ou des autres ouvrages.

3.4 Mesures de prévention spécifiques en raison de l'affectation du bâtiment

3.4.1 Magasins et leurs locaux de vente


1 Il est interdit de fumer et d'utiliser une flamme nue dans les locaux de vente.
2 Dans les locaux de vente, les quantités de matières et de marchandises inflammables se-
ront limitées à celles nécessaires pour présenter l'assortiment et couvrir les besoins journa-
liers. Les quantités plus importantes doivent être stockées dans des armoires antifeu ou des
locaux résistant au feu prévus spécialement à cet effet.

3.4.2 Locaux recevant un grand nombre de personnes (voir annexe)


Il est interdit d'utiliser une flamme nue dans les locaux recevant un grand nombre de per-
sonnes ; sur les scènes, l'utilisation d'une flamme nue n'est admise qu'avec restrictions. Les
bougies décoratives ne sont pas concernées par cette interdiction.

3.4.3 Parkings (voir annexe)


1 Les parkings pour véhicules à moteur d'une surface de plus de 600 m2 ne peuvent avoir
d'autre affectation.
2 Dans les parkings non ouverts au public, il est possible d'entreposer sur la place de parc
un jeu de pneus, le matériel appartenant au véhicule et des engins de sport.

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

3 Dans les entreprises industrielles et artisanales, des véhicules à moteur de l'entreprise


peuvent être stationnés, en dehors des endroits où il existe un risque d'incendie ou d'explo-
sion.

3.4.4 Exploitations agricoles (voir annexe)


1 La température des matières stockées telles que le foin et le regain doit être surveillée
régulièrement au moyen d'une sonde pendant six semaines au moins après l'engrangement.
Si leur température atteint 55 °C, il faut prendre d'autres mesures, par exemple aspirer les
gaz produits par la fermentation, percer des trous d'aération et aménager des tranchées. Si
la température dépasse 70 °C, il faut alerter immédiatement les sapeurs-pompiers en raison
du risque d'auto-inflammation.
2 La paille ne peut être hachée qu'à l'air libre, à une distance suffisante des bâtiments et
des autres ouvrages.
3 Après avoir été hachés ou broyés, le fourrage et la paille doivent rester entreposés provi-
soirement à l'extérieur durant 24 heures au moins.
4 Dans les bâtiments d'exploitations agricoles, des véhicules agricoles peuvent être sta-
tionnés, en dehors des locaux où il existe un risque d'incendie.

3.5 Installations temporaires fonctionnant au gaz liquéfié (voir annexe)


Les projets d'installations temporaires fonctionnant au gaz liquéfié doivent être déclarés par
l'entreprise installatrice au moins une semaine avant leur réalisation. Ils seront déclarés:
a à l'autorité compétente (au moyen du formulaire «Projet d'implantation temporaire d'une
installation de gaz liquéfié») si l'installation est équipée de réservoirs d'une capacité
maximale de 13 m3 et situés au-dessus du sol ;
b à l’autorité de protection incendie si l'installation est équipée de bouteilles raccordées à
une rampe, d'un poids de 1'100 kg au maximum.

4 Mesures organisationnelles de protection incendie

4.1 Généralités
1 Les propriétaires et exploitants sont responsables du fait que soient prises toutes les me-
sures nécessaires, sur le plan de l'organisation et du personnel, pour garantir une sécurité
incendie suffisante.
2 Lorsque la nature et la gravité du danger d'incendie, le nombre d'occupants, le type ou la
grandeur des bâtiments et des autres ouvrages l'exigent et si l'autorité de protection incendie
le demande, il faut établir des concepts de protection incendie et des plans de protection in-
cendie.
3 Lorsque la nature et la gravité du danger d'incendie, le nombre d'occupants, le caractère
ou l'importance de l'exploitation l'exigent, il faut désigner et former un chargé de sécurité en
protection incendie relevant directement du propriétaire ou de la direction de l'entreprise.
4 Le personnel de l'entreprise et celui d'entreprises tierces doivent être informés du com-
portement à adopter en cas d'incendie.

4.2 Devoir d'entretien et de contrôle


1 Il faut vérifier régulièrement que les équipements de protection incendie sont opération-
nels et en assurer l'entretien. Les contrôles et les opérations d'entretien doivent être con-
signés.

7
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

2 En cas de reconversion de l'exploitation et dans les situations extraordinaires (travaux de


réparation ou de transformation, mise hors service temporaire d'installations de détection
d'incendie ou d'extinction, etc.), le concept de protection incendie doit être adapté sans délai.
3 Dans les bâtiments et les ouvrages, les équipements techniques nécessaires à la protec-
tion des personnes et des biens doivent faire l'objet de tests intégraux effectués à intervalles
réguliers.

4.3 Chargés de sécurité en protection incendie (voir annexe)

4.3.1 Généralités
1 Les chargés de sécurité en protection incendie veillent à la sécurité incendie dans le
cadre des prescriptions applicables et de leur cahier des charges. Il leur incombe de vérifier
que les dispositions relatives à la construction, aux équipements de protection incendie et à
l'organisation ont été prises et restent appliquées.
2 Ils prennent part à la conception et à l'exécution de projets de transformation des bâti-
ments et veillent à ce que les exigences de la protection incendie soient remplies, sur le plan
de la construction comme sur celui des équipements de protection incendie.
3 Ils doivent être dotés par la direction de l'entreprise des compétences et des moyens in-
dispensables à l'accomplissement de leur mission, et posséder les qualifications néces-
saires.
4 Leur mission, leurs attributions et leur rôle doivent être définis dans un cahier des
charges, en fonction des caractéristiques de l'exploitation.

4.3.2 Fonctions et missions


Le chargé de sécurité en protection incendie:
 veille à ce que les voies d'évacuation et de sauvetage soient toujours entièrement déga-
gées;
 est l'interlocuteur de l'autorité de protection incendie;
 est responsable de la prévention des incendies et de la sécurité incendie dans l'entre-
prise;
 effectue des contrôles périodiquement;
 assure la maintenance des équipements de protection incendie;
 veille au maintien d'un ordre irréprochable du point de vue de la protection incendie;
 surveille les travaux de réparation ou de transformation des bâtiments;
 supervise les mesures organisationnelles de protection incendie qui concernent le per-
sonnel;
 veille à la formation du personnel en ce qui concerne l'emploi des dispositifs de lutte
contre le feu;
 veille à l'application des mesures ordonnées;
 supervise le plan d'intervention interne en cas d'incendie;
 fait établir les plans d'intervention avec le concours des sapeurs-pompiers;
 s'assure que les sapeurs-pompiers soient alertés rapidement;
 fait en sorte que les sapeurs-pompiers puissent accéder rapidement au lieu du sinistre et
soient guidés efficacement;

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

 suit une formation continue dans le domaine de la sécurité incendie.

4.4 Décorations (voir annexe)

4.4.1 Généralités
1 Les décorations ne doivent pas être une source de danger d'incendie supplémentaire.
Elles ne doivent pas mettre en danger les personnes et ne pas entraver les voies d'évacua-
tion.
2 Les décorations seront disposées de manière à ce que:
a la sécurité des personnes ne soit pas menacée;
b la signalisation des voies d'évacuation et de sauvetage ainsi que des issues de se-
cours (panneaux de secours) reste parfaitement visible;
c les éclairages de sécurité ne soient pas masqués, ni leur efficacité amoindrie;
d les issues ne soient ni masquées, ni bloquées;
e les dispositifs de détection et d'extinction d'incendie (par exemple déclencheurs ma-
nuels d'alarme, détecteurs d'incendie, extincteurs portatifs, postes incendie, sprinklers)
ainsi que les installations d'extraction de fumée et de chaleur ne soient pas masqués,
ni leur efficacité amoindrie;
f elles ne puissent pas être enflammées par le rayonnement des lampes, des appareils
de chauffage, des moteurs et des équipements similaires, et qu'aucune accumulation
dangereuse de chaleur ne puisse se former.
3 Il est interdit de placer des décorations combustibles dans les voies d'évacuation et de
sauvetage.

4.4.2 Matériaux
1 Les décorations situées dans les locaux ouverts au public doivent être composées de ma-
tériaux RF2. Dans les locaux équipés d'une installation sprinklers, elles peuvent être compo-
sées de matériaux RF3.
2 Ces matériaux ne doivent pas produire de gouttes incandescentes lorsqu'ils brûlent.

4.5 Engins pyrotechniques


1 L'emploi d'engins pyrotechniques à l'intérieur d'un bâtiment ou d'un autre ouvrage doit
être préalablement approuvé par l'autorité compétente. Ne sont pas soumis à une telle auto-
risation les engins pyrotechniques de divertissement de la catégorie 1, tels qu'ils sont définis
dans l'OExpl.
2 L'autorité de protection incendie peut cependant obliger l'exploitant à mettre sur pied un
piquet d'incendie pendant l'opération.
3 Au reste, il y a lieu de respecter la directive de protection incendie «Matières dange-
reuses».

9
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

5 Protection incendie sur les chantiers (voir annexe)

5.1 Généralités
1 Toutes les personnes qui participent à des travaux sur des bâtiments et des ouvrages
doivent prendre les mesures appropriées pour prévenir efficacement le danger d'incendie et
d'explosion accru occasionné par l'activité du chantier.
2 Si des dangers d'incendie particuliers ou l'importance du chantier l'exigent, un chargé de
sécurité en protection incendie doit être désigné pour la durée des travaux.
3 Pour les bâtiments et autres ouvrages utilisés pendant la phase de construction et pré-
sentant un risque accru pour les personnes (par exemple établissements d’hébergement) ou
comprenant des locaux recevant un grand nombre de personnes (par exemple grands ma-
gasins, lieux de réunion), ainsi que pour les bâtiments élevés, les filets et les bâches d'écha-
faudages et les toitures provisoires doivent être composés de matériaux RF2. Dans les
autres cas, ces éléments peuvent être composés de matériaux RF3.

5.2 Mesures de prévention des incendies


1 Il faut veiller à prévenir les incendies notamment en maintenant un ordre irréprochable sur
les lieux de travail, conformément aux exigences de protection incendie, en instruisant le
personnel, en assurant la surveillance et en effectuant des rondes périodiques.
2 Les chantiers doivent être rendus inaccessibles aux personnes non autorisées.
3 Pour le stockage et la manipulation des matières inflammables ou explosibles et des réci-
pients destinés au transport de gaz inflammables, il faut prévoir des mesures de sécurité afin
de prévenir les incendies et les explosions.

5.3 Matériaux combustibles


Les matériaux combustibles (par exemple, le bois, le papier, le plastique, ainsi que les em-
ballages) de même que les gravats doivent être évacués périodiquement et stockés à une
distance suffisante des bâtiments et des autres ouvrages.

5.4 Voies d'évacuation et de sauvetage


Il faut prévoir suffisamment de voies d'évacuation et de sauvetage, les maintenir constam-
ment dégagées et les marquer aux endroits où cela est nécessaire.

5.5 Travaux générant une forte chaleur


1 Avant de procéder à des travaux générant une forte chaleur, comme ceux mentionnés
sous le chiffre 3.2, alinéas 4 et 5, il faut non seulement prendre les mesures de diligence or-
dinaires, mais encore se munir des moyens appropriés pour éteindre un feu au moment de
l'éclosion.
2 Avant de commencer les travaux et une fois ceux-ci terminés, il faut effectuer les con-
trôles qui s’imposent.

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

5.6 Installations thermiques


1 Les appareils de chauffage mobiles tels que les réchauffeurs d'air, les séchoirs de chan-
tier, les fondoirs à bitume, les appareils de nettoyage à jet de vapeur et les appareils simi-
laires doivent être tenus, en cas d'installation dans ou près des bâtiments et des autres ou-
vrages, le plus loin possible de matières combustibles, de manière à éviter tout danger
d'incendie. Les distances de sécurité à observer sont les mêmes que celles qui concernent
les appareils similaires fixes.
2 Une amenée suffisante d'air de combustion doit être garantie. Si les gaz de combustion
ne peuvent pas être évacués directement à l'extérieur, les appareils de chauffage mobiles ne
doivent être utilisés que dans des halles ouvertes ou dans des locaux bien aérés de cons-
tructions au stade de gros œuvre.
3 Il faut aussi observer les dispositions de la directive de protection incendie «Installations
thermiques» et de la note explicative «Implantation temporaire d'installations de gaz liqué-
fié».

5.7 Alarme et lutte contre le feu


1 Du début à la fin de la construction, il doit être possible d'alerter immédiatement les sa-
peurs-pompiers, de secourir les personnes et de lutter contre le feu dès l'éclosion de l'incen-
die.
2 En fonction de l'avancement du chantier et des dangers d'incendie liés à la construction
et aux travaux exécutés, il faut tenir à disposition les dispositifs d'extinction et les agents ex-
tincteurs adéquats pour une première intervention en cas d'incendie.
3 Les chantiers, de même que les bâtiments et les autres ouvrages avoisinants doivent être
accessibles en permanence aux sapeurs-pompiers, afin qu'ils puissent intervenir rapide-
ment. Les installations de chantier et les dépôts de matériel ne doivent pas empêcher l'inter-
vention des sapeurs-pompiers ni menacer le voisinage.

5.8 Mise en exploitation partielle


Si une partie d'un bâtiment ou d’un ouvrage est mise en exploitation avant que l'ensemble
de la construction soit entièrement terminé, les exigences des prescriptions de protection in-
cendie doivent être remplies dans cette partie du bâtiment. Les équipements mis en place
provisoirement ne sont autorisés que si les objectifs de protection sont atteints.

5.9 Exploitation pendant une transformation


Les travaux de transformation d'un bâtiment en cours d'exploitation ne doivent pas compro-
mettre la sécurité dans les parties exploitées du bâtiment. Les équipements mis en place
provisoirement ne sont autorisés que si les objectifs de protection sont atteints.

6 Organisation de la sécurité incendie

6.1 Généralités (voir annexe)


1 Toute entreprise doit avoir prévu une organisation de protection incendie appropriée.
2 L’alerte et l’intervention rapides des sapeurs-pompiers nécessitent que des mesures ap-
propriées soient prises sous forme de concepts d’alarme et d’intervention.
3 Une fois l'alarme donnée à l'intérieur et les sapeurs-pompiers alertés, il faut dans la me-
sure du possible évacuer toutes les personnes en danger.

11
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

4 Les bâtiments fréquentés par un très grand nombre de personnes (grands magasins,
établissements sportifs, gares, salles de spectacles, etc.) ainsi que les établissements
d’hébergement [b] doivent être équipés d'un dispositif d'alarme par messages sonores.

6.2 Consignes de sécurité incendie


Il doit exister des consignes claires sur le comportement à adopter en cas d'incendie et sur
les modalités d'alarme incendie. Si nécessaire, ces consignes seront formalisées et affi-
chées aux endroits appropriés. Les sapeurs-pompiers doivent être associés à l'élaboration
de ces consignes.

6.3 Planification de l'évacuation (voir annexe)


1 L'évacuation des bâtiments et des autres ouvrages recevant régulièrement des per-
sonnes étrangères à l'entreprise ou des personnes incapables de discernement doit être
planifiée ; elle doit être l'objet de consignes écrites et exercée par le personnel de l'entre-
prise.
2 Dans les bâtiments fréquentés par un nombre important de personnes, les grands maga-
sins et les bâtiments élevés, l'autorité de protection incendie peut ordonner que des exer-
cices d'évacuation aient lieu afin de vérifier le bon fonctionnement du plan.

6.4 Exercices pratiques


1 L'entreprise doit organiser des exercices de sécurité incendie dans des conditions
proches de la réalité.
2 Les employés doivent être instruits du fonctionnement et au maniement des dispositifs de
lutte contre le feu.

7 Lutte contre le feu

7.1 Généralités
Pour les bâtiments où il existe un danger d'incendie accru, il faut s'assurer que les sapeurs-
pompiers puissent être alertés et intervenir rapidement, par exemple en concevant des dos-
siers d'intervention des sapeurs-pompiers, des concepts d'alarme et d'intervention, etc.

7.2 Accès pour les sapeurs-pompiers


1 Les bâtiments et les autres ouvrages doivent toujours rester accessibles, afin que les sa-
peurs-pompiers puissent intervenir rapidement et efficacement (voir chiffre 8 «Autres dispo-
sitions»).
2 Les constructions contiguës, les avant-corps ou les éléments de liaison ne doivent pas
gêner l'intervention des sapeurs-pompiers. Partout où cela est nécessaire, des voies d'accès
et des places destinées aux véhicules des sapeurs-pompiers doivent être prévues, signali-
sées et maintenues dégagées.

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

7.3 Sapeurs-pompiers d'entreprise


1 Si l'autorité de protection incendie l'exige, les exploitations à risque élevé d'incendie, avec
mise en danger accrue des personnes, ou qui sont difficilement accessibles aux interven-
tions des sapeurs-pompiers, doivent mettre sur pied un corps de sapeurs-pompiers d'entre-
prise
2 Les sapeurs-pompiers d’entreprise doivent disposer de plans d'intervention établis en col-
laboration avec le service du feu.
3 Les plans d'intervention seront adaptés en cas de changement important dans l'exploita-
tion, et leur efficacité contrôlée périodiquement par des exercices appropriés.

8 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

9 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

13
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

Annexe
Les explications de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispositions des di-
rectives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendamment des dispo-
sitions ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 3.1 Généralités


Par «ordre irréprochable», on désigne par exemple les mesures suivantes: manipulation appropriée
du feu et des sources de danger similaires, entreposage et élimination en toute sécurité des ma-
tières combustibles, manipulation techniquement adéquate des produits inflammables ou explo-
sibles, exploitation des installations techniques des bâtiments conformément aux prescriptions et
garantie de la disponibilité des dispositifs de lutte contre le feu et des équipements de protection in-
cendie.

ad chiffre 3.2 Obligation d'agir avec soin et diligence


Le danger que représente le feu nu (par exemple les feux du 1er août) pour les personnes, les bâti-
ments et les autres ouvrages dépend des dimensions du feu, de la distance de sécurité par rapport
à ce dernier, de la topographie ainsi que des conditions météorologiques (par exemple direction du
vent, sécheresse).

ad chiffre 3.4.2 Locaux recevant un grand nombre de personnes


Les feux nus ne peuvent être utilisés sur les scènes que lorsqu’ils sont inévitables pour des raisons
de mise en scène et que des mesures de protection incendie particulières sont prises (par exemple
service de surveillance incendie équipé d’appareils d’extinction appropriés).
Engins pyrotechniques:
Les engins pyrotechniques ne doivent être employés que dans le respect des règles indiquées dans
la directive de protection incendie «Matières dangereuses».

ad chiffre 3.4.3 Parkings


Dans les garages non publics de 600 m2 et plus, on peut entreposer à chaque place de parc le ma-
tériel nécessaire à l’exploitation et à l’entretien du véhicule, dans une caisse combustible d’au
maximum 0,5 m3 de contenance ou dans une caisse incombustible d’au maximum 1 m3 de conte-
nance. De plus, on peut y entreposer un jeu de pneus ainsi que des objets encombrants et souvent
transportés tels que skis, bâtons de ski, luges, coffres de toit, échelles et objets similaires.

ad chiffre 3.4.4 Exploitations agricoles


Avec l'accord de l'autorité de protection incendie, l'entreposage intermédiaire de fourrage et de
paille hachés ou broyés à l'extérieur n'est pas obligatoire si des mesures de protection incendie par-
ticulières peuvent être prises, par exemple:
 l'emploi de silos isolés à distance suffisante des bâtiments voisins;
 l'utilisation de broyeurs spéciaux munis de détecteurs de métaux;
 l'installation de détecteurs d'étincelles et d'installations d'extinction dans les conduites de trans-
port.

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

ad chiffre 3.5 Installations temporaires fonctionnant au gaz liquéfié


Les conditions à remplir pour mettre en place une telle installation ainsi que le formulaire de de-
mande figurent dans le guide de protection incendie «Implantations temporaires d'installations de
gaz liquéfié».

ad chiffre 4.3 Chargé de sécurité en protection incendie


Il doit y avoir un chargé de sécurité en protection incendie dans les établissements suivants:
 les établissements d’hébergement [a] ainsi que les bâtiments dont les occupants ne peuvent se
sauver par eux-mêmes, ou qui sont l'objet d'un concept de protection incendie avec mise en sé-
curité par transfert horizontal;
 les établissements d’hébergement [b] recevant plus de 100 personnes;
 les magasins dont la surface de vente occupe plus de 2'400 m²;
 les bâtiments et autres ouvrages avec des locaux recevant plus de 500 personnes;
 les exploitations où sont entreposées de grandes quantités de matières dangereuses, ou dans
lesquelles on manipule ces matières;
 les bâtiments industriels et artisanaux, les entreprises, les immeubles de bureaux, les écoles et
les exploitations dont les compartiments coupe-feu mesurent au total plus de 10'000 m²;
 les grands bâtiments ou autres ouvrages et les complexes dans lesquels l'incendie entraînera la
mise en marche d'un vaste ensemble de dispositifs et d'équipements de protection incendie, met-
tant en jeu des éléments de la construction ou la technique du bâtiment.

ad chiffre 4.4 Décorations


Les décorations en bois massif (par exemple les planches sciées de tous les côtés, d'une épaisseur
supérieure ou égale à 10 mm) sont aussi autorisées dans les cas où il faut employer les matériaux
RF2.

ad chiffre 5 Protection incendie sur les chantiers


Filets et bâches d'échafaudages
Il s'agit des filets, des toiles et des membranes utilisés pour recouvrir la face extérieure des écha-
faudages. Ces enveloppes ne sont généralement mises en place que pour la durée du chantier;
elles doivent être installées à 0,8 m au minimum de la façade du bâtiment.

15
Prévention des incendies et protection incendie DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
organisationnelle / 12-15fr

ad chiffre 6.1 Généralités


Le plan de sécurité incendie dans les entreprises comprendra entre autres les mesures qui consis-
teront à:
 alerter les sapeurs-pompiers compétents;
 avertir les personnes en danger et les évacuer;
 ouvrir les voies d'accès pour les sapeurs-pompiers;
 prendre les mesures pour retarder la propagation du feu, par exemple fermer les portes;
 lutter contre le feu.
La présence d'un dispositif d'alarme par messages sonores est obligatoire dans les bâtiments sui-
vants:
 Établissements d’hébergement [b]:
Les établissements d’hébergement [b] d'une capacité de 50 lits ou plus doivent, outre l'alarme
sonore de l'installation de détection d'incendie, être équipés d'un dispositif d'alarme sonore per-
mettant de diffuser dans toutes les chambres des messages parlés ou enregistrés (si ces mes-
sages sont diffusés par le central téléphonique, celui-ci doit pouvoir communiquer simultanément
avec toutes les chambres).
À partir d’une capacité de 300 lits, un dispositif d’alarme sonore doit être installé dans toutes les
zones ouvertes au public.
 Grands magasins:
Les grands magasins doivent être équipés d'un dispositif d'alarme sonore permettant de diffuser
simultanément, dans toutes les zones ouvertes au public, des messages parlés ou enregistrés
(par exemple au moyen du système de sonorisation du magasin de vente).
Dans les grands magasins dont la surface de vente occupe plus de 4'800 m2 (sur un niveau) ou
plus de 2'400 m2 (sur plusieurs niveaux), ce dispositif doit répondre à la norme SN EN 60849.
 Locaux recevant un grand nombre de personnes:
À partir d'une capacité autorisée de 300 personnes, les locaux recevant un grand nombre de
personnes doivent être équipés d'un dispositif d'alarme sonore permettant de diffuser des mes-
sages parlés (par exemple par l'installation de sonorisation).
À partir d'une capacité autorisée de 1'000 personnes, ce dispositif doit répondre à la norme
SN EN 60849.
 Bâtiments comprenant plusieurs salles et un foyer commun, tels que les théâtres, les cinémas
multisalles, les salles de concert, les salles de danse ou de jeux, etc.:
À partir d'une capacité autorisée de 300 personnes au total, ces bâtiments doivent être équipés
d'un dispositif d'alarme sonore permettant de diffuser simultanément, dans tous les espaces ou-
verts au public, des messages parlés ou enregistrés (par exemple par l'installation de sonorisa-
tion).
À partir d'une capacité autorisée de 1'000 personnes au total, ce dispositif doit répondre à la
norme SN EN 60849.
 Bâtiments appartenant à des parcs d'expositions ou de divertissement, aux gares et aux aéro-
ports:
Ces bâtiments doivent être équipés d'un dispositif d'alarme sonore permettant de diffuser simul-
tanément, dans tous les espaces ouverts au public, des messages parlés ou enregistrés (par
exemple par l'installation de sonorisation).
Lorsque leur surface mesure au total plus de 4'800 m2 (sur un niveau) ou plus de 2400 m2 (sur
plusieurs niveaux), ce dispositif doit répondre à la norme SN EN 60849.

16
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Prévention des incendies et protection incendie
organisationnelle / 12-15fr

 Stades:
À partir d'une capacité autorisée de 300 personnes, ces bâtiments doivent être équipés d'un dis-
positif d'alarme sonore permettant de diffuser simultanément, dans tous les espaces ouverts au
public, des messages parlés ou enregistrés (par exemple par l'installation de sonorisation).
Dans les enceintes découvertes d'une capacité autorisée de plus de 10'000 personnes et les
enceintes couvertes d'une capacité autorisée de plus de 5'000 personnes, ce dispositif doit ré-
pondre à la norme SN EN 60849.
 Locaux d’évacuation destinés à assurer la sécurité des personnes selon le concept «transfert
horizontal»:
À partir d'une capacité autorisée de 100 personnes, les locaux destinés à assurer la sécurité des
personnes, comme le prévoit le plan «transfert horizontal», doivent être équipés d'un dispositif
d'alarme sonore permettant de diffuser des messages parlés ou enregistrés (par exemple par
l'installation de sonorisation).
Si ces locaux sont prévus pour 1'000 personnes ou plus, ce dispositif d'alarme sonore doit ré-
pondre à la norme SN EN 60849.

ad chiffre 6.3 Organisation d'évacuation


Il faut tenir compte, en concevant l’organisation d'évacuation, des points suivants:
 seul un personnel spécialement instruit et immédiatement identifiable est en mesure de procéder
à une évacuation dans l'ordre;
 l'endroit où les personnes évacuées doivent se rassembler doit être défini;
 une fois l'opération terminée, il faut contrôler la zone évacuée pour s'assurer que tout le monde
a obtempéré;
 sur la place du rassemblement, il faut recenser les personnes évacuées et s'occuper d'elles;
 les personnes handicapées ou invalides ont besoin d'une assistance spéciale.

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

17
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Matériaux et éléments de construction


Classification

01.01.2015 / 13-15fr
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

Table des matières


1 Champ d’application 5

2 Matériaux de construction 5
2.1 Notions relatives à l'utilisation des matériaux de construction 5
2.2 Classification des matériaux de construction selon les normes EN 5
2.2.1 Généralités 5
2.2.2 Réaction au feu (voir annexe) 6
2.2.3 Production de fumée (voir annexe) 6
2.2.4 Gouttelettes ou particules enflammées (voir annexe) 6
2.2.5 Corrosivité (voir annexe) 6
2.2.6 Classifications 6
2.3 Classification des matériaux de construction selon le système de l'AEAI 7
2.3.1 Généralités 7
2.3.2 Combustibilité (voir annexe) 7
2.3.3 Densité de fumée (voir annexe) 7
2.3.4 Indice d'incendie 7
2.4 Tableaux de correspondances 8
2.4.1 Tableau de correspondances selon la norme SN EN 13501-1 8
2.4.2 Tableau de correspondances selon la norme SN EN 13501-5 9
2.4.3 Tableau de correspondances selon la prénorme EN 13501-6 10
2.4.4 Tableau de correspondances pour la classification AEAI 12
2.5 Essais 12
2.6 Permanence des propriétés 13
2.7 Autres propriétés 13

3 Éléments de construction 13
3.1 Classification des éléments de construction selon les normes EN 13
3.1.1 Résistance au feu 13
3.1.2 Catégories supplémentaires 13
3.1.3 Classification 13
3.1.4 Étanchéité des portes aux fumées 14
3.1.5 Exigences pour la réaction au feu des matériaux de construction utilisés (voir annexe) 14
3.1.6 Utilisation 14
3.1.7 Éléments de construction porteurs (R) 14
3.1.8 Éléments de construction porteurs ayant une fonction de compartimentage (REI) 14
3.1.9 Systèmes de protection pour les éléments de construction porteurs 14
3.1.10 Éléments de construction non porteurs ayant une fonction de compartimentage
(E ou EI) (voir annexe) 15
3.1.11 Revêtements (K) 15
3.1.12 Étanchéité aux fumées des portes non soumises à des exigences de résistance au feu 16
3.1.13 Portes palières d'ascenseur (E ou EI) 16
3.1.14 Clapets coupe-feu des installations aérauliques (EI) 16
3.1.15 Clapets de désenfumage des installations d’extraction de fumée et de chaleur
(E ou EI) 16
3.2 Classification des éléments de construction selon le système de l'AEAI 16
3.2.1 Résistance au feu 16
3.2.2 Éléments de construction porteurs et éléments ayant une fonction de compartimentage
(F) 17
3.2.3 Faux plafonds (F) 17
3.2.4 Revêtements (F) 17
3.2.5 Peintures intumescentes (F) 18
3.2.6 Fermetures étanches à la fumée et aux flammes (R) 18
3.2.7 Clapets coupe-feu (K) 18
3.2.8 Obturations (S) 18

3
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.3 Essais 18
3.4 Correspondances entre classifications AEAI et selon les normes EN (voir annexe) 19

4 Utilisation des matériaux et éléments de construction 19


4.1 Généralités 19
4.2 Marquage 19
4.3 Utilisation de produits de construction généralement reconnus 19
4.4 Utilisation sans rapport d'essai 19

5 Autres dispositions 19

6 Entrée en vigueur 20

Annexe 21

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

1 Champ d’application
Les dispositions de la présente directive de protection incendie:
a définissent la classification des matériaux et éléments de construction sur le plan de la
protection incendie selon le système de classification EN;
b définissent la classification AEAI des matériaux et éléments de construction sur le plan de
la protection incendie;
c fixent les classes de résistance au feu EN exigées en Suisse pour les différents éléments
de construction.

2 Matériaux de construction
Les matériaux de construction sont classés sur la base d'essais normalisés ou d'autres pro-
cédures reconnues par l'AEAI. Les critères déterminants sont en particulier la réaction au
feu, la densité de fumée, la formation de gouttelettes ou de particules enflammées et la cor-
rosivité.

2.1 Notions relatives à l'utilisation des matériaux de construction


1 Les matériaux de construction sont classés dans les groupes suivants, selon leur réaction
au feu (RF):
 RF1 (pas de contribution au feu);
 RF2 (faible contribution au feu);
 RF3 (contribution admissible au feu);
 RF4 (contribution inadmissible au feu).
2 Sont considérés comme matériaux de construction à réaction au feu critique (cr) ceux qui,
du fait de la fumée produite, de la formation de gouttelettes ou de particules enflammées ou
de la corrosion, peuvent avoir des effets inacceptables en cas d'incendie.
3 Les matériaux de construction classés aussi bien selon le système EN que celui de l'AEAI
et qui, de ce fait, ont dû être attribués à des catégories de réaction au feu différentes peu-
vent être utilisés sans restriction sous ces deux catégories.
4 Les constructions multicouches contenant des matériaux combustibles sont rattachées à
la catégorie RF1, pourvu qu'elles soient enveloppées, de tous côtés, d'un matériau
K 30−RF1. Il faut maintenir la distance de sécurité incendie nécessaire entre ces construc-
tions et les appareils de chauffage, les conduits de fumée, etc..

2.2 Classification des matériaux de construction selon les normes EN

2.2.1 Généralités
1 Les matériaux de construction sont classifiés selon les normes européennes (voir
chiffre 5 «Autres dispositions»).
2 Les matériaux de construction classifiés sans essai (CWFT, Classification Without Further
Testings) par décision de la Commission européenne sont assimilés aux matériaux de cons-
truction testés. Pour être admis à ce titre, ils doivent être publiés dans le Journal officiel de
l'Union européenne.
3 Les matériaux de construction ne peuvent être affectés qu'à l'usage en vue duquel ils ont
été testés.

5
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

2.2.2 Réaction au feu (voir annexe)


1 Les matériaux de construction sont attribués aux classes A1, A2, B, C, D ou E en fonction
de leur réaction au feu. Les critères déterminants sont en particulier l'inflammabilité, la pro-
pagation des flammes et le dégagement de chaleur.
2 La contribution au feu augmente de la classe A1 à la classe E.
3 Les matériaux qui ne remplissent pas les exigences de la classe E sont attribués à la
classe F et ne sont pas admis en tant que matériaux de construction.

2.2.3 Production de fumée (voir annexe)


Les matériaux de construction des classes A2, B, C et D font l'objet d'une classification sup-
plémentaire s1, s2 ou s3 en fonction de la production de fumée. Celle-ci augmente de la
classe s1 à la classe s3.

2.2.4 Gouttelettes ou particules enflammées (voir annexe)


Les matériaux de construction des classes A2, B, C et D font l'objet d'une classification sup-
plémentaire d0, d1 ou d2 en fonction de la formation de gouttelettes ou de particules en-
flammées. Ceux de la classe E ne peuvent être classés que sous d2. La formation de gout-
telettes ou de particules enflammées augmente de la classe d0 à la classe d2.

2.2.5 Corrosivité (voir annexe)


Les câbles électriques des classes B1ca, B2ca, Cca et Dca font l'objet d'une classification sup-
plémentaire a1, a2 ou a3 en fonction de l'émission de gaz d'incendie corrosifs. L'action cor-
rosive augmente de la classe a1 à la classe a3.

2.2.6 Classifications
Les matériaux de construction sont évalués sur le plan de leur réaction au feu, de la produc-
tion de fumée et de la formation de gouttelettes ou de particules enflammées. Ils sont répar-
tis dans les classes suivantes:
 Classification des matériaux de construction selon la norme SN EN 13501-1;
 Classification des revêtements de sol selon la norme SN EN 13501-1;
 Classification des produits d'isolation thermique pour conduites linéaires selon la
norme SN EN 13501-1;
 Classification des toitures selon la norme SN EN 13501-5;
 Classification des câbles électriques selon la norme SN EN 13501-6.

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

2.3 Classification des matériaux de construction selon le système de l'AEAI

2.3.1 Généralités
Les matériaux de construction sont classifiés selon les conditions d'essais déterminantes de
l'AEAI (voir chiffre 5 «Autres dispositions»).

2.3.2 Combustibilité (voir annexe)


1 Les matières qui s'enflamment très facilement ou se consument très rapidement ne sont
pas admises comme matériaux de construction (degrés de combustibilité 1 et 2).
2 Les matériaux de construction sont classés dans les degrés de combustibilité 3 à 6. La
combustibilité est déterminée par l'inflammabilité et la vitesse de combustion. Elle augmente
de la classe 6 à la classe 3.

2.3.3 Densité de fumée (voir annexe)


Les matériaux de construction sont classés dans les degrés de densité de fumée 1 à 3 en
fonction de la densité de fumée qu'ils produisent. Le critère déterminant est l'absorption de la
lumière. La densité de fumée produite augmente de la classe 3 à la classe 1.

2.3.4 Indice d'incendie


1 Les matériaux de construction sont examinés sur le plan de leur combustibilité et de la
densité de fumée produite. Un indice d'incendie leur est attribué sur la base de cette évalua-
tion.
2 L'indice d'incendie (x.y) se compose du degré de combustibilité (x) et du degré de forma-
tion de fumée (y) établis.
3 D'autres propriétés des matériaux de construction importantes pour leur comportement
en cas d'incendie (formation de gouttelettes enflammées, toxicité et corrosivité) peuvent être
prises en compte dans l'évaluation.

7
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

2.4 Tableaux de correspondances


2.4.1 Tableau de correspondances selon la norme SN EN 13501-1
Classification selon la norme SN EN 13501-1
Réaction
Catégorie de réaction au feu Produits de Isolations thermiques Revêtements
critique
construction pour conduites linéaires de sol
A1 A1L A1f l
RF1
A2-s1,d0 A2L-s1,d0 A2f l -s1
A2-s1,d1 A2L-s1,d1
A2-s2,d0 A2L-s2,d0
A2-s2,d1 A2L-s2,d1
B-s1,d0 BL-s1,d0 Bf l -s1
B-s1,d1 BL-s1,d1
B-s2,d0 BL-s2,d0
B-s2,d1 BL-s2,d1
C-s1,d0 CL-s1,d0 Cf l -s1
C-s1,d1 CL-s1,d1
C-s2,d0 CL-s2,d0
C-s2,d1 CL-s2,d1

A2-s1,d2 A2L-s1,d2
RF2 A2-s2,d2 A2L-s2,d2
A2-s3,d0 A2L-s3,d0
A2-s3,d1 A2L-s3,d1
A2-s3,d2 A2L-s3,d2
B-s1,d2 BL-s1,d2 Bf l -s2
B-s2,d2 BL-s2,d2
cr B-s3,d0 BL-s3,d0
B-s3,d1 BL-s3,d1
B-s3,d2 BL-s3,d2
C-s1,d2 CL-s1,d2 Cf l -s2
C-s2,d2 CL-s2,d2
C-s3,d0 CL-s3,d0
C-s3,d1 CL-s3,d1
C-s3,d2 CL-s3,d2

D-s1,d0 DL-s1,d0 Df l -s1


D-s1,d1 DL-s1,d1
D-s2,d0 DL-s2,d0
D-s2,d1 DL-s2,d1
RF3
D-s1,d2 DL-s1,d2 Df l -s2
D-s2,d2 DL-s2,d2 Ef l
cr D-s3,d0 DL-s3,d1
D-s3,d1 DL-s3,d2
D-s3,d2 DL-s3,d0

RF4 cr E EL
E-d2 EL-d2

Non admis comme matériau


F FL Ff l
de construction

L'utilisation des matériaux est limitée en raison de leur réaction au feu critique ou d'une contribution
inadmissible au feu.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

2.4.2 Tableau de correspondances selon la norme SN EN 13501-5

Classification selon SN EN 13501-5


Catégorie de réaction Réaction
au feu critique Résultats d'essais de toitures
(exposition à un feu extérieur)
RF1 –

BROOF (t1)
RF2
BROOF (t2)
cr
BROOF (t3)
BROOF (t4)

CROOF (t3)
RF3
CROOF (t4)
cr
DROOF (t3)
DROOF (t4)

RF4 cr EROOF(t4)

FROOF (t1)
Non admis comme ma- FROOF (t2)
tériau de construction FROOF (t3)
FROOF (t4)

L'utilisation des matériaux est limitée en raison de leur réaction au feu critique ou d'une contribu-
tion inadmissible au feu.

9
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

2.4.3 Tableau de correspondances selon la prénorme SN EN 13501-6

Classification selon la prénorme SN EN 13501-6


Catégorie de réaction Réaction
au feu critique Classification sur la base des résultats d'essais de
réaction au feu de câbles électriques
RF1 Aca
B1ca-s1,a1,d0 B2ca-s1,a1,d0 Cca-s1,a1,d0
B1ca-s1,a2,d0 B2ca-s1,a2,d0 Cca-s1,a2,d0
B1ca-s1a,a1,d0 B2ca-s1,a1,d1 Cca-s1,a1,d1
B1ca-s1a,a2,d0 B2ca-s1,a2,d1 Cca-s1,a2,d1
B1ca-s1b,a1,d0 B2ca-s1a,a1,d0 Cca-s1a,a1,d0
B1ca-s1b,a2,d0 B2ca-s1a,a2,d0 Cca-s1a,a2,d0
B1ca-s1,a1,d1 B2ca-s1a,a1,d1 Cca-s1a,a1,d1
B1ca-s1,a2,d1 B2ca-s1a,a2,d1 Cca-s1a,a2,d1
B1ca-s1a,a1,d1 B2ca-s1b,a1,d0 Cca-s1b,a1,d0
B1ca-s1a,a2,d1 B2ca-s1b,a2,d0 Cca-s1b,a2,d0
B1ca-s1b,a1,d1 B2ca-s1b,a1,d1 Cca-s1b,a1,d1
B1ca-s1b,a2,d1 B2ca-s1b,a2,d1 Cca-s1b,a2,d1
B1ca-s2,a1,d0 B2ca-s2,a1,d0 Cca-s2,a1,d0
B1ca-s2,a2,d0 B2ca-s2,a2,d0 Cca-s2,a2,d0
B1ca-s2,a1,d1 B2ca-s2,a1,d1 Cca-s2,a1,d1
B1ca-s2,a2,d1 B2ca-s2,a2,d1 Cca-s2,a2,d1

B1ca-s1,a3,d0 B1ca-s3,a3,d2 Cca-s1,a3,d0


B1ca-s1a,a3,d0 B2ca-s1,a3,d0 Cca-s1,a3,d1
B1ca-s1b,a3,d0 B2ca-s1,a3,d1 Cca-s1,a1,d2
B1ca-s1,a3,d1 B2ca-s1a,a3,d0 Cca-s1,a2,d2
B1ca-s1,a1,d2 B2ca-s1a,a3,d1 Cca-s1,a3,d2
B1ca-s1,a2,d2 B2ca-s1,a1,d2 Cca-s1a,a3,d0
RF2
B1ca-s1,a3,d2 B2ca-s1,a2,d2 Cca-s1a,a3,d1
B1ca-s1a,a3,d1 B2ca-s1,a3,d2 Cca-s1a,a1,d2
B1ca-s1a,a1,d2 B2ca-s1a,a1,d2 Cca-s1a,a2,d2
B1ca-s1a,a2,d2 B2ca-s1a,a2,d2 Cca-s1a,a3,d2
B1ca-s1a,a3,d2 B2ca-s1a,a3,d2 Cca-s1b,a3,d0
B1ca-s1b,a3,d1 B2ca-s1b,a3,d0 Cca-s1b,a3,d1
B1ca-s1b,a1,d2 B2ca-s1b,a3,d1 Cca-s1b,a1,d2
B1ca-s1b,a2,d2 B2ca-s1b,a1,d2 Cca-s1b,a2,d2
cr B1ca-s1b,a3,d2 B2ca-s1b,a2,d2 Cca-s1b,a3,d2
B1ca-s2,a3,d0 B2ca-s1b,a3,d2 Cca-s2,a3,d0
B1ca-s2,a3,d1 B2ca-s2,a3,d0 Cca-s2,a3,d1
B1ca-s2,a1,d2 B2ca-s2,a3,d1 Cca-s2,a1,d2
B1ca-s2,a2,d2 B2ca-s2,a1,d2 Cca-s2,a2,d2
B1ca-s2,a3,d2 B2ca-s2,a2,d2 Cca-s2,a3,d2
B1ca-s3,a1,d0 B2ca-s2,a3,d2 Cca-s3,a1,d0
B1ca-s3,a1,d1 B2ca-s3,a1,d0 Cca-s3,a1,d1
B1ca-s3,a2,d0 B2ca-s3,a1,d1 Cca-s3,a1,d2
B1ca-s3,a2,d1 B2ca-s3,a2,d0 Cca-s3,a2,d0
B1ca-s3,a3,d0 B2ca-s3,a2,d1 Cca-s3,a2,d1
B1ca-s3,a3,d1 B2ca-s3,a3,d1 Cca-s3,a2,d2
B2ca-s3,a3,d0 B2ca-s3,a1,d2 Cca-s3,a3,d0
B1ca-s3,a1,d2 B2ca-s3,a2,d2 Cca-s3,a3,d1
B1ca-s3,a2,d2 B2ca-s3,a3,d2 Cca-s3,a3,d2

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

Classification selon la prénorme SN EN 13501-6


Catégorie de réaction Réaction
au feu critique Classification sur la base des résultats d'essais de
réaction au feu de câbles électriques
Dca-s1,a1,d0 Dca-s1a,a1,d1 Dca-s2,a1,d0
Dca-s1,a2,d0 Dca-s1a,a2,d1 Dca-s2,a2,d0
Dca-s1,a1,d1 Dca-s1b,a1,d0 Dca-s2,a1,d1
Dca-s1,a2,d1 Dca-s1b,a2,d0 Dca-s2,a2,d1
Dca-s1a,a1,d0 Dca-s1b,a1,d1
Dca-s1a,a2,d0 Dca-s1b,a2,d1

Dca-s1,a3,d0 Dca-s1b,a3,d0 Dca-s3,a1,d0


RF3 Dca-s1,a3,d1 Dca-s1b,a3,d1 Dca-s3,a2,d0
Dca-s1,a1,d2 Dca-s1b,a1,d2 Dca-s3,a3,d0
Dca-s1,a2,d2 Dca-s1b,a2,d2 Dca-s3,a1,d1
Dca-s1,a3,d2 Dca-s1b,a3,d2 Dca-s3,a2,d1
cr
Dca-s1a,a3,d0 Dca-s2,a1,d2 Dca-s3,a3,d1
Dca-s1a,a3,d1 Dca-s2,a2,d2 Dca-s3,a1,d2
Dca-s1a,a1,d2 Dca-s2,a3,d0 Dca-s3,a2,d2
Dca-s1a,a2,d2 Dca-s2,a3,d1 Dca-s3,a3,d2
Dca-s1a,a3,d2 Dca-s2,a3,d2 Eca

RF4 cr –

Non admis comme ma- Fca


tériau de construction

L'utilisation des matériaux est limitée en raison de leur réaction au feu critique ou d'une con-
tribution inadmissible au feu.

11
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

2.4.4 Tableau de correspondances pour la classification AEAI

Classification
Catégorie de réaction au Réaction
AEAI (indice
feu critique
d'incendie)
6.,3
RF1
6q.3
5(200°C).3
5.3
5(200°C).2
RF2 5.2

5(200°C).1
cr
5.1

4.3
4.2
RF3
cr 4.1

3.3
3.2
RF4
cr 3.1

2.3
2.2
Non admis comme maté- 2.1
riau de construction 1.3
1.2
1.1

L'utilisation des matériaux est limitée en raison de leur réaction au feu critique ou
d'une contribution inadmissible au feu.

2.5 Essais
1 Les matériaux de construction sont classifiés sur la base d'essais normalisés, qui doivent
être réalisés par des laboratoires d'essai accrédités.
2 Les matériaux de construction multicouches et non homogènes sont testés aussi bien
globalement que par couche. Un examen global suffit s'il permet de déterminer leur réaction
au feu de manière satisfaisante.
3 En l'absence de procédé défini, ou lorsque les procédés aboutissent à des résultats non
probants, absurdes ou non reproductibles, il convient de se fonder sur d'autres procédés
appropriés.
4 Si, pour une application particulière, un matériau de construction ne peut pas être évalué
de manière satisfaisante au moyen des essais normalisés, l'autorité de protection incendie
peut exiger un essai complémentaire en grandeur réelle et en fixer les conditions.

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

2.6 Permanence des propriétés


Les propriétés d'un matériau de construction quant à la protection incendie ne doivent pas
être modifiées par des traitements ultérieurs (par exemple nettoyage, peinture) ou tout autre
facteur indépendant ou lié à son utilisation (par exemple sollicitations thermiques ou méca-
niques) au point de ne plus satisfaire aux exigences de la protection incendie.

2.7 Autres propriétés


Selon l'utilisation prévue, d'autres propriétés importantes relatives à la réaction au feu (par
exemple formation de gaz toxiques ou corrosifs) peuvent être intégrées dans l'évaluation.

3 Éléments de construction
Les éléments de construction sont classés sur la base d'essais normalisés ou d'autres pro-
cédés reconnus par l'AEAI. Est notamment déterminante la durée de résistance au feu par
rapport aux critères de résistance (R), d'étanchéité (E) et d'isolation thermique (I).

3.1 Classification des éléments de construction selon les normes EN

3.1.1 Résistance au feu


1 L'évaluation des éléments de construction se fonde sur leur comportement en cas
d'incendie, et notamment sur la durée de résistance au feu.
2 Les exigences déterminantes sont:
a la résistance = R;
b l'étanchéité = E;
c l'isolation thermique = I.
3 La capacité de protection contre l’incendie K est l’aptitude d’un revêtement de paroi ou de
plafond à assurer la protection des matériaux sous-jacents contre l’allumage, la carbonisa-
tion et autres dommages pendant une durée spécifiée.
4 La durée de résistance au feu est la durée minimale, en minutes, pendant laquelle l'élé-
ment de construction doit remplir les exigences requises.

3.1.2 Catégories supplémentaires


La classification des éléments de construction en fonction de la résistance (R), de l'étanchéi-
té (E) et de l'isolation thermique (I) peut être complétée par les catégories suivantes:
a W en cas d’appréciation du rayonnement continu;
b M lorsque des effets mécaniques particuliers doivent être pris en compte;
c C pour les fermetures coupe-feu mobiles à fermeture automatique;
d S pour les éléments de construction avec limitation particulière de l'étanchéité à la
fumée.

3.1.3 Classification
1 Les éléments de construction sont classifiés selon les normes européennes (voir chiffre 5
«Autres dispositions»).

13
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

2 La classification est représentée comme suit:


R E I W t t - M C S
tt = durée de résistance au feu

3.1.4 Étanchéité des portes aux fumées


L'étanchéité aux fumées (S) est l'aptitude de l'élément de construction à réduire ou à empê-
cher le passage de gaz ou de fumée d'un côté à l'autre.

3.1.5 Exigences pour la réaction au feu des matériaux de construction utilisés (voir annexe)
1 Lorsque la sécurité l'exige, les éléments de construction doivent être réalisés en maté-
riaux appartenant à la catégorie de réaction au feu RF1.
2 Lorsque les éléments de construction doivent être réalisés en matériaux incombustibles,
la présentation de la classification indiquée au chiffre 3.1.3, alinéa 2 doit être complétée par
l'indication « –RF1 ».
3 Les éléments de construction multicouches résistant au feu et comportant des parties
combustibles sont rattachés à la catégorie RF1 s'ils sont enveloppés de matériaux de cons-
truction de cette même catégorie. L'enveloppe doit présenter une résistance au feu minimale
K inférieure de 30 minutes à la résistance au feu de l'élément de construction dans son en-
semble, mais au moins K 30−RF1. Les espaces vides doivent être entièrement remplis de
matériaux de construction RF1.

3.1.6 Utilisation
1 Les dispositions des chiffres 3.1.7 à 3.1.15 établissent les classes de résistance au feu
qui doivent être utilisées en Suisse selon les normes EN, en fonction de l'élément de cons-
truction.
2 Si un élément de construction remplit les exigences d'une classe de résistance au feu qui
n'est pas utilisée selon les chiffres 3.1.7 à 3.1.15 (par exemple El 45), il est rangé dans la
classe inférieure El 30.

3.1.7 Éléments de construction porteurs (R)


1 Les éléments de construction porteurs classés R comprennent en particulier les piliers et
les poutres.
2 Les éléments de construction porteurs sans isolation thermique ni fonction de comparti-
mentage sont attribués aux classes de résistance au feu R 30, R 60, R 90, R 120, R 180 ou
R 240.

3.1.8 Éléments de construction porteurs ayant une fonction de compartimentage (REI)


1 Les éléments de construction porteurs avec fonction de compartimentage classés REI
comprennent en particulier les parois, les planchers et les toitures.
2 Les éléments de construction porteurs avec fonction de compartimentage et isolation
thermique sont attribués aux classes de résistance au feu REI 30, REI 60, REI 90, REI 120,
REI 180 ou REI 240.

3.1.9 Systèmes de protection pour les éléments de construction porteurs


1 Les systèmes de protection pour les éléments de construction porteurs comprennent en
particulier les revêtements, les faux plafonds et les peintures intumescentes.

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

2 La classification se rapporte aux éléments de construction protégés y compris la couche


de protection, et non à la couche de protection seule.
3 Les éléments de construction porteurs qui garantissent la résistance au feu requise en
combinaison avec leur revêtement (par exemple panneaux, crépis) sont rangés dans les
classes de résistance au feu R 30, R 60, R 90, R 120 ou R 180.
4 Les éléments de construction porteurs métalliques qui garantissent la résistance au feu
requise en combinaison avec des peintures intumescentes sont rangés dans les classes de
résistance au feu R 30 ou R 60.
5 Les éléments de construction porteurs qui garantissent la résistance au feu requise en
combinaison avec des faux plafonds sont rangés dans les classes de résistance au feu
R 30, R 60, R 90, R 120 ou R 180.

3.1.10 Éléments de construction non porteurs ayant une fonction de compartimentage


(E ou EI) (voir annexe)
1 Les éléments de construction non porteurs comprennent en particulier les cloisons avec
ou sans vitrages, les faux plafonds, les fermetures coupe-feu mobiles, les obturations et les
joints linéaires.
2 Les éléments de construction non porteurs ayant une fonction de compartimentage sont
rangés dans les classes de résistance au feu E 30, E 60, E 90, E 120, E 180, E 240, EI 30,
EI 60, EI 90, EI 120, EI 180 ou EI 240.
3 Pour les faux plafonds avec fonction de compartimentage et d'isolation thermique qui, en
tant que plafonds suspendus, garantissent la résistance au feu comme éléments de cons-
truction indépendants, une classification complémentaire précise si les exigences sont rem-
plies pour les deux faces, ou seulement pour la face supérieure ou inférieure (a→b, b→a,
a↔b).
4 Pour les façades rideaux ayant une fonction de compartimentage, une classification com-
plémentaire précise si les exigences sont remplies pour les deux faces, ou seulement pour
la face intérieure ou extérieure (i→o, o→i, i↔o).
5 Sur le plan de l'isolation thermique (I), la classe I2 suffit pour les fermetures coupe-feu
mobiles avec fonction de compartimentage et d'isolation thermique.
6 Les fermetures coupe-feu mobiles automatiques doivent en plus répondre aux exigences
de la catégorie C. Elles sont classées C0, C1, C2, C3, C4 ou C5 en fonction du nombre pré-
sumé de cycles d'ouverture.
7 Les fermetures coupe-feu mobiles qui se caractérisent par une perméabilité à la fumée
particulièrement réduite sont classées dans la catégorie complémentaire S. Elles doivent ré-
pondre aux exigences de la classe S200.
8 Les obturations avec fonction de compartimentage et isolation thermique sont rangées
dans les classes de résistance au feu El 30, El 60 ou El 90.
9 La classification des joints linéaires avec fonction de compartimentage et isolation ther-
mique est complétée par des indications relatives à l'orientation (H-, V- ,T-), à l'aptitude au
déplacement (X-, M000-), au type de raccords (M-, F-, B-) et à la gamme de largeurs de
joints (W00 bis 99 -). Exemple de classement: EI 30 – H – M 100 – B – W 30 à 90.

3.1.11 Revêtements (K)


Les revêtements sont rangés dans les classes de résistance au feu K 30 ou K 60.

15
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.1.12 Étanchéité aux fumées des portes non soumises à des exigences de résistance au feu
Sur le plan de l'étanchéité aux fumées, les portes non soumises à des exigences de résis-
tance au feu sont classées dans la catégorie complémentaire S. Elles doivent répondre aux
exigences de la classe S200.

3.1.13 Portes palières d'ascenseur (E ou EI)


1 Les portes palières d'ascenseur avec fonction de compartimentage et sans isolation
thermique sont rangées dans les classes de résistance au feu E 30 ou E 60.
2 Les portes palières d'ascenseur avec fonction de compartimentage et isolation thermique
sont rangées dans les classes de résistance au feu EI 30 ou EI 60.

3.1.14 Clapets coupe-feu des installations aérauliques (EI)


1 Les clapets coupe-feu des installations aérauliques sont rangés dans les classes de ré-
sistance au feu El 30−S, El 60−S ou El 90−S. Ils doivent en plus répondre aux exigences de
la classe S200.
2 La classification est complétée par i→o, o→i, ou i↔o selon le / les côté(s) soumis à
l’attaque par le feu et par ve, ho, ou veho selon le type de montage (vertical et / ou horizontal).
3 Lorsque des clapets coupe-feu sont exigés, ils doivent répondre aux exigences d'une ex-
position au feu des deux côtés, aussi bien en montage vertical qu'horizontal. Les exigences
peuvent être réduites dans des cas particuliers, lorsque le côté de l’exposition au feu et le
type de montage sont connus.

3.1.15 Clapets de désenfumage des installations d’extraction de fumée et de chaleur


(E ou EI)
1 Les clapets de désenfumage des installations d’extraction de fumée et de chaleur sont
rangés dans les classes de résistance au feu E 30−S, E 60−S, E 90−S, E 120−S, El 30−S,
El 60−S, EI 90−S ou El 120−S. Ils doivent en plus répondre aux exigences de la classe S200.
2 La classification est complétée par i→o, o→i, ou i↔o selon le / les côté(s) soumis à
l’exposition au feu et par ve, ho, ou veho selon le type de montage (vertical et / ou horizon-
tal).
3 Lorsque des clapets de désenfumage sont exigés, ils doivent répondre aux exigences
d'une exposition au feu des deux côtés, aussi bien en montage vertical qu'horizontal. Les
exigences peuvent être réduites dans des cas particuliers, lorsque le côté de l’attaque par le
feu et le type de montage sont connus.

3.2 Classification des éléments de construction selon le système de l'AEAI

3.2.1 Résistance au feu


1 L'évaluation des éléments de construction se fonde sur leur comportement en cas
d'incendie, et notamment sur la durée de résistance au feu.
2 Les éléments de construction font l'objet d'une classification indiquant la résistance au
feu. On distingue les classes suivantes:
F éléments porteurs;
F éléments porteurs ayant une fonction de compartimentage;
F éléments non porteurs ayant une fonction de compartimentage;
R fermetures étanches à la fumée et aux flammes;

16
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

K clapets coupe-feu;
S obturations.
3 La durée de résistance au feu est la durée minimale, en minutes, pendant laquelle l'élé-
ment de construction doit remplir les exigences requises. Selon l'élément, elle est donnée
par les nombres 30, 60, 90, 120, 180 ou 240.
4 Le rangement d'un élément de construction dans une classe de résistance au feu signifie
que cet élément répond à toutes les exigences pendant la durée d'essai correspondante.

3.2.2 Éléments de construction porteurs et éléments ayant une fonction de compartimen-


tage (F)
1 Les éléments de construction tels que les piliers, les poutres, les parois et les plafonds
sont rangés dans les classes de résistance au feu F 30, F 60, F 90, F 120, F 180 ou F 240.
Les éléments de construction des classes de résistance au feu F 90 à F 240 doivent être
constitués de matériaux RF1.
2 Les éléments de construction porteurs ne doivent ni s'enflammer ni céder sous leur
charge de service.
3 Les éléments de construction ayant une fonction de compartimentage ne doivent ni s'en-
flammer ni perdre leur résistance mécanique et ils doivent empêcher le passage du feu, de
la chaleur et de la fumée.
4 Les éléments de construction porteurs en bois avec fonction de compartimentage qui, à
l'exception de l'ininflammabilité, répondent à toutes les exigences quant à la résistance, à
l'étanchéité et à l'isolation thermique, sont rangés dans les classes de résistance au feu
F 30 cb ou F 60 cb.

3.2.3 Faux plafonds (F)


1 Les faux plafonds qui, en tant que plafonds suspendus, contribuent à la résistance au feu
en combinaison avec un plancher porteur sont rangés dans les classes de résistance au feu
F 30, F 60, F 90, F 120 ou F 180. Ils sont classés F 30 lorsqu'ils sont combinés avec un
plancher porteur combustible.
2 Les faux plafonds qui, en tant que plafonds suspendus, protègent à eux seuls l'espace
vide du plancher contre le feu sont considérés comme des éléments de construction indé-
pendants et sont rangés dans les classes de résistance au feu F 30, F 60 ou F 90.
3 Les faux plafonds ne doivent pas s'enflammer et doivent empêcher le passage du feu, de
la chaleur et de la fumée. Ceux des classes de résistance au feu F 60 à F 180 doivent être
constitués de matériaux RF1.

3.2.4 Revêtements (F)


1 Les revêtements, tels que les recouvrements, les enrobages et les crépis, qui assurent la
résistance au feu en combinaison avec l'élément de construction qu'ils recouvrent sont ran-
gés dans les classes de résistance au feu F 30, F 60, F 90, F 120 ou F 180.
2 Les revêtements qui assurent la résistance au feu sans contribution de l'élément de cons-
truction combustible qu'ils recouvrent sont classés dans les classes de résistance au feu
F 30, F 60 ou F 90.
3 Les revêtements ne doivent pas s'enflammer et doivent empêcher un échauffement ex-
cessif de l'élément de construction. Ceux des classes de résistance au feu F 60 à F 180 doi-
vent être constitués de matériaux RF1.

17
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.2.5 Peintures intumescentes (F)


1 Les peintures intumescentes appliquées sur des éléments de construction qui contribuent
à la résistance au feu sont rangées dans les classes de résistance au feu F 30 ou F 60. Leur
efficacité doit être également garantie en cas de feu couvant. La résistance au vieillissement
et aux intempéries, l'adhérence à l'élément de construction et la protection contre la corro-
sion doivent être démontrées.
2 Les peintures intumescentes ne doivent pas s'enflammer et doivent empêcher un échauf-
fement excessif de l'élément de construction.
3 L'utilisation de peintures intumescentes est soumise à l'approbation de l'autorité de pro-
tection incendie.

3.2.6 Fermetures étanches à la fumée et aux flammes (R)


1 Les fermetures étanches à la fumée et aux flammes qui comportent des surfaces
translucides telles que les vitrages horizontaux et inclinés sont rangées dans les classes de
résistance au feu R 30 ou R 60.
2 Elles ne doivent pas perdre leur résistance mécanique et doivent empêcher le passage
des flammes et de la fumée. Elles ne sont soumises à aucune exigence en ce qui
concerne le passage de la chaleur.
3 Le cadre des fermetures R 30 peut être constitué de matériaux combustibles. Les ferme-
tures de résistance au feu R 60 doivent être constituées de matériaux RF1.

3.2.7 Clapets coupe-feu (K)


1 Les clapets coupe-feu des installations aérauliques sont rangés dans les classes de ré-
sistance au feu K 30, K 60 ou K 90.
2 Ils doivent être constitués de matériaux RF1. Ils doivent se fermer de façon fiable et em-
pêcher le passage du feu, de la chaleur et de la fumée.

3.2.8 Obturations (S)


1 Les obturations des passages de câbles et de conduites à travers les parois et planchers
sont rangées dans les classes de résistance au feu S 30, S 60 ou S 90.
2 Elles doivent empêcher le passage du feu, de la chaleur et de la fumée compte tenu de
l'épaisseur de paroi ou de plancher donnée.

3.3 Essais
1 Les éléments de construction sont classés sur la base d'essais normalisés, réalisés par
des laboratoires d'essai accrédités reconnus par l'AEAI.
2 En l'absence de méthodes d’essai définies ou lorsque celles-ci aboutissent à des résul-
tats non probants, absurdes ou non reproductibles, il convient de se fonder sur d'autres mé-
thodes appropriées.
3 Les éléments de construction dont le comportement pour une application particulière ne
peut pas être déterminé de manière satisfaisante par les essais normalisés peuvent être
soumis à un essai complémentaire en grandeur réelle. Les conditions expérimentales doi-
vent être fixées avec l'autorité de protection incendie.

18
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

3.4 Correspondances entre classifications AEAI et selon les normes EN


(voir annexe)
Lorsqu'un élément de construction est classé selon le système de l'AEAI, il est possible
d'établir une correspondance avec la classification selon les normes EN en se référant au
tableau publié dans le répertoire des attestations d'utilisation AEAI.

4 Utilisation des matériaux et éléments de construction

4.1 Généralités
1 L'autorité de protection incendie décide de l'utilisation des produits de protection incendie
dans les constructions et installations.
2 Pour statuer sur l’utilisation des produits de protection incendie, l'autorité de protection in-
cendie s'appuie sur les preuves suivantes:
a pour les produits de construction recensés dans une norme européenne harmonisée
ou ayant fait l’objet d’une évaluation technique européenne: déclarations de perfor-
mance concernant les exigences fonctionnelles de la «sécurité en cas d'incendie»,
conformément à la loi sur les produits de construction;
b b pour tous les autres produits: attestations d’essai, certificats et attestations de con-
formité d’organismes de contrôle et de certification accrédités ainsi que le répertoire
des attestations d'utilisation de l’AEAI.

4.2 Marquage
Lorsque l'utilisation de matériaux ou éléments de construction reconnus par l'AEAI est liée à
l'obligation d'y apposer un marquage selon le chiffre 4.1 al. 2, celui-ci doit être durable et fa-
cilement reconnaissable même après leur montage ou leur installation (voir chiffre 5 «Autres
dispositions».

4.3 Utilisation de produits de construction généralement reconnus


Les matériaux généralement reconnus (par exemple le bois naturel ou les constructions non
résistantes au feu fabriquées selon des spécifications reconnues) et les éléments (par
exemple les constructions résistantes au feu fabriquées selon des spécifications reconnues)
qui peuvent être utilisés conformément aux prescriptions de protection incendie sont indi-
qués dans le répertoire des attestations d'utilisation AEAI.

4.4 Utilisation sans rapport d'essai


L'autorité de protection incendie décide de l'utilisation des produits de construction sans at-
testation d'essai ou attestation de reconnaissance AEAI tant que leur aptitude à l’emploi est
démontrée par l'expérience, l'état de la technique, des résultats d'essais ou des calculs se-
lon des procédures reconnues.

5 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

19
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

6 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

20
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

Annexe
La présente annexe apporte des précisions sur certaines dispositions de la directive, mais sans que
lesdites explications puissent être considérées indépendamment des dispositions, ni se voir attri-
buer un caractère normatif.

ad chiffre 2.2.2 Réaction au feu


Les matériaux de construction sont attribués aux classes A1, A2, B, C, D ou E en fonction de leur
réaction au feu. Les critères déterminants sont en particulier l'inflammabilité, la propagation des
flammes et le dégagement de chaleur. La combustibilité augmente de la classe A1 à la classe E.

Degré de combustibilité Réaction au feu


Produits pour lesquels aucune performance de réaction au feu
F, FL n'est déterminée ou qui ne peuvent pas être classés dans l'une des
classes A1, A2, B, C, D, E, A1L, A2L, BL, CL, DL, EL.
Produits capables de résister, pendant une courte période, à une
E, EL attaque de petite flamme sans propagation de flamme substan-
tielle.
Produits satisfaisant les critères des classes E et EL et capables de
résister, pendant une longue période, à une attaque de petite
flamme sans propagation de flamme substantielle. En outre, ils
D, DL
sont également capables de subir une attaque thermique par un
seul élément enflammé avec un dégagement de chaleur suffisam-
ment retardé et limité.
Produits identiques aux classes D et DL mais satisfaisant à des
C, CL prescriptions plus strictes. En outre, ils ont une propagation latérale
de flamme limitée lorsqu'ils sont soumis à l'attaque thermique.
Produits identiques aux classes C et CL mais satisfaisant à des
B, BL
prescriptions plus strictes.
Produits satisfaisant les mêmes critères que les classes B et BL
pour l'EN 13823. En outre, dans les conditions d'un feu entière-
A2, A2L
ment développé, ces produits ne contribueront pas de manière si-
gnificative à la charge d'incendie et au développement du feu.
Produits ne contribuant à aucune étape du feu, y compris le feu
entièrement développé. C'est pourquoi ils sont censés être ca-
A1, A1L
pables de satisfaire automatiquement l'intégralité des prescriptions
de toutes les classes inférieures.

ad chiffre 2.2.3 Production de fumée


Les matériaux de construction des classes A2, B, C et D font l'objet d'une classification supplémen-
taire s3, s2 ou s1 en fonction de la production de fumée.
Les classes s3 à s1 caractérisent la production de fumée des matériaux de construction autres que
les revêtements de sol comme suit:
a s3 : aucune limite requise pour la production de fumée;
b s2 : la production totale de fumée ainsi que le débit d'augmentation de la
production de fumée sont limités;
c cs1 : des critères plus stricts que pour s2 sont satisfaits.
Les revêtements de sol sont classés s2 ou s1 comme suit:
a s2 : aucune limite requise pour la production de fumée;
b s1 : la production totale de fumée est limitée.

21
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 2.2.4 Formation de gouttelettes ou de particules enflammées


Les matériaux de construction des classes A2, B, C et D font l'objet d'une classification supplémen-
taire d2, d1 ou d0 en fonction de la formation de gouttelettes ou de particules enflammées. Ceux de
la classe E ne peuvent être classés que sous d2.
Les matériaux sujets à la formation de gouttelettes ou de particules enflammées sont rangés dans
les classes d2 à d0 comme suit:
a d2 : aucune limite;
b d1 : aucune gouttelette ou particule enflammée persistant au-delà d'une durée donnée;
c d0 : aucune gouttelette ou particule n'apparaît.

ad chiffre 2.2.5 Corrosivité


Les câbles électriques des classes B1ca, B2ca, Cca et Dca font l'objet d'une classification supplémen-
taire a1, a2 ou a3 en fonction de l'émission de gaz d'incendie corrosifs. L'action corrosive augmente
de la classe a1 à la classe a3.
Les classes a3 à a1 caractérisent l'action corrosive comme suit:
a a3 : aucune limite;
b a2 : la quantité et l'action corrosive des fumées produites sont limitées;
c a1 : des critères plus stricts que pour a2 sont satisfaits.

ad chiffre 2.3.2 Combustibilité


Les matériaux de construction sont classés dans les degrés de combustibilité 3 à 6. La combustibili-
té est déterminée par l'inflammabilité et la vitesse de combustion. Elle augmente de la classe 6 à la
classe 3.
Les degrés de combustibilité 3 à 6 correspondent aux comportements au feu suivants:
a Degré de combustibilité 3: facilement combustible
Matériaux de construction facilement inflammables et qui se consument rapidement, sans apport de
chaleur supplémentaire.
b Degré de combustibilité 4: moyennement combustible
Matériaux de construction normalement inflammables et qui continuent à brûler assez longtemps,
sans apport de chaleur supplémentaire.
c Degré de combustibilité 5: difficilement combustible
Matériaux de construction difficilement inflammables, qui ne se consument ou ne charbonnent que
lentement, et seulement avec apport de chaleur supplémentaire. Lorsque la source de chaleur dis-
paraît, les flammes doivent s'éteindre rapidement et le feu doit cesser de couver.
d Degré de combustibilité 5 (200 °): difficilement combustible à 200 °C
Matériaux de construction qui répondent aux exigences du degré 5, même par une température
ambiante de 200 °C.
e Degré de combustibilité 6q: quasiment incombustible
Matériaux de construction comprenant des composants combustibles en très faible quantité, mais
qui sont ininflammables et pratiquement considérés comme incombustibles.
f Degré de combustibilité 6: incombustible
Matériaux de construction sans composants combustibles, qui sont ininflammables, ne charbonnent
pas et ne se réduisent pas en cendres.

22
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

ad chiffre 2.3.3 Densité de fumée produite


Les matériaux de construction sont classés dans les degrés de densité de fumée 1 à 3 en fonction
de la densité de fumée qu'ils produisent. Le critère déterminant est l'absorption de la lumière. La
densité de fumée produite augmente de la classe 3 à la classe 1.
Les degrés de densité de fumée 1 à 3 ont les significations suivantes:
a degré de densité de fumée 1: forte formation de fumée;
b degré de densité de fumée 2: formation de fumée moyenne;
c degré de densité de fumée 3: faible formation de fumée.

ad chiffre 3.1.5 Exigences pour la réaction au feu des matériaux de


construction incorporés
Éléments de construction résistant au feu et correspondant à la catégorie RF1

23
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.1.10 Éléments de construction non porteurs ayant une fonction de


compartimentage (E ou EI)
Fermetures coupe-feu mobiles, critère supplémentaire C
La classification des fermetures dans une catégorie supplémentaire C, basée sur le nombre présu-
mé de cycles d'ouverture, est la suivante:
a C5 fermetures soumises à une utilisation très fréquente (200‘000 cycles d'essais de fermeture
automatique);
b C4 haute fréquence d'utilisation, par un public n'ayant pas spécialement intérêt à en prendre
soin (100‘000 cycles d'essais);
c C3 fréquence d'utilisation moyenne essentiellement par des personnes ayant intérêt à en
prendre soin (50‘000 cycles d'essais);
d C2 faible fréquence d'utilisation, par des personnes ayant fortement intérêt à en prendre soin,
par exemple les portes de résidences privées et les portes d'établissements industriels et
commerciaux de grande dimension (10‘000 cycles d'essais);
e C1 fermetures restant ouvertes (500 cycles d'essais);
f C0 aucune performance déterminée.
Joints linéaires
La classification des joints linéaires avec fonction de compartimentage et isolation thermique est
complétée par les indications suivantes:
a Orientation de l'élément d'essai
H- construction support horizontale
V- construction support verticale – joint vertical
T- construction support verticale – joint horizontal;
b Aptitude au déplacement
X- pas de déplacement
M000- déplacement induit (en %);
c Type de raccords
M- fabriqué en usine
F- fabriqué sur chantier
B- fabriqué en usine et sur chantier;
d Largeur
W00 à 99 - Gamme de largeurs de joints (en mm).

24
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Matériaux et éléments de construction / 13-15fr

ad chiffre 3.4 Correspondances entre classifications selon AEAI et selon


normes EN
Classification : Résistance au feu des éléments de construction
Directives AEAI: Directive de protection incendie «Matériaux et éléments de construction – classification»
Directive de protection incendie «Matériaux et parties de construction, partie B: conditions
d'examen», édition 1988 avec additifs 1990, 1994, 1995, 2005.
Principe des deux L'agrandissement général de 10 % d'éléments de construction testés n'est autorisé que solu-
tions en parallèle: pour ceux qui ont été testés selon les conditions d'essai AEAI. Dans le cas d'éléments de
construction testés selon les normes EN, il faut tenir compte du domaine d'application directe
selon chapitre 13 de la norme d'essai applicable.

N° Éléments de Classification Applicable comme Spécifications /


RPI construction AEAI remarques
Genre de classifica- Catégories: cb = éléments comportant des
Description selon tion: R Résistance matériaux combustibles
l'AEAI F Éléments porteurs E Étanchéité RF1 = les éléments répondent
formant compar- I Isolation thermique aux exigences de la caté-
timent, faux pla- W Rayonnement gorie de réaction au feu
fonds, M Action mécanique RF1
revêtements C Fermeture automatique
T Fermetures S Étanchéité à la fumée
mobiles
R Fermetures
étanches à la
fumée
K Clapets coupe-feu
S Obturations
À Portes palières
d'ascenseur
201 Parois extérieures F 30 cb – F60 cb REI 30 – REI 60
portantes F 30
F 60 – F 240 REI 60-RF1 – REI 240-RF1

203 Parois intérieures F 30 cb – F 60 cb REI 30 – REI 60


portantes F 30
F 60 – F 240 REI 60-RF1 – REI 240-RF-1

205 Planchers F 30 cb – F 60 cb REI 30 – REI 60


F 30
F 60 – F 240 REI 60-RF1 – REI 240-RF1

206 Piliers / poutres F 30 cb – F60 cb R 30 – R 60


F 30 – F 240 R 30-RF1 – R 240-RF1

207 Poutres, sous- F 30 cb – F60 cb R 30 – R 60


poutres et assem-
blages F 30 – F 240 R 30-RF1 – R 240-RF1

208 Toitures, F 30 cb – F 60 cb EI 30 – EI 60
éléments de toiture F 30
F 60 – F 90 EI 60-RF1 – EI 90-RF1

221 Vitrages F 30 cb – F 60 cb EI 30 –EI 60


horizontaux ou F 30
inclinés
F 60 – F 90 EI 60-RF1 – EI 90-RF1
R 30 E 30

25
Matériaux et éléments de construction / 13-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

223 Obturations / pas- S 30 – S 90 EI 30 – EI 90


sages

224 Étanchéifications S 30 – S 90 EI 30 – EI 90
de joints

231 Revêtements F 30 – F 90 Revêtement avec résis-


d'éléments de tance au feu de 30 – 90
construction minutes
combustibles

232 Revêtements F 30 – F 180 R 30-RF1 – R 180-RF1 Les objets de cette classe sont
d'éléments de considérés avec l’élément de
construction in- construction sur lequel ils sont
combustibles appliqués.

233 Faux plafonds en F 30 REI 30 Les objets de cette classe sont


tant qu'éléments de considérés avec l’élément de
construction dé- F 60 – F 180 REI 60-RF1 – REI 180-RF1
construction sur lequel ils sont
pendants appliqués.

234 Faux plafonds en F 30 EI 30


tant qu'éléments de
construction indé- F 60 – F 90 EI 60-RF1 – EI 90-RF1
pendants
/
protection des es-
paces vides

237 Crépis F 30 – F 180 R 30-RF1 – R 180-RF1 Classe obtenue conjointement par


le crépi et l'élément de construc-
tion

238 Peintures intu- F 30 – F 60 R 30-RF1 – R 60-RF1 Classe obtenue conjointement par


mescentes la peinture et l'élément de cons-
truction

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

26
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Utilisation des matériaux de construction

01.01.2015 / 14-15fr
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

Table des matières


1 Champ d’application 4

2 Principes d'utilisation 4

3 Enveloppe du bâtiment (voir annexe) 5


3.1 Géométrie du bâtiment (voir annexe) 5
3.1.1 Bâtiments de hauteur moyenne 5
3.1.2 Bâtiments élevés 5
3.2 Parois extérieures (voir annexe) 5
3.2.1 Généralités 5
3.2.2 Isolations thermiques par l'extérieur (isolation périphérique) (voir annexe) 6
3.2.3 Façades ventilées (voir annexe) 6
3.2.4 Façades double peau (voir annexe) 6
3.2.5 Fenêtres à caisson 6
3.2.6 Façades à membrane 6
3.2.7 Textiles et membranes appliqués en façade (voir annexe) 6
3.2.8 Exigences concernant la réaction au feu des systèmes de revêtement des parois
extérieures 7
3.3 Toitures (voir annexe) 8
3.3.1 Généralités (voir annexe) 8
3.3.2 Exigences concernant la réaction au feu des revêtements de toiture (voir annexe) 9

4 Aménagements intérieurs (voir annexe) 10


4.1 Généralités 10
4.2 Exigences concernant la réaction au feu des matériaux de construction des voies
d'évacuation ou des autres espaces intérieurs (voir annexe) 11

5 Technique du bâtiment 12
5.1 Tuyauteries et leurs isolations 12
5.1.1 Généralités 12
5.1.2 Exigences concernant la réaction au feu des réseaux de tuyauterie 13
5.2 Câbles et ensembles d’appareillages à basse tension 13
5.2.1 Câbles (voir annexe) 13
5.2.2 Ensembles d’appareillages à basse tension 14
5.3 Matériels de traitement de l’information (voir annexe) 14

6 Autres dispositions 14

7 Entrée en vigueur 15

Annexe 16

3
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

1 Champ d’application
1 La présente directive de protection incendie fixe les exigences auxquelles doivent ré-
pondre les matériaux de construction en ce qui concerne leur réaction au feu.
2 Les présentes dispositions ne concernent pas les objets mobiliers, les décorations et les
matériaux utilisés pour les installations techniques.

2 Principes d'utilisation
1 Les matériaux combustibles ne peuvent être utilisés que s'ils ne conduisent pas à une
augmentation inadmissible des risques. Sont notamment déterminants:
a la réaction au feu et la densité de fumée, la formation de gouttes en fusion et la chute
d'éléments incandescents, le dégagement de chaleur, la formation de gaz d'incendie
dangereux;
b le mode et l'ampleur de l'utilisation;
c le nombre d'occupants;
d la géométrie du bâtiment;
e le type de construction, la situation, l'étendue et l'affectation des bâtiments, des autres
ouvrages ou des compartiments coupe-feu.
2 Les matériaux de construction dont la réaction au feu est critique (cr d'après la directive
de protection incendie « Matériaux et éléments de construction ») ne doivent pas être utilisés
à l'intérieur des bâtiments et des autres ouvrages. Ne sont pas concernés par cette disposi-
tion les câbles, les façades membranes à une couche (tentes, chapiteaux) ainsi que les ma-
tériaux de construction revêtus sans espace vide. Selon la nature des matériaux dont il est
composé, ce revêtement doit avoir l'épaisseur minimale suivante:
a matériaux de la catégorie RF1 0,5 mm;
b matériaux de la catégorie RF2 3 mm;
c matériaux de la catégorie RF3 5 mm.
3 Les matériaux de construction de la catégorie RF4 ne peuvent être employés que s'ils
sont entièrement enveloppés, sans espace vide, d'un matériau K 30. Ne sont pas concernés
par cette disposition les matériaux qui entrent dans la composition des couches d'isolation
thermique (par exemple les feuilles d'étanchéité de sous-toiture, les membranes d'étanchéité
à l'air, les couches de séparation), les membranes pare-vapeur, les éléments recouvrant les
couches d'isolation ainsi que les enveloppes d’isolation de tuyauteries ≤ 0,6 mm qui satisfont
au moins aux exigences de la catégorie RF4 (cr).
4 Les constructions multicouches contenant des matériaux combustibles sont rattachées à
la catégorie RF1, pourvu qu'elles soient entièrement enveloppées, sans espace vide, d'un
matériau K 30–RF1. Il faut maintenir la distance de sécurité nécessaire entre ces construc-
tions et les appareils de chauffage, les conduits de fumée, etc. Cette distance est mesurée à
partir du bord extérieur de l'enveloppe.
5 Les éléments translucides en matériaux combustibles ne peuvent être utilisés que pour
des surfaces restreintes.
6 Les cadres des fenêtres ainsi que les éléments indispensables, mais d'une surface négli-
geable (raccords, joints, traverses isolantes, etc.) doivent être composés de matériaux satis-
faisant au moins aux exigences de la catégorie RF3. En outre, les éléments d'une surface
négligeable peuvent se composer de matériaux caractérisés par une réaction critique au feu
(cr). Ils peuvent être utilisés indépendamment des spécifications concernant le choix des
matériaux.

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

7 Les constructions mobilières ne doivent satisfaire à aucune exigence spécifique en ce qui


concerne l'emploi de matériaux de construction combustibles, dès lors que les distances de
sécurité incendie sont respectées. Celles qui, du fait de leur affectation, sont assimilables à
des locaux recevant un grand nombre de personnes doivent satisfaire aux exigences indi-
quées sous le chiffre 4 concernant les aménagements intérieurs.
8 Si les parois extérieures ou le toit sont entièrement dépourvus de revêtement, ils doivent
satisfaire aux exigences plus élevées indiquées sous les chiffres 3 «Enveloppe du bâtiment»
et 4 «Aménagements intérieurs».
9 Les matériaux destinés à des constructions où, du fait de l'exploitation, la température
peut excéder 85 °C doivent résister durablement à la chaleur.

3 Enveloppe du bâtiment (voir annexe)

3.1 Géométrie du bâtiment (voir annexe)

3.1.1 Bâtiments de hauteur moyenne


1 Si le revêtement des parois extérieures et / ou les isolations thermiques se composent de
produits de construction combustibles, il faut faire en sorte que les sapeurs-pompiers puis-
sent accéder à la façade concernée pour lutter contre le feu, par exemple au moyen de con-
duites sous pression ou d'un canon à eau mobile.
2 Les revêtements de parois extérieures et les isolations thermiques se composant de ma-
tériaux combustibles doivent être conçus de telle sorte qu'un incendie sur la paroi extérieure
ne puisse se propager plus de deux étages au-dessus avant l'intervention des sapeurs-
pompiers.
3 Si la couche supérieure de la toiture est combustible, il faut faire en sorte que les sa-
peurs-pompiers puissent accéder au toit de l'extérieur (au moyen d'un véhicule à plate-forme
aérienne par exemple), ou installer un escalier extérieur permettant de monter sur le toit. Les
trappes de toit, de dimensions minimales de 0,7 x 1,2 m et munies d'un escalier escamo-
table en accordéon (mais non d'une échelle), tiennent également lieu d'accès au toit.

3.1.2 Bâtiments élevés


1 Le revêtement des parois extérieures des bâtiments élevés doit être composé de maté-
riaux de la catégorie RF1. Sont autorisés en dérogation à cette règle les chevilles en maté-
riau synthétique, les dispositifs d'ancrage ponctuels des isolations thermiques ainsi que les
éléments de construction d'une surface négligeable définis sous le chiffre 2, alinéa 6.
2 Les parois extérieures multicouches contenant des matériaux combustibles sont ratta-
chées à la catégorie RF1, pourvu qu'elles soient entièrement enveloppées, sans espace
vide, d'un matériau K 60–RF1. Les espaces vides doivent être entièrement comblés au
moyen d'un matériau RF1.

3.2 Parois extérieures (voir annexe)

3.2.1 Généralités
1 Dans les bâtiments où s'applique le concept standard de protection incendie, les sys-
tèmes de revêtements de parois extérieures collés ainsi que les éléments de fenêtres collés
(façade VEC ou vitrage extérieur collé), dès lors qu'ils ne sont fixés par aucun élément mé-
canique, doivent être d'une conception reconnue par l'AEAI ou équivalente.

5
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

2 Les balcons extérieurs et les dispositifs d'occultation des ouvertures doivent satisfaire aux
mêmes exigences que celles indiquées sous le chiffre 3.1.1, alinéa 2. Les stores à projection
en matière textile installés sur les balcons des bâtiments élevés peuvent être composés de
matériaux de la catégorie RF2.
3 Les matériaux dont ils sont composés doivent répondre, du côté intérieur, aux exigences
indiquées sous le chiffre 4 «Aménagements intérieurs».

3.2.2 Isolations thermiques par l'extérieur (isolation périphérique) (voir annexe)


1 Les isolations thermiques par l'extérieur (isolations périphériques) des bâtiments de hau-
teur moyenne, composées de matériaux combustibles doivent être réalisées avec un sys-
tème reconnu par l'AEAI ou équivalent. Sinon, il doit exister à chaque étage une protection
par bande filante, faisant tout le tour du bâtiment, composée de matériaux RF1 (température
de fusion supérieure à 1'000 °C) et d'une hauteur de 0,2 m au minimum.
2 Hormis les protections par bandes filantes de conception non reconnue par l'AEAI ou de
conception jugée équivalente, les éléments collés des isolations thermiques par l'extérieur
(isolations périphériques) ne doivent pas obligatoirement être fixés par des éléments méca-
niques.

3.2.3 Façades ventilées (voir annexe)


1 Les façades ventilées mises en œuvre sur les bâtiments de hauteur moyenne dont le
bardage ou l'isolation, de part et d'autre de la lame d'air, sont composés de matériaux com-
bustibles, doivent être d'une conception reconnue par l'AEAI ou équivalente.
2 Les bardages des bâtiments de faible et de moyenne hauteur peuvent être fixés sur des
lattis en matériaux RF3.
3 Les fixations et les ancrages ponctuels qui maintiennent les bardages des façades venti-
lées et se trouvent dans l'isolation thermique doivent être composés de matériaux au moins
RF2, quelle que soit la hauteur du bâtiment (y compris les bâtiments élevés).

3.2.4 Façades double peau (voir annexe)


Les façades double peau s’étendant sur plusieurs niveaux doivent être composées de maté-
riaux de la catégorie RF1. Les profilés de fenêtre linéaires en matériaux combustibles sont
toutefois autorisés. L’utilisation de matériaux de construction combustibles est possible, sous
réserve de mesures supplémentaires.

3.2.5 Fenêtres à caisson


Les fenêtres à caisson couvrant plusieurs étages ne sont pas autorisées.

3.2.6 Façades à membrane


Les façades à membranes ainsi que les textiles de protection contre les intempéries utilisés
dans les bâtiments et ouvrages agricoles doivent se composer de matériaux au moins RF2.

3.2.7 Textiles et membranes appliqués en façade (voir annexe)


1 Les textiles et membranes appliqués en façade doivent être composés de matériaux RF2
au moins. Ceux qui sont mis en œuvre sur une façade en matériaux RF1 doivent appartenir
à la catégorie RF3 au moins.

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

2 Les textiles et membranes en matériaux combustibles ne peuvent être mis en œuvre que
sur les façades ne comportant pas d’ouverture ou devant les façades vitrées sans ouvrants.
Ils ne doivent pas se trouver horizontalement ou verticalement à moins de 0,9 m d'une fe-
nêtre avec ouvrant.
3 Les membranes et les textiles en matériaux combustibles ne sont autorisés qu'à partir du
premier étage. L’autorisation s’étend au rez de chaussée pour les bâtiments «de faible hau-
teur».
4 Il faut prendre des mesures de protection particulières devant et au-dessus des voies
d'évacuation.
5 Les membranes et les revêtements appliqués en façade ne doivent pas perturber le fonc-
tionnement des installations d’extraction de fumée et de chaleur.
6 Sur les parkings réalisés hors terre, les membranes et les revêtements textiles combus-
tibles peuvent aussi être mis en œuvre devant les ouvertures en façade, pourvu que la per-
méabilité à l'air des membranes ou des revêtements choisis pour les parois extérieures
(taille des trous) soit garantie conformément à la directive de protection incendie «Distances
de sécurité incendie, systèmes porteurs et compartiments coupe-feu».
7 Les membranes et les textiles en matériaux combustibles ne peuvent être mis en œuvre
sur les bâtiments élevés que si les mesures de protection incendie nécessaires ont été défi-
nies par l'autorité de protection incendie ou en concertation avec elle.

3.2.8 Exigences concernant la réaction au feu des systèmes de revêtement des parois exté-
rieures

RF1 Bâtiments de faible Bâtiments de hau- Bâtiments élevés


RF2 hauteur teur moyenne
RF3
thermique, couche in-

thermique, couche in-

thermique, couche in-


Revêtement de la pa-

Revêtement de la pa-

Revêtement de la pa-
cr = Les matériaux à réaction
Panneaux transluci-

Panneaux transluci-

Panneaux transluci-
Couche d'isolation

Couche d'isolation

Couche d'isolation
critique sont autorisés.
Système classifié

Système classifié

Système classifié
roi extérieure

roi extérieure

roi extérieure
termédiaire

termédiaire

termédiaire
des

des

Concept de cr des
Établissements
cr
construction [2]
d’hébergement de type Concept d'in-
[a] stallation cr cr
d'extinction
Concept de cr
cr cr cr
construction cr cr [1]
[1] [2] [2]
Autres affectations [2]
Concept des
installations cr cr cr
cr
cr cr
d'extinction [1] [1]

[1] Revêtement nécessaire du côté intérieur, comme sous chiffre 2, alinéa 2.


[2] Les matériaux RF3 sont autorisés dans les constructions reconnues par l'AEAI ou équivalentes.

7
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.3 Toitures (voir annexe)

3.3.1 Généralités (voir annexe)


1 À proximité du mur coupe-feu, la toiture doit être interrompue, de manière à éviter la pro-
pagation de l'incendie par la toiture (voir notes explicatives de protection incendie «Murs
coupe-feu»).
2 Les tôles profilées utilisées pour les ossatures porteuses sont considérées comme sans
espace vide si leur surface portante représente 60 % de l'intervalle entre les nervures. Lors-
que cette exigence n'est pas remplie, les couches d'isolation thermique combustibles doivent
être posées sur un dispositif de fixation en matériaux RF1 (sans espace vide et sur toute la
surface).
3 Les toitures dépassant la surface admise doivent être séparées en éléments disjoints.
Sont réputées réaliser une telle séparation les bandes d'isolation thermique RF1 d'une lar-
geur de 2 m.
4 Les couvertures translucides sont autorisées sous réserve qu'elles soient composées de
matériaux RF3 au moins, qu'elles occupent au maximum 30 % de la surface du toit, et me-
surent au maximum 40 m2 au-dessus des voies d'évacuation et 120 m2 au-dessus des
autres locaux. Les différentes parties de ces couvertures doivent être à au moins 2 m les
unes des autres. Les couvertures translucides en matériaux RF1 peuvent être mises en
œuvre sans limites de surface.
5 Les sols de terrasses à claire-voie dont le support est combustible doivent, sur la totalité
de leur surface, être séparés de leur support par une couche de matériau RF1. Par ailleurs,
la surface des sols de terrasses composés eux-mêmes de matériaux combustibles doivent
respecter, le cas échéant, les restrictions indiquées sous le chiffre 3.3.2.
6 Dans le cas où il faut placer un panneau antifeu 30 minutes à l'intérieur de la toiture pour
éviter que le feu ne la traverse depuis l'extérieur, ce dispositif peut être remplacé par une
construction EI 30.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

3.3.2 Exigences concernant la réaction au feu des revêtements de toiture (voir annexe)

RF1

Couche supérieure

Isolation thermique
RF2

Étanchéité / sous-

Support / isolation

Autorisation dans
Limite de surface

bâtiments élevés
RF3
Emploi interdit
– Aucune exigence

intérieure
toiture
cr = Les matériaux à
réaction critique
sont autorisés.
Structure de couverture Exigences: voir ch. 4
cr – Oui
type 1 «Aménagements intérieurs»
Structure de couverture Panneau
Exigences: voir ch. 4
type 2 cr antifeu – Non
«Aménagements intérieurs»
30'
Structure de couverture
cr [1] [2] – Non
type 3
Structure de couverture
cr [1] [2] Panneau antifeu 30' – Non
type 4
Exigences: voir ch.
Structure de couverture
cr [1] [2] 4 «Aménagements – Non
type 5
intérieurs»
Structure de couverture
cr [1] [2] cr [1] 600 m2 [3] Non
type 6
Structure de couverture
cr [1] [2] cr [1] Panneau antifeu 30' 600 m2 [3] Non
type 7
Structure de couverture
cr [1] [2] cr [1] 1'200 m2 [3] Non
type 8
Structure de couverture
cr [1] [2] cr [1] Panneau antifeu 30' 1'200 m2 [3] Non
type 9
Chapiteaux et tentes à
un étage / chapiteaux cr – Non
gonflables / serres
Bâtiments annexes Exigences: voir ch. 4
cr –
«Aménagements intérieurs»
Systèmes classifiés RF2 (cr) selon la norme SN EN 13501-5 – Oui
Systèmes classifiés RF3 (cr) selon la norme SN EN 13501-5 600 m2 [3] Non
Panneau antifeu 30' = résistance au feu de 30 minutes
[1] Posée directement (sans vide) sur la couche sous-jacente.
[2] Épaisseur maximale 12 mm (zone de chevauchement incluse).
[3] Les couvertures d'une surface plus grande sont autorisées, pourvu que la couche d'isolation
thermique soit divisée, au moyen de bandes d'isolation de catégorie RF1 et d'une largeur de 2 m
au minimum, de telle sorte que les surfaces qui en résultent n'excèdent pas les limites indiquées
dans le tableau.

9
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

4 Aménagements intérieurs (voir annexe)

4.1 Généralités
1 Les exigences auxquelles doivent répondre les niveaux souterrains et les niveaux hors
terre dépendent de la géométrie du bâtiment.
2 Lorsque l'aménagement des parois intérieures, des plafonds et des planchers doit être
réalisé en matériaux de construction RF1, les revêtements combustibles tels que les pein-
tures, les tapisseries, les papiers peints et les placages sont autorisés, à condition que leur
épaisseur n'excède pas 1,5 mm.
3 Les voies d'évacuation et de sauvetage horizontales qui rejoignent des voies verticales
sont soumises aux mêmes exigences que ces dernières, à moins d'en être séparées par une
fermeture coupe-feu.
4 En ce qui concerne le choix des matériaux, les locaux d'évacuation sont considérés
comme des voies d'évacuation verticales. Les voies d'évacuation horizontales et les
chambres des patients dans les établissements d’hébergement du type [a] ne sont pas con-
cernées.
5 En ce qui concerne le choix des matériaux, les sas sont assimilés aux voies d'évacuation
verticales, et les avant-zones sont assimilées aux voies d'évacuation horizontales.
6 Les sièges fixes installés dans les locaux recevant un grand nombre de personnes doi-
vent être composés de matériaux RF2. Les sièges qui se trouvent à l'air libre peuvent être
composés de matériaux RF2 (cr). Les bancs et les sièges fixes en bois massif (d'une épais-
seur ≥ 18 mm et d'une section moyenne ≥ à 1'000 mm2) sont autorisés. Les matériaux des
sièges non fixés doivent appartenir à la catégorie RF3.
7 Lorsque des matériaux RF1 ou RF2 sont exigés pour le revêtement des parois inté-
rieures, des plafonds, des planchers, des faux plafonds ou des faux planchers, il est possible
d'installer une ossature porteuse linéaire (par exemple un lattis) en matériaux RF3. À l'inté-
rieur, cette construction doit cependant être fermée, afin qu'elle soit conforme à la catégorie
de réaction au feu exigée.

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

4.2 Exigences concernant la réaction au feu des matériaux de construction des


voies d'évacuation ou des autres espaces intérieurs (voir annexe)
RF1 Bâtiments de faible et de moyenne
hauteur Bâtiments élevés
RF2

fonds, faux plafonds, faux planchers

fonds, faux plafonds, faux planchers


RF3

Parois, plafonds et piliers ne devant


Parois, plafonds et piliers ne devant
Emploi interdit

Revêtements de murs ou de pla-

Revêtements de murs ou de pla-


Parois, plafonds et piliers devant

Parois, plafonds et piliers devant


– Aucune exigence

Couche isolante / couche in-

Couche isolante / couche in-


cr = Les matériaux à réaction
critique sont autorisés.

Entoilages de plafonds

Entoilages de plafonds
Escaliers et estrades

Escaliers et estrades
Revêtements de sol

Revêtements de sol
Systèmes classifiés

Systèmes classifiés
pas résister au feu
résister au feu

résister au feu
termédiaire

termédiaire
pas au feu
Concept de [1]
[1] [2] [2] [3] [3] [2] [2]
Voies d'éva- construction
Voies d'évacuation

[5]
cuation verti- Concept d'in-
cales stallation d'ex- [1] [1] [1] [2] [2] [3] [2] [2]
tinction
Concept de [1]
[1] [1] [2] [2] [4] [2] [2] [4]
Voies d'éva- construction [6]
cuation hori- Concept d'in-
zontales stallation d'ex- [4] [2] [2] [4]
tinction
Concept de
Établisse- construction [5] [5] [4] [5] [5] [4]
ments
d’héber- Concept d'in-
Autres espaces intérieurs

gement [a] stallation d'ex- [4] [5] [5] [4]


tinction
Locaux rece- Concept de [4] [5] [5] [4]
vant un construction
grand Concept d'in-
nombre de stallation d'ex- [4] [5] [5] [4]
personnes tinction
Concept de
construction cr [5] [5] [4] cr
Autres locaux Concept d'in-
stallation d'ex- cr [7] [5] cr
tinction

[1] Les éléments de construction contenant des matériaux combustibles doivent, du côté intérieur du
local considéré, être recouverts d'un panneau antifeu RF1 d'une résistance au feu de 30 minutes.
[2] Les divers éléments composés de matériaux combustibles (éclairage par appliques, panneaux
d'affichage, revêtements, remplissage des garde-corps, etc.) ne doivent pas occuper plus de
10 % de la surface au sol de la cage d'escalier par étage et, dans les voies d'évacuation horizon-
tales, plus de 10 % de la surface au sol de la voie d'évacuation considérée. Ces éléments doivent
mesurer au maximum 2 m2 et ne doivent pas se trouver à moins de 2 m les uns des autres. Les
ouvrants des portes et des fenêtres, les mains courantes et les autres supports linéaires en bois
ne sont pas pris en considération dans ce calcul.

11
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

[3] Dans les bâtiments de faible hauteur, il est permis d'employer des matériaux RF2 au lieu des ma-
tériaux RF1, et des matériaux RF3 au lieu des matériaux RF2.
[4] Les entoilages de plafond suspendus à plus de 5 m au-dessus du plancher peuvent être compo-
sés de matériaux RF2 au lieu de matériaux RF1, et de matériaux RF3 au lieu de matériaux RF2.
Les membranes textiles dont sont constitués les chapiteaux et les tentes ne sont pas considé-
rées comme des entoilages de plafond.
[5] L'emploi de matériaux RF3 est autorisé dans les parois et les plafonds qui ne doivent satisfaire à
aucune exigence de résistance au feu.
[6] Les matériaux de construction des parois intérieures, des plafonds et des piliers des établisse-
ments d’hébergement du type [a] doivent appartenir à la catégorie RF1.
[7] L'emploi de matériaux RF3 est autorisé dans les éléments porteurs linéaires.

5 Technique du bâtiment

5.1 Tuyauteries et leurs isolations

5.1.1 Généralités
1 Les matériaux isolant les installations techniques doivent faire place à des matériaux RF1
dans les trémies traversant des éléments de construction formant compartiment coupe-feu.
En vertu du ch. 3a de l’article 14 de la norme de protection incendie, les obturations doivent
être mises en œuvre conformément aux indications figurant sur la déclaration de perfor-
mance ou sur le renseignement technique AEAI.
2 Dans les voies d'évacuation verticales, seules les tuyauteries et isolations de tuyauteries
en matériaux RF1 sont autorisées.

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

5.1.2 Exigences concernant la réaction au feu des réseaux de tuyauterie

RF1 Bâtiments de faible et


Bâtiments élevés
RF2 de moyenne hauteur
RF3

nique résistant au feu [1]

nique résistant au feu [1]


Pose dans gaine tech-

Pose dans gaine tech-


Pose à découvert [1]

Pose à découvert [1]


Tuyaux d'écoulement inté-
rieurs d'eaux pluviales et
d'eaux usées

Conduites d'eau

Conduites d'eau d'extinc-


[2] [2] [2] [2]
tion [2]
Isolations et enveloppes
de tuyauteries [3] [4]
Isolations de tuyauteries
enveloppées par des ma- cr cr [5] cr
tériaux RF1 ≥ 0,5 mm [3]

[1] Doivent satisfaire aux exigences concernant les traversées des éléments formant compartiment
coupe-feu, telles qu'elles sont définies dans la directive de protection incendie «Distances de sé-
curité incendie, systèmes porteurs et compartiments coupe-feu».
[2] Des exceptions sont admises si les conduites d'eau d'extinction sont munies d'une protection ou
d'un revêtement de résistance au feu EI 30–RF1.
[3] Au franchissement des parois et des planchers formant compartiment coupe-feu, l’isolation des
tuyauteries doit être incombustible, comme indiqué sous le chiffre 5.1.1.
[4] En vertu du chiffre 2, al. 3, les enveloppes d’isolation de tuyauteries ≤ 0,6 mm doivent être com-
posées de matériaux RF1.
[5] Dans les bâtiments, ouvrages et installations avec un concept de protection incendie avec instal-
lation d'extinction, mais par contre pas dans les voies d’évacuation, les isolations de tuyauteries
de systèmes de production de froid, de climatisation et de refroidissement à eau doivent être
composées de matériaux RF3.

5.2 Câbles et ensembles d’appareillages à basse tension

5.2.1 Câbles (voir annexe)


1 Seuls sont autorisés dans les voies d’évacuation verticales les câbles d’alimentation ou
de télécommunication des appareils ou des équipements qui y sont installés.
2 La charge calorifique totale des câbles qui empruntent les voies d’évacuation horizontales
ne doit pas excéder 200 MJ par mètre linéaire de voie d’évacuation.
3 Les câbles caractérisés par une réaction critique au feu d'après la directive de protection
incendie « Matériaux et éléments de construction » ne doivent être utilisés ni dans les voies
d'évacuation horizontales, ni dans les voies d'évacuation verticales.

13
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

5.2.2 Ensembles d’appareillages à basse tension


1 Les conditions d’installation suivantes s’appliquent aux ensembles d’appareillages à
basse tension présents dans les voies d’évacuation verticales:
a les ensembles d’appareillages à basse tension dont les boîtiers ont une surface fron-
tale inférieure ou égale à 1,5 m2 doivent être installés dans un boîtier d’indice de pro-
tection IP 4X composé de matériaux RF1 et dans un coffret d’une résistance au feu de
30 minutes. Les joints des passe-câbles à vis peuvent se composer de matériaux RF3;
b en cas de surface frontale supérieure à 1,5 m2, les ensembles d’appareillages à basse
tension doivent être isolés par une porte coupe-feu de résistance EI 30–RF1 reconnue
par l’AEAI;
c les ensembles d’appareillages à basse tension dans des boîtiers contrôlés d’indice de
protection IP 5X (ou supérieure) d’une résistance au feu de 30 minutes et composés
de matériaux RF1 (y compris les entrées de câbles) peuvent être installés sans ferme-
ture coupe-feu supplémentaire, quelle que soit leur surface frontale.
2 Les ensembles d’appareillages à basse tension installés dans les voies d’évacuation ho-
rizontales qui présentent une séparation coupe-feu en face de voies d’évacuation verticales
doivent être placés dans des boîtiers d’indice de protection IP 4X et composés de matériaux
RF1. Les joints des passe-câbles à vis peuvent se composer de matériaux RF3.

5.3 Matériels de traitement de l’information (voir annexe)


1 Les équipements tels que les installation de détection d'incendie, les interphones, les ins-
tallations vidéo ou les systèmes servant à communiquer visuellement des informations
(écrans) sont autorisés dans les voies d’évacuation horizontales ou verticales, à condition
qu’ils répondent à la norme SN EN 60950-1 + A1 + A11 + A12 Matériels de traitement de
l’information – Sécurité – Partie 1: exigences générales, que la voie d’évacuation reste en
tout temps praticable sur toute la largeur nécessaire et que les boîtiers situés dans les voies
d’évacuation verticales soient composés de matériaux RF1.
2 Si la voie d’évacuation horizontale et la voie d’évacuation verticale sont séparées par une
fermeture coupe-feu, il est permis d’installer dans la voie horizontale des matériels de trai-
tement de l’information, qu’ils soient alimentés par le réseau ou par des batteries, ainsi que
du matériel électrique de bureau, à condition que tous ces équipements répondent à la
norme SN EN 60950-1 + A1 + A11 + A12 Matériels de traitement de l’information – Sécurité
– Partie 1 : exigences générales et que la voie d’évacuation reste en tout temps praticable
sur toute la largeur nécessaire.
3 Les dispositifs de commande et d’affichage des installations de détection d’incendie à
l’usage des sapeurs-pompiers (24 V / CC, alimentation de la centrale de signalisation), ainsi
que les dispositifs de commande des installations d’extraction de fumée et de chaleur
(24 V / CC, alimentés par la centrale de l'installation) peuvent se trouver dans les voies
d’évacuation.

6 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

7 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

15
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Annexe
Les explications de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispositions des di-
rectives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendamment des dispo-
sitions, ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 3 Enveloppe du bâtiment

ad chiffre 4 Aménagements intérieurs

L’emploi de matériaux de construction dans les parois extérieures est régi par les dispositions du
chiffre 3 Enveloppe du bâtiment et celles du chiffre 4 Aménagements intérieurs.

16
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

ad chiffre 3 Enveloppe du bâtiment (parois extérieures)


Structures formant la paroi extérieure:
A Ensemble de la paroi extérieure
B Système de revêtement de paroi exté-
rieure
C Paroi extérieure
D Revêtement intérieur

Tableau 3.2.8 Exigences concernant la


réaction au feu des systèmes de revê-
tement de paroi extérieure
1 Système classifié de revêtement de
paroi extérieure
2 Revêtement de paroi extérieure
3 Couche d'isolation thermique, couche
intermédiaire

Tableau 4.2 Exigences concernant la


réaction au feu des voies d'évacuation et
des espaces intérieurs
4 Parois, plafonds et piliers
5 Couches d'isolation et couches inter-
médiaires
6 Revêtement de paroi
7 Système classifié de paroi

17
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.1 Géométrie du bâtiment


Bâtiments de hauteur moyenne
La façade est considérée comme accessible aux sapeurs-pompiers lorsque:
a elle se trouve tout entière dans le rayon d'action d'une lance d'incendie ou d'un canon à eau mo-
bile; ou;
b elle se situe entièrement dans le rayon d'action d'un véhicule à plate-forme aérienne depuis la
place réservée aux véhicules des sapeurs-pompiers; ou;
c la paroi extérieure est composée de matériaux EI 30, de sorte qu'en cas d'incendie à l'intérieur le
feu ne puisse pas se propager par la façade.

ad chiffre 3.2 Parois extérieures (types de façades)


Systèmes à isolation thermique par l'extérieur (isolation périphérique)

Façade ventilée

18
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

Façade rideau

Façade rideau montée sur châssis

Façade double peau

19
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Fenêtres à caisson

Façades à membrane

Textiles et membranes appliqués en façade

20
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

Filets et bâches d'échafaudages

ad chiffre 3.2.2 Isolation thermique par l'extérieur (isolation périphérique)


Bande filante

Protection incen-
die par bandes
filantes sur un
bâtiment de
moyenne hauteur
à plusieurs ni-
veaux

Structures formant la paroi extérieure:


A Système d'isolation thermique par
l'extérieur
B Crépi extérieur
C Isolation en matériau combustible
D Bande filante: matériau RF1, point
de fusion ≥ 1'000 °C

21
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.2.3 Façades ventilées

ad chiffre 3.2.4 Façades double peau


Pour les exigences de protection incendie relatives aux bâtiments à façade double peau, se
référer aux dispositions de la note explicative de protection incendie de l’AEAI:
 «Bâtiments à façade double peau».

ad chiffre 3.2.7 Textiles et membranes appliqués en façade

22
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

ad chiffre 3.3 Toitures


Sol de terrasse en toiture, dont la couche su- Sol de terrasse en toiture, dont la couche
périeure est en matériaux de la catégorie supérieure est combustible
RF1

Structures formant la paroi extérieure: Tableau 3.3.2 Exigences concernant la réaction au feu des
A Toiture revêtements de toiture
B Revêtement de toit 1 Système classifié
C Partie intérieure de la toiture 2 Couche supérieure
D Revêtement intérieur 3 Étanchéité de sous-toiture
E Sol de la terrasse (voir ch. 3.3.1, al. 5) 4 Isolation thermique
5 Support / isolation intérieure

Tableau 4.2 Exigences concernant la réaction au feu des


voies d'évacuation et des espaces intérieurs
6 Parois, plafonds et piliers
7 Couches d'isolation et couches intermédiaires
8 Revêtement du plafond
9 Système classifié

La distinction entre les toitures et les parois inclinées est établie selon le schéma suivant. Les toitures
inclinées suivant un angle de 0° à 80° doivent être considérées selon les dispositions du chiffre 3.3. Les
parois inclinées suivant un angle de 80° à 180° doivent être considérées selon les dispositions du
chiffre 3.2.
Exemple toiture Exemple : façade inclinée

23
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.3.1 Généralités


Sont considérées comme des couches en matériaux de la catégorie RF1 entre le sol d'une terrasse
et la couverture, par exemple:
 les couches de gravillons d'une épaisseur de 3 cm ou plus (granulométrie: 3 – 6 mm)
 les tôles d'une épaisseur de 0,5 mm ou plus;
 les membranes en fibre de verre d'une épaisseur de 1 mm ou plus.
Définitions selon SIA
Surface de toiture: surface développée effective du toit.
Couverture: couche supérieure de la toiture, directement exposée aux intempéries et aux
attaques du feu causées par les brandons ou le rayonnement thermique.
Couches d'étanchéité: couche d'une ou plusieurs épaisseurs de revêtement, destinée à l'évacuation
(drainage) de l'eau de pluie. Couche imperméable à l'air apposée sur le côté
chaud de l'isolation thermique, ou en tant qu'isolation contre le vent, apposée
généralement sur le côté froid de l'isolation thermique.
Sous-toiture: couche posée sans joints ou à chevauchements et séparée de la couverture,
pour l'évacuation de l'eau.

24
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

ad chiffre 3.3.2 Exigences concernant la réaction au feu des toitures


Variante 1: toiture chaude à ventilation simple Variante 1: toiture chaude à double ventilation

Variante 1: toiture plat

25
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Variante 2: toit de bardeaux (ou tavillons)


Structures formant la toiture:
A Toiture
B Revêtement de toit
C Partie intérieure de la toiture
D Revêtement intérieur

Tableau 3.3.2 Exigences concernant la réaction au


feu des revêtements de toiture
1 Système classifié
2 Couche supérieure
3 Étanchéité de sous-toiture
4 Isolation thermique
5 Support / isolation intérieure

Tableau 4.2 Exigences concernant la réaction au feu


des voies d'évacuation et des espaces intérieurs
6 Parois, plafonds et piliers
7 Couches d'isolation et couches intermédiaires
8 Revêtement du plafond
9 Système classifié

BSP 30′ = panneau antifeu


d'une résistance au feu de 30 minutes

Variante 3, toiture non isolée Variante 4, toiture non isolée

26
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr

Variante 5, toiture isolée Variantes 6 et 8, toiture isolée

Variantes 7 et 9, toiture isolée Structures formant la toiture:


A Toiture
B Revêtement de toit
C Partie intérieure de la toiture
D Revêtement intérieur

Tableau 3.3.2 Exigences concernant la réaction


au feu des revêtements de toiture
1 Système classifié
2 Couche supérieure
3 Étanchéité de la sous-toiture
4 Isolation thermique
5 Support / isolation intérieure

Tableau 4.2 Exigences concernant la réaction au


feu des voies d'évacuation et des espaces inté-
rieurs
6 Parois, plafonds et piliers
7 Couches d'isolation et couches intermédiaires
8 Revêtement du plafond
9 Système classifié

BSP 30′ = panneau antifeu


d'une résistance au feu de 30 minutes

27
Utilisation des matériaux de construction / 14-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 4.2 Exigences concernant la réaction au feu des voies d'évacuation et des
espaces intérieurs

voir tableau 4.2 Exigences concernant la réaction au


feu des voies d'évacuation et des espaces intérieurs
1 Parois, plafonds et piliers
2 Couches d'isolation et couches intermédiaires
3 Revêtement de la paroi / du plafond
4 Système classifié
5 Revêtements de sols

ad chiffre 5.2.1 Câbles


Exemple : charge calorifique de 200 MJ par mètre linéaire
 60 à 70 câbles électriques (4 x 1,5 mm2 ou 3 x 1,5 mm2)
L’autorité de protection incendie peut exiger des preuves pour le calcul de la charge calorifique.

La somme de la charge
d’incendie des câbles pré-
sente dans la voie d‘évacu-
ation horizontale divisée par la
longueur de la voie
d‘évacuation horizontale ne
doit pas excéder
200 MJ/mètre linéaire. Des
valeurs plus élevées sont ad-
missibles localement.

ad chiffre 5.3 Matériels de traitement de l’information


Les centrales de signalisation d'incendie (230 V / AC, avec batterie d’accumulateurs pour
l’alimentation de secours) qui répondent aux exigences du chiffre 5.3 al. 1 peuvent être placées au
niveau des voies d'évacuation horizontales et verticales sans mesures de protection particulières. Si
les centrales de signalisation ne répondent pas à ces exigences, celles-ci doivent être traitées
comme des ensembles d'appareillages et installées conformément au chiffre 5.2.2.

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

28
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs


et compartiments coupe-feu

01.01.2015 / 15-15fr
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

Table des matières


1 Champ d’application 5

2 Distances de sécurité incendie 5


2.1 Mode de mesurage (voir annexe) 5
2.2 Exigences générales 5
2.3 Exigences spécifiques concernant des types de bâtiments particuliers 5
2.3.1 Bâtiments annexes (voir annexe) 5
2.3.2 Constructions mobilières 6
2.3.3 Bâtiments d'entreposage de matières dangereuses 6
2.3.4 Bâtiments administratifs, artisanaux ou industriels (voir annexe) 6
2.3.5 Bâtiments agricoles (voir annexe) 6
2.4 Mesures compensatoires en cas de distances de sécurité incendie insuffisantes
(voir annexe) 6

3 Systèmes porteurs et compartiments coupe-feu 7


3.1 Exigences générales 7
3.1.1 Résistance au feu (voir annexe) 7
3.1.2 Compartimentage coupe-feu 7
3.2 Systèmes porteurs 8
3.2.1 Stabilité 8
3.2.2 Dilatation thermique 8
3.2.3 Résistance au feu 8
3.3 Parois et planchers formant compartiment coupe-feu 8
3.3.1 Résistance au feu 8
3.3.2 Stabilité (voir annexe) 8
3.3.3 Raccords aux éléments de construction contigus (voir annexe) 8
3.4 Fermetures coupe-feu et étanches aux fumées 9
3.5 Ouvertures et trémies de câblage et de tuyaux (voir annexe) 9
3.6 Gaines techniques 10
3.6.1 Généralités 10
3.6.2 Regards de visite 10
3.6.3 Séparations horizontales 10
3.6.4 Séparations verticales 10
3.7 Exigences spécifiques concernant des affectations et des types de bâtiments
particuliers 11
3.7.1 Concept de protection incendie 11
3.7.2 Bâtiments de taille réduite 15
3.7.3 Habitation 15
3.7.4 Bureaux 15
3.7.5 Industrie et artisanat (voir annexe) 15
3.7.6 Écoles 15
3.7.7 Bâtiments agricoles (voir annexe) 16
3.7.8 Établissements d’hébergement 16
3.7.9 Grands magasins 16
3.7.10 Locaux recevant un grand nombre de personnes 16
3.7.11 Parkings (voir annexe) 17
3.7.12 Locaux d'une surface maximale de 600 m2 abritant des véhicules à moteur 17
3.7.13 Bâtiments élevés (voir annexe) 17
3.7.14 Locaux et compartiments coupe-feu soumis à des exigences accrues 17
3.7.15 Locaux abritant des équipements de protection incendie ou des installations
techniques du bâtiment 17
3.7.16 Bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium), cour intérieure ou façade double
peau (voir annexe) 18

3
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

3.7.17 Entrepôts à hauts rayonnages (voir annexe) 18

4 Preuve de la résistance au feu 18


4.1 Feu normalisé 18
4.2 Feu naturel 18
4.3 Preuve 18

5 Autres dispositions 18

6 Entrée en vigueur 18

Annexe 19

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

1 Champ d’application
La présente directive de protection incendie fixe les distances de sécurité incendie entre les
bâtiments et autres ouvrages. Elle définit en outre les exigences imposées aux systèmes
porteurs, de même qu'aux compartiments coupe-feu et aux éléments de construction qui les
composent.

2 Distances de sécurité incendie

2.1 Mode de mesurage (voir annexe)


Les distances se mesurent entre les façades. En présence d'avant-toits ou d'autres élé-
ments de construction en saillie dépassant 1 m, la distance de sécurité incendie doit être
augmentée de la longueur excédant 1 m.

2.2 Exigences générales


1 Les distances de sécurité incendie doivent être fixées de manière à éviter la mise en
danger réciproque des bâtiments et autres ouvrages par propagation d'un incendie. Le type
de construction, la situation, l'étendue et l'affectation doivent être pris en compte.
2 Les distances de sécurité incendie suivantes doivent être respectées:
a 5 m lorsque les deux parois extérieures présentent une surface composée de maté-
riaux RF1;
b 7,5 m lorsque l'une des parois extérieures présente une surface combustible;
c 10 m lorsque les deux parois extérieures présentent une surface combustible.
3 Les distances de sécurité incendie peuvent être réduites:
 entre deux maisons individuelles;
 entre deux bâtiments de faible hauteur;
 entre deux bâtiments de hauteur moyenne dont les parois extérieures (à l'exception
des fenêtres et des portes qui s’ouvrent) présentent une résistance au feu d'au moins
30 minutes.
Les distances de sécurité incendie réduites doivent être d'au moins:
a 4 m lorsque les deux parois extérieures présentent une surface composée de maté-
riaux RF1;
b 5 m lorsque l'une des parois extérieures présente une surface combustible;
c 6 m lorsque les deux parois extérieures présentent une surface combustible.
4 Il faut tenir compte d'une manière appropriée des parties combustibles des parois exté-
rieures, ainsi que des parties saillantes des bâtiments et autres ouvrages, telles que les bal-
cons, les avant-toits et les vérandas. Cette exigence ne concerne pas le dessous des avant-
toits.

2.3 Exigences spécifiques concernant des types de bâtiments particuliers

2.3.1 Bâtiments annexes (voir annexe)


1 Aucune distance de sécurité n'est exigée entre les bâtiments ou autres ouvrages et leurs
annexes situées dans la même propriété.

5
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

2 Une distance de 4 m doit être respectée entre les bâtiments annexes d'une même pro-
priété, et envers les bâtiments et autres ouvrages des propriétés voisines.
3 Aucune distance de sécurité incendie n'est exigée entre les bâtiments annexes situés
dans une aire n'excédant pas 150 m2.

2.3.2 Constructions mobilières


Les constructions mobilières d'une surface maximale de 150 m2 ne sont pas soumises aux
prescriptions concernant les distances de sécurité incendie par rapport aux bâtiments et
autres ouvrages voisins, à condition qu'elles ne servent pas à l'entreposage de matières
dangereuses. Aucune distance de sécurité incendie n'est exigée entre les constructions mo-
bilières.

2.3.3 Bâtiments d'entreposage de matières dangereuses


Lorsque la sécurité des personnes et des biens l'exige, les bâtiments et autres ouvrages où
sont stockées ou manipulées des matières dangereuses (voir la directive de protection in-
cendie « Matières dangereuses ») doivent présenter des distances de sécurité incendie ac-
crues entre eux et envers les bâtiments voisins.

2.3.4 Bâtiments administratifs, artisanaux ou industriels (voir annexe)


1 Aucune distance de sécurité incendie n'est exigée entre les bâtiments à un niveau, d'af-
fectation similaire et présentant le même danger d'incendie, à condition qu'ils se situent dans
une aire n'excédant pas 3’600 m2.
2 Les autres affectations (par exemple habitation, locaux techniques, entrepôts à hauts
rayonnages, entreposage et traitement de matières dangereuses) doivent être séparées par
un compartimentage coupe-feu.

2.3.5 Bâtiments agricoles (voir annexe)


1 Aucune distance de sécurité incendie n'est exigée entre les bâtiments agricoles à un ni-
veau réservés aux animaux, à condition qu'ils se situent dans une aire n'excédant pas
3’600 m2. Dans les bâtiments à plusieurs niveaux (comportant des galeries ou des fenils, par
exemple), la surface d’un tenant de l’étage et de l’aire ne doit pas excéder 3'600 m2.
2 Les autres affectations (par exemple habitation, garages pour véhicules à moteur, entre-
pôts de matières dangereuses, ateliers) doivent être séparées par un compartimentage
coupe-feu.

2.4 Mesures compensatoires en cas de distances de sécurité incendie


insuffisantes (voir annexe)
Dans les cas où les distances de sécurité incendie définies sous chiffre 2.2 ou 2.3 ne peu-
vent être respectées, les parois extérieures seront soumises à des exigences accrues sur le
plan de la combustibilité et de la résistance au feu.

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

3 Systèmes porteurs et compartiments coupe-feu

3.1 Exigences générales

3.1.1 Résistance au feu (voir annexe)


1 La résistance au feu des systèmes porteurs et des éléments de construction formant
compartiment coupe-feu doit être fixée de manière à garantir la sécurité des personnes et la
lutte contre le feu, ainsi qu'à empêcher la propagation d'incendies à d'autres compartiments
coupe-feu pendant le laps de temps défini. Sont notamment déterminants:
a l'affectation et la situation des bâtiments et des autres ouvrages ou des compartiments
coupe-feu;
b la géométrie du bâtiment;
c la totalité des charges thermiques mobilières et immobilières existantes.
2 Les installations d'extinction peuvent être prises en considération pour déterminer la ré-
sistance au feu du système porteur et des parois et planchers formant compartiment coupe-
feu, ainsi que l'étendue admissible des compartiments coupe-feu.
3 La durée de résistance au feu des éléments de construction formant compartiment
coupe-feu doit être d'au moins 30 minutes.
4 Les éléments de construction multicouches résistant au feu et comportant des parties
combustibles sont rattachés à la catégorie RF1 s'ils sont enveloppés de matériaux de cons-
truction de cette même catégorie. L'enveloppe doit présenter une résistance au feu minimale
K inférieure de 30 minutes à la résistance au feu de l'élément de construction dans son en-
semble, mais au moins K 30−RF1. Les espaces vides doivent être entièrement remplis de
matériaux de construction de la catégorie RF1.

3.1.2 Compartimentage coupe-feu


1 Le compartimentage coupe-feu des bâtiments et des autres ouvrages est réalisé en fonc-
tion de leur type de construction, de leur situation, de leur étendue, de la géométrie du bâti-
ment et de leur affectation.
2 Il faut notamment séparer en compartiments coupe-feu:
a les bâtiments et autres ouvrages contigus de grande surface;
b les niveaux hors terre et souterrains;
c les voies d'évacuation verticales et horizontales;
d les liaisons verticales telles que les conduits de ventilation et les gaines techniques;
e les locaux abritant des installations techniques du bâtiment;
f les locaux qui n'ont pas la même affectation, surtout s'ils présentent un danger
d'incendie différent;
g les zones protégées par des équipements de protection incendie;
h les zones servant à l’évacuation dans les bâtiments disposant d’un concept de séjour.
3 La résistance au feu peut être réduite de manière appropriée entre les zones à faible
charge thermique ou à danger d'incendie peu élevé du fait de leur affectation.

7
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

3.2 Systèmes porteurs

3.2.1 Stabilité
Les systèmes porteurs doivent être dimensionnés et construits de manière à ce que:
a ils conservent suffisamment leur stabilité en cas d'incendie;
b ni la défaillance prématurée d'une partie de construction isolée ni les effets de la dilatation
thermique n'entraînent leur effondrement au même niveau ou à un autre niveau;
c les compartiments coupe-feu attenants ne subissent pas de dommages disproportionnés.

3.2.2 Dilatation thermique


Il faut tenir compte de la dilatation thermique et de ses effets.

3.2.3 Résistance au feu


1 Les résistances au feu requises des systèmes porteurs sont indiquées dans les tableaux
du chiffre 3.7.1.
2 Les systèmes porteurs ne doivent répondre à aucune exigence de résistance au feu
dans:
a les bâtiments et autres ouvrages à un seul niveau (hors terre);
b le dernier niveau des bâtiments et autres ouvrages de faible ou moyenne hauteur;
c les bâtiments de taille réduite;
d les maisons individuelles, niveaux souterrains compris;
3 Les systèmes porteurs des niveaux souterrains doivent présenter une résistance au feu
équivalente à celle des niveaux situés au-dessus du terrain naturel, mais au minimum R 60.

3.3 Parois et planchers formant compartiment coupe-feu

3.3.1 Résistance au feu


1 Les résistances au feu requises des parois et planchers formant compartiment coupe-feu
sont indiquées dans les tableaux du chiffre 3.7.1.
2 Dans les niveaux souterrains, les parois et planchers formant compartiment coupe-feu
doivent présenter la même résistance au feu que le compartimentage coupe-feu correspon-
dant à l’affectation, mais au minimum EI 60.

3.3.2 Stabilité (voir annexe)


Les parois non porteuses formant compartiment coupe-feu doivent présenter une stabilité et
une résistance mécanique suffisantes aux sollicitations horizontales. Les dispositions du
chiffre 3.2.1 sont applicables par analogie.

3.3.3 Raccords aux éléments de construction contigus (voir annexe)


1 Les éléments de construction formant compartiment coupe-feu doivent être reliés entre
eux par des raccords résistant au feu.
2 Les raccords entre les éléments de construction formant compartiment coupe-feu et l'en-
veloppe du bâtiment doivent être conçus de manière à être étanches à la fumée et aux
flammes en cas d'incendie.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

3.4 Fermetures coupe-feu et étanches aux fumées


1 Les passages et autres ouvertures pratiqués dans des éléments de construction formant
compartiment coupe-feu doivent être obturés par des fermetures résistant au feu.
2 Les fermetures coupe-feu doivent avoir une résistance au feu EI 30 au minimum.
3 Dans les zones présentant une charge thermique très faible (par exemple, portes entre
les voies d'évacuation horizontales et verticales), les fermetures coupe-feu de résistance
E 30 sont autorisées.
4 Les fermetures étanches aux fumées de classe S sont autorisées dans les zones où
seule la propagation de la fumée doit être empêchée (par exemple dans le cadre d'un con-
cept de protection incendie reposant sur l'extraction de fumée et de chaleur ou pour le cloi-
sonnement de voies d'évacuation verticales).
5 Les fermetures coupe-feu et étanches aux fumées qui doivent être maintenues ouvertes
pour des impératifs d'exploitation doivent être équipées d'un dispositif de fermeture automa-
tique en cas d'incendie.
6 Les portes des voies d'évacuation verticales doivent être pourvues d'un ferme-porte, à
l'exception des portes donnant accès à des appartements, à des salles de classe, à des bu-
reaux individuels ou à des locaux techniques.

3.5 Ouvertures et trémies de câblage et de tuyaux (voir annexe)


1 Les ouvertures et les trémies de câblage et de tuyaux ménagées dans des éléments de
construction formant compartiment coupe-feu doivent être obturées de manière à résister au
feu.
2 La résistance au feu des obturations doit être d'au moins 30 minutes.
3 Les ouvertures pratiquées pour les trémies de câblage et de tuyaux dans les éléments de
construction formant compartiment coupe-feu doivent, compte tenu de la dilatation ther-
mique:
a être remplies de matériaux RF1 et étanchés;
b ou être équipées d'un système d’obturation reconnu par l'AEAI. Celui-ci doit présenter
une résistance au feu EI 30 lorsqu'il est monté dans des parois et planchers formant
compartiment coupe-feu.
4 Les éléments de construction formant compartiment coupe-feu et traversés par des
tuyaux doivent être obturés par des moyens reconnus par l'AEAI (par exemple des man-
chettes coupe-feu).
Cette disposition n'est pas obligatoire:
a autour des tuyaux de matériaux RF1;
b aux entrées et sorties de gaines techniques résistant au feu;
c à l'intérieur de gaines techniques résistant au feu;
d autour des tuyaux isolés dont le diamètre extérieur n'excède pas 50 mm;
e autour des tuyaux isolés dans les bâtiments de faible et moyenne hauteur, à condition
que leur diamètre extérieur n'excède pas 120 mm et que la fumée ne puisse représen-
ter un risque accru pour les personnes (voies d'évacuation, locaux recevant un grand
nombre de personnes, établissements d’hébergement);
f dans les installations sanitaires en applique, lorsque les espaces vides sont entière-
ment remplis de matériaux au moins RF2 résistant à la fusion;
g entre les locaux protégés par des installations d'extinction.

9
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

5 Au franchissement des parois et des planchers formant compartiment coupe-feu,


l’isolation thermique des câbles et des tuyaux doit être en matériaux RF1. À cet égard, il faut
suivre les indications figurant sur les attestations de reconnaissance AEAI relatives aux élé-
ments de construction testés et reconnus.

3.6 Gaines techniques

3.6.1 Généralités
1 Les conduits des installations techniques du bâtiment qui passent par plusieurs niveaux
doivent être placés dans des gaines formant compartiment coupe-feu et possédant la même
résistance au feu que le compartimentage coupe-feu correspondant à l’affectation, mais au
minimum EI 30.
2 Il est possible de renoncer à construire une gaine technique:
a si les traversées des plafonds par les conduits pour installations techniques sont exé-
cutées conformément au chiffre 3.5;
b ou si les conduits sont montés dans des systèmes de paroi prévus à cet effet et recon-
nus par l'AEAI.

3.6.2 Regards de visite


Les regards de visite doivent être fermés par des fermetures coupe-feu de résistance au feu
EI 30. Dans les bâtiments de faible et moyenne hauteur, des couvercles RF1 suffisent, à
condition que les gaines techniques soient compartimentées à chaque niveau ou comblées.

3.6.3 Séparations horizontales


1 Les ouvertures pour le passage des conduits dans les gaines techniques verticales fer-
mées en haut doivent être séparées à chaque niveau au moyen de matériaux de construc-
tion RF1.
2 La séparation horizontale des gaines techniques n'est pas obligatoire:
a lorsqu'elles disposent, dans leur partie supérieure, d'une bouche donnant à l'air libre,
ouverte en permanence ou actionnable depuis un endroit sûr, permettant d'évacuer la
chaleur et la fumée en cas d'incendie. La section intérieure de l'ouverture doit corres-
pondre à au moins 5 % de la section totale de la gaine;
b lorsque tous leurs espaces vides sont remplis de matériaux de construction RF1. Les
matériaux au moins RF2 résistant à la fusion suffisent dans les bâtiments de faible et
moyenne hauteur, à condition que les gaines n'abritent pas d'installations soumises à
des exigences de protection incendie accrues (par exemple conduits de fumée). Des
dispositifs permettant d'empêcher mécaniquement le tassement des matériaux de
remplissage doivent être placés à chaque niveau (par exemple grilles ou plaques);
c lorsqu'elles abritent uniquement des conduits en matériaux RF1.

3.6.4 Séparations verticales


Dans les gaines techniques, les conduits de fumée, les conduits de ventilation soumis à des
exigences de protection incendie accrues, etc. doivent être séparés les uns des autres, mais
aussi des autres installations placées dans la même gaine, par des matériaux de construc-
tion RF1 offrant une résistance au feu de 30 minutes (par exemple panneaux antifeu).

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

3.7 Exigences spécifiques concernant des affectations et des types de bâtiments


particuliers

3.7.1 Concept de protection incendie


1 Les exigences concernant la résistance au feu et la construction des systèmes porteurs
et des parois et planchers formant compartiment coupe-feu sont déterminées en particulier
par la situation, la géométrie du bâtiment, l'affectation et l'étendue des bâtiments et autres
ouvrages ou des compartiments coupe-feu.
2 Les exigences définies dans les tableaux ci-après sont considérées comme solutions
standard. Il est possible de s'en écarter sur la base de l'art. 11 de la norme de protection in-
cendie en apportant la preuve correspondante.

11
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

Tableau 1
Catégorie de hauteur Bâtiments de faible hauteur (jusqu'à une hauteur totale
de 11 m)
Parois for-
mant com-
Dalles d’étage partiment Voies
Système formant coupe-feu et d'évacua-
Affectation Concept voies d'éva-
porteur [1] compartiment tion verti-
coupe-feu cuation hori- cales
zontales

 Bâtiments d'habitation abritant plusieurs


logements Construc-
R 30 [5] REI 30 EI 30 REI 30
 Bureaux tion
 Écoles
 Locaux de vente
(avec surface de compartiment coupe-feu
2
jusqu'à 1’200 m et recevant jusqu'à
300 personnes)
Installation pas d'exi-
 Parkings [3] EI 30 EI 30 REI 30
d'extinction gence
 Industrie et artisanat
2
q jusqu'à 1’000 MJ/m
 Agriculture

 Industrie et artisanat Construc-


2 R 60 [5] REI 60 [5] EI 60 [2] [5] REI 60
q supérieur à 1’000 MJ/m tion
Installation
R 30 [5] REI 30 EI 30 REI 60
d'extinction

Construc-
 Établissements d’hébergement [a] tion
R 60 REI 60 EI 60 REI 60
par exemple hôpitaux, maisons de retraite
et de soins Installation
R 30 REI 30 EI 30 REI 60
d'extinction

 Établissements d’hébergement [b]


par exemple hôtels Construc-
R 60 REI 60 EI 30 REI 60
 Établissements d’hébergement isolés tion
[c][5]
par exemple refuges de montagne
Installation
 Locaux recevant un grand nombre de d'extinction R 30 REI 30 EI 30 REI 60
personnes [4]
 Grands magasins

 pas d'exigence: les éléments de construction porteurs ne sont soumis à aucune exigence sur le plan de la
résistance au feu.
[1] Dans les bâtiments à un niveau, de même qu'au dernier niveau des bâtiments à plusieurs niveaux, les
éléments de construction porteurs ne sont soumis à aucune exigence sur le plan de la résistance au feu.
[2] Dans les bâtiments à un niveau, de même qu'au dernier niveau des bâtiments à plusieurs niveaux, la résis-
tance au feu des parois formant compartiment coupe-feu peut être limitée à 30 minutes.
[3] Lorsque les murs d'enceinte comportent au moins 25 % d’ouvertures non obturables,
aucune exigence de résistance au feu n'est imposée aux éléments de construction porteurs de la catégorie
RF1 dans les zones situées à 35 m au maximum d'une ouverture non obturable.
[4] Le montage d'une installation de détection d'incendie n'est pas obligatoire dans les établissements
d’hébergement.
2
[5] Dans les bâtiments à deux niveaux d'une surface totale de 2’400 m au maximum, la résistance au feu
peut être réduite de 30 minutes.

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

Tableau 2
Catégorie de hauteur Bâtiments de hauteur moyenne (jusqu'à une hauteur
totale de 30 m) [7]
Parois for-
mant com-
Dalles d’étage partiment Voies
Système formant coupe-feu et d'évacua-
Affectation Concept voies d'éva-
porteur [1] compartiment tion verti-
coupe-feu cuation hori- cales
zontales

 Bâtiments d'habitation abritant plusieurs


logements
Construc-
 Bureaux R 60 REI 60 EI 30 REI 60
tion
 Écoles
 Locaux de vente
(avec surface de compartiment coupe-feu
2
jusqu'à 1'200 m et recevant jus-
qu'à 300 personnes)
 Parkings [6] Installation
R 30 REI 30 EI 30 REI 60
d'extinction
 Industrie et artisanat
2
q jusqu'à 1’000 MJ/m
 Agriculture

 Industrie et artisanat Construc-


2 R 90 REI 90 EI 60 [2] REI 90
q supérieur à 1’000 MJ/m tion
Installation
R 60 REI 60 EI 30 REI 60
d'extinction

Construc-
 Établissements d’hébergement [a] tion
R 60 REI 60 EI 60 REI 60
par exemple hôpitaux, maisons de retraite
et de soins Installation
R 30 REI 30 EI 30 REI 60
d'extinction

 Établissements d’hébergement [b]


par exemple hôtels Construc-
R 60 REI 60 EI 30 REI 60
 Établissements d’hébergement isolés tion
[c]
par exemple refuges de montagne
 Locaux recevant un grand nombre de Installation
R 30 REI 30 EI 30 REI 60
personnes d'extinction
 Grands magasins

[1] Dans les bâtiments à un niveau, de même qu'au dernier niveau des bâtiments à plusieurs niveaux, les
éléments de construction porteurs ne sont soumis à aucune exigence sur le plan de la résistance au feu.
[2] Dans les bâtiments à un niveau, de même qu'au dernier niveau des bâtiments à plusieurs niveaux, la résis-
tance au feu des parois formant compartiment coupe-feu peut être limitée à 30 minutes.
[6] Lorsque les murs d'enceinte comportent au moins 25 % d’ouvertures non obturables, les éléments de
construction correspondant à la catégorie RF1 sont soumis aux exigences minimales suivantes:
- Système porteur R 30;
- Éléments de construction formant compartiment coupe-feu : EI 30 (à l'exception de la cage d’escalier
formant compartiment coupe-feu) ;
- Aucune exigence de résistance au feu n'est imposée aux éléments de construction porteurs dans les
zones situées à 35 m au maximum d'une ouverture non obturable.
[7] Les éléments de construction porteurs et formant compartiment coupe-feu dans les bâtiments à deux ni-
veaux d'une hauteur totale de plus de 11 m, avec un rez-de-chaussée de 8 m au maximum, sont soumis
aux exigences concernant les bâtiments de faible hauteur.

13
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

Tableau 3
Catégorie de hauteur Bâtiments élevés (jusqu'à une hauteur totale de 100 m)

Parois for-
mant com-
Dalles d’étage partiment Voies
Système formant coupe-feu et d'évacua-
Affectation Concept voies d'éva-
porteur[8] [9] compartiment tion verti-
coupe-feu cuation hori- cales
zontales

 Bâtiments d'habitation abritant plusieurs


logements
Construc-
 Bureaux R 90 REI 90 EI 60 REI 90
tion

 Écoles
 Locaux de vente
(avec surface de compartiment coupe-feu
2
jusqu'à 1200 m et recevant jusqu'à
300 personnes) Installation
R 60 REI 60 EI 30 REI 90
 Parkings d'extinction

 Industrie et artisanat
2
q jusqu'à 1’000 MJ/m

 Industrie et artisanat Construc-


2 R 120 REI 120 EI 90 REI 120
q supérieur à 1’000 MJ/m tion
Installation
R 90 REI 90 EI 60 REI 90
d'extinction

Construc-
 Établissements d’hébergement [a] tion
R 90 REI 90 EI 60 REI 90
par exemple hôpitaux, maisons de retraite
et de soins Installation
R 60 REI 60 EI 30 REI 90
d'extinction

 Établissements d’hébergement [b] Construc-


R 90 REI 90 EI 60 REI 90
par exemple hôtels tion
 Locaux recevant un grand nombre de
Installation
personnes R 60 REI 60 EI 30 REI 90
d'extinction
 Grands magasins

[8] La résistance au feu des éléments de construction porteurs du dernier niveau peut être réduite de
30 minutes.
[9] Dans les bâtiments à un niveau (par exemple entrepôts à hauts rayonnages, halles et silos), les éléments
de construction porteurs ne sont soumis à aucune exigence sur le plan de la résistance au feu.

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

3.7.2 Bâtiments de taille réduite


1 Le système porteur et le compartimentage coupe-feu des bâtiments de taille réduite ne
sont soumis à aucune exigence sur le plan de la résistance au feu.
2 Les locaux et zones dont il est question aux chiffres 3.7.14 et 3.7.15 doivent former des
compartiments coupe-feu distincts.

3.7.3 Habitation
1 Le système porteur, les parois et les plafonds des maisons individuelles (y compris les
sous-sols et les logements intégrés) ne sont soumis à aucune exigence sur le plan de la ré-
sistance au feu.
2 Les appartements doivent former des compartiments coupe-feu distincts.

3.7.4 Bureaux
1 Les locaux servant de bureaux ou attribuables à cette affectation (par exemple salles de
réunion, de séjour et de repos, archives, locaux pour serveurs, laboratoires et ateliers sans
danger d'incendie particulier, locaux de nettoyage, cuisines domestiques) peuvent être réu-
nis en un même compartiment coupe-feu.
2 Sans preuve, la surface d'un compartiment coupe-feu ne doit pas dépasser 3'600 m2.
3 La surface d'un compartiment coupe-feu englobe tous les niveaux reliés entre eux sans
résistance au feu. Le système porteur et les dalles d'étages doivent satisfaire aux exigences
de résistance au feu selon le chiffre 3.7.1.
4 Dans les bâtiments administratifs de faible ou de moyenne hauteur, une résistance au feu
E 30 suffit pour séparer les cages d’escalier des bureaux de la réception formant des com-
partiments coupe-feu par rapport aux locaux adjacents.
5 Les bureaux de la réception peuvent être ouverts sur la voie d'évacuation horizontale
pour autant que celle-ci soit séparée de la cage d’escalier par une résistance au feu E 30 au
minimum. Cela est admis à condition que les bureaux de la réception soient séparés des lo-
caux adjacents par des parois conformes aux exigences imposées aux voies d'évacuation
horizontales.

3.7.5 Industrie et artisanat (voir annexe)


1 Les locaux de production, les laboratoires et les ateliers sans danger d'incendie particu-
lier, les entrepôts, les bureaux et les vestiaires peuvent être réunis en un même comparti-
ment coupe-feu.
2 La surface d'un compartiment coupe-feu est déterminée en fonction du danger d'incendie.
Sans preuve, la surface d'un compartiment coupe-feu ne doit pas dépasser 3'600 m2.
3 La surface d'un compartiment coupe-feu englobe tous les niveaux reliés entre eux sans
résistance au feu. Le système porteur et les dalles d'étages doivent satisfaire aux exigences
de résistance au feu selon le chiffre 3.7.1.
4 Le compartimentage des entrepôts de matières dangereuses est déterminé par la quanti-
té des matières stockées admise par compartiment coupe-feu. Celle-ci dépend de la densité
de stockage et de la nature des matières (voir chiffre 5 «Autres dispositions»).

3.7.6 Écoles
1 Les locaux d’un établissement scolaire (salles de classe, locaux collectifs, salles réser-
vées aux enseignants, locaux de séjour et de repos, archives, locaux de serveurs, locaux de
nettoyage, etc.) peuvent être réunis en un même compartiment coupe-feu.

15
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

2 Les locaux liées aux salles de sport (par exemple les vestiaires, les locaux d'entreposage
du matériel, les tribunes et les locaux de nettoyage) peuvent être réunies en un même com-
partiment coupe-feu.
3 Sans preuve, la surface d'un compartiment coupe-feu ne doit pas dépasser 3’600 m2.
4 La surface d'un compartiment coupe-feu englobe tous les niveaux reliés entre eux sans
résistance au feu. Le système porteur et les dalles d'étages doivent satisfaire aux exigences
de résistance au feu selon le chiffre 3.7.1.
5 Les locaux spéciaux tels que les cuisines scolaires, les cafétérias, les ateliers et les labo-
ratoires doivent former des compartiments coupe-feu distincts.

3.7.7 Bâtiments agricoles (voir annexe)


1 Les affectations telles que les bâtiment abritant des animaux, les entrepôts de fourrage,
les salles de traite ou les aires d'affouragement et d'exercice peuvent être réunies en un
même compartiment coupe-feu.
2 Sans preuve, la surface de compartiment coupe-feu des bâtiments utilisés comme exploi-
tations agricoles ne doit pas dépasser 3’600 m2.
3 L’habitation doit être séparée de l’exploitation agricole par un compartimentage coupe-
feu.
4 Dans les bâtiments agricoles d'un volume total supérieur à 3’000 m3, un mur coupe-feu
REI 90 doit séparer l'habitation de l'exploitation.
5 Les locaux dans lesquels sont entreposés des véhicules à moteur doivent être séparés
des locaux contigus à usage agricole par une résistance au feu EI 60 ou par un revêtement
K 60 au moins du côté de la remise pour véhicules.

3.7.8 Établissements d’hébergement


Les chambres pour les hôtes, occupants, patients et pour le personnel, les locaux d'exploita-
tion, les locaux d'examen et de traitement, les laboratoires, ainsi que les locaux techniques
doivent former des compartiments coupe-feu séparés.

3.7.9 Grands magasins


1 Les espaces de vente, les locaux servant à l'administration et à l'exploitation, ainsi que
les entrepôts peuvent être réunis en un même compartiment coupe-feu.
2 Les compartiments coupe-feu des grands magasins à plusieurs niveaux englobent tous
les niveaux de vente à liaisons ouvertes. Le système porteur et les dalles d'étages doivent
satisfaire aux exigences de résistance au feu selon le chiffre 3.7.1.
3 Les grands magasins situés au deuxième sous-sol et à chacun des étages inférieurs doi-
vent former à chaque niveau un compartiment coupe-feu séparé.

3.7.10 Locaux recevant un grand nombre de personnes


1 Les locaux recevant un grand nombre de personnes doivent former des compartiments
coupe-feu distincts.
2 Les affectations liées à des locaux recevant un grand nombre de personnes (par exemple
les vestiaires, les locaux d'entreposage du matériel, les tribunes, les scènes, les locaux de
régie et les foyers) peuvent être réunies en un même compartiment coupe-feu.
3 Les locaux spéciaux doivent former des compartiments coupe-feu séparés.

16
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

3.7.11 Parkings (voir annexe)


1 Les parkings doivent faire l’objet d’un compartimentage coupe-feu.
2 La surface de compartiment coupe-feu des parkings souterrains et des parkings hors
terre fermés peut atteindre 4'800 m2, à condition qu'ils ne comportent qu'un seul niveau ou
que chaque niveau constitue un compartiment coupe-feu séparé. Si les niveaux des par-
kings à plusieurs niveaux sont en liaison ouverte, la surface de compartiment coupe-feu ne
doit pas excéder 2'400 m2. Dans les parkings pourvus d'une installation d'extinction, les sur-
faces de compartiment coupe-feu peuvent être doublées.
3 Dans les parkings à un ou plusieurs niveaux partiellement ouverts, c'est-à-dire dont les
murs d'enceinte présentent au moins 25 % de ouvertures non obturables, la surface reliée
non compartimentée ne doit pas excéder 9'600 m2 par niveau.

3.7.12 Locaux d'une surface maximale de 600 m2 abritant des véhicules à moteur
1 Les locaux jusqu'à une surface de 600 m2 abritant des véhicules à moteur doivent former
des compartiments coupe-feu séparés.
2 Cette exigence ne s'applique pas aux maisons individuelles, aux bâtiments de taille ré-
duite et aux bâtiments annexes.

3.7.13 Bâtiments élevés (voir annexe)


1 Les raccords des dalles d'étage aux parois extérieures doivent être conçus de manière à
limiter la propagation d'un incendie. Les bâtiments dont le concept de protection incendie re-
pose sur une protection totale par une installation d’extinction ne sont pas soumis à cette
exigence.
2 Les regards de visite des gaines techniques ne doivent pas être placés dans les cages
d’escalier de sécurité.

3.7.14 Locaux et compartiments coupe-feu soumis à des exigences accrues


La résistance du système porteur et des parois et planchers formant compartiment coupe-
feu doit être augmentée, par rapport aux exigences selon chiffre 3.7.1, dans certains locaux
et compartiments coupe-feu présentant une très grande charge thermique ou un danger
d'incendie élevé.

3.7.15 Locaux abritant des équipements de protection incendie ou des installations


techniques du bâtiment
1 Les exigences relatives au type de construction et à la résistance au feu des locaux abri-
tant des équipements de protection incendie ou des installations techniques du bâtiment
(installations d'extinction, chauffage, réfrigération, ventilation, installations de transport, ins-
tallations électriques) sont fixées en fonction du genre d'installation, du danger d'incendie,
ainsi que de la résistance au feu du système porteur ou du compartimentage coupe-feu du
bâtiment ou de l’ouvrage.
2 Les exigences relatives à la construction des locaux abritant des installations d'extinction,
de transport ou des installations de chauffage et de ventilation sont définies dans les direc-
tives de protection incendie correspondantes.
3 Les locaux abritant des transformateurs doivent former des compartiments coupe-feu sé-
parés, de résistance au feu identique à celle de l’affectation, mais au moins EI 60. Les ou-
vertures d'amenée et d'évacuation d'air doivent donner directement sur l'extérieur (voir
chiffre 5 «Autres dispositions»).

17
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

3.7.16 Bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium), cour intérieure ou façade double
peau (voir annexe)
Dans les bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium), cour intérieure ou façade double
peau, des mesures doivent être prises pour limiter la propagation de l'incendie par la cour in-
térieure couverte, la cour intérieure ou la façade double peau.

3.7.17 Entrepôts à hauts rayonnages (voir annexe)


Les entrepôts à hauts rayonnages doivent former des compartiments coupe-feu séparés.

4 Preuve de la résistance au feu

4.1 Feu normalisé


La résistance au feu exigée des éléments de construction doit être démontrée par le calcul,
sur la base de la courbe normalisée, ou par des essais au feu normalisés.

4.2 Feu naturel


Une autre solution consiste à calculer la résistance au feu requise pour les éléments de
construction en se fondant sur la directive de protection incendie «Méthodes de preuves en
protection incendie».

4.3 Preuve
1 Sur demande de l'autorité de protection incendie, la résistance au feu des systèmes por-
teurs et des éléments de construction formant compartiment coupe-feu doit être attestée par
des essais ou par le calcul.
2 Les preuves doivent être soumises à l'autorité de protection incendie avant le début des
travaux, accompagnées des documents requis.

5 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

6 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

18
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

Annexe
Les explications et illustrations de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispo-
sitions des directives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendam-
ment des dispositions, ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 2.1 Mode de mesurage

x = distance de sécurité incendie

19
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 2.3.1 Bâtiments annexes

20
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 2.3.4 Bâtiments administratifs, artisanaux et industriels

21
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 2.3.5 Bâtiments agricoles


Complexes agricoles réservés aux animaux, à plusieurs niveaux

Compartimentage coupe-feu selon chiffres 3.7.14 et 3.7.15


Zone grisée : secteur d’une surface maximale de 3’600 m2 à l'intérieur duquel aucune
distance de sécurité incendie n'est exigée
x= distance de sécurité incendie selon chiffre 2.2 ou mesures compensatoires selon
chiffre 2.4. Bâtiments contigus : compartimentage coupe-feu selon chiffre 3.7.7

Exemple :

Surface d'étage et de galerie au 1er étage (800 m2)


Surface d'étage et de galerie au 2e étage (200 m2)
Zone grisée : secteur d’une surface maximale de 2'600 m2 à l'intérieur duquel aucune
distance de sécurité n'est exigée (3’600 m2 − 800 m2 − 200 m2)

22
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 2.4 Mesures compensatoires en cas de distances de sécurité incendie in-


suffisantes
Zones dans lesquelles des mesures compensatoires doivent être prises:
Les distances de sécurité incendie doivent être mesurées en projection. Lorsque la distance entre
deux parois extérieures est inférieure à 2 m, la longueur de paroi à protéger doit être prolongée de
1 m. Les mesures compensatoires de protection peuvent être prises pour une seule paroi ou pour
les deux (voir variantes présentées dans les tableaux ci-après).
Distance de sécurité ≥ 2 m Distance de sécurité < 2 m

Pans de parois devant être protégés


x= distance de sécurité incendie selon chiffre 2.2
Les mesures compensatoires ci-après sont applicables, seules ou combinées:
Pour les parois extérieures:
 construction résistante au feu des parois extérieures;
 revêtements résistants au feu;
 interruption des surfaces combustibles par intercalation de matériaux RF1.
Pour les baies (portes, portails, fenêtres):
 fermetures coupe-feu telles que les portes, les portails et les fenêtres résistants au feu;
 fenêtres résistantes au feu ne pouvant être ouvertes que pour l'entretien;
 disposition décalée des baies.
Pour les faces inférieures des toitures:
 revêtements résistants au feu.
Pour les toitures:
les toitures doivent répondre aux exigences du chiffre 3.3 de la directive de protection incendie «Uti-
lisation des matériaux de construction» Les mesures à prendre pour les tentes, les halles gon-
flables, les serres, etc. doivent être fixées en accord avec l'autorité de protection incendie.

23
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

24
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.1.1 Résistance au feu


Éléments de construction résistant au feu et correspondant à la catégorie RF1

ad chiffre 3.3.2 Stabilité


Les parois non porteuses formant compartiment coupe-feu doivent avoir une épaisseur de 80 mm
au moins. Lorsque cette épaisseur est inférieure ou lorsque la hauteur des locaux dépasse 3 m, la
stabilité doit être démontrée. Cette preuve peut être apportée par la vérification de la sécurité struc-
turale à froid sous une charge horizontale uniforme de 0,2 kN/m2. Il convient de veiller tout particu-
lièrement au raccord des parois aux éléments de construction contigus, qui doit être effectué selon
les règles de l’art.
Les dispositions figurant dans les attestations délivrées par l'AEAI pour les éléments de construction
testés et reconnus sont applicables.

25
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.3.3 Raccords aux éléments de construction contigus


Raccordement d'éléments de construction formant compartiment coupe-feu
(chiffre 3.3.3, alinéa 1)

Variante C Utilisation d'étanchéifications de joints résistantes au feu, reconnues par l'AEAI


Variante D Raccord selon le «document fixant l'état de la technique», reconnu par l’AEAI

26
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

Raccordement d'éléments de construction formant compartiment coupe-feu à des parois


extérieures (chiffre 3.3.3, alinéa 2)

Variante E Raccord selon le «document fixant l'état de la technique», reconnu par l’AEAI

27
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

Raccordement d'éléments de construction formant compartiment coupe-feu à la toiture


(chiffre 3.3.3, alinéa 2)

Variante C Raccord selon le «document fixant l'état de la technique», reconnu par l’AEAI

28
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.5 Ouvertures et trémies de câblage et de tuyaux

29
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.7.5 Industrie et artisanat


La surface de compartiment coupe-feu dépend notamment de la charge thermique, du danger
d’activation et de la hauteur de stockage.
2
Sans preuve, la surface d'un compartiment coupe-feu ne
doit normalement pas dépasser 3’600 m .
 Affectations
2
présentant un faible risque d’incendie au vu de la charge thermique (jusqu’à
500 MJ/m ), du danger d’activation et de la hauteur de stockage, par exemple:
Affectation / stock Hauteur de stockage
- Travail des métaux /
construction métallique pas d’exigences
- Fabrique de machines 3m
- Garage automobiles 3m
- Abattoir / grande boucherie  10 m
- Travail d’articles en plâtre 6m
- Conserverie  10 m Pour les compartiments coupe-feud’une surface
- Travail sur pierres artificielles / très élevée, la taille du compartiment coupe-feu
naturelles pas d’exigences doit être fixée avec l’autorité de protection in-
- Brasserie 6m cendie.
- Fabrication de produits laitiers 3m

 Affectations2 présentant un risque d’incendie moyen au vu de la charge thermique (500 –


1’000 MJ/m ), du danger d’activation et de la hauteur de stockage, par exemple:
Affectation / stock Hauteur de stockage  3 m
- Travail du bois / charpenterie
- Menuiserie / modelage
- Fabrication de meubles et vente
- Atelier d’électrotechnique
- Verrerie, façonnage / vente
- Travail des matières plastiques
- Magasin de vêtements / textiles
- Transformation de produits alimentaires
- Articles en cuir, atelier de coupe
- Articles en papier, production / vente

 Affectations2 présentant un risque d’incendie élevé au vu de la charge thermique (plus de


1’000 MJ/m ), du danger d’activation et de la hauteur de stockage, par exemple:
Affectation / stock
- Grande boulangerie
- Moulin à céréales
- Production de pâtes
- Production d’aliments pour animaux
- Production de produits d’entretien du sol
- Peintures, mélange / vente
- Entrepôt de pneus
- Production de colles
- Production de vernis
- Production de mousses synthétiques

30
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.7.7 Agriculture


Exploitation agricole > 3’000 m3:
- Volume construit total de plus de 3’000 m3

Les exigences de protection incendie relatives aux murs coupe-feu sont spécifiées dans la
note explicative de protection incendie «Murs coupe-feu».

31
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

Exploitation agricole < 3’000 m3:


- Élevage de petit bétail, ferme équestre, agriculture, etc.

32
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.7.11 Parkings


Bâtiments souterrains et bâtiments hors terre fermés

33
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

Bâtiments hors terre ouverts


Murs d'enceinte comportant au moins 25 % de baies non obturables (ventilation transversale)

avec ou sans liaison ouverte entre les niveaux

34
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.7.13 Bâtiments élevés


Mesures concernant la construction, en l'absence de concept de protection incendie avec installa-
tion d'extinction

Mesures en cas de concept de protection incendie avec installation d'extinction:


Aucune mesure ne doit être prise au niveau des façades si le bâtiment est intégralement protégé
par une installation d'extinction.

35
Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
compartiments coupe-feu / 15-15f

ad chiffre 3.7.16 Bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium), cour intérieure
ou façade double peau
Les exigences de protection incendie relatives aux bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium),
cour intérieure ou façade double peau sont spécifiées dans les notes explicatives de protection in-
cendie de l’AEAI:
 «Bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium) et cour intérieure»;
 «Bâtiments à façade double peau».

Légende

Symboles et abréviations

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

36
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Voies d’évacuation et de sauvetage

01.01.2015 / 16-15fr
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

Table des matières


1 Champ d’application 5

2 Exigences générales 5
2.1 Principes 5
2.2 Dégagement 5
2.3 Mode de mesurage (voir annexe) 5
2.4 Nombre, longueur, largeur 5
2.4.1 Principes 5
2.4.2 Nombre de voies d'évacuation verticales (voir annexe) 6
2.4.3 Longueur totale des voies d'évacuation (voir annexe) 6
2.4.4 Longueur des voies d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation (voir annexe) 6
2.4.5 Largeur et hauteur des voies d'évacuation (voir annexe) 6
2.4.6 Nombre d'issues 7
2.4.7 Largeur des issues 7
2.5 Exécution 7
2.5.1 Escaliers (voir annexe) 7
2.5.2 Escaliers extérieurs (voir annexe) 7
2.5.3 Voies d'évacuation horizontales 8
2.5.4 Coursives extérieures 8
2.5.5 Portes (voir annexe) 8

3 Exigences spécifiques concernant des types de bâtiments particuliers 9


3.1 Bâtiments de taille réduite 9
3.2 Bâtiments d'habitation 9
3.2.1 Voies d'évacuation verticales et horizontales non séparées par des fermetures
coupe-feu (voir annexe) 9
3.2.2 Escaliers 9
3.2.3 Portes 9
3.2.4 Voie d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation 10
3.3 Bâtiments administratifs, industriels et artisanaux 10
3.3.1 Voies d'évacuation verticales et horizontales non séparées par des fermetures
coupe-feu (voir annexe) 10
3.3.2 Escaliers 10
3.3.3 Portes 10
3.3.4 Voie d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation (voir annexe) 10
3.4 Écoles 10
3.4.1 Voies d'évacuation verticales et horizontales non séparées par des fermetures
coupe-feu (voir annexe) 10
3.4.2 Escaliers 11
3.4.3 Voie d'évacuation à l'intérieur d'un niveau ou d'une unité d'utilisation (voir annexe) 11
3.4.4 Crèches et garderies d'enfants 11
3.5 Grands magasins et locaux recevant un grand nombre de personnes 11
3.5.1 Exigences générales 11
3.5.2 Nombre d'occupants (voir annexe) 11
3.5.3 Issues des locaux (voir annexe) 11
3.5.4 Voies de circulation dans les grands magasins (voir annexe) 11
3.5.5 Disposition des sièges dans les locaux recevant un grand nombre de personnes
(voir annexe) 12
3.6 Établissements d’hébergement 12
3.6.1 Établissements d’hébergement de type [a] (voir annexe) 12
3.6.2 Établissements d’hébergement de types [b] et [c] 12
3.7 Parkings (voir annexe) 13
3.8 Bâtiments agricoles 13
3.9 Bâtiments élevés (voir annexe) 13

3
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.9.1 Généralités 13
3.10 Bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium) ou cour intérieure (voir annexe) 13

4 Autres dispositions 13

5 Entrée en vigueur 14

Annexe 15

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

1 Champ d’application
La présente directive de protection incendie définit les exigences auxquelles doivent ré-
pondre les voies d'évacuation et de sauvetage (désignées ci-après, globalement, par « voies
d'évacuation ») sur le plan de leur disposition, de leur dimensionnement, de leur exécution,
de leur équipement et leur non-obstruction.

2 Exigences générales

2.1 Principes
1 Les voies d'évacuation et de sauvetage doivent être disposées, dimensionnées et réali-
sées de manière à ce qu'elles puissent toujours être empruntées rapidement et en toute sé-
curité. Sont notamment déterminants:
a l'affectation et la situation des bâtiments et des autres ouvrages ou des compartiments
coupe-feu;
b la géométrie du bâtiment;
c le nombre d'occupants.
2 Les voies d'évacuation et de sauvetage horizontales qui ne sont pas séparées par des
fermetures coupe-feu des voies d'évacuation et de sauvetage verticales doivent répondre
aux mêmes exigences que ces dernières.
3 Dans le cadre de questions particulières liées aux exigences des voies d'évacuation, il est
possible, en accord avec l'autorité de protection incendie, pour des zones spécifiques d'un
bâtiment ou d'un autre ouvrage de recourir à des méthodes de calcul.

2.2 Dégagement
Les voies d'évacuation et de sauvetage peuvent servir de voies de communication. Elles
doivent toujours rester dégagées et utilisables en toute sécurité. À l'extérieur de l'unité d'utili-
sation, elles ne doivent pas servir à d'autres usages.

2.3 Mode de mesurage (voir annexe)


1 La longueur totale d'une voie d'évacuation se compose de la longueur de la voie d'éva-
cuation dans l'unité d'utilisation, mesurée en ligne droite, et de celle de la voie d’évacuation
horizontale, mesurée le long du trajet à parcourir. Les cloisons qui séparent les locaux à
l'intérieur de l'unité d'utilisation doivent être prises en compte.
2 Les escaliers situés à l'intérieur de l'unité d'utilisation sont mesurés horizontalement, se-
lon le trajet à parcourir.
3 La distance à parcourir dans les voies d'évacuation verticales (escaliers, par exemple)
jusqu'à un lieu sûr à l'air libre n'est pas mesurée.
4 Les largeurs des voies d'évacuation sont mesurées entre les parois ou les balustrades.

2.4 Nombre, longueur, largeur

2.4.1 Principes
1 Le nombre d'issues et de voies d'évacuation verticales (escaliers, par exemple) des bâti-
ments et des autres ouvrages dépend de la surface des niveaux, de la longueur des voies
d'évacuation ainsi que du nombre d'occupants.
2 Les voies d'évacuation verticales doivent mener à un lieu sûr à l'air libre.

5
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3 Lorsqu'un ouvrage comporte plusieurs voies d'évacuation verticales, celles-ci doivent


mener à un lieu sûr à l'air libre indépendamment les unes des autres.
4 Les liaisons horizontales entre les voies d'évacuation verticales sont soumises aux
mêmes exigences que ces dernières, à moins d'en être séparées par des fermetures coupe-
feu.

2.4.2 Nombre de voies d'évacuation verticales (voir annexe)


1 Les bâtiments et les autres ouvrages dont la surface d'étage est supérieure à 900 m2 doi-
vent être équipés d'au moins deux voies d'évacuation verticales.
2 Les locaux recevant plus de 100 personnes doivent être desservis par deux voies d'éva-
cuation verticales au minimum.
3 Dans les établissements d’hébergement de type [a] qui comportent trois niveaux ou da-
vantage, les zones servant à la mise en sécurité par transfert horizontal doivent être desser-
vies par au moins une voie d'évacuation verticale indépendante.

2.4.3 Longueur totale des voies d'évacuation (voir annexe)


1 La longueur des voies d'évacuation est limitée à 35 m lorsqu'elles aboutissent à une
seule voie d'évacuation verticale ou une seule issue donnant sur un lieu sûr à l'air libre.
2 Leur longueur est limitée à 50 m lorsqu'elles aboutissent à au moins deux voies d'évacua-
tion verticales ou issues, éloignées l'une de l'autre et donnant sur l'air libre.

2.4.4 Longueur des voies d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation (voir annexe)
1 La longueur des voies d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation ne doit pas excé-
der 35 m.
2 Lorsque, à l'intérieur de cette limite de 35 m, les issues ne donnent pas directement sur
un lieu sûr à l'air libre ou sur une voie d'évacuation verticale, il faut aménager une voie
d'évacuation horizontale servant de liaison (par exemple un couloir résistant au feu ou une
coursive extérieure).
3 En concertation avec l'autorité de protection incendie, la longueur maximale de la voie
d'évacuation peut être portée à 50 m dans les locaux de grande hauteur, à condition qu'il y
ait plusieurs sens de fuite.

2.4.5 Largeur et hauteur des voies d'évacuation (voir annexe)


1 La largeur exigée pour les portes et pour les voies d’évacuation horizontales et verticales
dépend du nombre d'occupants. La largeur des voies d’évacuation est déterminée par le lo-
cal recevant le plus grand nombre de personnes (voir chiffres 3.5.2 et 3.5.3).
2 Les voies d'évacuation horizontales doivent avoir une largeur minimale de 1,2 m.
3 Les escaliers à volées droites et leurs paliers doivent avoir une largeur minimale de
1,2 m. Les escaliers en colimaçon doivent avoir une largeur minimale de 1,5 m, le giron inté-
rieur devant mesurer au moins 0,15 m. Des dérogations sont possibles en fonction de l'affec-
tation (voir chiffre 3).
4 La largeur de passage des portes doit être de 0,9 m au minimum. Des dérogations sont
possibles en fonction de l'affectation (voir chiffre 3).
5 La hauteur de passage des portes doit être de 2,0 m et celle des voies d'évacuation hori-
zontales de 2,1 m au moins. Des dérogations sont possibles en fonction de l'affectation (voir
chiffre 3).

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

6 Les dimensions de passage des portes donnant accès à des locaux d'importance secon-
daire peuvent être réduites (locaux de nettoyage, petits entrepôts, locaux sanitaires, etc.).

2.4.6 Nombre d'issues


En fonction du nombre d'occupants, les locaux doivent avoir au moins les issues suivantes:
a jusqu'à 50 personnes: une issue de 0,9 m;
b jusqu'à 100 personnes: deux issues de 0,9 m chacune;
c jusqu'à 200 personnes au maximum: trois issues de 0,9 m chacune ou
deux issues de 0,9 m et de 1,2 m;
d plus de 200 personnes: plusieurs issues de 1,2 m au moins chacune;
e les issues de 0,9 m de large sont autorisées dans les bâtiments administratifs, artisanaux
et industriels, indépendemment du nombre d’occupants.

2.4.7 Largeur des issues


Si le nombre d’occupants est supérieur à 200 personnes, les issues doivent avoir au total au
moins les largeurs suivantes:
a issues de plain-pied: 0.6 m par tranche de 100 personnes;
b issues d’escaliers: 0.6 m par tranche de 60 personnes.

2.5 Exécution

2.5.1 Escaliers (voir annexe)


1 Les escaliers et les paliers des voies d'évacuation verticales doivent être exécutés de
manière à être praticables en toute sécurité.
2 Les voies d'évacuation verticales ne doivent pas être décalées d'un niveau à l'autre.

2.5.2 Escaliers extérieurs (voir annexe)


1 Les escaliers sont considérés comme extérieurs:
a lorsque moins de la moitié de leur surface au sol est encloisonnée par les parois exté-
rieures du bâtiment;
b lorsque les parois de l'escalier qui donnent sur l'air libre présentent des ouvertures sur
au moins la moitié de leur surface. Celles-ci doivent être régulièrement réparties et ne
doivent pas pouvoir être fermées.
2 Les escaliers extérieurs doivent être conçus de manière à ne pas mettre en danger les
utilisateurs en cas d'incendie dans ou à proximité du bâtiment ou de l'ouvrage.
3 À proximité des escaliers extérieurs, les parois extérieures du bâtiment:
a doivent présenter une résistance au feu EI 30 au minimum (avec des vitrages et des
portes E 30);
b ou doivent être constituées de matériaux RF1 (y compris les vitrages et les portes).
Lorsque les escaliers extérieurs sont distants d'au moins 1,2 m de la façade, les exi-
gences peuvent être réduites en conséquence.

7
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

2.5.3 Voies d'évacuation horizontales


1 Les voies d'évacuation horizontales doivent mener jusqu'aux voies d'évacuation verti-
cales ou jusqu'à un lieu sûr à l'air libre.
2 Les voies d'évacuation horizontales d'une longueur de plus de 50 m doivent être compar-
timentées par des fermetures coupe-feu de manière à obtenir des sections à peu près
égales.
3 Les placards (armoires encastrées) sont autorisés à condition que leur surface, du côté
de la voie d'évacuation, soit constituée de matériaux RF1 (portes, parties frontales, latérales
et supérieures, couvercles).

2.5.4 Coursives extérieures


1 Les coursives extérieures doivent mener jusqu'aux voies d'évacuation verticales et être
construites en matériaux RF1. Les éléments de construction portants linéaires peuvent être
en matériaux combustibles.
2 Les coursives doivent, en permanence, être au moins à moitié ouvertes sur l'extérieur.
Les ouvertures doivent être régulièrement réparties et ne doivent pas pouvoir être fermées.
3 Les portes et les fenêtres ne sont soumises à aucune exigence sur le plan de la résis-
tance au feu.
4 La longueur horizontale des voies d’évacuation doit être respectée pour les coursives ex-
térieures.
5 La surface de circulation des coursives extérieures aboutissant à une voie d'évacuation
verticale doit présenter une résistance au feu de 30 minutes; les raccords aux parois exté-
rieures doivent être exécutés de manière à résister au feu. Les revêtements des parois exté-
rieures doivent être constitués de matériaux RF1.
6 Les coursives extérieures qui aboutissent à des voies d'évacuation verticales aux deux
extrémités ne sont soumises à aucune exigence sur le plan de la résistance au feu (grille
métallique autorisée, par exemple). Les revêtements des parois extérieures peuvent être en
matériaux de construction combustibles.

2.5.5 Portes (voir annexe)


1 Les portes doivent s'ouvrir dans le sens de la fuite. Font exception les portes des locaux
ne recevant pas plus de 20 personnes.
2 Les portes des voies d'évacuation doivent pouvoir être ouvertes dans le sens de la fuite,
rapidement et en tout temps, sans recours à des moyens auxiliaires.
3 Les sapeurs-pompiers doivent pouvoir ouvrir les portes des voies de sauvetage depuis
l'extérieur.
4 Les portes basculantes, à guillotine, à tambour, à enroulement rapide et coulissantes ain-
si que les portes tournantes ne sont autorisées que dans les locaux pourvus de portes sup-
plémentaires disposées judicieusement et ouvrant dans le sens de la fuite.
5 Les portes coulissantes et tournantes automatiques sont autorisées dans les voies d'éva-
cuation, à condition qu'elles permettent une évacuation en tout temps. Elles doivent être
adaptées à l'utilisation dans les voies d'évacuation. En ce qui concerne les portes à enrou-
lement rapide, il suffit qu'elles puissent être ouvertes à la main dans le sens de la fuite, rapi-
dement et sûrement, sans devoir recourir à des moyens auxiliaires.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

3 Exigences spécifiques concernant des types de bâtiments


particuliers

3.1 Bâtiments de taille réduite


1 Les voies d'évacuation doivent avoir une longueur maximale de 35 m jusqu'à un lieu sûr à
l'air libre. Elles peuvent passer par plusieurs locaux à l'intérieur d'une même unité d'utilisa-
tion.
2 Dans les bâtiments d'habitation et administratifs, dans les écoles et dans les bâtiments à
affectation artisanale ou agricole, la configuration des escaliers desservant plusieurs unités
d'utilisation peut être adaptée comme suit:
a la largeur des escaliers à volées droites peut être réduite à 0,9 m;
b la largeur des escaliers en colimaçon peut être réduite à 1,2 m, le giron intérieur de-
vant mesurer au moins 0,1 m.
3 Les escaliers situés à l'intérieur d'une unité d'utilisation doivent répondre aux exigences
fixées en fonction de l'affectation.

3.2 Bâtiments d'habitation

3.2.1 Voies d'évacuation verticales et horizontales non séparées par des fermetures
coupe-feu (voir annexe)
Dans les bâtiments de faible ou moyenne hauteur, il est possible de renoncer aux ferme-
tures coupe-feu entre les voies d'évacuation horizontales et verticales lorsque:
a la surface d'étage par voie d'évacuation verticale ne dépasse pas 900 m2;
b les voies d'évacuation horizontales situées entre des voies d'évacuation verticales sont
pourvues d'un compartimentage résistant au feu;
c la construction des voies d'évacuation horizontales est équivalente à celle des voies
d'évacuation verticales en ce qui concerne les matériaux utilisés, la résistance au feu et le
danger d’activation.

3.2.2 Escaliers
1 Dans les bâtiments de faible hauteur, la largeur des escaliers en colimaçon peut être ré-
duite à 1,2 m, à condition que le giron intérieur mesure au moins 0,1 m.
2 La largeur des escaliers à volées droites qui desservent au maximum un niveau hors
terre et un niveau souterrain peut être réduite à 0,9 m.
3 Les escaliers à l'intérieur des unités d'utilisation ne sont soumis à aucune exigence.

3.2.3 Portes
1 Les portes principales des appartements ne doivent pas obligatoirement s’ouvrir dans le
sens de la fuite.
2 Les exigences définies sous les chiffres 2.4.5 et 2.5.5 ne s'appliquent pas aux portes inté-
rieures des appartements.
3 Les portes d'accès aux bâtiments abritant jusqu'à 10 appartements ne doivent pas obliga-
toirement s’ouvrir dans le sens de la fuite.

9
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.2.4 Voie d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation


Il est admis que l'évacuation se fasse par plusieurs locaux situés dans la même unité d'utili-
sation pour rejoindre une voie d'évacuation horizontale ou verticale.

3.3 Bâtiments administratifs, industriels et artisanaux

3.3.1 Voies d'évacuation verticales et horizontales non séparées par des fermetures
coupe-feu (voir annexe)
Dans les bâtiments administratifs de faible hauteur, il est possible de renoncer aux ferme-
tures coupe-feu entre les voies d'évacuation horizontales et verticales lorsque:
a la surface d'étage par voie d'évacuation verticale ne dépasse pas 900 m2;
b les voies d'évacuation horizontales situées entre des voies d'évacuation verticales sont
pourvues d'un compartimentage résistant au feu;
c la construction des voies d'évacuation horizontales est équivalente à celle des voies
d'évacuation verticales en ce qui concerne les matériaux utilisés, la résistance au feu et le
danger d’activation.

3.3.2 Escaliers
1 Dans les bâtiments de faible hauteur, la largeur des escaliers à colimaçon peut être ré-
duite à 1,2 m, à condition que le giron intérieur mesure au moins 0,1 m.
2 Les escaliers à l'intérieur des unités d'utilisation ne sont soumis à aucune exigence.

3.3.3 Portes
La largeur de passage des portes de locaux ne recevant pas plus de 20 personnes peut être
réduite à 0,8 m. Les portes coulissantes sont admises pour les locaux recevant jusqu'à
6 personnes.

3.3.4 Voie d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation (voir annexe)


Il est admis que l'évacuation se fasse par un local voisin (zone polyvalente, par exemple),
pour autant qu'il se trouve dans la même unité d'utilisation et permette de rejoindre une voie
d'évacuation horizontale ou verticale.

3.4 Écoles

3.4.1 Voies d'évacuation verticales et horizontales non séparées par des fermetures coupe-
feu (voir annexe)
Dans les bâtiments de faible hauteur, il est possible de renoncer aux fermetures coupe-feu
entre les voies d'évacuation horizontales et verticales lorsque:
a la surface d'étage par voie d'évacuation verticale ne dépasse pas 900 m2;
b les voies d'évacuation horizontales situées entre des voies d'évacuation verticales sont
pourvues d'un compartimentage résistant au feu;
c la construction des voies d'évacuation horizontales est équivalente à celle des voies
d'évacuation verticales en ce qui concerne les matériaux utilisés, la résistance au feu et le
danger d’activation (à l'exception des vestiaires ouverts équipés de crochets et de bancs
fixes).

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

3.4.2 Escaliers
Les escaliers à l'intérieur des unités d'utilisation ne sont soumis à aucune exigence.

3.4.3 Voie d'évacuation à l'intérieur d'un niveau ou d'une unité d'utilisation (voir annexe)
Il est admis que l'évacuation se fasse par un local voisin (salle de classe, salle commune,
zone polyvalente, salle de sports, vestiaire, etc.), pour autant qu'il se trouve sur le même ni-
veau ou dans la même unité d'utilisation et permette de rejoindre une voie d'évacuation hori-
zontale ou verticale.

3.4.4 Crèches et garderies d'enfants


1 Le trajet à parcourir dans les locaux d'une même unité d'utilisation jusqu'à une voie
d'évacuation horizontale ou verticale ne doit pas excéder 20 m.
2 Les exigences définies sous les chiffres 2.4.5 et 2.5.5 ne s'appliquent pas aux portes
d'une même unité d'utilisation.
3 Les dortoirs situés à un niveau intermédiaire ou sur une galerie dans une unité d'utilisa-
tion doivent être desservis par des voies d'évacuation horizontales et verticales.

3.5 Grands magasins et locaux recevant un grand nombre de personnes

3.5.1 Exigences générales


1 La largeur des volées et des paliers d'une cage d'escalier est déterminée par l'issue la
plus large des niveaux qui y sont raccordés. Si la largeur des escaliers dépasse 2,4 m, il faut
les subdiviser à l'aide de mains courantes.
2 Les marches isolées sont interdites dans les voies d'évacuation horizontales. Une suite
de trois marches au moins est admise à condition qu'elles soient clairement signalisées.
L'inclinaison des rampes dans les voies d'évacuation ne doit pas excéder 6 %.

3.5.2 Nombre d'occupants (voir annexe)


1 Le nombre d'occupants est déterminant pour fixer le nombre et le dimensionnement des
voies d'évacuation (issues, voies d'évacuation horizontales et verticales). Il dépend de la
grandeur, de l’affectation et de l'emplacement des locaux.
2 Le nombre d’occupants définitif à prendre en compte doit être fixé par écrit. En l'absence
de données contraignantes (par exemple des plans de disposition des sièges), il faut se fon-
der sur la surface des locaux, tout en tenant compte des particularités du bâtiment.

3.5.3 Issues des locaux (voir annexe)


1 Le nombre et la largeur des issues doivent être fixés en fonction du nombre d’occupants.
2 Au moins deux tiers des issues (ou de la largeur totale exigée pour l'évacuation) doivent
donner directement sur des voies d'évacuation horizontales ou verticales. Un tiers des is-
sues au maximum peut mener à des zones servant à d'autres fins (foyer, salle d'attente,
etc.), pour autant que la largeur d'évacuation exigée reste entièrement dégagée.

3.5.4 Voies de circulation dans les grands magasins (voir annexe)


1 Il faut prévoir des voies de circulation servant à l'évacuation. Lorsque plusieurs de ces
voies se rejoignent, il faut aménager des voies de circulation principales.
2 La largeur minimale est de 1,2 m pour les voies de circulation et de 1,8 m pour les voies
de circulation principales.

11
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3 Lorsque plusieurs voies de circulation principales se rejoignent, il faut aménager des al-
lées de fuite d'au moins 3,6 m de largeur. Celles-ci doivent présenter aux deux extrémités
des issues donnant directement sur un lieu sûr à l'air libre, avec des portes de largeur égale
à celle de l'allée. Le trajet à parcourir sur l'allée de fuite n'est pas pris en compte pour la dé-
termination de la longueur totale de la voie d'évacuation.
4 Lorsqu'un local ne dispose que d'une seule voie d'évacuation rejoignant l'allée de fuite, la
longueur de la voie d’évacuation au sein de l'unité d'utilisation ne doit pas excéder 20 m.

3.5.5 Disposition des sièges dans les locaux recevant un grand nombre de personnes
(voir annexe)
1 Les sièges doivent être disposés par rangées qui seront interrompues par des couloirs in-
termédiaires, de façon à permettre aux occupants d'atteindre les issues par la voie la plus di-
recte possible.
2 L'espace libre pour le passage entre les rangées ne doit pas être inférieur à 0,45 m. Les
voies de circulation doivent présenter une largeur libre de 1,2 m au minimum.
3 Pour les rangées accessibles par deux côtés, le nombre maximal de places assises est
limité à 32. Si l'accès à la rangée n'est possible que par un seul côté, 16 sièges au maximum
sont autorisés.
4 Dans la mesure du possible, les sièges doivent être inamovibles. Sinon, les sièges d'une
rangée seront reliés les uns aux autres de manière à ce que le public ne puisse les séparer.
Il est interdit de disposer des sièges dans les passages. Les strapontins donnant sur les
passages doivent se replier automatiquement.

3.6 Établissements d’hébergement

3.6.1 Établissements d’hébergement de type [a] (voir annexe)


1 Dans les niveaux des établissements de type [a] comportant des locaux réservés au
sommeil dans lesquels séjournent des personnes temporairement ou durablement dépen-
dantes de l'aide de tiers, les voies d'évacuation horizontales doivent être aménagées de
manière à constituer, avec les chambres des patients, au moins deux compartiments coupe-
feu indépendants de manière à permettre une évacuation horizontale (concept de séjour).
2 Une fermeture de résistance au feu EI 30 suffit entre les voies d'évacuation verticales et
les bureaux de réception, à condition que ceux-ci soient séparés des locaux attenants par
une résistance au feu EI 60. Par rapport aux voies d'évacuation horizontales, il faut au moins
une fermeture en matériaux RF1. Les portes doivent être équipées de ferme-portes.
3 Il est possible de réunir plusieurs chambres en une unité d'utilisation, pour autant que
l’évacuation se fasse par une zone commune et que le trajet à parcourir jusqu'à une voie
d'évacuation horizontale ou verticale n'excède pas 20 m.

3.6.2 Établissements d’hébergement de types [b] et [c]


1 Les zones d'accueil et la réception peuvent se trouver dans des voies d'évacuation hori-
zontales si elles sont séparées des locaux attenants (par exemple bureaux) par une résis-
tance au feu EI 30.
2 Les portes des chambres d'hôtel doivent avoir une largeur d'au moins 0,8 m. Elles ne doi-
vent pas obligatoirement s’ouvrir dans le sens de la fuite.
3 Les portes à l'intérieur de suites ne sont soumises à aucune exigence.
4 Les portes d'accès aux établissements d’hébergement de type [c] ne doivent pas obliga-
toirement s’ouvrir dans le sens de la fuite.

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

5 Dans les établissements d’hébergement de type [c], les escaliers en colimaçon d'une lar-
geur de 1,2 m sont autorisés, à condition que le giron intérieur mesure au moins 0,1 m.

3.7 Parkings (voir annexe)


1 Lorsque les issues d'un parking dont la surface de compartiment coupe-feu excède
1’200 m2 débouchent dans une voie d’évacuation verticale, il faut construire des sas ou des
vestibules résistants au feu.
2 La résistance au feu des sas doit être égale à celle du système porteur, mais d'au moins
EI 30. Les portes des sas menant à une voie d'évacuation verticale ou horizontale doivent
présenter une résistance au feu E 30 et être munies d'une fermeture automatique.

3.8 Bâtiments agricoles


1 Les bâtiments d'une surface de plus de 200 m2 abritant des animaux de rente doivent
avoir au moins deux issues, judicieusement placées et suffisamment grandes, pour per-
mettre l'évacuation des animaux. Les portes doivent être montées de manière à ouvrir dans
le sens de la fuite.
2 Les escaliers à l'intérieur des unités d'utilisation ne sont soumis à aucune exigence.
3 Les exigences définies sous les chiffres 2.4.5 et 2.5.5 ne s'appliquent pas aux portes
d'une même unité d'utilisation.

3.9 Bâtiments élevés (voir annexe)

3.9.1 Généralités
1 Dans les bâtiments élevés, tous les niveaux hors terre doivent être raccordés à des cages
d'escalier de sécurité.
2 Sont considérées comme cages d'escalier de sécurité les voies d’évacuation verticales
spécialement protégées contre la pénétration de la fumée et du feu (par un système de mise
en surpression).
3 Les toitures des bâtiments élevés doivent être accessibles depuis une cage d'escalier de
sécurité.
4 L'accès aux cages d'escalier de sécurité situées à l'intérieur du bâtiment doit se faire, à
chaque niveau, par un sas d'au moins 1,2 m x 2,4 m aménagé directement devant la cage.
Les portes des sas doivent être pourvues d'une fermeture automatique.
5 Les sas ne sont pas nécessaires devant les cages d'escalier de sécurité donnant sur des
vestibules ou des couloirs ouverts en permanence sur l'air libre.

3.10 Bâtiments avec cour intérieure couverte (atrium) ou cour intérieure (voir annexe)
Les voies d'évacuation peuvent passer par des cours intérieures, couvertes ou non, à condi-
tion d’apporter la preuve que des installations d’extraction de fumée et de chaleur en garan-
tissent la praticabilité en toute sécurité.

4 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

13
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

5 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

Annexe
Les explications et illustrations de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispo-
sitions des directives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendam-
ment des dispositions, ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 2.3 Mode de mesurage

La longueur totale se compose de


deux éléments: le trajet dans l'unité
d'utilisation (par exemple dans le lo-
cal) et celui dans la voie d'évacuation
horizontale (par exemple dans le cou-
loir).

L'ameublement et les dispositifs d'en-


treposage ne sont pas pris en consi-
dération.

Les cloisons qui séparent les locaux


à l'intérieur de l'unité d'utilisation doi-
vent être prises en compte.

Mode de mesurage par traçage


d'arcs de cercle.

15
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

La largeur des escaliers est mesurée entre


les parois ou les balustrades. Les mains
courantes ou les limons peuvent faire sail-
lie de 0,1 m au maximum de chaque côté.

ad chiffre 2.4.2 Nombre de voies d’évacuation verticales


 ad chiffre 2.4.2, alinéa 1: dans les bâtiments administratifs et dans les bâtiments industriels et
artisanaux, il faut prévoir une voie d’évacuation verticale par tranche de 900 m2 de surface, lors-
que les projets d'aménagement par les locataires ou plans d'installations à caractère provisoire
ne permettent pas de fixer définitivement le nombre des voies d’évacuation verticales sur la base
de la longueur des voies d'évacuation;
 ad chiffre 2.4.2 al. 2 : voir annexe au chiffre 3.5.3;
 ad chiffre 2.4.2 al. 3 : voir annexe au chiffre 3.6.1.

ad chiffre 2.4.3 Longueur totale des voies d'évacuation


ad chiffre 2.4.4 Longueur des voies d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation

Longueur des voies d'évacuation à


l'intérieur d'une unité d'utilisation

Voie d'évacuation horizontale avec une


issue donnant sur un lieu sûr à l'air libre
ou sur une voie d'évacuation verticale

16
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

1) Couloir de liaison situé au niveau d'entrée, menant directement à lieu sûr à l'air libre et ré-
pondant aux mêmes exigences que la voie d'évacuation verticale

17
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 2.4.5 Largeur et hauteur des voies d'évacuation

ad chiffre 2.5.1 Escaliers

Les dimensions minimales des escaliers


tournants sont les suivantes :
ad 2.5.1 al. 1:
- Largeur: 1,5 m
- Giron intérieur: 0,15 m
ad 3.1 al. 2b, 3.2.2 al. 1, 3.3.2 al. 1,
3.6.2 al. 5:
- Largeur: 1,2 m
- Giron intérieur: 0,10 m

Hauteur de passage
La hauteur libre entre l’arête avant des marches et la face inférieure des paliers ou des escaliers
doit être d’au moins 2,1 m.
Taux de la montée
Un escalier est considéré comme idéal et aisément praticable lors-
que sa contremarche s est de 0,17 m et son giron a de 0,29 m.
Les escaliers à volées droites sont considérés comme praticables
en toute sécurité lorsque les conditions suivantes sont remplies:
Formule de mesure du pas: 2s + a = 0,63 m (tolérance 0,62 –
0,65 m)
Formule de sécurité: s + a = 0,46 m (tolérance 0,45 – 0,47 m)
Paliers intermédiaires
Des paliers ou des paliers intermédiaires doivent être aménagés à chaque changement de direction
ou toutes les 20 marches, mais au plus tard à chaque niveau.
Surface du giron
La surface du giron doit être antidérapante.

18
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

ad chiffre 2.5.2 Escaliers extérieurs

Variante I
Paroi extérieure: résistance au feu EI 30
Fenêtres: E 30, ouvrables seulement pour l'entretien Portes: E 30
Lorsque la distance x entre l'escalier et la façade est d'au moins 1,2 m, celle-ci n'est soumise à au-
cune exigence sur le plan de la résistance au feu (fenêtres et portes comprises).
Variante II
Paroi extérieure: matériaux RF1
Fenêtres: vitrages RF1, ouvrables Portes: matériaux RF1
Lorsque la distance x entre l'escalier et la façade est d'au moins 1,2 m, les dispositions de la direc-
tive de protection incendie «Utilisation des matériaux de construction» sont applicables.

19
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 2.5.5 Portes


Les portes verrouillables dans les voies d'évacuation doivent normalement être munies de systèmes
de fermeture conformes aux normes SN EN 179 ou SN EN 1125. Sont exceptées les portes d'accès
à des appartements et les portes d'accès à des locaux ne comportant qu'une seule issue
(par exemple chambres d'hôtel, salles de classe, bureaux, entrepôts, locaux techniques et caves).
Application
Les systèmes de fermeture doivent normalement être choisis selon les critères suivants:
Fermetures d'urgence pour issues de secours selon EN 179 et prEN 13637
Les fermetures d’urgence sont utilisées dans les cas où il ne faut pas s'attendre à des situations de
panique. Cela concerne en particulier les bâtiments et les autres ouvrages recevant moins
de 2 personnes par m2.
Les dispositifs optionnels de contrôle d'accès à commande électrique, protégeant les fermetures
d'urgence des issues de secours, doivent répondre aux exigences de la prénorme prEN 13637.
Ce type de fermeture concerne en particulier les lieux suivants:
- habitations, écoles, bureaux;
- locaux destinés aux activités industrielles ou artisanales;
- établissements d’hébergement de types [a], [b] et [c];
- grands magasins et surfaces de vente;
- parkings;
- lieux de rassemblement en général (par exemple restaurants, salles polyvalentes, théâtres, ci-
néma, locaux de foires et d'expositions).

Fermetures antipanique pour issues de secours selon EN 1125 et prEN 13633


Les issues de secours doivent être munies de fermetures antipanique lorsque des situations de pa-
nique peuvent se présenter. Cela concerne en particulier les ouvrages recevant plus
de 2 personnes par m2.
Les dispositifs optionnels de contrôle d'accès à commande électrique, protégeant les fermetures
antipanique des issues de secours, doivent répondre aux exigences de la prénorme prEN 13633.
Ce type de fermeture concerne en particulier les lieux suivants:
- discothèques, concerts pop;
- tribunes avec voies d'accès;
- zones d'attente (par exemple cinémas, parcs d'attractions).
L’autorité de protection incendie décide dans chaque cas, sur la base des critères mentionnés,
quelles fermetures doivent être utilisées pour les portes des voies d’évacuation.

20
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

Exemple selon EN 179


(serrure et ferrure selon EN 179, système de sécurité selon prEN 13637)

Exemple selon EN 1125


(serrure et ferrure selon EN 1125, système de sécurité selon prEN 13633)

21
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Portes coulissantes automatiques


Lorsque les portes coulissantes automatiques doivent également servir de portes d’évacuation et de
fermetures coupe-feu, seules sont autorisées les constructions contrôlées et homologuées avec
porte battante intégrée. Il est également possible, pour remplacer de telles fermetures à double
fonction, d’installer deux portes l’une à côté de l’autre [1], ou l’une derrière l’autre [2]:
[1] la porte coulissante automatique, avec résistance au feu correspondante, doit se fermer automa-
tiquement en cas de panne d’électricité ou en cas d’incendie. Afin de garantir l’évacuation, une
porte battante résistante au feu doit être posée à côté de la porte coulissante;
[2] la porte coulissante automatique sans résistance au feu s’ouvre automatiquement en cas de
panne d’électricité ou d’incendie. Une porte battante résistante au feu, restant ouverte en exploi-
tation normale, doit être posée devant ou derrière la porte coulissante. Elle doit se fermer auto-
matiquement en cas de panne d’électricité ou d’incendie.

ad chiffres 3.2.1, 3.3.1 et 3.4.1 Voies d'évacuation verticales et horizontales non


séparées par des fermetures coupe-feu (habitations,
bureaux, écoles)

ad chiffre 3.3.4 Voie d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation


(bâtiments administratifs, industriels et artisanaux)

22
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

ad chiffre 3.4.3 Voie d'évacuation à l'intérieur d'une unité d'utilisation (écoles)

23
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.5.2 Nombre d'occupants

2
Affectation Personnes / m [1] Remarques
Grands magasins : Sont déterminants pour le calcul du nombre
 Secteurs avec accès de plain- 0,5 d’occupants d’un secteur tous les locaux ac-
pied cessibles aux clients, et notamment aussi les
allées de magasins et autres voies de circula-
 Secteurs situés au 1 sous-sol
er
er 0,35 tion.
ou au 1 étage Les toilettes donnant directement sur des voies
 Secteurs situés au-dessous du 0,25 d‘évacuation horizontales ou verticales ne doi-
er
1 sous-sol ou vent pas être prises en compte.
er
au-dessus du 1 étage
Si les locaux sont multifonctionnels (par
Foires et salons avec locaux
0,6 exemple, concerts), il faut se référer au
d’exposition
nombre d’occupants approprié.
Restaurants 1
Non valable pour les discothèques et les con-
Lieux de réunion en général 2
certs pop.
Salles polyvalentes : Les surfaces pour les orchestres et pour la
 Disposition des sièges pour ban- 1 danse ainsi que les tables pour les interve-
quets nants doivent également être prises en
compte.
 Disposition des sièges pour con- 1,3
certs
 Sans sièges 2
Non valable pour les discothèques et les lieux
de concerts pop.
Pour les locaux dépourvus de sièges inamo-
Théâtres et cinémas 1,5
vibles et destinés aux spectateurs.
Lieux d’attente lors de manifesta-
4 Par exemple vestibule de cinéma.
tions se succédant rapidement
Lieux de concerts pop sur la pe-
2
louse des stades de football ou en
extérieur
Surface utile nette à disposition des visiteurs
Discothèques, lieux de concerts 4 (surface au sol, déduction faite du mobilier ins-
pop, sans sièges tallé de manière inamovible).
Secteurs de places debout dans les 5
Voies de passage non comprises.
tribunes

[1] Si rien d’autre n’est indiqué, il faut se fonder sur la surface de compartiment coupe-feu par ni-
veau.

24
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

ad chiffre 3.5.3 Issues des locaux


Plusieurs locaux recevant plus de 100 personnes, situés sur le même niveau

25
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

26
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

Plusieurs locaux recevant plus de 100 personnes, situés sur différents niveaux

La largeur des voies d'évacuation est détermi-


née par le niveau sur lequel se trouve le local
recevant le plus grand nombre de personnes.
Local recevant 400 personnes
Calcul de la largeur des voies d'évacuation
(largeur des issues et des escaliers):
400 pers. · 0,6 m = 4,0 m
60 pers.
Solutions possibles :
a : 2 · 2,0 m = 4,0 m
b : 2 · 1,2 m + 1 · 1,6 m = 4,0 m
c : 1 · 2,5 m + 1 · 1,5 m = 4,0 m
1) Couloir de liaison situé au niveau d'entrée,
menant directement à un lieu sûr à l'air libre et
répondant aux mêmes exigences que la voie
d'évacuation verticale

Deux locaux séparés par une cloison amovible,


recevant 260 et 240 personnes
Calcul de la largeur des voies d'évacuation
(largeur des issues et des escaliers):
260 + 240 personnes = 500 personnes
500 pers. · 0,6 m = 5,0 m
60 pers.
Solution possible :
3 · 1,2 m + 1 · 1,4 m = 5,0 m

27
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.5.4 Voies de circulation dans les grands magasins

Voies de circulation: largeur ≥ 1,2 m


Voies de circulation principales: largeur ≥ 1,8 m
Allées de fuite: largeur ≥ 3,6 m (les issues situées aux extrémités doivent avoir
la même largeur)

28
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

ad chiffre 3.5.5 Disposition des sièges dans les locaux recevant un grand nombre
de personnes

Espace libre pour le passage entre les rangées et dans les allées

Nombre de places par rangée

Fixation des sièges

sièges sièges non séparables


inamovibles par le public

Strapontins dans les voies d'évacuation

strapontins à relèvement automatique

29
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Disposition des sièges pour concerts, au rez-de-chaussée (par exemple salle de sport)

Largeur des issues (selon chiffre 3.5.3)


20 rangées de sièges à 17 personnes = 340 personnes
Largeur exigée pour les issues: 340 pers. · 0,6 m = 2,04 m ≤ 2,4 m
100 pers.
Il faut au moins deux issues, d'une largeur de 1,2 m chacune.

30
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

Disposition des sièges pour banquets, au sous-sol (par exemple salle de sport)

Largeur des issues (selon chiffre 3.5.3)


55 tables à 6 personnes = 330 personnes
Largeur exigée pour les issues: 330 pers. · 0,6 m = 3,3 m
60 pers.
Il faut au moins deux issues.
Solutions possibles : a: 1 · 2,0 m + 1 · 1,3 m = 3,3 m
b: 2 · 1,65 m = 3,3 m

31
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.6.1 Établissements d’hébergement [a]


Concept de séjour pour les bâtiments et les autres ouvrages dans lesquels séjournent des per-
sonnes temporairement ou durablement dépendantes de l'aide de tiers (par exemple les hôpitaux et
les maisons de retraite ou de soins).
Deux niveaux au maximum et surface maximale de 900 m2 par niveau

- Constitution de deux compartiments coupe-feu permettant la mise en sécurité des personnes par
transfert horizontal

Trois niveaux ou davantage, ou plus de 900 m2 par niveau

- Il faut plusieurs voies d’évacuation verticales dont chacune se trouve dans un compartiment
coupe-feu propre.

32
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

ad chiffre 3.7 Parkings


Disposition des vestibules (V) ou des sas (S) dans les parkings dont la surface de comparti-
ment coupe-feu est supérieure à 1200 m2

Les accès à des voies d’évacuation verticales qui sont vérrouillés dans les parkings (par exemple
dans les bâtiments d'habitation) ne comptent pas comme voies d'évacuation.

33
Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.9 Bâtiments élevés


Disposition des sas ou des vestibules ouverts
La distance entre les deux portes du sas ou du balcon de fuite doit être aussi grande que possible.
Les dimensions du sas ou du balcon de fuite doivent être d’au moins 2,4 m x 1,2 m.
Les sas ou les vestibules devant les ascenseurs pour sapeurs-pompiers doivent être suffisamment
grands pour permettre l’utilisation d’engins de sauvetage (civière, etc.). Les dimensions du sas ou
du vestibule doivent être d’au moins 2,4 m x 2,4 m.
Accès par des sas ventilés

Accès par des vestibules ouverts en permanence sur l'air libre

34
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Voies d’évacuation et de sauvetage / 16-15fr

ad chiffre 3.10 Bâtiments avec cours intérieures couvertes


Les exigences de protection incendie relatives aux bâtiments et aux autres ouvrages avec des cours
intérieures couvertes sont définies dans la note explicative de protection incendie de l’AEAI «Cours
intérieures couvertes».

Légende

Symboles et abréviations

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

35
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Signalisation des voies d’évacuation


Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité

01.01.2015 / 17-15fr
Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
Alimentation de sécurité/ 17-15f

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité/ 17-15f

Table des matières


1 Champ d’application 4

2 Nécessité d'équiper les bâtiments 4


2.1 Généralités 4
2.2 Équipement des bâtiments en fonction de leur affectation (voir annexe) 4
2.2.1 Bâtiments administratifs, industriels ou artisanaux, bâtiments scolaires, abris souterrains,
bâtiments élevés 4
2.2.2 Établissements d’hébergement 4
2.2.3 Parkings 4
2.2.4 Locaux recevant un grand nombre de personnes, grands magasins 4

3 Exigences 5
3.1 Signalisation des voies d'évacuation et des issues 5
3.1.1 Généralités 5
3.1.2 Disposition 5
3.1.3 Obstacles à la visibilité 5
3.1.4 Dimensions et réalisation (voir annexe) 5
3.1.5 Éclairage des signaux de secours (voir annexe) 5
3.2 Éclairage de sécurité 6
3.2.1 Généralités 6
3.2.2 Branchement (voir annexe) 6
3.2.3 Disposition des lampes 6
3.2.4 Éclairement 6
3.3 Alimentation de sécurité 7
3.3.1 Généralités 7
3.3.2 Sources d'énergie de sécurité (voir annexe) 7
3.3.3 Emplacement (voir annexe) 7
3.3.4 Réseau de distribution (voir annexe) 7

4 Contrôles 8
4.1 Projets 8
4.2 Contrôle de réception 8
4.3 Contrôles périodiques 8

5 État de fonctionnement et maintenance (voir annexe) 8

6 Autres dispositions 8

7 Entrée en vigueur 8

Annexe 9

3
Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
Alimentation de sécurité/ 17-15f

1 Champ d’application
1 La présente directive de protection incendie définit la signalisation des voies d'évacuation
et des issues et fixe les exigences auxquelles doivent satisfaire les éclairages et les alimen-
tations électriques installés à des fins de sécurité.
2 Les dispositions de la présente directive s'appliquent par analogie aux constructions mo-
bilières (comme les tentes de cirque, les halles de fêtes) pour autant que celles-ci puissent
recevoir un grand nombre de personnes.

2 Nécessité d'équiper les bâtiments

2.1 Généralités
En fonction du nombre d'occupants et de l'affectation, les bâtiments, les autres ouvrages ou
les compartiments coupe-feu doivent être équipés de signalisations des voies d'évacuation
et des issues correctement dimensionnées, ainsi que d'éclairages et d'alimentations élec-
triques de sécurité.

2.2 Équipement des bâtiments en fonction de leur affectation (voir annexe)

2.2.1 Bâtiments administratifs, industriels ou artisanaux, bâtiments scolaires, abris souter-


rains, bâtiments élevés
1 Les issues et les voies d'évacuation doivent être munies d'une signalisation de secours.
2 Un éclairage de sécurité doit être installé dans les voies d'évacuation.

2.2.2 Établissements d’hébergement


1 Les issues et les voies d'évacuation doivent être signalées par des signaux de secours
munis d'un éclairage de sécurité.
2 Un éclairage de sécurité doit être installé dans les voies d'évacuation.
3 Dans les établissements d’hébergement de type [c], l'autorité de protection incendie sta-
tue sur la nécessité d'équipement.

2.2.3 Parkings
1 Les issues et les voies d'évacuation doivent être signalées par des signaux de secours
munis d'un éclairage de sécurité.
2 Un éclairage de sécurité doit être installé dans les voies d'évacuation.
3 Un tel éclairage est aussi exigé pour la partie de la voie d'évacuation située à l'intérieur
du parking (par exemple le long des voies de circulation).

2.2.4 Locaux recevant un grand nombre de personnes, grands magasins


1 Les issues et les voies d'évacuation doivent être signalées par des signaux de secours
munis d'un éclairage de sécurité.
2 L'éclairage des signaux de secours doit rester allumé en permanence, aussi longtemps
que des personnes sont présentes.
3 Un éclairage de sécurité doit être installé dans les locaux et dans les voies d'évacuation
(voir chiffre 6 «Autres dispositions»).

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité/ 17-15f

3 Exigences

3.1 Signalisation des voies d'évacuation et des issues

3.1.1 Généralités
Le sens de fuite et les issues doivent être rendus clairement reconnaissables par une signa-
lisation et un éclairage de sécurité, en fonction du nombre d'occupants et de l'affectation des
bâtiments, des autres ouvrages ou des compartiments coupe-feu.

3.1.2 Disposition
1 Le sens de fuite doit être indiqué par des balisages lorsqu'il n'est pas immédiatement re-
connaissable ou lorsque les lieux ne sont pas familiers aux personnes qui les fréquentent
(par exemple dans les voies d’évacuation verticales et horizontales, ou en cas de change-
ment de direction).
2 Les issues qui ne sont pas immédiatement reconnaissables ou qui ne sont utilisées qu'en
cas d'urgence doivent être signalisées.
3 La signalisation doit être facilement reconnaissable et disposée de manière à ce qu'un si-
gnal de secours au moins soit visible de n'importe quel point du local.
4 La signalisation des voies d'évacuation et des issues doit être uniforme à l'intérieur d'un
bâtiment.
5 Les signaux indiquant les voies d'évacuation et les issues doivent être placés à hauteur
du linteau de porte, transversalement par rapport au sens de fuite.

3.1.3 Obstacles à la visibilité


1 Les décorations, les publicités et les autres aménagements ne doivent pas nuire à la visi-
bilité et à l'identification des signaux de secours.
2 Les autres signaux ou inscriptions lumineux ainsi que les miroirs ne doivent pas détourner
l'attention ou prêter à confusion.
3 La couleur verte ne doit pas être utilisée lorsqu'elle peut entraîner des confusions avec
les signaux de secours ou rendre leur identification plus difficile.

3.1.4 Dimensions et réalisation (voir annexe)


1 Les signaux de secours doivent être permanents et suffisamment grands pour être faci-
lement reconnaissables.
2 Les dimensions des signaux de secours dépendent de la distance à laquelle ils doivent
pouvoir être identifiés.
3 Les signaux de secours doivent être rectangulaires ou carrés et les flèches de direction et
symboles doivent être blancs sur fond vert, conformément aux normes reconnues.

3.1.5 Éclairage des signaux de secours (voir annexe)


1 Lorsqu'un éclairage des signaux de secours et du balisage des voies d'évacuation et des
issues est exigé, il doit être conçu et réalisé comme un éclairage de sécurité.
2 Les signaux de secours non lumineux ou non rétroéclairés doivent être phosphorescents.
3 Dans les locaux ne disposant pas de l'éclairage naturel ou pouvant être obscurcis, les si-
gnaux de secours doivent être munis d'un éclairage de sécurité.

5
Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
Alimentation de sécurité/ 17-15f

4 Les signaux de secours lumineux ou rétroéclairés prévus pour fonctionner en cas de be-
soin ou en permanence doivent être raccordés à une alimentation de sécurité intervenant en
cas de panne de l'alimentation de l'éclairage artificiel ordinaire.

3.2 Éclairage de sécurité

3.2.1 Généralités
1 Les éclairages de sécurité doivent être conformes à l'état de la technique et être conçus,
dimensionnés, exécutés et entretenus de manière à être efficaces et prêts à fonctionner en
tout temps. Ils doivent permettre de parcourir les locaux et les voies d'évacuation en toute
sécurité et de trouver facilement les issues.
2 L'éclairage de sécurité doit s'enclencher dans la zone déterminée par l'autorité de protec-
tion incendie, pour une durée d'au moins 30 minutes, dès qu'une perturbation de l'éclairage
artificiel ordinaire survient.
3 Les composants de l'éclairage de sécurité tels que les lampes de sécurité, les boîtes de
dérivation et d'enclenchement qui leur sont liées, ainsi que le circuit électrique de l'éclairage
de sécurité, doivent être désignés en tant que tels.

3.2.2 Branchement (voir annexe)


1 L'éclairage de sécurité doit s'enclencher dans les 15 secondes au plus tard dès qu'une
perturbation de l’alimentation électrique générale survient.
2 Les éclairages de sécurité ne doivent pas pouvoir être influencés par un interrupteur prin-
cipal ou par un interrupteur de l'éclairage ordinaire des locaux.
3 Les lampes de sécurité alimentées par une seule batterie d’accumulateurs doivent être
raccordées au dispositif de protection de surintensité du même local. Elles ne doivent pas
être équipées d'interrupteurs pouvant interrompre leur fonctionnement.
4 Les systèmes d'alimentation centralisés de l'éclairage de sécurité doivent être répartis en
zones (groupes) indépendants. Le nombre de lampes et la disposition des détecteurs de
tension doivent être conformes aux normes reconnues.
5 La répartition en groupes doit être déterminée en fonction de la mise en danger des per-
sonnes en cas de défaillance partielle de l'éclairage artificiel général.
6 Les dysfonctionnements tels que les courts-circuits, les coupures ou les courts-circuits à
la terre ne doivent pas avoir d'effets sur les autres groupes.

3.2.3 Disposition des lampes


1 L'éclairage de sécurité des voies d'évacuation et de sauvetage doit être suffisant au ni-
veau du sol et tout au long du trajet jusqu'à la sortie à l'air libre.
2 Les lampes de sécurité supplémentaires disposées à une faible hauteur au-dessus du sol
doivent être munies d'une protection incassable.
3 Les lampes de sécurité portatives ne sont admises que dans les locaux dont l'accès est
réservé au personnel de l'exploitation. Après utilisation, les lampes doivent être rechargées à
l'emplacement prévu.

3.2.4 Éclairement
L'éclairage de sécurité dans les voies d'évacuation doit assurer un éclairement d'au moins
1 lux.

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité/ 17-15f

3.3 Alimentation de sécurité

3.3.1 Généralités
1 Les alimentations de sécurité doivent être conformes à l'état de la technique et être con-
çues, dimensionnées, exécutées et entretenues de manière à être efficaces et prêtes à fonc-
tionner en tout temps.
2 Une alimentation de sécurité est requise pour l'éclairage de sécurité des locaux, des
voies d'évacuation et des signaux de secours, ainsi que pour l'alimentation des équipements
de protection incendie tels que les pompes des installations sprinklers, les ascenseurs pour
sapeurs-pompiers et les autres installations importantes en cas d'incendie.
3 En cas de panne de l'alimentation normale, elle doit s'enclencher en temps voulu et pour
la durée de fonctionnement prescrite.

3.3.2 Sources d'énergie de sécurité (voir annexe)


1 Des sources d'énergie appropriées, indépendantes de l'alimentation normale, doivent être
mises en œuvre pour l'alimentation de sécurité.
2 Les sources d'énergie utilisables à des fins de sécurité sont les suivantes:
a les batteries d'accumulateurs telles que les batteries seules, groupées ou centralisées;
b les groupes électrogènes constitués d'un alternateur dont le moteur fonctionne indé-
pendamment de l'alimentation normale;
c une ligne d'alimentation supplémentaire partant de l'alimentation normale, à condition
qu'elle en soit indépendante et que les deux lignes ne puissent tomber en panne si-
multanément.
3 L'alimentation de la signalisation des voies d'évacuation et de l'éclairage de sécurité par
des lignes supplémentaires partant de l'alimentation normale n'est pas autorisée.

3.3.3 Emplacement (voir annexe)


1 Les sources d'énergie de sécurité et les tableaux de commande les concernant doivent
être installés de manière permanente, dans des locaux à faible risque d'incendie.
2 La résistance au feu de ces locaux doit correspondre à celle du système porteur du bâti-
ment, de l'ouvrage ou du compartiment coupe-feu; elle doit cependant atteindre au moins
une résistance au feu EI 30. Les portes doivent avoir une résistance au feu EI 30.
3 Les sources d'énergie de sécurité doivent être séparées par une résistance au feu EI 60
des installations de distribution (appareillages de connexion et de commande) de l'alimenta-
tion normale.
4 La pose de batteries d'accumulateurs est autorisée dans les locaux qui ne présentent pas
de danger d'incendie. Elles doivent être protégées par un caisson de résistance EI 30.
5 Les locaux qui abritent des batteries d'accumulateurs nécessitant un entretien doivent être
suffisamment ventilés dans la zone de plafond.

3.3.4 Réseau de distribution (voir annexe)


1 Les circuits électriques de sécurité doivent être indépendants des autres circuits.
2 Le réseau de distribution de l'alimentation de sécurité doit être protégé contre les effets
de l'incendie de telle manière que le maintien de la fonction soit garanti pendant toute la du-
rée prescrite pour les appareils raccordés.

7
Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
Alimentation de sécurité/ 17-15f

3 Les éléments de l'alimentation de sécurité, tels que les dispositifs de protection de surin-
tensité, les interrupteurs, les bornes et câblages, doivent être séparés de l'alimentation nor-
male des étages par une résistance au feu.

4 Contrôles

4.1 Projets
Si l'autorité de protection incendie l'exige, les projets complexes d'éclairages et d'alimenta-
tions de sécurité ainsi que de signalisation des voies d'évacuation et des issues (par
exemple les nouvelles installations, les extensions et les modifications importantes) doivent
être annoncés avant le début des travaux, en vue de leur autorisation.

4.2 Contrôle de réception


1 Tous les éclairages et alimentations de sécurité doivent être soumis à un contrôle de ré-
ception à la fin des travaux d'installation. Une documentation doit être établie à cet effet.
2 Cette disposition s'applique également aux extensions et aux modifications importantes
d'installations existantes.

4.3 Contrôles périodiques


1 Les éclairages de sécurité doivent être contrôlés selon les indications du fabricant, mais
au moins deux fois par an pendant la durée de fonctionnement prescrite. Un contrôle annuel
suffit pour les lampes de sécurité pourvues d'un indicateur de l'état de fonctionnement.
2 Les alimentations de sécurité doivent être contrôlées annuellement sous charge. Les con-
trôles de fonctionnement doivent être effectués conformément aux données du fabricant par
des personnes qualifiées, ayant reçu les instructions nécessaires.
3 L'état de charge des batteries d'accumulateurs doit être contrôlé annuellement et le fonc-
tionnement des groupes électrogènes tous les mois.

5 État de fonctionnement et maintenance (voir annexe)


1 Les propriétaires ou exploitants d'installations doivent entretenir les éclairages et alimen-
tations de sécurité et garantir leur fonctionnement en tout temps.
2 Les travaux d’entretien (par exemple contrôles fonctionnels, maintenance, remise en état)
doivent être consignés dans un livret de contrôle.

6 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

7 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité/ 17-15f

Annexe
Les explications et illustrations de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispo-
sitions des directives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendam-
ment des dispositions, ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 2.2 Équipement des bâtiments en fonction de leur affectation

Signaux de secours Éclairage de sécurité


Bâtiments et autres ouvrages, locaux sans avec pour les pour les
éclairage éclairage voies voies d'éva-
de sécurité de sécurité d’évacuation cuation
à l'intérieur
des locaux
Bâtiments industriels et artisanaux ● ○ ● ○ [3]
Bâtiments de bureaux ● ○ ●
Bâtiments scolaires ● ○ ●
Établissements d’hébergement [a], par
ex. hôpitaux, maisons de retraite et de ● ● ○ [3]
soins
Établissements d’hébergement [b]
par ex. hôtels ● ●
Établissements isolés d’hébergement [c],
par ex. refuges de montagne [1] ● ○ ○
Bâtiments avec locaux recevant
un grand nombre de personnes, grands ● ● ●
magasins et surfaces de vente
Parkings ● ● ● [4]
Bâtiments élevés ● ○ ●
Abris souterrains [2] ● ● ○
Légende :
● requis ○ recommandé
Ces dispositions s’appliquent par analogie aux affectations et aux types de bâtiments non énumérés
ainsi qu'aux bâtiments et autres ouvrages provisoires.
[1] L'autorité de protection incendie décide de la nécessité.
[2] Uniquement pour des abris et équipements utilisés à des fins civiles.
[3] Uniquement pour des zones et des équipements particuliers.
[4] Le long des voies de circulation.

9
Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
Alimentation de sécurité/ 17-15f

ad chiffre 3.1.4 Dimensions et réalisation


Dimensions des signaux de secours
La hauteur minimale p du signal de secours dépend de la plus grande distance d à laquelle il doit
pouvoir être identifié. On applique la formule ci-dessous:

Exemples: Signaux de secours


p
Distance d'identification écl. [mm] rétr. [mm] phos. [mm]
d [m]
15 150 150* 230
20 200 150* 310
35 350 175 540

d étant la distance d'identification


p étant la hauteur minimale du signal de secours (son petit côté)
s étant une constante:65 pour les signaux phosphorescents (phos.)
100 pour les signaux éclairés (écl.)
200 pour les signaux rétroéclairés (rétr.)
* Les signaux doivent avoir une hauteur minimale de 150 mm.
La luminance minimale est de:
- 150 mcd/m2 pour les signaux phosphorescents;
- 2 cd/m2 pour les signaux éclairés ou rétroéclairés.

ad chiffre 3.1.5 Éclairage des signaux de secours


Si l’autorité de protection incendie l'exige, les signaux de secours situés près des issues doivent être
complétés par des feux clignotants de couleur verte (pouvant être activés lors d'une évacuation, par
exemple).

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité/ 17-15f

ad chiffre 3.2.2 Branchement


Exemple : lampe de sécurité avec alimentation pour tubes fluorescents

Légende:
1 Dispositif de protection de surintensité / commutateur de test
2 Interrupteur
3 Élément de lumière de secours
4 Appareil en amont
5 Tube fluorescent
Séparation de l’éclairage de sécurité en groupes indépendants
Il faut prévoir des groupes indépendants en particulier pour l'éclairage de sécurité des voies
d’évacuation et des grands compartiments coupe-feu.

11
Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
Alimentation de sécurité/ 17-15f

ad chiffre 3.3.2 Sources d'énergie de sécurité


Ligne d’alimentation supplémentaire partant de l’alimentation générale (exemple)
Montage possible

Légende:
F1 Dispositif de protection de surintensité général
F2 Dispositif de protection de surintensité de récepteurs réseau normal
F3 Dispositif de protection de surintensité de récepteurs réseau de sécurité
F4 Dispositif de protection de surintensité divisionnaire réseau normal
F5 Dispositif de protection de surintensité divisionnaire réseau de sécurité
(ascenseur pour sapeurs-pompiers, installation d’extraction de fumée et de chaleur, pompes
sprinklers, etc.)
=> pas d'éclairage de sécurité
T Transformateur usine électrique
Z Compteur / dispositif de mesure
● Inscription: ne pas mettre hors circuit en cas d'incendie
À l'intérieur du bâtiment, la ligne d'alimentation basse tension doit être protégée contre les effets de
l'incendie jusqu'à l'alimentation de sécurité.
La ligne d'alimentation moyenne et basse tension doit être sécurisée par un circuit en anneau.
Tout arrêt intempestif du réseau de sécurité doit être évité par des mesures appropriées (étique-
tage, etc.).
Toute coupure de tension en amont du dispositif de protection de surintensité doit être surveillée.

12
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité/ 17-15f

ad chiffre 3.3.3 Emplacement


Emplacements autorisés pour l'installation de sources d’énergie de sécurité:
 locaux de distribution sanitaire;
 locaux abritant des installations de sécurité;
 locaux abritant des installations de distribution à basse tension pour l'alimentation normale. Les
sources d’énergie de sécurité doivent être séparées par une résistance au feu EI 60 ou installées
dans un caisson en matériaux RF1 à une distance de 0,8 m au minimum.
Emplacements interdits pour l'installation de sources d’énergie de sécurité:
 voies d’évacuation;
 centrales de ventilation soumises à des exigences de protection incendie;
 locaux de nettoyage;
 locaux de stockage et de fabrication contenant des matières combustibles;
 locaux d'implantation d'installations thermiques soumis à des exigences de protection incendie.

13
Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE
Alimentation de sécurité/ 17-15f

ad chiffre 3.3.4 Réseau de distribution


Modes de pose autorisés pour le réseau de distribution de l’alimentation de sécurité

séparé du réseau normal et posé sous crépi, dans


du béton ou dans la maçonnerie

séparé du réseau normal, dans une gaine technique


de résistance au feu correspondant à la durée de
fonctionnement prescrite, mais d’une résistance au
feu EI 30 au minimum

en pose ouverte, le fonctionnement du réseau de


sécurité doit être garanti, conformément aux exi-
gences, au moyen d'un support et d'un montage
adaptés ainsi que d'une disposition judicieuse des
câbles.

Séparation du réseau de sécurité par une résistance au feu EI 60

Tous les côtés EI 60 avec


couvercle

Légende :
1 Dispositif de protection de surintensité pour éclairage normal
2 Dispositif de protection de surintensité pour réseau / éclairage de sécurité
3 Dispositif de protection de surintensité de surveillance de la tension réseau et charge de
l’alimentation de sécurité
4 Dispositif de protection de surintensité pour unité de commutation
5 Unité de commutation
6 Alimentation de sécurité
7 Interrupteur

14
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Signalisation des voies d’évacuation Éclairage de sécurité
Alimentation de sécurité/ 17-15f

ad chiffre 5 État de fonctionnement et maintenance


Contrôle du fonctionnement
Examen du fonctionnement des parties importantes des installations techniques. Les contrôles de
fonctionnement doivent être effectués conformément aux indications du fabricant.
Entretien
Ensemble des mesures (contrôle du fonctionnement, maintenance, remise en état) prises pour con-
server ou rétablir l’efficacité initiale des installations techniques, telle qu’elle est prescrite, ainsi que
pour déterminer et évaluer l’état actuel de ces dernières.

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

15
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Dispositifs d’extinction

01.01.2015 / 18-15fr
Dispositifs d’extinction / 18-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Dispositifs d’extinction / 18-15fr

Table des matières


1 Champ d’application 4

2 Nécessité d'équiper les bâtiments (voir annexe) 4

3 Exigences 4
3.1 Appareils d'extinction 4
3.1.1 Emplacement 4
3.1.2 Quantité 5
3.1.3 Postes incendie (voir annexe) 5
3.2 Conduites d'eau d'extinction (voir annexe) 5
3.3 Installations d'extinction à sec et par refroidissement spéciales 6
3.3.1 Étendue de la protection 6
3.3.2 Disposition et dimensionnement 6
3.3.3 Sécurité des personnes 6
3.3.4 Déclenchement 6

4 Instruction 6

5 Projets et contrôles 7
5.1 Projets 7
5.2 Contrôle de réception 7
5.3 Contrôles périodiques 7

6 État de fonctionnement et maintenance 7

7 Autres dispositions 7

8 Entrée en vigueur 7

Annexe 8

3
Dispositifs d’extinction / 18-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

1 Champ d’application
La présente directive de protection incendie définit les exigences générales que doivent
remplir les dispositifs d'extinction tels que les appareils d'extinction, les systèmes d'extinction
à sec, les installations d'extinction et de refroidissement spéciales et les conduites d'eau
d'extinction raccordées à des hydrants intérieurs. Elle détermine dans quels cas il faut en
équiper les bâtiments et les autres ouvrages.

2 Nécessité d'équiper les bâtiments (voir annexe)


1 Les bâtiments et les autres ouvrages qui présentent des dangers particuliers doivent être
équipés de dispositifs d'extinction adéquats, correctement dimensionnés pour la première in-
tervention contre le feu. Leur nombre, leur type et leur disposition sont déterminés par le
nombre d'occupants, le type de construction, l'emplacement, l'étendue et l'affectation des
bâtiments, des autres ouvrages ou des compartiments coupe-feu.
2 L'aptitude des appareils d'extinction, des systèmes d'extinction à sec et des installations
d'extinction et de refroidissement spéciales dépend de leur mode d'utilisation et des proprié-
tés de l'agent extincteur, qui doit être à disposition en quantité suffisante. Lors du choix de
l'agent extincteur, il faut tenir compte des effets secondaires nuisibles.
3 On distingue les classes de feux suivantes: classe A (matières solides), classe
B (matières liquides ou liquéfiables), C (gaz), D (métaux) et F (huiles et graisses alimen-
taires).
4 Il faut doter d'appareils d'extinction (extincteurs portatifs, par exemple) munis d'un agent
extincteur approprié et présentant une efficacité suffisante:
a les bâtiments, les autres ouvrages et les exploitations comportant des zones où l'eau
ne convient pas comme agent extincteur. Ils doivent être placés à proximité des postes
incendie ou des accès aux zones concernées;
b les bâtiments, les autres ouvrages et les exploitations dans lesquels l'utilisation de
l'eau comme agent extincteur ne convient pas du tout, au lieu de postes incendie;
c les bâtiments, les autres ouvrages et les exploitations dont l'alimentation en eau est in-
suffisante, de même que les petits bâtiments artisanaux;
d les aménagements ou les installations présentant un danger d'incendie particulier.

3 Exigences
Les dispositifs d'extinction doivent être conformes à l'état de la technique et être conçus, di-
mensionnés, exécutés et entretenus de manière à être efficaces et prêts à fonctionner en
tout temps.

3.1 Appareils d'extinction

3.1.1 Emplacement
1 Les appareils d'extinction et les conduites d’eau d'extinction seront placés de manière à
être facilement reconnaissables et accessibles. Si nécessaire, leur emplacement doit être
indiqué par des marquages ou des panneaux de signalisation.
2 Ils doivent pouvoir être mis en service en tout temps, rapidement, simplement et de ma-
nière judicieuse, sans recourir à des moyens auxiliaires externes.
3 Ils doivent être placés à l'intérieur de compartiments coupe-feu, à proximité immédiate
des issues de secours, ou dans les voies d'évacuation (par exemple les couloirs et les vesti-
bules).

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Dispositifs d’extinction / 18-15fr

4 Les appareils d'extinction peuvent être placés dans les voies d’évacuation verticales dans
les cas suivants:
a en l'absence de fermetures coupe-feu entre les voies d’évacuation verticales et hori-
zontales (par exemple dans les bâtiments administratifs ou scolaires d'une surface
d'étage brute de 900 m2 au maximum);
b lorsque plusieurs locaux sont desservis par la même voie d’évacuation verticale.
5 Il est interdit de placer des postes incendie dans les cages d’escalier de sécurité.
6 Lorsque les différents niveaux du bâtiment ou de l'ouvrage présentent une configuration
et une disposition des locaux similaires, les appareils d'extinction doivent, autant que pos-
sible, être disposés de la même manière.
7 Les appareils d'extinction doivent être installés à découvert ou logés à l'intérieur de
coffres séparés. La résistance au feu des parois formant compartiments coupe-feu ne doit
pas être affaiblie par l'installation de coffres encastrés.

3.1.2 Quantité
1 Les appareils d'extinction doivent être disposés de manière à ce qu'un incendie puisse
être combattu où qu'il se produise dans les bâtiments et les autres ouvrages. Le trajet à par-
courir jusqu'à l'appareil d'extinction le plus proche ne doit pas excéder 40 m.
2 Dans les zones présentant des dangers d'incendie particuliers, il faut installer des appa-
reils d'extinction supplémentaires aux endroits appropriés.

3.1.3 Postes incendie (voir annexe)


1 Les postes incendie seront équipés d'une vanne d'arrêt avec un branchement de dia-
mètre nominal DN 32 au moins et d'un raccord mobile relié à l'axe d'un dévidoir pivotant. Le
dévidoir doit être équipé d'un tuyau de caoutchouc indéformable suffisamment long et d'une
lance d'incendie réglable en position jet pulvérisé ou jet plein.
2 Dans des cas particuliers (par exemple dans les exploitations agricoles), le dévidoir pivo-
tant peut être remplacé par une installation de même efficacité.
3 La pression de service doit être conforme aux normes reconnues. La longueur du tuyau
ne doit pas excéder 40 m.
4 Les conduites d'amenée d'eau aux postes incendie doivent avoir un diamètre nominal
d'au moins DN 32 et être réalisées dans un matériau de la catégorie RF1. Les conduites
combustibles encastrées doivent être enrobées par un matériau de résistance au feu EI 30
ou protégées de façon équivalente.
5 La pression statique doit être de 3 bars avant les postes incendie. Le débit d'eau minimal
requis est de 16 l/min.

3.2 Conduites d'eau d'extinction (voir annexe)


Les bâtiments élevés doivent être équipés de dispositifs d'extinction, par exemple de con-
duites d'extinction sous eau ou sèches, de postes incendie avec hydrants intérieurs (dia-
mètre minimum des conduites de raccordement: DN 80) ou amplificateurs de pression. Les
exigences doivent être déterminées au cas par cas avec l’autorité de protection incendie.

5
Dispositifs d’extinction / 18-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3.3 Installations d'extinction à sec et par refroidissement spéciales

3.3.1 Étendue de la protection


L'étendue de la protection assurée par les installations d'extinction à sec et par refroidisse-
ment spéciales se limite à des locaux isolés ou à certaines zones et équipement situés à
l'intérieur des bâtiments ou à l'air libre.

3.3.2 Disposition et dimensionnement


1 Les installations d'extinction à sec et par refroidissement spéciales seront disposées et
dimensionnées de manière à assurer un refroidissement efficace ou un effet extincteur suffi-
sant. Par mesure de sécurité, il faut aménager des ouvertures de décompression.
2 Lorsque les dimensions des équipements ou des zones à protéger l'exigent, l'installation
doit être divisée en zones délimitées.
3 La conception des systèmes d'extinction à sec ainsi que le choix et la disposition des
buses dépendent de l'affectation, des conditions d'environnement et de la configuration du
local:
a la quantité d'agent extincteur et le système de distribution doivent être calculés de ma-
nière à obtenir la concentration, ainsi que le temps de noyage et le temps d'action né-
cessaires à un effet extincteur suffisant;
b les zones de noyage doivent être aussi petites que possible. Chacune doit être dimen-
sionnée séparément. Dans le cas d'installations comportant plusieurs zones de
noyage, les besoins en agent extincteur sont déterminés par la zone qui en exige le
plus.

3.3.3 Sécurité des personnes


1 Lorsque le noyage peut mettre des personnes en danger, les systèmes d'extinction à sec
doivent être équipés de dispositifs d'avertissement et de temporisation.
2 La période entre le déclenchement du signal d'alarme avertissant les personnes en dan-
ger et la libération de l'agent extincteur doit être calculée de manière à ce qu'il soit possible
de quitter la zone de noyage en toute sécurité à partir de n'importe quel point.
3 Les portes d'accès aux zones ou aux locaux protégés doivent être équipées d'une ferme-
ture automatique et munies d'un panneau avertisseur de danger.

3.3.4 Déclenchement
1 La mise en action de l'agent refroidisseur ou extincteur peut se faire automatiquement ou
manuellement. Les installations à déclenchement automatique doivent aussi pouvoir être ac-
tionnées à la main.
2 La mise en route automatique d'une installation doit être indiquée par un signal et doit dé-
clencher une alarme interne.

4 Instruction
Les personnes responsables d'une entreprise doivent instruire le personnel au sujet du ma-
niement des appareils d'extinction, des installations d'extinction à sec et par refroidissement
spéciales.

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Dispositifs d’extinction / 18-15fr

5 Projets et contrôles

5.1 Projets
L'autorité de protection incendie peut exiger que les projets d'installations d'extinction à sec
et par refroidissement spéciales (par exemple les nouvelles installations, les extensions et
les modifications importantes) lui soient soumis avant le début des travaux.

5.2 Contrôle de réception


1 Les installations d'extinction à sec et par refroidissement spéciales sont soumises à un
contrôle de réception.
2 Cette disposition concerne également les extensions et les modifications d'installations
existantes.

5.3 Contrôles périodiques


1 Les systèmes d'extinction à sec et les installations d'extinction et de refroidissement spé-
ciales doivent être contrôlés périodiquement.
2 La fréquence des contrôles dépend de la nature des installations ainsi que des locaux,
des zones et des équipements protégés.

6 État de fonctionnement et maintenance


1 Les propriétaires ou exploitants de dispositifs d'extinction destinés à la première interven-
tion contre le feu doivent entretenir les appareils, les systèmes d'extinction à sec et les ins-
tallations d'extinction et de refroidissement spéciales conformément aux prescriptions et ga-
rantir leur fonctionnement en tout temps.
2 Il faut consigner de manière adéquate et durable les dates de livraison, de recharge et de
révision des appareils d'extinction, des systèmes d'extinction à sec et des installations d'ex-
tinction et de refroidissement spéciales.
3 Les extincteurs portatifs sont soumis à des contrôles périodiques conformément aux ins-
tructions du fabricant sur la maintenance de l'appareil, en plus des contrôles internes de
l'état de fonctionnement.

7 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou http://www.praever.ch/fr/bs/vs).

8 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

7
Dispositifs d’extinction / 18-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Annexe
Les explications de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispositions des di-
rectives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendamment des dispo-
sitions, ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 2 Nécessité d'équiper les bâtiments


Dispositifs d'extinction requis
Postes Extincteurs
Affectation
incendie portatifs [1]
Établissements d’hébergement [a] ● ●
Établissements d’hébergement [b] ○ ●
Établissements d’hébergement [c] ●
Grands magasins d'une surface de plus de 1’200 m2 ● ●
2
Surfaces de vente de moins de 1’200 m et recevant plus de
300 personnes ●
Locaux recevant un grand nombre de personnes ●[2] ●
Bâtiments de bureaux ○
Écoles ○
Bâtiments industriels et artisanaux, entrepôts :
 jusqu'à 1’200 m2 consacrés à ces affectations ○ ●
 plus de 1’200 m2 consacrés à ces affectations ● ●
Entrepôts à hauts rayonnages [3]
Parkings ○
Bâtiments agricoles :
 partie affectée à l'exploitation [grange / étable], surface de plus ○
de 3’000 m3

Maisons à plusieurs appartements
Bâtiments élevés [4]

● requis ○ conseillé
Ces dispositions s'appliquent par analogie aux affectations et aux types de bâtiments non énumérés
ainsi qu'aux bâtiments et aux autres ouvrages provisoires.
[1] Valeur indicative: un extincteur portatif par 600 m2 de surface.
[2] Requis si le local peut recevoir plus de 2’000 personnes.
[3] Les postes incendie et les extincteurs portatifs ne sont pas nécessaires dans les entrepôts à
hauts rayonnages non accessibles aux personnes.
[4] Doivent être équipés de colonnes sèches ou humides et de bouches d'incendie intérieures.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Dispositifs d’extinction / 18-15fr

Effet des agents extincteurs sur les différents types de feu

Combustible Aspect Exemples Agent extincteur / efficacité

Dioxyde de carbone (CO2)


Mousse/CAFS/agent

Agents de classe F
Eau en jet plein
Eau pulvérisée

Poudre AB
mouillant

Poudre B
Poudre D
Matières Incandescence Bois, papier, textiles,
solides non et flammes charbon, matières
synthétiques non fu-     ▼ ▼  ▼
fusibles sibles

Liquides, Flammes Solvants, huiles,


solides fu- cires, matières syn-
thétiques fusibles
▼     ▼  
sibles

Gaz Flammes Propane, butane, acé-


tylène, gaz naturel, ▼ ▼ ▼   ▼ ▼ 
méthane, hydrogène

Métaux Incandescence Sodium, magnésium,


aluminium ▼ ▼ ▼ ▼ ▼  ▼ ▼

Flammes, ex- Huiles et graisses


Huiles et
graisses
plosion en cas utilisées pour frire ou
de contact griller
▼ ▼ ▼   ▼  ▼
alimentaires avec de l'eau
Distance minimale en fonction de
la tension

Équipements Flammes, étin- Enseignes


neuses,
lumi-
téléviseurs,
celles
Uniquement si hors

électriques appareils électriques,


installations photovol-
taïques
< 1‘000 V 5m 1m 1m 1m ▼ ▼ 1m
tension

> 1‘000 V 10m 5 m 5m 5m ▼ ▼ 5m

 convient très bien

 convient partiellement
▼ ne convient pas

9
Dispositifs d’extinction / 18-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

ad chiffre 3.1.3 Postes incendie


Le raccordement des postes incendie avec addition d'émulseur au réseau d'eau potable est soumis
à une attestation de conformité. Celle-ci peut être obtenue auprès de la Société Suisse de l'Industrie
du Gaz et des Eaux (SSIGE), par exemple.
Prescriptions complémentaires à observer lors de l'installation de postes incendie: voir chiffre 7
«Autres dispositions».

ad chiffre 3.2 Conduites d'eau d'extinction


Les conduites d'eau d'extinction doivent remplir les conditions suivantes:
 être conçues pour une pression de service de 16 bar;
 diamètre nominal DN 80, acier zingué ou acier fin;
 alimentation en eau avec raccord Storz 55 ou 75, distante de 10 m au maximum de l'aire de sta-
tionnement du tonne-pompe. Elle doit porter l'inscription Alimentation en eau . L'emplacement
exact doit être choisi d'entente avec le commandement des sapeurs-pompiers;
 les points de prélèvement, depuis le 1er étage jusqu'aux combles et dans tous les sous-sols (par
rapport au terrain adjacent servant à l'intervention des sapeurs-pompiers), doivent être équipés
de vannes incendie 2“ plombées ou de raccords Storz 55 ou 75. Ils doivent être disposés dans
les sas de la cage d’escalier ou, s'il n'y en a pas, dans le couloir / compartiment coupe-feu à
proximité immédiate de la porte de la cage d'escalier. Ils doivent être signalisés comme suit:
Colonne sèche pour sapeurs-pompiers ;
 tous les points d'alimentation et de prélèvement doivent être pourvus de bouchons de fermeture
Storz (avec orifice de vidange 3 mm);
 un aérateur / purgeur automatique de conduites d'extinction doit être monté au point le plus élevé
de la colonne sèche;
 ce dispositif doit garantir que la colonne soit purgée et se remplisse d'eau en l'espace de
60 secondes;
 un dispositif de vidange, placé au point le plus bas de la colonne, doit garantir la vidange com-
plète après utilisation. La conduite de vidange doit avoir un diamètre maximal DN 10 et doit ame-
ner l'eau dans un écoulement ouvert ou à l'air libre;
 les colonnes doivent être contrôlées annuellement. En cas d'utilisation de vannes incendie plom-
bées, il faut vérifier mensuellement qu'elles sont fermées et que le plombage est intact. Les tra-
vaux de maintenance doivent être consignés dans un carnet de contrôle;
L'installation de colonnes dans les sas des cages d'escalier de sécurité est autorisée.

Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou
duplication autorisées avec mention de la source.

10
Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio

DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Installations sprinklers

01.01.2015 / 19-15fr
Installations sprinklers / 19-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

© Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA

Remarques:

Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur
fond gris.

Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse
www.praever.ch/fr/bs/vs

Distribution:
Association des établissements cantonaux d’assurance incendie
Bundesgasse 20
Case postale
CH - 3001 Berne
Tel 031 320 22 22
Fax 031 320 22 99
Courriel mail@vkf.ch
Internet www.vkf.ch

2
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Installations sprinklers / 19-15fr

Table des matières


1 Champ d’application 4

2 Nécessité d'équiper les bâtiments 4


2.1 Généralités 4
2.2 Équipement des bâtiments en fonction de leur affectation 4
2.2.1 Bâtiments industriels, artisanaux ou administratifs 4
2.2.2 Grands magasins 4
2.2.3 Bâtiments et autres ouvrages avec locaux recevant un grand nombre de personnes 4
2.2.4 Parkings et garages pour véhicules à moteur 5
2.3 Équipement des bâtiments et ouvrages particuliers 5

3 Exigences 5
3.1 Généralités 5
3.2 Étendue de la protection 5
3.2.1 Principes 5
3.2.2 Exceptions admises (voir annexe) 6
3.2.3 Exceptions nécessaires 7
3.3 Temporisation du jaillissement de l’eau 7
3.4 Centrales sprinklers 7
3.5 Alimentation en eau (voir annexe) 7
3.6 Alarme 8
3.6.1 Généralités (voir annexe) 8
3.6.2 Dispositifs d’alarme et de commande 8
3.7 Matériel 9
3.8 Vannes (voir annexe) 9

4 Conception, montage et fonctionnement 9


4.1 Généralités 9
4.2 Documentation (voir annexe) 9
4.3 Applications spéciales 10
4.4 Mise hors service passagère et défaillance 10
4.5 Arrêt ou démontage 10

5 Projets et contrôles 10
5.1 Projets 10
5.2 Contrôle de réception 11
5.3 Contrôles périodiques 11
5.4 Révision générale 11

6 État de fonctionnement et maintenance 11

7 Autres dispositions 11

8 Entrée en vigueur 11

Annexe 12

3
Installations sprinklers / 19-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

1 Champ d’application
1 La présente directive de protection incendie définit les exigences générales que doivent
remplir les installations sprinklers et détermine dans quels cas il faut en équiper les bâti-
ments et les autres ouvrages.
2 N'entrent pas dans le cadre de la présente directive les prescriptions régissant de façon
détaillée l'étude, l'exploitation, la maintenance et le contrôle des installations sprinklers, afin
que celles-ci soient conformes à l'état de la technique.

2 Nécessité d'équiper les bâtiments

2.1 Généralités
1 En fonction du nombre d'occupants et de l’affectation, les bâtiments, les autres ouvrages
ou les compartiments coupe-feu doivent être équipés d'installations sprinklers correctement
dimensionnées.
2 Les installations sprinklers peuvent être prises en considération pour déterminer la résis-
tance au feu du système porteur et des parois et plafonds formant compartiment coupe-feu,
ainsi que la surface maximale des compartiments coupe-feu.

2.2 Équipement des bâtiments en fonction de leur affectation

2.2.1 Bâtiments industriels, artisanaux ou administratifs


L'autorité de protection incendie peut exiger la mise en place d'une installation sprinklers
dans les bâtiments industriels, artisanaux ou administratifs si:
a la surface maximale de compartiment coupe-feu indiquée dans la directive de protection
incendie « Distances de sécurité incendie, systèmes porteurs et compartiments coupe-
feu » est dépassée et si l’installation sprinklers représente une mesure judicieuse sur le
plan de la protection incendie technique, compte tenu de l’affectation actuelle;
b il y a un risque d'incendie à propagation rapide;
c le danger d'activation est élevé;
d des matières dangereuses sont utilisées ou stockées;
e la charge d'incendie est élevée.

2.2.2 Grands magasins


Une installation sprinklers est exigée dans les grands magasins dont la surface de compar-
timent coupe-feu est supérieure à 2’400 m2. Les entrepôts et les locaux attenants servant à
l'exploitation doivent être inclus dans la protection. L'installation doit être complétée par des
déclencheurs manuels d'alarme.

2.2.3 Bâtiments et autres ouvrages avec locaux recevant un grand nombre de personnes
L'autorité de protection incendie peut exiger une installation sprinklers dans les bâtiments et
les autres ouvrages qui comportent des locaux recevant un grand nombre de personnes.

4
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Installations sprinklers / 19-15fr

2.2.4 Parkings et garages pour véhicules à moteur


1 Doivent être équipés d'une installation sprinklers les garages souterrains à un ou plu-
sieurs niveaux dont la surface de compartiment coupe-feu par niveau est supérieure à
4’800 m2, ainsi que ceux à plusieurs niveaux, avec des liaisons ouvertes, dont la surface de
compartiment coupe-feu est supérieure à 2’400 m2.
2 Doivent également être équipés d'une installation sprinklers les garages hors terre fermés
dont la surface de compartiment coupe-feu est supérieure à 4’800 m2 et ceux, partiellement
ouverts (murs d'enceinte comportant au moins 25 % d’ouvertures non fermables), à un ou
plusieurs niveaux, dont la surface de compartiment coupe-feu est supérieure à 9’600 m2 par
niveau. Les liaisons ouvertes sont admises.
3 Par ailleurs, une installation sprinklers est exigée dans les garages mécanisés ou auto-
matiques destinés au parcage compact de plus de 50 véhicules.

2.3 Équipement des bâtiments et ouvrages particuliers


Les bâtiments et ouvrages particuliers (par exemple, les bâtiments élevés, les entrepôts à
hauts rayonnages, les bâtiments comprenant des cours intérieures couvertes, les bâtiments
à façades double-peau, les halles d'exposition, les infrastructures de transport) doivent être
protégés par une installation sprinklers si l'autorité de protection incendie l'exige.

3 Exigences
Les installations sprinklers doivent être conformes à l'état de la technique et être conçues,
dimensionnées, exécutées et entretenues de manière à être efficaces et prêtes à fonctionner
en tout temps.

3.1 Généralités
1 Les installations sprinklers doivent, en cas d'incendie, donner l'alarme, amener automati-
quement l'eau d'extinction jusqu'aux locaux à protéger et éteindre l'incendie ou le contenir
jusqu'à l'arrivée des sapeurs-pompiers. Elles peuvent aussi être utilisées pour actionner
d'autres équipements de protection incendie qui ne sont pas destinés à assurer la sécurité
des personnes.
2 La conception des installations sprinklers, ainsi que le choix et la disposition des buses
dépendent de l'affectation et de la configuration des locaux, et du danger d'incendie. Dans
les entrepôts, il faut tenir compte du type de stockage et de la hauteur des piles, ainsi que du
mode d'emballage. Les installations sprinklers doivent être conçues pour assurer une protec-
tion totale.
3 Lorsque la grandeur des surfaces à protéger l'exige, il faut diviser les installations sprin-
klers en plusieurs zones possédant chacune sa propre station de contrôle.
4 Les installations sprinklers doivent être pourvues d’un marquage permettant d’identifier
l’entreprise responsable, laquelle doit être reconnue par l’AEAI.

3.2 Étendue de la protection

3.2.1 Principes
1 Les installations sprinklers assurant une protection totale couvrent l'ensemble du bâtiment
ou de l'ouvrage, à l’exception des locaux et des zones isolés par une séparation résistante
au feu qui en sont expressément exemptés.
2 Les installations sprinklers assurant une protection partielle couvrent au moins un com-
partiment coupe-feu entier.

5
Installations sprinklers / 19-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3 Les installations sprinklers doivent protéger les annexes et les espaces couverts servant
d’entrepôts ou abritant des véhicules à moteur, des remorques, des containers, etc., lorsque
le compartimentage coupe-feu présente une résistance au feu insuffisante par rapport aux
affectations voisines.
4 Des mesures de substitution doivent être prises, d’entente avec l’autorité de protection in-
cendie, dans les zones qui ne peuvent pas être équipées de sprinklers pour des raisons
techniques (locaux de grande hauteur, par exemple).

3.2.2 Exceptions admises (voir annexe)


Il est possible de renoncer au montage de sprinklers:
a dans les locaux isolés par une séparation résistant au feu et où sont mis en œuvre des
procédés de fabrication par voie humide;
b dans les salles d'eau telles que lavabos et toilettes qui n’abritent ni stocks ni déchets
combustibles;
c dans les locaux techniques présentant un faible danger d’incendie tels que les centrales
de ventilation, les locaux de production de froid, de traitement de vapeur et de machine-
ries de transport, les stations de distribution d’eau et de vapeur, dans les locaux servant
exclusivement à l’entreposage de mazout, de même que dans ceux contenant unique-
ment des installations à très basse, basse ou haute tension. Ces locaux doivent former
des compartiments coupe-feu distincts;
d dans les petits locaux ou cabines dont la surface au sol n'excède pas 4 m2;
e dans les chambres froides et les locaux frigorifiques d'une surface au sol maximale de:
- 50 m2 en l’absence de résistance au feu;
- 200 m2 lorsqu'ils forment des compartiments coupe-feu séparés et que l'isolation ther-
mique est combustible;
- 600 m2 lorsqu'ils forment des compartiments coupe-feu séparés et que l'isolation ther-
mique est constituée de matériaux RF1;
f dans les vides sanitaires dont la charge thermique est nulle, pour autant qu’ils soient sé-
parés des zones adjacentes par des éléments de construction résistant au feu, constitués
de matériaux de construction RF1;
g dans les voies d’évacuation verticales formant compartiment coupe-feu;
h dans les gaines d'ascenseur;
i dans les espaces vides des faux plafonds et des faux planchers lorsque la charge ther-
mique est inférieure à 50 MJ/m2 ou qu'il n'y a pas de danger d’activation lié à la présence
de transformateurs, de régulateurs, de moteurs de clapets de ventilation, etc. (La charge
thermique doit être calculée en tenant compte des éléments de construction limitant
l’espace vide, à l'exception des planchers et des plafonds).
En cas de charge thermique limitée localement, inférieure à 100 MJ/m2 ou à 100 MJ par
mètre linéaire, et en l'absence de danger d'activation, une surveillance n'est pas non plus
requise;
j dans les espaces vides des faux plafonds lorsque la hauteur, mesurée entre leur bord in-
férieur et le bord inférieur du plafond brut, ne dépasse pas 0,3 m, ainsi que dans ceux des
faux planchers, lorsque la hauteur, mesurée entre leur bord supérieur et le bord supérieur
du plancher brut ne dépasse pas 0,35 m ;
k zones climatiques intermédiaires des façades double peau.

6
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Installations sprinklers / 19-15fr

3.2.3 Exceptions nécessaires


1 Dans les cas où l’eau ne convient pas comme agent extincteur et qu’une installation
sprinklers ne représente donc pas une solution appropriée, il faut, d’entente avec l’autorité
de protection incendie, établir un concept de protection incendie incluant des mesures de
substitution aptes à garantir une protection équivalente (inertisation, protection d’objet à
l’aide d’une installation d’extinction à gaz, enveloppe de protection, compartiment coupe-feu
séparé, etc.).
2 Les installations sprinklers ne conviennent notamment pas pour:
a les silos ou récipients dont le contenu est susceptible de gonfler;
b les fours et les installations de chauffage industrielles, de même que pour les équipe-
ments industriels (bains d'huile et de sels, creusets, bains électrolytiques et équipe-
ments analogues), où l'eau d'extinction peut accroître le danger;
c les matières dégageant des gaz combustibles au contact de l’eau (l’eau peut néan-
moins être l'agent extincteur adéquat lorsque ces matières se trouvent dans un embal-
lage combustible);
d les autres zones, locaux ou lieux dans lesquels l’eau d’extinction des sprinklers peut
représenter un danger.

3.3 Temporisation du jaillissement de l’eau


Dans les installations sous air et les installations avec addition d’agents extincteurs, la tem-
porisation du jaillissement de l’eau ou du mélange doit être limitée de manière à obtenir,
avec le temps de fonctionnement nominal, une efficacité équivalente à celle des installations
dont l'effet extincteur est immédiat.

3.4 Centrales sprinklers


1 Les centrales sprinklers doivent être situées dans des compartiments coupe-feu séparés
de la même résistance au feu que le compartimentage coupe-feu correspondant à
l’affectation, mais au moins EI 30. Elles doivent comporter un accès sûr et protégé (par
exemple depuis l’extérieur ou depuis une voie d’évacuation verticale) et être placées au 1er
étage, au rez-de-chaussée ou au 1er sous-sol. Les portes doivent présenter une résistance
au feu El 30. Les voies d'accès aux centrales sprinklers doivent être signalisées.
2 Il faut prévoir un système de contrôle d'accès adéquat, qui ne fasse pas obstacle à l'inter-
vention des sapeurs-pompiers.

3.5 Alimentation en eau (voir annexe)


1 Pour toute installation sprinklers, il faut disposer d’une alimentation en eau performante
qui:
a soit fiable;
b fournisse le débit exigé pendant le temps de fonctionnement nominal défini tN
c ait la pression nécessaire.
2 En règle générale, les installations sprinklers doivent être raccordées au réseau public de
distribution d'eau. Si sa capacité, y compris la réserve nécessaire à l'intervention des sa-
peurs-pompiers, ne suffit pas à l'alimentation des installations sprinklers, il faut mettre en
place un approvisionnement propre à l'exploitation, indépendant ou combiné avec le réseau
public (voir chiffre 7 «Autres dispositions»).

7
Installations sprinklers / 19-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

3 Lorsque la sécurité de fonctionnement l'exige, les installations sprinklers doivent être sur-
veillées de façon à empêcher d'éventuelles perturbations de l'approvisionnement en eau
d'extinction.
4 Le temps de fonctionnement nominal tN de l’installation sprinklers est une durée hypothé-
tique théorique pendant laquelle l’installation doit fournir sa puissance totale. Il dépend de
l’affectation et des dimensions du local (surface du compartiment coupe-feu AB et hauteur du
local h) ainsi que du délai d’intervention des sapeurs-pompiers.
5 Les valeurs suivantes s'appliquent pour des délais d'intervention allant jusqu'à 15 minutes
(temps d'alarme inclus):

Surface du compartiment Temps de fonctionnement nominal tN en minutes pour


coupe-feu AB hauteurs de locaux
en m2 jusqu‘à 6 m jusqu‘à 12 m plus de 12 m
2
≤ 600 m 45 min 45 min 45 min
2
≤ 900 m 45 min 45 min 60 min
2
> 600 m 60 min 60 min 60 min
jusqu’à 100 m de hauteur plus de 100 m de hauteur
Bâtiments élevés 90 min selon indication de l’autorité
de protection incendie

3.6 Alarme

3.6.1 Généralités (voir annexe)


1 Toute réaction de l'installation sprinklers doit immédiatement déclencher une alarme in-
terne et externe. L'alarme externe doit être transmise directement à la centrale officielle
d'alarme incendie.
2 Tout dérangement de l’installation sprinklers doit déclencher un signal visuel et sonore,
transmis automatiquement à un poste occupé en permanence.
3 L'alarme doit être transmise à la centrale officielle par une centrale de signalisation re-
connue par l'AEAI.
4 Les exploitants d'installations doivent élaborer une organisation adaptée aux conditions
données, en cas d'alarme ou de dérangement, et garantissant que les personnes en danger
seront alertées.

3.6.2 Dispositifs d’alarme et de commande


1 Les dispositifs d’alarme visuels et sonores doivent alerter les personnes en danger dans
la zone protégée et guider rapidement les sapeurs-pompiers vers le lieu de l’incendie.
2 Les dispositifs d’alarme visuels sont constitués de lampes ou d'autres éléments actifs de
signalisation.
3 Les éléments signalétiques des tableaux de signalisation doivent être bien visibles et clai-
rement différenciables.
4 Les installations sprinklers peuvent déclencher des dispositifs de protection incendie tels
que les fermetures coupe-feu, les installations d’extraction de fumée et de chaleur, les as-
censeurs et les installations aérauliques, pour autant qu'ils ne servent pas à la sécurité des
personnes.

8
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Installations sprinklers / 19-15fr

5 Les asservissements incendie sélectifs ne doivent pas pouvoir être commandés par des
déclencheurs manuels d’alarme (le concept de protection incendie doit en tenir compte).
6 Les détecteurs de débit doivent être utilisés uniquement pour la signalisation et non pas
pour le déclenchement d’asservissements incendie.
7 Il faut établir une documentation sur les asservissements incendie et les soumettre à des
contrôles.
8 Des signalisations et des dispositifs d’alarme locaux supplémentaires doivent être instal-
lés là où ils sont nécessaires pour alerter les personnes responsables de la protection in-
cendie.

3.7 Matériel
1 Toutes les parties de l’installation sprinklers doivent se composer de matériaux adéquats
et doivent être dimensionnées, posées et fixées de manière à répondre aux sollicitations.
2 Seuls sont autorisés les composants sprinklers (soupapes d’alarme, buses, détecteurs de
débit, etc.) bénéficiant d'une déclaration de performance ou d’un renseignement technique
valable de l’AEAI (voir chiffre 7 «Autres dispositions»).
3 L’utilisation d'additifs dans l'eau d'extinction est soumise à l’autorisation de l’autorité de
protection des eaux, en plus de celle de l’autorité de protection incendie.

3.8 Vannes (voir annexe)


1 En règle générale, aucune vanne ne doit être installée en dehors de la centrale sprinklers.
2 Avec l’accord de l’autorité de protection incendie, des vannes peuvent être installées en
dehors de la centrale sprinklers, à condition que les erreurs de manipulation soient exclues
et que la position fermée de la vanne soit indiquée sur le tableau de signalisation de
l’installation de détection d’incendie.

4 Conception, montage et fonctionnement

4.1 Généralités
1 Les exigences détaillées relatives à la conception, au montage, à l'exploitation et à l'en-
tretien des installations sprinklers sont fixées dans les spécifications techniques reconnues
par l'AEAI (voir chiffre 7 «Autres dispositions»).
2 Les installations sprinklers doivent être adaptées aux nouvelles conditions en cas de mo-
dification, de transformation ou de réaffectation des bâtiments ou des autres ouvrages, de
même que lors des révisions générales.
3 Les installations sprinklers doivent être conçues, montées et entretenues par des entre-
prises sprinklers reconnues par l’AEAI.

4.2 Documentation (voir annexe)


1 Une documentation sur l’installation doit être déposée dans la centrale sprinklers.
2 Des plans d’orientation pour les sapeurs-pompiers doivent être établis pour chaque instal-
lation sprinklers et déposés de manière bien visible aux accès destinés aux sapeurs-
pompiers.
3 Un livret de contrôle doit être tenu pour chaque installation sprinklers. Il doit être déposé
dans la centrale.

9
Installations sprinklers / 19-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

4 Tous les événements et leurs causes – tels que les dérangements, les alarmes incendie,
les alarmes intempestives, les interruptions d’exploitation, la mise hors service (soupape
d'alarme), les contrôles de fonctionnement, les travaux d’entretien, les modifications de
l’installation et les évaluations de son efficacité – doivent être scrupuleusement consignés
dans le livret de contrôle avec l’indication de la date, de l’heure, du lieu et de la personne
responsable.

4.3 Applications spéciales


Les applications spéciales (par exemple les installations réalisées selon des normes étran-
gères, les systèmes à brouillard d’eau) sont soumises à l’approbation de l’autorité de protec-
tion incendie. Il faut apporter la preuve que les objectifs de protection sont atteints.

4.4 Mise hors service passagère et défaillance


1 Les installations sprinklers ne doivent en principe pas être mises hors service.
2 L'exploitant doit être informé des interruptions dues aux travaux d’entretien, afin qu'il
puisse prendre les mesures de sécurité appropriées.
3 Toute mise hors service prévisible de plus d’un jour doit être annoncée par l’exploitant à
l’autorité de protection incendie et aux sapeurs-pompiers au moins trois jours à l’avance. Les
mêmes instances seront également informées immédiatement en cas d’interruption impré-
vue susceptible de dépasser 24 heures, avec indication de la durée probable de la panne.
4 Les transformations, extensions et réparations de l’installation doivent être exécutées le
plus rapidement possible.
5 Ces informations doivent être communiquées au moyen du formulaire AEAI «Mise hors
service / mise en service des installations sprinklers». La remise en service doit être signa-
lée à l’autorité de protection incendie et aux sapeurs-pompiers au moyen du même formu-
laire.
6 Pendant l'arrêt total ou partiel de l’installation sprinklers, toutes les mesures de sécurité
appropriées seront prises, telles que l’arrêt des équipements d’exploitation présentant un
risque d'incendie, une surveillance et une disponibilité accrues de la part des sapeurs-
pompiers de l’entreprise.

4.5 Arrêt ou démontage


1 L’arrêt définitif ou le démontage des installations sprinklers sont soumis à l’autorisation
préalable de l’autorité de protection incendie.
2 Après l’arrêt définitif, il faut signaliser clairement dans toutes les zones que l’installation
n’est plus en service.

5 Projets et contrôles

5.1 Projets
1 La conception et l’élaboration de projets de nouvelles installations sprinklers, de même
que de modifications substantielles d’installations existantes, devront être l'objet d'une clari-
fication préliminaire. Le formulaire «Approche préliminaire des installations sprinklers» de
l’AEAI doit être complété par une entreprise sprinklers reconnue par l’AEAI et remis à
l’autorité de protection incendie.

10
DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Installations sprinklers / 19-15fr

2 L’entreprise sprinklers reconnue par l’AEAI doit annoncer les projets d'installations sprin-
klers (par exemple nouvelles installations, révisions générales, extensions d’installations de
plus de 10 sprinklers ou de plus de 100 m2 de surface au sol, modifications importantes) à
l’autorité de protection incendie pour approbation, avant le début des travaux d'exécution, à
l’aide du formulaire «Annonce d’installations sprinklers» de l’AEAI.
3 Lorsque l’installation sprinklers est achevée, il faut l’annoncer à temps pour la réception
par l’autorité de protection incendie, au moyen du formulaire «Attestation
d’installation d’installations sprinklers».

5.2 Contrôle de réception


Une fois le formulaire «Attestation d’installation d’installations sprinklers» de l’AEAI remis,
les installations sprinklers sont soumises à un contrôle de réception.

5.3 Contrôles périodiques


1 Les installations sprinklers doivent être contrôlées périodiquement.
2 La fréquence des contrôles est fonction de la nature, de la taille et de l'affectation des bâ-
timents, des autres ouvrages ou des compartiments coupe-feu protégés par l'installation.

5.4 Révision générale


1 Les installations sprinklers doivent être soumises à une révision générale tous les 20 ans.
2 Les installations doivent être adaptées à l’état actuel de la technique ainsi qu’à une éven-
tuelle modification des dangers d’incendie.
3 L’entreprise sprinklers reconnue par l’AEAI doit annoncer la révision générale à l’autorité
de protection incendie pour approbation, avant le début des travaux d'exécution, à l’aide du
formulaire «Approche préliminaire en vue de la révision générale des installations sprin-
klers» de l’AEAI.

6 État de fonctionnement et maintenance


Les propriétaires et exploitants d'installations doivent entretenir les installations sprinklers
conformément aux prescriptions et garantir leur fonctionnement en tout temps.

7 Autres dispositions
Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de
la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis-
sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001
Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).

8 Entrée en vigueur
La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le 18 septembre 2014 par l'or-
ganisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves techniques
au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère obliga-
toire dans tous les cantons.

11
Installations sprinklers / 19-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE

Annexe
Les explications et illustrations de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispo-
sitions des directives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendam-
ment des dispositions, ni se voir attribuer un caractère normatif.

ad chiffre 3.2.2 Exceptions admises


Exemple de charge thermique:
100 MJ/m2 correspondent à:
6,0 kg de bois par m2 ou
3,4 kg de PVC par m2 ou
30 à 35 câbles électriques (4 x 1,5 ou 3 x 1,5 mm2 par mètre linéaire).
L’autorité de protection incendie peut exiger des preuves pour le calcul de la charge thermique.
Nécessité de protéger les espaces vides des faux p