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Construction Métallique – ENSA 2017 - HE

Ecole nationale des sciences appliquées de


Tétouan
ENSA

MODULE GC 18
CONSTRUCTION METALLIQUE
Semestre: S4
Février 2017

Hamza El Merrouni
elmerrouni.cours@gmail.com

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SEANCE 3

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Programme : Cours – TD - TP

1) Présentation générale du cours: descriptif sommaire de


l'ensemble des aspects qui seront abordés. Rappel de la RDM
de base

2) Introduction - Produits sidérurgiques – Classifications -


Nuances d'acier - Conception – Modélisations – Catalogue des
profilés métalliques.

3) Définitions - Actions et combinaison d’actions –


Sollicitations - ELS/ELU – Sécurité/fiabilité – Notions d’erreurs

4) Classification des sections transversales (1, 2, 3 ,4) - Section


soumise à la traction - Section soumise à flexion pure -
Résistance à la flexion - Résistance à l'effort tranchant

5) Métrés et estimation des coûts d’ouvrages métalliques

6) Résistance à la compression - Instabilité: Flambement

7) Contrôle à mi parcourt - Corrections

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8) Sollicitations combinées: Flexion + Effort tranchant - Flexion


+ Effort normal - Flexion déviée ou bi-axiale – Flexion déviée
composée

9) Notions d'assemblages : Boulonnés - Soudés

10) Instabilité élastique: Déversement

11) Instabilité élastique: Voilement

12) Eléments de base concernant des notions diverses: Flèches


et déformations, Fatigue, Résistance au feu, Contreventements.

13) Métrés et comparatif des coûts structure métallique vs


structure en béton armé

14) Test Oral - Corrections

15) Travaux pratiques : Application dans le cadre d’un projet,


des prescriptions réglementaires de l’Eurocode 3 au
dimensionnement des bâtiments métalliques (Par exemple :
hangar industriel).

16) Contrôle final

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Sollicitations et résistances : Conception de la sécurité au sens


des Eurocodes
Pour toutes les structures :
 Pour tout et chaque élément composant la structure :
o Pour tous les critères, vérifier que :
Sd ≤ Rd

Sd : sollicitation de calcul (sur base des actions externes)


Rd : résistance de calcul (sur base des sections et profilés choisis
pour résister aux Sd)

 N.B. pour un même élément, il va falloir souvent, valider le


Sd ≤ Rd plusieurs « fois » ; pour chacun des critères
dimensionnant : sollicitation dans l’élément, sollicitation
dans son assemblage, etc.

Sd : coefficient de sécurité >1


Rd : coefficient de sécurité < 1

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Démarche du processus de calcul de structure : Conception

1) Substituer à la réalité (complexe), une modélisation


(simplification) en fonction des choix adoptés lors de la
conception

2) Définir l’ensemble des actions agissant sur la structure ;


ainsi que leur représentation

3) Répertorier les phénomènes que l’on veut éviter : les


défaillances ; définir ensuite leurs états limites

4) Adopter un modèle de calcul représentatif du


comportement de la structure (modèle mathématique –
manuel ou logiciel) : des actions aux sollicitations.

5) Contrôler que les sollicitations Sd sont éloignées des états


limites de résistances Rd ; avec une certaine marge qui
définit la « sécurité ».

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Impacts sur la sécurité/fiabilité :


Différentes sources d’erreurs :

 Imprécisions et imperfections de conception :

- Sous estimation des charges (G et/ou Q)

- Conditions d’appuis : encastrement ou articulations =>


vision théorique d’une réalité plus complexe.

- Assemblages : notion de rigidité ou de capacité de rotation :


« lourd » à maitriser

- Effets dus à la dilatation thermique (souvent négligés)

- Déformations excessifs aux états limites de service (flèche,


déplacement, rotation…)

 Fabrication des éléments métalliques :

- Limite élastique fy n’est pas précisément déterminée

- Contraintes résiduelles de laminage (souvent oubliés)

- Module d’élasticité n’est pas constant sur une section


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- L’acier n’est pas, parfaitement élastique, isotrope et


homogène

- Les tolérances de laminage (facilement 15% d’impact sur la


rigidité et donc la contrainte sollicitante)

 Usinage (transformations de pièces):

- Erreurs sur les plans d’exécution

- Erreurs en atelier

- Cotations erronées

- Oublis de raidisseurs

- Perçage trop important

- Soudure défectueuses

 Montage sur site :

- Conception en état définitif vs en état provisoire :


déversement au levage, contreventement provisoire, etc.

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- Serrages de boulons incorrect

- Erreurs sur les nuances d’acier, diamètres de boulons ou


épaisseurs de soudure…

- Main d’œuvre non qualifié (ou pas assez) ; surtout dans des
pays tel que le Maroc…

- Frottement de platine insuffisant

 « Touche » du maitre d’ouvrage :

- Modification de destination des locaux (surcharges)

- Ajout d’autres surcharges non prévues initialement

- Absence de maintenance et d’entretien (corrosion, etc.)

- Intérêt éternel d’optimisation, parfois, non contrôlée ou


justifiée

- Dans certains cas, une obsession des délais => impact


majeur sur la qualité d’exécution

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 Idéalisation/simplifications de la RDM :

- Les charges ne sont jamais contrées

- Les poteaux sont rarement verticaux

- Les poutres sont rarement rectilignes

- Les sollicitations ne sont pas nécessairement selon les axes


d’inertie

L’Eurocode 1 – composition principale :

Norme commune à l’ensemble des Eurocodes qui eux, ont trait


aux règles de calculs spécifiques liés aux matériaux concernés

- Définition de base de calcul commune à tous les Eurocodes

- Modélisation et définition des gradeurs caractéristiques des


actions à prendre en compte dans les calculs (charges
permanentes, d’exploitation, vent, neige, température, etc.)

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L’Eurocode 3 – composition principale :


- Domaines de validité

- Principes et règles de fiabilité : combinaisons d’actions et


pondérations de ces dernières)

- Qualité et caractéristique des matériaux

- Modèles d’analyse (détermination des sollicitations)

- Etat limite de service : construction fonctionnel sous


charges fréquentes

- Etat limite ultime : construction ne doit pas subir de


désordres graves sous charges exceptionnelles, extrêmes,
rares

- Règles particulières de vérification de la résistance (section


de barres, instabilité, assemblage

- Resistance à la fatigue

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Etats limites ultimes et états limites de service en construction


métallique:

Un état-limite est un état extrême et particulier, au-delà duquel


la structure ne satisfait plus aux exigences pour lesquelles elle a
été conçue et dimensionnée. Au sens de l’EC, on distingue Etats
limites ultimes : ELU et Etats limites de service : ELS

Etats limites ultimes : ELU


Correspond à un cas de charge exceptionnel, ultime, pour lequel,
la stabilité de l’ouvrage doit rester garantie bien qu’elle soit à la
limite de la ruine
Une structure atteint un état limite ultime lorsqu’au moins, un
des modes de ruine/défaillance ci-dessous est atteint :
- Perte d’équilibre statique

- Atteinte en un point donné de la structure de la limite


d’élasticité : entrée en plasticité (critère théorique, ne
traduisant pas une ruine au sens propre du terme)

- Formation d’un mécanisme de ruine par formation


successive de rotules plastiques (=> mécanisme de ruine
instable)

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- Déformation trop importante (condition de déformabilité de


la structure inacceptable) : structure trop souple

- Instabilité de forme (soit de la structure dans son ensemble,


soit d’un élément de celle-ci)

- Rupture (fragile ou ductile) due à des conditions


particulièrement défavorables, de chargement, température,
etc.

- Fatigue ou fissuration progressive (surcharge répétées) =>


rupture type brutale

Etats limites de service : ELS


Cas de chargement correspondant à l’utilisation courante et
quotidienne de l’ouvrage : limitation de déformations afin de
limiter les désordres qui seraient induits/engendrés par des
déformations excessives.
Un Etats limites de service : ELS est un état pour lequel la
structure ne remplit plus les fonctions pour lesquelles elle a été
conçue.
Une structure atteint un état limite de service lorsqu’au moins,
une des défaillances ci-dessous est constatée :

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- Déformations ou flèches inadmissibles, impactant


l’exploitation efficace ou fonctionnelle de l’ouvrage

- Vibrations, oscillations donnant lieu à un inconfort des


occupants.

- Tout mouvement engendrant des dégâts dans les murs de


partitions, façades ou autre élément rigide (impact sur les
éléments non structuraux)

- Fissurations

Quelques définitions :

 Actions : forces ou couples dus aux charges extérieures


imposées à une construction (charge permanente, charge
d’exploitation, séisme, vent, houle,…) ; en outre, une
action peut être engendrée par une déformation imposée
(par exemple : tassement différentiel des appuis).
Charge  action

 Les combinaisons d’actions sont des ensembles constitués


par des actions à considérer simultanément dans les calculs
qui permettent de vérifier la fiabilité d’une structure vis-à-
vis d’un état limite (ELU ou ELS)

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 Les sollicitations (notées S) sont des efforts internes (effort


normal. effort tranchant. moment fléchissant. moment de
torsion) et des déplacements rapportés à une section ou à un
élément obtenus après une analyse de la structure. Les
sollicitations de calcul sont notés Sd

 Les états limites sont un ensemble d’états pour lesquels il


convient de justifier de la sécurité d’une construction. Au-
delà des critères caractérisant ces états limites, la
construction ou l’élément de structure considéré et jugé
inapte à remplir sa fonction. On distingue les états limites
ultimes et les états limites de service.

 Les situations sont des conditions dans lesquelles se trouve


une construction au cours de son cycle de vie. Par
exemple : le transport. Le lancement d’un pont. un pont en
service, etc. La situation de projet est une situation dans
laquelle se trouve la construction dans un intervalle de
temps pendant lequel la distribution de toutes les données
de fiabilité peuvent être considérées comme constantes.

 Les résistances (noté R) s’appliquent à tout critère lié à un


état imite. La résistance de calcul (notée Rd) inclut
l’application de facteurs partiels de sécurité appropriés.

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Actions :

Valeurs caractéristiques et de calcul des actions :

 Valeur caractéristique del’action : Fk : principale valeur


représentative (représente la valeur a priori d’être atteinte
du coté des valeurs les plus défavorables, au cours d’une
période de référence donnée)

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 Valeur de calcul de l’action: Fd


= Valeur caractéristique de l’action x coefficient partiel de
sécurité

C’est la valeur utilisée dans les combinaisons d’actions

Valeurs caractéristiques et de calcul des résistances :

 Valeur caractéristique de la résistance ou résistance


caractéristique: Rk : valeur de résistance présentant une
probabilité de ne pas être atteinte. (EC3, annexe Z)

 Valeur de résistance de calcul: Rd


= Valeur de résistance caractéristique/coefficient partiel de
sécurité

C’est la valeur utilisée pour être comparée à des sollicitations de


calcul

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Facteurs partiels de sécurité (appliqués sur les valeurs de


résistance caractéristique) :

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Combinaisons d’actions selon l’Eurocode 1:


Très nombreuses ; on ne considère que celles qui manifestent les
conséquences les plus défavorables.
 A l’ELU :

- Combinaisons fondamentales

- Combinaisons accidentelles

 A l’ELS :

- Combinaisons rares

- Combinaison fréquente

- Combinaison quasi permanentes

Voir tableau ci-dessous :

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Avec :

Coefficient d’accompagnement des charges variables : pas


d’application obligatoire ; fonction des DAN. Les valeurs de ces
coefficients selon l’EC1 sont données ci-dessous :

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D’une façon plus simple (selon Morel):


 ELU :

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 ELS :

En pratique…. :
ELU : 1.35 G +1.5 Q
ELA : G+A+Q
ELS : G+Q

Détermination (réglementaire) des charges :

Ainsi que leurs « équivalents » au Maroc…

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TD Séance 3 :

Documents indispensables: Catalogue des profilés laminés


(Consultez les catalogues complets, fournis en tant qu’Annexes
à la Séance 2)

Comparaison des types de profilés métalliques laminés


marchands, en appliquant les règles de la RDM :

Soit un plancher métallique rectangulaire, de 3 m x 7 m, portant


dans le sens court; sur deux poutres métalliques de 7 m.
Les deux poutres de 7 m sont encastrées sur 2 poteaux à leur
extrémité. (Total : 4 poteaux).

Charge surfacique : 5 kN/m2


Poids propre du panneau : 2 kN/m2

1) En appliquant les règles de la RDM, et en négligeant


l’influence de l’effort tranchant, dimensionner les poutres
de 7m, en fonction de chaque type de profilés laminés :
IPE/HEA/HEM/Tube rectangulaire

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A : IPE
B : HEA
C : HEM
D : Tube rectangulaire

2) Considérons les prix unitaires suivants par famille de


profilés: IPE : 15 dh/kg ; HEA 16 dh/kg ; HEM 18 dh/kg ;
Tube rectangulaire : 19 dh/kg
 Quel est le profilé le moins cher

3) Parmi les 4 types, quel est le profilé qui a le moins


d’impact sur l’architecture.

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