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III.

La méthodologie

A. Technique de documentation

Pour la réalisation de ce mémoire il a fallu la consultation et l'interprétation de


nombreux types de documents. Les documents auxquels il a fallu recourir sont de
trois sortes : la bibliographie, la webographie et la sitographie.

1. Recherche bibliographique

Diriger une recherche concernant « la fiscalité et choix de gestion » requiert de


nombreux documents manuscrits. Le premier document de référence a été la loi
2003 - 036 du 30 janvier 2004 portant sur les sociétés commerciales afin d'en savoir
plus sur le statut des sociétés. Le second a été le Code Général des Impôts 2011
portant sur la loi de finances 2010, 2011 et 2012 parce qu'elle a permis de connaitre
les impôts et taxes en vigueur et les régimes spécifiques à tous types d'entreprises.
La troisième a été la loi des finances 2011 et 2012 qui ont permis de connaitre les
taux que l'Etat a imposé à cause des recettes et des dépenses prévues pour l'année
2011. D'autres documents manuscrits ont été lus afin d'étoffer les connaissances
concernant la fiscalité en général et la fiscalité malgache. Ces documents sont
d'auteurs différents qui ont une vision propre de la fiscalité et de l'optimisation fiscale.
Ces livres sont cités en bibliographie.

2. Webographie et Sitographie

Dans la recherche moderne les livres ne sont plus la seule source d'information
accessible au public. Grâce à la technologie et plus particulièrement « Internet »,
l'Homme peut recueillir des informations venant du monde entier. La webographie a
été d'une grande aide car elle a rendu possible la recherche de document
concernant la fiscalité d'autres pays que Madagascar, elle a aussi permis de voir
comment les entreprises des grandes puissances économiques gèrent le facteur
fiscal et également de pouvoir étudier des théories concernant l'optimisation fiscale.
Ce type de document a aussi donné le moyen de comprendre que le problème de
l'optimisation fiscale n'est pas que le problème d'un seul pays mais un problème
international qu'il faut gérer le plus rapidement et efficacement possible. Les divers
sites web visités sont cités en sitographie, il y a eu également des documents de
format PDF lu et étudié afin d'avoir une approche de la fiscalité mondiale et
malgache. La sitographie a été menée en grande partie sur le site web de la DGI.

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B. Les moyens de collecte des données

Les données d'une enquête sont de 02 types : les données primaires et les données
secondaires. La collecte de ces données s'est faite de différentes manières qui sont
spécifiques aux types de données qu'il a fallu rechercher.

1. Les visites d'entreprises


La collecte des données primaires s'est faite par des visites d'entreprises, c'est -à -
dire par la descente sur terrain. Ces visites ont été réalisées auprès d'entreprises
spécifiques et choisies selon des critères bien définies telles que la taille, la raison
sociale et le secteur d'activité. Les enquêtes sur terrain ont été faites selon un
calendrier bien précis afin d'avoir le plus d'informations fiables et précises possibles.
Lors de ces visites périodiques, il y a eu des entretiens avec les responsables qui
sont en charge de la fiscalité. Cela afin d'obtenir les informations nécessaires, plus
précisément les informations fiscales de l'entité. Les visites ont été très dures à
cause de la réticence des responsables à divulguer les informations concernant la
fiscalité de leurs entreprises. Néanmoins, ils ont coopérés et ont acceptés de livrer
des renseignements qui se sont avérés très utiles pour la bonne marche de la
recherche et la réalisation de l'étude.

2. Documentation

La documentation a donnée la possibilité de réaliser la récolte des données


concernant la fiscalité et améliorant ainsi les connaissances de ce terme très en
vogue mais méconnu. La bibliographie a été d'une aide précieuse car elle a permis
de recueillir de nombreux renseignements traitant de la fiscalité. Il a juste fallu
recouper les données réunies afin de faire resurgir les informations utiles au
développement du thème de l'optimisation fiscale. La toile a elle aussi contribuée
d'une manière considérable à la collecte des informations et à la manière de les
utiliser. Le monde est en constante évolution et ne cesse d'apporter des innovations
facilitant la recherche et l'acquisition d'informations : webographie et sitographie.
Internet a permis de discuter avec des personnes intéressées par la question de la
fiscalité et de la gestion fiscale à travers des forums et de consulter des sites web
intéressants tel que le site de la Direction Générale des Impôts malgache qui est un
site web très complet.

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C. L'enquête

Pour parfaire l'étude, il a fallu effectuer des enquêtes au niveau des différents
acteurs ayant un rapport avec la fiscalité. Mais avant d'être passé directement par les
enquêtes proprement dites, il a été nécessaire de réaliser une enquête naïve.

1. La pré - enquête

La pré - enquête est essentiellement une phase de recherche, c'est plus une
familiarisation avec le thème et l'environnement immédiat de ce thème. Il est
principalement constitué de la collecte des données, des recherches sur la fiscalité
en général et de ce qui entoure ce vaste domaine.

1.1.But

Le but de cette pré - enquête a été la prise de contact avec le problème afin de
délimiter et avoir ainsi une vue d'ensemble de celle - ci. Cette enquête naïve a
permis de cerner tous les éléments ayant un rapport direct ou indirect avec la
fiscalité.
1.2.Cadre pratique

La fiscalité est un domaine très vaste et étendu. La pré - enquête a été utilisée pour
établir des limites à l'étude. Le mémoire traite donc généralement des moyens
d'optimisation fiscale au niveau des entreprises qu'elles soient grandes ou petites. Il
a été indispensable de faire en premier lieu une étude des différents impôts et taxes :
IR, IS, IRSA, IRCM, TVA, droit d'enregistrement et du système de recouvrement des
impôts faites par l'administration fiscale.

1.3.Approche méthodologique

L'approche a été accomplie selon une démarche bien précise. D'abord, en abordant
des recherches concernant les données secondaires. C'est - à - dire en faisant la
collecte des informations telles que la lecture de divers ouvrages, la recherche sur le
web, la discussion sur des forums en lignes. Ensuite, il a été obligatoire de passer
par des entretiens libres avec les entreprises visitées. Ces entretiens ont été faits
avec les responsables fiscaux. Les informations réunies ont permis de concevoir le
mémoire. Enfin, ces données primaires et secondaires seront analysées et traduites
dans la partie discussions et recommandations. Lors

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de la visite d'entreprise, l'entretien auprès des entités a été dirigé grâce à des
questionnaires. Ces questionnaires ont été élaborés par rapport au contexte de
l'étude. Ils ont d'abord été faits pour connaitre l'entreprise dans son ensemble : nom,
siège sociale, activité principale, secteur d'activité pour mener vers le domaine fiscal.

2. L'Enquête

Après avoir terminé avec succès la pré - enquête et établi les limites à ne pas
franchir dans l'étude de l'optimisation et la prévention fiscale, il y a eu le passage
vers l'enquête. L'enquête s'est fait auprès d'entreprises choisies au hasard mais
suivant le critère de la taille.

2.1.But

Le but de l'enquête auprès des grandes et petites entreprises a été de rechercher


des informations et des avis de professionnels sur le thème « fiscalité et choix de
gestion », de connaitre comment ses entités géraient le facteur fiscal.

2.2.Cadre pratique

Après la réalisation de l'enquête naïve, il a fallu passer par la collecte d'informations


et de réponses à des questionnaires fraichement élaborés au niveau des entreprises
mais aussi au niveau de l'Etat. Les enquêtes auprès des entreprises ont été suivies
d'entretien avec les responsables de la fiscalité et des méthodes d'interprétation et
d'analyse des résultats obtenus. Ces collectes d'informations ont été faites en
premier lieu au niveau des entreprises qui ont acceptées de livrer certaines
informations financières de différentes années. Si des entités ont données des
informations récentes, d'autres ont refusés d'en faire autant. Ces dernières ont remis
des états financiers d'années antérieures et ont demandées d'effacer les traces de
l'année à laquelle elle appartenait. La DGI a été le second lieu de recherche
d'information, il y a eu le passage par le site web de celle - ci ( www.impôt.mg) et
ensuite la rencontre avec quelques responsables qui ont accordés certains privilèges
comme des renseignements sur le système déclaratif malgache, les procédures de
contrôle fiscal, les procédures de recouvrement des impôts et quelques notions bien
utiles. Ils ont également fournit des modèles de redressements fiscaux de quelques
sociétés mais dont la dénomination n'a pas été dévoilée en faisant appel au secret
professionnel. Ces données ont été d'une très grande aide et ont permis d'avoir une
approche financière de la fiscalité et du domaine de l'optimisation fiscale, les fraudes
et les évasions fiscales.

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2.3.Approche méthodologique

La méthodologie s'est passée d'une façon très précise, détaillée et en plusieurs


étapes. La première étape est le choix de la zone d'étude. Elle s'est faite au hasard
par la prise de contact avec plusieurs entreprises (grandes et petites entreprises),
malheureusement, seul deux d'entres elles se sont intéressées au thème de la
fiscalité. La deuxième étape a été l'élaboration du questionnaire qui a été posé aux
responsables de la fiscalité des entreprises. La troisième étape a été l'entretien sous
deux angles différents avec les personnes concernées par le thème. Cela s'est fait
par un entretien standardisé où le sujet a du répondre au questionnaire sans donner
plus de détails et puis selon le style de l'entretien semi - directif afin de laisser le sujet
s'exprimer sur sa vision de l'optimisation fiscale , de ce qu'il pense de la fiscalité
malgache et de ses aspirations. La dernière étape a été le dépouillement et la
transcription des résultats du questionnaire par la classification des réponses
obtenues, l'interprétation, l'analyse du contenu et l'impact pratique des résultats
trouvés.

D. Outils d'analyses

1. Le diagnostic SWOT

1.1. Utilisation

Le diagnostic SWOT (Strengths, Weakness, Opportunity, Threats) ou appelé plus


communément analyse FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces) est un
outil d'analyse permettant de réaliser un diagnostic interne des forces et des
faiblesses de l'entreprise ainsi qu'un diagnostic externe des opportunités et des
menaces de l'environnement de l'entreprise. Il est utilisé afin de réaliser un portrait de
la situation de l'entreprise, comprendre les besoins de celle-ci et ainsi de guider les
activités de planification et de stratégie d'une organisation.

1.2. Avantages et limites

L'analyse FFOM est avantageuse parce que c'est un outil simple à comprendre et à
utiliser, elle peut dresser rapidement un portrait interne autant qu'externe d'une
organisation, elle peut s'adapter facilement à tout genre de domaines stratégiques
relatives à la gestion et enfin d'identifier les forces et faiblesses afin de planifier une
stratégie et prendre des décisions. Elle a néanmoins ses limites. La première limite
est sa mauvaise utilisation qui peut entrainer vers un domaine d'étude trop vaste. La
seconde limite est le temps qu'il faut prendre

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pour bien le réaliser et de bien connaitre quelles sont les FFOM réelles de
l'entreprise à étudier. L'utilisation de l'analyse SWOT requiert donc une certaine
prudence car elle semble être un diagnostic simple à manier mais en somme, elle
peut mener son utilisateur vers un sujet qui n'a plus aucun rapport avec la discussion
initiale.

2. L'environnement PESTEL

L'entreprise en tant qu'organisation est un système ouvert qui est en interaction avec
son environnement qui peut être scindé en deux : l'environnement de proximité
(Université, Fournisseurs, clients, banques, ...) et l'environnement PESTEL. PESTEL
est l'abréviation de Politique, Economique, Social, Technologique, Ecologique et
Légal. Il faut prendre en compte chaque type d'environnement. Politique car les
décisions prise par l'Etat ont une grande influence sur les entreprises (réformes
fiscales, privatisation, libéralisation, ...). Economique du fait que la politique
économique que mène un pays a un impact direct sur l'entreprise (encadrement de
crédit, aide aux entreprises, détaxation). Technologique puisque le monde
d'aujourd'hui est en perpétuel changement, la technologie ne cesse de croitre et
l'innovation est de rigueur pour une entreprise qui veut réussir (déclaration en ligne,
procédé de fabrication, ...). Social car l'entreprise moderne se doit de respecter ses
salariés et prendre en compte leurs aspirations, leurs situations, leurs état d'esprit.
Ecologique parce que l'entreprise se doit d'évoluer tout en tenant compte de la
dégradation de l'environnement, de la pollution et essayer de le protéger le plus
possible. La RSE est même née pour la prise en charge de ces deux derniers types
d'environnements. Et Légal ou juridique en raison du statut des entreprises, des
différents codes à respecter (code du travail, CGI, droit des affaires, Code du
commerce, ...). L'analyse PESTEL est par conséquent une analyse presque
complète de l'environnement d'une organisation, d'un système, etc. Il faut juste
l'associer à un autre type d'environnement pour qu'elle soit complète :
l'environnement de proximité. Mais cette dernière ne sera pas employée dans ce
devoir pour diverses raisons.