Vous êtes sur la page 1sur 88

Philippe LAMBERT - Directeur Technique Campenon Bernard Méditerranée

Les commentaires accompagnant cette projection ne sont pas retranscrits dans leur intégralité
Avant propos
Ce document a été conçu dans le but d’animer une conférence
Certains éléments qu’il contient ont été empruntés
à des sites Internet et Ouvrages,
il ne fera donc l’objet d’aucune utilisation commerciale.
Il s’agit d’ouvrages de soutènement présentant en général une hauteur
importante fonction de la dimension des navires (tirant d’eau, longueur)
et de la marée.

Type de navire Tonnage en T Tirant d’eau en m


Tankers 500 000 28
Tankers 300 000 22
Minéralier 200 000 20
Minéraliers 100 000 14
Porte conteneurs 200 000 18
Porte conteneurs 50 000 14
Bateaux de croisière 15 000 12
Grands yachts 500 à 2000 6à8
Plaisance moteur 0.5 à 2
La hauteur du mur au-dessus du fond marin :
(1.15 X TIRANT D’EAU) + MARNAGE + (1.5 à 2.5)m
(au-dessus des plus hautes eaux)
Soutènements de grande hauteur

Variation biquotidienne des efforts (marée)


avec des variations de la nappe de part et d’autre du soutènement

Efforts d’amarrage et d’accostage importants


(100 à 200 T pour l’impact d’un bateau de croisière de 15000 T)
(200 à 300 T pour les tankers)

Des charges importantes sur les terre-pleins (3 à 6T/m² pour les


conteneurs, 6 à 20 T/m² pour les minéraliers)
Les quais en soutènement poids
‰ Quais en blocs
‰ Murs de soutènement en BA généralement préfabriqués
‰ Caisson en béton préfabriqués

Les rideaux de palplanches ou en parois moulées

Les gabions de palplanches

Les quais sur pieux


Quais en blocs
9 Dimension des blocs (fonction des moyens de manutention)
9 Nature du remblai (fonction des matériaux disponibles sur le site)
9 Marnage (fonction de la hauteur des marées et de la perméabilité
des remblais)
9 Surcharge sur le quai
9 Efforts d’accostage et d’amarrage

Pour la stabilité d’ensemble, on prend en compte


9 La poussée des terres déjaugées ou non
9 Le différentiel des niveaux d’eau
9 La poussée des surcharges
9 Les efforts d’accostage (favorables pour la stabilité d’ensemble,
nécessaires pour le calcul du couronnement
9 Les efforts d’amarrage
Exemple de calcul d’un quai en blocs

9 Quai à –5.00 par rapport aux plus basses eaux (PBE),


Marnage de 4 m, Terre plein à +5.00

9 Effort d’accostage de 80 T tous les 25m,


Effort d’amarrage de 100T tous les 25m.

9 Remblai
densité sèche δ=18 KN/m3 densité déjaugée δ’=11 KN/m3
ϕ= 30° δ = 20° Ka= 0.3

9 La poutre de tête (magistrale) est en béton armé ; le reste de la


structure est constituée de blocs non armés et empilés. On dispose
d’une mature sur ponton capable de lever des pièces de 55 Tonnes.
Ancrage
Terre plein 3T/m2

8
P.H.E. Bassin P.H.E. Terre plein

P.H.E. Bassin 7
Concomitantes
avec PHE
Terre plein 6
P.B.E. Terre plein
P.B.E. Bassin 5

3
2

1
Efforts à marée basse
Charge verticale des blocs

Bloc n° Section N H e/cdg base M/cdg base


1 7x1x14 98.0 0 0
2 6.5x1x14 91.0 0.25 27.8
3 6x1x14 84.0 0.5 42.0
4 5x1.5x14 105.0 1. 105.0
5 4x1.5x(14+24)/2 114.0 1.5 171.0
6 3x1.5x24 108.0 2.0 216.0
7 2x1.5x24 72.0 2.5 180.0
8 1x1.5x25 37.5 2.75 103.1
TOTAL 709.5 0 844.9
Charge verticale de la terre sur les blocs

Niveau du bloc Section N H e/cdg base M/cdg base


2 0.5x1x11 5.5 3.25 -17.9
3 1x1x11 11 3.0 -33.0
4 2x1.5x11 33 2.5 -82.5
5 3x1x11 33 2.0 -66.0
3x0.5x18 27 2.0 -54.0
6 4x1.5x18 108 1.5 -162.0
7 5x1.5x18 135 1.0 -135.0
8 5.5x1.0x18 148.5 0.75 -111.4
TOTAL 501.0 -661.8
Poussée des terres et de l’eau

De 0 à 4.5m de profondeur / terre plein


p=0 à p= 4.5x18x0.3 =24.3 Kn/m²
De 4.5 à 5m de profondeur/ terre plein
p=24.3 Kn à p= [((4.5x18)+(0.5x1.1))x0.3]+ 5 = 30.95 Kn/m²
De 5 à 10m de profondeur/ terre plein
p=30.95 Kn à p= [((4.5x18)+(5.5x1.1))x0.3]+ 5 = 50.45 Kn/m²

Poussée due aux surcharges de 30Kn/m²


Q= 30x0.3 = 9Kn/m²
Poussée horizontale à marée basse

Surface calcul H D/base Mh V (part verticale Mv=


de la poussée V x 3.5
des terres
seules)
A 9 x10 90 5.0 450 32.70 114.4
B 24.3x4.5/2 54.7 7.0 382.7 19.90 69.6
C 24.3 x.5 12.1 5.25 63.8 4 .40 15.4
D 0.5x6.65/2 1.66 5.16 8.6 0.15 0.5
E 30.95 x 5 154.7 2.5 386.9 47.20 165.2
F 19.5 x 5 / 2 48.8 1.67 81.4 17.70 62.0
TOTAL 90+ 450 + 32.7 -114.4
271.6 923.4 +89.35 -312.7
Efforts d’amarrage
H= 100T tous les 25 m soit 40Kn/ml incliné à 30°
H= 34.6 Kn V=-20 Kn Î M= 34.6 x 10.5 –20 x 3 = 303.3 Knm
Effort d’accostage : (effet favorable)

On obtient la contrainte au sol due au différentes charges à l’ELS.


On vérifie que les contraintes à la base de l’empilement de blocs reste
admissible .
Les contraintes admissibles sont minorées du fait de l’inclinaison de la
résultante.
Combinaison fondamentale
ELS
N= 709.5 + 501 + 0 + 122.05 – 20 = 1312.5Kn
H= 0 + 0 + 361.6 + 0 + 34.6 = 396.2Kn
M=844.9 – 661.8 + 1373.4 – 427.2 + 303.3 = 1432.6Kn m

La contrainte au sol est de :


σ max = 1312.5 / 7+ (1432.6 x 6 / 7²)=187.5 + 175.2 = 362.9 Kn/m²
σ mini = 1312.5 / 7 - (1432.6 x 6 / 7²)= 187.5 – 175.2 = 12.1 Kn/m²
Efforts à marée haute

Charge verticale des blocs

Bloc n° Section N H e/cdg base M /cdg base


1 7x1x14 98.0 0 0
2 6.5x1x14 91.0 0.25 27.8
3 6x1x14 84.0 0.5 42.0
4 5x1.5x14 105.0 1. 105.0
5 4x1.5x14 84.0 1.5 126.0
6 3x1.5x14 63.0 2.0 126.0
7 2x1.5x14 72.0 2.5 180.0
8 1x1.5x25 37.5 2.75 103.1
TOTAL 634.5 0 709.9
Charge verticale de la terre sur les blocs

Niveau du bloc Section N H e/cdg base M /cdg base


2 0.5x1x11 5.5 3.25 -17.9
3 1x1x11 11.0 3.0 -33.0
4 2x1.5x11 33.0 2.5 -82.5
5 3x1.5x11 49.5 2.0 -99.0
6 4x1.5x11 66.0 1.5 -99.0
7 5x1.5x11 82.5 1.0 -82.5
8 5.5x1.0x18 148.5 0.75 -111.4
TOTAL 396.0 -434.8
Poussée des terres et de l’eau

De 0 à 1.00m de profondeur / terre plein


p=0 à p= 1x18x0.3 =5.4 Kn/m²
De 1.00 à 1.50m de profondeur / terre plein
p=5.4 Kn à p= [((1x18)+(0.5x1.1))x0.3]+ 5 = 12.05 Kn/m²
De 1.50 à 10m de profondeur / terre plein
p=12.05 Kn à p= [((1x18)+(9x1.1))x0.3]+5 = 50.45 Kn/m²

Poussée due aux surcharges de 30Kn/m²


Q= 30x0.3 = 9Kn/m²
Poussée horizontale à marée haute

Surface calcul H D/base Mh V part verticale Mv= V x 3.5


de la poussée
des terres seules
A 9 x10 90 5.0 450.0 32.7 -114.4
B 5.4 x1.0/2 2.7 9.33 25.2 1.0 -3.5
C 5.4 x.5 2.7 8.75 23.6 1.0 -3.5
D 0.5x6.65/2 1.66 8.67 14.4 0.4 -1.4
E 12.05 x 8.5 102.4 4.25 435.2 21.8 -76.3
F 28.05x8.5/2 119.2 2.83 337.3 43.4 -151.9
TOTAL 90 + 450 32.7 -114.4
277.2 + + 67.6 -236.6
835.7
A marée haute, on constate des poussées quasi inchangées, mais des
moments de renversement et des efforts verticaux plus faibles.

Combinaison fondamentale marée haute


ELS
N= 634.5 + 396 + 0 + 100.3 – 20 = 1110.8 Kn
H= 0 + 0 + 367.2 + 0 + 34.6 = 401.8 Kn
M= 709.9 – 434.8 + 1285.7 – 351.0 + 303.3 = 1513.1 Kn m

La contrainte au sol est de


(avec e=1513.1 / 1110.8 + 1.362, soit un soulèvement sur 0.59m)
σmax = (1110.8 x 2) / (3x(3.5 – 1.362 ) = 346.4 Kn/m²

Cette contrainte est admissible, il est toutefois préférable d’augmenter le


bloc de base de 0.50 m vers le bassin de façon à éviter le soulèvement
Combinaisons ELU
On majorera les efforts de la poussée des terres et d’eau par 1.35 à marées
basse et haute, les efforts globaux dus à cet effet restant quasi identiques
Les effets du poids propre ne seront pas majorés.
Les effets de l’amarrage seront majorés par 1.5

Efforts à marée basse


N= 709.5 + 501x1.35 + 0 + 122.05 x1.35 -20x1.5 =1580.6 Kn
H= 0 + 0 + 361.6x1.35 + 0 +34.6 x1.5 =540.1 Kn
M= 844.9 – 661.8 x 1.35 +1373.4 x1.35 – 427.2 x1.35 + 303.3 x1.5
= 1683.8 Kn m

Efforts à marée haute


N= 634.5 + 396 x 1.35 + 0 + 100.3 x 1.35 – 20 x 1.5 = 1274.5 Kn
H= 0 + 0 + 367.2 x 1.35 +0 +34.6 x1.5 = 548.4 Kn
M= 709.9 – 434.8 x 1.35 +1285.7 x 1.35 – 351.0 x 1.35 + 303.3 x 1.5
= 1839.7 Kn m
On constate que les efforts à marée haute sont déterminants; compte
tenu de l’augmentation du bloc de 0.50 m vers le basin, le moment à
marée haute ELU est de :

M= 1839.7 – 1274.5 x .25 = 1521.10 Kn m


La contrainte au sol est de (avec e=1529 / 1240 = 1.233 m
σmax = 1240 + 1521.1x6 = 165.3 ± 162.2 = 327.5 Kn/m² et 3.1 Kn/m²
7.5 7.52
σ3/4 = 246.4 Kn/m²

Cette valeur est admissible à l’ELU


Vérification du non glissement

La vérification est à faire à marée haute


On a δ= arc tg (548.4 / 1274.5) = 23.28°
On vérifie tg φ’ / tgδ > 1.2 avec φ’ = 2/3 φ

On en déduit φ >41° Cette valeur est trop élevée, il faut donc augmenter
le poids de l’ouvrage par élargissement de sa base pour obtenir un angle
φ de 40° environ.

On devra obtenir une inclinaison δ = 22° environ pour un sol de fondation


présentant un φ de 40° soit un effort normal de 1350 Kn/ml, ce qui peut
être obtenu en augmentant la largeur de 8% environ, soit une largeur de
l’embase de 8.0 m environ.
Influence de l’inclinaison de la résultante
Avec un angle de 22° d’inclinaison de la résultante, il faut que la
contrainte admissible soit minorée par un facteur 0.261, ce qui demande
une contrainte admissible ELU de 246.3 / 0.261 = 943Kn/m² = 0.943 Mpa.
Le coefficient minorateur iδβ est pris égal à :
iδβ = φ2(δ+β') = ⎡ δ + β '
2⎡
⎤ ⎢ −
De ⎤ ⎡ ⎧⎡ δ + β' ⎤ ⎫⎤
2

De

⎢1 − ⎥ 1− e B ⎥ + ⎢ max ⎨ ⎢1 − ⎥ ;0 ⎬ ⎥ .e B
⎣ 90 ⎦ ⎢ ⎥ ⎣ ⎩⎣ 45 ⎦ ⎭ ⎦
⎣ ⎦
Avec De : hauteur d'encastrement équivalente définie à l'annexe E2 du
fascicule 62
B : largeur comprimée de la semelle soit B-2e en cas de
chargement excentré

⎡ ⎡ d⎤⎤ ⎡
2
β' = 45.⎢1 − Ψ ⎢β, ⎥ ⎥ ⎡ d⎤ ⎧⎡ d ⎤ ⎫⎤
avec Ψ ⎢β, ⎥ = 1 − 0,9.tanβ.⎢max ⎨⎢1 − ⎥ ;0⎬⎥
⎢⎣ ⎣ B ⎦ ⎥⎦ ⎣ B⎦ ⎣ ⎩⎣ 8B ⎦ ⎭⎦
Il convient d'appliquer ce coefficient de réduction de façon critique. Les
présentes règles applicables à un sol de fondation homogène et à un
talus indéfini conduisent en effet à une minoration trop sévère lorsque
l'épaisseur de l'assise talutée reste faible devant la largeur comprimée
de la semelle.
Il reste à définir l’armature de la poutre magistrale en fonction des
efforts horizontaux d’accostage et d’amarrage.

Une première approximation consiste à considérer que le quai est


indéformable et que les efforts d’accostage et d’amarrage
s’appliquent à une poutre qui répartit ces efforts uniformément.

Le calcul plus précis consiste à définir la raideur du quai sous l’effet


de ces efforts horizontaux en intégrant le déplacement du quai sous
l’effort horizontal et en considérant la magistrale comme une poutre
sur appui élastique soumise aux efforts au droit des défenses
et des bollards.

Attention, la raideur est différente en fonction de l’orientation de


l’effort !!!
La fondation de ces ouvrages sera constituée par une assise en ballast
réglée par des plongeurs ou tout autre dispositif avec une tolérance de
l’ordre de 5 à 10cm, la pose du premier bloc engendrera un nivellement
de la surface; une surveillance de la pose des premiers blocs par
plongeurs est indispensable.
La préfabrication des blocs s’effectue en général sur un bord de quai
mis à disposition en disposant les blocs les plus lourds au plus près de
la mâture; une disposition judicieuse peut permettre de modifier les
dimensions des blocs pour limiter leur nombre et ainsi le nombre de
manutentions.
Les blocs peuvent être empilés en colonnes de même largeur que
chaque bloc unitaire ou présenter une disposition croisée. Cette
disposition croisée est à réserver aux sols peu compressibles
engendrant des tassements quasi nuls. Dans le cas contraire, il peut
être nécessaire d’attendre les tassements avec un chargement partiel et
de procéder à une remise en état de l’empilage.
Des clés en béton peuvent être réalisées à la préfabrication pour parer
au phénomène de glissement d’un bloc l’un sur l’autre ; on peut aussi
prévoir des puits verticaux dans les blocs qui serviront à disposer des
armatures de forte section (vieux rails).

Des dispositions de levage sont à prévoir qui seront soit :


9Des rainures permettant de lever les blocs avec des élingues de type
sangles.
9Des crochets en acier Fe235 qui peuvent se déformer au levage. On
accordera une attention particulière aux règles de sécurité sur ces
problèmes de levage. On limitera les déformation des crochets en
utilisant des bagues de fort diamètre et non en s’appuyant directement
sur la goupille filetée de l’anneau de levage.
Ces ouvrages peuvent être utilisés dans les principaux cas suivants:

9Le quai peut se réaliser à sec dans des fouilles asséchées par pompage.
9On dispose de moyens de manutention puissants ou astucieux
permettant la mise à l’eau, puis la mise en place définitive d’éléments de
murs suffisants à l’économie du projet.

EXEMPLE

Système Dumez : mise à l’eau par lançage de murs préfabriqués avec


flotteurs additionnels, manutention par papillonnage pour pose définitive,
enlèvement et récupération des flotteurs pour les éléments suivants.
Il s’agit de colonnes en béton armé ou précontraint remplies de grave
9 de section circulaire ou rectangulaire
9 avec ou sans fond de toute la hauteur du quai
9 de faible épaisseur
9 résistant par leur poids aux différents efforts de poussée, d’amarrage
et d’accostage.
Elles sont considérées comme s’appuyant sur la fondation sur la totalité
de leur surface (béton et grave).
Le calcul de stabilité est basé sur les mêmes principes que les quais en
blocs.
On doit en plus définir les armatures pour les efforts internes
Armatures horizontales pour la reprise de la poussée interne de la
grave :
Attention compte tenu des variations biquotidienne de la nappes, on
observe des phénomènes de silos dans ces caissons qui conduisent à
prendre des coefficients de poussée variant de 0.3 à 0.9.
Les conditions de réalisation de ces ouvrages conduisent à parfois
disposer des fonds provisoires ou définitifs, ces ouvrages pouvant être
préfabriqués assez loin de leur emplacement définitif et amenés à leur
emplacement définitif par flottaison.

On peut envisager une construction des caissons en flottaison à partir


d’une embase préfabriquée au sol et mise à la mer par moyens de
manutention terrestre ou maritime et prolongée par une élévation des
piles en coffrage glissant ou grimpant ou bien à un empilage de tronçons
de pile coulés à joints conjugués et solidarisés par une précontrainte
verticale.

Dans tous ces cas, une attention particulière sera apportée à l’enrobage
des armatures passives à la protection des armatures actives de
précontrainte et à la limitation du taux de travail des armatures en
fissuration très préjudiciable.
Le franchissement comporte un viaduc d’accès sur chacune des berges
et l’ouvrage principal au centre. Sa longueur totale est de 2883m.
L’ouvrage principal est un pont multihaubanné à quatre fléaux de 560m
chacun, de longueur totale 2252m
Le Rion-Antirion « Plan des installations de chantier »
Ces appuis sont
les plus gros
jamais réalisés
pour un pont.

Embase
circulaire Ø90m
et hauteur
variable
de 9m à 13.50m

Schéma de principe « Embase + cône »


Réalisation des embases de piles dans une cale sèche, le Dry Dock
Le Dry Dock nécessaire à la 1ère phase des piles est considéré comme un ouvrage maritime
Dry Docks avec les embases M1 et M2 en construction
Pose des prédalles de l’embase M3
Le Dry Dock, mise en eau pour transfert des piles
Les embases sont équipées avant transfert de tous les dispositifs de ballastage et d’équilibrage
ainsi que de l’ensemble des apparaux de remorquage
Pile M4 au Wet Dock avec ses pontons d’accès et sa barge support
Au premier plan, Lisa équipée du catamaran est déplacée à l’aide de la barge Sar 3
Pile M1 en route vers le Wet Dock
Pile M2 installée au Wet Dock
Ils sont particulièrement intéressants dans le cas ou le quai est
dragué après réalisation du rideau car ils s’exécutent avec des moyens
terrestres.
Leur mise en place dans l’eau par moyens maritimes n’est pas
exclue.

Le rideau peut être


constitué par
des palplanches ou
des parois moulées.
Les palplanches sont en général plus souples que les parois
moulées : elles présentent un produit inertie module plus faible qu’une
paroi moulée en béton.

9 Produit inertie module d’une palplanche PU 20 et d’un moment


résistant de 50 Tm en Fe 235
EI = 71470 10-8x 21000000 = 15000 T/m²

9 Produit inertie module d’une paroi moulée de 0.60 m d’épaisseur et


d’un moment résistant de 50 Tm
Eid = 1.106x 0.63 /12 = 18000 T/m² avec un module de béton différé

Eii = 3.106x 0.63 /12 = 54000 T/m² avec un module de béton


instantané
Les tirants dans le cas des palplanches peuvent être de type passif
et ancrés sur un contre rideau dont la position est définie par des
contraintes suivantes :
Des dispositifs de liaison tirants rideau
permettront l’articulation de la liaison entre
la tête du tirant et le rideau (barres à œil,
articulations dans les longrines béton).
Dans le cas des parois moulées,
on préfèrera les tirants actifs, les
déformations étant plus faibles.

Dans les deux cas, on notera la


difficulté de disposer les têtes de
tirants sous l’eau ..( port du Havre
quai en darse A)
On est donc conduit dans le cas de grandes profondeurs à réaliser des
rideaux de très forte inertie: parois à section en T ou de très forte
épaisseur: 1.5m pour les quais du Havre 2000.

Les calculs s’effectuent à partir de logiciels prenant en compte des


déformations et réactions du sol élasto-plastique de type RIDO ou
similaires.

Il s’agit de logiciels de vérification et de nombreuses itérations sont


souvent nécessaire pour obtenir efforts et déformations compatibles
avec l’usage normal du projet.
Ces ouvrages sont constitués par des voiles de palplanches plates
travaillant exclusivement en traction. (Diverses formes de caissons)
Compte tenu de l’inertie très
faible de ces rideaux il est
exclu de les battre à travers des
terrains durs et de tels caissons
sont réservés soit aux sols
mous soit à des ouvrages
posés et battus à l’air libre puis
remplis de grave (Batardeau du
barrage de La Rance).

La vérification de la stabilité générale de tels caissons est celle du bloc de sol


limitée par les palplanches.

Vérification de la stabilité interne:


On vérifiera la traction dans chaque voile du caisson sous l’effet de la
poussée des terres de l’eau et des surcharges et on vérifiera que la
résistance des serrures à l’arrachement est satisfaisante.
Effet des surcharges sur les terres pleins:

La dalle sous les terres pleins ne doit pas être liée aux palplanches;
cela engendrerait une flexion des palplanches plates qu’elles ne
pourraient supporter.
Cette dalle doit donc être conçue comme un piston qui s’appuie sur le
sol inclus dans l’ouvrage. Les sols dans lesquels ce type d’ouvrage est
le plus souvent retenu étant compressibles, le piston devra être réalisé
avec une marge permettant le tassement de celui-ci sous l’effet des
surcharges. Dans le cas ou la marge est trop importante, on peut
réaliser un compactage du sol (en général par vibration d’un profilé
vertical et ajout éventuel de matériau pierreux) ces compactages
complémentaires peuvent se traduire par des effets de silos qui donnent
de fortes tractions dans les serrures (des essais sont le plus souvent
nécessaires pour définir les efforts de poussée).
L’ensemble de la gabionnade comporte 29 gabions de Ø 24.20m dont
les centres sont espacés de 30.78m.
Remblaiement des gabions
par camions
Niveau supérieur du quai :+6.00 CM
Marées entre :+0.00 et 4.00 CM
Fond de bassin :-6.00 CM
Rocher :-8.00 CM
Largeur équivalente :16.20m
L’ouvrage est battu depuis la terre ferme puis sera dragué en face coté
bassin
Dessin du gabion
On dessine un gabion comportant un nombre entier de palplanches et
une géométrie compatible avec un équilibre des forces.
Dans ce cas un rayon de 6.68m permet de disposer (13 +2 demi)
palplanches sur les arrondis et (29 +2 demi) palplanches sur les
cloisons rectilignes
L’angle entre 2 palplanches (possibilité de battre le rideau en cercle) est
de 60° /14 = 4.28 < 4.5 °
L’orientation des 3 branches des palplanches spéciales est de 120°; ce
qui correspond à des efforts équilibrés.
Stabilité d’ensemble

On calcule la stabilité d’ensemble pour différentes positions du pôle de la


spirale. La sécurité est prise sur l’angle φ ; le calcul est effectué avec
tg φ’ = tg φ / 1.5
La position des pôles est définie par la méthode de Brinch Hansen.
On défini la surface S en fonction de φ’ et du pôle retenu.
On vérifie avec une sécurité de 1 (coefficient déjà inclus par φ’) que
l’ouvrage reste stable autour de tous les pôles.
La vérification de la stabilité d'ensemble d'un gabion concerne en premier
lieu le grand glissement pour lequel les méthodes traditionnelles sont
employées.
Les critères de non glissement sur la base, de non renversement et de
non poinçonnement sont étudiés d'une part de façon classique (idem
quais massifs) et d'autre part par application de la méthode de BRINCH
HANSEN. Cette méthode suppose que se développe une ligne de rupture
passant par les pieds du gabion et séparant le remblai intérieur au gabion
en deux parties : la partie supérieure, participant au mouvement, et la
partie inférieure fixe et solidaire du reste de la fondation.
Le coefficient de sécurité de 1,5 est appliqué à l'angle de frottement
interne φ du matériau en utilisant un angle φ’ tel que
tg φ’ = tg φ /1,5
La ligne de glissement est supposée être une spirale logarithmique (ce
qui correspond assez bien à ce qui est constaté en modèle réduit et
permet de simplifier les calculs) d'équation :
r θ = r o .e θ tg Φ passant par les pieds A et B du gabion.
La résistance au cisaillement le long de la ligne de rupture envisagée a
une résultante qui passe par le pôle 0 de la spirale. Son moment est donc
nul par rapport à ce point .
La figure VI représente l'application de la méthode dans le cas d'un
gabion fondé sur le rocher.
En pratique, on trace graphiquement le lieu des pôles des spirales
logarithmiques vérifiant l'équation ci-dessus et on vérifie, point par point,
que le rapport des moments résistants (composante verticale de la
poussée, butée, poids du gabion diminué du poids de la surface S etc.) et
des moments moteurs (composante horizontale de la poussée, traction
des bollards, etc. ) est au moins égal à 1 (le coefficient de sécurité étant
pris, comme vu précédemment, sur l'angle φ.
Les calculs sont nettement simplifiés en utilisant le tableau ci-dessous qui
donne, en fonction de l’angle φ’calculé, une série de couples x/Be et z/Be
(définis, selon la figure VII, par rapport au centre O de la base AB du
gabion) permettant le tracé point par point du lieu des pôles des spirales,
et le calcul des moments des forces par rapport à ceux-ci.
X/Be Φ'=10 Φ'=12 Φ'=14 Φ'=16 Φ'=18 Φ'=20 Φ'=22 Φ'=24 Φ'=26 Φ'=28 Φ'=30°
z/Be ° ° ° ° ° ° ° ° ° °
θ=180° 0,135 0,161 0,186 0,211 0,235 0,258 0,281 0,302 0,322 0,342 0,360
0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
θ=160° 0,124 0,148 0,172 0,195 0,218 0,240 0,261 0,282 0,302 0,321 0,339
0,083 0,081 0,078 0,075 0,072 0,068 0,065 0,061 0,057 0,052 0,048
θ=140° 0,119 0,143 0,165 0,188 0,210 0,231 0,252 0,272 0,291 0,310 0,328
0,173 0,169 0,164 0,159 0,153 0,147 0,140 0,133 0,125 0,117 0,109
θ=120° 0,120 0,144 0,167 0,189 0,211 0,232 0,253 0,273 0,292 0,311 0,328
0,276 0,271 0,254 0,257 0,249 0,240 0,230 0,220 0,209 0,198 0,186
θ=100° 0,128 0,153 0,177 0,200 0,223 0,246 0,267 0,288 0,307 0,326 0,344
0,403 0,396 0,388 0,378 0,368 0,356 0,344 0,330 0,316 0,301 0,285
θ=90° 0,135 0,161 0,186 0,211 0,235 0,258 0,281 0,302 0,322 0,342 0,360
0,481 0,473 0,464 0,453 0,441 0,428 0,414 0,399 0,382 0,365 0,347
θ=80° 0,145 0,173 0,200 0,227 0,252 0,277 0,300 0,323 0,344 0,364 0,383
0,575 0,566 0,555 0,543 0,529 0,514 0,498 0,480 0,461 0,442 0,421
θ=70° 0,159 0,190 0,219 0,248 0,276 0,303 0,328 0,353 0,376 0,397 0,417
0,690 0,679 0,667 0,653 0,637 0,619 0,601 0,580 0,559 0,536 0,512
θ=60° 0,180 0,214 0,247 0,279 0,311 0,340 0,369 0,396 0,421 0,445 0,466
0,837 0,825 0,810 0,794 0,775 0,755 0,733 0,709 0,684 0,657 0,629
θ=50° 0,209 0,249 0,288 0,325 0,361 0,396 0,428 0,459 0,488 0,515 0,540
1,04 1,02 1,01 0,985 0 963 0,939 0,912 0,883 0,853 0,821 0,787
θ=40° 0,255 0,304 0,351 0,397 0,440 0,482 0,522 0,559 0,593 0,625 0,655
1,33 1,31 1,29 1,27 1,24 1,21 1,17 1,14 1,10 1,06 1,020
θ=30° 0,334 0,398 0,459 0,519 0,576 0,630 0,681 0,729 0,774 0,815 0,852
1,81 1,78 1,75 1,72 1,68 1,64 1,60 1,55 1,50 1,45 1,390
θ=20° 0,495 0,589 0,680 0,767 0,851 0,931 1,01 1,08 1,14 1,20 1,260
2,75 2,71 2,67 2,62 2,56 2,50 2,43 2,36 2,29 2,20 2,120
θ=10° 0,982 1,17 1,35 1,52 1,69 1,85 2,00 2,14 2,27 2,38 2,49
5,54 5,47 5,38 5,28 5,17 5,05 4,91 4,77 4,61 4,45 4,28

METHODE DE BRINCH HANSEN / Détermination de la position des pôles des spirales logarithmiques (voir figure VII)
Remarque :
Une simplification entraînant peu d’erreur dans le calcul consiste à
déjauger le poids des terrains se trouvant sous la nappe dans le gabion,
et donc à ne pas tenir compte des sous-pressions d’eau le long de la
ligne de rupture. Cela revient à admettre comme hypothèse
simplificatrice que la résultante des sous-pressions régnant sur la ligne
de rupture, passe par le pôle de la spirale (et a donc un moment nul par
rapport à celui-ci).
Dans le cas de gabions fondés sur du sable, il existe deux modes de
rupture possibles : rupture de type X avec le pôle de la spirale sous le
gabion et rupture de type A avec le pôle intérieur au gabion (voir figure
VIII). On est donc conduit à effectuer ces deux types de vérifications en
appliquant la méthode exposée ci-dessus.
CALCUL DES EFFORTS INTERNES

On vérifie la résistance des serrures en fonction des efforts dus à la


poussée des terres et de l’eau.
Le niveau de pression maximale peut être pris au ¾ de la hauteur soit à
10.5m de profondeur.

L’ouvrage étant dragué, on prendra un coefficient de poussée égal à


Ka = tg²( π/4 – φ/2) = 0.3905
Soit p = [{(3 x18) + ( 7.5 11)} 0.3905] + 10 = 63.3 Kn

Cette poussée est d’inclinaison nulle.

L’effort de poussée est égal à


N= pxr = 63.3x6.68= 422.8 Kn/ml
La résistance au dégrafage est de 5000Kn ;
soit une sécurité de l’ordre de 12.
La résistance à la traction est fonction de la corrosion admise
Cette corrosion est particulièrement importante dans la zone de marnage,
elle peut être fortement diminuée par la présence d’une protection
cathodique;
La diminution d’épaisseur en mm donnée par le fascicule 62 donne les
valeurs suivantes (art C.4.2.2.2)
Durée de vie de l’ouvrage 25 ans 50 ans 75 ans 100 ans
Sols ou remblais peu corrosifs 0.25 0.60 0.70 0.80
Sols ou remblais moyennement corrosifs 1.00 1.60 2.00 2.50

Sols ou remblais fortement corrosifs 2.50 4.00 5.00 6.00

Le maître d’œuvre pourra préciser en fonction des zones (émergés,


marnage, profondes) les épaisseurs sacrifiées à la corrosion.
Dans le cas présent avec une durée de vie de 100 ans et une épaisseur
sacrificielle de 2.5mm par face, une épaisseur de 12.5mm, il reste
7.5mm de palplanche sa= 422.8 /0.0075 = 56400Kn/m² = 56.4 Mpa soit
une sécurité de l’ordre de 6 vis à vis de la limite élastique de l’acier.
Il s’agit d’ouvrages implantés sur un talus et dont la dalle supporte les
surcharges de terre plein et les reportent sur des pieux.
Ces ouvrages sont en général économiques puisque la réalisation du
quai se « limite » à celle d’une dalle à forte surcharge posée sur des
pieux.
Le plus souvent la dalle est associée à un petit rideau de palplanches qui
limite la largeur de la dalle ; un raisonnement « financier » et la prise en
compte des contraintes du site permet de trouver la solution la plus
économique.
Appontement de St pierre et Miquelon – (1982-1983)
L’ensemble de l’ouvrage comprend essentiellement :
- Un appontement sur pieux de dimensions 56.4 x 17.7m desservi par un
terre plein. (24 pieux verticaux répartis en 2 alignements de 12 unités)
- Deux ducs d’albe constitués d’une dalle BA reposant sur 10 pieux.
- Quatre points d’amarrage répartis de part et d’autre de l’appontement.
Vue d’ensemble du chantier
Description générale
• Viaduc de 421x8 comprenant 8 travées de 2 poutres isostatiques.
Chaque poutre de 200 t est préfabriquée en 4 tronçons à joints
conjugués.
• Plate-forme parking (34,5 x 22,5) portant le bâtiment des services de
contrôle et d'exploitation.
• 2 plates-formes d'exploitation (42 x27,5) équipées chacune de 6 bras de
déchargement et d'une tour de desserte des navires.
• 2 ducs d'Albe d'accostage pour pétroliers de 540000 tdw absorbant
2000 tm et constitués de 3 tubes de 2 750 mm de diamètre et de 65 m de
longueur.
• 2 ducs d'Albe d'accostage pour 700 000 tdw constitués de 4 tubes de
2 750 mm et absorbant 2 600 tm.
• 8 ducs d'Albe d'amarrage pour 400 t de traction. Ceux qui sont côté
viaduc lui servent de pile.
• Les pieux de fondation en acier X.52,inclinés à 40 %, ont un diamètre
de 1 m, 17.5 mm d'épaisseur et 70 m de longueur à la mise à fiche.
• Les tuyauteries de liaison aux réservoirs comprennent 2 Ø56'‘ +
1 Ø20'‘ +1 Ø12'' + 1 Ø16'' et diverses interconnexions entre les postes.

Matériel
A terre : Les ateliers de préfabrication de béton, de pieux et de ducs
d'Albe ainsi que le matériel de soudure des pipes.
Sur l’eau : 2 barges auto-élévatrices de 37,5 x 24 avec pieux de 65 m
portant chacune une grue Manitowoc 4 100 W à ringer.
2 pontons de 60 x 19, 1 ponton à positionnement dynamique pour
déplacement des ancres et bétonnage des piles, divers remorqueurs.
Pour le viaduc : Poutres de lancement de 45 et 145 m.
Dél a i s
9 mois de travail sur le site.

Travaux réalisés en Groupement, dont Bouygues Offshore était pilote.


Client : Compagnie Industrielle Maritime
Le port peut recevoir des supertankers de 550000 tpl
Capacité de déchargement: 25000 m3/h
Capacité de stockage: 644000 m3
Le port dispose de deux appontements pour des navires de 270
et 310 mètres de longueur; le port est relié par un oléoduc de
26,5 kilomètres au port du Havre.
Ce quai de 200m de long comportant une dalle composée 24 éléments
préfabriqués repose sur un rideau de palplanches palpieux et sur 2 files de
24 pieux métalliques Ø 1016.
Les pieux couramment utilisés sont en métal de type tube pétrolier en
acier Fe 355 ou plus ; les tubes pétrolier XC 80 étant couramment
utilisés et présentant une limite élastique de 550 Mpa.
Les pieux en béton préfabriqués plus lourds et moins maniables sont
réservés aux quai de petite ou moyenne dimension
Ils peuvent être soumis à des compressions simples et très peu de
flexion si un rideau permet la reprise des efforts horizontaux .
Ils peuvent être soumis à des flexions tractions et compression si
doivent reprendre l’ensemble des efforts.
Des pieux inclinés, désagréables à mettre en œuvre, permet d’obtenir
des ouvrages avec très faible flexion des pieux.
Les pieux se calculent en flexion avec butée sur le sol (voir fascicule 62)

Résistance aux efforts verticaux


On utilisera les mêmes critères que pour des pieux à terre ; les pieux
sont en général métallique ; du béton peut être retenu pour les
ouvrages de faible dimension .
Méthodes de dimensionnement des pieux
La résistance obtenue au battage par le pieu s’exprime par diverses
formules discutables , mais usitées depuis longtemps.
Comparaison entre les diverses formules
Formule des Hollandais : M .H
s =
P
Q b .(1 + ). F
M

Formule de Crandall : s=
M .H

Qb .D
P 2. A.E
Qb .F .(1 + )
M

Formule Delmag s +cD= M H / Qb ( 1 + P/M ) F


où :
-s est le refus au coup de mouton,
-Qb est la résistance obtenue au battage,
-F est le coefficient de sécurité,
-P est la masse du pieu,
-M est la masse du mouton,
-H est la hauteur de chute du mouton,
-D, A et E sont respectivement la longueur, la section et le module d’élasticité du pieu.
-c est un coefficient Delmag égal à 0.003
Les 3 formules comportent le même terme; on applique un coefficient
de sécurité de 6 sur la formule des hollandais, de 3 sur celle de
Crandall.

Dans la formule de Crandall, on ajoute un correctif correspondant à la


moitié du raccourcissement du pieu sous l’effet de la résistance au
battage.

Ces formules donnent toutes des résultats proches 25% d’écart au


maximum à sécurité égale.
Elles sont à considérer avec beaucoup de prudence notamment vis à
vis des aléas de blocs ou de cimentation locales du sol sur de faibles
épaisseurs.

D’autres formules existent (Hiley, Delmag, Kümmel...) mais elles sont


d’abord destinées au choix du système de battage.
La formule de Kümmel (1984) encore appliquée couramment s’exprime
de la façon suivante :
E .V m
( − Qb ) 3
L c
s = V m .( ). 2
c ⎡ E .V m ⎤
2 .⎢ ⎥ .Qb
⎣ c ⎦
où, en plus des notations des formules précédentes :
9Vm est la vitesse d’impact du mouton sur l’enclume ou le casque
9 L est la longueur de pieu de même masse que le mouton
9 c est la vitesse du front d’onde, c’est à dire la vitesse du son dans
le pieu.

La tendance actuelle plus prudente consiste à établir une prévision de


battage en fonction des sols à traverser reconnus préalablement par
l’étude de sol, ce qui permet de définir le matériel de battage.
Procéder à des mesures sur des pieux d’essais ( accélération,
contraintes, courbe de battage et refus élastique) pour affiner les
différents paramètres, la procédure permettant d’atteindre les objectifs.
Des logiciels de calcul spécialisés ont étés développés dans ce sens. Il
est souhaitable de disposer de ces logiciels en temps réel de façon à
valider immédiatement chaque battage et éviter des manutentions
inutiles.

Dimensionnement des rideaux de palplanches et tirants associés.


On limite la hauteur des rideaux de palplanches de façon à pouvoir
disposer un lit de tirants passifs dans le volume émergé de sol ;
attention aux butées du rideau dans les talus qui doivent être limitées et
rendre les calculs de rideau complexes

Voir § «ouvrages de type rideau » Calcul des ouvrages de type rideau


Dimensionnement des dalles

Les dalles peuvent être située au niveau définitif ou comporter un


remblai qui s’interpose entre dalle et revêtement .
Il s’agit d’un choix de maîtrise d’ouvrage, la deuxième solution étant
plus coûteuse, mais permettant de disposer des réseaux et de mieux
répartir les charges d’exploitation ou d’outillage.
Ces dalles sont à calculer selon les règlements en vigueur en n’oubliant
pas qu’il s’agit d’ouvrages maritimes ou les formes massives sont
largement préférables à des structures minces.
La mise en œuvre de ces dalles avec une préfabrication et un clavage
des différents éléments entre eux par bétonnage en place est la
méthode la plus sure.
Clavage pieux dalle
Les pieux sont vidés des sols peu compacts
à l’intérieur, puis sont remplis partiellement
de graviers jusqu’au niveau inférieur du béton
défini par le calcul. Une armature est mise en
œuvre dans le pieu dont la tête est bétonnée.
Après pose des éléments de dalle (poutres,
chapiteau, élément épais de dalle) on bétonne
le volume de clavage permettant de réaliser la
liaison entre les 2 éléments à claver.

Vous aimerez peut-être aussi