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Énoncé

Énoncé

Le SIDA a pour origine une infection par le VIH. Différentes techniques permettent le dépistage et l'évaluation du
niveau d'évolution de l'infection.
À partir des informations extraites des documents 1 à 3, mises en relation avec vos connaissances, déterminez :

I. À quelle date on peut confirmer la séropositivité au VIH pour chaque individu.

II. À quel stade de l'infection chaque individu se trouve lors du dernier test.

Document 1

Résultats de test western blot

Document de référence : structure schématique du VIH et protocole du test

Zoom

gp et p sont des protéines virales qui ont des propriétés antigéniques.


Protocole :
1. On utilise des bandelettes portant des protéines virales séparées par électrophorèse.
2. Une bandelette est mise en contact avec le sérum d'un individu à tester.
3. Les anticorps fixés sur la bandelette sont révélés par une réaction colorée.

Document à exploiter : résultats obtenus chez les deux individus

D'après F. Jauzein, Inrp, access et SVT TS, Nathan, Périlleux.

La séropositivité pour le VIH est confirmée lorsque l'individu testé présente des anticorps dirigés contre :
 au moins deux glycoprotéines membranaires différentes (gp 160, gp 120 ou gp 41) ;
 au moins une protéine membranaire ou interne (p 55, p 40, p 25 ou p 18) ;
 au moins une enzyme virale (p 68, p 52 ou p 34).

Document 2

Dénombrement des populations de LT4 chez trois individus

Individu témoin Individu A résultat au Individu B résultat au


Individus testés
séronégatif 11/04 12/07

Nombre de LT4 par mm3 de


880 520 95
sang

D'après Inrp, access, biotic

Document 3

Évolution de quelques paramètres biologiques à partir du premier jour d'infection par le VIH

Les graphes ci-dessous correspondent à des données statistiques obtenues sur un grand nombre d'individus.

Zoom

Corrigé
Exploitation du document 1 et réponse à la question I.

Individu témoin
Le dépôt du sérum de l'individu témoin séronégatif sur la bandelette portant les protéines virales ne produit
aucune réaction colorée. Cela signifie que le sérum de cet individu ne contient pas d'anticorps
spécifiquement dirigés contre des protéines du VIH.
Individu A
Les résultats obtenus avec le sérum de l'individu A au 03/01 sont identiques à ceux du témoin. À cette date,
l'individu A est séronégatif.
En revanche, quelques réactions colorées apparaissent sur la bandelette testée au 04/02 : l'individu A
possède désormais des anticorps contre les protéines gp 160, p 55, p 40 et p 25, mais il ne possède pas
d'anticorps contre une deuxième glycoprotéine membranaire ni contre une enzyme virale. Ces réactions sont
insuffisantes pour confirmer la séropositivité.
Au 11/04, les réactions colorées se sont beaucoup accentuées sur la bandelette et l'individu A est devenu
séropositif de façon certaine : il présente des anticorps contre au moins deux glycoprotéines membranaires
(gp 160 et gp 120 par exemple), contre au moins une protéine membranaire ou interne (p 55 par exemple) et
une enzyme virale (p 34 par exemple).
Individu B
Le sérum de l'individu B testé au 15/01 contient de nombreux anticorps anti-VIH : on retrouve en particulier
les anticorps précédemment cités pour l'individu A. Conformément à la définition proposée au bas du
document, l'individu B se révèle séropositif confirmé au 15/01.
On note cependant qu'il ne semble plus l'être au 12/07 : les résultats du test qu'il a subi ne révèlent que
quelques anticorps sériques, insuffisants pour caractériser une séropositivité.
Exploitation du document 2

Il apparaît après dénombrement des populations de LT4 chez les trois individus testés que le nombre de LT4
est inférieur à la normale chez l'individu A au 11/04 (520 par mm3 de sang contre 880 par mm3 de sang chez
le témoin) et très faible (95 par mm3 de sang) chez l'individu B au 12/07.
Exploitation du document 3

Individu A
La lecture graphique et la mise en relation des trois courbes fournies par le document 3 permet de dire qu'un
taux de LT4 de 520 par mm3 de sang trouvé chez l'individu A correspond à une quantité de VIH dans
l'organisme faible (environ 0,5 UA) et à un taux d'anticorps anti-VIH élevé (environ 5 UA).
Individu B
Le taux de LT4 de 95 par mm3 de sang trouvé chez l'individu B correspond à une quantité de VIH dans
l'organisme forte (environ 4 UA) et à un taux d'anticorps anti-VIH faible (environ 0,8 UA).
Réponse à la question II.

Individu A
Le document 3 permet de déterminer que l'individu A est en phase asymptomatique au 11/04. La quantité de
virus dans l'organisme est en régression grâce à la synthèse d'anticorps anti-VIH par le système immunitaire,
qui reste efficace malgré la destruction partielle des LT4 par le virus lui-même.
Individu B
L'individu B est en phase de SIDA déclaré au 12/07. Son système immunitaire est tellement affaibli par la
disparition de la majeure partie des LT4, cellules pivots de l'ensemble de la réponse immunitaire, que la
stimulation des clones de LB spécifiques de ce virus n'est plus suffisante. La synthèse d'anticorps par les
plasmocytes ne se fait que faiblement et le virus prolifère. La séropositivité n'est plus décelable alors qu'elle
l'était au 15/01, période durant laquelle l'individu B était en phase asymptomatique.

Partie 2.1 : (3 points) Immunologie


Des individus peuvent être porteurs de bactéries appelées streptocoques. Celles-ci libèrent une toxine : la
streptolysine, qui perfore la membrane des globules rouges. L'hémoglobine contenue par les globules s'échappe
alors à l'extérieur. On utilise cette propriété pour effectuer en laboratoire un test sur deux patients A et B.

En utilisant les informations du document, montrez que le patient B est porteur de streptocoques, alors que le
patient A ne l'est pas.
document :
Sur les patients A et B, un prélèvement de sang permet de récupérer les sérums sur lesquels on effectue un test. Ces
sérums ne contiennent pas de globules rouges.

Dans le cas où un patient est porteur de streptocoques, son sérum contient des anticorps antistreptolysine. Ceux-ci
rendent la streptolysine inactive : elle n'agit plus sur les globules rouges.

On utilise dans les tests des globules rouges humains témoins (non prélevés sur les patients) : ils servent à vérifier si
la streptolysine ajoutée est active ou non.

d’après Dossier immunologie. APBG (modifié).