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DIRECTION REGIONALE CHARGEE

DES PROVINCES SAHARIENNES


-*-*-

ALIMENTATION EN EAU
POTABLE DU CENTRE GUELTAT
ZEMMOUR
- PROVINCE DE BOUJDOUR -

MISSION I

NOTE TECHNIQUE
2006554\M1\E\NT_A0 Août 2010

SOMMAIRE
I. INTRODUCTION 5

II. DONNEES GÉNÉRALES 6


II.1. SITUATION GÉOGRAPHIQUE 6
II.2. CADRE ADMINISTRATIF 6
II.2.1. Géologie 8
II.2.2. Topographie 8
II.2.3. Climatologie 8
II.2.4. Hydrogéologie 9
II.2.5. Hydrologie 9
II.3. ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES 10
II.3.1. Agriculture 10
II.3.2. Pêche maritime 10
II.3.3. Commerce 10
II.3.4. Artisanat 10
II.3.5. Tourisme 10
II.4. INFRASTRUCTURES DE BASE 11
II.4.1. Voirie 11
II.4.2. Electricité 11
II.4.3. Téléphone 11
II.5. SERVICES PUBLICS 11

III. SITUATION ACTUELLE D’AEP 12

IV. BESOINS ET RESSOURCES EN EAU 13


IV.1. DONNÉES URBANISTIQUES 13
IV.2. POPULATION 14
IV.3. BESOINS EN EAU 15
IV.4. RESSOURCES EN EAU 15
IV.5. BILAN BESOINS – RESSOURCES 16

V. STATION DE TRAITEMENT 17
V.1. INTRODUCTION 17
V.2. QUALITÉ DES EAUX SAUMÂTRES DU FORAGE 194/124 17
V.3. STATION DE DÉMINÉRALISATION 19
V.3.1. Site de la station de déminéralisation (SD) 19
V.3.2. Variantes proposées 19
V.3.3. Etude de la variante N°1 20
V.3.3.1. Déferrisation-démanganisation physico-chimique.....................................20
V.3.3.2. Unité de déminéralisation............................................................................32
V.3.3.3. Pompage pour la reprise de l’eau potable vers le réservoir de distribution.45
V.3.3.4. Alimentation électrique...............................................................................45
V.3.4. Etude de la variante N°2 47
V.3.4.1. Déferrisation-démanganisation physico-chimique.....................................47
V.3.4.2. Unité de déminéralisation............................................................................47
V.3.4.3. Pompage pour la reprise de l’eau potable vers le réservoir de distribution.58
V.3.4.4. Alimentation électrique...............................................................................58
V.3.5. Ouvrages communs aux deux variantes 59
V.3.5.1. Eau de service..............................................................................................59
V.3.5.2. Citerne d’eau traitée....................................................................................59
V.3.5.3. Rejet des saumures......................................................................................59
V.3.5.4. Génie-Civil de l’usine..................................................................................60
V.3.5.5. Automatisme................................................................................................60
V.3.6. Comparaison économique des variantes de traitement 61
V.3.7. Description de la solution retenue 62

VI. OUVRAGES D’ADDUCTION 65


VI.1. CRITÈRES DE CONCEPTION 65
VI.1.1. Calcul des pertes de charge 65
VI.1.1.1. Pertes de charge linéaires............................................................................65
VI.1.1.2. Pertes de charge singulières........................................................................65
VI.1.2. Conduite 66
VI.1.2.1. Matériau et assemblage...............................................................................66
VI.1.2.2. Pression caractéristique..............................................................................66
VI.1.3. Groupes de pompage 66
VI.1.4. Groupes électrogènes 67
VI.1.5. Réservoir de stockage 68
VI.2. DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES68
VI.2.1. Points de départ et d’arrivée 68
VI.2.2. Conduite de refoulement 68
VI.2.3. Station de pompage 69
VI.2.4. Etude du régime transitoire70
VI.2.5. Réservoir de stockage 70

VII. RÉSEAU DE DISTRIBUTION 72


VII.1. CRITÈRES DE DIMENSIONNEMENT 72
VII.1.1. Horizon de calcul 72
VII.1.2. Débit de dimensionnement 72
VII.1.3. Répartition spatiale de la consommation 72
VII.1.4. Réseau de distribution 72
VII.1.5. Vérification Incendie 73
VII.2. DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES 74
VII.2.1. Etagement du réseau 74
VII.2.2. Ossature principale du réseau projeté 74
VII.2.3. Simulation hydraulique du réseau projeté 74
VII.2.4. Vérification Incendie 74

VIII. ETUDE ECONOMIQUE 75

IX. ANNEXES 77
LISTE DES ANNEXES

1. Fiche technique du forage n° IRE 194/124


2. Bulletin d’analyse physico-chimique du forage n°IRE 194/124
3. Schéma synoptique du système d’AEP proposé
4. Projection ROPRO : Variantes 1 & 2
5. Comparaison économique des variantes de déminéralisation
6. Répartition spatiale de la population
7. Répartition nodale des consommations
8. Calcul des diamètres économique de la conduite de refoulement d’eau brute
9. Résultats de la simulation hydraulique du réseau de distribution
10. Résultats de la simulation hydraulique du réseau de distribution (Vérification
Incendie)
11. Résultats de la simulation du régime transitoire (Sans protection Antibélier)
12. Résultats de la simulation du régime transitoire (Avec protection Antibélier)
13. Caractéristiques du Groupe de pompage choisi
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

I. INTRODUCTION

Dans le cadre de la généralisation de la desserte en eau potable des centres et villes


relevant des provinces sahariennes, l’Office National de l’Eau Potable (ONEP)
envisage la réalisation du système d’alimentation en eau potable (AEP) du centre de
Gueltat Zemmour. A cet effet, il a confié au CID les études de ce projet qui comportent
les missions suivantes:

Mission I : Note technique sur l’AEP du centre de Gueltat Zemmour ;


Mission II : Dossiers de consultation des entreprises.

La Mission I a pour objet l’identification et l’étude des variantes relatives aux tracés et
l’implantation des ouvrages de production, d’adduction et de distribution. Elle aboutira
à la définition de la solution la plus appropriée du point de vue technique et
économique pour l’AEP du centre.

La mission II sera consacrée à l’établissement des dossiers de consultation des


entreprises selon la répartition en lots convenue en coordination avec l’ONEP.

Le présent document constitue le rapport provisoire de la mission I. Il est organisé


selon les chapitres suivants :

Chapitre 1 : Données de base ;


Chapitre 2 : Evaluation des besoins en eau
Chapitre 3 : Station de déminéralisation ;
Chapitre 4 : Ouvrages d’adduction ;
Chapitre 5 : Réseau de distribution ;
Chapitre 6 : Coût du projet.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

II. DONNEES GÉNÉRALES

II.1. Situation géographique

Le centre de Gueltat Zemmour est situé actuellement sur la route nationale n°5 à 260
km au sud de la ville de Laayoune, à 230 km à l’est de la ville de Boujdour et à environ
160 Km au sud de Boukraa.

Les limites géographiques de la commune de Gueltat Zemmour sont :

 Au nord : La commune de Boukraa (province de Laayoune) et la CR d’Amgala


(province de Semara) ;
 Au sud : Région Oued Eddahab Lagouira ;
 A l’Ouest : CR Jraifia et Lamsid (Province de Boujdour).
 A l’Est : La Mauritanie,

II.2. Cadre administratif

La commune rurale de Gueltat Zemmour a été créée dans le cadre du découpage


Administratif de 1976 avant d’être subdivisée en deux communes en 1992 :

 Au Nord Ouest : CR de Lamsid, sur la façade atlantique ;


 Au Sud Est : CR de Gueltat Zemmour.

La commune de Gueltat Zemmour relève administrativement du cercle de Jraifia,


dépendant de la province de Boujdour et de la région de Laayoune Boujdour Sakia El
Hamra.

La superficie de la commune de Gueltat Zemmour est de 21127 km2.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Figure 1 : Carte de situation

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

II.2.1. Géologie

L’aire d’étude se situe dans un bassin synclinal d’axe SW-NE dont la disposition des
couches est d’allure monoclinale, très calme à pendage régulier vers l’Ouest avec peu
d’accidents. La série sédimentaire est constituée de :
 Trias à évaporites et anhydrite ;
 Jurassique inférieur et moyen marin, calcaire, transgressif ;
 Jurassique supérieur, calcaire ;
 Crétacé inférieur :

- à la base, des formations marines à caractère régressif (argiles et calcaires


argileux) dans la partie Nord du bassin et des faciès argilo-sableux d’origine
continentale ailleurs ;
- une série argilo-sableuse littorale ou continentale contenant d’abondants lignites ;
et
- au sommet, une couche de 200 à 500 m de sables grossiers.
 Crétacé supérieur, marin et transgressif, constitué de dolomies argileuses à la base
et des argiles bitumineuses ;
 Paléocène-Eocène, débute par des grés sableux (centre et sud) et argiles
sableuses (Nord), surmontés par les marnes à silice. L’Eocène se termine par la
formation sableuse d’Aridal ;
 Miocène, Pliocène et Quaternaire sont peu épais et de faible extension en général,
de nature sableuse, ils reposent en discordance sur le crétacé ou le tertiaire.

La zone d’étude fait partie de la plaine côtière qui est formée de dépôts tertiaires et
quaternaires. Le relief est plat et uniforme, à l’exception de quelques dunes isolées et
quelques légères dépressions fermées (Sebkhas) qui permettent de rompre la
monotonie du paysage.

II.2.2. Topographie

Le relief de la zone d’étude est relativement plat et monotone avec quelques


dépressions (Graras) de taille variable et talwegs dispersés. L’altitude ne dépasse pas
les 80 m. La zone d’étude est située entre les côtes 273 m et 292 m NGM. Sa
topographie est de direction générale Est-Ouest.

II.2.3. Climatologie
Le climat de la zone d’étude est de type Saharien sec, caractérisé par ses hautes
températures et son aridité totale. Les températures moyennes sont comprises entre
13°C au mois de janvier et 29°C au mois de Juillet. Elles augmentent en fonction de
l’éloignement de l’océan sous l’influence de l’hygrométrie.

La pluviométrie n’est pas abondante, la moyenne annuelle est souvent inférieure à 40


mm. Les précipitations sont à caractère bref, violent et orageux.

Les vents dominants sont sablonneux et soufflent fort du Nord-est au Sud-ouest. La


région est occasionnellement le siège des vents de l’Est ou Chergui qui sont chauds et
secs. Ces deux types de vents provoquent une évapotranspiration très forte
défavorisant l’existence des cultures et les végétations steppiques

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

II.2.4. Hydrogéologie

La région de Boujdour est caractérisée par deux types de nappes phréatiques :

 Nappe superficielle saumâtre et de faible productivité de 4 à 6 g/l qui s'est


développée au droit de Boujdour. Le puits équipé actuellement produit 5 1/s pour les
besoins domestiques de la ville.

 Nappe profonde du Crétacé qui s’étend sur tout le territoire de la province et qui
renferme une nappe captive qui circule dans les sables argileux du Crétacé inférieur
et les grés dolomitiques du Crétacé supérieur. Cet aquifère a été reconnu par
plusieurs forages profonds.

Selon les données recueilles auprès de la Direction Régionale Hydraulique (DRH) du


Sahara, Les nappes identifiées dans cette province sont :

La nappe de Boujdour : C'est une nappe d'eau saumâtre 4 à 6 g/l qui s'est
développée au droit de Boujdour. Le puits équipé actuellement produit 5 l/s pour les
besoins domestiques de la ville.

La nappe d’Aridal : Elle se situe dans la région d'Aridal à 40 Km à l'Est de Boujdour.


Elle est de qualité acceptable mais d'extension limitée. Elle est actuellement exploitée
pour l'alimentation en eau des populations rurales de cette région.

La nappe de Gueltat Zemmour : Elle est contenue dans les fissures de roches ce qui
limite incontestablement ses réserves. Les ouvrages d'exploitation réalisés dans cette
zone ont permis la mise à jour de 5 l/s d'eau douce. Ce qui a contribué à satisfaire les
besoins en eau des populations civiles et militaires dans cette région. Mais la
sécheresse de ces dernières années a engendré une baisse des ressources de la
nappe.

La nappe du Crétacé : Elle demeure à peu prés identique à ce qu’elle est dans la
province de Laayoune. Cependant; la profondeur du toit sous le sol s'enfonce
rapidement de l'Est vers l'Ouest pour atteindre plus de 1500m au Sud de Boujdour. Les
points d'eau captants ce réservoir à l'Ouest sont peu nombreux et se limitent aux deux
forages artésiens de Jraifia et Craa qui produisent une eau relativement douce de 2,6
g/l de résidu sec. Ces deux ouvrages ont des profondeurs respectivement de 1800 et
1600m. Le premier produit en artésien un débit 3 l/s et le second comblé. A l'Est et non
loin des affleurements, les forages de Tiouss et Aoulitis ont touché les sables à faible
profondeur (150 à 200m) et ont trouvé de l'eau de bonne qualité chimique (1,5 g/l)
avec des débits intéressants. Le niveau piézométrique se situe à environ 60m sous la
surface du sol.

II.2.5. Hydrologie

Le réseau hydrographique de la zone d’intervention ne comprend pas de cours d’eau


permanents. Il est limité à des écoulements superficiels temporaires qui ne sont
alimentés que durant les périodes pluviales. Ils n’atteignent pas l’océan et dont les
exutoires sont généralement des sebkhas.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

II.3. Activités économiques

II.3.1. Agriculture

Dans un contexte marqué par l’insuffisance voire la quasi absence des ressources en
eau superficielles et souterraines et par une pluviométrie peu abondante, l’élevage
reste la principale activité agricole dans la région. Il est pratiqué de manière extensive.
Le cheptel de la région de Boujdour est important et composé de camelins, de caprins,
et d’ovins.

Selon les entretiens menés avec les responsables communaux, le cheptel a connu une
nette amélioration aussi bien au niveau de son effectif qu’au niveau de sa santé.

L’effectif du cheptel au niveau provincial (seule donnée disponible) est comme suit :

Espèces Nombre de têtes


Caprins 87513
Ovins 61324
Camelins 18928

II.3.2. Pêche maritime

Cette activité est essentiellement exercée par les habitants relevant de la commune de
Gueltat Zemmour et résidants dans les campements de la ville de Boujdour.

II.3.3. Commerce

Ce secteur constitue l’une des sources principales de revenu pour la population de la


zone. Son essor dans le futur est toutefois tributaire du développement du nouveau
centre.

Actuellement, on note l’existence de deux complexes commerciaux dans la commune,


un situé à la ville de Boujdour avec 22 unités (dont 4 pour la vente du poisson) et
l’autre cédé par la Promotion National et se trouvant dans l’ancien centre avec 10
unités.

II.3.4. Artisanat

Activité ancestrale des tribus nomades, l’artisanat porte sur le travail du cuir et du crin
de chèvre et des dromadaires et un peu moins sur la transformation de l’argent. Il est
également marqué par le tannage des peaux de chameaux et de moutons pour la
confection d’objets d’art ou des produits utilitaires.

II.3.5. Tourisme

La commune de Gueltat Zemmour est connue comme l’une des plus belles régions de
la province de Boujdour. Avec ses plaines et son relief accidenté avec des dépressions
géologiques, ce site offre une beauté exceptionnelle différente des sites littoraux de la
région.

Toutefois, l’activité touristique reste très peu développée et elle est limitée au tourisme
de découverte.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

II.4. Infrastructures de base

II.4.1. Voirie

Le centre de Gueltat Zemmour est accessible par la route nationale N°5 reliant
Laayoune à l’ancien centre de Gueltat Zemmour.

Par ailleurs, une route goudronnée liant le nouveau centre de Gueltat Zemmour à la
ville de Boujdour est en cours de réalisation. Selon les informations recueillies auprès
de la Province, environ 40 kilomètres sont déjà achevés.

II.4.2. Electricité

Le centre est alimenté en électricité moyennant deux groupes électrogènes. Le réseau


national d’électricité s’arrête à Boukraa à environ 100 Km au nord.

II.4.3. Téléphone

Le centre n’est pas raccordé au réseau automatique de téléphone fixe. Il est par contre
couvert par le réseau G.S.M.

II.5. Services publics

Les établissements administratifs existants au nouveau du centre de Gueltat Zemmour


sont :

 Caïdat ;
 Siège de la commune ;
 Dispensaire.

Services publics existants au centre

Dispensaire Siège commune Caïdat

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

III. SITUATION ACTUELLE D’AEP

Actuellement la population du centre est constituée essentiellement par des unités


militaires. Son alimentation en eau se fait à partir des forages et puits qui captent le
recoupement des failles dans les grès de l’ordovicien. Les débits des ouvrages ne
cessent de baisser suite à la sécheresse qui sévit dans la région. Pour combler le
déficit, les FAR ont équipé un forage à Tiouss situé à 60 Km.

En outre, pour l’AEP des forces armées royales, seize puits ont été réalisés à Timouza
et le long de l’Oued El Feida dont trois seulement ont rencontré de l’eau. L’équipement
de deux puits et d’un forage pour un débit de 5 l/s a permis de satisfaire les besoins du
sous secteur militaire de Gueltat Zemmour.

En outre, la commune dispose de 3 trois forages et 4 puits destinés à l’AEP de la


population rurale. En plus, deux citernes sont mobilisées pour satisfaire les besoins en
eau de la population nomade.

Puits équipé au niveau du nouveau centre

Citerne desservant la population nomade

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

IV. BESOINS ET RESSOURCES EN EAU

IV.1. Données urbanistiques

Le nouveau centre de Gueltat Zemmour est doté d’un plan de développement


homologué en 2004 qui prévoit l’équipement du centre par les diverses infrastructures
permettant son développement futur.

La superficie totale couverte par ce plan est d’environ 156 Ha répartie comme suit :

Zones Superficie (Ha) %


Zone d’habitat moyenne densité 25.59 16.38%
Zone d’habitat faible densité 9.15 5.86%
Zone villa 5.08 3.25%
Zone d'habitat dispersé 46.99 30.07%
Zone d’équipements 10.61 6.79%
Zone RS 11.12 7.12%
Zone d’activités 6.31 4.04%
Espaces verts 3.29 2.11%
Voies, parkings et autres espaces publics 38.11 24.39%
Total 156.25 100.00%

La superficie réservée aux habitations est d’environ 40 Ha (hors habitat dispersé), soit
environ 40 de la superficie globale. Les habitations envisagées sont de type habitat à
faible densité, habitat à moyenne densité et deux zones villa, avec des proportions
respectives de 9%, 26% et 5% de la superficie totale.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Par ailleurs, le type d’habitat dispersé représente environ 30% de la superficie totale
avec une superficie d’environ 47 Ha.

Il est à signaler ici que nous n’avons pas pu avoir le règlement qui devrait arrêter la
capacité d’accueil du nouveau centre, ou du moins les densités à considérer pour
chaque type d’habitat.

Pour estimer la capacité d’accueil nous avons pris en compte les densités suivantes :

Zone d'habitation Superficie (Ha) Densité (hab. /Ha) Population (hab.)


Habitat moyenne densité 25.59 250 6 398
Habitat faible densité 9.15 200 1 830
Zone villa 5.08 150 762
Habitat dispersé 46.99 20 940
Total 86.81 - 9 929

Ainsi, la population à saturation d’accueil du nouveau centre est d’environ 9929


habitants. Nous retenons 10000 habitants.

IV.2. Population

D’après les données des derniers recensements, la population de la commune de


Gueltat Zemmour a connu un fort accroissement durant la période 1982 -2004, et en
particulier entre 1982 et 1994 où le taux d’accroissement interannuel a atteint 18%.

Année 1982 1994 2004


Population (hab.) 625 4716 6740
Taux d'accroissement 18% 3.64%

Selon le recensement de 2004, la commune comptait 6740 habitants dont la majorité


pratiquent le nomadisme à la recherche de pâturage pour leurs troupeaux, le reste des
habitants résident en grande majorité dans les campements de la ville de Boujdour.

Pour la projection démographique, plusieurs contraintes s’imposent :

 Le centre de Gueltat Zemmour est en cours de création, d’où l’impossibilité


d’estimer la population future en tenant compte des paramètres usuellement utilisés
tels que le taux d’accroissement naturel et la migration.

 La difficulté de connaître les aspirations et le souhait de la population résidante


dans les campements de Boujdour de réintégrer le territoire communal. Les
discussions entreprises avec les responsables de la commune n’ont pas permis de
cerner ce problème.

 Actuellement, aucun projet de viabilisation n’est prévu.

Tenant compte de ce qui précède, nous allons dimensionner les ouvrages du système
d’AEP projeté pour la population à saturation, soit 10000 habitants.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

IV.3. Besoins en eau

Les besoins en eau ont été calculés en tenant compte de la population à saturation.
Les paramètres adoptés et les détails de calcul sont comme suit :

 Population (x 1000 hab) : 10


 Taux de branchement (%) : 100
 Dotations (l/hab/j)
- Population branchée : 50
- Administrative : 5
- Industrielle : 5
 Consommation (m3/j)
- Population branchée : 500
- Administrative : 50
- Industrielle : 50
- Total : 600
 Rendements (%)
- Réseau : 80
- Adduction : 95
- Global : 76
 Besoins à la distribution (l/s)
- Moyens : 8.7
- Pointe : 11.3
 Besoins à la production (l/s)
- Moyens : 9.1
- Pointe : 11.9

Ainsi, à saturation les besoins en eau moyen à la production du centre de


Gueltat Zemmour sont d’environ 9 l/s. Les besoins de pointe sont d’environ 12
l/s.

IV.4. Ressources en eau

L’AEP du nouveau centre de Gueltat Zemmour sera assurée à partir du forage n°IRE
194/124 dont les principales caractéristiques (voir fiche technique en annexes) sont :

 Coordonnées : X = 736 103 ; Y = 2 837 101 ; Z = 273 m NGM


 Date de réalisation : 11/10/2004
 Profondeur totale /sol : 350 m
 Débit d’exploitation : 8 l/s
 HMT /sol : 91 m
 Côte calage crépine /sol : 118 m
 Conductivité de l’eau : 3.6 ms/cm

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Forage n° IRE 194/124

IV.5. Bilan besoins – ressources

Tenant compte de ce qui précède, les besoins en eau du centre sont de l’ordre de 12
l/s alors que le forage destiné à l’AEP de ce centre présente un débit d’exploitation de
8 l/s permettant de produire 7 l/s (voir chapitre station de déminéralisation). Le déficit à
saturation serait donc de 12 – 7 = 5 l/s.

A noter toutefois que l’importance de ce déficit reste largement tributaire de la cadence


de l’évolution du taux d’occupation du nouveau centre.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

V. STATION DE TRAITEMENT

V.1. Introduction

Le centre de Gueltat Zemmour dispose d’un forage inventorié sous le numéro IRE
194/124. Ce forage a été réalisé en octobre 2004 et les récents essais de pompage,
réalisés du 25 au 28/09/2007, préconisent le débit d’exploitation de 8 l/s.

Les résultats d’analyses physico-chimiques, correspondant au prélèvement N° C/2007


du 28/09/2007 (voir annexe), montrent que les eaux issues de ce forage présentent,
entre autre, ce qui suit :

 Une teneur en fer de l’ordre de 8 mg/l, alors que la Norme Marocaine relative à la
qualité des eaux d’alimentation humaine (ou de potabilité) prescrit la valeur
maximum de 0,3 mg/l ;
 Une teneur en manganèse de l’ordre de 0,13 mg/l, alors que la norme précitée
prescrit la valeur maximum de 0,1 mg/l ;
 Une turbidité de l’ordre de 8 NTU, alors que ladite norme prescrit la valeur maximum
de 5 NTU ;
 Un TDS (total de sels dissous) ou résidu sec (à 105 °C) de 2600 mg/l, alors que la
norme précitée préconise la valeur maximum de 2000 mg/l (équivalente à une
conductivité de 2700 microsiemens/cm).

Au vu de ces paramètres, l’usage de cette eau pour la boisson humaine


nécessite donc une déminéralisation partielle ou totale du débit de 8 l/s d’eau
brute, précédée d’une déferrisation-démanganisation. A cet effet, l’IC présentera
deux (2) variantes de production d’eau potable.

La filière de traitement requise pour la potabilisation des eaux précitées et la


conception des ouvrages et équipements constituant cette filière, seront définis plus
loin, sur la base des données suivantes :

 L’installation d’une station de pompage sur le forage IRE 194/124, pour un débit de 8
l/s, afin d’alimenter partiellement ou totalement l’unité d’osmose inverse (selon les 2
variantes qui seront proposées plus loin) ;
 La qualité physico-chimique mentionnée dans le bulletin d’analyses correspondant au
prélèvement N° C/2007 du 28/09/2007 (voir annexe).

V.2. Qualité des eaux saumâtres du Forage 194/124

La qualité de l’eau saumâtre, mentionnée dans la fiche analytique correspondant au


prélèvement N° C/2007 du 28/09/2007 (voir annexe), figure dans le tableau ci-après

PH : 6,84
Température : 28 °C
Turbidité : 8,06 NTU
Conductivité : 3420 μs/cm
Oxygène dissous : 2,40 mg/l

Paramètre Concentration (mg/l)

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Cl- 744
-
HCO3 500
SO4-- 268
NO2- 0,052
NO3- 0,025
SiO2-- 7,39
F- 0,68
CO3-- 0
Total anions 1550
Na+ 349
K+ 7,41
Ca++ 248
Mg++ 117,1
Fe++ 7,88
Mn++ 0,13
NH4+ 0,088
Sr++ 0
Ba++ 0,22
Total cations 730
Total (anions + cations) 2.28
Résidu sec à 105 °C 2.6

Commentaire :

L’analyse du tableau ci-dessus montre que :

 La teneur en fer de 8 mg/l et celle en manganèse de 0,13 mg/l dépassent les valeurs
préconisées par la Norme Marocaine relative à la qualité des eaux d’alimentation
humaine (ou de potabilité), qui sont respectivement de 0,3 mg/l et 0,1 mg/l. Cette
teneur en fer de 8 mg/l paraît assez élevée. Elle inclut probablement le fer résultant
de la corrosion du tubage du forage.
 La turbidité de l’ordre de 8 NTU dépasse la Norme Marocaine relative à la qualité des
eaux d’alimentation humaine qui préconise la valeur maximum de 5 NTU. Cette
valeur de 8 NTU est elle aussi assez élevée. Elle est probablement due, en partie, à
la couleur rougeâtre de l’eau qui est le résultat de la corrosion du tubage du forage.
 Le TDS ou résidu sec (à 105 °C) de 2600 mg/l dépasse la Norme Marocaine relative
à la qualité des eaux d’alimentation humaine qui préconise la valeur maximum de
2000 mg/l.
 La teneur en baryum de 0,22 mg/l constitue un facteur limitant, car elle ne permet
pas un taux de conversion supérieur à 65 % et ce malgré que le TDS n’est que
de 2600 mg/l (voir le détail plus loin).

En résumé, la potabilisation de cette eau présentant la qualité mentionnée dans le


tableau ci-dessus, nécessite ce qui suit :

 Une déminéralisation partielle ou totale du débit de 8 l/s, précédée d’un prétraitement


pour réduire, entre autres, les teneurs en Fer, en manganèse et la turbidité.
 Un postraitement, dont une désinfection finale de l’eau produite avant sa distribution.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Concernant la déminéralisation qui sera décrite plus loin, il convient de noter qu’au
taux de conversion de 65 %, l’injection d’un réactif ’’dispersant’’, est impérative pour
éviter la précipitation du sulfate de baryum dans la saumure.

Une autre campagne d’analyses physico-chimiques est fortement recommandée,


notamment pour la confirmation des teneurs en manganèse, bicarbonates et baryum.
Les résultats de cette nouvelle campagne, seront eux aussi mentionnés dans les DCE.

A noter que la demande de ces analyses de confirmation a été déjà mentionnée dans
le rapport provisoire, élaboré en février 2008.

V.3. Station de déminéralisation

V.3.1. Site de la station de déminéralisation (SD)

Le site proposé pour la réalisation de ladite station est au sein du nouveau centre de
Gueltat Zemmour, à la limite du plan d’aménagement, sur la bordure droite de la
RN n° 5 qui mène vers l’ancien centre de Gueltat Zemmour. Ce nouveau centre est
déjà doté d’une infrastructure sociale qui est prévue pour la future population (voir
§ II.4).

Il est à rappeler que ce site abritera aussi le réservoir surélevé de distribution, qui est
projeté pour l’AEP du centre. L’évacuation de la saumure sera assurée par une
canalisation d’une longueur de l’ordre de 300 m uniquement, qui débouchera dans un
oued.

Par ailleurs, ce site permettra de concentrer l’infrastructure ONEP, afin d’optimiser les
coûts du projet (clôture, gardiennage, etc.).

Pour rappel, le forage est situé à 8 kms de ce nouveau centre et est totalement isolé
(en plein désert). De ce fait, la SD ne doit pas être réalisée prés de ce forage.

V.3.2. Variantes proposées

Les variantes qui sont examinées dans le cadre de cette note technique sont les
suivantes :

Variante N°1 :

Cette variante comportera les ouvrages et équipements qui assureront ce qui suit :

 La déferrisation-démanganisation de la totalité du débit d’eau brute (8 l/s) ;


 La déminéralisation par osmose inverse d’un débit de 3 l/s d’eau ‘’déferrisée-
démanganisée’’, sur la base du taux de conversion maximum permis qui est de
65 %. La production de l’unité d’osmose inverse sera de l’ordre de 2 l/s, soit
(3 x 0,65) l/s.
 Le mélange du débit précité d’eau déminéralisée (2 l/s) avec le débit d’eau
‘’déferrisée-démanganisée’’ restant qui est de 5 l/s et ce au sein de la citerne d’eau
traitée. La production totale de la station de traitement sera de l’ordre de 7 l/s
d’eau potable présentant un TDS de l’ordre de 1650 mg/l.

Variante N°2 :

Cette variante comportera les ouvrages et équipements qui assureront ce qui suit :

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 La déferrisation-démanganisation de la totalité du débit d’eau brute (8 l/s) ;


 La déminéralisation par osmose inverse de la totalité du débit d’eau ‘’déferrisée-
démanganisée’’ (de l’ordre de 8 l/s), sur la base du taux de conversion maximum
permis qui est de 65 %. La production totale de la station de traitement sera de
l’ordre de (8 x 0,65), soit 5 l/s d’eau potable présentant un TDS de l’ordre de 154
mg/l.

V.3.3. Etude de la variante N°1

V.3.3.1. Déferrisation-démanganisation physico-chimique

4.3.3.1.1. Généralités

Le fer et le manganèse se trouvent généralement ensemble dans une eau et les


différentes formes sous lesquelles sont présents dépendent essentiellement du pH et
du potentiel d'oxydoréduction de l’eau.
En milieu aqueux naturel (pH compris entre 5,4 et 8,0), ils sont le plus souvent sous
forme soluble (l’ion ferreux Fe++ et l’ion manganeux Mn++).

Le bicarbonate ferreux Fe(HCO3)2 est la forme la plus rencontrée dans les eaux
souterraines.
L’ion manganeux Mn++ est, lui aussi, souvent associé à l’ion bicarbonate et se trouve
donc sous la forme de Mn(HCO3)2.

Les deux ions précités peuvent être liés à l’ion sulfate SO4- -, mais beaucoup moins
fréquemment.

A noter que les ions ferreux et manganeux peuvent être convertis en ions
insolubles par oxydation (et action du pH lorsque c’est nécessaire) pour donner
respectivement l’hydroxyde ferrique Fe(OH)3 et l'oxyde de manganèse MnO2,
facilement retenus par une filtration.

L’oxydation engendre l’augmentation du potentiel rédox de l’eau à traiter et transforme


donc les ions précités sous leurs formes précipitées.

Le schéma 1 ci-après montre les différentes formes du fer susceptibles d’être


présentes dans les eaux naturelles :

377498454.doc Page 20
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Fer total

Fer ferreux Fer ferrique


(bivalent) (Trivalent)

Libre Complexé Libre

Précipité Complexes Complexes


Fe S Dissous minéraux : organiques: Fe (OH3)
Fe CO3 Fe2+ Silicates, ac. humiques et autres
Fe (OH)2 Fe OH+ phosphates, fulviques, précipités
etc. etc.

Le fer dissous peut aussi être présent sous forme de complexes minéraux et
organiques qui ne sont pas oxydables. La déferrisation - démanganisation de telles
eaux nécessite une coagulation - floculation de ces complexes (ajout de chlorure
ferrique ou de sulfate d’alumine), suivie d’une filtration.

A noter, par ailleurs, que les membranes d’osmose inverse assurent, en général, un
taux de rejet (de réjection) de l’ordre de 96 à 98 % des teneurs en fer et en manganèse
sous leurs formes dissoutes, tandis que les formes précipitées de ces sels, dont
notamment l’hydroxyde ferrique Fe(OH)3 et le dioxyde de manganèse MnO2, colmatent
les membranes d’osmose inverse. Ces précipités risquent de se former, à l’amont des
membranes, suite à une oxydation assurée par de l’oxygène éventuellement présent
dans l’eau brute et/ou du chlore utilisé par intermittence et de ce fait, il est plus
judicieux de procéder ‘’volontairement’’ à une déferrisation-démanganisation qui inclut
une filtration et de prévoir en outre une microfiltration avant l’admission de l’eau brute
dans les membranes.

4.3.3.1.2. Filière de la Déferrisation-démanganisation

La filière de traitement proposée pour la déferrisation-démanganisation est celle du


type ‘’physico-chimique’’, au lieu de la voie ‘’biologique’’, et ce pour les raisons
suivantes :

 La déferrisation-démanganisation biologique nécessite une exploitation à un


débit constant de production, car le développement des bactéries
(ferrobactéries et manganobactéries) nécessite que le milieu soit stable. En
effet, la membrane biologique sera détruite en cas de variation du débit et de
fonctionnement discontinu de la station de traitement. Il est fort probable à ce
que l’exploitant confronte cette situation, parce que les besoins en eau
potable risquent d’être différents de ceux estimés pour la population
prévue, ce qui nécessitera, de temps en temps, l’arrêt total de la station
de traitement. L’ensemencement ou la reproduction de la membrane
biologique exige un temps appréciable après un arrêt de production ;

377498454.doc Page 21
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 La déferrisation-démanganisation biologique, comparée à celle physico-


chimique, nécessite un ouvrage supplémentaire de filtration. En effet, elle doit
comporter les opérations suivantes :
 Une aération par l’oxygène de l’air pour la multiplication des
bactéries;
 Une première filtration sous pression, sur lit de sable, vouée
principalement à la déferrisation biologique;
 Une deuxième filtration sous pression, sur lit de sable, pour
compléter la démanganisation biologique qui a été initiée au sein
du filtre précédent;

 Enfin, la conception de cette filière nécessite la mesure d’autres paramètres


physico-chimiques, dont notamment le potentiel d’oxydo-réduction et la teneur
en matières organiques ;

Au vu de ce qui précède, l’IC recommande la filière physico-chimique. Cette dernière


comporte les opérations suivantes :

 Oxydation par l’oxygène de l’air dans une tour d’oxydation, principalement pour la
déferrisation;

 Oxydation par injection du permanganate de potassium à la sortie de la tour


d’oxydation, pour la démanganisation. Cette opération de démanganisation est
prévue pour une raison de sécurité, malgré que la teneur en manganèse dans
l’eau brute (0,13 mg/l) ne soit que légèrement supérieure à celle prescrite par
la Norme Marocaine relative à la qualité des eaux d’alimentation humaine qui
est de 0,10 mg/l. Cette sécurité se justifie, car les équipements supplémentaires à
ceux de la déferrisation, qui assureront la démanganisation éventuelle, sollicitent un
coût d’investissement très insignifiant par rapport au coût global de la SD. Ces
équipements supplémentaires sont les suivants :
 Un poste de préparation et de dosage du KMnO4 ;
 Un poste de préparation et de dosage de la soude NaOH.

 Injection du sulfate d’alumine à la sortie de la tour d’oxydation pour la coagulation -


floculation des particules générant la turbidité de l’eau brute (8 NTU au niveau du
forage);

 Filtration sur lit de sable;

Pour rappel, l’IC recommande une autre série d’analyses physico-chimiques, afin de
confirmer, entre autres, la teneur en manganèse. Au cas où ladite série de mesures
montrerait une teneur en manganèse ≤ 0,1 mg/l, les postes de réactifs KMnO4 et
NaOH ne seront pas sollicités, lors de l’élaboration des DCE.

377498454.doc Page 22
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

La conception des ouvrages assurant les opérations précitées est basée sur les
données suivantes :
 pH = 6,84;
 Température = 28 °C;
 Débit d’eau brute = 8 l/s;
 Teneur en fer oxydable = 8,0 mg/l;
 Teneur en manganèse oxydable = 0,13 mg/l;
 Teneur en silicates = 7,39 mg/l;

Le dimensionnement des ouvrages et équipements de cette filière de traitement est


basé d’une part, sur la stéchiométrie des réactions d’oxydation du fer et du manganèse
et d’autre part, sur les ratios définis par l’expérience dans ce domaine.

Au vu de ces considérations et conformément à la Norme Marocaine relative à la


qualité des eaux d’alimentation humaine, les performances escomptées dans l’eau
‘’déferrisée-démanganisée’’, sont les suivantes :

 0 ≤ Teneur en Fer << 0,3 mg/l ;


 0 ≤ Teneur en Manganèse << 0,1 mg/l.

A signaler que la minéralisation (en terme de la somme des anions et cations) de l’eau
‘’déferrisée-démanganisée’’ est pratiquement la même que celle de l’eau brute. En
effet, même si le fer et le manganèse seraient totalement éliminés (dans les eaux de
lavage des filtres qui seront rejetées), la minéralisation de l’eau brute ne variera que de
8,13 mgl (soit 8 mg/l + 0,13 mg/l) et deviendra donc 2272 mg/l au lieu de 2280 mg/l.
A signaler que l’élimination totale de ces éléments n’est pas recommandée pour
l’organisme humain.

4.3.3.1.3. Tour d’oxydation.

Cet ouvrage sous pression sera alimenté en eau brute, depuis la station de pompage
montée sur le forage N° 194/124. La réalisation d’une bâche de réception d’eau brute,
au niveau de la station de traitement, engendrera l’installation d’une station de
pompage pour alimenter la tour d’oxydation (et les ouvrages de traitement) et donc
des frais énergétiques supplémentaires (en plus du coût d’investissement de la bâche
elle-même).

L’IC estime qu’il est plus judicieux d’alimenter directement la tour d’oxydation depuis le
pompage sur le forage (distant de l’ordre de 8 kms) et d’assurer une autonomie (un
stockage d’eau traitée) qui permettra une intervention de maintenance (ou lors d’une
défaillance quelconque) et de ne pas réaliser une bâche d’eau brute.

Lors de la définition de la HMT de cette station de pompage, il sera tenu compte d’une
perte de charge maximale de 10 m, qui sera engendrée par l’acheminement de l’eau à
travers la tour d’oxydation, la filtration sur sable principalement et les différentes pièces
spéciales, y compris la bâche d’eau filtrée.

La tour d’oxydation est un ouvrage au sein duquel s’effectue, principalement, la


réaction d’oxydation du fer par l’oxygène de l’air et ce à travers un matériau de contact
d’origine volcanique (pouzzolane), dur et poreux, qui offre une grande surface
d’échange entre l’air (l’oxygène) et le fer libre dissous (non complexé).

Par contre, l’oxydation du Mn++ par de l’oxygène même à un pH = 9, sollicite un temps


de contact de plus de 2 heures (la vitesse de réaction est très lente). La conception

377498454.doc Page 23
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

de l’oxydation du Mn++ (démanganisation éventuelle) par de l’oxygène est donc


irréaliste.

L’oxygène de l’air fourni se dissout en partie dans l’eau jusqu’à sa saturation et l’excès
est entraîné dans la tour d’oxydation pour réagir avec le fer dissous au sein des
aspérités du matériau de contact (pouzzolane). Ce matériau est supporté par un
plancher.

Le mélange eau - air, réalisé à l’amont de la tour à l’aide d’un ‘’mélangeur statique’’ à
chicanes, alimente celle-ci de bas en haut, et l’eau est recueillie à la partie supérieure
de la tour, par le biais d'un entonnoir soudé au collecteur de sortie.

Le temps de contact prévu est de 15 mn (l’IC aurait proposé un temps de contact de


10 mn ou moins, si le pH de l’eau était supérieur à la valeur de 7,2 unités).
Le temps de contact est d’autant plus court que le pH est élevé. Cependant, l'IC estime
qu'il est judicieux d'opter pour une légère augmentation du coût d'investissement de
cette tour, plutôt que d'injecter de la soude (pour relever le pH) à l’amont de ladite tour,
qui rehausse sensiblement le coût d'exploitation. Ceci est argumenté comme suit :

La réaction d’oxydation est la suivante :

4 Fe++ (aq) + O2 + 10 H2O  4 Fe(OH)3 + 8 H+

La cinétique ou vitesse de cette réaction est favorisée par une augmentation du pH et


c’est pour cela qu’il est proposé d’éviter l’injection de la soude (qui augmente le pH) et
d’opter pour un temps de contact légèrement plus important (15 mn au lieu des 10 mn
qui sont d’usage lorsque le pH ≥ 7,2). A noter que pour cette SD qui est de faible
capacité (8 l/s d’eau brute), le diamètre de la tour variera très peu pour un temps de
contact de 15 mn au lieu de 10 mn.

Pour un temps de contact (eau aérée/pouzzolane) de 15 mn, le volume de ce matériau


est de :

Vp = 0,008 m³/s x 60 s x15 = 7,2 m³.

En adoptant une hauteur de 1,50 m pour ce matériau, la surface de la tour est de :

S = 7,2 m³/ 1.50 m = 4,8 m²


Diamètre de la tour :
D =√ (4 x 4,8 / 3,14) =2,47 m ; soit 2,50 m.

Les dimensions de la tour d’oxydation proposée, sont donc les suivantes :

 Diamètre = 2,50 m;
 Hauteur utile de pouzzolane = 1,50 m;
 Hauteur de la partie cylindrique = 2,10 m;
 Hauteur totale = 2,70 m.

La tour d’oxydation, construite à base de plastique renforcé par de la fibre de verre


(G.R.P), en raison de la corrosivité de l’eau brute, disposera des équipements
suivants :

 Un mélangeur statique installé à l'entrée de la tour ;

377498454.doc Page 24
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Un collecteur Ø 125 de répartition de l’eau brute aérée ;


 Un collecteur Ø 125 de l’eau exempte de Fe++ ;
 La tuyauterie en Ø 125 pour son raccordement amont (mélangeur statique) et aval
(filtre) avec un ensemble de vannes ;
 Une purge automatique de l’air en excès et un robinet de purge manuelle.
 Un trou d’homme (trou de visite) ;
 Deux robinets d’échantillonnage (un à l’amont et l’autre à l’aval).

Les canalisations précitées seront en PVC.

4.3.3.1.4. Compresseurs d’air.

La stœchiométrie de la réaction d’oxydation du fer, mentionnée ci-dessus, montre qu’il


faut 0,14 mg d’oxygène pour oxyder 1 mg de Fe ++ et qu’il y a production de 1,92 mg
de Fe(OH)3. Ce qui correspond sensiblement à 0,6 l d’air par m³ d’eau présentant une
teneur de 1 mg/l de fer ferreux dissous. C’est le ratio théorique correspondant
uniquement à la déferrisation.

Tenant compte du fait qu’une partie de l’oxygène admis, est dissoute dans l’eau pour la
saturation en oxygène de cette eau, qui dépend de la température (donc, non vouée à
l’oxydation du fer), et que les dispositifs assurant le mélange ‘’eau - air’’ (mélangeur
statique ou autres), n’assurent que de faibles rendements de diffusion de l’air dans
l’eau, la pratique a montré qu’il faut prévoir un ratio débit d’air / débit eau égal à
0,15.

De ce fait, le débit d’air est le suivant :

Q air = 0.15 x 8 l/s x 3,6 = 4,32 m3/h; soit 5 m³/h.

Il est prévu deux (2) compresseurs d’air (dont un de secours), non lubrifiés, de
caractéristiques suivantes :

Q : 5 m³/h
 Pression de refoulement : 3 bars
 Puissance : 0,3Kw

Chacun est équipé de :


 Une régulation électrique par pressostat avec valve de décompression automatique ;
 Un contacteur manométrique ;
 Un détenteur d’air avec manomètre ;
 Un filtre primaire à charbon actif, 1 micron ;
 Un filtre 0,01 micron ;
 Un clapet anti-retour ;
 Un robinet d’arrêt ;
 Une soupape de sécurité ;
 Un collecteur de refoulement d’air détendu ;
 Une tuyauterie pour raccordement à la tour d’oxydation, y compris accessoires de
raccordement, équipée d’une électrovanne et d’un robinet de réglage de débit ;
 chaque circuit d’air est équipé de son détendeur, manomètre avec robinet, clapet
anti-retour et robinet d’arrêt ;
 Une tuyauterie pour raccordement aux instruments pneumatiques (vanne, etc…).

Les filtres d’air précités sont prévus uniquement par mesure de sécurité supplémentaire.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

4.3.3.1.5. Injection du KMnO4.

Pour rappel, La réaction d’oxydation du Manganèse dissous, par utilisation du


permanganate de potassium, est la suivante :

3 Mn++ (aq) + 2 MnO4- (aq) + 2 H2O  5 Mn O2 + 4 H+.

Celle avec l’éventuel Fer dissous résiduel est :

3 Fe++(aq) + MnO4- (aq) + 7 H2O  3 Fe(OH)3 + MnO2 +5 H+.

Le choix de cet oxydant pour la démanganisation a été adopté en raison de son


pouvoir d’oxydation, qui rivalise avec celui de l’ozone, et qui est beaucoup plus efficace
que le chlore ou le dioxyde de chlore.

Du point de vue ’’efficacité-coût ’’, c’est le réactif le plus indiqué pour la


démanganisation.

La réaction précitée montre que l’augmentation du pH favorise la réaction et donc la


formation du précipité MnO2. Il serait donc probable de rehausser le pH à une
valeur de l’ordre de 8,0 (par utilisation de la soude), vu que le pH de l’eau brute n’est
que de 6,84 unités et ce pour activer la réaction de démanganisation. En effet,
l’aération opérée pour la déferrisation s’ensuit par un dégagement du gaz carbonique
(CO2) dissous dans l’eau et induit donc une augmentation du pH, difficile à quantifier
théoriquement. Le pH de l’eau à la sortie de la tour d’oxydation sera donc certainement
supérieur à 6,84 unités et permettra éventuellement d’éviter l’injection de la soude et
donc de minimiser les frais d’exploitation.

C’est, en partie, la maîtrise de la qualité de l’eau à traiter et particulièrement la pratique


(l’exploitation), qui peuvent définir le pH de l’eau à la sortie de la tour d’oxydation et
donc l’opportunité de l’injection de la soude (c'est-à-dire de la nécessité de
l’augmentation éventuelle du pH à une valeur ≥ 8,0). Néanmoins, pour une raison de
sécurité, il est prévu un poste de préparation et d’injection de soude, qui est décrit plus
loin. Le point d’injection de ce réactif précèdera celui du KMnO4.

La stœchiométrie de la réaction de démanganisation, montre qu’il faut théoriquement


1,92 mg de KMnO4 pour oxyder 1 mg de Mn++.

A noter que l’expérience a montré que la dose exacte de KMnO 4 varie de 1 à 6 fois la
teneur en Mn++ à éliminer. A cet effet, l’IC propose une dose de 4 fois la teneur du
Mn++ présent dans l’eau brute, soit :

Dose KMnO4 = 4 x 0,13 mg/l = 0,5 mg/l.

La solution de KMnO4 est préparée à 10 g/l.

Le poste de préparation et d’injection du KMnO4 comportera deux bacs en plastique


de capacité unitaire 100 litres. Sur chaque bac seront montés :

 Deux pompes doseuses volumétriques (dont 1 de secours) de caractéristiques :

- q(débit) = (8 x 3,6 x 0,5 ) /10 = 1,44 ≈ 1,5 l/h, mais la plage de la pompe sera de
0 à 2 l/h.
- Pression = 2 bars.
- Puissance = négligeable.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Un électro-agitateur de caractéristiques suivantes :


- Matériaux axe et hélice : Acier inox 316 L
- puissance : 0,25 kW
- Vitesse : 2950 tr/mn
- Tension : 220/380V 50Hz

La capacité d’un bac assurera une autonomie de fonctionnement de 100 / (1,5 x 24) =
2,8 jours (soit 67 h).

Toute la tuyauterie (aspiration - refoulement) ainsi que les raccords seront en matière
plastique (PVC ou PEHD).

4.3.3.1.6. Injection de la soude

Comme mentionné précédemment, il est prévu un poste de préparation et d’injection


de soude, pour éventuellement rehausser le pH de l’eau à sa sortie de la tour
d’oxydation, afin d’augmenter la vitesse d’oxydation de l’ion manganeux Mn++.

A titre indicatif, la dose maximum de NaOH prise en compte est de 50 mg/l, dose qui
sera éventuellement affinée lors de la mise en service de la SD.

Le poste de préparation et d’injection de la soude comporte deux bacs en plastique


(PEHD), de capacité unitaire égale à 200 litres. Sur chaque bac, seront montés deux
pompes doseuses (dont 1 de secours), de caractéristiques :

 q(débit) = (8 x 3,6 x 50 ) / 200* = 7 l/h . La plage de la pompe sera de 0 à 10 l/h.


 Puissance = négligeable.

* 200 g/l est la concentration de la solution dans le bac de préparation, car la soude
utilisée est celle solide (en paillettes).

La capacité d’un bac assurera une autonomie de fonctionnement de l’ordre de 28


heures.

Toute la tuyauterie (aspiration - refoulement) ainsi que les raccords seront en matière
plastique (PVC ou PEHD).

Le point d’injection de ce réactif est prévu à l’amont de celui du KMnO4.

4.3.3.1.7. Injection du Sulfate d’Alumine.

Pour rappel, la turbidité de l’eau brute est de l’ordre de 8 NTU. Ce réactif est donc
prévu pour assurer la coagulation - floculation des microparticules à l’état colloidal, qui
génèrent la turbidité.

Ces microparticules peuvent provenir, entre autre, de ce qui suit:

 La réaction de la silice avec le Fer et le manganèse dissous pour former des


complexes minéraux ;
 La réaction du Fer et du manganèse dissous avec les matières organiques (acides
humiques ou autres) pour former des complexes organiques ;
 L’oxydation du manganèse qui engendre des microparticules de MnO2 à l’état
colloïdal.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Ce sont les essais jar - tests (sur membrane de filtration) qui définiront la dose requise
pour la coagulation - floculation de ces microparticules. Il est prévu, à titre indicatif, une
dose de 10 mg/l de sulfate d’alumine (S.A) qui sera injectée juste après le
permanganate de potassium KMnO4.

La solution de S.A est préparée à 30 g/l.

Le poste de préparation et d’injection du S.A comporte deux bacs en plastique de


capacité unitaire 100 litres. Sur chaque bac seront montés :
 Deux pompes doseuses volumétriques (dont 1 de secours) de caractéristiques :

- q (débit) = (8 x 3,6 x 10 ) /30 = 9,6 ≈ 10 l/h, mais la plage de la pompe sera de


0 à 12 l/h.
- Pression = 2 bars ;
- Puissance = négligeable.

 Un électro-agitateur de caractéristiques suivantes :

- Matériaux axe et hélice : Acier inox 316 L


- puissance : 0,25 kW
- Vitesse : 2950 tr/mn
- Tension : 220/380V 50Hz

La capacité d’un bac assurera une autonomie de fonctionnement de 100 / 10 = 10


heures.

Toute la tuyauterie (aspiration - refoulement) ainsi que les raccords seront en matière
plastique (PVC ou PEHD).

A noter que ce sont les essais de la mise en service industriel de la station de


traitement, qui définissent avec exactitude tous les taux de réactifs chimiques
précités ainsi que leurs points d’injection les plus adéquats. Ces essais
montreront aussi la nécessité ou pas de la démanganisation et donc des
injections de KMnO4 et NaOH.

Par ailleurs, les équipements de dosage sont des systèmes pré-calculés avec pompes
volumétriques à membranes ou à pistons, à courses variables.
Un dispositif de chasse d’eau sera prévu à tous les points de dosage.

Pour assurer un bon accès à ces conduites, elles seront posées dans des caniveaux
avec des couvercles, de préférence à des gaines.

4.3.3.1.8. Filtration

Les particules de fer (hydroxyde ferrique) résultant de l’oxydation du fer ferreux par
l’oxygène de l’air ainsi que celles floculées par utilisation du S.A, doivent être retenues
au niveau du matériau filtrant (sable) contenu dans le filtre, afin que l’eau prétraitée
présente un SDI (Silt Density Index) et une turbidité, recommandés par les fabricants
de membranes d’osmose inverse (par exemple SDI < 5 et Turbidité ≤ 1 NTU pour les
modules Filmtec de la compagnie DOW). Une filtration est donc impérative.

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Pour permettre une continuité de la production, lors d’une intervention sur un filtre (en
cas de maintenance ou de défaillance éventuelle), il est prévu deux filtres verticaux
et sous pression. Le matériau de construction des filtres est le GRP.

a. Dimensionnement de l’installation de filtration

Pour que la vitesse de filtration n’excède pas les 10 m/h lors du lavage d’un filtre, il est
proposé une vitesse de filtration de 5 m/h ; La surface totale de filtration est donc de :

S = Q / V = (8 x 3,6) / 5 = 5,76 m² ; soit 6 m²

La surface d’un seul filtre est de 3 m² et son diamètre est de :

D = √ (4 x 3/ 3,14) = 1,95 m; soit 2,0 m

Le filtre est chargé de sable, supporté par un plancher sur lequel sont fixées des
buselures.

Les caractéristiques de chacun des deux filtres sont les sont les suivantes :

 Matériau : GRP
 Diamètre : 2,0 m
 Hauteur de la couche de sable : 1,0 m
 Granulométrie (taille effective) : 0,9  1 mm
 Hauteur cylindrique : 1,80 m
 Hauteur totale du filtre : 2,60 m

Chacun des deux filtres à sable disposera, entre autres, des équipements suivants :

 1 plancher équipé de crépines ;


 2 trous d’hommes (chargement et visite) ;
 1 couche de gravier support de 10 cm ;
 1 panoplie de tuyauterie en PVC ;
 1 ensemble de vannes automatiques pour :
- entrée d’eau à filtrer ;
- sortie d’eau filtrée ;
- entrée d’eau de lavage ;
- sortie de lavage ;
- entrée d’air de détassage ;

 1 manomètre différentiel pour la mesure automatique de la perte de charge et sa


transmission en salle de contrôle ;
 1 vanne de vidange ;
 1 robinet de prise d’échantillon ;
 1 tuyauterie de purge d’air ;
 Une vanne automatique installée sur la tuyauterie d’air précitée ;
 1 ensemble de collecteurs en PVC ou GRP pour eau à filtrer et eau filtrée ;
 1 ensemble de collecteurs en PVC pour eau de lavage et air de détassage ;
 Un disque de rupture.

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Pour assurer le suivi des performances de la déferrisation, des robinets de prise


d’échantillons sont prévus aux entrées et sorties de la tour d’oxydation et des filtres à
sable.

b. Dimensionnement des groupes de lavage des filtres.

Le lavage des filtres s’effectue par retour simultané d’air et d’eau. L’eau provient de la
bâche d’eau filtrée (décrite plus loin).

Les caractéristiques de conception de cette installation de lavage sont les suivantes :


 Débit d’air de détassage : 50 m3/m2.h
 Débit d’eau pour soufflage (Décolmatage) : 7 m3/m2.h
 Débit d’eau pendant le rinçage : 15 m3/m2.h

L’installation de lavage des filtres comprend les équipements suivants:


 Deux pompes dotées de by-pass pour le fonctionnement à mi-débit lors du soufflage
(Décolmatage). Une seule pompe est opérationnelle (la deuxième assure le
secours). Leurs caractéristiques sont :
- Q = 3 m² x 15 m³/m².h = 45 m³/h ; soit 45 m³/h à plein débit et 22,5 m³/h à mi-
débit.
- HMT = 10 m;
- Puissance absorbée par la pompe : 2,4 Kw.
- Puissance du moteur : 3 Kw.

 Deux surpresseurs d’air (1 en service et l’autre de secours) de caractéristiques :


- Q = 3 m² x 50 m³3/m².h = 150 m³/h ;
- Pression de refoulement = 300 mbars ;
- Puissance absorbée par le surpresseur : 1,6 Kw.
- Puissance du moteur : 2 Kw.

Le lavage semi-automatique du filtre s’enclenche depuis le PC en salle de contrôle, et


ce en fonction du seuil de la DP (différence des pressions «entrée» - «sortie» du filtre)
ou du volume d’eau filtrée. Par ailleurs, le filtre peut être lavé «manuellement».
A signaler que les valeurs de la DP ou du volume d’eau filtrée qui sont précités, seront
définis et ajustés lors des essais de mise ne service de la station de traitement, car ils
dépendent totalement de la qualité la plus représentative de l’eau brute du forage. La
valeur maximum tolérée de la DP sera celle qui engendrera une turbidité de l’eau filtrée
égale à 1 NTU. Il en est de même pour le volume maximum d’eau filtrée qui sera
produit entre 2 lavages consécutifs d’un même filtre.

Les pompes de lavage des filtres disposeront de :


 Un ensemble d’équipement à l’aspiration de chaque pompe, comprenant une vanne
d’isolement avec joint de démontage ;
 Un ensemble d’équipement au refoulement de chaque pompe, comprenant un
manomètre avec robinet d’isolement, un manchon élastique, un clapet anti-retour et
une vanne d’isolement ;
 Un by-pass doté d'une vanne automatique pour refouler à mi-débit et à plein débit ;
 Un collecteur général de refoulement ;
 Une tuyauterie de liaison avec le filtre.

Chaque surpresseur d’air de décolmatage des filtres disposera de :


 1 carter de protection de l’accouplement ;
 1 filtre à l’aspiration avec indicateur de colmatage ;

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 1 silencieux à l’aspiration ;
 1 silencieux au refoulement ;
 1 soupape tarée ;
 Un pressostat qui sera installé sur le collecteur d’air des 2 surpresseurs ;
 1 manchette souple ;
 1 manomètre avec robinet de coupure ;
 1 clapet anti-retour à battant sur le réseau de refoulement pour la protection du
surpresseur ;
 la tuyauterie de refoulement en acier galvanisé, pour distribution vers le filtre.

La quantité d’eau filtrée, sollicitée pour un (1) seul lavage/j du filtre, est de l’ordre de :

Qlavage = (22,5 / 60 x 6*) + (45 / 60 x 8*) = 2,25 + 6 = 8,25 m³.

* Les temps de décolmatage et de rinçage sont estimés respectivement à 6 et 8 mn. Ils


seront éventuellement revus et réajustés lors des essais de mise ne service de la
station de traitement.

Les pertes en eau représentent donc environ 2 % du débit d’eau brute, soit :

Qp = (2 x 8,25 m³) / (8 x 86,4 m³) = 0,02 = 2 %.

4.3.3.1.9. Bâche d’eau filtrée

Comme mentionné précédemment, le lavage d’un filtre se fait par retour d’eau filtrée
(et d’air), au lieu de l’eau déminéralisée (coûteuse). Il est proposé à ce que le volume
de cette bâche permette, au moins, deux lavages successifs (1/filtre), soit 16,50 m³ ;
Cependant, la capacité utile retenue pour la bâche est de 40 m³.

Cette bâche comprend 2 compartiments, dont le premier (30 m³) est réservé au lavage
des filtres. L’eau se déverse du premier compartiment vers le deuxième compartiment
de 10 m³, qui alimente principalement ce qui suit :

 Les pompes basse pression (BP) qui refoulent 3 l/s d’eau filtrée, vers l’unité
d’osmose inverse, après avoir subi un prétraitement complémentaire requis par les
membranes ;
 Les pompes refoulant le débit restant d’eau filtrée qui est de l’ordre de 5 l/s, vers la
citerne d’eau traitée, où s’effectue le mélange avec l’eau déminéralisée (ces
pompes assurent donc le by-pass de l’unité de déminéralisation).

La bâche est alimentée par le collecteur d’eau filtrée émanant des deux filtres à sable.
Ce collecteur est en PVC ou GRP DN 125.
Elle est dotée de vannes manuelles, installées sur les différentes conduites de
raccordement (entrée et sortie de l’eau filtrée), d’une vanne de vidange et d’un trop-
plein.

4.3.3.1.10. Pompage de reprise vers la citerne d’eau traitée

Pour refouler le débit de 5 l/s d’eau filtrée vers la citerne d’eau traitée, où s’effectue le
mélange avec le débit de 2 l/s d’eau déminéralisée, il est prévu deux pompes (dont une
de secours) ayant les caractéristiques suivantes :
Q : 5 l/s.
 HMT : 10 m;

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 Puissance absorbée par la pompe : 1 Kw.

En raison du caractère corrosif de l’eau saumâtre, la composition métallurgique proposée


pour les aciers inox, afin d’atténuer ou pallier à tout type de corrosion, est la suivante :
 Corps: 316 L (Cr = 20 %, Ni = 12 %, Mo = 2,5 %, C = 0,03 %, Si = 1,5 %).
 Roue: 316 L
 Axe : 316 L

V.3.3.2. Unité de déminéralisation

Pour rappel, le débit d’eau filtrée qui alimentera l’unité de déminéralisation est de 3 l/s
uniquement. Le taux de conversion maximum permis étant de 65 %, le débit d’eau
déminéralisée sera de l’ordre de 2 l/s.

4.3.3.2.1. Prétraitement complémentaire

En raison des risques de précipitation de certains sels dans le circuit de la saumure


(principalement au sein des membranes), dont notamment le carbonate de calcium
CaCO3 et le sulfate de baryum BaSO4, l’IC estime qu’il est impératif de prévoir le
prétraitement complémentaire ci-après :
 Acidification par injection d’acide sulfurique (H2SO4), pour éviter la précipitation
éventuelle du carbonate de calcium (CaCO3) au niveau des membranes ;
 Injection d’un séquestrant (dispersant) pour fonctionner en sursaturation de sels dans
la saumure, notamment le sulfate de baryum ;
 Microfiltration à travers des filtres à cartouches de 5 microns ;
 Déchloration par le métabisulphite de sodium (S.B.S) au cas où la préchloration
(parfois intermittente) s’avèrerait nécessaire.

A noter que l’acidification n’est pas nécessaire en cas d’injection d’un dispersant
approprié qui évite à la fois, la précipitation du carbonate de calcium et celle du
sulfate de baryum.

4.3.3.2.2. Pompage Basse pression

La bâche d’eau filtrée étant à la pression atmosphérique, il est nécessaire de prévoir


une station de pompage (BP) pour alimenter les microfiltres et assurer une pression
résiduelle de l’ordre de 1 bar au niveau de l’aspiration des pompes Haute Pression
(HP) de l’unité d’osmose inverse proprement dite.

A cet effet, on prévoit deux (2) groupes électropompes (dont un de secours et


raccordé), qui aspirent l’eau filtrée depuis le deuxième compartiment de la bâche
précitée. Cette conception permet une flexibilité d’exploitation et de maintenance en
cas d’éventuelles défaillances sur l’un des deux groupes BP, sans l’arrêt total de la
production.

Les caractéristiques de ces groupes sont les suivantes:

Q : 3 l/s ;

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 HMT ≈ 15 m (en raison de la pression résiduelle fixée à 1 bar et de la perte de charge


à travers la microfiltration, qui est largement inférieure à 5 m).
 Puissance absorbée par la pompe = 0,88 Kw ;
 Puissance du moteur = 1,2 Kw.

En raison du caractère corrosif de l’eau saumâtre, la composition métallurgique


proposée pour les aciers inox, afin d’atténuer ou pallier à tout type de corrosion, est la
suivante :
 Corps: 316 L (Cr = 20 %, Ni = 12 %, Mo = 2,5 %, C = 0,03 %, Si = 1,5 %)
 Roue: 316 L
 Axe :316 L.

Ces pompes disposeront de :


 Un ensemble d’équipement à l’aspiration de chaque pompe, comprenant une vanne
d’isolement avec joint de démontage;
 Un ensemble d’équipement au refoulement de chaque pompe, comprenant un
manomètre avec robinet d’isolement, un manchon élastique, un clapet anti-retour et
une vanne d’isolement;
 Un collecteur général de refoulement;

En raison du caractère corrosif de l’eau saumâtre, la composition métallurgique


proposée pour les aciers inox, afin d’atténuer ou pallier à tout type de corrosion, est la
suivante :
 Corps: 316 L (Cr = 20 %, Ni = 12 %, Mo = 2,5 %, C = 0,03 %, Si = 1,5 %)
 Roue: 904 L (Cr = 20 %, Ni = 25 %, Mo = 4,5 %, Cu = 1,5 %, C = 0,01 %)
 Axe : 904 L (voir composition de la roue).

4.3.3.2.3. Acidification

L’acidification de l’eau alimentant les membranes est généralement prévue afin


d’éviter, principalement, la précipitation du carbonate de calcium dans le circuit du
rejet (saumure) des membranes au cas où l’indice de saturation (LSI) ou l’indice de
Stiff §Davis est positif (S§DSI, pour les eaux fortement saumâtres ou l’eau de mer).

Elle est donc dictée par la salinité (TDS) du rejet, qui est directement proportionnelle
au taux de conversion adopté. Le taux de conversion dépend, à son tour, de la
composition chimique de l’eau d’alimentation (qualité de l’eau du forage
194/124), dont notamment la concentration de certains sels limitants (sulfates de
calcium, de baryum et de strontium ainsi que le fluorure de calcium, la silice et la
magnésie) et du taux de réjection en sels de la membrane choisie.

Pour les eaux de ce forage, c’est la teneur en sulfate de baryum, qui est élevée,
si on adopte un taux de conversion de l’ordre de 65 % (cet aspect est détaillé
dans le § suivant).

De ce fait, le taux d’acidification (la dose d’acide à injecter) est lié aussi à la marque et
au type de membrane d’osmose inverse choisie. C’est pour cela que les fabricants de
membranes consultent les sociétés spécialisées en produits chimiques ’’séquestrants
ou dispersants’’ afin d’adopter le taux de conversion maximum, permis pour
l’exploitation des membranes, sans précipitation de sels.

Pour le présent projet, l’eau alimentant les membranes d’osmose inverse est celle
déferrisée et éventuellement démanganisée (à la sortie des filtres). Comme mentionné
précédemment, le pH de cette eau, qui sera certainement supérieur à 6,84 unités (ne

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

serait-ce qu’en raison de l’aération), ne pourra être effectivement défini (mesuré) que
lors des essais de mise en service industriel. De ce fait, il ne sera tenu compte que du
pH de l’eau brute (6,84) et les ajustements de la dose d’acide réellement requise
seront effectués lors des essais précités.

l’IC a prévu de réduire le pH de l’eau brute de la valeur 6,84 à 5,60. Cette dernière
valeur de pH, suite à une acidification, engendre une saumure dont l’indice de
saturation est de -0,15 (Voir en annexe, la page 2 des projections de la variante 1).
Cette valeur négative, confirme qu’il n’y pas de précipitation de carbonate de calcium
dans la saumure, alors que sans acidification, la précipitation de CaCO3 serait
inévitable, car l’indice de saturation, sera de l’ordre de +1,75). Il est donc nécessaire
d’acidifier jusqu’à l’obtention d’un pH de 5,60 et ce quelque soit le pH de l’eau
déferrisée et éventuellement démanganisée (à la sortie des filtres).

Le point d’injection proposé, est au sein de la conduite de raccordement entre le


pompage BP et le microfiltre.

Tenant compte des données suivantes :


 La qualité de l’eau du forage 194/124, mais déferrisée et démanganisée ;
 Le taux de conversion de 65 % ;
 Le débit d’eau filtrée à déminéraliser de 3 l/s ou 259 m³/j ;
 pH de l’eau brute à l’entrée des Tp = 5,60 unités ;

Et de tous les autres paramètres fixés par l’IC, l’exploitation du logiciel ’’Ropro’’ de
«Fluid systems», révèle que la consommation journalière d’acide sulfurique (93,2 %)
est de 88,7 Kg/j (Voir en annexe, la page 3 des projections de la variante 1).

La consommation d’acide précitée correspond à 84,36 Kg/j de H2SO4 à 98 %, qui est


le titre de la solution commerciale au Maroc.

La dose d’acide sulfurique (H2SO4 à 98 %), est de :

Dose (H2SO4 ) = 84360 g / 259 m³ = 326 mg/l.

Cette forte dose est due, en partie, à la teneur très élevée en bicarbonates dans
l’eau, d’où la nécessité de mener une autre série d’analyses physico-chimiques
avant l’élaboration des DCE.

L’installation d’acidification comprend :

 Deux pompes doseuses (dont 1 de secours) de caractéristiques : Débit Qn = (3 x 3,6


m³/h x 326 g/m³) /(1,8 Kg/l * x 1000) = 2 l/h ; soit une plage de 0 à 4,0 l/h pour tenir
compte d’un pH > 6,84.
*1,8 Kg/l étant la densité de H2SO4
 Deux bacs de préparation de la solution, en PEHD (Polyéthylène Haute Densité), de
volume unitaire assurant une autonomie de 1 mois de fonctionnement, soit : Vbac =
2,0 x 24 x 30 = 1440 litres. C’est le volume de 1,50 m³ qui est retenu.
 Une bâche de stockage, en polyester armé (GRP), d’une capacité de 9 m³, assurant
une autonomie de production de 6 mois. Cette bâche, réalisée à l’air libre et au sein
d’une cuve de rétention en BA, alimente les deux bacs précités.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Toute la tuyauterie (aspiration-refoulement), ainsi que les raccords, seront en matière


plastique (PEHD). Par mesure de sécurité, la canalisation de refoulement en PEHD est
logée dans une conduite en PVC.

Une pompe et un flexible sont prévus pour le dépotage du H2SO4 à partir du camion.
Les bacs d’utilisation de 1,5 m³ sont alimentés gravitairement depuis la cuve de
stockage de 9 m³.

Pour la protection du personnel, on installe des panneaux en plexiglas au niveau de :

 Poste de dépotage ;
 Pompes doseuses ;
 Points d’injection.

En outre, une douche est prévue au sein du local des réactifs et une autre dans le
laboratoire.

A signaler que l’acide chlorhydrique HCl pourrait être utilisé à une dose de l’ordre de
243 mg/l au lieu de 326 mg/l de au H2SO4.

4.3.3.2.4. Installation pour l’injection du séquestrant ’’dispersant’’

Le logiciel « Ropro », exploité par l’IC pour la conception de cette station de


déminéralisation, révèle que pour une conversion de 65 % de l’eau filtrée, le sulfate de
baryum se précipite dans le circuit de la saumure. En effet, le rapport PI / Ksp de ce
sel est de 43,13 alors que la précipitation a lieu si PI/ Ksp ≥ 1,0 (Voir en annexe, la
page 3 des projections de la variante 1).

Il est donc impératif d’injecter un réactif ‘‘dispersant’’ pour pouvoir fonctionner


au taux de conversion de 65 %, car ce réactif tolère une sursaturation des sels
limitants dans la saumure.

Le ou les réactifs permettant ces sursaturations existent sur le marché mondial. A titre
d’exemple, un réactif fabriqué par la société ‘’Permacare’’, peut assurer le taux de
conversion maximum, générant une saumure qui présente les caractéristiques
suivantes :
 CaSO4 : P.I ≤ 3,0 x Ksp ;
 BaSO4: P.I ≤ 50 x Ksp ;
 SrSO4 : P.I ≤ 12 x Ksp;
 Ca F2: P.I ≤ 120 x Ksp;
 Silice : 230 mg/l;
 CaCO3: LSI ≤ +2,6.

Avec :
- P.I est le Produit Ionique du sel ;
- Ksp est le Produit de Solubilité de ce sel.

(Référence: D&WR quarterly: February/March 2003. Vol 12/4-page 29).

Le réactif ‘’séquestrant’’ précité est donc approprié puisqu’il permet jusqu’à 50 fois le
produit de solubilité du BaSO4, alors qu’au taux de conversion de 65 %, le rapport
PI / Ksp de ce sel est de 43,13 (donc inférieur à la limite permise).

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Le point d’injection proposé pour ce réactif, est au sein de la conduite de liaison entre
le pompage BP et les microfiltres (à quelques cms du point d’injection du H2SO4).

Le taux de dosage pris en compte étant de 5 mg/l, le poste de préparation et de


dosage du dispersant comprend :

 Deux pompes doseuses (dont 1 de secours), ayant les caractéristiques suivantes:


Débit Qn = 3 x 3,6 x 5 / 10* = 5,4 l/h (plage de la course : 0 à 8 l/h)
 Deux bacs en PVC, de volume unitaire égal à 100 litres.

* 10 g/l, est la teneur de préparation de la solution du séquestrant (cette teneur est


indicative car elle varie selon la nature du séquestrant).

La capacité du bac assure une autonomie de l’ordre de 19 heures.

Le contrôle continu de débit du réactif ‘’dispersant’’ est assuré par un appareil


automatique et ce par le biais d’une sonde de mesure installée dans la conduite de
refoulement des pompes doseuses.

Toutes les canalisations de ce poste seront en PVC.

Note :

Il y a lieu de préciser que du fait que le choix des réactifs et de leurs doses
respectives, dont notamment l’acide et le dispersant, dépendent du fournisseur
de membranes, les réactifs proposés et leurs taux de dosage, mentionnés dans
le présent rapport, ne le sont qu’à titre purement indicatif.

Par ailleurs, pour tous les réactifs de traitement utilisés, les taux de dosage
effectifs seront affinés lors de la mise en service industriel de la station de
traitement.

A signaler aussi que l’un des deux bacs prévus, est en service, tandis que
l’autre, est prêt pour l’utilisation, dés que le premier sera vidé.
Ces bacs (à l’exception de celui de H2SO4) sont dotés d’électro-agitateurs, dont
l’arbre et l’hélice sont à base d’acier inox. Ils sont alimentés en eau
déminéralisée (non chlorée), par un piquage sur le collecteur des eaux émanant
de la bâche, qui évite l’assèchement des membranes - voir § trains d’osmose
inverse). Un dispositif de chasse d’eau, est prévu à tous les points de dosage.

Pour assurer un bon accès aux canalisations de dosage de réactifs, elles seront
posées dans des tranchées avec des couvercles de préférence à des gaines.

Il convient de mentionner aussi, que certains concepteurs de SD, assistés par


les fabricants de réactifs ’’dispersants’’, optent uniquement pour l’injection d’un
dispersant approprié dans l’eau brute, sans prévoir d’acidification.

4.3.3.2.5. Microfiltration

La protection des membranes requiert une microfiltration, qui doit retenir toute
microparticule de dimension supérieure à 5 micromètres (microns), après son
éventuelle fuite de la filtration primaire. A cet effet, il est proposé deux (2) microfiltres à
cartouches, ayant les caractéristiques unitaires suivantes:

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Matériau du corps : GRP


 Débit maximum par cartouche : 5 m3/h
 Le nombre de cartouches sera de : 3/2 x 3,6 / 5 = 1,08 ; Soit 2 cartouches.
 Surface unitaire d’une poche (cartouche) : 0,5 m³
 Surface de filtration/ microfiltre : 2 x 0,5 = 1,0 m²

La vitesse de microfiltration/ microfiltre est donc de : 3/2 x 3,6 / 1,0 = 5,4 m/h.

Les cartouches sont en polypropylène et le matériau constituant le corps de chacun


des 2 microfiltres est en plastique renforcé par de la fibre de verre (GRP). Les paniers
sont en acier inoxydable 316 L.

Chaque microfiltre dispose des équipements suivants :

 Un couvercle amovible, équipé de boulons basculants;


 Un robinet d’évent et un robinet de vidange;
 Deux manomètres avec robinets d’isolement;
 La tuyauterie de raccordement aval et amont de cet ouvrage, en GRP ou PVC;
 Une vanne à l’entrée ;
 Une vanne à la sortie.

Pour s’informer sur l’état de colmatage du microfiltre, un capteur automatique de


pressions est prévu sur la conduite d’eau ‘’microfiltrée’’ et ce, pour mesurer et
transmettre en salle de contrôle la ΔP entre ce point et celui à la sortie des filtres à
sable. Ce capteur sera équipé d’un contact pour garantir la pression minimum
nécessaire à l’aspiration de la pompe haute pression (HP).

Par ailleurs, une pompe et un (1) kit complet sont prévus pour la mesure du SDI.

En outre, un pressostat est installé à l’aval de ces microfiltres et ce, pour protéger les
pompes HP contre la cavitation.

A signaler que la valeur de la ΔP précitée sera définie et ajustée lors des essais de
mise ne service de la station de traitement, car elle dépend totalement de la qualité la
plus représentative de l’eau filtrée. La ΔP maximum permise sera celle qui engendrera
un SDI = 5.

4.3.3.2.6. Déchloration

Au cas où la préchloration (parfois intermittente) serait nécessaire, le chlore résiduel


présent dans l’eau brute, attaquerait les membranes d’osmose inverse et les
détériorait. La neutralisation du chlore, sera assurée par une injection de métabisulfite
de sodium (NaHSO3), qui est un réducteur.

Le poste de déchloration est dimensionné à base d’un taux de chlore résiduel de 1


g/m3.

En utilisant une solution de Na HSO3, présentant un équivalent de 25 g/l de SO2 et


sachant que 1 g de chlore nécessite (est neutralisé par) 1,8 g de SO2, le débit
d’injection sera de:

3 x 3,6 m3/h x 1 g/m3 x 1,8


q = -------------------------------------- = 0,8 ≈ 1,0 l/h.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

25 g/l

L’installation de déchloration comprend :

 Deux pompes doseuses (dont 1 de secours) de caractéristiques :


- débit : 1,0 l/h (course de la pompe de 0 à 1,5 l/h) ;
- Pression : 2 bars

 Deux bacs en PVC de volume unitaire égal à 50 l.

Le point d’injection proposé, est au sein de la conduite d’eau ‘’microfiltrée’’ et juste à


l’amont de la pompe HP.

Le contrôle continu de débit de ce réactif est assuré par un appareil automatique et ce


par le biais d’une sonde de mesure installée dans la conduite de refoulement des
pompes doseuses.

Deux appareils de mesure du potentiel Redox (fonctionnant en dérivation), arrêtent le


pompage BP et celui HP au cas où le potentiel mesuré dépasse le seuil (c’est à dire au
cas où il y a présence de chlore résiduel libre dans l’eau prétraitée).

Remarque

Les débits et pressions des pompes doseuses, définis ci-dessus pour tous les
réactifs, serviront de base pour solliciter les différents fabricants qui disposent
d’équipements standardisés.

4.3.3.2.7. Dimensionnement des ouvrages d’osmose inverse

a) Pompage Haute Pression (HP)

La production d’un débit de l’ordre de 2 l/s (168,3 m3/j) d’eau déminéralisée, est
assurée par une seule ligne (1 rack) de tubes de pression ‘’Tp’’ et ce pour minimiser le
coût d’investissement des équipements.

A cet effet, il est prévu deux (2) pompes Haute Pression (dont une de secours et
raccordée), de caractéristiques suivantes:
 Débit = 3 l/s (10,8 m3/h);
 HMT = 9,6 Bars  96 m, si l’on tient compte de 15 % de colmatage des membranes
et 8,6 bars ≈ 86 m pour 0 % de colmatage (voir en annexe, la page 2 des
projections de la variante N°1);
 Puissance absorbée : 5,13 KW (si le rendement est de 55 %);
 .Puissance du moteur : 7 kW.

Ces pompes HP disposeront de :


 Un collecteur d’aspiration commun;
 Un ensemble d’équipement à l’aspiration de chaque pompe, comprenant une vanne
d’isolement avec contact de fin de course;
 Un ensemble d’équipement au refoulement de chaque pompe, comprenant un
manomètre avec robinet d’isolement, un clapet anti-retour, une vanne d’isolement
avec contact de fin de course et une conduite de refoulement ;
 Un collecteur de refoulement commun vers la ligne d’OI;

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Une vanne de régulation à commande pneumatique, commune pour les deux (2)
pompes (installée donc sur le collecteur de refoulement des 2 pompes);
 Un appareil pour la mesure automatique de la pression à l’aspiration des pompes et
sa transmission en salle de contrôle,

Les HMT précitées sont fournies par le logiciel Ropro, à base des données fixées par
l’IC, dont celles mentionnées ci-après :
 Qualité de l’eau du forage 194/124, après déferrisation-démanganisation et filtration;
 Débit d’eau déminéralisée (≈ 2 l/s);
 Taux de conversion de 65 % ;
 Choix de la membrane d’osmose inverse ;
 Configuration du train de tubes de pression.

La HMT de 9,6 bars résulte de la conception du rack de Tp, selon un seul étage et 15
% de colmatage admissible (voir en annexe, la page 2 des projections de la variante
N°1);

La HMT de 8,6 bars résulte de la même configuration du train de Tp, mais pour 0 % de
colmatage, qui correspond à la durée où les membranes sont supposées propres (Voir
l’annexe précitée).

Sur la base de la nature de la ressource, qui est l’eau saumâtre du forage 194/124,
présentant un TDS de l’ordre de 2,6 g/l, la membrane choisie est la TFC 4821 ULP
(Ultra Low Pressure). Les principales caractéristiques de cette membrane, sont les
suivantes :
 Matériau de fabrication : Polyamide ;
 Surface membranaire : 7,43 m² ;
 Débit nominal d’eau dessalée : 7 m³/j. Ce débit assuré par la membrane, résulte des
essais de cette membrane, principalement à base d’une eau présentant un TDS de
2000 mg/l de NaCl et d’une pression d’alimentation de l’ordre de 7 bars;
 Température maximum d’utilisation : 45 °C ;
 Pression maximum de fonctionnement : 24,1 bars.

La composition métallurgique des aciers inox, constituant les pompes HP, afin
d’atténuer tout type de corrosion, est la suivante :

 Corps : acier inox 316 L


 Roue : acier inox 904 L
 Axe : acier inox 904 L

Toutes les canalisations « Haute Pression » (refoulement de la pompe HP, tuyaux


d’alimentation des tubes de pression, tuyaux de sortie de la saumure jusqu’à la vanne
de détente de cette dernière), sont en acier inox duplex.

Pour rappel, la récupération de l’énergie de la saumure n’est pas d’un intérêt


significatif (du point de vue énergétique), lorsqu’il s’agit de la déminéralisation des eaux
faiblement saumâtres, car la pression d’alimentation des Tp n’est pas importante.

Il est prévu un appareil pour la mesure automatique de la pression de la saumure et sa


transmission en salle de contrôle.

L’énergie du pompage HP, consommée par 1 m3 d’eau déminéralisée produite (Cs), est
de l’ordre de :

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Csp = 5,13 / (2 x 3,6) = 0,71 ≈ = 0,70 Kw/m3.

b) Train d’osmose inverse

La configuration adoptée par l’IC, pour ce train (rack) de Tubes de pression, est basée
sur les données suivantes :

 TDS des eaux du forage 194/124 : 2,6 g/l;


 Acidification de l’eau brute au pH : 5,6 ;
 Débit d’eau déminéralisée : 2 l/s ;
 Température de l’eau brute : 28 ° C ;
 Nombre d’étages : 1;
 Nombre de Tubes de pression Tp :4;
 Nombre de membranes/ Tp :8;
 Nombre de passes : 01 ;
 Taux de conversion : 65 % ;
 Marque et type de membrane : Fluid Systems- TFC 4821ULP
 Production escomptée après une durée de : 5 ans ;
 Taux de colmatage permis (fouling) : 15 % ;

Sur la base des données précitées, les résultats du logiciel ‘’Ropro’’, sont résumés
dans les tableaux ci-après :

Nbre de Tp Nbre de P.alim Flux moyen TDS perméat


membranes/Tp (Bars) (l/m2.h) (mg/l)
4 8 9,6 29,5 59,54 *

* C’est la valeur du TDS de l’eau déminéralisée avant son mélange avec les 5 l/s d’eau
déferrisée-démanganisée, qui sera décrit plus loin.

Commentaire sur les résultats de cette projection (joints en annexe):

 La production de l’ordre de 2 l/s (168,3 m³/j) d’eau déminéralisée, présentant un TDS


de l’ordre de 60 mg/l, nécessite l’installation de 4 x 8 membranes (éléments), soit
32 membranes de type TFC 4821 ULP.

 La pression d’alimentation des Tp est de 9,6 bars, pour 15 % de colmatage permis.


Elle n’est que de 8,6 bars, pour 0 % de colmatage, qui correspond à la durée où les
membranes sont supposées propres. L’impact du % de colmatage, informe le
concepteur sur le fait que le groupe HP doit être dimensionné pour une pression de
refoulement plus élevée. La pression d’alimentation à prendre en compte est celle
qui assure la production nominale d’eau déminéralisée, au taux de colmatage de
l’ordre de 15 % (soit 9,6 bars pour le cas de ce projet) ;

 Le flux moyen de l’eau à travers les membranes est de 29,5 l/m².h. Ce flux est très
acceptable pour une eau saumâtre, puisée d’un forage.

 Le coefficient de concentration de polarisation , au niveau du dernier élément du Tp,


est de 1,094 (valeur inférieure à celle maximum permise qui est de 1,13).

La production d’eau déminéralisée, est collectée dans une canalisation en PVC, qui
alimente une bâche surélevée. Cette bâche (construite en G.R.P), évite l’assèchement
des membranes en cas d’arrêt du groupe HP et ce par retour d’eau déminéralisée vers

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

ces membranes. Par ailleurs, elle est dotée d’un trop plein qui alimente la conduite
acheminant l’eau produite (2 l/s) vers la citerne d’eau traitée.

Sachant que le volume d’un élément est de l’ordre de 0,033 m³ ( 203 mm - L = 1016
mm), le train de Tp accueille donc un volume d’eau maximum de 1,06 m³, soit (0,033 x
32 memb) ; Cependant, en tenant compte du volume de la tuyauterie et des autres
usages de l’eau de cette bâche surélevée, la capacité retenue de ladite bâche est de
5m³.

La saumure, détendue à la pression atmosphérique, est collectée dans une conduite


en PVC. Cette conduite aboutit dans un collecteur débouchant sur un caniveau, qui
collecte toutes les eaux usées de la SD, qui sont évacuées gravitairement par une
conduite de rejet.

Les installations de prétraitement, le train d’OI, les groupes BP et HP, ainsi que
l’installation de postraitement, sont montés dans un bâtiment, réalisé en GC.

4.3.3.2.8. Poste de nettoyage et de rinçage des modules.

a) Réactifs de nettoyage

Il convient de préciser que les réactifs appropriés et la méthode choisie pour le


nettoyage des membranes dépendent des agents de colmatage, susceptibles d’être
rencontrés lors du fonctionnement de l’unité.

Des recommandations de nettoyage sont indiquées par le fabricant de la membrane,


puis habituellement ajustées sur place par l’opérateur, sur la base des antécédents de
colmatage de la membrane.

b) Equipement de nettoyage

Il est d’usage de nettoyer un train de production et de ce fait, la production sera arrêtée


lors du nettoyage du train de modules. Cette opération est impérative lorsque la
conductivité de l’eau déminéralisée dépasse nettement la valeur de consigne. Ce
dépassement est, par ailleurs, manifesté (ou indiqué) par une valeur maximum
permise de la ΔP entre la pression à l’entrée du tube de pression et celle à la sortie de
la saumure.

La pompe nécessaire à la recirculation de la solution de nettoyage a une capacité


d’environ 50% à 60% du débit d’alimentation du train. Ses caractéristiques sont donc
les suivantes :
Q = 3 x 0,6 l/s = 1,8 l/s ; soit 7 m³/h ;
 HMT = 15 m (charge assez sécuritaire pour vaincre les pertes de charges dans le
circuit de lavage et de rinçage).
 Puissance absorbée par la pompe = 0,6 Kw.
 Puissance du moteur = 1 Kw.

Deux pompes sont prévues (dont une de secours). Ces pompes sont fabriquées à
base d’acier inox 316 L et sont protégées, au niveau de leur aspiration, par un
microfiltre à cartouches de 5 microns.

La capacité nominale du bac de préparation de la solution de nettoyage doit assurer un


temps de rétention de 5 mn (lorsqu’on nettoie les modules avec du détergent).

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Le volume de ce bac, en PVC, est de l’ordre de :

V = 7 m3 x 5/60 = 0,58 ; soit 1,0 m3.

Le rinçage à l’eau du train de modules, est assuré par la mise en service des deux
pompes précitées, qui aspirent l’eau déminéralisée depuis la bâche surélevée de
volume 5 m3 (bâche anti -assèchement des membranes).

4.3.3.2.9. Dimensionnement du postraitement

Pour rappel, une eau est généralement à son équilibre calco-carbonique, lorsqu’elle
présente les caractéristiques suivantes :
 Teneur en HCO3- = 61 à 122 mg/l ;
 8,0 <pH < 8,3 ;
 0 < Ind Sat < 0,3.

Pour le présent projet, c’est le mélange des 2 l/s d’ l’eau déminéralisée avec les 5 l/s d’eau
‘’déferrisée-démanganisée’’ (soit au total 7 l/s), qui doit présenter les caractéristiques
précitées.

En tenant compte d’une teneur en bicarbonates (HCO3-) de 500 mg/l dans l’eau brute ou
eau ‘’déferrisée-démanganisée’’, le logiciel exploité ne fournit pas la qualité d’eau souhaitée
pour le mélange précité, c'est-à-dire une eau effectivement ramenée à son équilibre
calcocarbonique. De ce fait, l’IC propose uniquement le dégazage de l’eau déminéralisée et
ce afin d’atténuer le caractère corrosif du mélange.

Il est fortement recommandé de réaliser une autre campagne d’analyses pour confirmer
principalement la teneur en bicarbonates dans l’eau du forage et ce avant d’élaborer le DCE
de ce projet. La teneur en bicarbonates est liée aux valeurs des autres paramètres, dont
notamment le pH, les CO3--, le calcium, l’O2 dissous, etc….

a) Dégazage de l’eau osmosée

Pour avoir un mélange d’eau dans la citerne qui présente un indice de saturation de
0,02 (légèrement > 0, afin d’atténuer le caractère agressif de l’eau), l’IC a prévu le
dégazage ou la désorption d’une partie de la teneur en CO2 contenue dans l’eau
osmosée. Cette dernière qui est de 399 mg/l à la sortie du rack des Tp est réduite à
100 mg/l avant le mélange des 2 l/s d’eau osmosée avec les 5 l/s d’eau filtrée.

Le dégazeur comprend principalement, une colonne et un ventilateur. Dans la colonne,


l’eau est pulvérisée sur un garnissage résistant à la corrosion. Un contre-courant d’air
est soufflé vers le haut, par un ventilateur. Ce contact intime entre l’eau et l’air élimine
la quantité voulue de CO2.

L’épaisseur de la couche de garnissage est généralement de 2 m. Le débit d’eau est


de 20 m³/h.m² et celui de l’air est de l’ordre de 1000 m³/h.m².

Sur la base de ces hypothèses, la colonne du dégazeur aura une section de :


Sdég = 2 x 3,6 / 20 = 0,36 m²

Et son diamètre sera de :


D= √ (4 x 0,36 / 3,14) ≈0,70 m ; soit 70 cm

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Le ventilateur aura un débit de : Qvent = 0,36 x 1000 = 360 m³/h.

Sa pression effective sera de l’ordre de 500 millibars (5 m).

b) Qualité de l’eau du mélange destinée à la distribution

Tenant compte de l’opération de dégazage précitée et de la qualité de l’eau filtrée (5


l/s), le logiciel Ropro définit la qualité de l’eau du mélange (7 l/s) comme étant celle qui
figure dans le tableau suivant :

Paramètre E.D (mg/l)


Ca 179,05
Mg 84,55
Na 255,90
K 5,46
NH4 0,07
Ba 0,16
Sr 0
Fer 0,22
Mn 0,07
CO3 0,18
HCO3 362,08
SO4 193,83
Cl 564,46
F 0,49
NO3 0,02
SiO2 0,0
CO2 109,46
Minéralisation 1646,55
pH 6,71
LSI 0,02

Il convient juste de signaler que cette variante permet la production d’un débit de
7 l/s d’eau traitée, présentant un TDS de l’ordre de 1650 mg/l (inférieur à la
Norme Marocaine relative à la qualité des eaux d’alimentation humaine), qui est
de 2000 mg/l).

c) Désinfection finale de l’eau produite

Pour la potabilité bactériologique de l’eau produite, il est prévu d’utiliser du chlore


gazeux qui sera injecté sous forme d’eau chlorée. L’utilisation du chlore, au lieu du
HTH, a été recommandée par DR8 pour d’autres projets relevant de cette Direction
régionale (centres de Labouirda, El Argoub, Ntireft, Imoutlane, etc..).

Le dispositif d’injection est une canne immergée au sein de la citerne d’eau traitée de
100 m³.

La consommation horaire de chlore est de :

C = 7 l/s x 3,6 x 3 g/m³ = 76 g/h.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

7 l/s est le débit de production de la ST et 3 g/m³ est le dosage en chlore pour assurer
la désinfection finale de l’eau produite, en maintenant aussi une teneur de l’ordre de
0,2 mg/l de chlore résiduel libre dans le réseau de distribution.

A cet effet, il est prévu deux (2) chloromètres (dont un de secours) de 100 g/h de débit
unitaire. Le débit requis de 76 g/h correspond à 76 % de la plage du rotamètre du
chloromètre et ce pour une meilleure précision du débit massique, car tout équipement
de dosage est plus précis sur la plage entre 20 et 80% de son débit maximum.

Les hydro-éjecteurs des chloromètres sont alimentés par 2 pompes d’eau motrice
(dont une de secours). Les caractéristiques de ces pompes sont les suivantes :

Q : 2 m³/h
 HMT : 10 m
 Puissance absorbée par la pompe : 0,11 Kw.

Le débit et la pression précités sont mentionnés à titre indicatif, car ils sont définis en
fonction du type d’hydro-éjecteur, proposé par le fournisseur de chloromètres.

Ces pompes sont alimentées à partir de la bâche anti-assèchement d’eau


déminéralisée.

Ce poste de chloration pourrait être utilisé, en cas de besoin, pour assurer une
chloration intermittente dite ’’chloration choc’’, afin d’éliminer toute prolifération de
microorganismes, notamment à l’amont des membranes d’osmose inverse.
La chloration en continu (permanente) n’est pas recommandée, car les
microorganismes précités s’y adaptent et prolifèrent plus rapidement en consommant
les matières organiques assimilables, qui résultent de la réaction entre le chlore et la
matière organique éventuellement présente dans l’eau saumâtre.

L’injection du chlore (sous forme d’eau chlorée) doit être possible, en aménageant une
canne au sein de la conduite de refoulement du pompage basse pression ;

Pour la désinfection finale, la consommation journalière en chlore est de :

Cd = 7 x 3,6 m3/h x 3 x 24 = 1.814 g/j ≈ 2,0 Kg ;.

Une autonomie de 6 mois, nécessite une quantité de :

Ad = 2,0 x 30 x 6 = 360 Kg ; soit 8 bouteilles de 50 kg chacune.

Il est prévu d’approvisionner les 8 bouteilles précitées, mais de ne raccorder que 2


bouteilles, dont l’une sera en service et l’autre en position ‘’stand-by’’. Cette dernière
sera opérationnelle dés que l’inverseur automatique détecte une chute de pression
dans le circuit (due à l’absence ou à une forte diminution du débit de chlore gazeux).
La capacité d’une seule bouteille assure une autonomie de fonctionnement de l’ordre
de 25 jours, soit (50 / 2).

Les bouteilles de chlore et les chloromètres précités sont prévus dans le local de
chloration, qui comprend aussi le matériel de protection individuelle, décrit ci-après :

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Deux (2) masques à chlore avec cartouches de réserve ayant une date de
péremption supérieure à 12 mois ;
 Deux (2) paires de gants ;
 Deux (2) paires de lunettes étanches ;
 un (1) flacon d’ammoniac pour la localisation des fuites.

En cas de fuites éventuelles de chlore au niveau d’une bouteille, cette dernière doit
être immergée dans la fosse de neutralisation qui est aménagée au sein du local
précité. Le volume utile de cette fosse est de 1 m³, soit L x l x H = 1,6 x 0,8 x 0,8 m.

V.3.3.3. Pompage pour la reprise de l’eau potable vers le réservoir de distribution

Pour pouvoir alimenter le réservoir surélevé projeté, destiné à la distribution de l’eau


potable, il est prévu une station de reprise comportant deux groupes électropompes
(dont un de secours) de caractéristiques :

Q : 10 l/s
 HMT : 35 m
 Puissance absorbée par la pompe : 5,35 Kw.

V.3.3.4. Alimentation électrique

Le centre de Gueltat Zemmour n’étant pas desservi par l’ONE, il est prévu d’assurer
l’alimentation électrique de la station de traitement par 2 Groupes Electrogènes (GE),
dont un de secours.

L’énergie consommée par les différentes installations de la SD, est définie par le bilan
de puissance, figurant dans le tableau suivant :

DESIGNATION PUISSANCE KW
Compresseurs pour déferrisation 0.3
Pompage pour le lavage des filtres : 2.4
Surpresseur d’air pour lavage des filtres 1.6
Pompage eau filtrée vers citerne d’eau traitée 1
Pompage basse pression 0.88
Pompage Haute Pression: 5.13
Pompage nettoyage des Tp 1.2
Pompage de reprise 5,35
Eclairage et autres (pompes doseuses, compresseurs 10
d’air instrument, postes de réactifs, etc.)
TOTAL ≈28

La puissance du GE doit être suffisante pour satisfaire la puissance demandée par les
moteurs au moment du démarrage.

Pn (kw)
Pt(KVA) = = 28 / 0,8 x 1,3 = ≈ 45 KVA
CosΦn

Avec :
 Pt : puissance du GE (KVA)

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Pn : puissance nominale sollicitée (kW)


 Cos Φn : facteur de puissance nominale = 0,8
 1,3 : facteur de majoration en raison de la puissance demandée par les
moteurs au moment du démarrage.

Sachant qu’il est recommandé qu’un GE fonctionne aux ¾ de sa charge nominale et


en tenant compte des puissances normalisées, il est prévu 2 GE de 100 KVA chacun
(dont un de secours).

La consommation de la station de traitement est donc de l’ordre de 28 KWh, soit une


consommation spécifique de 28 / (7 x 3,6) = 1,11 KWh/m³ d’eau produite.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

V.3.4. Etude de la variante N°2

V.3.4.1. Déferrisation-démanganisation physico-chimique

Mêmes installations que celles de la variante N°1, sauf que le deuxième compartiment
de 10 m³ de la bâche d’eau filtrée, alimente uniquement le pompage BP de l’unité de
déminéralisation. Les 8 l/s d’eau filtrée sont déminéralisés.

V.3.4.2. Unité de déminéralisation

4.3.4.2.1. Pompage Basse pression

Pour les mêmes raisons que celles mentionnées dans la variante 1, il est prévu deux
(2) groupes électropompes (dont un de secours et raccordé) de caractéristiques
suivantes:

 Q = 8 l/s ;
 HMT ≈ 15 m (en raison de la pression résiduelle fixée à 1 bar et de la perte de charge
à travers la microfiltration, qui est largement inférieure à 5 m).
 Puissance absorbée par la pompe = 2,14 Kw ;
 Puissance du moteur = 3 Kw.

Ces pompes disposeront de :

 Un ensemble d’équipement à l’aspiration de chaque pompe, comprenant une vanne


d’isolement avec joint de démontage ;
 Un ensemble d’équipement au refoulement de chaque pompe, comprenant un
manomètre avec robinet d’isolement, un manchon élastique, un clapet anti-retour et
une vanne d’isolement ;
 Un collecteur général de refoulement.

En raison du caractère corrosif de l’eau saumâtre, la composition métallurgique


proposée pour les aciers inox, afin d’atténuer ou pallier à tout type de corrosion, est la
suivante :

 Corps: 316 L (Cr = 20 %, Ni = 12 %, Mo = 2,5 %, C = 0,03 %, Si = 1,5 %)


 Roue: 316 L
 Axe : 316 L

4.3.4.2.2. Acidification

S’agissant de la même qualité d’eau, comme pour la variante N°1, l’IC a prévu de
réduire le pH de l’eau brute de la valeur 6,84 à 5,60. Cette dernière valeur de pH, suite
à une acidification, engendre une saumure dont l’indice de saturation est de -0,15 (Voir
en annexe, la page 2 des projections de la variante 2). Cette valeur négative, confirme
qu’il n’y pas de précipitation de carbonate de calcium dans la saumure, alors que sans
acidification, la précipitation de CaCO3 serait inévitable, car l’indice de saturation, sera
de l’ordre de +1,75).

Le point d’injection proposé est au sein de la conduite de raccordement entre le


pompage BP et le microfiltre.

Tenant compte des données suivantes :

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 La qualité de l’eau du forage 194/124, mais déferrisée et démanganisée;


 Le taux de conversion de 65 % ;
 Le débit d’eau filtrée à déminéraliser de 8 l/s ou 691 m³/j ;
 pH de l’eau brute à l’entrée des Tp = 5,60 unités ;

Et de tous les autres paramètres fixés par l’IC, l’exploitation du logiciel ’’Ropro’’ de
« Fluid systems », révèle que la consommation journalière d’acide sulfurique (93,2 %)
est de 235,3 Kg/j (Voir en annexe, la page 3 des projections de la variante 2).

La consommation d’acide précitée correspond à 223,8 Kg/j de H2SO4 à 98 %, qui est


le titre de la solution commerciale au Maroc.

La dose d’acide sulfurique (H2SO4 à 98 %), est de :

Dose (H2SO4 ) = 223800 g / 691 m3 = 324 mg/l.

Cette forte dose qui est équivalente à celle la variante N°1, est due, en partie, à la
teneur très élevée en bicarbonates dans l’eau.

L’installation d’acidification comprend :

 Deux pompes doseuses (dont 1 de secours) de caractéristiques : Débit Qn = (8 x 3,6


m3/h x 324 g/m3) /(1,8 Kg/l * x 1000) = 5,2 l/h ; soit une plage de 0 à 7 l/h, (1,8 Kg/l
étant la densité de H2SO4)
 Deux bacs de préparation de la solution, en PEHD (Polyéthylène Haute Densité), de
volume unitaire assurant une autonomie de 1 mois de fonctionnement, soit Vbac =
5,2 x 24 x 30 = 3744 litres. C’est le volume de 4,0 m³ qui est retenu.
 Une bâche de stockage, en polyester armé (GRP), d’une capacité de 10 m3,
assurant une autonomie de production de l’ordre de 2,7 mois. Cette bâche, réalisée
à l’air libre et au sein d’une cuve de rétention en BA, alimente les deux bacs
précités.

Toute la tuyauterie (aspiration-refoulement), ainsi que les raccords, seront en matière


plastique (PEHD). Par mesure de sécurité, la canalisation de refoulement en PEHD est
logée dans une conduite en PVC.

Une pompe et un flexible sont prévus pour le dépotage du H2SO4 à partir du camion.
Les bacs d’utilisation de 4,0 m3 sont alimentés gravitairement depuis la cuve de
stockage de 10 m3.

Pour la protection du personnel, on installe des panneaux en plexiglas au niveau de :

 Poste de dépotage ;
 Pompes doseuses ;
 Points d’injection.

En outre, une douche est prévue au sein du local des réactifs et une autre dans le
laboratoire.

A signaler que l’acide chlorhydrique HCl pourrait être utilisé à une dose de l’ordre de
241 mg/l au lieu de 324 mg/l de au H2SO4.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

4.3.4.2.3. Installation pour l’injection du séquestrant ’’dispersant’’

Le rapport PI / Ksp du sulfate de baryum (BaSO4 ) étant de 43,13 (Voir en annexe, la


page 3 des projections de la variante 2), il est impératif d’injecter un réactif ‘‘dispersant’’
pour pouvoir fonctionner au taux de conversion de 65 %, car ce réactif tolère une
sursaturation des sels limitants dans la saumure.

Le réactif ‘’ séquestrant’’ à injecter doit permettre de fonctionner au taux de conversion


qui génère jusqu’à 50 fois le produit de solubilité du BaSO4.

Le point d’injection proposé pour ce réactif, est au sein de la conduite de liaison entre
le pompage BP et les microfiltres (à quelques cms du point d’injection du H2SO4).
Le taux de dosage pris en compte étant de 5 mg/l, le poste de préparation et de
dosage du dispersant comprend :

 Deux pompes doseuses (dont 1 de secours), ayant les caractéristiques suivantes :


Débit Qn = 8 x 3,6 x 5 / 10* = 14,4 l/h (plage de la course : 0 à 20 l/h)
 Deux bacs en PVC, de volume unitaire égal à 100 litres.

* 10 g/l, est la teneur de préparation de la solution du séquestrant (cette teneur est


indicative car elle varie selon la nature du séquestrant).

La capacité du bac assure une autonomie de l’ordre de 7 heures.

Le contrôle continu de débit du réactif ‘’dispersant’’ est assuré par un appareil


automatique et ce par le biais d’une sonde de mesure installée dans la conduite de
refoulement des pompes doseuses.

Toutes les canalisations de ce poste seront en PVC.

Note :

Il y a lieu de préciser que du fait que le choix des réactifs et de leurs doses
respectives, dont notamment l’acide et le dispersant, dépendent du fournisseur
de membranes, les réactifs proposés et leurs taux de dosage, mentionnés dans
le présent rapport, ne le sont qu’à titre purement indicatif.
Par ailleurs, pour tous les réactifs de traitement utilisés, les taux de dosage
effectifs seront affinés lors de la mise en service industriel de la station de
traitement.
A signaler aussi que l’un des deux bacs prévus, est en service, tandis que
l’autre, est prêt pour l’utilisation, dés que le premier sera vidé.
Ces bacs (à l’exception de celui de H2SO4) sont dotés d’électro-agitateurs, dont
l’arbre et l’hélice sont à base d’acier inox. Ils sont alimentés en eau
déminéralisée (non chlorée), par un piquage sur le collecteur des eaux émanant
de la bâche, qui évite l’assèchement des membranes (voir § trains d’osmose
inverse).
Un dispositif de chasse d’eau, est prévu à tous les points de dosage.

Pour assurer un bon accès aux canalisations de dosage de réactifs, elles seront
posées dans des tranchées avec des couvercles de préférence à des gaines.

Il convient de mentionner aussi, que certains concepteurs de SD, assistés par


les fabricants de réactifs ’’dispersants’’, optent uniquement pour l’injection d’un
dispersant approprié dans l’eau brute, sans prévoir d’acidification.

377498454.doc Page 49
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

4.3.4.2.4. Microfiltration

La protection des membranes requiert une microfiltration, qui doit retenir toute
microparticule de dimension supérieure à 5 micromètres (microns), après son
éventuelle fuite de la filtration primaire. A cet effet, il est proposé deux (2) microfiltres à
cartouches, ayant les caractéristiques unitaires suivantes :

 Débit maximum par cartouche : 5 m3/h


 Le nombre de cartouches sera de : 8/2 x 3,6 / 5 = 2,88 ; Soit 3 cartouches.
 Surface unitaire d’une poche (cartouche) : 0,5 m2
 Surface de filtration/ microfiltre: 3 x 0,5 = 1,5 m2

La vitesse de microfiltration/ microfiltre est donc de : 8/2 x 3,6 / 1,5 = 9,6 m/h.

Les cartouches sont en polypropylène et le matériau constituant le corps de chacun


des 2 microfiltres est en plastique renforcé par de la fibre de verre (GRP). Les paniers
sont en acier inoxydable 316 L.

Chaque microfiltre dispose des équipements suivants :

 Un couvercle amovible, équipé de boulons basculants ;


 Un robinet d’évent et un robinet de vidange ;
 Deux manomètres avec robinets d’isolement ;
 La tuyauterie de raccordement aval et amont de cet ouvrage, en GRP ou PVC ;
 Une vanne à l’entrée ;
 Une vanne à la sortie.

Pour s’informer sur l’état de colmatage du microfiltre, un capteur automatique de


pressions est prévu sur la conduite d’eau ‘’microfiltrée’’ et ce, pour mesurer et
transmettre en salle de contrôle la ΔP entre ce point et celui à la sortie des filtres à
sable. Ce capteur sera équipé d’un contact pour garantir la pression minimum
nécessaire à l’aspiration de la pompe haute pression (HP).

Par ailleurs, une pompe et un (1) kit complet sont prévus pour la mesure du SDI.

En outre, un pressostat est installé à l’aval de ces microfiltres et ce, pour protéger les
pompes HP contre la cavitation.

4.3.4.2.5. Déchloration

Au cas où la préchloration (parfois intermittente) serait nécessaire, le chlore résiduel


présent dans l’eau brute, attaquerait les membranes d’osmose inverse et les
détériorait. La neutralisation du chlore, sera assurée par une injection de métabisulfite
de sodium (NaHSO3), qui est un réducteur.

Le poste de déchloration est dimensionné à base d’un taux de chlore résiduel de 1


g/m3.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

En utilisant une solution de Na HSO3, présentant un équivalent de 25 g/l de SO2 et


sachant que 1 g de chlore nécessite (est neutralisé par) 1,8 g de SO2, le débit
d’injection sera de:

8 x 3,6 m3/h x 1 g/m3 x 1,8


q= = 2,07 ≈ 2,0 l/h.
25 g/l

L’installation de déchloration comprend :

 Deux pompes doseuses (dont 1 de secours) de caractéristiques :


 débit : 2,0 l/h (course de la pompe de 0 à 1,5 l/h) ;
 Pression : 2 bars

 Deux bacs en PVC de volume unitaire égal à 50 l.

Le point d’injection proposé, est au sein de la conduite d’eau ‘’microfiltrée’’ et juste à


l’amont de la pompe HP.

Le contrôle continu de débit de ce réactif est assuré par un appareil automatique et ce


par le biais d’une sonde de mesure installée dans la conduite de refoulement des
pompes doseuses.

Deux appareils de mesure du potentiel Redox (fonctionnant en dérivation), arrêtent le


pompage BP et celui HP au cas où le potentiel mesuré dépasse le seuil (c’est à dire au
cas où il y a présence de chlore résiduel libre dans l’eau prétraitée).

Remarque

Les débits et pressions des pompes doseuses, définis ci-dessus pour tous les
réactifs, serviront de base pour solliciter les différents fabricants qui disposent
d’équipements standardisés.

4.3.4.2.6. Dimensionnement des ouvrages d’osmose inverse

a) Pompage Haute Pression (HP)

La production de 5 l/s d’eau déminéralisée, soit (8 x 0,65 = 449 m3/j), est assurée par
une seule ligne (1 rack) de tubes de pression ‘’Tp’’ et ce pour minimiser le coût
d’investissement des équipements.

A cet effet, il est prévu deux (2) pompes Haute Pression (dont une de secours et
raccordée), de caractéristiques suivantes:

 Débit = 8 l/s (≈29 m3/h) ;


 HMT = 14,0 Bars  140 m (si l’on tient compte de 15 % de colmatage des
membranes) et 12,4 bars pour 0 % de colmatage (voir en annexe, la page 2 des
projections Ropro de la variante N°2) ;
 Puissance absorbée : 20 KW ;
 .Puissance du moteur : 25 kw.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Ces pompes HP disposeront de :

 Un collecteur d’aspiration commun ;


 Un ensemble d’équipement à l’aspiration de chaque pompe, comprenant une vanne
d’isolement avec contact de fin de course ;
 Un ensemble d’équipement au refoulement de chaque pompe, comprenant un
manomètre avec robinet d’isolement, un clapet anti-retour, une vanne d’isolement
avec contact de fin de course et une conduite de refoulement ;
 Un collecteur de refoulement commun vers la ligne d’OI;
 Une vanne de régulation à commande pneumatique, commune pour les deux (2)
pompes (installée donc sur le collecteur de refoulement des 2 pompes);
 Un appareil pour la mesure automatique de la pression à l’aspiration des pompes et
sa transmission en salle de contrôle,

Les HMT précitées sont fournies par le logiciel Ropro, à base des données fixées par
l’IC, dont celles mentionnées ci-après :

 Qualité des eaux du forage 194/124 (après déferrisation-démanganisation et


filtration) ;
 Débit d’eau déminéralisée (≈ 5 l/s) ;
 Taux de conversion de 65 % ;
 Choix de la membrane d’osmose inverse ;
 Configuration du train de tubes de pression Tp (nombre d’étages, nombre de
Tp/étage, et nombre de membranes par Tp).

La HMT de 14,0 bars résulte de la conception du rack de Tp, selon deux étages ‘’ série
rejet’’ et 15 % de colmatage admissible (Voir en annexe, la page 2 des projections
Ropro de la variante N°2).

La HMT de 12,4 bars résulte de la même configuration du train de Tp, mais pour 0 %
de colmatage, qui correspond à la durée où les membranes sont supposées propres
(Voir l’annexe précitée).

Sur la base de la nature de la ressource, qui est l’eau saumâtre filtrée du forage
194/124, présentant un TDS de l’ordre de 2,6 g/l, la membrane choisie est la TFC 4821
ULP (Ultra Low Pressure). Les principales caractéristiques de cette membrane, sont
les suivantes :

 Matériau de fabrication : Polyamide ;


 Surface membranaire : 7,43 m² ;
 Débit nominal d’eau dessalée : 7 m3/j. Ce débit assuré par la membrane, résulte des
essais de cette membrane, principalement à base d’une eau présentant un TDS de
2000 mg/l de NaCl et d’une pression d’alimentation de l’ordre de 7 bars;
 Température maximum d’utilisation : 45 °C ;
 Pression maximum de fonctionnement : 24,1 bars.

La composition métallurgique des aciers inox, constituant les pompes HP, afin
d’atténuer tout type de corrosion, est la suivante :

 Corps : acier inox 316 L


 Roue : acier inox duplex
 Axe : acier inox duplex

377498454.doc Page 52
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Toutes les canalisations «Haute Pression» (refoulement de la pompe HP, tuyaux


d’alimentation des tubes de pression, tuyaux de sortie de la saumure jusqu’à la vanne
de détente de cette dernière), sont en acier inox duplex.

Pour rappel, la récupération de l’énergie de la saumure n’est pas d’un intérêt significatif
(du point de vue énergétique), lorsqu’il s’agit de la déminéralisation des eaux
saumâtres, car la pression d’alimentation des Tp, n’est pas importante.

Il est prévu un appareil pour la mesure automatique de la pression de la saumure et sa


transmission en salle de contrôle.

L’énergie du pompage HP, consommée par 1 m3 d’eau produite (Cs), est de l’ordre de:

Csp = 20 / (5 x 3,6) = 1,1 Kw/m3.

b) Train d’osmose inverse

La configuration adoptée par l’IC, pour ce train (rack) de Tubes de pression, est basée
sur les données suivantes :

 TDS des eaux du forage 90/125 : 2,6 g/l ;


 Acidification de l’eau brute au pH : 5,6 ;
 Débit d’eau déminéralisée : 5 l/s ;
 Température de l’eau brute : 28 ° C ;
 Nombre d’étages : 2 (série rejet);
 Nombre de Tubes de pression Tp ; Etage 1 :6;
 Nombre de Tubes de pression Tp ; Etage 2 :3;
 Nombre de membranes/ Tp :8;
 Nombre de passes : 01 ;
 Taux de conversion : 65 % ;
 Marque et type de membrane : Fluid Systems- TFC 4821ULP
 Production escomptée après une durée de : 5 ans ;
 Taux de colmatage permis (fouling) : 15 % ;

Sur la base des données précitées, les résultats du logiciel ‘’Ropro’’, sont résumés
dans les tableaux ci-après :

Désignation Nbre de Tp Nbre de P.alim Flux moyen TDS perméat


membranes/Tp (Bars) (l/m2.h) (mg/l)
Etage N°1 6 8
14,0 35 53 *
Etage N°2 3 8

* C’est la valeur du TDS avant le postraitement, qui sera décrit plus loin.

Commentaire sur les résultats de cette projection (joints en annexe):

 La production de 5 l/s d’eau déminéralisée, présentant un TDS de l’ordre de 53 mg/l,


nécessite l’installation de 9 x 8 membranes (éléments), soit 72 membranes de type
TFC 4821 ULP.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 La pression d’alimentation des Tp est de 14.bars, pour 15 % de colmatage permis.


Elle n’est que de 12,4 bars pour 0 % de colmatage, qui correspond à la durée où les
membranes sont supposées propres. L’impact du % de colmatage, informe le
concepteur sur le fait que le groupe HP doit être dimensionné pour une pression de
refoulement plus élevée. La pression d’alimentation à prendre en compte est celle
qui assure la production nominale d’eau déminéralisée, au taux de colmatage de
l’ordre de 15 % (soit 14 bars pour le cas de ce projet) ;

 Le flux moyen de l’eau à travers les membranes est de 35 l/m2.h. Ce flux est très
acceptable pour une eau saumâtre, puisée d’un forage.

 Le coefficient de concentration de polarisation , au niveau du dernier élément du Tp


du premier et du deuxième étage, est respectivement de 1,077 et 1,003 (Voir en
annexe, la page 7 des projections Ropro de la variante N°2). Ces valeurs sont
inférieures à celle maximum permise, qui est de 1,13.

La production d’eau déminéralisée est collectée dans une canalisation en PVC, qui
alimente une bâche surélevée. Cette bâche (construite en G.R.P), évite l’assèchement
des membranes en cas d’arrêt du groupe HP et ce, par retour d’eau déminéralisée
vers ces membranes. Par ailleurs, elle est dotée d’un trop plein, qui alimente la
conduite acheminant l’eau produite (5 l/s) vers la citerne d’eau traitée.

Sachant que le volume d’un élément est de l’ordre de 0,033 m3 ( 203 mm - L = 1016
mm), le train de Tp accueille donc un volume d’eau maximum de 2,4 m3, soit (0,033 x
72 memb). Cependant, en tenant compte du volume de la tuyauterie et des autres
usages de l’eau de cette bâche, la capacité proposée pour la bâche précitée, est de 6
m3.

La saumure, détendue à la pression atmosphérique, est collectée dans une conduite


en PVC. Cette conduite aboutit dans un collecteur débouchant sur un caniveau, qui
collecte toutes les eaux usées de la ST, qui sont évacuées gravitairement par une
conduite de rejet, vers l’oued qui est distant de 300 m de la ST.

Les installations de prétraitement, le train d’OI, les groupes BP et HP, ainsi que
l’installation de postraitement, sont montés dans un bâtiment, réalisé en GC.

4.3.4.2.7. Poste de nettoyage et de rinçage des modules.

a) Réactifs de nettoyage

Il convient de préciser que les réactifs appropriés et la méthode choisie pour le


nettoyage des membranes dépendent des agents de colmatage, susceptibles d’être
rencontrés lors du fonctionnement de l’unité.
Des recommandations de nettoyage sont indiquées par le fabricant de la membrane,
puis habituellement ajustées sur place par l’opérateur, sur la base des antécédents de
colmatage de la membrane.

b) Equipement de nettoyage

Il est d’usage de nettoyer un train de production et de ce fait, la production sera arrêtée


lors du nettoyage du train de modules.

377498454.doc Page 54
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

La pompe nécessaire à la recirculation de la solution de nettoyage a une capacité


d’environ 50% à 60% du débit d’alimentation du train. Ses caractéristiques sont donc
les suivantes :

Q = 8 x 0,6 l/s = 4,8 l/s ; soit ≈ 17 m3/h ;


 HMT = 15 m.
 Puissance absorbée par la pompe = 1,4 Kw.
 Puissance du moteur = 2 Kw.

Deux pompes sont prévues (dont une de secours). Ces pompes sont fabriquées à
base d’acier inox 316 L et sont protégées, au niveau de leur aspiration, par un
microfiltre à cartouches de 5 microns.

La capacité nominale du bac de préparation de la solution de nettoyage doit assurer un


temps de rétention de 5 mn (lorsqu’on nettoie les modules avec du détergent).

Le volume de ce bac, en PVC, est de l’ordre de :

V = 17 m3 x 5/60 = 1,42 ; soit 1,5 m3.

Le rinçage à l’eau du train de modules, est assuré par la mise en service des deux
pompes précitées, qui aspirent l’eau déminéralisée depuis la bâche surélevée de
volume 6 m3 (bâche anti -assèchement des membranes).

4.3.4.2.8. Dimensionnement du postraitement

L’eau déminéralisée produite est très corrosive. En effet, son indice de saturation est
de – 5,98 (voir en annexe, la page 6 des projections Ropro relatives à la variante N°2).
Pour que cet indice de saturation soit ramené à la valeur de +0,03 (légèrement > 0
pour atténuer le caractère agressif de l’eau), l’IC a prévu les deux opérations
suivantes:

 Dégazage ou désorption d’une partie de la teneur en CO2 contenue dans l’eau


osmosée
 Injection de la chaux pour rehausser le pH de l’eau traitée à la valeur de 8,3.

a) Dégazage de l’eau osmosée

L’eau déminéralisée (à la sortie des Tp) présente une teneur très élevée en CO2 de
408,42 mg/l.

Le dégazage consiste à réduire cette teneur à la valeur de 55 mg/l. L’ouvrage assurant


cette opération (dégazeur) comprend principalement, une colonne et un ventilateur.
Dans la colonne, l’eau est pulvérisée sur un garnissage résistant à la corrosion. Un
contre-courant d’air est soufflé vers le haut, par un ventilateur. Ce contact intime entre
l’eau et l’air élimine la quantité voulue de CO2.

L’épaisseur de la couche de garnissage est généralement de 2 m. Le débit d’eau est


de 20 m3/h.m2 et celui de l’air est de l’ordre de 1000 m3/h.m2.

b) Poste de préparation et d’injection de lait de chaux

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Pour ramener le pH de l’eau dégazée à la valeur de 8,3, la consommation journalière


de chaux (à 93 %) requise est de l’ordre de 22,5 Kg/j, pour une production de l’ordre de
5 l/s (449 m3/j) d’eau déminéralisée (voir en annexe, la page N°6 des résultats de
projections Ropro de la variante N°2).

En tenant compte de la chaux commercialisée au Maroc, qui présente une teneur de


90 % de chaux pure, la consommation journalière requise est de 23,25 kg/j.

Le taux de dosage correspondant est de :

Td = 23250 g / 449 m³ = 51,78 ≈ 52 mg/l.

- L’installation de lait de chaux comprend :

 Deux pompes doseuses (dont 1 de secours) de caractéristiques :

5 x 3,6 m3/h x 52 g/m3


q(débit) = = 18,72 ≈ 19 l/h
50* g/l
*50 g/l est la solution de lait de chaux préparée dans le bac.
- HMT = 15 m.

 Deux bacs en PVC de volume unitaire égal à :

Vbac = 19 x 24 = 456 litres (C’est un bac de 500 litres qui est retenu).

La capacité d’un bac assurera une autonomie de fonctionnement de l’ordre de 24


heures. Ces bacs sont dotés d’agitateurs en inox 316 L.

c) Qualité de l’eau destinée à la distribution

Tenant compte de l’opération de dégazage précitée et de celle de l’injection du lait de


chaux, la qualité de l’eau filtrée (5 l/s), définie par le logiciel Ropro, est présentée dans
le tableau suivant (voir en annexe, la page N 6 des résultats de projections de la
variante N°2) :

Paramètre E.D (mg/l)


Ca 27,23
Mg 0,91
Na 14,98
K 0,41
NH4 0,01
Ba 0,0
Fer 0,0
Mn 0,0
CO3 1,59
HCO3 81,75
SO4 3,14
Cl 23,66
F 0,01
NO3 0,0

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

SiO2 0,0
CO2 0,64
Minéralisation 153,70
pH 8,30
LSI 0,03

La nécessité de la remise à l’équilibre détaillée de cette eau sera analysée lors de


l’élaboration du rapport définitif de la note technique, qui ne traitera que de la variante
qui sera retenue par l’ONEP.

Il convient juste de signaler que cette variante permet la production d’un débit de
l’ordre de 5 l/s d’eau traitée, présentant un TDS de l’ordre de 154 mg/l
uniquement (cette eau sera donc très faiblement minéralisée).

d) Désinfection finale de l’eau produite

Pour la potabilité bactériologique de l’eau produite, il est prévu d’utiliser du chlore


gazeux qui sera injecté sous forme d’eau chlorée.

Le dispositif d’injection est une canne immergée au sein de la citerne d’eau traitée de
100 m³.

La consommation horaire de chlore est de :

C = 5 l/s x 3,6 x 3 g/m³ = 54 g/h.


5 l/s est le débit de production de la ST et 3 g/m³ est le dosage en chlore pour assurer
la désinfection finale de l’eau produite, en maintenant aussi une teneur de l’ordre de
0,2 mg/l de chlore résiduel libre dans le réseau de distribution.

A cet effet, il est prévu deux (2) chloromètres (dont un de secours) de 70 g/h de débit
unitaire. Le débit requis de 54 g/h correspond à 76% de la plage du rotamètre du
chloromètre et ce pour une meilleure précision du débit massique, car tout équipement
de dosage est plus précis sur la plage entre 20 et 80% de son débit maximum.

Les hydro-éjecteurs des chloromètres sont alimentés par 2 pompes d’eau motrice
(dont une de secours). Les caractéristiques de ces pompes sont les suivantes :

Q : 2 m³/h
 HMT : 10 m
 Puissance absorbée par la pompe : 0,11 Kw.

Le débit et la pression précités sont mentionnés à titre indicatif, car ils sont définis en
fonction du type d’hydro-éjecteur, proposé par le fournisseur de chloromètres.

Ces pompes sont alimentées à partir de la bâche anti-assèchement d’eau


déminéralisée.

La consommation journalière en chlore est de :

Cd = 5 x 3,6 m3/h x 3 x 24 = 1.296 g/j ≈ 1,30 Kg ;

Une autonomie de 6 mois, nécessite une quantité de :

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Ad = 1,30 x 30 x 6 = 234 Kg ; soit 5 bouteilles de 50 kg chacune.

Il est prévu d’approvisionner les 5 bouteilles précitées, mais de ne raccorder que 2


bouteilles, dont l’une sera en service et l’autre en position ‘’stand-by’’. Cette dernière
sera opérationnelle dés que l’inverseur automatique détecte une chute de pression
dans le circuit (due à l’absence ou à une forte diminution du débit de chlore gazeux).
La capacité d’une seule bouteille assure une autonomie de fonctionnement de l’ordre
de 38 jours, soit (50 / 1,3).

Les bouteilles de chlore et les chloromètres précités sont prévus dans le local de
chloration, qui comprend aussi le matériel de protection individuelle, décrit ci-après :

 Deux (2) masques à chlore avec cartouches de réserve ayant une date de
péremption supérieure à 12 mois ;
 Deux (2) paires de gants ;
 Deux (2) paires de lunettes étanches ;
 un (1) flacon d’ammoniac pour la localisation des fuites.

En cas de fuites éventuelles de chlore au niveau d’une bouteille, cette dernière doit
être immergée dans la fosse de neutralisation qui est aménagée au sein du local
précité. Le volume utile de cette fosse est de 1 m³, soit L x l x H = 1,6 x 0,8 x 0,8 m.

V.3.4.3. Pompage pour la reprise de l’eau potable vers le réservoir de distribution

Pour pouvoir alimenter le réservoir surélevé projeté, destiné à la distribution de l’eau


potable, il est prévu une station de reprise comportant deux groupes électropompes
(dont un de secours) de caractéristiques :

Q : 5 l/s
 HMT : 35 m
 Puissance absorbée par la pompe : 3 Kw.

V.3.4.4. Alimentation électrique

Le centre de Gueltat Zemmour n’étant pas desservi par l’ONE, il est prévu d’assurer
l’alimentation électrique de la station de traitement par 2 Groupes Electrogènes (GE),
dont un de secours.

L’énergie consommée par les différentes installations de la SD est définie par le bilan
de puissance, figurant dans le tableau suivant :

DESIGNATION PUISSANCE (KW)


Compresseurs pour déferrisation 0,3
Pompage pour le lavage des filtres 2,4
Surpresseur d’air pour lavage des filtres 1,6
Pompage basse pression 2,14
Pompage Haute Pression 20
Pompage nettoyage des Tp 2 x 1,4 = 2,8
Pompage de reprise 3
Eclairage et autres (pompes doseuses, compresseurs 10
d’air instrument, postes de réactifs, etc.)

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

TOTAL 43

La puissance du GE doit être suffisante pour satisfaire la puissance demandée par les
moteurs au moment du démarrage.

Pn (kw)
Pt(KVA) = = 43 / 0,8*1,3 = 70 KVA
CosΦn
Avec :

 Pt : puissance du GE (KVA)
 Pn : puissance nominale sollicitée (kW)
 Cos Φn : facteur de puissance nominale = 0,8
 1,3 : facteur de majoration en raison de la puissance demandée par les
moteurs au moment du démarrage.

Sachant qu’il est recommandé qu’un GE fonctionne aux ¾ de sa charge nominale et


en tenant compte des puissances normalisées, il est prévu 2 GE de 100 KVA chacun
(dont un de secours).

La consommation de la station de traitement est donc de l’ordre de 41 KWh, soit une


consommation spécifique de 43 / (5 x 3,6) = 2,4 KWh/m3 d’eau produite.

V.3.5. Ouvrages communs aux deux variantes

V.3.5.1. Eau de service

L’alimentation en eau de service pour les différents usages dans la station de


traitement, dont notamment le laboratoire et les bacs de préparation des réactifs, est
assurée par une installation de type’’ hydrophore’’ assurant un débit de 0,5 l/s sous une
pression de 2 bars (20 m).
Elle comprend deux groupes électropompes (dont un de secours), un ballon pour la
mise en pression de l’eau et ce par de l’air provenant d’un compresseur (un deuxième
compresseur est prévu comme secours). Les GEP aspirent l’eau depuis la bâche d’eau
traitée, décrite plus loin.

V.3.5.2. Citerne d’eau traitée

Pour constituer une réserve d’eau potable, permettant une autonomie de l’ordre de 4
heures et qui assure, par ailleurs, une bonne désinfection finale, il est prévu une
citerne d’eau traitée d’une capacité de 100 m3.

Le point d’injection de l’eau chlorée pour la désinfection finale consiste en une canne
(tuyau) immergée au sein de citerne précitée.

Un compteur est prévu sur la conduite en PVC alimentant cette citerne.

V.3.5.3. Rejet des saumures

Les deux principales sources d’effluents de la ST, sont les eaux résultant du lavage
des filtres à sable et la saumure issue des tubes de pression (Tp).

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

A cet effet, la conduite de rejet est dimensionnée pour pouvoir évacuer le débit
résultant de la simultanéité du lavage d’un filtre (lors de son opération de rinçage qui
sollicite un débit de 45 m³/h) et de celui de la saumure (≈ 90,6 m³/j ou 3,8 m³/h pour la
variante N°1 et 242 m³/j ou 10 m³/h pour la variante N°2) ; soit un débit global de l’ordre
de 55 m³/h ou 15 l/s.

Le site d’implantation proposé pour la station de traitement permet une évacuation


gravitaire de la saumure vers l’oued (distant d’environ 300 m de la ST). A cet effet, il
est prévu de poser une conduite en PVC, de diamètre Ø 200 (V≈ 0,65 m/s) sur une
longueur d’environ 300 m.

V.3.5.4. Génie-Civil de l’usine

Il est prévu de réaliser un bâtiment en Génie-Civil, d’une superficie de l’ordre de 1000


m² couverts (L x l =34 m x 30 m), comprenant les locaux suivants :

 Un aire d’une hauteur de 4,5 m, équipée d’un palan et abritant les installations de
prétraitement (tour d’oxydation, filtres, microfiltres et compresseurs d’air pour la
déferrisation), les groupes BP, HP et le train d’OI, ainsi que les postes de réactifs et
l’installation de nettoyage chimique des membranes ;
 Le local des machines (pompage de reprise, pompes et surpresseurs de lavage des
filtres, le groupe hydrophore) ;
 Le local de commande qui sera climatisé et doté d’une isolation acoustique. Cette
dernière sera assurée par le choix de matériaux appropriés lors de la réalisation de
ce local ;
 Le laboratoire de contrôle de qualité des eaux qui sera climatisé et doté d’une
isolation acoustique ;
 Le local électrique ;
 Le bureau d’exploitation ;
 Les bâches d’eau filtrée et d’eau traitée ;
 Les sanitaires.

La disposition des ouvrages et équipements de la station de traitement, sont présentés


dans le plan d’ensemble et d’implantation, joints au présent dossier.

V.3.5.5. Automatisme

L’automatisme ainsi que les sécurités prévus, sont les suivants :

 Toute pompe aura une protection contre le « Bas niveau » pour éviter la cavitation.
 Le niveau haut dans la citerne d’eau traitée, arrête l’arrivée d’eau brute à partir du
forage et le fonctionnement de ST (arrêt du groupe HP).
 Le manque (l’absence) de débit au refoulement des pompes doseuses de l’acide
sulfurique, du séquestrant et du bisulfite de sodium, arrête le pompage haute-
pression et actionne l’ouverture de la vanne pour rejeter les eaux prétraitées dans le
caniveau.
 La dose d’acide sulfurique à injecter, est asservie au pH de consigne de l’eau brute
(alimentation des Tp).
 Un conductivimètre arrête le fonctionnement de l’usine, lorsque la conductivité de
l’eau déminéralisée dépasse la valeur de consigne.
 Deux appareils de mesure du potentiel Redox (fonctionnant en dérivation), arrêtent le
pompage HP au cas où le potentiel mesuré dépasse le seuil (c’est à dire au cas où
il y a présence de chlore résiduel libre).

377498454.doc Page 60
Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Le fonctionnement des pompes doseuses des réactifs est asservi à l’admission d’eau
brute à partir du forage.
 Le contrôle automatique de la qualité d’eau traitée (après le postraitement), par la
mesure automatique et transmission en salle de contrôle des paramètres suivants :
- pH ;
- Turbidité ;
- Conductivité ;
- Chlore résiduel.

 La gestion des installations sera assurée par un automate.


 Un micro-ordinateur et une imprimante qui permettront :
- Exploiter l’unité en passant par l’automate.
- Dater les opérations du traitement.
- Afficher sur l’écran, mémoriser puis imprimer toutes les opérations
(interventions).

La gestion par l’automate permettra, entre autre, ce qui suit :

 Le paramétrage des points de consigne, des temporisations et des seuils de


sécurité ;
 L’affichage au synoptique des différentes étapes du fonctionnement de l’usine, dont
notamment l’état des différentes vannes, les différents niveaux d’eau et les débits,
pressions, etc.

A signaler que des compteurs d’eau sont prévus au niveau des équipements suivants :

 Conduite d’eau brute ;


 Refoulement des pompes de lavage des filtres ;
 Conduite d’eau traitée alimentant la citerne d’eau traitée ;
 Refoulement des pompes de reprise.

A signaler que des débitmètres électromagnétiques sont prévus pour la mesure et


transmission en salle de contrôle, des débits suivants :

 Eau brute ;
 Eau filtrée ;
 Eau filtrée by-passant l’unité de déminéralisation ;
 Eau à l’entrée des pompes HP ;
 Eau déminéralisée à la sortie du train d’osmose inverse;
 Eau traitée à l’entrée de la citerne d’eau traitée ;
 Eau traitée au refoulement des pompes de reprise.

Des débitmètres à flotteurs sont prévus pour la mesure des débits suivants :

 Eau de lavage des filtres ;


 Eau déminéralisée à la sortie de chacun des Tp;
 Eau de rinçage des Tp;

V.3.6. Comparaison économique des variantes de traitement

Les estimations des coûts de réalisation des différents ouvrages prévus pour ce projet,
évaluées à base des marchés récemment contractés par l’ONEP, sont présentées en
annexe. Il ressort de ces estimations que les coûts d’investissement sont

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

respectivement de 13,8 Millions et 16 Millions DH TTC pour la variante N°1 et la


variante N°2.

Pour un taux d’actualisation de 10%, les coûts d’exploitation sont estimés


respectivement à 10,67 Dh/m³ et 18,9 Dh/m³ pour la variante N°1 et la variante N°2.

V.3.7. Description de la solution retenue

Au vu de ce qui précède, l’IC recommande la variante n° 1.


Pour rappel, cette solution comportera les ouvrages et équipements qui assureront ce
qui suit :

 La déferrisation - démanganisation de la totalité du débit d’eau brute (8 l/s) ;


 La déminéralisation par osmose inverse d’un débit de 3 l/s d’eau ‘’déferrisée
-démanganisée’’, sur la base du taux de conversion maximum permis qui est de 65
%. La production de l’unité d’osmose inverse sera de l’ordre de 2 l/s, soit (3 x 0,65)
l/s.
 Le mélange du débit précité d’eau déminéralisée (2 l/s) avec le débit d’eau
‘’déferrisée-démanganisée’’ restant qui est de 5 l/s et ce au sein de la citerne d’eau
traitée. La production totale de la station de traitement sera de l’ordre de 7 l/s
d’eau potable présentant un TDS de l’ordre de 1650 mg/l.

La filière de traitement proposée est la suivante :

 Déferrisation – démanganisation physico-chimique ;


 Acidification par injection d’acide sulfurique (H2SO4), pour éviter la précipitation
éventuelle du carbonate de calcium (CaCO3) au niveau des membranes ;
 Injection d’un séquestrant (dispersant) pour fonctionner en sursaturation de sels,
notamment le sulfate de baryum ;
 Microfiltration à travers des filtres à cartouches de 5 microns ;
 Déchloration par le métabisulfite de sodium (S.B.S) au cas où la préchloration
(parfois intermittente) s’avèrerait nécessaire ;
 Déminéralisation par osmose inverse ;
 Postraitement de l’eau déminéralisée.

A cet effet, il est prévu de réaliser les ouvrages suivants :

 Une tour d’oxydation, en GRP (plastique renforcé par de la fibre de verre), dont les
caractéristiques sont les suivantes :
- Diamètre = 2,5 m;
- Hauteur utile de pouzzolane = 1,50 m;
- Hauteur de la partie cylindrique = 2,10 m;
- Hauteur totale = 2,70 m.

 Deux (2) compresseurs d’air (dont un de secours), de caractéristiques suivantes :


- Q = 5 m3/h.
- Pression de refoulement = 3 bars ;
- Puissance = 0,3 Kw.

 Un poste de préparation et d’injection du S.A ;


 Un poste de préparation et d’injection du permanganate de potassium ;
 Un poste de préparation et d’injection de soude ;

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Deux filtres à sable en GRP, dont les caractéristiques unitaires sont les suivantes :

- Diamètre : 2.0 m
- Hauteur de la couche de sable : 0,8 m
- Granulométrie (taille effective) : 0,9  1 mm
- Hauteur cylindrique : 1,80 m
- Hauteur totale du filtre : 2,60 m

 Une installation de lavage des filtres, comprenant :

- Deux pompes dotées de by-pass pour le fonctionnement à mi-débit lors du


soufflage (Décolmatage). Une seule pompe est opérationnelle (la deuxième assure
le secours). Leurs caractéristiques sont :
 Q = 45 m3/h ;
 HMT = 10 m;
 Puissance absorbée par la pompe : 2,4 Kw.
 Puissance du moteur : 3 Kw.

- Deux surpresseurs d’air (1 en service et l’autre comme secours) de


caractéristiques :

 Q = 150 m3/h ;
 Pression de refoulement = 300 mbars ;
 Puissance absorbée par le surpresseur : 1.6 Kw.
 Puissance du moteur : 2 Kw.

 Une bâche d’eau filtrée d’une capacité utile de 40 m³.


 Un pompage de 5 l/s d’eau filtrée vers la citerne d’eau traitée. Ce pompage est
constitué de 2 groupes, dont les caractéristiques sont les suivantes :

- Q = 5 l/s ;
- HMT ≈ 10 m ;
- Puissance de la pompe = 1 Kw ;

 Un pompage Basse pression, constitué de 2 groupes, dont les caractéristiques sont


les suivantes :

- Q = 3 l/s ;
- HMT ≈ 15 m ;
- Puissance de la pompe = 0.88 Kw ;
- Puissance du moteur = 1.2 Kw.

 Un poste de préparation et d’injection de l’acide sulfurique ;


 Un poste de préparation et d’injection du séquestrant ;
 Deux microfiltres en GRP ;
 Un poste de préparation et de dosage du métabisulfite de sodium (NaHSO3), pour
neutraliser les traces de chlore éventuellement présentes à l’amont des membranes
d’osmose inverse.
 Deux (2) groupes Haute Pression (HP), de caractéristiques suivantes :

- Débit = 3 l/s ;
- HMT = 9,6 Bars  96 m ;
- Puissance de la pompe : 5.13 KW ;
- Puissance du moteur : 7 KW.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

 Un Train d’osmose inverse comportant 1 étage de tubes de pression et les


équipements annexes (installation de nettoyage des membranes, bacs anti-
assèchement des membranes, etc.). Le nombre total de tubes de pression (Tp) est
de 4, renfermant 32 membranes de type Fluid Systems- TFC 4821ULP (8
membranes /Tp)
 Une installation de correction de l’agressivité de l’eau déminéralisée,
 Une bâche d’eau traitée d’une capacité de 100 m³;
 Un poste de chloration pour assurer la désinfection finale de l’eau déminéralisée ;
 Une station de reprise de l’eau potable vers le réservoir de distribution, dont les
caractéristiques sont les suivantes :

- Q = 10 l/s ;
- HMT = 35 m;
- Puissance = 5,35 KW

 Deux groupes Electrogènes (GE) de 100 KVA chacun (dont un de secours) et


l’équipement d’automatisme pour la gestion des installations de la station de
traitement.
 Un bâtiment en Génie-Civil, d’une superficie de l’ordre de 1000 m² couverts, qui
abritera les équipements précités et ceux annexes (laboratoire de contrôle de
qualité des eaux, local de commande, etc.)
 Une conduite en PVC (Ø 200 mm- L =300 m), pour l’évacuation des rejets de la ST
vers l’oued.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

VI. OUVRAGES D’ADDUCTION

VI.1. Critères de conception

VI.1.1. Calcul des pertes de charge

VI.1.1.1. Pertes de charge linéaires

Les pertes de charge linéaire sont déterminées par la formule universelle de Darcy-
Weisbachs :

 V2
H l 
D 2g
- Hl : perte de charge linéaire (m/m)
- V : vitesse d’écoulement (m/s)
- g : accélération de la pesanteur (9,81 m/s²)
- D : diamètre de la conduite (m)
- λ : coefficient dimensionnel qui selon Colbrook-White est donné par la formule :

1 K 2.51
 2 log(  )
 3.7 D Re 

- Re : nombre de Reynolds (Re=VD/µ, µ=1,06.10-6 étant la viscosité cinématique


de l’eau)

- K : coefficient de rugosité de la paroi exprimée en m.

Pour la rugosité K, les valeurs retenues sont :

- K = 0,1 mm pour les conduites en PVC et PEHD ;


- K = 0,3 mm pour les conduites en béton précontraint.

Ces coefficients de rugosité intègrent les pertes de charge singulière des coudes
d’angle inférieures à 50 grades, des tés et des piquages pour équipement de points
hauts, points hauts et semblables.

VI.1.1.2. Pertes de charge singulières

Les pertes de charges singulières qui concernent essentiellement les diverses pièces
spéciales : TES, cônes, cadres, vannes, robinets flotteur, etc. sont de la forme :

V2
Hs  K
2g
- Hs : perte de charge singulière (m) ;
- V : vitesse d’écoulement (en m/s) ;
- G : accélération de la pesanteur (9,81 m²/s) ;
- K : coefficient dépendant du type de la singularité.

Ces pertes de charge sont estimées à 2 m aux niveaux d’une station de pompage et
d’un réservoir.

VI.1.2. Conduite

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

VI.1.2.1. Matériau et assemblage

Le matériau à adopter dépendra du diamètre et de la pression maximale de service


(PMS) des conduites :

Diamètre PMS Matériau


Diam.  90 mm < 16 bars PEHD
110  Diam. < 400 mm < 16 bars PVC
Diam. >= 400 mm - Béton précontraint

L’assemblage des conduites sera assuré comme suit :

 Par emboîtement et joint standard pour les conduites en fonte.


 Par emboîtement et bague d’étanchéité pour les conduites en PVC de diamètre
supérieur ou égal à 63 mm.
 Par raccord à serrage rapide pour les conduites en en polyéthylène à haute densité
(PEHD) de diamètre inférieur à 63 mm.

VI.1.2.2. Pression caractéristique

Pour les diamètres étudiés, le marché des conduites en PVC offre deux classes de
canalisations : PN10 et PN16. La détermination de la classe (ou PN) doit prendre en
considération la pression maximale de service et le détimbrage pour tenir compte de
l’effet de la température et des pulsations (pompage et coups de bélier).
Partant de la nature d’assemblage proposé, les pressions maximales de service (PMS)
correspondant aux différentes pressions nominales (PN) des conduites en PVC sont
données par le tableau suivant :

Pression PMS - Conduite de refoulement PMS - Conduite gravitaire


Nominale DN < 63 DN >= 63 DN < 63 DN >= 63
PN 10 - 8 - 8
PN 16 8 13 13 13

Le détimbrage dû à la température consiste à appliquer un coefficient multiplicatif de


0,8 selon la norme NM 05.6.046.

VI.1.3. Groupes de pompage

a) Pompes

Les pompes d’une station de pompage seront dimensionnées connaissant le débit de


refoulement (Qp) et la hauteur manométrique totale (HMT) correspondante.

Le débit de refoulement est égal au total des besoins en eau de pointe journalière (Qb)
exprimés à l’aval de la station divisé par le nombre de pompe (non compris la pompe
de secours).

La hauteur manométrique totale HMT est calculée comme suit :

HMT = Hg + DHl + DHs

- Hg : La hauteur géométrique entre la bâche d’aspiration et la bâche d’arrivée de


l’eau refoulée. Elle est calculée par la différence entre les cotes NGM du niveau
moyen (entre le radier et le trop plein) à la bâche d’aspiration et du niveau trop
plein de la bâche d’arrivée.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

- DHl : Les pertes de charge linéaire engendrées dans la conduite de refoulement.


Elles sont calculées selon la formule donnée au paragraphe VI.1.1.

- DHs : Les pertes de charge singulières engendrées principalement au niveau de


la station de pompage (bâche d’aspiration) et du niveau de la bâche d’arrivée.
Elles sont estimées à 4 m.

b) Moteurs

Le moteur est dimensionné connaissant sa puissance nominale (Pn). Cette puissance


est déterminée comme suit :
gQ p HMT
Pap 
p
Avec :
- Pap : la puissance appelée (en KW) ;
-  : la masse volumique de l’eau ( = 998.2 kg/m3 ;
- G : l’accélération de la pesanteur (g = 9.81 m/s²) ;
- Qp : le débit de refoulement de la pompe (en m3/s) ;
- HMT : la hauteur manométrique totale (en m) ;
- p : le rendement de la pompe (en %).

La puissance nominale (Pn) du moteur est choisie dans la gamme normalisée de


manière à disposer d’une réserve minimale de 10 % par rapport à la puissance Pap.

VI.1.4. Groupes électrogènes

Le groupe électrogène est dimensionné si on connaît sa puissance nominale et son


cos.

Cette puissance est déterminée comme suit :

Pap
Pab  1.1
m
Avec :
- Pab : la puissance absorbée par le groupe de pompage ;
- Pap : la puissance appelée par la pompe ;
- m : le rendement du moteur.
La puissance totale absorbée (Pt) par la station de pompage est donnée comme suit :

n
Pt   Pabi xK
1
Avec :
- n : le nombre de groupes de pompage ;
- Pabi : la puissance absorbée par chaque groupe de pompage ;
- K : coefficient de majoration pour tenir compte des autres consommations
(éclairages, services auxiliaires,…). On a retenu K = 1.2 (majoration de 20%).

La puissance du groupe électrogène nécessaire est : Pt/cos avec cos  0,80.

La puissance nominale du groupe électrogène est alors choisie dans la gamme


« commerciale » de manière à être supérieure ou égale à Pt/cos.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

VI.1.5. Réservoir de stockage

La capacité d’un réservoir de stockage est calculée pour assurer l’autonomie de


distribution d’une demi-journée majorée par une réserve pour la protection contre
l’incendie.

S’agissant d’un centre de petite taille, la réserve d’incendie retenue est de 60 m3.

VI.2. Dimensionnement des ouvrages

VI.2.1. Points de départ et d’arrivée

Point de départ : Station de pompage au niveau du forage 194/124

Le point de départ est le forage n° IRE 194/124 dont les caractéristiques sont données
plus haut (§ IV.1).

Point d’arrivée : Station de déminéralisation SD

Le point d’arrivée est la station de déminéralisation :

 Cote TN : 282 m NGM


 Pression résiduelle : 1 bar
 Cote Trop plein : 292 m NGM

VI.2.2. Conduite de refoulement

La conduite de refoulement reliera la station de pompage d’eaux brutes et la station de


déminéralisation sur une longueur de 8542 ml.

Le diamètre de la conduite a été calculé en déterminant le diamètre économique qui


est fonction des paramètres suivants :

 coûts d'investissement, de renouvellement et d'entretien de la conduite et de la


station de pompage ;
 frais d'énergie ;
 vitesse moyenne d’écoulement qui doit se situer entre 0,5 et 2 m/s.

Les données de base pour le dimensionnement de la conduite de refoulement sont les


suivantes :

- Débit de pompage : 8 l/s


- Longueur de la conduite : 8542 ml
- Cote de départ : 271 m NGM (CTN au niveau du forage)
- Cote d’arrivée : 292 m NGM (en tenant compte d’une pression résiduelle de 1 bar
à l’entrée de la SD)
- Pertes de charge singulières : estimées à 4 m
- HMT au sol : 91 m

- Diamètres envisagés :

Variante Diamètre Longueur (m) Vitesse (m/s) PdC (m/km) HMT(m)


V1 DN 125 PVC 8542 0.89 8.32 188

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

V2 DN 140 PVC 8542 0.68 4.30 154


V3 DN 160 PVC 8542 0.52 2.16 136

Les détails de calcul du diamètre économique sont donnés en annexes.

Le tableau suivant récapitule les résultats de calcul du coût de développement du m3


d’eau.

Coût du m3
Variante Diamètre Longueur (m)
d’eau (Dh)
V1 DN 125 PVC 8542 3.12
V2 DN 140 PVC 8542 3.02
V3 DN 160 PVC 8542 3.03

Ainsi, le diamètre le plus économique est le diamètre de la variante V2 (DN 140 PVC
PN 16).

VI.2.3. Station de pompage

Les caractéristiques du groupe sont:

 Débit de pompage : 8 l/s ;


 HMT = 154 m

Les caractéristiques type du groupe de pompage sont :

 Nombre : 2 groupes dont un de secours

 Pompe :
- Type : Pompe immergée multicellulaire
- Débit – HMT : 8 l/s - 154 m
- Rendement : 72 %
- Vitesse de rotation : 2900 tr/min environ

 Moteur :
- Type : asynchrone
- Puissance : 20 KW
- Rendement : 90 %
- Vitesse de rotation : 2900 tr/min environ
- Tension/Fréquence : 380 V/50 Hz.

 L’alimentation en électricité de la station de pompage sera assurée moyennant un


groupe électrogène de 50 KVA.

 Stockage du Gasoil : nécessaire pour le fonctionnement du groupe électrogène, la


consommation journalière en gasoil est calculée par la formule suivante

Ct  P  Cu  Nh

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

- Cu : Consommation unitaire de gasoil qui est égale à 0.25 l/cheval/h ; 1


cheval étant égal à 736 Watt.
- P : Puissance du moteur en Watt.
- Nh : Nombre d’heures de fonctionnement du groupe ; Nh est pris égal à 16
heures.

On obtient une stockage de gasoil de 100 l/j. Afin d’assurer une autonomie d’un
mois, on prévoit un stockage de 3 m3.

VI.2.4. Etude du régime transitoire

Vu la longueur importante (8500 ml) de la conduite de refoulement reliant le forage


194/124 à la station de déminéralisation, une étude du régime transitoire s’impose et
ce afin de prévoir le phénomène du coup de bélier dans la conduite.

L’IC s’est basé, pour réaliser la simulation, sur les profils en long établis sur la base
des travaux topographiques fournis par l’ONEP.

Le tableau ci-dessous présente les piquets pris en considération lors de la simulation.


Ce sont les points les susceptibles de présenter des dépressions ou surpression lors
d’un arrêt de la pompe.

DISTANCE COTE DIAMETRE


PIQUET PARTIELLE PROJET NOMINAL MATERIAU RUGOSITE
(ml) (mNGM) (mm)
S0 0 270 160 PVC 0.1
S27 2512 279 160 PVC 0.1
S32 720 274 160 PVC 0.1
S49 2317 281 160 PVC 0.1
S57 953 278 160 PVC 0.1
S74 2040 281 160 PVC 0.1

La simulation a été réalisée à l’aide du Logiciel SURGE. Les résultats préconisent pour
la protection des dépressions l’installation d’un ballon antibélier de 250 L au niveau de
la station de pompage sur forage.

Ces résultats sont présentés en Annexe.

VI.2.5. Réservoir de stockage

Le réservoir de stockage sera conçu pour assurer les fonctions suivantes :

 garantir les pressions requises pour le réseau ;


 un stockage d’un volume correspondant à la consommation moyenne d’une demi-
journée de la population ;
 un stockage d’un volume correspondant à la réserve d’incendie de 60 m3.

Les besoins moyens en eau à saturation sont évalués à 8.7 l/s (752 m3/j). Ainsi, et
pour une autonomie d’une demi-journée de consommation, le réservoir de stockage
aura une capacité de 376 m3.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Tenant compte d’une réserve d’incendie de 60 m3, la réserve en stockage nécessaire


est de 436 m3. Etant donné que la bâche d’eau traitée de 100 m3 projetée au niveau
de la SD participe également à la réserve de stockage, nous retenons un réservoir
surélevé de 300 m3.

Ainsi, les caractéristiques principales du réservoir sont :

 Capacité : 300 m3
 Type : Surélevé
 Forme : Tronconique
 CTN : 282 m NGM
 CR : 312 m NGM
 CTP : 317 m NGM

Site d’implantation

Le réservoir de distribution sera réalisé dans la même enceinte que la station de


déminéralisation projetée juste à la sortie du centre de Gueltat Zemmour vers l’ancien
centre, sur le côté droit de la route RN5. Pour assurer une pression au sol convenable
chez l’ensemble des usagers, cet ouvrage sera surélevé de 30 m.

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

VII. RÉSEAU DE DISTRIBUTION

VII.1. Critères de dimensionnement

VII.1.1.Horizon de calcul

Le réseau de distribution projeté sera conçu pour satisfaire les besoins à saturation du
plan de développement.

VII.1.2.Débit de dimensionnement

Le réseau sera dimensionné pour le débit de pointe horaire et vérifié pour le débit de la
pointe journalière.

Les coefficients de pointe adoptés sont :


 1,3 pour la pointe journalière
 1.8 pour la pointe horaire.

VII.1.3.Répartition spatiale de la consommation

Le plan de développement a servi de base pour la localisation des différents types de


consommateurs et pour la détermination de la réparation nodale des débits.

La méthodologie adoptée est la suivante :

 Evaluation des consommations totales domestique, administrative et industrielle


 Répartition de la population sur la base de l’occupation du sol (avec un taux de
remplissage de 100%). Les besoins domestiques au niveau d’un nœud ont été
estimés à partir du nombre d’habitats situés dans sa zone d’influence.
 Les dotations administrative et industrielle ont été déterminées sur la base de la
surface occupée et des besoins en eau à saturation, comme indiqué dans le tableau
suivant :

Besoins en eau à
Type d'occupation Surface (ha) Dotation (m3/ha/j)
saturation (m3/j)
Zone industrielle 6.3 50 7.92
Zone administrative 10.61 50 4.71

 Répartition nodale des consommations à partir des zones d’influence d’un nœud
donné et les paramètres de consommation cités ci-dessus.

Les détails de la répartition nodale sont donnés en annexes.

VII.1.4.Réseau de distribution

Nature et diamètres des conduites

Le matériau à adopter pour les conduites est le PVC PN 16 pour les diamètres
nominaux supérieurs à 90 mm, les conduites de diamètre inférieur seront en PEHD PN
16.

Vitesses limites

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

Le dimensionnement du réseau sera fait de manière à satisfaire autant que possible


les conditions de vitesses suivantes :

 Vitesse minimale = 0.3 m/s avec le débit de pointe journalière ;


 Vitesse maximale = 2 m/s avec le débit de pointe horaire.

Pression au sol

Le fonctionnement hydraulique normal du réseau de distribution doit se faire de façon à


assurer une pression résiduelle minimale de 10 m chez tout usager. La pression au sol
requise en fonction du type d'habitat (nombre de niveaux), peut être déterminée
comme suit:

Ps = Pr + H + P.D.C.
Avec :

Ps = pression au sol (m)


Pr = pression résiduelle chez l'usager (prise égale à 10 m)
H = hauteur de construction (hauteur moyenne de 3 m par niveau)
P.D.C = perte de charge des tuyaux à l'intérieur du bâtiment
(P.D.C moyenne de 0,5 m par niveau)

Les valeurs de pression au sol selon le type d'habitat, sont présentées dans le tableau
suivant :

Type d’habitat R.D.C R+1 R+2 R+3


Pression au sol requise (m) 13,5 17,0 20,5 24,0

En tout point du réseau, la pression maximale à observer ne doit pas dépasser 6 bars.
Dans le cas échéant, il y a lieu d'envisager une distribution étagée ou de prévoir
l'installation, aux points critiques du réseau, d'appareils régulateurs de pression.

Simulations hydrauliques

La simulation hydraulique du réseau de distribution a été réalisée avec le logiciel


Epanet.

Les pertes de charge linéaires sont déterminées par la formule universelle de Darcy-
Weisbachs.

VII.1.5.Vérification Incendie
Une simulation pour la vérification incendie sera également effectuée. Le
dimensionnement du réseau de distribution sera effectué dans ce cas sur la base de la
consommation de pointe journalière.
En outre le besoin de pointe journalière, un débit d’incendie additionnelle de 8 l/s devra
être assuré au niveau de chaque nœud BI (Bouche d’incendie).

VII.2. Dimensionnement des ouvrages

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Alimentation en eau potable du centre de Gueltat Zemmour

VII.2.1.Etagement du réseau

Tout le centre de Gueltat Zemmour est situé entre les côtes 287 et 292 m NGM. Le
réseau de distribution à réaliser sera donc constitué d’un seul étage de pression.

VII.2.2.Ossature principale du réseau projeté

Les conduites principales du réseau de distribution du centre de Gueltat Zemmour


logent les voies projetées telles qu’elles sont définies par le plan de développement.

Ainsi, le réseau de distribution sera structuré autour de trois conduites principales


comme le montre le plan n°1 joint au présent dossier.

Ces conduites alimenteront les antennes secondaires qui desserviront les différentes
zones du centre en côtoyant les bordures des routes et des pistes prévues par le plan
de développement.

VII.2.3.Simulation hydraulique du réseau projeté

Les calculs hydrauliques de dimensionnement du réseau sont donnés en annexes. Le


tableau ci-après récapitule les linéaires totaux des conduites projetées à l’horizon de
saturation :

Diamètre Longueur (ml)


PVC PN 16 DN 63 3 124
PVC PN 16 DN 75 2 182
PVC PN 16 DN 110 2 028
PVC PN 16 DN 140 1 393
PVC PN 16 DN 200 660
Total 9 387

Ainsi le linéaire global du réseau de distribution est de 9 387 ml de diamètre variant de


DN 63 à DN 200.

VII.2.4.Vérification Incendie
La simulation a été effectuée pour le débit de pointe journalière. Le réseau de
distribution tel qu’il a été conçu, assure le débit nécessaire et pour les besoins de
pointe journalière ainsi que pour les deux bouches d’incendie (8 l/s) prévues dans le
centre.
Les résultats de la simulation sont présentés en Annexe.

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VIII. ETUDE ECONOMIQUE

Le coût global des ouvrages de production, d’adduction et de distribution projetés est


estimé à environ 30 MDH TTC, y compris 15% des imprévus.

La répartition du coût d’investissement par type d’ouvrage est comme suit :

Désignation Coûts (DH)

Station de pompage sur forage 2 557 000

Station de déminéralisation 12 585 300

Conduite de refoulement d'eau brute 2 442 920

Ouvrages de distribution (réservoir + conduites) 4 042 820

Total HTVA 21 628 000

Imprévus (15%) 3 244 200

Total HTVA (y compris imprévus) 24 872 200


TVA (20%) 4 974 440

Total TTC
29 847 000

Les détails de l’estimation financière sont donnés dans tableau suivant :

Désignation des ouvrages Unité Quantité Prix unitaire Prix partiel


(DH HTVA) (DH HTVA)

- Station de pompage sur le forage côtier


Q= 8 l/s - HMT = 154 m
Équipement Ft 1 1 967 000 1 967 000
Génie civil Ft 1 590 000 590 000

- Station de déminéralisation
Tour d'oxydation Ft 1 280 000 280 000
Filtration à sable Ft 1 900 000 900 000
Microfiltration Ft 1 130 000 130 000
Pompage eau filtrée vers citerne Ft 1 180 000 180 000
Pompage BP Ft 1 160 000 160 000
Pompage HP Ft 1 950 000 950 000
Tubes de pression + éléments Ft 1 350 000 350 000
Postes de réactifs Ft 1 800 000 800 000
Chloration Ft 1 180 000 180 000
Citerne d'eau traitée Ft 1 130 000 130 000
Pompage de reprise Ft 1 450 000 450 000
Electricité + Automatisme Ft 1 2 000 000 2 000 000
P de rechange (3%des équip) Ft 1 195 300 195 300

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- Génie civil Ft 1 5 880 000 5 880 000


y compris voirie, assainissement, conduite
d'eau brute, conduite de rejet,
aménagement des abords, clôture, etc.

- Conduite de refoulement d'eau brute


DN 140 PVC PN 16 ml 8 542 260 2 220 920
Pièces spéciales Ens (10 % coût conduites) 222 000

- Réseau de distribution

Réservoir de 300 m3
Génie civil Ft 1 1 429 000 1 429 000
Equipement Ft 1 252 000 252 000

Conduites
DN 200 PVC PN 16 ml 660 450 297 000
DN 140 PVC PN 16 ml 1 393 300 417 900
DN 110 PVC PN 16 ml 2 028 230 466 440
DN 75 PVC PN 16 ml 2 182 160 349 120
DN 63 PVC PN 16 ml 3 124 140 437 360

Pièces spéciales Ens (20 % coût conduites) 394 000

Total 21 628 000


Imprévus (15 %) 3 244 200
Total HTVA 24 872 200
TVA (20 %) 4 974 440
TOTAL GENERAL TTC 29 847 000

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IX. ANNEXES

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