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INTRODUCTION

À L’ÉCONOMIE MONÉTAIRE &


FINANCIÈRE

Ahmed Ouazzani
Adresse électronique: ouazzanifr@gmail.com
Permanence: Tous les lundis après-midi (sur rendez-
vous ), il faut, au préalable, envoyer un courriel
expliquant le motif ou les points que vous voulez traiter.

Faculté Polydisciplinaire de Larache


Année académique 2015- 2016
RÉVISION
 Questions de réflexion
1. Qu'est ce qu'un OPCVM diversifié ?
2. Quelles sont les différentes formes actuelles de la
monnaie?
3. Présentez les fonctions de la monnaie ?
4. Comment se fait la création monétaire par les banques
commerciales ?
5. Pourquoi les banques centrales ne peuvent-elles pas
contrôler d'une manière efficace l'offre de la monnaie?
6. Quelles sont les limites au pouvoir de création monétaire
des banques commerciales ?
7. Qu'est ce qu'on entend par les dépôts à vue ?
8. Définissez la masse monétaire ?
2
9. Pourquoi les banques doivent conserver une quantité
minimale sous forme de réserves ?
 Questions de réflexion
1. Quelles sont les limites au pouvoir de création monétaire des banques
commerciales ?
2. Que signifie les crédits font les dépôts ?
3. Les avantages et les inconvénients de la cotation en bourse ?
4. Intermédiation ou marchés financiers?
5. Qu’est ce qu’un marché interbancaire?
6. Qu’est qu’une économie d’endettement?
7. Pourquoi le système bancaire doit respecter l’hiérarchisation ?
8. Quels sont les facteurs ayant un impact sur la vitesse de circulation de la
monnaie?
9. Quelle est la relation entre la création monétaire et le production des biens
services ?
10. Quelle est l’importance du marché primaire dans le financement de l’économie
réelle?
11. Pourquoi les épargnants font appel aux OPCVM pour gérer leurs
portefeuilles?
12. Sujet: « Le financement de l’économie peut consister en un financement 3
externe assuré par le système monétaire ou financier » analysez cette phrase
en mettant l’importance chaque système dans le financement de l’économie
marocaine.
 1-Qu'est ce qu'un OPCVM diversifié ?
Un OPCVM diversifié est composé d’un multiple d’actifs financiers ; à
savoir : les actifs monétaires , les actions , les obligations.
 L’avantage procuré par ce type d’OPCVM c’est qu’il résiste aux risques
du marché financier vu qu’il est étalé sur plusieurs activités.

 2-Quelles sont les différentes formes actuelles de la monnaie?


La monnaie scripturale , la monnaie fiduciaire, la quasi-monnaie, la
monnaie électronique, la monnaie virtuelle.

 3-Présentez les fonctions de la monnaie ?


Réserve de valeur / Unité de mesure / intermédiaire des échanges.

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 4-Comment se fait la création monétaire par les banques commerciales ?
 Elle est créée via l’accord des crédits aux agents économiques, plus
exactement la monnaie créée par les banques commerciales est la
monnaie scripturale.
 C’est une monnaie écrite sur les livres de la banque commerciale, elle
peut être utilisée à n’importe quel moment, elle circule via des
instruments tels que les chèques bancaires et les cartes bancaires ainsi
qu’elle peut être même convertie en billets.

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 6-Pourquoi les banques centrales ne peuvent-elles pas contrôler d'une
manière efficace l'offre de la monnaie ?
En premier temps, les réserves excédentaires que détiennent les banques
commerciales cela cause bien sur une fluctuation de la masse monétaire
en dehors de tout contrôle de la banque centrale.
En deuxième temps, le moment où les agents non financiers placent leurs
fonds auprès de la banque commerciale, cette dernière utilise ces fonds
pour créer de la monnaie scripturale, alors que la banque centrale ne peut
pas connaitre avec exactitude la quantité de monnaie que souhaite les
agents non financiers déposer.
Ce sont les deux facteurs essentielles qui empêchent la banque centrale
de contrôle l’offre de la monnaie parfaitement

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 7-Qu'est ce qu'on entend par les dépôts à vue ?
Ce sont des soldes des comptes bancaires que les agents économiques
peuvent les utiliser à n’importe quel moment, pour retirer soit une partie
de leur dépôt , soit la totalité. Ils sont comptabilisés par la banque
centrale dans l’agrégat M1.

 8-Définissez la masse monétaire ?


La masse monétaire est la quantité globale de monnaie qui circule dans
une zone déterminée à un moment donné. On peut la mesurer via des
agrégats ( M1 M2 M3 ) fixés par la banque centrale.

 9 -Pourquoi les banques doivent conserver une quantité minimale sous


forme de réserves ?
Détenir des réserves permet d’agir sur la quantité de monnaie offerte en
économie. En effet, une augmentation des réserves obligatoires poussent
les banques commerciales à octroyer peu de crédit, car cela provoque une
diminution du multiplicateur et une baisse de l’offre de la monnaie.
A contrario, une diminution des réserves obligatoires poussent les 7
banques commerciales à octroyer des crédits davantage, car cela conduit à
une augmentation du multiplicateur et une hausse de la masse monétaire
Quelles sont les limites au pouvoir de création monétaire des banques
commerciales ?
 Les limites au pouvoir de création monétaire des
banques commerciales.
 Les banques créent de la monnaie par leurs opérations de
crédit.
 Elles sont, à ce titre, tributaires de la demande de
financement des agents.
 Si l’activité économique est dynamique, cette demande sera
forte.
 Elle sera destinée à couvrir les besoins de consommation
des ménages ou d’investissement des entreprises.
 En cas de morosité économique la demande de crédit sera
faible.
 Notons également que les grandes entreprises peuvent
lever des capitaux directement sur les marchés financiers8
ou monétaires.
Quelles sont les limites au pouvoir de création monétaire des banques
commerciales ?
 La Banque Centrale peut imposer à chaque banque de
maintenir sur son compte Banque centrale une somme non
rémunérée qui constitue une réserve obligatoire,
 un effet multiplicateur: chaque fois qu’une banque
accorde un crédit à un agent économique il y a création
monétaire puisque les moyens de paiement mis à la
disposition de l’économie sont augmentés d’autant.
 Parallèlement les agents disposent à tout moment des
dépôts qu’ils ont dans leurs banques.
 Ceux-ci sachant qu’une faible partie de ces dépôts (monnaie
scripturale) fera l’objet de retrait (conversion en monnaie
fiduciaire), elles s’en serviront comme base d’un nouveau
crédit à d’autres clients.
 Il y a ainsi un effet multiplicateur qui n’est pas sans 9
danger.
Quelles sont les limites au pouvoir de création monétaire des banques
commerciales ?
 En créant de la monnaie, les banques doivent être
attentives à un certain nombre de paramètres :
 La solvabilité des emprunteurs (respect des critères liés à
la capacité à rembourser et la valeur des biens à financer)
 La quantité de monnaie dont elles disposent (leur liquidité),

 La gestion des crédits octroyés.

 Plus une banque finance les agents, plus elle aura besoin de
locaux, de personnel, d’agences, de guichets etc…
 Les règles de prudence élémentaires telles que la détention
de fonds propres.
 Ces paramètres sont autant d’éléments susceptibles de
grever leur rentabilité.
 N’oublions pas que les banques sont des entreprises qui
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cherchent aussi les profits, même lorsqu’il s’agit de banques
nationalisées.
Que signifie les crédits font les dépôts ?
 Dans une économie où 80% de la masse monétaire est constituée de monnaie
scripturale elle-même issue du crédit bancaire, ce sont en effet les crédits qui
font les dépôts bien plus que les dépôts ne font les crédits.
 L'argent prêté par les banques n'est pas celui préalablement déposé par les
épargnants.
 La banque a un pouvoir de création monétaire qu'elle utilise à chaque fois
qu'elle accorde un crédit.
 Lorsqu'une banque accorde un crédit à un agent économique (entreprise ou
ménage le plus souvent), elle réalise cette opération en créditant le compte de
l'agent de la somme prêtée (un simple jeu d'écriture).
 Cet argent a vocation à être dépensé (consommation ou investissement),
 Il va être « injecté » dans le circuit de l'économie,
 Déposé par d'autres agents (ceux qui auront vendu des B&S de
consommation ou d'investissement et reçu cette « monnaie-crédit » en
paiement) et ainsi crédité à leurs comptes.
 Ainsi le crédit initialement accordé génère des dépôts, le tout libellé et
dépensé essentiellement en monnaie scripturale ;
11²
 les banques s'assurant seulement de pouvoir faire face aux demandes
d'espèces de l'ordre, en moyenne, de 10% des comptes de leurs clients.
Refinancement des banques : le marché interbancaire
 Le marché interbancaire est le lieu privilégié par les banques pour
trouver de l'argent.
 Ce réseau est immatériel et fonctionne uniquement sur réseaux
informatiques, sans salle de marché.
 Les échéances y sont très courtes : pas plus de vingt-quatre heures.
 Le principe est le suivant : les banques dont le bilan est excédentaire
prêtent leurs liquidités à celles qui en ont besoin, moyennant un intérêt.
 Ce taux d'intérêt varie en fonction de l'offre et de la demande.
 Quand les banques ne se prêtent plus entre elles, il y a risque de credit
crunch (pénurie de crédit).
 En situation d'open market (technique d'intervention de la Banque
Centrale sur le marché monétaire qui consiste à fournir ou reprendre des
liquidités à ce marché en achetant ou vendant des titres), la banque
centrale peut intervenir sur ce marché afin de faciliter l'obtention des
liquidités par les banques ou bien, au contraire, pour leur mettre des
bâtons dans les roues : si elle injecte des liquidités, la banque centrale fait
baisser les taux d'intérêt et facilite les conditions de crédit, et vice versa.
12
Les avantages et les inconvénients da la cotation en bourse ?

 L'introduction en bourse présente divers avantages :


 elle facilite la réalisation d'augmentation de capital, ce qui
permet à l'entreprise de pouvoir financer avec plus de facilité son
développement,
 L'introduction en bourse accroît la notoriété de l'entreprise,
 un facteur de crédibilisation de l'entreprise par rapport à ses
fournisseurs, les banquiers, son personnel, les clients...
 Elle permet enfin aux actionnaires de l'entreprise de trouver
beaucoup plus facilement des liquidités pour leurs actions que si
elle n'était pas cotée.
 L'introduction en bourse permet aussi la mise en place de
mécanismes d'intéressement du personnel via la valeur de
l'action (stock actions,...).

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Les avantages et les inconvénients da la cotation en bourse ?

 Elle a aussi des inconvénients :


 réglementation lourde et très contraignante
 obligation de dévoiler des stratégies d'entreprise
 frais exorbitants (courtiers, comptables, rédacteurs financiers,
 publications de rapports trimestriels et annuels (rédaction,
vérification, mise en page, impression, distribution)
 obligation de résultats pour les actionnaires, et les financiers, qui
exigent souvent des rendements irréalistes (un rendement
exceptionnel devient la norme)
 perte de contrôle de l'entreprise au profit de gestionnaires
professionnels dont les intérêts ne concordent pas nécessairement
avec ceux des réels propriétaires
 tributaire des aléas du marché qui n'ont parfois rien à voir avec la
situation réelle de l'entreprise (ex.: sous évaluation du titre)
 obligation de rendement à (très) court terme, le moyen et long
terme étant des notions proches de l'éternité pour les partenaires
14
financiers
Qu’est ce que un financement par endettement?

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Intermédiation ou marchés financiers
 Les systèmes de financement diffèrent beaucoup d’un pays à
un autre parce qu’ils se sont constitués progressivement et
qu’ils ont de ce fait des histoires différentes. Pour un même
État, le système se transforme en fonction des besoins de
l’économie et des orientations données par les pouvoirs
publics.
 Pour analyser ce sujet, il semble judicieux d’aborder les
points suivants:
 1. Les modalités du financement d’une économie
 2. Le choix d’un mode de financement
 3. Évolution du système de financement au Maroc

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Intermédiation ou marchés financiers
 Les modalités du financement d’une économie
 On distingue :
 Le financement interne = autofinancement
Le financement externe = recours à des apports de capitaux extérieurs
 Pour le financement externe les solutions sont nombreuses :
 Financement externe direct = marchés financiers = émissions de titres
financiers négociables (ceux qui les achètent peuvent les vendre à tout
moment et leur prix est fixé sur les marchés financiers en fonction de
l’offre et de la demande de ces titres)
 émissions d’actions (augmentation du capital de l’entreprise)
 émissions d’obligations (emprunt à moyen et long terme)
 émissions de titres à court terme : billets de trésorerie.

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Intermédiation ou marchés financiers
 Financement externe indirect = intermédiation = des
institutions financières accordent des crédits:
 Financement indirect monétaire : les banques en créant de la
monnaie accordent des crédits aux emprunteurs,
 Financement indirect non monétaire : des institutions
monétaires (dont les banques) accordent des crédits à partir des
dépôts qu’elles ont préalablement recueillis.

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Intermédiation ou marchés financiers
 Le financement de marché du financement
intermédié :

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Intermédiation ou marchés financiers
 Le choix d’un mode de financement

 Bien entendu chaque type de financement présente des


avantages et aucun ne peut correspondre à tous les besoins.
 L’autofinancement semble être le moins coûteux des
financements,
 cependant il comporte quand même un coût ou plutôt il fait
courir le risque d’un "manque à gagner" que les économistes
appellent le coût d’opportunité.
 En achetant un équipement à partir de son épargne, un
agent renonce à une autre utilisation possible de cette
épargne,
 par exemple un placement financier : si les placements
financiers rapportent davantage que l’investissement prévu,
il y a un manque à gagner entraîné par la dépense
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d’équipement (différence entre les deux taux de rendement).
Intermédiation ou marchés financiers
 Le choix d’un mode de financement

 Le financement par émission d’actions a un coût réduit mais


il fait courir le risque d’une perte de contrôle de l’entreprise
pour les actionnaires majoritaires.
 Les nouveaux actionnaires peuvent prendre le pouvoir ou du
moins affaiblir celui de l’ancienne direction.
 Le financement par émission d’obligations ou par
endettement bancaire implique des charges financières : il
faudra payer des intérêts et rembourser le capital prêté à
l’échéance.
 Il ne faut pas perdre de vue que la grande majorité des
entreprises n’ont pas une taille suffisante pour accéder aux
marchés financiers, elles ne disposent donc que de
l’autofinancement ou du crédit bancaire.
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Intermédiation ou marchés financiers
 Évolution du système de financement au Maroc
 le système de financement qui était celui d’une économie
d’endettement à celui d’une économie de marchés financiers.
 Économie d’endettement parce que le financement repose
principalement sur des crédits accordés par des institutions financières, il
s’agit donc d’un financement intermédié.
 Économie de marchés financiers parce que le financement repose de
plus en plus sur des émissions de titres financiers, sur un financement
direct.
 La transformation date vers les années 1990 mais elle est loin d’être
achevée car de nombreux agents sont encore dans un financement
intermédié.
 Du financement indirect vers le financement direct au Maroc
 La libéralisation du marché financier marocain et la refonte du système
bancaire
 L'activité sur le marché financier marocain et son impact sur
l'intermédiation bancaire
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 Economie financière d’endettement
 C’est une économie où l’intermédiation indirecte assure plus de la moitié
de financement de l’économie.
 L’entreprise demande un crédit à la banque, la banque porte le
financement auprès des ANF en leur offrant des titres primaires.

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 Caractéristiques : Economie financière de marché.
 Ce système est plus efficace car il assure une meilleure allocation des
finances.
 Il est plus flexible car les capitaux passent d’un compartiment à un autre
sans se heurter à des cloisonnements.
 Ils sont moins onéreux car les taux d’intérêts résultent du marché.
 Ils sont mieux adaptés à l’internalisation.
 Ce sont des systèmes plus instables et on constate des mouvements
brusques.
 Ce sont des systèmes plus risqués du fait que les banques ne sont que les
intermédiaires et du fait des risques encourus par les individus.

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 Economie financière d’endettement
 L’économie financière d’endettement et de crédit est
caractérisée par une grande part de domination des flux
monétaires:
 Ils sont moins flexibles.

 Ils sont plus onéreux car ils entassent les marges du taux
d’intérêt.
 Leur efficacité dépend des performances des banques.

 Système stable car intermédié par les banques.

 Système moins risqué car il y’a économie d’échelle à


condition qu’il y ait un prêteur en dernier ressort qu’il soit
puissant et libre de ses moyens (banque centrale)

25
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 Disserter sur une question, c'est mener une discussion
pertinente, organisée et argumentée sur cette question.
 Votre dissertation doit donc vous permettre de montrer que
vous savez comprendre un problème et mobiliser les
connaissances nécessaires pour y répondre.
 Comprendre un problème, c'est tout à la fois :
 en analyser les termes
 être capable de le situer (dans le temps, par rapport aux autres
questions de la discipline, etc.)
 Mobiliser les connaissances nécessaires suppose :
 de les avoir acquises correctement
 d'être capable de les restituer
 d'articuler ces connaissances entre elles, en faisant ressortir leurs
articulations logiques
RÉVISION
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 La problématique et l'introduction

 La compréhension du sujet, passe par ce qu'on appelle


traditionnellement l'analyse de la problématique.
 c'est la question qui se cache derrière celle qui vous a été
posée, et qui permet d'y répondre.
 On tombe parfois sur des sujets où la problématique est
transparente, dans la mesure où la formulation de départ
ne cache aucune autre question que celle qu'elle pose.
 Mais parfois, il y a un vrai travail de reformulation à
effectuer pour en arriver au vrai problème.
 Prenons deux exemples.
RÉVISION

Conseils pratiques pour la dissertation:


L'analyse de la problématique doit
s'effectuer dans l'introduction, qui doit
tout à la fois :
 introduire le sujet par une phrase
d'accroche
 préciser le sujet, le délimiter, le reformuler
si nécessaire
 annoncer le plan qui va suivre.
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 Pour terminer, une astuce technique : beaucoup de gens
n'hésitent pas à réfléchir dès le départ à la problématique et
au plan (c'est hautement préférable !) mais ne rédigent
l'introduction qu'en dernier, après avoir terminé le
développement et la conclusion.
 Cette manière de procéder a des avantages ; ne serait-ce
que celui de savoir avec certitude où on doit mettre les
pieds, et par exemple d'annoncer un plan dont on est certain
qu'il sera le bon.
 Bien que ce ne soit pas recommandé, il arrive qu'on change
de plan dans l'urgence, en cours de route.
 Dans ce cas, écrire l'introduction en dernier permet d'éviter
d'avoir à la refaire au dernier moment.
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 Pour terminer, une astuce technique : beaucoup de gens
n'hésitent pas à réfléchir dès le départ à la problématique et
au plan (c'est hautement préférable !) mais ne rédigent
l'introduction qu'en dernier, après avoir terminé le
développement et la conclusion.
 Cette manière de procéder a des avantages ; ne serait-ce
que celui de savoir avec certitude où on doit mettre les
pieds, et par exemple d'annoncer un plan dont on est certain
qu'il sera le bon.
 Bien que ce ne soit pas recommandé, il arrive qu'on change
de plan dans l'urgence, en cours de route.
 Dans ce cas, écrire l'introduction en dernier permet d'éviter
d'avoir à la refaire au dernier moment.
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 Le développement

 Une fois la problématique cernée, il faut la traiter.

 On attend de vous que vous soyez capables de mobiliser


l'ensemble des connaissances nécessaires, de les restituer
convenablement et de les organiser de manière construite.
 Cela veut donc dire que sans les connaissances du cours,
vous ne pouvez même pas espérer faire illusion : la
dissertation a, entre autres, pour but de vérifier que ces
connaissances sont acquises, et on attend que vous en
fassiez la démonstration.
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 Le développement

 Mais il est essentiel de comprendre qu'une dissertation n'est


pas un simple catalogue d'extraits du cours : elle doit
constituer un véritable raisonnement.
 Soyons clairs : personne ne vous demande de présenter un
raisonnement original, en émettant des idées novatrices.
 Si vous parvenez à exposer correctement les idées des
autres, ce ne sera déjà pas si mal (et pour tout dire, cela
peut même être excellent).
 Cela ne veut pas dire que vous n'avez pas le droit d'avoir un
point de vue, ni de le faire valoir.
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 Le développement

 Du point de vue des connaissances à mobiliser, il s'agit


d'éviter deux pièges symétriques :
 l'absence d'une ou plusieurs références majeures pour le sujet en
question. Un devoir sur l'intervention de l'État en économie qui
ignorerait par exemple l'apport de Keynes et du courant
keynésien, serait lourdement pénalisé.
 le hors sujet (ou le fourre-tout) consistant à balancer un
maximum de connaissances,
 Une question traditionnelle consiste à se demander de
combien de parties le plan doit-il être formé. La réponse
classique est catégorique : deux ou trois.
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 Recommander des plans qui favorisent l'argumentation, et
qui empêchent le développement de tourner au catalogue.
 C'est-à-dire d'éviter dans la mesure du possible un plan où
chaque partie représente un courant de pensée, pour
préférer au contraire un plan thématique, où chacune des
différentes parties permettra d'aborder les points de vue de
différents courants.
RÉVISION
 Conseils pratiques pour la dissertation:
 La conclusion

 Si les étapes précédentes ont été correctement menées à


bien, la conclusion est la partie la plus facile de la
dissertation.
 Son rôle est de :
 rappeler les différentes conclusions établies au cours du
développement
 formuler, ou reformuler, une conclusion générale
 élargir le débat

 C'est surtout ce dernier point qui peut poser problème


 Il constitue en quelque sorte la réplique inversée de la
première phrase de l'introduction.