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LES PRODUITS DE

STRUCTURE EN BOIS ET
DERIVES DU BOIS EN
FRANCE
Les produits de structure en bois et dérivés du
bois en France

Jean-Baptiste Brisset / Benoît De Lantivy / Rémy Dumas /


Christophe Maziere
06/04/2010

1
Sommaire

INTRODUCTION 4

LES PRODUITS DE STRUCTURE EN BOIS ET DERIVES DU BOIS EN


FRANCE 5

BOIS RECONSTITUÉS 6

BOIS ABOUTES 8

BOIS CONTRECOLLÉS 10

BOIS LAMELLES COLLES (BLC) 12

BOIS RONDS STRUCTURAUX 15

SCIAGES STRUCTURAUX 18

POUTRES COMPOSITES 21

CHARPENTES INDUSTRIALISEES 23

CHARPENTES LAMELLEES COLLEES 25

CHARPENTES TRADITIONNELLES 27

ELEMENTS DE PAROIS INDUSTRIALISES 29

PLANCHERS MIXTES BOIS-BETON 31

LAMIBOIS (LVL) 33

MURS A OSSATURE BOIS 35

MURS EN BOIS MASSIF 37

PANNEAU DE LAMELLES MINCES LONGUES ET ORIENTÉES : OSB 39

PANNEAU DE FIBRES 42

1
CONTREPLAQUES 46

LE MARQUAGE CE DES BOIS DE STRUCTURE ET LE CLASSEMENT


POUR LEUR RÉSISTANCE 50

ETAT DU MARCHE EVOLUTION ET TENDANCES EN FRANCE ET


AQUITAINE 53

DÉFICIT DE LA FILIÈRE BOIS : 6,3 MILLIARDS D’EUROS EN 2008 57

LA SORTIE DE CRISE N’EST PAS ENCORE EN VUE 59

SYNTHESE DE L’EVOLUTION DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE DE


PANNEAUX ET BOIS DEROULES / TRANCHES 2007/2009
61

LES INDUSTRIES DU TRAVAIL DU BOIS, UNE SPÉCIFICITÉ


AQUITAINE QUI POURRAIT NE PAS DURER.. 62

PROPOSITIONS 65

CONCLUSION : 69
Conclusion :

2
INTRODUCTION

Le but de ce sujet de groupe est d’établir un panorama aussi complet que


possible des produits de structures en bois et dérivés du bois en France, et
leur position sur le marché national et international.

Vu la multitude de produits dérivés disponibles sur le marché, nous ne


détaillerons ici que les éléments et matériaux potentiels les plus utilisés
sur le marché. Il en sera de même concernant des normes bien trop
nombreuses et différentes et qui nécessiteraient à elles seules un ouvrage
à part entière.

Pour sa bonne mise en œuvre, et concernant les données et chiffres


représentées ici, nous nous sommes appuyés sur des sources
d’organismes officiels et à priori fiables tels que :

Le service d’étude et des statistiques industrielles de l’Insee, le Sessi


(ministère de l’économie de l’industrie et de l’emploi), Eurostat , les
Douanes, et Bois International ainsi que le rapport Puech, mais aussi suite
aux enseignements de nos intervenants et auprès de spécialistes dans ce
domaine, lors de nos déplacements sur divers sites de production et de
ventes .

En espérant vous apporter une entière satisfaction, lors de la lecture de


cet ouvrage.

1
LES PRODUITS DE STRUCTURE EN BOIS ET
DERIVES DU BOIS EN FRANCE

1
BOIS RECONSTITUÉS

DÉFINITION

1
On considère ici deux produits relativement proches obtenus par recollage de placages, désignés
par leur sigle nord-américain, en raison de leur origine :

Les PSL (Parallel Strand lumber) :

Eléments longilignes constituant, directement ou par refente, une gamme de dimensions de poutres de
structures. Ils sont constitués de bandes de placages étroites et longues (chutes de placages de 3mm
par 2400mm) disposées à fils parallèles, encollées et pressées en continu (Exemple : le " Parallam ").

Les LSL (Laminated Strand lumber) :

Eléments plans (en plateaux) à l’instar des LVL. Ils sont constitués de bandes de placages étroites
plus courtes que celles des PSL (environ 3 x 30 x 300mm, disposées à fils parallèles, encollées et
pressées (Exemple : l’" Timberstrand ").

CARACTÉRISTIQUES
Matériaux à vocation essentiellement structurelle, ils se présentent, pour les PSL, en une gamme de
poutres préfabriquées de fortes sections, pour les LSL en plateaux larges dans une gamme d’épaisseur
allant de 30 à 140mm (par exemple). Ces matériaux, peu dispersifs par nature et maîtrisés par leur
processus de fabrication, présentent des caractéristiques mécaniques élevées en matière de contraintes
de travail axiales : de l’ordre du double d’un bois massif.

UTILISATION ET DIMENSIONNEMENT :

Les PSL sont utilisés comme poutres, tels qu’ils se présentent (hormis la mise à longueur et les
usinages d’assemblages éventuels), tandis que les LSL sont surtout employés comme panneaux
autoporteurs à plat.
Leur calcul relève des règles générales relatives aux ouvrages en bois concernés, mais chaque
production doit être justifiée en fonction des paramètres mécaniques qui lui sont propres.

Dimensions courantes du LSL : Dimensions courantes du PSL :


• Epaisseur : 30 à 140 mm • Largeur : 200 mm
• Largeur : 2.50 m • Hauteur : 300 mm
• Longueur : jusqu’à 10.00 m • Longueur : jusqu’à 20.00 m

1
FABRICATION

La fabrication de ces produits est le fait de grandes unités faisant appel à une machinerie spécifique
lourde et complexe qui les apparente à la production des panneaux de process et correspond à des
investissements considérables et à de longues recherches et développements initiaux.

SPÉCIFICATIONS

Normes actuelles : Il n’existe pas actuellement de norme produit correspondant à ces matériaux. Les
DTU ouvrages en bois ou dérivés. Toute utilisation en construction doit être étudiée en collaboration
avec les producteurs et la validation peut nécessiter, si elle est possible, des investigations particulières
du contrôleur technique.
Les paramètres de dimensionnement sont édités sous la responsabilité des producteurs. A l’heure
actuelle seul le PSL (Parallam) a fait l’objet d’une enquête de Technique Nouvelle de la part d’une
société de contrôle technique de la construction.

Les spécifications principales à respecter sont relatives :

• Aux paramètres spécifiques du produit, fournis par le producteur,


• À l’influence du temps sur les valeurs de calcul.

ECO-CERTIFICATION :

Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant qu'une
proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de bois
(Code du travail).

Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et lors de la fin de vie du composant doivent être:

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de
métaux ou de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2
ou valorisés dans la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils


contiennent des métaux ou des composés organochlorés.

BOIS
ABOUTES

7
DÉFINITION :
Association par collage bout à bout de 2 ou plusieurs lames de bois massifs dont les épaisseurs et
sections unitaires ne sont pas forcément réglementées par la norme NF EN 386 relative aux
prescriptions de fabrication du lamellé collé.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :
Les caractéristiques et dimensionnement des matériaux résultants sont déclinés de ceux des bois
aboutés.

Les essences les plus couramment utilisées sont :


• Sapin,
• Epicéa,
• Pin Sylvestre,
• Douglas,

Utilisation :
On rencontre le couramment les cas suivants :

• De lamelles qui seront collées à plat pour la réalisation de LC


• Des membrures pour poutres en I,
• De pannes en bois massifs ou de chevrons

FABRICATION :
Etapes de fabrication :

• Réception et tri des bois
• Séchage ou stabilisation en humidité,
• Purge des lamelles
• Pré calibrage,
• Les lamelles sont composées de façon à être orientées cœur du même coté
• Aboutage et mise à longueur
• Stabilisation pour durcissement complet des joints d’aboutages
• Rabotage pour mise à section finale

SPÉCIFICATIONS ET CERTIFICATIONS :
Sections des lames à abouter :
Les sections des lames à abouter sont dépendantes de leur destination.

• En vue de réaliser du LC (section réglementée par la norme NF EN 386 (voir fiche


lamellé collé)
• De membrures pour poutres en I, auquel cas la section maximale des lames est de
63 mmx100 mm
• De pannes en bois massifs ou de chevrons de section maximale 250 mm x100 mm ;
la section maximale des lames avant collage est de 63 mm x 240 mm

7
9
Prescription pour le collage des lames :
• L’humidité moyenne des lamelles est de 11% à 12%.
• L’écart entre humidités Maxi et Mini des lamelles (< 4 points)
• Les lamelles sont soit l’objet d’un classement mécanique (CF

CTB Eléments de structure en bois CTB-AB :


Certification de produits de bois aboutés pour structure. Caractéristiques certifiées :
• Qualité des bois et des adhésifs
• Paramètres de fabrication
• Qualité des aboutages

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :
Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :

Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant
qu'une proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :


Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de
bois (Code du travail).

Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et en fin de vie du composant doivent être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas
de métaux ou de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de
classe 2 ou valorisés dans la filière panneau de particules ou transformés en
combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils


contiennent des métaux ou des composés organochlorés.

BOIS CONTRECOLLÉS

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DÉFINITION

Association par collage à plat de 2 ou plusieurs lames de bois massifs dont les épaisseurs et
sections unitaires ne sont pas réglementées par la norme NF EN 386 relative aux prescriptions de
fabrication du lamellé collé.

BOIS LAMELLÉS-COLLÉS CONTRECOLLÉS :

Association par collage (de parties) de poutres LC élémentaires. On rencontre les principaux cas
suivants :

• Collage de Poutres à surfaces planes : pour augmenter la hauteur, pour augmenter la largeur,
poutres caissons,
• Collages de tranches de poutres pour la réalisation de bandeaux circulaires

Caractéristiques et dimensionnement : les caractéristiques et dimensionnement des matériaux


résultants sont déclinés de ceux des poutres élémentaires.

LES ESSENCES COURAMMENT UTILISÉES S :

• Sapin, • Douglas
• Epicéa
• Pin Sylvestre

FABRICATION

Bois massifs contrecollés :


• Réception et tri des bois
• Séchage ou stabilisation en humidité,
• Purge des lamelles
• Calibrage précis,
• Aboutage si nécessaire et mise à longueur
• Encollage
• Pression et stabilisation sur banc
• Rabotage pour mise à section finale
• Finition /préservation.

Bois lamellés-collés contrecollés :

• Réalisation de poutres élémentaires avec un adhésif conforme à EN 301 –type I


• Stabilisation de ces poutres pour obtenir un bon durcissement et une homogénéité en humidité
• Réalisation du contre collage avec adhésif validé pour joint épais

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Les DTU ouvrages en bois ou dérivés

SPÉCIFICATIONS

Bois massifs contrecollés :

• La section maximale des lames avant collage est de 63mmx240mm,


• L’humidité moyenne des lamelles est de 11% à 12%
• L’écart entre humidités Maxi et Mini des lamelles (inf à 3%)
• Les lamelles sont soit l’objet d’un classement mécanique (cf EN 338) soit l’objet d’un classement
visuel pour l’emploi en structure ; cf à la norme NF B 52-001
• La préparation de surface des lames sera effectuée en vue d ‘un bon mouillage par l’adhésif et d’une
planéité permettant de ne pas dépasser localement des joints de 0.3mm.
• Pour le contre collage, les lamelles sont orientées avec le cœur extérieur et en reprenant suivant la
proposition faite dans la EN 386 pour une classe de risque 3.
• Pour le contre collage l’adhésif à utiliser sera conforme aux exigences de la norme EN 301,
• La pression minimale de serrage est de 7bars ; elle est appliquée durant au minimum 24h. (sauf
recommandations du fournisseur de colle).

Bois lamellés collés contrecollés :

• Humidité moyenne des lamelles est de 11% à 12%


• L’écart entre humidités Maxi et Mini des lamelles (inf à 3%), sauf si une stabilisation en humidité
des poutres est effective avant contre collage.
• Epaisseur des lamelles, inf à 33mm et leur section est inf à70 cm2
• Les lamelles sont soit l’objet d’un classement mécanique soit l’objet d’un classement visuel pour
l’emploi en structure ;
• Pour le contre collage, il sera fait usage d’une colle résorcine Type I /EN 301 et validée pour un joint
de 2mm
Pour le contre collage, la pression minimale de serrage est de 2bars et appliquée durant au minimum
48h.

BOIS LAMELLES COLLES (BLC)

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DÉFINITION :

Lamellé-collé horizontal :
Les plans de collages sont perpendiculaires à la plus grande des dimensions de la section
transversale.

Lamellé-collé vertical :
Les plans de collages sont perpendiculaires à la plus petite des dimensions de la même section.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Les essences les plus couramment utilisées sont :


• Sapin
• Epicéa
• Pin Sylvestre
• Douglas

Dimensions courantes :

Largeur : de 60 à 240 mm
Hauteur : de 100 à 600 mm
Longueur : jusqu’à 40.00 m
Classes de résistances mécaniques :
Les classes de résistances mécaniques des
éléments en bois lamellé-collé sont définies à partir
des classes de résistance des lamelles, de la manière
suivante :

Les contraintes, rigidités et masses volumiques sont données en fonction des paramètres suivants :

• Qualité des lamelles : homogènes ou


panachées
• Produits certifiés ou non
• Humidité des bois à 15% maximum

Constitution :

Les poutres en bois lamellé-collé peuvent être


composées soit de lamelles de bois massif de classes
mécaniques identique : LC homogène GLxxh, soit de
lamelles de bois massif de classes mécaniques différentes :
LC panaché GLxxc.

Forme :
Les poutres peuvent être à inertie constante, ou à inertie variable : (voir ci-dessus).

FABRICATION :

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Etapes de fabrication :


• Réception et tri des bois
• Séchage si nécessaire et stabilisation
• Purge des lamelles
• Calibrage
• Aboutage et mise à longueur
• Encollage
• Pressage et stabilisation sur banc
• Rabotage
• Taille
• Finition / Préservation

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Spécifications :
• Humidité moyenne des bois de 11% à 12%.
• Caractéristiques des bois :
- Nœuds vicieux et non adhérents exclus
- Flèches, gerces à éliminer
- Nœud au droit des aboutages à purger

Epaisseurs des lamelles :

Le tableau suivant défini les valeurs maximales des épaisseurs et des aires des sections des lamelles en
fonction des classes de service définie par la norme NF ENV 1995, selon la norme NF EN 386 :
Il est recommandé d’inciser les lamelles quand l’aire
de la section est supérieure à 75 cm².
Pour les éléments courbes, l ‘épaisseur est aussi
déterminée par le rayon du cintrage et par la
résistance caractéristique en flexion des aboutages.

Classes de service :

La norme NF ENV 1995 (NF P 21-711) : EC 5 - Eurocode 5 : Calcul des structures en bois, définit des
classes de services d’emploi des éléments en bois, correspondant à une ambiance donnée (température
et humidité) :

• Classe de service 1 : la teneur en humidité dans les matériaux correspond à une


température de 20°C et une humidité relative ambiante ne dépassant 65% que
quelques semaines par an (humidité du bois résineux £ 12%)

• Classe de service 2 : la teneur en humidité dans les matériaux correspond à une


température de 20°C et une humidité relative ambiante ne dépassant 85% que
quelques semaines par an (humidité du bois résineux £ 20%)

• Classe de service 3 : conditions climatiques conduisant à des taux d’humidité


plus élevés qu’ ‘en classe 2

1
Classes d’emploi (classe de risques d’attaques biologiques, cf. fiche 51.01) :

Selon sa fonction et sa localisation dans la


construction, l’élément en bois lamellé-collé doit
être utilisable dans des conditions correspondant
à une classe d’emploi définie.
Il est préférable de concevoir avec du bois
lamellé-collé en privilégiant les classes d’emploi
1 et 2, mais une utilisation en classe d’emploi 3
et 4 sera possible avec une étude au cas par cas
et seulement sous conditions particulières.

Essences utilisables :
Le tableau ci-contre indique pour les
essences de bois utilisées en France pour la fabrication de poutre en bois lamellé-collé, la technique de
collage, la classe d’emploi maximum pouvant être atteinte avec traitement de préservation adapté, ou
sans traitement mais en purgeant l’aubier du bois, et la résistance naturelle de l’essence à l’attaque de
Termites :

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :

Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant qu'une
proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :


Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de
bois (Code du travail).

Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et lors de la fin de vie du composant doivent
être :

• Considérés comme des DIB


(Déchets Industriels Banals) s’ils
ne contiennent pas de métaux ou
de composés organochlorés ; ils
peuvent être éliminés en décharge
de classe 2 ou valorisés dans la
filière panneau de particules ou
transformés en combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de


déchets ou éliminés en décharge
de classe 1 s’ils contiennent des
métaux ou des composés
organochlorés.

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BOIS RONDS STRUCTURAUX

DÉFINITION :

Bois ronds :
Bois abattus ébranchés, écimés, ayant été tronçonnés ou non, excluant généralement les bois de feu, et
destinés notamment à la réalisation d’équipements extérieurs tel que :


• Clôtures
• Barrières
• Poteaux
• etc.

Les utilisations dans les constructions se limitent aux bâtiments en bois massifs composés de rondins
empilés et aux bâtiments agricoles.

Rondin :
Tronc d’arbre dépouillé de son écorce employé sous sa forme naturelle ou peu modifiée pour la
réalisation de fermes, de parois, d’échafaudages ou de poteaux.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Dimensions courantes :
• Diamètre : de 8 à 20 cm
• Longueur : jusqu’à 6.00 m

Classement structure :
A ce jour il n’existe pas de classement structure pour les bois ronds.
Un programme européen de recherche est en cours sur les techniques de caractérisations de ces bois,
notamment par machine à rayon X, afin de permettre une plus grande utilisation dans les
constructions.

Classement d’aspect :
A ce jour il n’existe pas de classement d’aspect pour les bois ronds mis en œuvre, seules des normes
de classement qualitatif permettent de trier et de sélectionner des grumes de bois avant usinage.

FABRICATION :

Etapes de fabrication :

• Ecorçage,
• Ebranchages, Ecimages,
• Calibrage,

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• Tronçonnage,
• Séchage,
• Préservation éventuelle

• Tri,

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Séchage :
En fonction de la destination des bois (charpente, équipements extérieurs, etc.), ceux-ci devront
présenter un taux d’humidité qui permette une fabrication et une mise en œuvre correcte ainsi qu’une
bonne stabilité dimensionnelle dans le temps.
Humidité de mise en œuvre et classes d’emploi (classe de risques d’attaques biologiques, cf. fiche
51.01) :
Selon sa fonction et sa localisation dans la construction, l’élément en bois doit être mis en œuvre
à un taux d ‘humidité d’équilibre, et utilisable dans des conditions correspondant à une classe d’emploi
définie :

Appellation commerciale :
Commercialement, en fonction de sa teneur en humidité, le bois porte différentes appellations :

• Bois anhydre : bois qui ne contient plus du tout d’humidité (H% = 0%)
• Bois sec à l’air : bois usiné ayant une teneur en humidité sensiblement en équilibre avec les
conditions atmosphériques naturelles environnantes (13%<H%<17%)
• Bois commercialement sec : Bois usiné ayant une teneur en humidité suffisamment basse pour
éviter des colorations, des moisissures et toutes dégradations par les champignons pendant le
transport (17%<H%<22%)
• Bois vert : bois usiné n’ayant subi aucun séchage (H%>30%)

Durabilité et préservation du bois :

Les essences de bois sont utilisables soit sans


traitement mais purgées d’aubier si elles possèdent
une durabilité naturelle suffisante face aux attaques
biologiques (insectes et champignons), soit en
appliquant un traitement de préservation adaptée, en
fonction de la classe d’emploi et des propriétés
physiques (imprégnabilité, taux de pénétration, etc) de
l’essence.
Le tableau ci-contre indique pour les essences de
bois les plus utilisées en France dans la construction
bois, la classe d’emploi maximum pouvant être
atteinte dans le cas de bois ronds, Avec traitement de
préservation adapté, ou Sans traitement mais en
purgeant l’aubier du bois, et la résistance naturelle de
l’essence à l’attaque de Termites : (voir ci-dessous).

1
3
Tolérances dimensionnelles :
Pour les bois ronds résineux, l’humidité de référence pour la mesure des dimensions est de 20%.
Les écarts admissibles par rapport aux dimensions cibles des sections doivent être les suivants, à
l’humidité de référence :
• Bois grossièrement équarris : ± 5 % sur le diamètre
• Rondins usinés : ± 2 % sur le diamètre

La norme ne définie aucune tolérance sur la longueur des pièces, il y aura donc tout intérêt à fixer
ces tolérances de manière contractuelle.

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :
Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant qu'une
proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de bois
(Code du travail).

Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et en fin de vie du composant doivent être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de métaux ou de
composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2 ou valorisés dans la
filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.
• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils contiennent des
métaux ou des composés organochlorés.

SCIAGES STRUCTURAUX
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Définition Bois sciés :
Pièces de bois obtenues à partir de grumes ou de pièces de bois de plus fortes dimensions, par
enlèvement de sciure ou de plaquettes dans le sens longitudinal, complété éventuellement par un
tronçonnage et/ou un usinage supplémentaire en vue d’obtenir le niveau de précision requis.
Sciages structuraux :
Pièces de bois scié entrant dans la constitution d’un ouvrage et ayant comme fonction principale la
résistance aux actions appliquées à cet ouvrage.
Caractéristiques et dimensionnement
Dimensions courantes :
• Largeur : de 15 à 200 mm
• Hauteur : de 25 à 300 mm
• Longueur : jusqu’à 6.00 m
Classement structure :
L’utilisation d’un bois en usage structurel est conditionnée à la connaissance de ses propriétés
mécaniques. homogènes de même résistance en vue d’optimiser leur utilisation en construction.
Pour réaliser ce classement, deux méthodes existent :
• La méthode visuelle en observant les défauts et les singularités du bois, selon la norme NF B
52-001, qui permet de trier en classes visuelles
• La méthode par machine en mesurant directement les propriétés mécaniques du bois, selon la
norme NF EN 519, qui permet de trier automatiquement en classes mécaniques définies par la
norme NF EN 338

Le tableau ci-contre indique la correspondance entre les


classes mécaniques et les classes visuelles, en
fonction des essences :

Le tableau suivant défini les classes de résistance


mécaniques maximums atteintes pour les principales
essences de bois utilisées en construction.

Classement d’aspect :
Pour les principales essences de bois utilisées en
France, il existe des classements d’aspects des bois
en sortie de scierie (avivés, plots, etc.).
Ces classements se font en observant les défauts et les
singularités du bois :
• Nœuds : dimension, quantité, qualité, localisation
• Entre écorce, Pente de fil
• Poches de résine (résineux)
• Décolorations, échauffures
• Piqûres d’insectes
• Flaches, Fentes
• Déformations

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Etapes de fabrication :
• Ecorçage,
• Débit,
• Tri,
• Séchage,
• Préservation éventuelle.
Spécifications
Séchage :
En fonction de la destination des bois (charpente, murs
ossatures bois, etc.), ceux-ci devront présenter un taux
d’humidité qui permette une fabrication et une mise en
œuvre correcte ainsi qu’une bonne stabilité dimensionnelle
dans le temps.
Humidité de mise en œuvre et classes de risques
d’attaques biologiques :
Selon sa fonction et sa localisation dans la construction,
l’élément en bois doit être mis en œuvre à un taux d
‘humidité maximum, et utilisable dans des conditions
correspondant à une classe de risque d’attaques
biologiques définie :
Commercialement, en fonction de sa teneur en humidité, le bois
porte différentes appellations :

• Bois anhydre : bois qui ne contient plus du tout


d’humidité (H% = 0%)
• Bois sec à l’air : bois scié ayant une teneur en humidité sensiblement en équilibre avec les conditions
atmosphériques naturelles environnantes (13%<H%<17%)
• Bois commercialement sec : Bois scié ayant une teneur en humidité suffisamment basse pour éviter des
colorations, des moisissures et toutes dégradations par les champignons pendant le transport (17%<H
%<22%)
• Bois vert : bois scié n’ayant subi aucun séchage (H%>30%)
Durabilité et préservation du bois :
Les essences de bois sont utilisables soit sans traitement mais purgée d’aubier si elles possèdent une
durabilité naturelle suffisante face aux attaques biologiques (insectes et champignons), soit en
appliquant un traitement de préservation adaptée, en fonction de la classe de risques d’attaques
biologiques et des propriétés physiques (imprégnabilité, taux de pénétration, etc.) de l’essence.
Le tableau suivant indique pour les essences de bois les plus utilisées en France dans la construction
bois, la classe de risque maximum pouvant être atteinte Avec traitement de préservation adapté, ou
Sans traitement mais en purgeant l’aubier du bois, et la résistance naturelle de l’essence à l’attaque de
termites

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Tolérances dimensionnelles :
Pour les bois sciés résineux, l’humidité de référence pour la mesure des dimensions est de 20%.
Les écarts admissibles par rapport aux dimensions cibles des sections doivent être les suivants, à
l’humidité de référence :
• Epaisseurs et largeurs < 100 mm : +3 mm/ -1 mm
• Epaisseurs et largeurs > 100 mm : +4 mm/ -2 mm
La norme ne définie aucune tolérance sur la longueur des pièces, il y aura donc tout intérêt à fixer ces
tolérances de manière contractuelle.

POUTRES COMPOSITES

DÉFINITION :

Poutres prismatiques dont la section est composée de membrures


en bois ou en matériaux dérivés (lamellé-collé, contrecollé,
lamibois…) et d’âme(s) en bois ou panneaux dérivés du bois, ou en
métal, dont la liaison avec les membrures est assurée soit par des
assembleurs mécaniques, soit par collage.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Utilisation :

Les poutres composites, dont les principaux emplois dans le


bâtiment sont les solivages de plancher et les pannes ou
chevrons de couverture, sont parfois utilisées en poteaux
d’ossature pour des parois à très forte isolation ainsi que pour la réalisation de petites fermes
portiques.

Composition :

Les membrures sont le plus souvent réalisées en résineux (Sapin, Epicéa, Pins) massif,
contrecollé (« bilame » ou « trilame »), lamellé-collé ou LVL (lamibois de placage). Les âmes
sont le plus souvent réalisée en OSB, parfois en contreplaqué ou en panneau de fibres à haute
performance, parfois également en tôle d’acier.

Dimensionnement :

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Les poutres à liaisons mécaniques (pointes, boulons ou vis) se calculent selon les codes de calcul
généraux de charpente bois en vigueur.
Les poutres à liaisons collées, ne faisant l’objet d’aucune normalisation spécifique à l’heure
actuelle, sont soumises à Avis Technique et Certification de Qualité

On rencontre le couramment les cas suivants :

• Largeur : de 60 à 120 mm
• Hauteur : de 200 à 500 mm
• Longueur : de 5.00 à 12.00 m

FABRICATION :

Etapes de fabrication :

• Aboutage des bois massifs • Insertion des âmes et mise à la cote en


• Profilage des membrures presse
• Découpe des panneaux d’âmes • Stockage d’attente pour
• Profilage des bords de panneaux polymérisation.
• Encollage en rainure

Poutres à liaisons mécaniques :

Dans le cas des poutres à liaisons mécaniques, les opérations d’encollage et de pressage sont
remplacées par des opérations de clouage ou vissage, ou encore par un pressage dans les cas d’âmes
métalliques.

Spécifications et Certifications :

Membrures en bois massif :

Dans le cas de membrures en bois massif, la phase d’aboutage revêt une importance primordiale et le
recours à un système d’assurance qualité par tiers est indispensable, au moins pour cette phase (voir
chapitre suivant). Dans le cas d’emploi de contrecollé ou de lamellé, ce recours est très recommandé.

Inertie transversale :

En raison de leur faible inertie transversale, ces poutres sont particulièrement délicates à mettre en
œuvre pour l’application en tant que pannes de couverture et un dispositif de reprise de poussée,
d’anti-déversement et d’entretoisement doit être étudié, cas par cas.

17
1
CHARPENTES INDUSTRIALISEES

DÉFINITION :

Charpentes assemblées par connecteurs :

Les charpentes de ce type sont constituées de planches en bois ou en dérivés, assemblées entre elles
par l’intermédiaire de plaques métalliques (connecteurs) assemblées à la presse.

Connecteur métallique :

Organe d’assemblage, répondant à la définition de gousset et constitué d’une plaque dont les dents
sont embouties sur une seule face et pliées perpendiculairement à la surface de la plaque, utilisé
comme élément de jonction entre deux ou plusieurs pièces de bois de même épaisseur.

Pièces de bois :

Eléments constitutifs d’une ferme : entrait, arbalétrier, fiche, contrefiche, potelet, etc. Ces pièces
peuvent être simples ou composées.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :
Le dimensionnement des fermes et autres éléments, se fait conformément au DTU 31.3 et aux règles
CB 71.

FABRICATION :
Etapes de fabrication :

• Réception et tri des bois • Pressage des connecteurs métalliques


• Mise à longueur et découpe des pièces de bois • Stockage et livraison
• Mise en place des pièces sur le banc de
pressage

SPECIFICATIONS, RECOMMANDATIONS ET CERTIFICATIONS :

Spécifications :
• Humidités des bois < 20 %
• Epaisseur des bois > 36 mm (à 20% d’humidité)
• Caractéristiques mécaniques du bois : généralement ST II, selon la norme NF B 52-001.
• Acier des connecteurs : A33
• Protection des connecteurs : Z 275
• Classe d’emploi 2 (classe de risques d’attaques biologiques) : cf. fiches Bois massifs

Points de recommandation :

• Entraxe : généralement 0.60 à 0.90 m


• Ancrages : Doivent être étudiés, au droit des nœuds d’assemblages

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• Anti-flambement : Absolue nécessité de prévoir et mettre en œuvre des dispositifs d’anti-
flambement, sachant que les liteaux seuls, ne peuvent pas assurer le rôle d’anti flambement.
• Plan de pose : La livraison doit s’accompagner d’un plan de pose.

CTB Eléments de structure en bois CTB-CI :


• Certification de produits de charpentes industrialisées en bois.
• Caractéristiques certifiées :
• Qualité et durabilité des bois
• Qualité et résistances des assemblages
• Tolérances dimensionnelles
• Caractéristiques mécaniques d’emploi

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :
Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant qu'une
proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de bois
(Code du travail).

Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et lors de la fin de vie du composant doivent
être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de métaux ou de
composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2 ou valorisés dans la
filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils contiennent des
métaux ou des composés organochlorés.

23
CHARPENTES LAMELLEES COLLEES

DÉFINITION :

Charpentes de bâtiments et
éventuellement d’ouvrages d’art constituées
principalement d’éléments en bois lamellé-collé
(voir la fiche correspondante) mais pouvant
incorporer des éléments en bois massifs ou d’autres
constituants (poutres en I, tirants métalliques,
etc…).

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Les Charpentes lamellées collées, du fait des fortes dimensions (en section et longueur) et des
courbures variées qu’il est possible de donner à leurs composants, se prêtent à la réalisation de
structures de grandes portées (jusqu’à 150 mètres) et à des formes architecturales éventuellement très
complexes.

Modèles statiques :
Pour la réalisation de structures de halls industriels, agricoles, sportifs ou commerciaux, les
charpentes lamellées collées appartiennent à des modèles statiques divers :

• Poutres simples sur 2 appuis,


• Poutre continues ou cantilever sur appuis multiples
• Arcs curvilignes à 2 ou 3 articulations
• Portiques à arbalétriers et poteaux rectilignes assemblés par moisèrent,
• Fermes triangulées
• Poutres ou arbalétriers sous-tendus par tirants métalliques
• Poutres recollées pour utilisation en bandeaux ou poutres porteuses d’ouvrages d’arts
Epaisseur des poutres :
L’épaisseur des éléments s’étage, pour l’essentiel entre 8 et 20 cm tandis que leur hauteur de section,
éventuellement variable peut aller jusqu’à 2 mètres, environ.

Assemblages :
Les liaisons entre éléments sont généralement réalisées par des organes de type tige (boulons ou
broches), éventuellement par crampons ou anneaux, en assemblage bois sur bois ou plus fréquemment,
à l’aide de goussets métalliques externes ou « en âme » (lorsque que l’on recherche une esthétique
améliorée et/ou une grande stabilité au feu).

La nécessité de transfert d’efforts parfois très importants a conduit au développement d’assemblages


non traditionnels de type mécanique (procédés BSB à âmes multiples brochées ou Centor, à anneaux
sertis) ou de type métallo-collé (douilles Bertche scellées par broches et mortier, ou goujons collés, ces
derniers faisant l’objet de recommandations professionnelles).

FABRICATION :

23
La fabrication des charpentes lamellées collées fait appel en premier lieu à des éléments en Bois
lamellé collé (voir la fiche correspondante), généralement de résineux (Sapin, Epicéa, Pin sylvestre,
Douglas) plus rarement en bois durs (chêne, Iroko…) aboutés et collés à l’aide de colles structurales
agréées, traités après fabrication par traitement superficiel pour les classes d’emploi 1 ou 2 (classes de
risques d’attaques biologiques), ou traités au niveau des lamelles avant fabrication par injection
profonde, pour la classe d’emploi 3, dans le cas de bois non durables naturellement.

La production de ces éléments lamellés collés et la réalisation des charpentes (taille, assemblage,
levage) sont souvent dissociées, réalisées par un producteur spécialisé pour l’une, par une entreprise de
charpente pour l’autre.

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Classes de résistances mécaniques :


Les éléments en BLC de résineux (Sapin, Epicéa, Pin et Douglas) peuvent appartenir aux classes
GL24 ou GL28, obtenues à partir de lamelles de classes de résistance C24 ou C30, respectivement
(selon EN338), et correspondant aux niveaux de classement STII ou STI (selon la Norme française de
classement visuel B 52-001 pour les essences françaises).

Classe d’emploi (classe de risques d’attaques biologiques :


Pour les classes d’emploi 1 et 2 (charpentes abritées), les éléments sont fabriqués essentiellement à
l’aide de lamelles n’excédant 45 mm d’épaisseur (voire moins en fonction des limitations liées à la
courbure) et sont traités après fabrication par traitement superficiel.
Pour la classe d’emploi 3, les éléments sont fabriqués à l’aide de lamelles en Pin sylvestre
n’excédant 35mm d’épaisseur (voire moins en fonction des limitations liées à la courbure) et sont
traités au niveau des lamelles avant fabrication par injection profonde pour cette classe d’emploi.
La classe d’emploi 3 peut être obtenue à partir d’essence naturellement durable.

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :
Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant qu'une
proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de bois
(Code du travail).

Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et en fin de vie du composant doivent être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de
métaux ou de composés organochlorés; ils peuvent être éliminés en décharge de classe
2 ou valorisés dans la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.
• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils
contiennent des métaux ou des composés organochlorés.

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CHARPENTES TRADITIONNELLES
DÉFINITION :

Charpente de bâtiments constituée principalement d’éléments en bois massif et assemblée soit


par profils complémentaires (embrèvements, tenons-mortaises, enfourchements…) soit par
moisement et tiges métalliques (pointes, boulons) ou organes spéciaux (crampons, anneaux).

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :
Ouvrage :
Les Charpentes traditionnelles se caractérisent essentiellement par le recours à l’usage de bois
massifs sous forme de sciages de moyennes ou fortes sections (de 50 x 100 mm à 300 x 400 mm).
Entrent dans cette famille, au sens large, s’ils utilisent des bois massifs, les ouvrages suivants :
• les poutres maîtresses, enrayures, linteaux et solivages
• les pannes, chevrons, faux arbalétriers, arêtiers
• les colombages de murs
• les treillis assemblés en juxtaposition (moisement) par pointes, boulons ou organes spéciaux

Dans une acception plus étroite on considère comme charpentes traditionnelles les charpentes de
combles ou de halls en fermes sur mur ou en portiques caractérisées par des assemblages à profils
complémentaires (embrèvements, tenons-mortaises, enfourchements, mi-bois etc…).

Dimensionnement :
La conception et le dimensionnement des Charpentes traditionnelles sont régis par les codes de
calcul généraux de charpente bois en vigueur.

Essences utilisées :
Les essences utilisées sont souvent des résineux (Sapin, Epicéa, Pin sylvestre, Douglas), mais
aussi, pour des structures de prestige ou exposées aux intempéries, des bois durs (chêne, châtaignier
ou tropicaux divers).

FABRICATION :

La fabrication des charpentes traditionnelles se caractérise par la nécessité d’un taillage précis
des pièces de bois pour permettre leur assemblage.
Ces opérations de taille, classiquement réalisées à l’aide d’outils manuels, puis mécanisés,
tendent à être faites à l’aide de machines à commande numérique associées à une informatique de
conception, dessin et fabrication (CFAO).Cette évolution conduit, pour cette technique de charpente,
à une amélioration de sa compétitivité qui s’était dégradée face à la concurrence de systèmes
économiques (charpentes industrialisées, poutres composites).

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Classes de résistances mécaniques :


Les éléments en bois de résineux (Sapin, Epicéa, Pin et Douglas) peuvent appartenir aux classes
de résistance C18, C24 ou C30 (selon EN 338), correspondant respectivement aux niveaux de
classement STIII, STII ou STI (selon la Norme française de classement visuel B52001).

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06/04/2010

Les éléments en bois de feuillus (chêne) peuvent appartenir aux classes D30 ET D35 (selon EN 338),
correspondant respectivement aux niveaux de classement 1 et 2 (selon la Norme française de
classement visuel B52001).

Classe d’emploi (classe de risques d’attaques biologiques : cf. fiche 51.01) :


Pour les classes d’emploi 1 et 2 (charpentes abritées), les pièces sont traitées après fabrication par
traitement superficiel.
Pour les classes d’emploi 3 et 4, les éléments sont fabriqués, le plus souvent en Pin sylvestre
traité par injection profonde (après usinages) pour cette classe d’emploi, ou bien choisis dans une
essence à cœur durable, purgée d’aubier (cf. fiche Bois massifs).

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :
Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant
qu'une proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de bois
(Code du travail).

Déchets de bois :
Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et en fin de vie du composant doivent
être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de métaux ou
de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2 ou valorisés dans
la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils contiennent


des métaux ou des composés organochlorés.

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06/04/2010
ELEMENTS DE PAROIS INDUSTRIALISES
DÉFINITION :
Eléments de parois industrialisés :
Eléments structurels non traditionnels
(ne relevant pas d’un DTU) permettant de réaliser des parois :
• horizontales (plancher)
• verticales (murs)
• inclinées (toitures).

Parois :
Les parois ainsi constituées, peuvent remplir une ou
plusieurs des fonctions suivantes :
• séparative
• isolante
• porteuse

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :
Ces éléments doivent faire l’objet d’un Avis Technique. Leur mise en œuvre doit respecter les
spécifications du fabricant.
Afin de les qualifier, nous distinguons plusieurs formes d’éléments :

Eléments surfaciques :
Ces éléments sont pleins, et sont constitués soit par un panneau dérivé du bois (panneaux de
particules, contreplaqué, etc., panneaux lattés) mais dans des dimensions plus conséquentes, soit par
l’association de plusieurs panneaux entre eux.
Le panneau ainsi obtenu possède des caractéristiques mécaniques et physiques suffisantes pour
réaliser des parois porteuses. Généralement, il est nécessaire d’associer un isolant à ce type de
matériau, soit au moment de la fabrication en usine (panneaux sandwichs), soit sur site au moment
de la mise en œuvre. En sortie d’usine, un élément représente une partie de façade ou la façade
complète de bâtiment.

Eléments linéaires :
Il s’agit de fabriquer des éléments en formes de poutres, s’assemblant entre eux et permettant
ainsi de réaliser des parois de constructions. Lors de la fabrication, un isolant peut être intégrer afin
d’obtenir des parois isolantes (madriers isolés).

Eléments en blocs :
Il s’agit d’éléments pleins ou reconstitués qui s’assemblent entre eux à la façon d’un parpaing
de maçonnerie, pour réaliser des parois isolées ou non, selon la constitution et la nature des blocs.
Ce type d’éléments est réservé à la fabrication de parois verticales uniquement.

FABRICATION :

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06/04/2010
Ces éléments sont fabriqués industriellement et sont ensuite assemblés soit en usine, soit sur
chantier, afin de constituer les parois des bâtiments.

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Conception :
Toute utilisation en construction doit être étudiée en collaboration avec les producteurs et la
validation peut nécessiter, si elle est possible, des investigations particulières du contrôleur
technique.
Les paramètres de dimensionnement sont édités sous la responsabilité des producteurs.

Mise en œuvre :
Ces produits nécessitent rigueur, précision et précaution, tant au niveau de leur fabrication que
de leur mise en œuvre.
L’entrepreneur devra adopter des mesures logistiques, de préparation et d’intervention sur le
chantier en conséquence, afin de palier aux risques d’imprécisions des supports, de dégradation et de
finition du produit lors de la mise en œuvre (transports, accès chantiers, stockage sur chantier,
montage, etc.).

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :
Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant qu'une
proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de
bois (Code du travail).

Déchets de bois :
Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et lors de la fin de vie du composant
doivent être :
• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de
métaux ou de composés organochlorés; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2
ou valorisés dans la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils


contiennent des métaux ou des composés organochlorés.

PLANCHERS MIXTES BOIS-BETON

DÉFINITION :

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06/04/2010

Plancher constitué d’une dalle de béton liée mécaniquement par des organes de connexion à des
poutres en bois.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Principe :

Le principe de collaboration entre un solivage bois et une dalle béton consiste à faire travailler,
grâce à la mise en œuvre de connecteurs, le béton en compression et le bois en traction, utilisant ainsi
au mieux les propriétés des deux matériaux. Cette technique, particulièrement indiqué dans le cadre
des réhabilitations de structures anciennes, permet ainsi d’augmenter notablement la rigidité et la
résistance des planchers en bois.

Capacité :

Il est possible, dans certains cas, de conférer une capacité portante de 500 kg/m² à une structure
ne pouvant théoriquement reprendre que quelques dizaines de kg/m², et ce par la mise en œuvre
d’une dalle de béton de 8 à 10 cm avec interposition de connecteurs.

Connecteurs :

Le rôle de ces connecteurs est de reprendre l’effort de cisaillement à l’interface entre le bois et
le béton, de sorte que l’ensemble du plancher devient une structure mécaniquement homogène et
donc beaucoup plus rigide et résistante. Les performances mécaniques du procédé dépendent très
fortement des caractéristiques des connecteurs.
C’est pourquoi il est indispensable de connaître de façon précise la résistance unitaire de chaque
connecteur, dont dépendra la résistance de la structure, mais également le glissement (Kser au sens
de l’Eurocode 5) de celui-ci, fondamental pour prédire la rigidité finale du plancher.

Avis technique :

Cette technique est aujourd’hui considérée en France comme non traditionnelle, de sorte qu’un
procédé de connexion doit faire l’objet, pour pouvoir être mis en œuvre, d’un avis technique du
CSTB.
Cet avis technique indique le domaine d’emploi du procédé, une appréciation indiquant entre
autre les caractéristiques mécaniques minimales des matériaux employés ainsi que le comportement
au feu du plancher ainsi constitué.
Il comporte également un cahier des prescriptions techniques particulières, précisant les
hypothèses de calcul à retenir, les modes de justification acceptés, et les conditions de mise en
œuvre.
Cet avis technique sert ainsi de base à toute note de calcul relative à la réalisation d’un plancher
bois-béton.

SPÉCIFICATIONS ET CERTIFICATIONS :

Les ouvrages doivent être strictement conformes aux spécifications de l’avis technique du
procédé employé.

Appuis des poutres :

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06/04/2010
D’une façon générale, le cisaillement longitudinal entre le bois est le béton sera maximal au
droit des appuis, et c’est donc aux extrémités de la poutre que leur densité sera la plus importante.
D’autre part, l’effort tranchant au droit des appuis devient très intense et donc prépondérant
dans la vérification des sections de bois. Il est donc impératif de vérifier l’état sanitaire des appuis
de poutres de façon à s’assurer que la section retenue pour le calcul correspond bien à la section
réellement résistante de la poutre.

Un affaiblissement de la poutre au droit des appuis se traduirait en effet par une augmentation
notable de la contrainte de cisaillement du bois, pouvant provoquer à terme une rupture de type
fragile, donc sans aucun signe précurseur.

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :
Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un
produit de construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

LAMIBOIS (LVL)
DÉFINITION :

Le terme lamibois est l’équivalent français officiel du terme LVL (laminated Veneer Lumber).
Il désigne un matériau composé de placages minces de bois recollés à fil parallèle.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Constitution :

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Matériau à vocation essentiellement structurelle, il se présente en plateaux larges, dans une
gamme d’épaisseur variant en fonction du nombre de plis assemblés (épaisseur unitaire de l’ordre de
3mm), et en longueurs importantes.
Chaque pli voit sa continuité mécanique assurée par un scarfage (joint en sifflet) ou par un court
recouvrement longitudinal sur le pli suivant.
Une variante, proposée par certain producteur, voit une petite proportion de ses plis disposés
avec leur fil perpendiculaire à l’axe principal du plateau afin d’en améliorer la stabilité physique et
éviter, notamment, le tuilage sous effet d’un gradient d’humidité.
Ce matériau, peu dispersif par nature et maîtrisé par la sélection des placages en amont, présente
des caractéristiques mécaniques variables d’un procédé à l’autre, mais toujours très élevées en
matière de contraintes de travail axiales : de l’ordre du double d’un bois massif.

Utilisation :
Il est utilisé, par recoupe de plateaux, soit en membrure de poutre composite en I, soit disposé
sur chant, directement comme poutre à section rectangulaire, soit encore comme un panneau
autoporteur à plat, en support de couverture ou en plancher.

Dimensionnement :
Son calcul relève des règles générales relatives aux ouvrages en bois concernés, mais chaque
production doit être justifiée en fonction des paramètres mécaniques qui lui sont propres.

Dimensions courantes :
• Epaisseur : 25 à 75 mm
• Largeur : 1.80 m ou plus
• Longueur : 18.00 m ou plus.

Caractéristiques mécaniques pour le calcul :

Le dimensionnement des éléments se fait conformément aux règles CB71 ou EC5 dans l
‘avenir. Pour l’utilisation des règles CB71, les contraintes admissibles à utiliser sont celles données
par le fabricant.

FABRICATION :
La fabrication est le fait de grandes unités dont la partie amont (placages) s’apparente à
l’industrie du contreplaqué et dont l’atelier final (composition et pressage) fait appel à une
machinerie spécifique lourde et complexe qui l’apparente à la production des panneaux de process et
correspond à des investissements considérables.

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Toute utilisation en construction doit être étudiée en collaboration avec les producteurs et la
validation peut nécessiter, si elle est possible, des investigations particulières du contrôleur
technique.
Les paramètres de dimensionnement sont édités sous la responsabilité des producteurs.

Spécifications :
Les spécifications principales à respecter sont relatives :
• A l’influence du temps sur les valeurs de calcul : L’Eurocode 5
• Aux paramètres spécifiques du produit, fournis par le producteur,
• Aux éventuelles nécessités de traitement de préservation, à définir avec le producteur.
• En cas d’utilisation en poutre sur chant, des précautions particulières de conception sont à
prendre en cas des grands élancements de section afin d’éviter le déversement.

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DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un
produit de construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :
Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant
qu'une proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de
bois (Code du travail).

Déchets de bois :
Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et en fin de vie du composant doivent
être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de métaux ou
de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2 ou valorisés dans
la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils contiennent


des métaux ou des composés organochlorés.

MURS A OSSATURE BOIS

DÉFINITION :

Ossature bois :
Structure composée d’un tramage régulier de pièces de bois verticales (les montants), et de
pièces horizontales en partie haute, basse et médiane (les traverses et les entretoises), clôturant ainsi
l’ensemble afin de former une ossature sur laquelle est fixé un voile travaillant en panneau dérivé du
bois.
Les cavités du panneau à ossature bois ainsi obtenu sont remplis avec un isolant adapté, puis les
revêtements intérieur et extérieur sont fixés sur l’ossature.

Revêtements intérieurs :

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Eléments fixés sur l’ossature coté intérieur de l’habitation, dont la fonction est de protéger l’ossature
et de servir de support aux éléments de finition (peinture, papier peints).
Dans le cadre de construction à ossature bois, les principaux revêtements intérieurs utilisés sont les
plaques de plâtres, les lambris en bois massif, etc.

Revêtements extérieurs :
Eléments fixés sur l’ossature, et directement exposés aux intempéries, dont la fonction est de
protéger le bâtiment des intempéries.
Dans le cadre de construction à ossature bois, les principaux revêtements extérieurs utilisés sont les
bardages en bois, les panneaux en contreplaqué enduit ou non, etc.

Voile travaillant :
Egalement appelé voile de contreventement, est un panneau dérivé du bois fixé sur les montants de
l’ossature, à l’aide de vis, de pointes ou d’agrafes.
Sa fonction est de reprendre les efforts horizontaux dus au vent et appliqués en tête des panneaux à
ossature bois, et de transmettre ces efforts aux ouvrages de soubassement.
Les principaux panneaux utilisés sont les panneaux travaillant en milieu humide, de qualité OSB 3
ou 4, contreplaqués CTB-X ou de particules CTB-H.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Le dimensionnement des constructions à ossature bois, se fait conformément aux DTU 31.2, à la
norme NF P 21-102, et aux règles CB 71.

FABRICATION :
Etapes de fabrication :


• Assemblage des montants et traverses des ossatures
• Fixation du voile de contreventement sur ossature
• Mise en place de l’isolant entre les montants
• Montage du panneau sur l’ouvrage
• Pose des menuiseries extérieures
• Pose du revêtement extérieur
• Pose des revêtements intérieurs

SPÉCIFICATIONS ET CERTIFICATIONS :
Mise en œuvre :
Ce type de construction nécessite une grande rigueur et une grande précision.
Les abords du chantier doivent être particulièrement soignés, surtout dans le cadre de murs
préfabriqués en usine.

Spécifications de performances :
• Des mesures particulières sont à prévoir dans le cadre d’une construction en zone termitée.
• Humidité des bois et dérivés au moment de la mise en œuvre < 18%.
• Epaisseur des pièces de bois massif pour élément porteur > 36 mm à 20% d’humidité.
• Risques biologiques : les essences et les traitements éventuels doivent être adaptés aux
classes d’emploi des différents éléments de l’ossature (classes 2 et 3).

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

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Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un produit de
construction, doit respecter la norme NF XP01-010.

Eco-certification :
Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant qu'une
proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de bois
(Code du travail).

Déchets de bois :
Les déchets de bois générés lors de la mise en œuvre et en fin de vie du composant doivent être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de
métaux ou de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2
ou valorisés dans la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.

• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils


contiennent des métaux ou des composés organochlorés.

MURS EN BOIS MASSIF

DÉFINITION :

Maison en bois massif :

Les constructions en bois massif, également


appelées constructions en bois empilés, sont des
techniques de construction bois propre à certaines
régions dont le principe consiste à empiler des pièces
de bois de grandes longueurs les unes sur les autres.
Les pièces en bois sont différemment profilées selon les
techniques, de façon à s’emboîter l’une sur l’autre et
permettre ainsi une parfaite étanchéité à l’air et à l’eau.

Madrier :

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06/04/2010
Pièces de bois de section rectangulaire formant les parois par empilage.

Rondin :

Tronc d’arbre dépouillé de son écorce employé sous sa forme naturelle ou peu modifiée pour la
réalisation de fermes, de parois, d’échafaudages ou de poteaux.

Fusterie :

On donnait autrefois ce nom aux travaux exécuté en bois qu’ils fussent de menuiserie ou de
charpente. « Fusto » désignait un madrier.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

• Utilisation de bois massif, bois aboutés ou lamellés-collés.


• Présence ou non d’un isolant.
• Epaisseur des madriers > 55 mm.
• Diamètre moyen des rondins usinés > 145 mm.

FABRICATION :

Etapes de fabrication :

• Séchage des bois


• Débit
• Usinage, profilage
• Préservation
• Mise en œuvre
• Finition

SPÉCIFICATIONS ET CERTIFICATIONS :

Tassement du bois :

Du fait de la nature du matériau bois et de la conception de la technique, des tassements et


autres mouvements verticaux selon les saisons sont prévisibles.

Ces phénomènes ne doivent pas engendrer de désordre de nature à nuire à la stabilité de


l’ouvrage ou au bon fonctionnement des équipements, en particulier :

• Les encadrements de baies ou de portes


• Les assemblages en haut de pilier
• Cloisons non porteuses
• Equipements sanitaires
• Escaliers
• Chevrons
• Conduits de fumée

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PANNEAU DE LAMELLES MINCES LONGUES ET ORIENTÉES :


OSB
DÉFINITION :

Panneau dit de " process " constitué de grandes lamelles orientées et liées entre elles par un
collage organique. L’appellation OSB est l’acronyme de sa dénomination anglo-saxonne (Oriented
Strand Board).

Ce produit est à différencier du WAFER BOARD qui est aussi à grandes lamelles mais non
orientées ce qui conduit à des propriétés physiques et mécaniques similaires dans les deux directions
du plan.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Classification :

Quatre types de produits peuvent se rencontrer :

• OSB 1 : panneau pour usage général en milieu sec


• OSB 2 : panneau travaillant utilisé en milieu sec
• OSB 3 : panneau travaillant utilisé en milieu humide
• OSB 4 : panneau travaillant sous contrainte élevée en milieu humide

Par rapport aux autres panneaux dits de " process ", l’OSB présente des propriétés dans le plan
qui sont très nettement différenciées selon la direction du plan. Il en est notamment ainsi de la
flexion et des variations dimensionnelles dans le plan. Le rapport d’anisotropie est de l’ordre de 2.

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06/04/2010

Classe de risques d’attaques biologiques :

• le milieu sec correspond à la classe de risque d’attaques biologiques 1 selon NF EN 335 – 3

• le milieu humide correspond à la classe de risque d’attaques biologiques 2 selon NF EN 335 –


3

Code couleur recommandé :

La norme NF EN 300 recommande un code de couleur à apposer sur les panneaux afin
d’identifier la qualité du panneau :

• première couleur :

Blanc : usage général


Jaune : usage travaillant

• deuxième couleur :

Bleu : milieu sec


Vert : milieu humide

Dimensions courantes :

• Epaisseur : 6, 8, 10,12, 15, 18, 22 mm


• Largeur : 1.20 m, 2.50m
• Longueur : 2.50 m, 5.00 m

Caractéristiques mécaniques pour le calcul selon les règles CB 71 :

Le dimensionnement des structures en bois se fait conformément aux règles CB71 ou EC5 dans
l ‘avenir.
Pour l’utilisation des règles CB71, les contraintes admissibles à utiliser sont celles définies par
la norme NF P 21-400.
Les contraintes admissibles, rigidités et masses volumiques sont données en fonction des
paramètres suivants :

• Qualité des panneaux travaillants : OSB/2, OSB/3 et OSB/4


• Du sens du fil du bois : parallèle (//) ou perpendiculaire (^ )
• Epaisseurs des panneaux
• Humidité des panneaux à 15% maximum, au-delà il faut appliquer un coefficient réducteur
(cf.CB71)

FABRICATION :

Etapes de fabrication :


• " Coupe " du bois en lamelles longues de 5 – 6 /10 mm d’épaisseur
• Stockage des lamelles
• Séchage des lamelles
• Triage des lamelles (élimination des petites lamelles)
• Stockage couches extérieures – stockage souche intérieure
• Encollage couches extérieures (MUF ou phénolique) – encollage couche intérieure (MUF,
PMDI ou phénolique)

38
06/04/2010
• Composition des couches extérieure – intérieure – extérieure
• Conformation
• Pressage
• Délignage
• Ponçage

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Résistance à l’humidité :
• Résistance à la flexion (EN 310) après épreuve V 313 (NF EN 321)

• Cohésion interne (NF EN 319) soit après épreuve V 313 (NF EN 321) soit après épreuve V
100 (EN 1087 modifiée)

Toutes ces propriétés dépendent du type de panneau (OSB 1 à 4) et de son épaisseur (3


gammes).

Propriétés additionnelles :

Des propriétés additionnelles peuvent être définies par les parties en fonction d’un usage
donné :
• Variations dimensionnelles (NF EN 318)
• Arrachement des vis (NF EN 320)
• Fluage (ENV 1156)
• Essais mécaniques pour usage en structure : soit détermination individuelle selon NF EN 789
etNF EN 1058 pour flexion, traction, compression, cisaillement de voile et cisaillement
roulant, soit usage de valeurs forfaitaires définies par NF EN 12 369 – 1
• Résistance au choc (EN 1128)

Certification individuelle Panneaux OSB :

Certification collective en cours de préparation.


• Caractéristiques certifiées :
• Tolérances dimensionnelles
• Humidité
• Tolérance sur la masse volumique
• Teneur en formaldéhyde
• Contrainte de rupture en flexion et
• Gonflement en épaisseur après module d’élasticité
immersion dans l’eau
• Traction perpendiculaire aux faces
DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un
produit de construction, doit respecter la norme NF XP01E.

Eco-certification :

Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant
qu'une proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

1
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Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de
bois(Code du travail).

Déchets de bois :

Les déchets de bois générés lors de la mise en oeuvre et lors de la fin de vie du composant doivent
être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de métaux
ou de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2 ou valorisés
dans la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.
• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils contiennent
• Des métaux ou des composés organochlorés.

PANNEAU DE FIBRES
DÉFINITION :

Panneau dit de « process », constitué de fibres de bois, d’une épaisseur supérieure ou


égale à 1,5mm, obtenu à partir de fibres lignocellulosiques avec application de chaleur et/ou de
pression.

La cohésion provient :
• soit du feutrage de ces fibres et de leurs propriétés adhésives
intrinsèques (procédé humide)
• soit de l’addition aux fibres d’un liant synthétique (procédé à
sec).
D’autres additifs peuvent être ajoutés.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Classification :
Les panneaux de fibres sont classés, selon la norme EN 316, selon leur procédé de
fabrication comme suit :

• Panneaux de fibres obtenus par procédé humide : on distingue plusieurs types selon leur masse
volumique :
○ Panneaux isolants (masse volumique ≤ 400kg/m3). Ces panneaux possèdent
des propriétés de base thermique et phonique.

3
06/04/2010
○ Panneaux mi-durs (masse volumique > 400 et ≤ 900 kg/m3). On distingue
les panneaux mi-durs de faible masse volumique (400 kg/m3 à 560 kg/m3),
et les panneaux mi-durs de forte masse volumique (560 à 900 kg/m3)
○ Panneaux durs (masse volumique ³ 900 kg/m3)

• Panneaux de fibres obtenus par procédé à sec : ces panneaux ont une masse volumique ³ ≥ 600
kg/m3

Panneaux MDF :

Les panneaux dits « Panneaux de fibres à moyenne densité « (MDF) sont fabriqués à
l’aide d’un liant synthétique avec l’action de la chaleur et de la pression.

Différents types de panneaux peuvent se rencontrer, selon les exigences de la norme NF


EN 622-5 :

○ Panneau pour usage général en milieu sec
○ MDF LA : panneau travaillant utilisé en milieu sec
○ MDF-HLS : panneau travaillant utilisé en milieu humide
○ Panneau ignifugés dans la masse
○ Panneau cintrable
○ Panneau pour presse à membrane
○ MDF-HDF : panneau haute densité
○ Panneau léger

Classe d’emploi (classe de risques d’attaques biologiques : cf. fiche 51.01) selon NF EN 335-3 :
· le milieu sec correspond à la classe d’emploi 1
· le milieu humide correspond à la classe d’emploi 2

Code couleur recommandé :


La norme NF EN 316 recommande un code de couleur à apposer sur les panneaux afin
d’identifier la qualité du panneau :


• première couleur : • deuxième couleur :
blanc : usage général bleu : milieu sec
jaune : usage travaillant vert : milieu humide
brun : milieu extérieur

Dimensions courantes :
· Epaisseur : 3 à 40 mm
· Largeur : dimensions très variables
· Longueur : dimensions très variables

Caractéristiques mécaniques pour le calcul :

Le dimensionnement des structures en bois se fait conformément aux règles CB71 ou


Eurocode 5 (EC5) dans l ‘avenir.
Pour l’utilisation des règles CB71, les contraintes admissibles à utiliser sont celles définies
par la norme NF P 21-400.
Pour l’utilisation des règles EC5, les contraintes caractéristiques à utiliser sont celles
définies par la norme NF EN 12369.

41
06/04/2010
Les contraintes, rigidités et masses volumiques sont données en fonction des paramètres suivants :
· Qualité des panneaux travaillant conformes à NF EN 622
· Epaisseurs des panneaux
· humidité des panneaux à 15% maximum, au-delà il faut
appliquer un coefficient réducteur (cf. CB71 ou EC5)

Fluage :
Pour le fluage, l’Eurocode 5 (NF ENV 1995 - NF P 21-711 : EC 5 - Calcul des structures
en bois), définit les valeurs des coefficients applicables, en fonction des différents cas de
charges et des classes de services.

FABRICATION :

Etapes de fabrication :

• l'écorçage des billes,


• le déchiquetage pour les transformer en plaquettes,
• le triage et le dépoussiérage des plaquettes,
• le défibrage : les défibreurs fonctionnent sur la combinaison d'une action thermique,
qui ramollit le bois et d'une action mécanique. Les fibres ramollies à la vapeur à 180
° C sont laminées entre des disques qui les désolidarisent.
• l'essorage. Pour les panneaux isolants, la fabrication s'achève ici, sans pressage,
après un séchage à 8 % d'humidité.
• le pressage.
• la stabilisation.

Tous ces panneaux sont gaufrés sur une face, car un grillage spécial est interposé dans la
presse pour permettre à l’eau de s’évacuer

Panneaux procédé à sec :


• le déchiquetage pour réaliser les plaquettes,
• le triage et le dépoussiérage des plaquettes (éventuellement lavage),
• le défibrage par traitement à la vapeur,
• l'encollage des fibres
• le séchage
• la conformation du mat
• le pressage
• la phase de refroidissement -stabilisation
• Mise au format.

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Résistance à l’humidité :
• gonflement en épaisseur après essai cyclique (NF EN 321)
• cohésion interne (NF EN 319) soit après épreuve V 313 (NF EN 321) soit après
épreuve V 100 (EN 1087)

Toutes ces exigences dépendent du type de panneau milieu sec ou milieu humide, usage
général, emploi travaillant ou non travaillant

Propriétés additionnelles :

43
06/04/2010
Des propriétés additionnelles peuvent être définies par les parties en fonction d’un usage
donné :
• variations dimensionnelles (NF EN 318)
• masse volumique (NF EN 323)
• arrachement des vis (NF EN 320)
• détermination de l’absorption de surface (NF EN 382)
• résistance au choc (EN 1128)

Système certification qualité:

CTB-RH :
Certification de produits de panneaux de fibres de moyenne densité (MDF-HLS) pour emplois en
milieu intérieur avec risque d’humidification temporaire.

Caractéristiques certifiées : • Gonflement en épaisseur après


• Tolérances sur l’épaisseur immersion
• Humidité • Traction perpendiculaire aux faces
• Masse volumique minimale • Contrainte de rupture en flexion et
module d’élasticité

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un
produit de construction, doit respecter la norme NF XP01-010

Eco-certification :

Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant
qu'une proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de
bois(Code du travail).

Déchets de bois :

Les déchets de bois générés lors de la mise en oeuvre et lors de la fin de vie du composant doivent
être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de métaux
ou de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2 ou valorisés
dans la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.
• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils contiennent
• Des métaux ou des composés organochlorés.

Formaldéhyde :
Les panneaux sont testés selon la norme NF EN 120 définissant la teneur en formaldéhyde libre
dans le panneau, et classés selon la norme NF EN 13986.

43
06/04/2010

CONTREPLAQUES
DÉFINITION :

Panneau, plat ou moulé, composé d’un empilage de plis de bois. La cohésion entre les
couches de l’empilage est assurée par un liant organique.

CARACTÉRISTIQUES ET DIMENSIONNEMENT :

Classification :
Le panneau contreplaqué le plus courant présente :
• Une composition symétrique dans l’épaisseur
• les plis contigus sont croisés à 90° entre eux
• les plis sont constitués de placages jointés sur leur rives, plusieurs peuvent être empilés fil sur fil
pour former une couche.

Si les couches fil sur fil dominent, on obtient un panneau LAMIBOIS (LVL dans la terminologie
anglo-saxonne). Les panneaux contreplaqués peuvent être classés selon différents critères.
Sept types de panneaux peuvent se rencontrer, selon le exigences de la norme NF EN 636 :
• Panneaux travaillants utilisés en milieu sec (636-1)
• Panneaux travaillants utilisés en milieu humide (636-2)
• Panneaux travaillants utilisés en milieu extérieur (636-3)

Collage et classe d’emploi selon NF EN 335-3 :


La qualité du collage est fonction de la classe d’emploi (selon NF EN 335-3). On distingue ainsi un
collage pour :
• le milieu sec correspond à la classe d’emploi 1
• le milieu humide correspond à la classe d’emploi 2

44
06/04/2010
• le milieu extérieur correspond à la classe d’emploi 3

Dimensions courantes :
• Epaisseur : 6, 8, 10, 12, 15, 18, 22, 25, 30 mm
• Largeur : 1.20 m, 1.50 m
• Longueur : 2.50 m, 3.10 m

Caractéristiques mécaniques pour le calcul :

Le dimensionnement des structures en bois se fait conformément aux règles CB71 ou


Eurocode 5 (EC5) dans l ‘avenir.
Les contraintes, rigidités et masses volumiques se déterminent selon NF EN 789 et NF EN
1058. Elles dépendent :
• des essence des placages
• de la composition du panneau

La norme XP ENV 14272 permet de calculer les caractéristiques mécaniques du contreplaqué à partir
de ces propriétés déterminées sur des lots de panneaux fait en une seule essence.

Fluage :
Pour le fluage, l’Eurocode 5 (NF ENV 1995 - NF P 21-711 : EC 5 - Calcul des structures
en bois), définit les valeurs des coefficients applicables, en fonction des différents cas de
charges et des classes de services. Une méthode d’essais XP ENV 1156 permet également
d’évaluer le phénomène

FABRICATION :

Etapes de fabrication :

• l'écorçage des billes,


• le déchiquetage pour les transformer en plaquettes,
• le triage et le dépoussiérage des plaquettes,
• le défibrage : les défibreurs fonctionnent sur la combinaison d'une action thermique,
qui ramollit le bois et d'une action mécanique. Les fibres ramollies à la vapeur à 180
° C sont laminées entre des disques qui les désolidarisent.
• l'essorage. Pour les panneaux isolants, la fabrication s'achève ici, sans pressage,
après un séchage à 8 % d'humidité.
• le pressage.
• la stabilisation.

Tous ces panneaux sont gaufrés sur une face, car un grillage spécial est interposé dans la
presse pour permettre à l’eau de s’évacuer

Panneaux procédé à sec :

• Etuvages des grumes


• Débit des grumes (déterminant pour la qualité des placages, parement ou âme)
• séchage des placages (souvent ligne âme et ligne parement)
• massicotage et pré – composition des plis encollage (phénolique)
• composition
• pré – pressage (à 20 ° C)
• pressage avec chauffage à 120 –130 ° C (1 min/mm)
• calibrage (mise à format)
• ponçage éventuel
• stockage

1
06/04/2010
Placages :

Pour l’usage courant, les placages sont obtenus par déroulage des grumes (débit sur dosse
pure) ; pour les panneaux contreplaqués destinés à recevoir une finition, les placages des couches
de surfaces sont généralement obtenus par tranchage.

Les épaisseurs courantes de placage vont de 10 à 30/10 mm. Un traitement éventuel des placages
(ignifugation, préservation par biocide) peut être introduit avant la pré–composition.

SPÉCIFICATIONS ET RECOMMANDATIONS :

Panneau travaillant :
Le contreplaqué est typiquement un panneau travaillant. La connaissance de ses propriétés
mécaniques est donc primordiale. Les plus couramment utilisées font appel à la flexion (module ou
contrainte).
Pour certains usages (poutres en « I », poutres caissons, goussets,…, la connaissance des
caractéristiques en cisaillement de voile est également critique.
Toutes ces exigences dépendent du type de panneau milieu sec ou milieu humide, usage général,
emploi travaillant ou non travaillant

Classe d’emploi 3 :

Il convient de tenir compte de la classe d’emploi du panneau.


Le contreplaqué conforme à la NF EN 626-3 est également le seul panneau (avec le panneau
bois ciment) susceptible d’être employé en classe d’emploi 3, c’est-à-dire typiquement en façade
et menuiserie extérieure.
Dans ce domaine, certaines caractéristiques sont primordiales :
• la qualité de collage (classe d’emploi 3)
• l’adéquation du parement à recevoir une finition sans apparition de craquelures liées aux
fentes de déroulage
• le blocage des migrations de soude, typique des panneaux à collage phénoliques habituels,
en cas de finition transparente ; de ce fait, les panneaux avec collage MUF sont satisfaisants.

Pour la mise en œuvre de ces panneaux en classe d’emploi 3, il faut que l’utilisateur soit averti :
• de la nécessité de protéger les chants contre les reprises d’eau (surtout s’ils sont pris en
feuillure)
• de drainer et ventiler les chants des panneaux (feuillures ou rainures à drainage, rapide si
possible)

Propriétés additionnelles :

Des propriétés additionnelles peuvent être définies par les parties en fonction d’un usage
donné :
• variations dimensionnelles (NF EN 318)
• masse volumique (NF EN 323)
• arrachement des vis (NF EN 320)
• détermination de l’absorption de surface (NF EN 382)
• résistance au choc (EN 1128)

Système certification qualité:

NF Extérieur CTB-X :

2
06/04/2010
Certification de produits de panneaux contreplaqués pour emplois extérieurs.
Caractéristiques certifiées :
• Durabilité et qualité des essences utilisées
• Qualité du collage après immersion
• Qualités des faces et des plis intérieurs
• Modules d’élasticité
• Tolérances sur l’épaisseur

NF Coffrage CTB-C :
Certification de produits de panneaux contreplaqués pour emplois de coffrage
Caractéristiques certifiées :
• Durabilité et qualité des essences utilisées
• Qualité du collage après immersion
• Qualités des faces et des plis intérieurs
• Modules d’élasticité
• Tolérances sur l’épaisseur.

Certification individuelle :
Certification individuelle Panneaux à usage de menuiserie intérieure.

DONNÉES ENVIRONNEMENTALES :

Le format des données environnementales, que peut fournir sur demande le fabricant d’un
produit de construction, doit respecter la norme NF XP01-010

Eco-certification :

Le bois utilisé peut être un bois " éco-certifié " selon le référentiel PEFC ou FSC, garantissant
qu'une proportion ou la totalité des bois utilisés sont issues d'une forêt gérée durablement.

USINAGE ET DÉCHETS DE BOIS :

Lors de l’usinage, les opérateurs doivent être protégés pour éviter l’inhalation de poussières de
bois(Code du travail).

Déchets de bois :

Les déchets de bois générés lors de la mise en oeuvre et lors de la fin de vie du composant doivent
être :

• Considérés comme des DIB (Déchets Industriels Banals) s’ils ne contiennent pas de métaux
ou de composés organochlorés ; ils peuvent être éliminés en décharge de classe 2 ou valorisés
dans la filière panneau de particules ou transformés en combustible bois.
• Incinérés dans un incinérateur de déchets ou éliminés en décharge de classe 1 s’ils contiennent
• Des métaux ou des composés organochlorés.

Formaldéhyde :
Les panneaux sont testés selon la norme NF EN 120 définissant la teneur en formaldéhyde libre
dans le panneau, et classés selon la norme NF EN 13986.

49
06/04/2010

LE MARQUAGE CE DES BOIS DE


STRUCTURE ET LE CLASSEMENT POUR
LEUR RÉSISTANCE

Dans le cadre de la Directive Produits de Construction (DPC 89/106/CE), le


marquage CE des bois de structure en conformité à la norme NBN EN 14081-
1) devient une réalité. Ce marquage est obligatoire depuis le 1 septembre
2008 .

Elle a en outre pour but de garantir que les produits de construction sont
appropriés à la fonction qu’ils ont à assumer pour que l’ouvrage puisse
répondre à un certain nombre d’exigences essentielles, dont les principales sont
:

• la résistance mécanique et stabilité


• la sécurité en cas d’incendie
• l’hygiène, santé et environnement
• la sécurité d’utilisation
• la protection contre le bruit
• l’économie d’énergie et isolation thermique.

49
Deux méthodes pour caractériser les performances en structure
➢ Visuelle : associer à un critère visuel une classe de résistance et donc des
performances prévisibles.
Ce mode de classement est assuré par l’homme ou la machine (Scanner,
Grecon,...)
➢ Machine : associer à une mesure machine une classe de résistance
directement
Les machines mesurent le module d’élasticité corrélé à la flexion, la
transmission d’ultrason s ou la masse volumique par Rayon X .

Normes européennes
Actuellement, le CTBA (Centre Technique du Bois et de l’Ameublement) procède à
l’harmonisation des normes avec l’Union Européenne et effectue des études afin de
classer pour l’emploi en structure les principales essences résineuses (pins,
douglas, sapin, épicéa, mélèze en cours) et feuillus (peuplier et chêne).

Chaque pièce de bois structurel classée et devant circuler au sein de l’Europe devra
être marquée avec les mentions suivantes :
• La classe visuelle (ST-I,II,III) ou la classe mécanique (C40 à C 18)selon la
méthode de classement utilisée
• L’essence ou le groupe d’essence
• Le producteur
• La norme du classement effectué

50
50
50
Les produits de structure en bois et dérivés
du bois en France

ETAT DU MARCHE

EVOLUTION

ET

TENDANCES

EN FRANCE

ET AQUITAINE

50
Etat du marché en France 2007 → 2009
Chiffres clés 2007 ( Panneaux et charpentes )

En 2007, l’activité de fabrication de charpentes et panneaux en bois pour le


bâtiment regroupe 126 entreprises ( unités légales ) de 20 salariés ou plus, qui
emploient environ 12 000 personnes et réalisent un chiffre d’affaires de 2,8
milliards d’euros . Ce secteur est composé de petites entreprises, tout
particulièrement dans l’industrie des charpentes où plus de 90 % des unités de
20 salariés ou plus emploient moins de 100 salariés. Le secteur des panneaux est
très concentré – les dix premières entreprises regroupent plus de 60 % du chiffre
d’affaires et 70 % des exportations – et hautement capitalistique.

L’intensité capitalistique, mesurée par les immobilisations par personne, atteint


178 milliers d’euros en 2007 . De ce fait, l’organisation en groupe est très
importante : plus de la moitié des entreprises de ce secteur appartiennent à un
groupe français ou étranger. Ces filiales de groupes génèrent 85 % du chiffre
d’affaires total. Les seuls groupes étrangers, principalement européens, en
réalisent 51 %.

L’industrie des charpentes et panneaux est présente sur l’ensemble du territoire


mais les régions de la façade atlantique, Poitou-Charentes et Aquitaine,
regroupent plus d’un quart des effectifs. L’Est, au cœur des forêts vosgienne et
jurassienne, est la seconde zone d’implantation de ces industries.

52
La production de charpentes et panneaux est orientée à la hausse en 2007.
La production de charpentes s’est accrue ces dernières années, grâce au fort
dynamisme du marché intérieur. L’industrie des charpentes comprend la fabrication
de charpentes en bois lamellé-collé, les charpentes industrielles et
traditionnelles. Les charpentes industrielles sont les plus prisées puisque
70 % des maisons individuelles les utilisent. La production française de
charpentes en lamellé-collé se situe au 3ème rang européen.

L’industrie des panneaux comprend la fabrication de contreplaqués, panneaux


de particules, panneaux de fibres, panneaux lattés et lamellés-collés et
bois de placage. Ces produits trouvent principalement leurs débouchés dans le
bâtiment, l’ameublement, l’emballage et l’affichage. Ces produits représentent, en
valeur, plus de la moitié de la production totale de panneaux en 2007, contre 41 %
en 2000. Ces produits représentent près d’un quart des facturations
totales de panneaux en 2007, contre 19 % en 2000. La production de
50
contreplaqués, toujours concurrencée par les contreplaqués en provenance de
Finlande, est en diminution en France.

Bien que globalement déficitaire, les échanges extérieurs restent positifs dans
l’industrie des panneaux, notamment grâce aux panneaux de particules.
Cependant l’excédent commercial de cette industrie se contracte : le taux de
couverture atteint 107 % en 2007, contre 110 % en 2002.

Les exportations sont restées soutenues pendant cette période (+ 40 % pour les
panneaux de particules, + 30 % pour les panneaux de fibres et les
contreplaqués) mais les importations ont crû de façon plus importante,
notamment pour les panneaux de fibres et les contreplaqués
(respectivement 37 % et 35 %).

Les échanges commerciaux de l’industrie des charpentes sont beaucoup moins


importants mais les importations, en provenance d’Allemagne et du
Danemark notamment, ont presque doublé sur la période 2002 - 2007. Le
taux de couverture de cette activité est très dégradé, atteignant 41 % en 2007,
contre 70 % en 2002.

Du fait de leur caractère pondéreux, les échanges sont réalisés principalement avec
les pays européens limitrophes. En effet, l’Allemagne et la Belgique sont les
deux principaux pays clients et fournisseurs de la France. Les échanges
intra-groupe entre filiales favorisent par ailleurs le commerce avec ces pays.

Une filière en mutation


Au sein de la filière forêt-bois , le secteur de la construction mettant en œuvre le
travail du bois est en effet en pleine expansion . L’emploi y est passé de 4500
postes de travail en 1990, à 6690 en 2006, soit 16% de l’emploi total du
secteur de la construction.
51
Il est vrai que cette expansion concerne en partie des entreprises de la filière qui se
sont diversifiées dans la menuiserie en matières plastiques.

DÉFICIT DE LA FILIÈRE BOIS :


6,3 MILLIARDS D’EUROS EN 2008

Avec un déficit de 6,3 milliards d’euros en 2008, la balance commerciale


de la filière bois est stabilisée depuis le milieu de l’année 2007. Les
importations sur un an reculent pour la première fois depuis 2003 avec
une accentuation en fin d’année. Les exportations souffrent plus encore.
Quelques rares secteurs échappent pour l’instant à la crise économique,
mais la plupart sont frappés plus ou moins sévèrement. La tempête Klaus
qui a ravagé le Sud-ouest le 24 janvier 2009 aggrave encore la situation
d’une filière en difficulté.

Principales tendances du commerce extérieur


Constat Mai 2009 *

Le déficit du solde des échanges se stabilise.

La dégradation du déficit des échanges, pratiquement continue depuis 2001,


semble avoir atteint son maximum pendant l’année 2007. Désormais, le déficit
ne se creuse plus . Sur l’ année 2008, il atteint 6,3 milliards d’euros soit à peu
près celui de l’année précédente (6,2 milliards d’euros). Les importations,
longtemps en forte hausse se contractent de 2 % mais les exportations,
longtemps bien orientées , reculent de 4 %. Dans une contexte de recul
généralisé des échanges, tous les secteurs sont touchés mais certains s’en
sortent mieux que d’autres.

Parmi les gagnants, seuls les papiers et cartons à recycler, déjà excédentaires,
parviennent à améliorer leur situation. Les pâtes à papier, les contreplaqués, les
papiers et cartons bruts, les sciages résineux et les feuilles de placage
réduisent leur déficit grâce à la contraction des importations. Plusieurs secteurs
excédentaires perdent une partie de leur avantage tout en restant positifs : papier
journal, ouvrages de tonnellerie, panneaux de particules et sciages feuillus.
Les panneaux de fibres, qui étaient excédentaires, deviennent déficitaires.

Panneaux de placage : la dégradation entamée depuis quatre ans , qui s’était


accentuée en 2007, continue de s’atténuer sur les derniers trimestres. Les
importations reculent de 23 % et les exportations de 20 % sur les douze
derniers mois.

Panneaux de particules : la fin de l’embellie qui durait depuis le milieu de


l’année 2001 se confirme. Sur les douze derniers mois, les exportations
continuent de perdre du terrain (-9 %) alors que les importations ne reculent
que de 2 %, mais le solde reste largement positif à 166 millions d’euros.
51
* Sources Le bois International
Panneaux de fibres : la tendance, favorable de la fin de 2005 au milieu de 2007,
continue de se dégrader. Sur les douze derniers mois, le déficit se creuse à 70
millions d’euros. Sur la même période, les importations s’accroissent de 3 %
alors que les exportations diminuent de 23 %.

Contreplaqués : après plusieurs années de dégradation continue, le redressement


observé en 2007 se stabilise. Sur les douze derniers mois, les importations et les
exportations reculent de 7 %. Le déficit est stable à 72 millions d’euros.

52
LA SORTIE DE CRISE N’EST PAS ENCORE EN VUE
La crise économique de 2008

En 2008 la filière bois est dans une situation économique difficile, le bois d’œuvre
étant très corrélé au marché de la construction et le bois d’emballage,
comme les papiers et cartons, sont quant à eux très lié à l’activité économique
générale ; l’emballage a ainsi connu une baisse de 40 %.

Les scieries enregistrent une baisse de leur activité de l'ordre de 30% depuis le
mois de novembre 2008, leurs principaux débouchés sont la construction (60%
de la production totale)

Avec un déficit de 6,0 milliards d’euros sur les douze derniers mois, la
balance commerciale de la filière bois poursuit son redressement. Pourtant, les
exportations souffrent de la crise plus encore que les importations. La filière
reste structurellement déficitaire et ce redressement apparent traduit
seulement la contraction des échanges commerciaux. Tous les secteurs ne sont pas
frappés au même degré, les biens de consommation ou intermédiaires résistent
mieux que les produits bruts ou peu transformés. Les indices de sortie de crise ne
sont pour l’instant pas encore en vue.

Constat Novembre 2009

Feuilles de placage : la dégradation entamée depuis quatre ans continue de


s’atténuer sur les derniers trimestres. Les importations comme les exportations
reculent cependant de 30 % sur les douze derniers mois.

Panneaux de particules : l’embellie qui durait depuis le début de l’année 2001


est bien terminée. Sur les douze derniers mois, les exportations régressent de
31 % alors que les importations ne reculent que de 10 %. Le solde reste positif
mais se contracte à 95 millions d’euros.

Panneaux de fibres : la dégradation du solde, perceptible depuis le milieu de


2007, s’accélère. Sur les douze derniers mois, le déficit se creuse à 113 millions
d’euros. Sur la même période, les exportations reculent de 34 % alors que les
importations ne se replient que de 4 %.

Contreplaqués : le redressement observé en 2007 ne se prolonge pas. Sur les


douze derniers mois, les exportations reculent de 28 % et les importations de
23 %. Le déficit est stable à 72 millions d’euros.

52
SYNTHESE DE L’EVOLUTION DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE

51
51
DE PANNEAUX ET BOIS DEROULES / TRANCHES 2007/2009
LES INDUSTRIES DU TRAVAIL DU BOIS, UNE SPÉCIFICITÉ

AQUITAINE QUI POURRAIT NE PAS DURER..

Avec 13 900 emplois salariés, fin 2006, le secteur des “industries du


bois et du papier” est le 4e employeur industriel de la région. Il constitue
un ensemble économique assez hétérogène lié par la proximité d’une
matière première issue des exploitations forestières.

L’Aquitaine arrive en tête des régions françaises employeuses dans


les activités de travail du bois et de fabrication d’articles en bois. Le tissu
industriel est composé de petites structures (à l’exception des industries
papetières) situées le plus souvent dans des zones à dominante rurale
ayant peu d'emplois.

Les emplois sont peu féminisés et occupés majoritairement par des


ouvriers avec un taux d’encadrement relativement faible.

Le travail du bois et la fabrication d’articles en bois occupent


9 700 salariés, dans 1 020 établissements dont huit sur dix
emploient moins de 10 salariés. Ces activités sont assez hétérogènes
allant de la première à la deuxième transformation du bois au travers
d’activités telles que le sciage, le rabotage, le déroulage, la trituration,
l’imprégnation du bois et la fabrication de panneaux en bois pour
délivrer des produits semi-finis ou finis : charpentes, meubles,
emballages, etc.

La filière bois, qui représentait jusqu’ici un chiffre d’affaires de


2,6 milliards d’euros, en Aquitaine, a-t-elle encore un avenir ?
« Il nous faudra bien quatre ans pour tout nettoyer. »

Le massif des Landes de Gascogne est le plus grand d’Europe, avec


1,2 million d’hectares, dont 80 % de pins maritimes.

Ce jour où l’ouragan Klaus a tout emporté sur son passage, ravageant près
de 500 000 hectares de pins en Aquitaine, 40 millions de mètres
cubes de bois, soit environ six années de production.

Un an après, la forêt meurtrie porte encore les stigmates de ce désastre


écologique et économique. Et les promesses d’aides financières de l’État
semblent quasiment oubliées.

« C’est la Berezina. Ceux qui ont réussi à vendre du bois ne sont pas payés,
car leurs clients attendent toujours les aides promises. Et ceux qui ont

50
commencé à nettoyer, en plus d’être sinistrés et non indemnisés, doivent
payer l’entreprise chargée des travaux ! »

Certains propriétaires n’auront pas de revenu avant 30 ans, le temps


nécessaire à la repousse. De plus, la tempête a mis au sol un grand nombre
d’arbres, constituant une nourriture abondante pour de nombreux insectes.
Ceci risque d’entraîner l’afflux de population non désirables comme des
insectes xylophages, se nourrissant du bois.

Certains professionnels ont déjà redressé la tête. C’est le cas des


agriculteurs. Beaucoup d’entre eux aimeraient bien récupérer des terres (au
moins 40 000 hectares), estimant que l’urbanisation galopante et les
infrastructures touristiques ne cessent de rogner sur les surfaces cultivables.
Ils parlent aussi de diversification.

La commune de Losse, dans le nord du département, a tiré son


épingle du jeu en signant un énorme contrat avec EDF pour un centre
photovoltaïque de 300 hectares. De quoi alimenter 40 000 foyers et,
surtout, assurer aux communes avoisinantes un revenu substantiel, 2 700 €
par hectare, soit 810 000 € par an. Mise en service prévue en
décembre 2010. Mais, pour Dominique Sichère, cette entreprise
gigantesque ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Déjà, une autre
menace se fait jour. Compte tenu des pins toujours à terre, le risque de
catastrophe écologique est désormais réel : « Une bombe parasitaire va
exploser au printemps. Et nous avons beau crier, tout le monde s’en
fiche ! »

De plus en plus d’espaces sont consacrés à la culture maraîchère.


Certains envisagent de louer leur terre à des investisseurs pour installer
des panneaux solaires. Une activité dix fois plus rentable : 2 500 €
par hectare et par an. Cette option a suscité un tel engouement que le
préfet des Landes a été obligé, il y a quelques semaines, de mettre le
holà, en expliquant qu’on ne pouvait pas transformer les Landes en un
immense champ photovoltaïque.

Alors que le Conseil régional vient d’octroyer une aide de 22 millions


d’euros à la filière forêt – bois (sur un total de 31 millions pour le
plan tempête), l’avenir du plus grand massif cultivé d’Europe suscite
de nombreuses interrogations. Générant 34 000 emplois, la forêt
constitue une part importante du Produit intérieur brut (PIB) aquitain.

51
Un soutien continu à la filière Bois
La Région Aquitaine poursuit son action pour la filière Bois, depuis la
sylviculture jusqu’aux industries de transformation, en investissant plus
de 2 130 000 euros.

1/ Un nouvel accompagnement des zones forestières sinistrées de


Gironde

Dans le cadre de son soutien à la filière forêt-bois, la Région Aquitaine


accompagne les propriétaires forestiers privés de Haute Gironde, Médoc
et Libournais (33) dans leurs projets de rationalisation du parcellaire
forestier pour la remise en production des massifs, l’exploitation des
chablis, la reconstitution d'une ressource mobilisable et le sauvetage des
peuplements existants.
Une aide de 32 800 euros (soit 40% du coût total) est ainsi attribuée
au Centre Régional de la Propriété Forestière pour financer l’action de
4 techniciens qui vont animer les projets de chaque zone géographique.

2/ 10 752 euros pour la promotion du pin maritime

Au titre de ses actions sectorielles, le Conseil régional d’Aquitaine


accorde 36 959 euros d’aides à la filière Bois, dont 10 752 euros à
l’ULIS (Union Landaise des Industries du Sciage, Mont-de-Marsan) pour son
programme 2009-2011 de promotion du pin de construction.

La promotion commerciale s’appuie sur la création d’outils


promotionnels, la diffusion de publicités, l’organisation de journées «
portes ouvertes » et la participation aux salons professionnels. A cela
s’ajoute une démarche d’amélioration continue dans les scieries du
groupement (harmonisation de l’organisation, des pratiques, des
packagings).

Ces actions permettront à l’ULIS de développer l’utilisation du pin


maritime dans la construction bois.

52
PROPOSITIONS

Le syndrome des trois petits cochons bloque l’innovation


Quel chercheur dira un jour l’influence des contes pour enfants sur des choix
a priori aussi rationnels que celui du matériau de sa maison individuelle…
Souvenez-vous des trois petits cochons : la maison de bois bâtie en
hâte par un porcelet dilettante ne résiste pas au souffle du grand méchant
loup. A la fin, les trois héros ne doivent la vie sauve qu’à la solidité de bons
murs en brique et au coup de truelle d’un ouvrier toujours sérieux quand ses
compères défenseurs des énergies renouvelables préféraient battre la
campagne… L’image fait rire - jaune –

Pascal Chazal, directeur général de Domobois Industrie, fabricant de


constructions en bois installé dans le Haut-Forez. « Le fait est que, la
construction en bois ne touche, en France, qu’un marché marginal
de convaincus, reconnaît le dirigeant.

L’acheteur de maison individuelle ne fait pas assez confiance au


bois. Alors que dans une grande partie du monde, de la Scandinavie à
l’Amérique du Nord, la maison à ossature bois est la norme. » Et l’industriel
d’énumérer les qualités de son matériau référencé : ressources
abordables et renouvelables, confort, facilité de montage et
économies d’énergie…

Joseph Virgone, chercheur à l’Insa de Lyon, confirme : « La construction en


bois répond parfaitement aux engagements pris par le
gouvernement de réduire de 8 %, d’ici 2012, les émissions de gaz à
effet de serre.

Car si à l’étranger, le plus ancien matériau de construction du monde a la


cote, la France est largement à la traîne : 90% des constructions
individuelles en Amérique du Nord, presque autant en Scandinavie,
50% au Japon, 30% en Allemagne, et chez nous … un vaillant 6%
(environ 10.000 maisons par an). Faiblard ? Pourtant, le marché
connaît un véritable boom : en cinq ans, son taux de croissance a
grimpé de presque 50%, et les salons spécialisés se multiplient.

52
« Une famille suédoise habitant une maison en bois utilise deux fois
moins d’énergie qu’un foyer français pour se chauffer. »

Volonté politique et interprofessionnelle encourageant la recherche


développement et la promotion du bois

Au-delà de la construction bois et des produits de structure, et des


problèmes en Aquitaine, la filière bois de la première à la dernière
transformation doit s’unir et se mobiliser et profiter de l’élan
écologique et du Grenelle de l’environnement pour promouvoir le
bois en général.

Pas une semaine ne se passe sans qu’un média ne parle de construction


bois, de maison basse consommation, d’isolants naturels, de
chaudières au bois etc.… Tous les acteurs du bois en amont comme en
aval doivent profiter de cet élan et se mobiliser et créer (comme l’on
fait les meuniers et les boulangers ainsi que les artisans dans le passé), de
grandes campagnes marketing et publicitaires à l’échelle nationale
sur de grands médias et à fort taux d’écoute.

L’image négative de la maison des 3 petits cochons doit être


sérieusement contrecarrée en France. Il faut argumenter plus
sérieusement sur les valeurs encore mal connues du bois,
notamment sur ses nombreuses qualités et sur sa mise en œuvre dans
le cadre de la construction.

Trop d’acteurs eux-mêmes dans la filière bois manquent de réactivité et


de positivisme quant aux perspectives que cette matière noble peut
apporter.

De nombreux exemples sont là pour étayer et argumenter sur le


bois : filière sèche, temps de chantier deux fois plus court, 15 fois plus
isolant que le béton et 6 fois plus que la brique, etc.

L’utilisation à leur place d’un mètre cube de bois permet d’éviter, en


moyenne, l’émission de près d’1 tonne de CO2 (0,8 t/ m3)

Autre exemple : l’augmentation de 1% de la part de marché du bois dans la


construction permet d’économiser 350 000 TEP (Tonne Equivalent
Pétrole) par an*, et de fixer 1,3 millions de tonnes (MT) de CO2 par an
(les émissions totales de CO2 en France représentent 370 MT/an - *Source ADEME
(l'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)

L’emploi de bois dans la construction autorise des gains en énergie


considérables, qu’il s’agisse de la production, de la mise en œuvre du
matériau de construction ou de ses capacités techniques en isolation
ou en structure.

50
La formation des acteurs de la filière et notamment du manque avéré de
commerciaux doit être également encouragée afin de combler le déficit
évident d’information et de connaissances du matériau , d’erreurs
maladroites (voire parfois même intentionnelles), de la part de vendeurs ou
constructeurs .

Autant une bonne essence et une bonne mise en œuvre réalisées (


ainsi qu’un bon produit fini et transformé),apporteront une
satisfaction au client et autant un litige ou une malfaçon contribuera à
amplifier deux fois plus une mauvaise image du bois en général.

Les principale faiblesses des acteurs de la filière bois et notamment de la


scierie qui sont trop souvent cramponnés à des pratiques anciennes mais
aussi à cause de la lourdeur des investissements, et par la faute d’un
tissu économique essentiellement composé de PME, adossé à un
faible capital.

L’incertitude également concernant la succession, l’emplacement


géographique et l’inadaptation du matériel et des salariés par manque de
qualification pèse lourd sur l’avenir de la filière.

Le rapprochement et fusions d’entreprises en France, (comme c’est le


cas de nombreux autres domaines aujourd’hui dans le monde), dans le but
d’industrialiser et de moderniser la transformation (séchage massif,
usinage, collage, tri, présentation), permettrait de valoriser les
essences locales et de répondre à la demande croissante des
professionnels du bâtiment qui trop encore vont se servir dans le Nord ou
à l’Est de l’Europe.

Problématiques et pistes de modernisation


Le Grenelle de l’environnement et notamment l’article 29 du projet de loi
Grenelle I propose d’adapter les normes de construction au bois,
d’augmenter fortement le taux minimum d'incorporation de bois
dans la construction et de soutenir la mise en place d'un label.

Malgré l’accord cadre signé par l’État et la profession du bâtiment en mars


2001 (charte bois construction environnement), la part du bois dans
la construction stagne toujours à 10%, alors que l’objectif était de la
porter à 12,5% en 2010.

La maison bois ou à ossature bois se développe et doit être


encouragée.
L’objectif doit surtout être d’inciter la profession à recourir, là aussi
progressivement et plus largement, à l’utilisation du bois dans toutes
les constructions, individuelles et collectives, privées ou publiques,
52
et ce avec le souci d’un meilleur bilan CO2 de la construction par
incorporation de bois stocké, et d’utiliser pour ce faire du bois de
proximité, avec un label à prévoir, afin de réduire encore le bilan CO2
du transport.

Une filière à conforter, moderniser et industrialiser : la France, l’un


des trois grand pays forestier d’Europe, est un relativement faible
consommateur de bois, matière première renouvelable qui devrait être
beaucoup plus utilisée dans la construction.

Poursuivre et doubler l’effort budgétaire de modernisation des


scieries
Les scieries et la production de bois d’œuvre sont le point faible
actuel de la filière.

La forte augmentation des volumes de bois à mobiliser, nécessitera une


adaptation des capacités de sciages. Il s’agira en particulier
d’encourager les investissements des scieries semi-industrielles (60
000 m3 à 100 000 m3 de sciages) pour en faire des unités de plus
forte capacité de production, et fabriquant des produits « techniques »
demandés par le marché de la construction

Multiplier par dix la règle d’incorporation de bois dans les


constructions

Le décret de la loi sur l’air, du 26 décembre 2005, fixe le niveau


d’incorporation de bois dans les constructions neuves à 2 dm3/m2
SHON34, minimum d’utilisation de bois actuellement beaucoup trop
faible alors que le niveau moyen actuel est estimée à 20 dm3/m2. Les
maisons à ossature bois vont de 15 (ossature non porteuse) à plus de
200 (ossature porteuse et plancher porteur bois). Les maisons à
charpente (de toit) en bois dépassent 40 dm3/m2 mais ce chiffre chute
en fonction du nombre d’étages bénéficiant de cette couverture.

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CONCLUSION :

Impossible n’est pas français


La structure de la consommation devrait évoluer, car les propositions
du Grenelle devraient se traduire par plus de bois dans la construction,
donc une augmentation de la consommation de sciages et de
panneaux qu’il vaudra mieux prélever dans la forêt française
qu’importer.

Les produits de structure bois et dérivés en France ont malgré les remous
économiques actuels un avenir conséquent sur le territoire. L’atout français
de posséder un savoir-faire, le respect des délais, la polyvalence du
personnel ainsi qu’un matériel adapté peut encore faire la différence et
amener le professionnel du bâtiment revenir chez son producteur local.

Le réchauffement climatique, la nécessité de prendre en compte le


développement durable , les préconisations du Grenelle de
l’environnement sur les économies d’énergie, ont conféré au bois une
nouvelle jeunesse. Le retard en matière de maison à ossature bois en
France ne peut qu’amener la filière à se développer et augmenter ses parts
de marché.
50
Les acteurs du bois doivent surfer sur la vague environnementale et
profiter de cet élan. Phénomène de mode ou pas, l’écologie et la prise de
conscience du consommateur lambda bien conscient de la hausse du coût
de l’énergie et des matières premières dans les années à venir
quicherchera de plus en plus des produits fiables permettant de vivre
harmonieusement et à moindre coût.

Grâce à de grandes campagnes de promotion et campagnes marketing,


le bois deviendrait un matériau réclamé dans le secteur de la construction en
France.

Les nouvelles normes en vigueur comme les futurs DTU à venir,


imposeront ( et imposent déjà) des mises en œuvre difficiles, notamment
en ce qui concerne la majeure partie d’habitations vétustes et hors
normes. Rénover une maison aux ponts thermiques conséquents du
temps ou l’on ne se souciait pas de sa facture de chauffage coutera de plus
en plus cher. C’est là que les responsables de la filière bois et notamment
de la construction bois doivent agir et mettre en avant les qualités de ce
matériau encore trop méconnu et mal compris par beaucoup.

L’avenir donc des produits de structure bois est donc inhérent à


l’organisation de la filière, au regroupement des PME et à un changement de
méthodes d’organisation et de productions archaïques.

La reprise mondiale s’annonçant, et la hausse paradoxale du coût des


matières premières inhérentes à la relance de l’économie ( pétrole,
gaz, électricité), devrait inciter les acteurs de la filière à anticiper sur le
coût de plus en plus élevé des importations. Partant de ce fait, la
valorisation et la transformation des essences locales et de pays
parait plus qu’urgente, primordiale, et stratégique.

Force est de constater en Aquitaine que malgré les aides et le


cumul de toute ces conjonctures – tempêtes récurrentes, insectes ravageurs,
infrastructures routières non adaptées au transport de grumes et propriétaires privés
possédant 92% des 1 100 000 ha qui constituent la forêt des Landes - cela n’incitera
malheureusement pas les investisseurs à injecter des capitaux dans la
région.

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L’Aquitaine, qui est en ligne de mire face au dérèglement climatique
aujourd’hui aura du mal à gérer un massif forestier de plus en plus
chahuté.

Les tempêtes de décembre 1999 et janvier 2009 ( ainsi que Xynthia


dernière en date ou l’Aquitaine l’a échappée belle ), démontre la fragilité
du massif forestier des Landes de Gascogne, constitué exclusivement
de pins maritimes des Landes.

Le risque écologique et l’impact socio-économique d’une telle situation


imposent une réflexion quant aux moyens de diversifier les essences
et les usages de la forêt, afin d’être moins exposé aux changements
climatiques (sécheresses, tempêtes).

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Rédaction : Christophe Maziere

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