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Vibration des Solides

Travaux Pratiques

Travaux pratiques, rédigé par : Stéphanie Pellerin

TP1 Essais d’une maquette de bâtiment sur table


vibrante

Présenté par :

AHMOUDOU M. Mouhamad
AMZA Ouedraogo
UCHASARA Huarachi Marylin Rubi

Janvier, 2018
Année ACADEMIQUE 2017/2018

INTRODUCTION
On appelle couramment vibration un mouvement (périodique ou non) autour
d’une position d’équilibre. Un pendule oscillant, une masse suspendue à un ressort,
un bâtiment vibrant sur l’effet de séisme. La vibration d'un système peut être libre ou
forcée.

1. OBJECTIF :
L’objectif principal de la modélisation est de disposer d’un outil permettant la
prédiction du comportement d’un système. Pour cela, il est nécessaire de définir le
modèle physique du système que nous désirons représenter. Ainsi on proposera une
solution technique qui permet de minimiser la reponse à ces types des sollicitations.

2. Détermination analytique et expérimentale des caractéristiques d’un


étage :
Les dimensions de chaque portique sont :
 La distance horizontale entre les deux éléments verticaux ou colonnes est de
0.307m
 La hauteur L de chacun de ces éléments verticaux est de 0.475m.
 Leur section est de 0.1075m*0.0015m.

Figure1 : Portique à un étage


Dans cette partie nous allons mesurer la masse et la rigidité équivalente d'un étage
du portique.

Modélisation du portique à un étage :


1.
Comme la table vibrante est mono-axe, elle ne peut solliciter le portique que dans
une seule direction que nous appellerons y. Il est raisonnable de faire l'hypothèse
que le plancher du portique ne vibre aussi que selon cette direction.

2
 Modelisation du système :
La figure ci-dessous représente la modelisation du système (portique à un étage),
qui est une analogie d’un système masse-ressort, libre à un degré de liberté.

Figure2 : Modélisation d’un bâtiment


 Caractéristiques mécaniques équivalentes du système :
Selon la seconde loi de Newton :
∑ 𝐹⃗ = 𝑚𝑎⃗ => 𝐹⃗ + 𝑃⃗⃗ = 𝑚𝑎⃗
Avec
𝑚 ∶ la masse en kg
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑎 ∶ l′accélération

𝐹 : 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑒𝑥𝑐𝑒𝑟𝑐é𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑛 𝑁
𝑃⃗⃗ ∶ 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑑𝑢 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑒𝑛 𝑁
𝐹 = −𝑘𝑥 , 𝑎 = 𝑥̈
−𝑘𝑥 = 𝑚𝑥̈ => 𝑚𝑥̈ + 𝑘𝑥 = 0

Suivant l’axe y on :
𝑥̈ + 𝑤 2 𝑥 = 0
𝑘
Avec ; 𝑤 2 = 𝑚
Ce qui donne 𝑤, la pulsation propre :
𝑘
𝑤 = √𝑚 ;
La fréquence propre est donnée par la relation :
1 𝑘
𝑓= √
2𝜋 𝑚

Ce système est libre à un degré de liberté, nous avons la solution sous forme :
𝑥(𝑡) = 𝑋𝑒𝑥𝑝(𝑠𝑡)
Avec x l’amplitude
2.
Déterminons La (ou les) pulsation(s) propre(s) et la (ou les) fréquence(s) propre(s)
du système ainsi modélise en fonction de la masse M du portique (inconnue).
Et calculons numériquement les caractéristiques mécaniques précédemment
introduites.
 Hypothèse RDM :
On suppose que le seul mouvement intéressant pour le problème de vibration est un
mouvement de translation du plancher selon y. On cherche à calculer la raideur k

3
d’une colonne pour un tel mouvement. Pour cela, on assimile la colonne à une
poutre de Bernoulli.
Avec Le module d'Young du matériau métallique constituant les éléments verticaux
est de E=70GPa, I= Iz le moment d’inertie de la section d’une colonne

On appelle E = 2E11MPa le module d’Young du matériau métallique et I= Iz le


moment d’inertie de la section d’une colonne. La masse du plancher est M = 20t.

 Raideur d’une colonne


Le moment fléchissant s’exprime en tout point d’abscisse x en fonction du moment
inconnu M :

𝑀𝑓(𝑥) = M + F(L + 𝑥)
En utilisant la relation de comportement, la courbure est :

𝜕2 𝑢 1
= (𝑀 + 𝐹(𝐿 − 𝑥))
𝜕𝑥 2 𝐸𝐼
La rotation de chaque section s’exprime en fonction du moment M
𝜕𝑢 1
= (𝑀𝑥 + 𝐹(𝐿𝑥 − 𝑥 2 + 𝑐𝑠𝑡𝑒))
𝜕𝑥 𝐸𝐼
Pour calculer le moment inconnu M, on utilise les conditions aux limites de notre
portique, qui supposé comme une poutre encastré-libre :
 A x=0, c’est l’encastrement :
Donc La rotation est nulle,
𝜕𝑢
=0
𝜕𝑥
 C’est qui fait que la constante (cste=0).
A x=L, libre : la rotation est nulle suivant x.

𝜕𝑢 𝐿2 𝐹𝐿2
= 0 => 𝑀𝐿 + 𝐹(𝐿2 − 2 ) = 0 => 𝑀 = −
𝜕𝑥|𝐿 2

L’expression de la rotation en tout point devient :


𝜕𝑢 1 𝐹𝐿2 𝑥2
= (− 2 𝑥 + 𝐹(𝐿𝑥 − 2 ))
𝜕𝑥 𝐸𝐼
Et alors le déplacement perpendiculaire à la ligne moyenne est :
1 𝐹𝐿 𝑥 2 𝑥2 𝑥3
𝑢(𝑥) = (− + 𝐹(𝐿 − + Cste ))
𝐸𝐼 2 2 2 6
Pour trouver la constante on utilise les conditions aux limites de déplacement.
En x=0, encastrement
𝑢(𝑥 = 0) = 0 => Cste=0
1 𝐹𝐿 𝑥 2 𝑥2 𝑥3
𝑢(𝑥) = (− + 𝐹(𝐿 − ))
𝐸𝐼 2 2 2 6
2 𝑥3
 𝑢(𝑥) = 𝐸𝐼𝐹 (𝐿𝑥4 − 6
))

En x=L, Libre : déplacement (la flèche) :


𝐹𝐿3 1 1 1 𝐹𝐿3
𝑢(𝐿) = (− + − ) => 𝑣(𝐿) =
𝐸𝐼 4 2 6 12𝐸𝐼

4
Or la raideur équivalente de la colonne est :
𝐹
𝑘=
𝑢(𝐿)
Donc
12𝐸𝐼
𝑘=
𝐿3
 Le moment quadratique des colonnes
Les colonnes sont considérées comme des poutres métalliques, moment
quadratique (I=Iz),

𝐼 = ∫ 𝑦 2 𝑑𝑆
𝑆

𝐵𝐻 3
𝐼=
12
B=0.1075 m, H=0.307m
Application numérique de I :

0.1075 × 0.3073
𝐼= = 2.592 × 10−4 𝑚4
12

𝐼 = 2.592 × 10−4 𝑚4

 Fréquence fondamentale du système :


Il y a deux colonnes, donc la raideur du système est le double de la raideur d’une
colonne.
𝑘𝑒𝑞 = 2𝑘
 Masse équivalente

Si on veut prendre en compte la masse des deux colonnes, il faut imaginer le


mouvement que prend le portique pendant le phénomène de vibration. On imagine
que le mouvement est le même que celui du portique sous l’action d’une force en
bout. La vitesse latérale en tout point est donnée en fonction de la vitesse en bout
(x=L) par (on suppose la forme du mode) :
𝑢̇ (𝑥) 𝑢(𝑥) 𝑢(𝑥)
= => 𝑢̇ (𝑥) = 𝑢̇ (𝐿).
𝑢̇ (𝐿) 𝑢(𝐿) 𝑢(𝐿)

3𝑥 2 2𝑥 3
𝑢̇ (𝑥) = 𝑣̇ (𝐿). ( − 3)
𝐿2 𝐿

=> 𝑢̇ (𝑥) = 𝑢̇ (𝐿). Φ(𝑥)


=> 𝑢̇ (𝑥) = 𝑢̇ 𝑒𝑞 . Φ(𝑥)

L’équivalence en énergie cinétique donne :


𝐿
1 1 1 2
𝑚𝑒𝑞 . 𝑢̇ 𝑒𝑞 2 = 𝑚. 𝑢̇ 𝑒𝑞 + 2. [ ∫ 𝜌𝑆𝑢̇ 𝑒𝑞 2 . Φ(𝑥)𝑑𝑥]
2 2 2 0
36 36
=> 𝑚𝑒𝑞 = 𝑚 + 35 𝜌𝑆𝐿= 𝑚 + 35 𝑚𝑐𝑜𝑙
𝐴𝑣𝑒𝑐

5
𝑚: 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑢 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒𝑟
𝑚𝑐𝑜𝑙 : 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑙𝑜𝑛𝑛𝑒
On pose :
𝑚𝑒𝑞 = 𝑀

Avec M la masse de la Portique.

La pulsation fondamentale est :

𝑘𝑒𝑞 24𝐸𝐼
𝑤 = √ 𝑀 =√ 𝑀𝐿3
Donnée : L=0.475m
E=70GPa

Valeur numérique de w :
24 × 70 × 103 × 2.592 × 10−4 1
𝑤=√ 3
= 63.74√ 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1
𝑀 × (0.475) 𝑀
La fréquence propre est donnée par la formule suivante :
𝑤 6𝐸𝐼
𝑓= =√ 2 3
2𝜋 𝜋 𝑀𝐿
Application numérique de la fréquence :
1
𝑓 = 10.15√ 𝐻𝑧
𝑀
3.
Déterminons maintenant expérimentalement les grandeurs que nous avons
précédemment introduites. Ainsi on va Comparer les avec les valeurs obtenues à la
question précédentes.
 Le calcul de la pulsation propre :
Dans cette partie on va déterminer les valeurs des deux pulsations à partir des deux
valeurs mesurées de la période T, qu’on a pu récupérer sur des graphes de
déplacement du plancher en fonction du temps sur deux essais, dans lesquels le
premier sans masse sur le portique et le deuxième avec une masse ajouté sur le
portique :
La relation de la pulsation W en fonction de la période (T) est :
2𝜋
𝑤=
𝑇

 Essai 1 : portique sans masse au-dessus

6
Figure 3 : graphe du déplacement en fonction du temps sans masse
On a eu :
T1=0.25s
Application numérique de la pulsation w1 :
2𝜋
𝑤1 = 0.25 = 25.12

W1=25.12 rad.s-1

𝑘
Avec la relation (4) on a : 𝑤 = √
𝑚
C’est qui nous donne une première l’équation (1) :
𝑘
𝑤1 2 =
𝑚
 Essai 2: portique avec masse au-dessus

Figure 4 : graphe du déplacement en fonction du temps avec masse

7
T2=0.2826s => W2=8𝝿=
2𝜋
𝑤2 = 0.2826 = 22.22

W2=22.22 rad.s-1
C’est qui nous donne une première l’équation (2) :
𝑘
𝑤2 2 =
𝑚+𝑀
Avec M, la masse ajoutée sur le portique, M=0.2kg
 Calcul de la masse m et de raideur K
Pour déterminer la masse M, on va diviser l’équation (1) de la pulsation W1, par
l’équation (2) de W2 et on aura :
𝑤1 2 𝑚 + 0.2
( ) =
𝑤2 𝑚

𝑚= 0.2
𝑤 2
[( 1 ) −1]
𝑤2
La valeur numérique de m est :
0.2
𝑚= = 0.719 𝑘𝑔
25.12 2
[(22.22) − 1]

𝒎 = 𝟎. 𝟕𝟏𝟗 𝒌𝒈
On peut déterminer la raideur k à partir de la relation de w1:
𝑘
𝑤1 2 =
𝑚
=> 𝑘 = 𝑤1 2 . 𝑚

𝑘 = (25.12)2 × 0.719 = 453.69


𝑘 = 453.69 𝑁. 𝑚−1
 La fréquence propre f :
La fréquence propre est donnée par la relation :
𝑤 = 2𝜋. 𝑓
𝑤
=> 𝑓 =
2𝜋
25.12
𝑓= = 4𝐻𝑧
2𝜋
Les hypothèses de notre modélisation sont bien justifiées, car les valeurs que nous
avons obtenues précédemment en utilisant l’hypothèse de RDM, sont proches aux
valeurs obtenues avec la méthode expérimentale.
Comme on peut le constater avec les valeurs des deux ci-dessous :
Pour la méthode RDM :
1
𝑊 = 63.74√ 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1
𝑀

1
𝑓 = 10.15√ 𝐻𝑧
𝑀
Et pour la méthode méthode expérimentale :

8
2𝜋
𝑤 = 0.25 = 25.12 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1

𝑓 = 4𝐻𝑧

4.

Comparaison de la (ou les) pulsation(s) et la (ou les) fréquence(s) propre(s)


mesurées et celles calculées. Vous pourrez éventuellement mener une analyse
d'erreur relative sur les résultats que vous avez obtenus.
Si on utilise ma masse M obtenu avec la méthode expérimentale, on peut
déterminer numériquement les valeurs de la pulsation propre et la fréquence propre
de la méthode de RDM.
Nous avons M=0.719kg
Alors la pulsation le la fréquence propres la méthode RDM sont:
1 1
𝑊 = 63.74√ = 63.74√ = 75.17 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1
𝑀 0.715

1 1
𝑓 = 10.15√ = 10.15√ = 11.15𝐻𝑧
𝑀 0.715
Et pour la méthode expérimentale :
2𝜋
𝑤 = 0.25 = 25.12 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 , 𝑓 = 4𝐻𝑧

 Calcul d’erreur relative de la pulsation et de la fréquence:

On peut calculer l’erreur relative par la relation suivante :

 Erreur de la pulsation propre :


𝑊𝑒 − 𝑊𝑎 75.17 − 25.12
𝐸𝑊 = = = 0.0265 = 2.65 %
𝑊𝑒 25.12
 Erreur de la fréquence propre :

𝑓𝑒 − 𝑓𝑎 11.15 − 4
𝐸𝑓 = = = 0.641 = 64.1%
𝑓𝑒 11.15
Les données des deux méthodes sont systématiquement proches, c’est qui explique
une marge d’erreur de la méthode expérimentale assez faible, par rapport à la
méthode analytique.

5.
Mettre en place une manipulation simple permettant de verrier que le deuxième
portique possède des caractéristiques mécaniques similaires à celui que vous venez
d'étudier. Dans la suite du TP, on fera l'hypothèse que les deux portiques sont
identiques.

La manipulation qu’on peut faire pour justifier que le deuxième portique possède les
mêmes caractéristiques mécaniques que le premier portique est de :
 Mesurer les masses des deux portiques pour vérifier si elles sont égales.

9
 Déterminer la raideur ou rigidité K des matériaux de deux portiques à partir de
la fréquence, connaissant déjà la raideur du premier portique et enfin les
comparer.

6.
Le système oscille à la pulsation 𝜔𝑑 avec une amplitude décroissante
exponentiellement. L’amplitude est donne par l’enveloppe C. exp(-ξ 𝜔𝑜 t). La réponse
est tracée Fig. 1

Figure 5. Allure de la réponse libre d’un système dissipatif sous-critique


L’équation de mouvement peut être réécrite sous la forme suivante :
𝑦̈ + 2. 𝜉. 𝜔. 𝑦̇ + 𝜔2 . 𝑦 = 0
Le cas ou l’amortissement est faible. La solution générale de l’équation homogène est
de la forme :
𝑦(𝑡) = (𝐴. cos(𝜔𝑑 . 𝑡) + 𝐵. sin(𝜔𝑑 . 𝑡)). 𝑒 −𝜉𝜔𝑡
Que l’on peut encore mettre sous la forme :
𝑦(𝑡) = 𝐶. cos(𝜔𝑑 . 𝑡 − 𝜑𝑑 ) . 𝑒 −𝜉𝜔𝑡
Dans les deux formes ci-dessus, les deux constantes sont déterminées par les
conditions initiales :

𝑣𝑜+𝜉.𝜔𝑜 .𝑦𝑜 2
A=𝑦𝑜 C=√𝑦𝑜 2 + 𝜔𝑑

𝑣𝑜+𝜉.𝜔𝑜 .𝑦𝑜 𝑣𝑜+𝜉.𝜔𝑜 .𝑦𝑜


B= tan 𝜑𝑑 =
𝜔𝑑 𝑦𝑜 .𝜔𝑑

Le système oscille à la pulsation 𝜔𝑑 avec une amplitude décroissante


exponentiellement. L’amplitude est donnée par l’enveloppe C . exp(−𝜉𝜔𝑡)
A l’aide de Matlab, tracer le logarithme de la valeur absolue de l’accélération de
l’un des étages en oscillation libre.
Où l'enveloppe du déplacement est : 𝑢(𝑡) = 𝐶. 𝑒 −𝜉𝜔𝑡

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Figure 6 : la courbe de la décroissance de l’amplitude en fonction du temps

Alors deux dérivées :


𝑢̇ (𝑡) = 𝐶. −𝜉𝜔. 𝑒 −𝜉𝜔𝑡
𝑢̈ (𝑡) = 𝐶. (𝜉𝜔)2 . 𝑒 −𝜉𝜔𝑡

Figure 7: Le logarithme de l’acceleration en fonction du temps

Quelle est la tendance du maximum de cette courbe ?


La tendance liner avec l’équation y=-0.17x+1.9, le maximum est 1.9.
Que pouvez-vous en déduire sur la nature de l’amortissement ?
Dans un étage du portique, l’amortissement est d’origine fluide – frottement de l’air sur
les lames. La décroissance de l’enveloppe pour un système sous-amorti.

11
Dans la suite du TP, on fait l’hypothèse que l’amortissement est uniquement visqueux
7.
Dans cette question, on fait l’hypothèse que l’amortissement est très faible. En
mesurant la diminution de l’amplitude de l’accélération en régime libre,
Déterminer le décrément logarithmique.

Figure 1. Réponse libre amortie

Figure 2 .
À partir de la réponse aux conditions initiales, cette approche conduit au concept de
𝑦(𝑡) 𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒
décrément logarithmique : 𝛿 = ln 𝑦(𝑡+𝑇) = 2.𝜋 = 0.027
2.𝜋
Avec 𝑇 = 𝜔 la pseudo-période d’oscillation
𝑑

On a: 𝑦𝑡 = 𝐴. 𝑒 −ζ 𝜔.𝑡 . sin(𝜔𝑑 . 𝑡 + 𝜙) . Puisque 𝜔𝑑 . 𝑡 = 2𝜋


Et 𝑦𝑡+𝑇 = 𝐴. 𝑒 −ζ 𝜔.(𝑡+𝑇) . sin(𝜔𝑑 . 𝑡 + 𝜔𝑑 . 𝑇 + 𝜙)
𝑦(𝑡)
Alors 𝛿 = ln 𝑦(𝑡+𝑇) = ln( 𝑒 ζ 𝜔.𝑇 ) = ζ 𝜔. 𝑇
2.𝜋 2.𝜋 2.𝜋.ζ
En posant 𝑇 = 𝜔 = , le décrément logarithmique s’écrit 𝛿 = et permet
𝑑 𝜔𝑜 .√1−ζ2 √1−ζ2
d’exprimer le taux d’amortissement

12
𝛿
ζ= = 0.0042
√4. π2 + 𝛿 2
Déduisez-en le coefficient d’amortissement.
𝑦(1)
Le decrement est obtenu par des mesures en t1 et t2 par 𝛿 = ln 𝑦(2) . Connaissant m,
k et ζ il est aussi possible de calculer le coefficient d’amortissement

c = 2ζ . √𝑘. 𝑚 ≈ 0.134
L’hypothèse précédemment faite est-elle justifiée ?
Oui, parce le facteur d’amortissement ξ < 1, c’est le cas où l’amortissement est faible
et sous critique Δ < 0

3. Portique à deux étages en régime forcé

Dans on va déterminer la réponse forcée du portique à deux étages (Fig. 2) soumis à


un chargement sinusoïdal.

Figure 9 : Portique à deux étages


Question 8
Proposer une modelisation simple du problème étudie. Déterminer les modes
propres de la structure envisagée. Dessiner les vecteurs propres associés.

Figure 10 : Simulation des deux portiques sur un système masse-ressort à 2ddl

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Figure 11 : Modes propres d’un bâtiment de deux étages.
𝐴𝑣𝑒𝑐:
𝑥1 = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑢1 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑥2 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢2 , 𝑟é𝑝𝑟𝑒𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑜𝑐𝑖é𝑠
Selon la seconde loi de Newton :
∑ 𝐹⃗ = 𝑚𝑎⃗ => 𝐹⃗𝑒𝑥𝑡 + 𝐹⃗ + 𝑃⃗⃗ = 𝑚𝑎⃗
Suivant l’axe y on a :
Pour un système à deux degré de liberté en régime forcé on obtient :
𝑚𝑥1̈ + 2𝑘𝑥1 − 𝑘𝑥2 = 𝐹𝑒𝑥𝑡
𝑚𝑥2̈ − 𝑘𝑥1 + 𝑘𝑥2 = 𝐹𝑒𝑥𝑡
Avec :
𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝐹𝑐𝑜𝑠(𝑤𝑡) ; Qu’on suppose nulle.

Puis on a le système matriciel suivant :


𝑚 0 𝑥̈ 1 2𝑘 −𝑘 𝑥1 0
[ ][ ] + [ ][ ] = [ ]
0 𝑚 𝑥̈ 2 −𝑘 𝑘 𝑥2 0

 𝑀𝑋̈ + 𝐾𝑋 = 0
 𝑋̈ + 𝑀𝐾 𝑋 = 0
Avec :
𝑚 0
𝑀=[ ]
0 𝑚

2𝑘−𝑘
𝐾=[ ]
−𝑘 𝑘
𝐾
𝑊2 =
𝑀
Calcul du déterminant du système matriciel :
On pose :
𝑑𝑒𝑡(𝑀𝑊 2 + 𝐾) = 0
2
 𝑑𝑒𝑡 [𝑤 𝑚 + 2𝑘 2 −𝑘 ] = 0
−𝑘 𝑤 𝑚+𝑘

 (𝑤 2𝑚 + 2𝑘)(𝑤 2 𝑚 + 𝑘) − 𝑘 2 = 0

14
3𝑘 2 𝑘 2
𝑤4 + 𝑤 + 2=0
𝑚 𝑚
𝑘 𝑘
𝑤 21 = 0.382 => 𝑤1 = 0.618√
𝑚 𝑚

𝑘 𝑘
𝑤 2 2 = 2.618
=> 𝑤2 = 1.618√
𝑚 𝑚
Application numérique de la pulsation propre et fréquence propre :
On : m=0.719kg et k=454.74N/m
𝑘 454.74
𝑤1 = 0.618√ = 0.618 × √ = 15.54 𝑟𝑎𝑑/𝑠
𝑚 0.719

454.74
𝑤2 = 1.618 × √ = 40.69 𝑟𝑎𝑑/𝑠
0.719
𝑤1
𝑓1 = = 2.47𝐻𝑧
2𝜋
𝑤2
𝑓2 = = 6.47𝐻𝑧
2𝜋

9.
Le programme q_sweep_X_Q8 génère un signal sinusoïdal d’amplitude constante et
de fréquence augmentant linéairement entre 1 Hz et 10 Hz sur une période de 30s
Le portique a deux étages peut-il rentrer en résonance ? oui
Avec la solution de l’équation, d’où
𝑘 𝑘
𝑤1 2 = 0.382 ∗ 𝑚 ---> 𝑤1 = 0.618 ∗ √𝑚

𝑘 𝑘
𝑤2 2 = 0.2.618 ∗ 𝑚 ---> 𝑤2 = 1.618 ∗ √𝑚

à quelle fréquence ?

15
Figure 12: courbe de l’excitation de portique à deux étages
Nous calculons les fréquences à l'aide du programme, d'où nous calculons
𝑤1 = 14.23 𝑟𝑎𝑑/𝑠 = 2𝜋/𝑇1 ----> 𝑓1 = 2.266 𝐻𝑧
𝑤2 = 34.93 𝑟𝑎𝑑/𝑠 = 2𝜋/𝑇2 ----> 𝑓2 = 5.56 𝐻𝑧
Le calcul de modes propres est notamment utilisé dans le domaine de l’analyse
modale qui consiste a exprimer le déplacement quelconque d’un structure dans la
base formée par ses vecteurs propres.
𝑦(𝑡) = 𝑞𝑛 (𝑡). 𝜙𝑛
𝑦̈ (𝑡) = −𝜔𝑛 2 . 𝑞𝑛 (𝑡). 𝜙𝑛
D’où
[−𝜔𝑛 2 . 𝑚. 𝜙𝑛 + 𝑘. 𝜙𝑛 ]𝑞𝑛 (𝑡) = 0
Il y a deux solutions, le premier la solution triviale et le autre quand[−𝜔𝑛 2 . 𝑚. 𝜙𝑛 + 𝑘. 𝜙𝑛 ]
est zéro.
𝜔𝑛 2 . 𝑚. 𝜙𝑛 = 𝑘. 𝜙𝑛
[−𝜔𝑛 2 . 𝑚 + 𝑘]𝜙𝑛 = 0
Donc la solution est :
𝑤1 = 15.536 𝑟𝑎𝑑/𝑠 = 2𝜋/𝑇1 ----> 𝑓1 = 2.47 𝐻𝑧
𝑤2 = 40.67 𝑟𝑎𝑑/𝑠 = 2𝜋/𝑇2 ----> 𝑓2 = 6.47 𝐻𝑧
Quel mode sont excite ?
Le phénomène de résonance est la propriété partagée par un très grand nombre
d'objets et de systèmes physiques d'absorber préférentiellement de l'énergie,

16
généralement sous forme mécanique, lorsqu'ils sont soumis à des forces variant
périodiquement dans le temps.
Lorsque qu’on s’approche de la fréquence de résonance propre du système physique,
celui-ci se met à effectuer un mouvement en réponse à la force d'excitation.
Est-ce en accord avec vos résultats précédents ?
Oui, nous avons pu vérifier qu'il y a résonance, avoir des résultats très proches.
Les erreurs :
 Erreur de fréquence propre du premier étage:
𝑓𝑒 − 𝑓𝑎 2.47 − 2.266
𝐸𝑓 = = = 0.082 = 8.2%
𝑓𝑒 2.47
 Erreur de fréquence propre du deuxième étage:

𝑓𝑒 − 𝑓𝑎 6.47 − 5.56
𝐸𝑓 = = = 0.140 = 14%
𝑓𝑒 6.47
D’où peuvent provenir les écarts ?
Les erreurs peuvent provenir des frottements, aux incertitudes mes mesures.

(L’étalonnage du capteur et la précision de l'accéléromètre)


4. Contrôle passif de masse
Ici nous nous proposons de faire une étude sur la réduction de l’amplitude de
l’accélération en prenant pour référence la tour Taipei 101.D’une hauteur de 500m,
elle est équipée d'un pendule d'une masse de 660 tonnes et d'une longueur
approximative de 45m.

Modélisation :
Dans le but de réduire l’amplitude de l’accélération respective des deux niveaux du
portique, on considère un modèle du bâtiment avec son amortisseur : la boule de
masse m2(représentant la pendule) n’est pas fixe au sommet de la tour mais liée par
un ressort de raideur k2 mis en parallèle avec un amortisseur de coefficient de
frottement visqueux f (masse attachée à la structure principale à l’aide d’un ressort
et d’un amortisseur (masse-ressort-amortisseur)). Cette technique consiste à
superposer avec la structure, un dispositif permettant d’amortir passivement les
vibrations structurales, et ce, sans requérir à une source d’énergie externe.

17
En physique, l'amortissement d'un système est une atténuation de ses mouvements
par dissipation de l'énergie qui les engendre. Il peut être lié de diverses manières à la
vitesse.

Figure 13 : Portique à un étage avec contrôle passif de masse

Le dispositif est donc le suivant :

On choisit, et La tour sans la boule est toujours représentée par un système de masse
m1 et ressort de raideur k1. Les déplacements x1 et x2 sont alors liés au déplacement
initial x0 par le système d’équations suivant :

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𝑚1 𝑥̈ 1 = −𝑘1𝑥1 + 𝑘2 (𝑥2 − 𝑥1)
Les conditions initiales sont : {
𝑚2 𝑥̈ 2 = −𝑘2 (𝑥2 − 𝑥1) − 𝑓(𝑥̇ 2 − 𝑥̇ 1)
En négligeant les effets de frottement donc l’amortissement,on revient au système
précédent avec les deux portiques.Ce qui n’est pourtant pas pareil
Ainsi on ne peut négliger les frotteents
Pour justifier cette hypothèse on a fait une modélisation de la tour:
On a commencé par construire un modèle de cette tour. On a ainsi cherché une
fréquence de résonance de la tour. On a donc soumis la tour (portique) à une
oscillation sinusoïdale symbolisant le vent latéral auquel est soumise la tour avec une
installation en fixant la tour au sol.
La figure obtenue est la suivante :

19
On suppose que le pendule (système de contrôle de masse) devrait avoir la même
fréquence de résonance que la tour (portique) puisque l'énergie doit être absorbée et
dissipée par le pendule
On note que sans la partie mobile, l’amplitude du mouvement de la table est quasi
constante contrairement au mouvement de la partie mobile dont l’amplitude diminue
fortement avec le temps et la fréquence faible. La partie mobile crée donc un effet
d’amortissement et diminue la fréquence.
On ne peut donc pas négliger les phénomènes de frottement solide et visqueux.
Notes :
Un Absorbeur de Vibrations (Tuned Mass Damper) est un système oscillant ajouté à
une structure dans le but de réduire sa réponse à une excitation. Ce système est
effectif dans une bande étroite de fréquence. Les éléments déterminants pour la mise
en place d'un tel système sont: le choix de sa fréquence propre; le choix de sa position.
La fréquence propre de l'absorbeur de vibrations doit être choisie selon deux critères:
en fonction du spectre de l'excitation en fonction des fréquences propres de la
structure à amortir. Lorsque la structure est excitée suivant une fréquence unique
connue distante de ses fréquences de résonance, la fréquence propre de l'absorbeur
de vibrations peut être ajustée pour introduire une antirésonance à cette fréquence
d'excitation. Réduire l'amortissement permet d'augmenter l'atténuation sans
augmenter la masse, mais réduit la bande de fréquence filtrée, rapproche la fréquence
de résonance introduite de la fréquence filtrée et augmente cette résonance. Cette
solution peut se révéler néfaste si la fréquence d'excitation est mal évaluée ou évolue
au cours de la vie de la structure.
Lorsque la structure entre en résonance, la fréquence propre de l'absorbeur de
vibrations peut être ajustée pour amortir le mode mis en jeu. L'amortissement doit être
important pour ne pas introduire une double résonance encore plus importante, mais
suffisamment faible cependant pour que l'absorbeur ait une influence sur la réponse

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de la structure. L'absorbeur de vibration sera efficace s'il est positionné sur un ventre
du mode excité. Si sa masse est trop importante, il risque, en modifiant complètement
les modes propres de la structure, de ne faire que déplacer le problème. Les valeurs
de masse, pulsation propre et amortissement modal suivantes sont un bon compromis.

Conclusion

L’intérêt de contrôle des structures en génie civil revêt divers aspects évoqués
dans plusieurs projets scientifiques tels que l’accroissement de la productivité des
chantiers ,de la durée de vie de l’ouvrage ou de ses composants de la durée de mise
en service qui due à la possibilité de réhabilitation, l’adaptation des ouvrages existants
a une évolution des niveaux de performances requises ou de l’environnement
Dans le cas des immeubles de très grande hauteur, comme à Tapei, les ingénieurs
ont adaptés une solution au problème à traiter en mettant en place une sphère d’un
poids de 800 tonnes à une certaine distance du sol pour justement reprendre les effets
dus aux séismes et du vent. C’est le principe de l’amortisseur par masse accordée. Ce
thème est repris un peu plus loin dans la liste des manipulations proposé
, La première construction équipée d’un AMA, est la tour CN Tower à Toronto
(Canada). Et qui s’avère fiable pour supprimer les vibrations indésirables des
structures, provoquées par des excitations harmoniques ou par le vent. Son efficacité
dépend du rapport de masse, du rapport de fréquence, et du taux d'amortissement de
l’AMA

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