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I- Place du travail et capital humain dans les

théories économiques :
L'économie du travail est une branche de l'économie appliquée à l'analyse du marché du
travail.

Analyse néoclassique :

Sur le marché du travail, la confrontation de l’offre et de la demande conduit à


déterminer deux grandeurs : le salaire et le niveau d’emploi. La théorie néo-classique
utilise ce mécanisme de marché pour démontrer que le chômage ne peut être durable.
Il suffit en effet de diminuer les salaires pour que la demande de travail des
entreprises s’accroisse et fasse disparaître le chômage.

Analyse keynésienne :

Les économistes keynésiens ont contesté le mécanisme du marché car une baisse des
salaires réduit le pouvoir d'achat des travailleurs et donc la demande des biens et
services qui s’adresse aux entreprises, ces dernières ne seraient plus incitées à
embaucher pour accroître leur production en bien et services. Les keynésiens
affirment qu’il n’existe pas un véritable marché du travail .

Chômage :

Le chômage peut être défini comme l'état d’inactivité d’une personne souhaitant travailler.
Cette définition du chômage connaît de nombreuses variantes et son concept donne
toujours lieu à des controverses théoriques et statistiques.

Le chômage « classique »
Dans le modèle néoclassique d’une économie concurrentielle pure et parfaite (cf.
hypothèses de CPP de l'analyse néoclassique standard), le chômage est décrit comme
« volontaire » ou frictionnel. On dit qu’il est volontaire lorsqu’un individu refuse un emploi
qu’il juge insuffisamment payé alors que le surplus de production qu’il apporte à l’entreprise
ne peut permettre de lui accorder une rémunération supérieure

Pour Keynes, les entreprises ajustent leur demande d'emploi au niveau de production
qu'elles anticipent en fonction des débouchés qu'elles espèrent. C’est donc la demande
effective qui détermine le niveau de la production, et qui, par conséquent fixe le
niveau de l’emploi. Au bout du compte, c’est donc la seule demande effective qui
détermine le volume de la production et le niveau d’emploi.

Pour représenter graphiquement l’équilibre économique obtenu on détermine d’abord


la fonction de demande globale (DG1) en fonction du revenu réel (Y). On trace par
ailleurs la première bissectrice (DG=Y) qui décrit tous les points d’équilibre possible,
c’est-à-dire les points où la demande et l’offre s’égalisent. L’intersection de DG 1 et de
la bissectrice permet de définir l’équilibre effectif. Or, rien n’assure que la production
définie par cet équilibre (Y1) soit la production qui permette le plein-emploi (Ype). Si
ce n’est pas le cas, l’équilibre effectif n’est pas égal à l’équilibre de plein-emploi (Epe)
et il existe donc un chômage involontaire

la théorie des contrats :

En économie, la théorie des contrats étudie comment les acteurs économiques peuvent et
passent des arrangements contractuels, généralement en présence d'information
asymétrique. En raison de ses liens avec les théories de l'agence et des incitations, la théorie
des contrats est souvent classée à l'intérieur d'un domaine connu comme le droit et
l'économie. Elle est également classable dans le domaine de l'économie publique.

la théorie des contrats implicites :

Cette théorie part du constat que les fluctuations des salaires sont beaucoup plus faibles que
les variations de l’emploi et de la production. L’explication tient au fait que les salariés ont
une aversion pour le risque, ils craignent une baisse de leur revenu (salaire)

Le dilemme du prisonnier, énoncé en 1950 par Albert W. Tucker à Princeton, caractérise en


théorie des jeux une situation où deux joueurs auraient intérêt à coopérer, mais où, en
l’absence de communication entre les deux joueurs, chacun choisira de trahir l'autre si le jeu
n'est joué qu'une fois. La raison est que si l’un coopère et que l'autre trahit, le coopérateur
est fortement pénalisé.

La valeur-travail est un concept théorique utilisé notamment par Adam Smith, David Ricardo
puis Karl Marx, et avant Smith par William Petty, pour qui le travail est le père et la nature la
mère de la richesse

Adam Smith distingue deux notions de valeur : la « valeur en usage » et la « valeur en


échange »3. Le concept de valeur-travail est une réponse théorique développée par des
penseurs qui cherchent à déterminer s'il existe une cause objective à la valeur d'échange
pouvant expliquer les prix des marchandises, les profits et les rentes.

David Ricardo développe la notion de valeur-travail introduite par Adam Smith et cherche à
comprendre comment le travail se transfère en profit et en rente. Il commence par
transformer la notion de valeur-travail. Pour lui la valeur d'un bien est égale, non à la
quantité de travail qu'il peut commander, mais à la quantité de travail, direct et indirect,
nécessaire à sa fabrication

Marx juge l'expression « valeur du travail » impropre, car il part du principe que le travail est
à l'origine de toute valeur. Pour Marx les salaires ne représentent pas la valeur du travail
mais la location de la force de travail du salarié
Le travail abstrait
La grandeur de valeur d’une marchandise est donc définie par le temps de travail moyen
socialement nécessaire à sa production. Ce travail va être défini comme étant le "travail
abstrait"

Le chômage keynésien est un chômage dû à une insuffisance de la demande


anticipée sur le marché des biens et services.

Cette analyse est proposée par les économistes dits « du déséquilibre » qui font
l’hypothèse que les prix sont rigides. L’insuffisance de la demande anticipée ne se
traduit donc pas par une baisse des prix qui pourrait favoriser l’équilibre sur le marché
des biens et des services mais par une baisse de l’offre : l’équilibre se réalise donc par
une adaptation des quantités offertes aux quantités demandées. Cette adaptation se
reporte sur le marché du travail : la baisse de l’offre de biens et services se traduit par
une réduction des besoins en main d’œuvre et l’accroissement du chômage.

Le taux de chômage naturel est un concept créé par Milton Friedman et Edmund
Phelps dans les années 1960. Il correspond au taux de chômage d'équilibre, vers
lequel l'économie tend sur le long terme. Selon les hypothèses du modèle, en absence
de choc et de cycle économiques, les salaires tendent vers un niveau d'équilibre qui
égalise offre et demande sur le marché du travail. Le chômage naturel découle alors,
pour un niveau de compétence donné, du refus de travailleurs d'accepter un salaire
jugé trop faible (concept de chômage volontaire et de salaire de réserve) et de
l'inintérêt pour les firmes de proposer un salaire trop élevé

Effet d'hystérèse du chômage

L'effet d'hystérèse est un terme emprunté à la physique, il désigne la « propriété d'un


système qui tend à demeurer dans un certain état quand la cause extérieure qui a
produit le changement d'état a cessé ». En économie, l'effet d'hystérèse correspond à
une situation dans laquelle le taux de chômage d'équilibre augmente durablement,
alors que sa cause a disparu.

• La persistance du chômage correspond à un ajustement long du chômage effectif


vers le chômage d'équilibre, après un choc macroéconomique. L'explication d'une
telle situation tient d'une part à la possible persistance du choc, d'autre part à
l'insuffisance des mécanismes d'ajustement.

• L'hystérèse du chômage désigne la situation dans laquelle, après un choc


macroéconomique, le taux de chômage d'équilibre tend à augmenter avec le chômage
effectif. Selon la formule de Phelps (1994) c'est "un taux de chômage d'équilibre qui
bouge"
La théorie du déséquilibre est une théorie économique qui vise à rapprocher
certaines des analyses keynésiennes et néoclassiques. Elle a été élaborée dans les
années 1970, notamment par Edmond Malinvaud ou Jean-Pascal Benassy.

Cette théorie admet notamment la possibilité qu'un chômage keynésien puisse exister,
en sus du chômage classique, donc qu'il puisse y avoir un chômage involontaire
prolongé. En effet, les prix à court terme sont rigides ce qui peut provoquer des
déséquilibres dont le chômage, qui apparaît comme un déséquilibre entre l'offre et la
demande sur le marché de l'emploi. Cette théorie des déséquilibres fait donc partie de
l'ensemble des théories de la croissance endogène: c'est un facteur interne à
l'économie qui suscite une crise plus ou moins durable ; ici la rigidité des prix.

Loi d'Okun

Croissance trimestrielle et évolution du taux de chômage aux États-Unis entre 1947 et 2002

La loi d'Okun, en économie, a été proposée par Arthur Okun en 19621. Elle décrit une
relation linéaire empirique entre le taux de croissance (du PIB) et la variation du taux
de chômage. En dessous d'un certain seuil de croissance, le chômage augmente ; au-
dessus de ce seuil, il diminue, à élasticité constante.

Au sens économique usuel, le travail est l'activité rémunérée qui permet la production
de biens et services. Avec le capital, c'est un facteur de production de l'économie. Il
est essentiellement fourni par des employés en échange d'un salaire. Le processus
d'entrée et de sortie de l'emploi se fait par le marché du travail.

Son étude économique est faite par l'économie du travail, son étude sociologique
correspond à la sociologie du travail, et son cadre juridique est le droit du travail.