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Mémoire de travail de fin d’étude

Pour l’obtention du titre Ingénieur d’Etat de


l’EHTP
OPTIONS
Génie Civil – Infrastructures de transport

Zone centrale sud


Etude de construction d’un ouvrage
d’art sur la RN11 au PK133

Réalisé Par : Sous l’encadrement de :


Abdelhamid RIZKI Mr HIROUAL Saïd
Anass MAGHRAOUI Mr S. OUTLIOUA

Casablanca juin 2008


Remerciements

Avant d’entamer le rapport de ce travail de fin d’étude, nous tenons à


remercier tout d’abord Monsieur A.ZAHRI, chef de projet PMK/LV pour nous
avoir reçus au sein de sa division et pour sa volonté incessante de faire réussir
notre travail.

Nous tenons à exprimer aussi nos gratitudes à nos encadrants Monsieur


S.HIROUAL et Monsieur S.OUTLIOUA pour leurs conseils pertinents, pour leur
orientation et pour le temps qui nous ont consacré malgré leurs diverses
occupations.

Egalement nous exprimons nos signes de gratitudes à notre professeur


Monsieur A.MOUBARAA, chef de service ouvrage d’art à la DRCR et
enseignant à l’EHTP qui nous a apporté beaucoup d’aide et qui n’a épargné ni
son temps ni ses efforts pour nous faire part de son savoir faire, et aussi à
Monsieur N.KADDAR ingénieur génie civil pour son aide et son
encouragement durant notre période de stage.

Nous remercions par la même occasion tout le staff du service LV pour son
accueil chaleureux et sa coopération, ainsi que toute personne qui a participé
de près ou de loin à la réussite ce travail.

Nous ne saurons oublier nos parents, nos familles et nos amis qui nous ont
encouragés et soutenus durant notre stage.
Résumé

Le présent mémoire consiste en l’étude de construction d’un pont route sur la route
nationale RN11, PK 133 entre la ville de KHORIBGA et FKIH BEN SALEH.

Dans le cadre d’extension de l’exploitation des phosphates au sud des chantiers


actuellement existant, et vu la contrainte de la route nationale qui passe au milieu de la zone à
exploiter, il a fallut penser à construire un pont sur cette route afin de faciliter le passage des
engins de chantier et l’acheminement des phosphates vers les unités de traitement.

Dans ce sens, la première partie de ce mémoire portera sur une étude de définition, qui
comporte, dans un premier temps, une reconnaissance du site dans le but d’entamer une étude
du tracé qui nécessite une amélioration de ces caractéristiques géométriques, puis caler
l’ouvrage afin de déterminer les variantes possibles.

La deuxième partie sera consacrée à l’étude d’avant projet; à l’issue de l’étude de


définition, les variantes retenues seront prédimensionnées puis comparées du point de vue
technico-économique, pour pouvoir déterminer la variante la mieux adaptée.
Finalement, une étude détaillée de la variante retenue fera l’objet de la troisième partie, qui
portera entièrement sur le calcule et dimensionnement les différents constituants de
l’ouvrage, afin d’établir un devis estimatifs du projet entier.
Sommaire

Introduction 1

1ère partie : Etude de définition :


Chapitre 1 : Etude de définition …………………………………………... 3
1.1. Présentation ………………………………………………………………... 4
1.1.1. Préambule …………………………………………………………………… 4
1.1.2. Données disponibles ………………………………………………………… 4
1.2. Données générales ………………………………………………………… 4
1.2.1. Situation géographique ………………………………………………………. 4
1.2.2. Tracé existant…………………………………………………………………. 5
1.2.3. Contraintes et exigence fonctionnelle………………………………………. 6
1.2.4. Trafic…………………………………………………………………………. 7
1.3. Amélioration du tracé et calage de l’ouvrage....…………………………… 7
1.3.1. Description du site du projet ………………………………………………… 7
1.3.2. Tracé en plan…………………………………………………………………. 8
1.3.3. Profil en long…………………………………………………………………. 9
1.3.4. Profils en travers……………………………………………………………… 10
1.3.5. Dimensionnement de la chaussée……………………………………………. 10
1.3.6. Implantation de l’ouvrage…………………………………………………… 11
1.4. Les différents types de ponts……………………………………………….. 11
1.5. Les variantes possibles……………………………………………………... 14

2ème partie : Avant projet


Chapitre 2 : Avant projet …………………………………………………….. 16
2.1. 1ère Variante………………………………………………………………... 17
2.1.1. Prédimensionnement du tablier……………………………………………… 17
2.1.2. Prédimensionnement de la pile. ……………………………………………… 19
2.1.3. Prédimensionnement des culées. …………………………………………….. 23
2.1.4. Prédimensionnement des fondations………………………………………… 28
2.2. 2ème Variante ………………………………………………………………. 32
2.2.1. Prédimensionnement du tablier………………………………………………. 32
2.2.2. Prédimensionnement des culées …………………………………………….. 34
2.2.3. Prédimensionnement des fondations ………………………………………… 35
2.3. Comparaison économique………………………………………………….. 36
2.4. Conclusion ………………………………………………………………… 37
3ème partie : Projet d’exécution
Chapitre 3 : Définition des charges …………………………………………. 38
3.1. Inventaire des charges permanentes :……………………………………… 39
3.1.1. Les données de calcul…………………………………………………………. 39
3.1.2. Les valeurs caractéristiques des charges des équipements du tablier…………. 39
3.1.3. Récapitulation des charges permanentes …………………………………….. 40
3.2. Inventaire des charges d’exploitation :…………………………………….. 41
3.2.1. Définition……………………………………………………………………… 41
3.2.2. Charges routières……………………………………………………………… 43
Chapitre 4 : Etude des poutres principales………………………………….. 48
4.1. Détermination des CRT des charges……………………………………….. 49
4.1.1. Aperçu sur la méthode Guyon-Massonnet…………………………………… 49
4.1.2. Détermination des paramètres de calcul………………………………………. 51
4.1.3. Détermination des coefficients de répartition transversale CRT……………... 55
4.2. Détermination des sollicitations moyennes………………………………... 60
4.2.1. Rappel sur les lignes d’influences d’une poutre sur appui simple……………. 60
4.2.2. Sollicitations dues aux charges permanentes………………………………… 61
4.2.3. Sollicitations dues aux surcharges routières…………………………………... 64
4.2.4. Combinaison des charges ……………………………………………………. 72
4.3. Calcul du ferraillage……………………………………………………….. 73
4.3.1 Hypothèse de calcul………………………………………………………….. 73
4.3.2 Calcul des armatures…………………………………………………………. 74
Chapitre 5 : Etude du hourdis……………………………………………….. 76
5.1. Les données de calcul……………………………………………………… 77
5.1.1. Matériaux……………………………………………………………………… 77
5.1.2. Dimensions……………………………………………………………………. 77
5.2. Calcul de la dalle entre poutres…………………………………………….. 78
5.2.1. Illustration du hourdis………………………………………………………. 78
5.2.2. Calcul des sollicitations………………………………………………………. 79
5.2.3. Armatures de la dalle entre poutre…………………………………………… 81
5.3. Calcul de la dalle en encorbellement………………………………………. 83
5.3.1. Calcul des sollicitations………………………………………………………... 83
5.3.2. Armatures de la dalle en encorbellement…………………………………….. 90
5.4. Flexion globale……………………………………………………………. 91
5.4.1. Détermination des coefficients µα…………………………………………… 92
5.4.2. Détermination des moments globaux……………………………………….. 94
5.4.3. Combinaison des moments globaux…………………………………………. 94
5.5. Vérification des armatures…………………………………………………. 95
5.5.1. Disposition des armatures dans le hourdis……………………………………. 95
5.5.2. Valeur minimale des armatures - Condition de non fragilité…………………. 95
5.5.3. Condition de non entraînement des barres…………………………………… 95
5.5.4. Ecartement des armatures……………………………………………………. 96
5.5.5. Vérification au poinçonnement………………………………………………. 96
Chapitre 6 : Etude des entretoises……………………………………………. 98
6.1. Calcul des sollicitations……………………………………………………. 100
6.1.1. Sollicitations dues aux charges permanentes………………………………… 100
6.1.2. Sollicitations dues aux surcharges routières………………………………….. 102
6.1.3. Récapitulatif………………………………………………………………….. 105
6.1.4. Les combinaisons de charges…………………………………………………. 105
6.2. Sollicitations dues aux vérinages…………………………………………... 106
6.3. Détermination du ferraillage………………………………………………. 108
6.3.1. Justification de la section de calcul…………………………………………... 108
6.3.2. Armatures longitudinales…………………………………………………….. 109
6.3.3. Armatures transversales……………………………………………………… 109
Chapitre 7 : Etude des appareils d’appui……………………………………. 111
7.1. Prédimensionnement des appareils d’appui……………………………….. 112
7.1.1. Evaluation des déformations………………………………………………… 112
7.1.2. Réactions d’appuis…………………………………………………………… 113
7.1.3. Détermination des dimensions……………………………………………….. 117
7.2. Effort horizontaux en tête d’appuis………………………………………… 118
7.2.1. Généralités……………………………………………………………………. 118
7.2.2. Détermination des rigidités des appuis………………………………………. 119
7.2.3. Effort dynamique de freinage………………………………………………… 120
7.2.4. Effets dues aux variations linéaires…………………………………………… 120
7.3. Vérification de la validité des appareils d’appui…………………………… 120
7.3.1. Condition sur la distorsion……………………………………………………. 120
7.3.2. Condition sur la somme des contraintes de cisaillement……………………… 121
7.3.3. Condition de non soulèvement……………………………………………….. 121
7.3.4. Condition sur l’épaisseur des frettes………………………………………….. 121
7.3.5. Condition de non glissement………………………………………………….. 121
7.3.6. Tableau des résultats………………………………………………………….. 122
Chapitre 8 : Etude des culées…………………………………………………. 123
8.1. Inventaires des charges…………………………………………………….. 124
8.1.1. Charges permanentes………………………………………………………… 124
8.1.2. Charges d’exploitation………………………………………………………. 125
8.1.3. Actions naturelles et climatiques……………………………………………. 126
8.2. Descente de charge………………………………………………………… 127
8.2.1. Cas de charge………………………………………………………………… 127
8.2.2. Combinaisons de charges……………………………………………………. 127
8.3. Vérification de la stabilité sous la semelle…………………………………. 128
8.4. Calcul du ferraillage………………………………………………………. 129
8.4.1. Hypothèses de calcul………………………………………………………… 129
8.4.2. Murs garde grève……………………………………………………………... 129
8.4.3. Le corbeau……………………………………………………………………. 130
8.4.4. Dalle de transition……………………………………………………………. 131
8.4.5. Murs en retour………………………………………………………………... 131
8.4.6. Chevêtre……………………………………………………………………… 132
8.4.7. Les fûts……………………………………………………………………….. 134
8.4.8. Les semelles de fondation……………………………………………………. 135
Chapitre 9 : Etude de la pile …………………………………………………. 137
9.1. Inventaires des charges…………………………………………………….. 138
9.1.1. Charges permanentes………………………………………………………… 138
9.1.2. Surcharges routières………………………………………………………….. 139
9.1.3. Charges variables……………………………………………………………... 141
9.2. Descente de charge………………………………………………………… 141
9.2.1. Cas de charges……………………………………………………………… 141
9.2.2. Combinaisons de charges……………………………………………………. 142
9.3. Ferraillage de la pile……………………………………………………… 143
9.3.1. Chevêtre…………………………………………………………………….. 143
9.3.2. Les fûts………………………………………………………………………. 144
9.3.3. La semelle…………………………………………………………………….. 146
Chapitre 10 : Analyse sismique………………………………………………. 148
10.1. Introduction……………………………………………………………….. 149
10.2. Aperçu sur la méthode d’analyse sismique……………………………….. 149
10.3. Sismicité de la zone centrale sud…………………………………………. 150
10.3.1. Carte sismique du Maroc…………………………………………………… 151
10.3.2. Vibrations dues aux tirs de mines………………………………………….. 152
10.4. Dispositions constructives parasismiques………………………………… 154
10.4.1. Les fûts……………………………………………………………………. 154
10.4.2. Les fondations…………………………………………………………… 155
10.4.3. Chevêtres…………………………………………………………………. 155
10.4.4. Appuis…………………………………………………………………….. 155
DEVIS ESTIMATIF…………………………………………………………... 156
Conclusion……………………………………………………………………… 159
Annexes……………………………………………………………………….... 160
Annexes
Deuxième partie

Avant Projet
Troisième partie

Projet
d’exécution
Première partie

L’étude
de définition
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Introduction

Introduction

Dans le but de réduire les coûts et faciliter l’exécution des ponts, le


développement des techniques de construction des ouvrages d’art a connu ces
dernières décennies un grand essor. Toutefois il n’est pas évident de trancher sur
le type de pont à concevoir dans un site qui a des caractéristiques
géotechniques, géométriques et climatiques données, une étude technico-
économique reste toujours indispensable pour choisir la variante la mieux
adaptée.

Dans ce sens les variantes les plus classiques et anciennes à utilisées sont
parfois compétitives, ce qui est le cas de notre projet. Les structures en béton
armé ont été les premiers à apparaitre après les ponts en maçonnerie. Malgré ses
inconvénients à savoir des portées moins importantes et des retombées plus
grandes (par rapport aux ponts en béton précontraint), le pont à poutre présente
aussi plusieurs des avantages, entre autres il ne nécessite pas une main d’œuvre
très qualifié et aussi du point de vue économique et il est moins onéreux.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 1 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Chapitre 1

Etude de Définition

Dans ce chapitre nous nous intéresserons à l’étude de définition afin de déterminer les
variantes qui semblent les mieux adaptées aux contraintes naturelles, fonctionnelles et
financières pour le site.
Nous allons commencer par présenter les données de base du projet, ensuite nous
passerons à l’implantation du pont tout en améliorant le tracé routier déjà en service, par la
suite nous présenterons les contraintes fonctionnelles afin de caler l’ouvrage.
Enfin, nous allons choisir les variantes qui semblent compétitives et qui feront l'objet
d'une étude technico-économique dans l'avant projet.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 3 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

1.1. Présentation
1.1.1. Préambule :

Dans le cadre de l’extension de l’exploitation des phosphates vers le sud des chantiers
actuels et vu la contraintes de la route nationale 11 qui passe au milieux du gisement , il
serait indispensable de réaliser un pont qui permettra le passage des engins de chantier et
l’acheminement des phosphates vers les unités de traitement.

Cette étude comprend trois phases :

Phase 1 : Etude de définition


Phase 2 : Avant projet
Phase 3 : Projet d’exécution

1.1.2. Données disponibles :


Les données de base nécessaires pour entamer cette étude sont recueillies lors de la
reconnaissance détaillée de l’ouvrage d’art ainsi que les travaux topographiques entrepris sur
le terrain. Nous avons eu recours lors de notre étude aux documents suivants :

Carte IGN au 1 /100 000e, feuille Oued Zem,


Photos prises et informations recueillies lors de la visite de reconnaissance du lieu
Plan coté au 1/1000
Rapport géotechnique.

1.2. Données générales :


1.2.1. Situation géographique :

Le projet en question est situé sur la route national RN11, entre PK132+400 et
133+500, donc à distance de 20 Km de la ville de Khouribga vers Fkih ben Saleh.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 4 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Situation
du projet

Figure 1.1 : Plan de situation au 1/100 000

1.2.2. Tracé existant :

Le tracé actuel de la RN11 connaît dans certains endroits une qualité de service
moindre par rapport au règlement mis en vigueur sur les routes nationales au Maroc.
L’origine de ce problème découle du tracé de l’ancienne route qui desservit la région, et qui
était de la troisième catégorie, à savoir la RS133. Ainsi en passant à la RN11, la RS 133 était
élargit avec une amélioration du tracé en plan juste au niveau des points les plus difficiles. Le
site du projet est caractérisé par deux virages de 290m et 300m de rayons et par un manque
de visibilité dans les deux sens, à cause de la présence de certaines collines et des arbres.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 5 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Figure 1.2 : Illustration du manque de visibilité, sens vers Khouribga

1.2.3. Contraintes et exigences fonctionnelles :

Le pont à réaliser servira comme franchissement de la piste des chantiers de l’OCP. Ses
caractéristiques géométriques dépendent de la voie projetée, de la piste à franchir et des
dimensions des engins de l’OCP (voir annexe 1), ainsi :
La largeur de la piste doit permettre au camion le plus large (7m) de circuler avec
aisance. Dans le but de fixer cette largeur, une enquête sur terrain et des visites de pistes
existantes ont été effectuées et ont montrées que la largeur adoptée pour les ouvrages de
l’OCP est de l’ordre de 11m par voie, avec un TPC minimal de 2m pour des raisons de
sécurité.
Le tirant d’air du pont doit permettre le passage des camions chargés sans risque de
collision. La hauteur totale du camion en tenant compte du chargement ne dépasse pas les
8,75m. Par la suite on prend un tirant d’air de 9m.
Une protection des piles et des piles-culées est indispensable afin d’éviter ou diminuer
les effets du choc, en cas d’accident. Cette protection est assurée par des pneus usés de
diamètre 3m.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 6 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

1.2.4. Trafic :
D’après le bulletin annuel du trafic routier au Maroc publié par le ministère de l’Equipement
et du Transport (édition 2006), le trafic moyen journalier annuel (TMJA) enregistré sur la
RN11 entre Khouribga et Fkih ben Saleh est de l’ordre de 3600 veh/j, avec une augmentation
annuelle de 5,6%.

1.3. Amélioration du tracé et calage de l’ouvrage :

Vu que le tracé actuel de la route présente des caractéristiques géométriques non


satisfaisantes, à savoir un niveau faible de visibilité et de confort, il est nécessaire de le
rectifier avant d’entamer l’étude du pont.

1.3.1. Description du site du projet :


Au niveau du franchissement prévu pour les engins de l’OCP, la RN11 comporte
deux virages de rayons de courbures 290m et 300m respectivement, séparés par un
alignement droit de l’ordre de 60 mètres .

Du point de vue profil en long, cet endroit constitue un point bas avec un manque de
visibilité dans les deux sens, à cause de la présence de petites collines résiduelles, aux
terrassements sur les rives et quelques arbres.

Figure 1.3 : Illustration du manque de visibilité, sens vers Fkih ben Saleh

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 7 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Figure 1.4 : Illustration des deux virages, sens vers Khouribga

Le trafic au niveau de cette section est de 3600 véh/j avec une augmentation moyenne
annuelle de 5.6% par an, ce qui correspond à un TPL6. Les caractéristiques géométriques qui
seront retenues donc pour le tracé seront celles de la première catégorie.

1.3.2. Tracé en plan

Le tracé en plan a été dressé en respectant les conditions de la première catégorie qui sont :

Une vitesse de base Vb = 100 km/h.


Un rayon minimal normal RMN = 500 m.
Un rayon minimal absolu RMA = 350 m

La rectification du tracé en plan est limitée entre PK133+400 et 134+500, elle est faite par
un ripage vers l’intérieur du tracé actuel avec une distance maximale de l’ordre de 60m, entre
les deux axes. Le tronçon de la rectification est en courbe de rayon 1000m. Ce rayon permet
d’adopter un profil en travers sans devers. Parmi les avantages de cette solution :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 8 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Plus de confort aux usagers et ce en évitant les deux virages serrés,


Amélioration de la visibilité et l’élimination de tout obstacle,
La continuité de la circulation sur la route actuelle jusqu’à l’achèvement des travaux du
pont.

Figure 1.5 : Conception plane sur le logiciel Piste.

1.3.3. Profil en long


Les rayons réalisés vérifient les conditions de la 1ère catégorie :

Pour les rayons saillants : RMN = 9000m.


RMA = 4000m.
Pour les rayons rentrant RMU = 2500m.

Le profil en long réalisé répond aux exigences suivantes :

Respecter instructions sur les caractéristiques géométriques des routes de rase


compagne.

Améliorer les caractéristiques du raccordement en angle saillant du côté de


Khouribga, tout en minimisant les quantités de déblais.

Une pente nulle au niveau de l’ouvrage et une pente maximale de 3% du côté de


Khouribga.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 9 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Une hauteur de remblai d’accès avoisinant les 5m, en enfonçant le gabarit du pont
(h=9m) dans le terrain naturel.

Le profil en long retenu est ci-dessous :

Figure 1.6 : Conception longitudinale sur le logiciel Piste.

1.3.4. Profils en travers type :


La plate forme actuelle des accès nous donne le profil en travers suivant :

Chaussée : 2 x 3.50 = 7m
Epaulement : 2 x 1.00 = 2.00m
Accotements : 2 x 1.50 = 3.00m

Ce qui nous donne un totale de plateforme de 12m.

1.3.5. Dimensionnement de la chaussée :


La structure de la chaussée fournis par la DPE (Direction provinciale de l’équipement) et en
tenant compte de la plate forme des accès citée auparavant, nous aboutissons à :

Chaussée : 20 GNF1 + 12 GBB + 5 EB


Epaulement : 20 GNF1 + 17 GNB + RS
Accotement : 20 GNF1 + 17 MS

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 10 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

EB : Enrobé bitumineux
RS : revêtement superficiel
GBB : Grave bitumineux
MS : matériaux sélectionnés
GNF, GNB : Graves non traitées

1.3.6. Implantation de l’ouvrage :


Le lieu d’implantation de l’ouvrage a été choisi en essayant d’équilibrer entre les remblais et
les déblais et d’avoir une pente nul sur l’ouvrage afin de facilité la conception et l’exécution
de l’ouvrage en question.

Ainsi le remblai d’accès serait de 5m, pour récupérer la hauteur du gabarit, on enfoncera
dans le sol entre 5m et 6m selon la retombée du tablier.

La photo ci-après localise l’endroit prévu pour la construction du pont.

Figure 1.7 : Projection de l’ouvrage sur le terrain actuel, sens vers Khouribga

1.4. Les différents types de ponts :


1.4.1. Ponts métalliques ou mixtes :

Les structures en métalliques ont plusieurs avantages, à savoir :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 11 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

La légèreté de la structure, ce qui implique aussi une économie aux appuis et aux
fondations, en plus de la facilité de conception architecturale.
Cependant ce type de pont ne peut être envisagé dans notre cas à cause du risque de
déformation sous des chocs ou autres effets dynamiques et aussi le coût très élevé de
l’acier et de la maintenance ce qui défavorise ce type de pont.

1.4.2. Ponts en béton armé :

Les ponts en béton armé sont de différents types :

Cadre et portiques :

Le cadre et le portique ne peut pas être envisagé dans notre cas, car ces structures sont
utilisés pour des franchissements de petites portées et elles ne peuvent supporter que des
remblais de hauteurs modérées (2 à 3 mètres).

Pont dalle en BA

Les ponts dalle en BA présente plusieurs avantages, la dalle est relativement mince, le
coffrage et les cintres sont plus simples que pour les ponts a poutres coulées sur places,
par conséquent la main d’œuvre est moins importante et de pas forcément spécialisée
dans la mise en œuvre du coffrage et du ferraillage, ce qui rend ce type de pont facile et
rapide à exécuter.

Les portées économiques varient entre 10 m et 15 m.

Le pont dalle consomme plus de béton et d’acier (25 à 30% en plus).

Pont à poutre en BA

Les ponts à poutres économisent énormément de la matière, cependant la main d’œuvre


reste coûteuse, la porté peut aller de 10 à 32 m de longueur, il est économique pour des
portée allant de 15 à 25 m. les ponts à poutres sont du point de vue architecturale moins
esthétique vu l’épaisseur importante de la dalle.

1.4.3. Ponts en béton précontraint :

Pont dalle précontrainte :

Ce type de pont est valide pour un nombre de travées variant de 2 à 6, il a les mêmes
caractéristiques du pont dalle en BA à l’exception de la portée qui varie, en cas de
précontrainte, entre 20 et 50 m, et aussi pour la mise en tension et l’injection qui
nécessite une main d’œuvre plus qualifiée.

Pont à poutres continues en béton précontraint :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 12 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Il présente l’avantage de suppression des joints entre travées, ce qui augmente le confort
de l’usager, on peut avoir aussi des portées plus importantes et donc la réduction du
nombre d’appuis qui ont un coût assez important.

Pont à poutres préfabriquées indépendantes en BP :

Il est le plus répandu dans le domaine des ouvrages d’art, ses avantages sont :
La réduction du temps de construction (La préfabrication des poutres en même
temps que la réalisation des appuis).
Une faible sensibilité aux tassements des appuis
Une économie du à la préfabrication des poutres et de l’exécution du hourdi
coulé sur les pré-dalles.
Néanmoins, il a des inconvénients :
La présence des joints de chaussée.
Des portées très importantes ; entre 25m et 50m, et il n’est économiques que pour
des portées comprises entre 30m et 40m et pour des piles de faible hauteur.
Incertitude des déformations différées des poutres par fluage du béton et
relaxation des armatures de précontrainte.
Le matériel de mise en place des poutres est très coûteux, et il n’est économique
que pour un nombre assez important des poutres (12 et plus).

Pont à poutres caisson par poussage


Le principe de la construction par poussage se base sur la réalisation du tablier à
proximité de la brèche et ensuite sur son déplacement vers son emplacement définitif
par poussage.

Cette technique est limitée aux ouvrages dont le tablier est de hauteur constante avec
une gamme de portées comprise entre 35 à 70m. En fait, il convient à distinguer les
ponts poussés d'un seul coté où les travées courantes sont comprises entre 35 à 45m,
des ponts poussés des deux coté, où les travées atteignent des longueurs de 50 à 70m.

Les avantages de ce type de tablier sont :

La rapidité d’exécution
La répétitivité des opérations procurant ainsi des gains de coût et de qualité
(opérations au sol pratiquement en poste fixe avec l’utilisation d’un matériel de
poussage robuste et léger
La suppression des cintres et échafaudages.

Alors que ces inconvénients sont énumérés ci-dessous :

Nécessite de disposer d'une zone de longueur suffisante pour permettre la construction


des différents éléments.
Mise en œuvre d'une précontrainte provisoire importante qui pénalise le procédé sur le
plan économique.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 13 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

Pont à poutres caissons construit par encorbellement successif


La construction par encorbellement successif consiste à construire le tablier d'un pont
à l'avancement par tranches successives à partir de ces appuis. Donc chaque tranche
déjà construite va supporter la tranche suivante ainsi que tout le matériel utilisé pour
l’exécution des travaux. La gamme de portée de ce type de structure est comprise entre
60 et 90 m et peut aller jusqu’à 150m.

Cette technique présente les avantages suivants :

La suppression des cintres et échafaudages


Réduction et meilleure utilisation des coffrages limités à la longueur d'un
voussoir.
Augmentation du rendement de la main d’œuvre, dû à la mécanisation des
taches à l'intérieur d'un cycle répétitif.
Souplesse d'exécution liée à la possibilité d'accélérer la construction en
multipliant le nombre de bases de départ.
Rapidité de construction dans le cas d'ouvrages à voussoirs préfabriqué dont la
vitesse d'avancement atteint une dizaine de mètres de tablier par jour.

1.5. Les variantes possibles :


Dans le cas de notre projet, et afin de trouver les variantes possibles nous avons procédé à une
élimination des types qui ne répondent pas aux critères fonctionnels, mécaniques et économiques.
Le volet esthétique ne constitue pas un facteur majeur dans le choix des variantes.

Ainsi, vu le coût de l’acier et les surcoûts importants de l’entretient des ouvrages métalliques,
ces derniers sont à écarter.

Les structures en béton précontraints sont extrêmement coûteuses, on a recours généralement


à ce genre d’ouvrage quand la contrainte de grandes portées se présente, et comme elle a été cité
auparavant, la précontrainte n’est économique que quand le nombre de poutres dépasse 12. Alors
les ponts en béton précontraint ne sont pas assez compétitifs.

Les variantes possibles seront alors de type béton armé, selon le nombre d’appuis et le type de
tablier, nous avons trouvé les variantes suivantes :

1ère Variante : Pont dalle en béton armé


C’est un pont dalle en béton armé, en quatre travées hyperstatiques dont les longueurs sont
(11.5, 18, 18, 11.5).

18m 11,5m

3m
11m

Figure 1.8 : Croquis de la 1ère variante


Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 14 OCP
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de définition

2ème Variante : Pont à poutre en béton armé, une seule travée

Il s’agit d’un pont poutre en béton armé à une travée dont la longueur est de 31m, elle sera
constituée de 4 poutres solidarisées transversalement par un hourdis.

31m

2m

Figure 1.9 : Croquis de la 2ème variante

3ème Variante : Pont à poutres en Béton Armé, deux travées

C’est un pont à poutres isostatiques à deux travées de 25 m, elles seront constituées de 4


poutres solidarisées transversalement par un hourdis.

25m

Figure 1.10 : Croquis de la 3ème variante

Les variantes retenues :

A travers les croquis des trois variantes, nous pouvons déduire que la 2ème et la 3ème
variante sont les plus proches des critères de notre projet. En effet, vu le tirant d’air très
important (9m), la variante 1 ne présente pas un grand avantage par rapport aux deux autres
variantes, car les surcoûts engendrés par les appuis et les volumes de terrassement de la
première variante sont plus importante que le gain sur le tablier, de plus les structures à
travées indépendantes résistent mieux au séisme surtout que l’extraction dans les gisements
avoisinants se fait en utilisant des explosifs.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 15 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

Chapitre 2

Avant Projet

A l’issu de l’étude de définition, nous avons retenu deux variantes. Ces dernières feront
l’objet de la présente étude d’avant projet. Cette étude consistera à pré dimensionner les
différents éléments de chaque variante (tablier, pile, fondation, soutènement, appuis …), en se
référant aux dispositions courantes et aux guides de conception, notamment au dossier
pilote de la DRCR PA78 et le PP73 du SETRA.
Nous allons procéder après à une étude technico-économique, afin de garder une variante
qui fera par la suite l’objet du prochain chapitre.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 16 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

2.1. 1ère Variante :


2.1.1. Prédimensionnement du tablier :

2.1.1.1. Conception générale :

La section du tablier est de type PA78 et dont chaque travée est constituée de 4 poutres en
béton armé d’une longueur de 25,3 m, entretoisées au niveau des appuis et solidarisées
transversalement par l’hourdis en section courante. L’hourdis est de type général en béton
armé coulé sur place.
Le profil en travers de la plate forme est de type standard ; la largeur est de 10m répartie
comme suit :
8m de la chaussée avec une pente transversale de 2.5% pour pouvoir assainir
l’ouvrage.
Deux trottoirs de 1m chacun, avec une pente d’assainissement de 2% vers l’intérieur
de la chaussée.

Figure 2.1 : profil de la plate forme du pont

2.1.1.2. Eléments de prédimensionnement :

a) Poutres principales :

Choix de la section transversale :

Suivant les instructions du dossier pilote de la DRCR, on donnera aux poutres une section de
forme T avec un talon (afin de loger les armatures) et des goussets supérieurs pour relier
l’âme à l’hourdis.

Hauteur :

L’élancement économique est compris entre 1/15 et 1/17. Nous adoptons des abouts de 0.4m.
Nous trouvons alors une hauteur de tablier de hp= 24.5/16 = 1,50 m

Epaisseur de l’âme de la poutre :

En générale l’épaisseur de l’âme de la poutre est comprise entre 20 et 60 cm, cette largeur
est variable linéairement à partir des appuis sur le quart de la portée, et constante sur la moitié
centrale.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 17 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

L’épaisseur de l’âme dans la section courante sera prise égale à ba= 0.25m, puis elle
augmentera progressivement pour atteindre 0.40m au niveau des appuis (Résistance à l’effort
tranchant maximal au niveau des appuis).

Figure 2.2 : variation de l’épaisseur de l’âme de la variante 1

Espacement entre poutres :

Suivant le dossier PA78 de la DRCR, pour une portée de 25,3 m et une plate forme de largeur
de 10 m, on dispose de quatre poutres, avec un débord de 1,25m et donc un espacement entre
poutres de 2,5m.

a) Entretoises :
Nombre :

Nous prendrons deux entretoises qui relieront les poutres transversalement au niveau de
chaque appui.

Hauteur :

La hauteur des entretoises est égale à la hauteur de la poutre moins la hauteur du talon
1,5-(0,20 + 0,25) = 1,05 m.

Longueur :

La longueur de l’entretoise est fixée par l’espacement entre poutre, il est dans notre cas de
2,5m, on retranche l’épaisseur de l’âme, on trouve une longueur de 2,1m, soit une longueur de
6,3m.

Epaisseur :

L’épaisseur de l’entretoise est généralement comprise entre 16 et 40 cm, elle tient compte des
conditions d’enrobage des armatures et la mise en œuvre du béton, les entretoises doivent
aussi être conçues pour permettre le soulèvement du tablier pour le changement des appareils
d’appuis, nous allons adopter alors une épaisseur de 40 cm.

b) Le hourdis :
L’épaisseur du hourdis est généralement comprise entre 16 et 20 cm, selon l’espacement des
poutres. Il fait l’objet de justifications en tant que plaque fléchie et vis-à-vis du
poinçonnement par des charges locales. Nous prenons alors une épaisseur de 20 cm.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 18 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

c) Dalle de continuité :

Dans le but d’améliorer le confort de l’usager et de réduire le coût d’installation et


d’entretient des joints de chaussée, on prévoit une dalle de continuité entre les deux travées
indépendantes. Cette dalle présente une grande souplesse par rapport aux poutres.

La figure ci-dessous illustre les différentes dimensions des composantes du tablier :

Figure 2.3 : Coupe transversale du pont

2.1.2. Prédimensionnement de la pile :


La conception des piles est tributaire du type et du mode de construction du tablier, du type et
du mode d’exécution des fondations et de certaines contraintes naturelles ou fonctionnelles
liées au site.

Il existe deux grandes familles de piles : les piles de type voile et les piles de type poteau (ou
colonne).

2.1.2.1. Les différents types de piles :

Les piles de type voile :

Le modèle de base le plus simple est le voile continu d’épaisseur constante, dont la longueur
est égale à la largeur du tablier porté.

Les piles de type poteau :

Ce sont des piles dont les éléments porteurs sont de type poteau. Les poteaux (ou les
colonnes) peuvent être libres en tête s’ils sont placés au droit des descentes de charges par
l’intermédiaire des appareils d’appui, ou liés par un chevêtre dans le cas contraire.

D’autres types de piles :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 19 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

En dehors de ces deux familles de piles, on trouve d’autres types de piles qui sont souvent
utilisées dans des ouvrages non courants. Ainsi on trouve :

Les piles spéciales :

Elles se caractérisent essentiellement par le fait qu’elles n’assurent pas une descente de charge
directe à cause de leur géométrie et présentent aussi de nombreux problèmes d’exécution
(coffrage et ferraillage).

Les piles marteaux :

Ce type de piles est intéressant vu sa forme esthétique et sa limitation de l’emprise au


sol. Cependant leur conception et leur réalisation posent quelques problèmes techniques : la
mise en place des poutres sur ces piles se fait progressivement en commençant par les poutres
de rives, ce qui cause un excentrement important des charges sollicitant les fondations et tout
à fait différent de celui pour lequel elles ont été dimensionnées.

Les piles portiques :

Lorsque le tablier est très large, la pile marteau ne peut être envisagée. Si les piles ne sont pas
de grande hauteur, leur conception mécanique s’apparente à celle d’un portique.

Dans le cas des piles de grande hauteur ou si des problèmes de fondation se posent, on choisit
des piles-portiques.

2.1.2.2. Type de pile choisie :

Après analyse des différents types de piles, nous optons pour des piles constituées de
colonnes de forme circulaire reliée en tête par un chevêtre. Leur nombre dépend forcément de
la variante à envisager et qui sera égale au même nombre de poutres en section transversale
afin de reporter le poids de chaque poutre sur une colonne pour assurer une meilleure descente
de charge.

Ainsi, nous adoptons une série de 4 colonnes de piles cylindriques pour cette variante.

2.1.2.3. Conception et prédimensionnement :

a) chevêtre :

Le chevêtre doit permettre :


L’implantation des appareils d’appui ;
Le placement des niches à vérins pour le changement des appareils d’appui.

Largeur :

Sa largeur dépend de la dimension des colonnes, de la zone d’about et de l’espacement


entre les travées. Dans notre cas on prend une largeur de 1,70 m.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 20 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

Longueur :

Sa longueur dépend des dimensions de colonnes, de la largeur du tablier et des


espacements entre le bord des appareils d’appui et le bord du chevêtre. Dans notre cas, on
prend une longueur de 10 m.

Hauteur :

La hauteur doit être supérieure ou égale à 0,80 m. nous choisissons une hauteur de 0,9 m.

0.45m 0.45m

0.40m About poutre

0.90m Chevêtre Système


d’appuis

0.40m 0.40m

Figure 2.4 : Profil du chevêtre sur pile

b) fût de la pile :

Le dimensionnement des fûts des piles fait appel à trois critères :

un critère mécanique
un critère de robustesse
un critère esthétique.

Pour le dimensionnement des piles, le Dossier Pilote PP73 du S.E.T.R.A, propose une
formule empirique liant l’épaisseur E des fûts à leur hauteur vue Hv et la portée des travées
centrales :

E (m) = Max [0,50m ; (4Hv+L)/100 + 0,10m]

Ce qui donne une épaisseur de E(m) = 0,713m, nous adoptons alors une épaisseur de 0.80m.

Vérification au flambement :

Les structures élancées, en particulier les piles de grande hauteur, doivent être vérifiées en
tenant compte de l’amplification due à l’effort normal dans les pièces comprimées, c’est
l’objet du calcul suivant :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 21 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

 
  0,5026 

La section de la pile est :

L’inertie de la section :
 
  0,02 
64

Donc le rayon de giration est de :


I
  0,2m
B

Dans le présent cas, la pile est encastrée aux niveaux de la semelle et du chevêtre avec
possibilité de déplacement horizontal de ce dernier, lf est donc égal à la hauteur de la pile
lf=9,30 m.

lf 9,30
Par conséquent, l’élancement vaut :
   46,5
i 0,2

λ < 50 , donc la condition de non flambement est vérifiée.

En ce qui concerne la hauteur des fûts, elle dépend du niveau d’ancrage des fondations. Le
schéma suivant récapitule toutes les dimensions des chevêtres et des fûts.

Chevêtre

0,90m

2,50m 0,80m
9,30m

Fût

Nervure

Semelle Béton de
propreté

Figure 2.5 : Profil de la pile

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 22 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

2.1.3. Prédimensionnement des culées :

Ce sont les appuis extrêmes qui permettent de connaître la longueur totale du


franchissement. Ils assurent une liaison entre le pont et les remblais, chose qui les rend
particulièrement sensibles à une mauvaise conception.

Ainsi, on a généralement une tendance vers une conception raisonnablement surabondante


et des formes aussi simples que possible. Cette conception doit tenir compte de plusieurs
paramètres :

la hauteur de la brèche à franchir et le tirant d’air à réserver sous l’ouvrage,


les problèmes d’implantation au sol et le biais,
le type du tablier à supporter,
le niveau de fondation,
l’éventualité des tassements,
la nécessité de pouvoir visiter et éventuellement remplacer les appareils
d’appui.

2.1.3.1. La fonction de la culée :

Une culée bien conçue doit satisfaire à toutes les exigences de la fonction culée qui se
décompose en une fonction mécanique et une fonction technique.

La fonction mécanique :

Les caractéristiques de la fonction mécanique sont :

Une bonne transmission des efforts au sol de fondation.


La limitation des déplacements horizontaux en tête, de façons à ne pas
entraver le fonctionnement des appareils d’appui.
La limitation des déplacements verticaux (tassements).

La fonction technique :

La fonction technique d’une culée se caractérise par le fait que :

L’on accède souvent par elle à l’intérieur de l’ouvrage.


L’on peut être amené à lui associer une chambre de tirage lorsque des
conduites ou des canalisations passent à l’intérieur du tablier.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 23 OCP


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2.1.3.2. Les différents types de culées :

Les culées enterrées :

Ce sont celles dont la structure porteuse est noyée dans le remblai d’accès à
l’ouvrage ; elles assurent essentiellement une fonction porteuse car elles sont
relativement peu sollicitées par des efforts horizontaux de poussée des terres.

Ce type de culée s’adapte facilement pour tout type de fondation et à n’importe


quelle hauteur de remblais qui sont généralement talutés à 3H/2V.

De par sa conception, une culée enterrée suppose une implantation en retrait par
rapport aux limites extrêmes de la brèche à franchir, du fait de la présence des talus de
remblais, chose qui peut induire à un allongement de la longueur du tablier par
rapport à ce qui est nécessaire.

Les culées remblayées :

Une culée remblayée est constituée d’un ensemble de murs ou voiles en béton armé. Sur
l’un d’entre eux, appelé mur de front, repose le tablier de l’ouvrage ; les autres sont les
latéraux, appelés murs en aile ou mur en retour selon qu’ils ne sont pas ou qu’ils sont
parallèles à l’axe longitudinal de l’ouvrage. Pour les remblais d’accès, ils se terminent en
quart de cône dont le sommet doit être placé à une distance supérieure à 50 cm de l’extrémité
du mur en retour.

Il est à noter qu’un tel type de culée se conçoit essentiellement avec des fondations
superficielles, se qui impose que le sol soit de bonne qualité.

Les culées creuses :

On appelle culée creuse une culée qui comporte un mur de front, des murs en retour et
platelage supérieur, formant ainsi une « boite » renversée dans laquelle le remblai est taluté de
manière à ne pas exercer de poussée sur le mur de front.

Il s’agit donc d’une construction sophistiquée que l’on ne conçoit que dans des cas
exceptionnels.

Les culées en terre armée :

Ce type de culée est basé sur la technique de la terre armée qui est apparue juste il y’a des
dizaines d’années (en 1965).

On rencontre dans ce cas deux types de conception : le premier correspond au cas où le


tablier repose directement sur le remblai d’accès en terre armée par l’intermédiaire d’une tête
de culée. Et le deuxième correspond au cas où le tablier repose sur une culée indépendante du
massif en terre armée.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 24 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

Les culées contrepoids :

Ce type de culée est conçu dans des cas très particuliers, où la réaction d’appui au droit
d’une culée change de signe (par exemple, réaction positive à vide et réaction négative sous
charge d’exploitation). Donc son rôle est de rendre son signe constant sous n’importe quel
type de charges.

2.1.3.3. Le choix du type de culée :


Dans notre cas, et en tenant compte des conditions du site, nous allons adopter une culée
enterrée, avec un sommier chevêtre.

Selon le rapport géotechnique (coupes lithologiques), le bon sol se trouve à 2.5m Donc
nous pouvons envisager des fondations superficielles.

2.1.3.4. Les éléments de prédimensionnement :

Une culée enterrée comporte :

Un sommier d’appui (chevêtre).


Un mur garde grève muni d’un corbeau arrière sur lequel reposera la dalle
de transition.
Deux murs en retour.
Les fûts.

a) Le sommier d’appui (chevêtre) :

Le sommier d’appui est un élément sur lequel s’appuie le tablier. Dans le cas d’une culée
enterrée il est repose sur les fûts. Sa surface doit être aménagée de manière à permettre :

l’implantation des appareils d’appui ;


La mise en place de vérins pour changer les appareils d’appui s’il y a lieu ou
pour procéder à des mesures de réaction d’appui ;
Assurer l’évacuation des eaux (pour cela on effectue une pente de 2% pour le
sommier d’appui).

Il est dimensionné ainsi :

La longueur du sommier :

Elle dépend directement de la largeur du tablier. On prend une longueur de 10 m.

La hauteur:

Elle doit être supérieure à 1m pour des raisons de robustesse. Nous gardons alors l’épaisseur
1m pour la hauteur du sommier.

La largeur:

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 25 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

On prend 1,40m ce qui est suffisant pour la zone d'about, l'implantation du mur garde grève et
le corbeau.

b) Mur garde grève :

Il s’agit d’un voile en béton armé construit après achèvement du tablier par reprise de
bétonnage sur le sommier.

Il doit remplir les taches suivantes :

résister aux efforts de poussée des terres, aux efforts de freinage dus aux charges
d’exploitation, aux efforts de poussée des terres et aux efforts transmis par la dalle
de transition.
Il permet d’établir des joints de chaussée dans tous les cas, quel que soit le type de
joint utilisé.

Les dimensions sont comme suit :

La hauteur :

La hauteur dépend de la hauteur du tablier et des dimensions des appareils d’appui et du


bossage qui leur a été conçu.
Nous trouvons alors une hauteur de 1,79 m.

Epaisseur :

Le dossier pilote PP73 du S.E.T.R.A recommande d’adopter les épaisseurs suivantes :


Pour une hauteur de hg ≤ 1 m : e = 0,20 m
Pour une hauteur de 1 m< hg ≤ 2 m : e = 0,10+0,10× hg (m)
Pour une hauteur de 2 m< hg ≤ 3 m : e = 0,30 m

Dans notre cas e= 0,10+0,10×1,79=0,28m


L’épaisseur sera donc de 0,30m
Longueur :

La longueur est égale à la largeur du tablier, c à d 10 m.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 26 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

Figure 2.6 : Profil du chevêtre et le mur garde grève

c) Dalle de transition :

Elle est destinée à atténuer les effets des dénivellations se produisant entre la chaussée et
l’ouvrage résultant d’un compactage sans doute imparfait du remblai proche des parois.

Sa longueur, comprise entre 3 m et 6 m, peut être donnée par la formule suivante :

L = Min [ 6 m ; Max ( 3 m ; 0,60×hg ) ]

avec hg: hauteur du mur garde-greve.

Nous trouvons donc une longueur de 3 m.

Pour la largeur, elle est égale à 9,40 m et son épaisseur est convenue généralement
égale à 30 cm.

La dalle a une pente de 3%.

Figure 2.7 : Profil de la dalle de transition

d) Mur en retour :

Ce sont des voiles en béton armé encastrés à la fois sur le mur garde grève et le chevêtre
(pour les culées enterrées). Ils sont destinés à retenir latéralement les terres en tête de culée.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 27 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

L!2
Leur épaisseur est exprimée par la formule :

20
Avec L la longueur du mur (2 m ≤ L ≤ 6 m)

Nous prenons L = 3 m. Ce qui nous donne E ≥ 0,25 m

Nous tenons alors la configuration suivante : L=3m et E=0,30m.

e) Les fûts :

Les fûts des culées auront comme hauteur 4,70 m, l'épaisseur on prend la même que
celle des fûts de la pile intermédiaire c-à-d. 0,80m.

2.1.4. Prédimensionnement des fondations :

2.1.4.1. Choix du type de fondations :


Le type des fondations dépend de trois facteurs :

La contrainte de compression admissible sur le sol ;


Les risques d’affouillements dans le cas d’ouvrage en site aquatique ;
Les phénomènes de tassements qui doivent être compatibles avec l’intégrité des
superstructures.

Le type de fondations employées varie en fonction de la proximité ou de l’éloignement du bon


sol par rapport au terrain naturel. Généralement on distingue principalement deux types de
fondations : Fondations superficielles sur semelles et Fondations profondes sur pieux.

D’après le rapport géotechnique en annexe, le sol présente la lithologie générale suivante :

Terre végétale argileuse d’épaisseur d’environ 1m.


Séquence alluvionnaire à matrice argilo-sableuse d’une épaisseur variant entre 1m et
2.25m.
Formation marno-calcaire passant à des calcaires marneux ou calcaires durs, ce socle
est observé jusqu’à une profondeur de 25m par rapport au terrain naturel.

Selon ces conditions géotechniques, nous adopterons des fondations superficielles sur
semelles.

2.1.4.2. Prédimensionnement des fondations :

a) Fondations des culées

La longueur :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 28 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

La longueur de la semelle est calculée à partir de la formule donnée par PP73 1.2.3 p5
Ls= (n-0,2) x e
Avec : n : nombre de colonnes et e : espacement des colonnes
Nous trouvons donc une longueur de Ls= (4 – 0,2) x 2,5 = 9,5 m.
La largeur :

La largeur des fondations est calculée d'après le guide PP 73 du SETRA par un calcul
sommaire,
Elle est déterminée de telle façon à ce qu'on aura une égalité entre les charges verticales au
niveau de la fondation et la pression admissible du sol sous celle-ci.
La largeur de la fondation est donnée par :

R!P
" 
%q ' γD)L*

Avec
R : La réaction d'appuis maximale.
P : Poids propre de la culée : P = 139,50 T
D : Encrage dans le sol (cf. schémas ci-dessous) : D = 3,00 m
Ls : longueur des fondations : L = 9,5 m
γ : densité moyenne de la partie hachurée : = 2,2 T/m3
q : la pression admissible du sol sous les fondations q = 50 T/m².

q est calculée par la méthode pressiométrique.


Le calcul de la réaction maximale se fait à partir des abaques donnés par le dossier Setra et la
formule :

Avec
KCP : coefficient par lequel il faut multiplier la réaction d'appui due aux charges permanentes
si l'ouvrage diffère de l'ouvrage moyen utilisé pour établir les abaques.
LU : largeur utile droite.
LT : largeur totale des trottoirs (droite + gauche).
KA et KB : coefficients applicables à Ro (A) et Ro (Bc)
KSEMB : coefficient d'excentrement applicable à R (Bc)
KSEMC : coefficient d'excentrement applicable à R° (Me 120).

KCP = le rapport des densités au mètre carrée de surface utile des charges permanentes réelles
et de l'ouvrage moyen défini.
Ainsi
KCP= 1,33

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 29 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

KA et KB sont donnés par :

Nombre de voies (NV)


Classe 1 2 3 4 5
ère
1 classe 3.5 7 9.45 10.5 2.45
KA 2ème classe 3 5.4 - - -
3ème classe 2.475 4.4 - - -
1ère classe 1.2 2.2 2.85 3.2 0.75
KB 2ème classe 1 2 - - -
3ème classe 1 1.6 - - -

Tableau 2.1 : Valeurs des coefficients KA et KB selon la classe et le nombre de voies

Donc
KA=7 et KB= 2,2

LU= 8m
LT= 2*1= 2m
3e
KSEM  1 !
123

Avec LSEM : largeur de la semelle = 9,5m


Et e : excentrement maximal des convois Bc ou Mc 120 par rapport à la longueur de la
semelle (LSEM).
ESURCH ' 2,5xNV
e%Bc) 
2

ESURCH ' 4,3


e%Mc120) 
2
ESURCH : la largeur de la chaussée chargeable.
Tout calcul fait, nous trouvons R= 381,15 t
Nous trouvons alors B0 = 1,26 m

FxH
Puis et pour tenir compte des efforts horizontaux :
B  Bo !
=
Avec :
F = 1,5 x 10,5 = 15,75 t
H : la hauteur totale H =7m
Q= q x Bo x L

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 30 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de l’avant projet

D’où B=1,44m
B ≤ 1,50m
Donc on prend B= 1,50m
Tandis que pour la nervure, nous avons : b = Φf + 0.10m
Ce qui nous donne : b = 0.9 m.
La hauteur :
La hauteur hs de la semelle est supérieure ou égale à (B-b)/4 et 0.60m, nous avons hs= 0.60m.
hn la hauteur de la nervure est telle que : hs + hn =0.3e et hn > hs, nous prenons alors une
hauteur totale hn= 0.70m
Ce qui nous donne une hauteur totale de h= 1.30m

Fût
TN

φ = 0,8 m

D=3m Nervure
b = 0,9 m hn = 0,7 m
h = 1,3 m

Semelle
hs = 0,6 m

Béton de propreté ≈ 0,1m Bo = 1,5 m

Figure 2.8 : Profil de la semelle sous culée

b) Fondations de la pile :

La longueur :

La longueur de la semelle est calculée de la même manière que celle de la culée :


Nous trouvons donc une longueur de Ls= (4 – 0,2) x 2,5 = 9,5 m.
La largeur :

>?@
La formule de calcul de la largeur des fondations : "  %AB γC)D
E

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R = 880T
P : Poids propre de la pile (partie vue) : P = 201,02 T
D = 2,50 m
Ls = 9,5 m
γ = 2,4 T/m3
q = 50 T/m².
Nous trouvons B0 = 2,58 m

FxH
Pour tenir compte des efforts horizontaux :
B  Bo !
=
Avec :
F = 1,5 x 9 = 13,5 t
H : la hauteur totale H =10,6m
Q= q x Bo x L
D’où B=2,69m
Nous prenons alors B= 2,75m
Tandis que pour la nervure, nous avons : b = Φf + 0.10m
Ce qui nous donne : b = 0.9 m.
La hauteur :
La hauteur hs de la semelle est supérieure ou égale à (B-b)/4 et 0.60m, nous prenons hs=
0.60m.
hn la hauteur de la nervure est telle que : hs + hn =0.3e et hn > hs. nous prenons alors une
hauteur totale hn= 0.70m
Ce qui nous donne une hauteur totale de h= 1.30m

2.2. 2ème Variante :


2.2.1. Prédimensionnement du tablier :

2.2.1.1 Conception générale :


La section du tablier est de type PA78 et dont la travée est constituée de 4 poutres en béton
armé d’une longueur de 31 m, entretoisées au niveau des appuis et solidarisées
transversalement par l’hourdis en section courante. L’hourdis est de type général en béton
armé coulé sur place.

Le profil en travers de la plate forme est du même type que la variante 1.

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2.2.1.2 Eléments de prédimensionnement :

a) Poutres principales :

Choix de la section transversale :


La section transversale est la même que la première variante.
Hauteur :
Nous adoptons des abouts de 0.4m. La hauteur du tablier est comprise entre 1,83<hp < 2,1,
nous prenons hp = 2,00 m.

Epaisseur de l’âme de la poutre :

L’épaisseur de l’âme de la poutre est le même que celle de la variante 1, elle varie seulement
avec la longueur de la poutre.

Figure 2.9 : variation de l’épaisseur de l’âme de la variante 2

Espacement entre poutres :

L’espacement entre poutres est identique à celui de la variante 1 il est de 2,5m.

b) Entretoises :

Nombre :

Nous considérons aussi deux entretoises qui relieront les poutres transversalement au
niveau de chaque appui.

Hauteur :

La hauteur des entretoises est égale à la hauteur de la poutre moins la hauteur du talon
2-(0,20 + 0,25) = 1,55 m.

Longueur :

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La longueur de l’entretoise est fixée par l’espacement entre poutre, il est dans notre cas de
2,5m, on retranche l’épaisseur de l’âme, on trouve une longueur de 2,1m, soit une longueur de
6,3m.

Epaisseur :

Considérons une épaisseur de l’entretoise de 40 cm.

c) Le hourdis :

Nous gardons la même épaisseur que celle de la variante 1, à savoir 20 cm.

2.2.2. Prédimensionnement des culées :


Les culées pour cette variante sont de type culées remblayées.

Figure 2.10 : Profil de la culée de la 2ème variante

Une culée remblayée comporte :


Un sommier d’appui (chevêtre).
Un mur de front muni d’un corbeau arrière sur lequel reposera la dalle
de transition.
Deux murs (voiles) en retour.

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d) Le sommier d’appui (chevêtre) :

La longueur du sommier : elle dépend directement de la largeur du tablier. On prend


une longueur de 10 m.
La hauteur: Nous gardons l’épaisseur 1 m pour la hauteur du sommier.
La largeur: on prend 1,40m pour la zone d'about, l'implantation du mur garde grève.

e) Mur garde grève :

La hauteur : Nous trouvons une hauteur de 2,29 m.


Epaisseur : L’épaisseur sera de 0,30m

Longueur :

La longueur est égale à la largeur du tablier, c à d 10 m.

f) Mur de front :

Le mur de front est un voile épais dont l’épaisseur courante varie de 0.80m à 1.20m
selon la hauteur. Cette épaisseur est généralement surabondante sur le plan mécanique, mais
il convient de viser une certaine robustesse et une certaine rigidité pour que la culée
fonctionne dans de bonnes conditions.

Pour notre cas une épaisseur de 1.00m semble la mieux convenable compte tenu de la
hauteur de notre ouvrage.

g) Mur en retour :

Il s’agit de voiles en béton armé encastrés à la fois dans le mur garde grève, le mur de
front et la semelle dans sa partie arrière. Leur épaisseur est mentionnée par des considérations
de résistance mécanique, elle varie entre 0.30m et 0.45m. Nous allons prendre une épaisseur
de 0.45 m.

2.2.3. Prédimensionnement des fondations :

La longueur de la semelle dépend de la largeur du mur de front, nous adoptons un


débordement de 20cm.

Ce qui nous donne alors L= 10.40m

La largeur de la semelle dépend à la fois du mur en retour et du mur de front ; nous


gardons 2m de patin du mur de front et 20cm de débordement du coté du mur en retour.

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2.3. Comparaison économique:


2.3.1. Principaux ratios :

Nous donnons ci-après les principaux ratios des quantités calculées, la quantité d’acier en
Kg par m3 de béton est explicitée ci-dessous :

Tablier, Fûts, chevêtre, semelles : 130 Kg/m3


Mur en retour : 100 Kg/m3
Mur garde grève, et corbeau : 80 Kg/m3

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2.3.2. Devis estimatifs :

Les tableaux détaillés des devis estimatifs des différentes variantes sont joints en annexe,
les montants des variantes sont de l’ordre de :

Protection
Terrasse
Déblai de la Béton de Béton B25 Acier Coffrage par
ment
piste (m3) propreté (m3) (m3) (Kg) (m²) enrocheme
(m3)
nt
Prix unitaire
70 55 650 1500 15 160 400
(DH)
Quantité total 50 1550 5.6745 596.11 77025.65 1513.29 120
Coût total
3500 85250 3688.42 894162.9 1155385 242127.3 48000
(DH)
Coût global
variante1 (DH) 2 422 285.49
Tableau 2.2 : Devis estimatifs de la 1ère variante

Protection
Terrassem Déblai de la Béton de Béton B25 Acier Coffrage par
ent (m3) piste (m3) propreté (m3) (m3) (Kg) (m²) enrocheme
nt
Prix unitaire
70 55 650 1500 15 160 400
(DH)
Quantité total 1925 2100 14.416 666.76 83864.3 1372.484 160
Coût total
134750 115500 9370.4 1000149.8 1257965 219597.4 64000
(DH)
Coût global
variante2 2 801 332.46
(DH)

Tableau 2.3 : Devis estimatifs de la 2ème variante

2.4. Conclusion :
D’après l’étude précédente, nous préconisons que la 1 ère variante est la mieux adaptée à
notre projet ; en plus du coût compétitif de cette variante, elle est, du point de vue technique,
plus simple à exécuter, en outre une pile centrale présente moins de risque de collision car elle
reste tout le temps dans le champ visuelle des conducteurs des camions et donc elle est plus
sécuritaire.

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[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Définition des charges

Chapitre 3

Définition des charges

L’objet de ce chapitre est de présenter l’inventaire des différents types de charges


susceptibles de solliciter l’ouvrage, à savoir les charges permanentes et les charges routières
selon le fascicule 61, titre II.

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[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Définition des charges

3.1. Inventaire des charges permanentes :


3.1.1. Les données de calculs :
Les caractéristiques géométriques :
On rappelle ci-après les valeurs de données géométriques des poutres principales de la
variante retenue :
En mi-travée Sur appui
Nombre de poutre Np =4
Portée 25,3 m
Distance entre axes 2,50 m 2,50 m
Hauteur de la poutre 1,50 m 1,50 m
Largeur gousset hourdis 0,30 m 0,30 m
Hauteur gousset hourdis 0,10 m 0,10 m
Epaisseur de l'âme 0,25 m 0,40 m
Hauteur gousset du talon 0,20 m 0,20 m
Largeur gousset du talon 0,125 m 0,05 m
Largeur du talon 0,50 m
Hauteur du talon 0,25 m
Tableau 3.1 : Caractéristiques géométriques des poutres

3.1.2. Les valeurs caractéristiques des charges des équipements du tablier :

Il faut tenir compte lors du calcul du pont des équipements du tablier, car ils jouent un
rôle fondamental dans la conception, ces équipements assurent le bon fonctionnement du
pont et ils jouent aussi un rôle important du point de vu esthétique, sécurité et durabilité de
l’ouvrage.

a) Chape d’étanchéité :

Elle est destinée à assurer l’adhérence du tablier, à éviter le fluage par sa résistance
mécaniques et à résister aux choques thermiques provoqués par la mise en œuvre de la couche
de roulement, on peut les rencontrer sous forme de deux types :
Chapes épaisses (de 3 à 3,5cm) à base d’asphalte coulé à chaux en bicouche à haute
température.
Chapes minces (de 0,2 à 0,3cm) à base de résine synthétique adhérant au support.
Notre choix s’effectue sur la chape épaisse car elle est moins chère et facile à exécuter,
tandis que la chape mince nécessite un personnel technique qualifié et un coût élevé.
On utilise donc la chape épaisse avec :
Epaisseur = 3cm
Poids volumique =2,2t/m3

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b) Chaussée :

Elle est constituée d’un tapis d’enrobés bitumineux d’épaisseur de 8 cm, sa densité est de
2,3 T/m3.

c) Trottoirs :

Le trottoir sert à protéger les piétons en les isolants de la circulation à la chaussée. Deux
types de trottoirs se présentent généralement : trottoir sur caniveau et trottoir plein. Nous
optons pour un trottoir plein.
d) Les corniches :
Elles ont un rôle essentiellement esthétique. Elles Situées à la partie haute du tablier et
dessinent la ligne du pont. Les corniches sont soit coulées en place soit préfabriquées, le
premier type est moins cher mais il nécessite un coffrage spécial. La corniche préfabriquée est
alors la solution optimale.

e) Garde-corps :

Il sert à empêcher les chutes de piétons. Le garde-corps doit résister à la pression


verticale et la poussée horizontale d’une foule et être conçu de telle sorte qu’un enfant ne
puisse passer à travers ou l’escalader. Sa masse classique varie de 20 à 50 kg/ml.

f) Tableau récapitulatif des charges de superstructures :

Ainsi, les charges de superstructures se présentent comme suit :


Dimensions
Nomb Poids Poids total
Equipement Longueur( Largeur( Epaisseur(
re unitaire (t)
m) m) m)
3
Chape d'étanchéité 1 25,3 10,00 0,03 2 t/m 15,18
3
Revêtement de 1 25,3 8,00 0,08 2,3 t/m 19,03
chaussée
3
Contre corniche 2 25,3 0,15 0,30 2,5 t/m 5,69
3
Corniche 2 25,3 0,14 2,5 t/m 17,71
3
Trottoir 2 25,3 0,14 2,4 t/m 17,00
Garde-corps 2 25,3 0,04 t/ml 2,03
Total pour une la
76,64 t
travée
Tableau 3.2 : La charge des superstructures

3.1.3. Récapitulation des charges permanentes :

Poids propre :
Poids propre de la poutre seule (t) : 28.19 t
Poids propre de l'hourdis (t) : 126.50 t
Poids propre des entretoises (t) : 13.23 t

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Total d’une travée (t) : 252.49 t


Poids propre de la poutre seule (t/ml) : 1.12 t/ml
Poids propre de l'hourdis (t/ml) : 5 t/ml
Superstructures :

Le poids des superstructures : = 76.64 t


Le poids/ml des superstructures := 3.03 t/ml

3.2. Inventaire des charges d’exploitation :

3.2.1. Définition :

Selon le fascicule 61 titre II, les charges d’exploitation prises en compte pour notre
ouvrage sont les systèmes A(l), Bc, Bt, Br, Mc120 et Les charges sur les trottoirs.
Avant de procéder à l’étude de ces chargements, on définit tout d’abord certaines
notions que nous allons utiliser par la suite.
Toutes les parties du tablier ne sont pas forcément à charger par les charges de chaussée.
Il faut donc définir une largeur chargeable qui se déduit elle-même de la largeur de roulement.
On donne ci-dessous les définitions correspondantes.
La largeur de roulement, LR :

C’est la largeur de tablier comprise entre dispositifs de retenue, s’il y en a, ou bordures. Elle
comprend donc la chaussée proprement dite et les sur-largeurs éventuelles telles que les
bandes d’arrêt d’urgence, bandes dérasées, etc.
LR = (Plate-forme) - (2 × Largeur d’un trottoir).

La largeur roulement calculée est donc : LR = 10- (2 x1) = 8m


Classe des ponts :

Les ponts sont rangés en trois classes suivant leur largeur de roulement, LR, et leur
destination :
Ainsi, notre pont sera de 1ère classe puisque : LR = 8m>= 7m.
La largeur chargeable :

Elle est définie par la formule suivante :


Lch = LR – n x0,5.
Avec,
Lch : largeur chargeable en m.

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[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Définition des charges

n : nombre de dispositifs de retenue ; n<=2.

Figure 3.1 : Largeur roulable, largeur chargeable

Dans notre ouvrage, on ne prévoit pas des dispositifs de retenue,


Donc : n = 0 ce qui nous donneLR = Lch = 8m
Le nombre de voies :

Par convention, le nombre de voies de circulation des chaussées Nv est tel que :

Nv = E(Lch /3) = E(8/3) = 2


Notons que les chaussées comprises entre 5m (inclus) et 6m sont considérées comme ayant
deux voies.
La largeur d’une voie :

Par convention, la largeur d’une voie de circulation, V, est donnée par :


V= Lch / Nv.
La largeur d’une voie est donc : V= 8/2 = 4m.
Les coefficients a1, a2, bc et bt :

Les coefficients a1 et a2 dépendent de la classe du pont et du nombre de voies chargées.


Les valeurs de a1 sont regroupées dans le tableau suivant:

Valeurs de a1 Nombre de voies chargées 1 2 3 4 >4


ère
1 1 1 0,9 0,75 0,7
classe du pont 2ème 1 0,9 - - -
ème
3 0,9 0,8 - - -
Tableau 3.3 : Valeurs de a1
Les valeurs de a2 sont définies par la formule suivante :
a2 = νo / ν

Avec ν : largeur d’une voie.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 42 OCP


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Et les valeurs de νo sont données dans le tableau ci-dessous :

Classe du pont 1ère 2ème 3ème


Valeur de νo 3,5 3 2,75
Tableau 3.4 : Valeurs de νo

Les valeurs données aux coefficients a1 et a2 tiennent compte des majorations pour
effets dynamiques.

Les coefficients bc dépendent de la classe du pont et du nombre de files considérées.

Valeurs de bc Nombre de files considérées 1 2 3 4 >4


1ère 1,2 1,1 0,95 0,8 0,7
Classe du pont 2ème 1 1 - - -
3ème 1 0,8 - - -

Tableau 3.5 : Valeurs de bc

Les coefficients bt dépendent seulement de la classe du pont.

Classe du pont 1ère 2ème


Valeurs de bt 1 0,9
Tableau 3.6 : Valeurs de bt

En récapitulant ce qui précède, on trouve les propriétés suivantes :

Le pont est de classe 1

• a1 = 1 dans les deux cas envisagés : une ou deux voies chargées.

• νo = 3,5 d’où, a2 = 3,5/4 = 0,875.

• bc = 1,2 : une file, et 1,1 : deux files.

3.2.2. Charges routières :

3.2.2.1. Système A(l) :

Ce système se compose des charges uniformément réparties d’intensité variable


suivant la longueur surchargée et qui correspondent à une ou plusieurs files de véhicules à
l’arrêt sur le pont. Elles représentent un embouteillage ou un stationnement, ou bien tout
simplement une circulation continue à une vitesse à peu prés uniforme d’un flot de véhicules
composé de voitures légères et de poids lourds. A(l) est donnée par la formule suivante :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 43 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Définition des charges

A(l) = Max [0,23+36/(L+12) ; 0,4-0,2L/1000] en t/m² avec L= 25.3 m.


La valeur obtenue sera par la suite multipliée par les coefficients a1 et a2 puis par la
largeur d’une voie (resp. deux voies) si elle est seule à être chargée (resp. si les deux le sont)
afin d’obtenir une force/ml.
Nous obtenons donc les valeurs suivantes de A(l) :

• Cas d’une seule voie chargée, on a : a1 = 1 ; a2 =0,875; V = 4m, d’où :

A(l) = 4,17t/ml.

• Cas de deux voies chargées, on a : a1 = 1 ; a2 =0,875; V = 8 m, d’où :

A(l) = 8,33 t/ml.

3.2.2.2. Système BC

Le convoi BC se compose d’un ou au maximum de deux camions types par file. Dans le
sens transversal le nombre de files est inférieur ou égale au nombre de voies. Les
caractéristiques du convoi BC sont présentées dans la figure ci-après.

Figure 3.2 : Répartition de charge système bc

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 44 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Définition des charges

3.2.2.3. Le système Bt :

Un tandem se compose de deux essieux munis de roues simples pneumatiques. Les


caractéristiques du système Bt sont représentées ci-dessous.
Le système Bt ne s’applique pas au pont de la 3ème classe. Pour les ponts de la 1ère et de la
2ème classe, il convient de respecter les règlements suivants :
– Dans le sens longitudinal, un seul tandem est disposé par file.
– Dans le sens transversal, un seul tandem est supposé circuler sur les ponts à une voie.
Alors que pour les ponts supportant deux voies ou plus, on ne peut placer que deux
tandems au plus sur la chaussée, côte à côte ou non, de manière à obtenir l’effet le plus
défavorable.
Les caractéristiques du système sont présentées dans la figure :

Figure 3.3 : Répartition de charge système bt

3.2.2.4. Système Br :

C’est une roue isolée disposée normalement à l’axe longitudinal de la chaussée. Les
caractéristiques de cette roue sont présentées dans la figure ci-dessous :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 45 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Définition des charges

Figure 3.4 : Système Br

Le rectangle de la roue peut être placé n’importe où sur la largeur roulable de manière
à produire l’effet le plus défavorable.
3.2.2.5. Système Mc120 :

Le système MC120 se compose de véhicules type à chenilles. Il comporte deux


chenilles et le rectangle d’impact de chacune d’elles est supposée uniformément chargée. La
pression répartie au mètre linéaire, appliquée par le convoi est : P/ml = 110/6,1 = 18,03 t/ml.

Les caractéristiques du système Mc120 sont représentées dans la figure suivante.

Figure 3.5 : Répartition de charge système Mc120

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 46 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Définition des charges

3.2.2.6. Charges sur trottoirs :

Le règlement prévoit deux systèmes de charges : un système local destiné à la


justification des éléments de couverture du tablier (hourdis, entretoises) et un système général
pour le calcul des poutres principales. Les diverses charges de trottoir ne sont pas majorées
pour les effets dynamiques.
Les charges locales :

Le système local comprend une charge uniformément répartie d’intensité qtr de valeur :

qtr = 450 kg/m²


Cette charge est placée pour produire l’effet le plus défavorable. Ses effets peuvent
éventuellement se cumuler avec ceux de B.
De plus, le système local comprend une roue de 6 t dont la surface d’impact est un
carré de 0,25 m de côté à disposer sur les trottoirs en bordure d’une chaussée.
Les charges générales :

Le système général comprend une charge uniformément répartie d’intensité qtr égale à
150 kg/m² à disposer sur les trottoirs bordant une chaussée.

Ce système répond aux règles d’application suivantes :


Dans le sens longitudinal, on dispose cette charge pour qu’elle produise l’effet le plus
défavorable.
Dans le sens transversal, toute la largeur du trottoir est chargée, mais on peut
considérer soit qu’un seul trottoir est chargé, soit que les deux le sont, de manière à obtenir
l’effet le plus défavorable.
Cette charge est cumulable avec la charge A(l) et Bc si elle peut donner un effet plus
défavorable.
De plus, le système général comprend une charge de densité uniforme mais qui ne
concerne que les ouvrages ne supportant qu’une circulation de piétons ou de cyclistes
(passerelles).

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 47 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Chapitre 4

Etude des Poutres Principales

Les tabliers des ponts à poutres sont des structures tridimensionnelles pour lesquelles de
nombreuses méthodes de calculs classiques ont été proposées. En général, l’étude du tablier
est subdivisée en une étude transversale et une étude d’une poutre dans le sens longitudinal.
La première étude donne un Coefficient de Répartition Transversale (CRT), qui sera multiplié
avec les sollicitations (globales) trouvées dans le sens longitudinal afin d’obtenir les
sollicitations (moyennes) d’une poutre.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 48 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART
’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.1. Détermination des CRT des charges :

Les méthodes de calcul proposées sont classées en deux familles, selon que la section
transversale peut être considérée comme étant déformable ou indéformable.
Dans le cas de tablier rigide, on utilise la méthode de Courbon et Dans le cas contraire, c’est
la méthode de Guyon-Massonnet
Massonnet qui est la plus utilisée.

Pour notre cas et en raison de l’absence d’entretoises intermédiaires, la répartition


transversale des charges se fait par l’intermédiaire de l’hourdis,
l’hourdis, donc on utilisera la méthode
de Guyon-Massonnet.

4.1.1. Aperçu théorique sur la méthode de Guyon-Massonnet


Guyon Massonnet :
Lorsque la rigidité torsionnelle des éléments d’un pont ne peut être négligée, la section
transversale du pont est considérée comme étant déformable
déform ; C’est alors qu’on utilise la
méthode de Guyon-Massonnet
Massonnet (développée originalement par Guyon en 1946 et mise sous
forme de tableaux numériques par Massonnet en 1954). Cette méthode est une méthode de
calcul de dalles ou de réseaux de poutres.

4.1.1.1. Principes
pes fondamentaux de la méthode de Guyon-Massonnet
Guyon Massonnet :
Cette méthode est basée sur deux principes fondamentaux :
Le premier principe fondamental est de substituer au pont réel un pont à structure
continue qui a les mêmes rigidités moyennes à la flexion et à la torsion que l’ouvrage
réel.
Le deuxième principe est d’analyser de façon approximative l’effet de la
répartition transversale des charges en admettant que cette répartition est la même
que si la distribution des charges selon l’axe du pont est sinusoïdale et de la forme :
p’= p×sin (π.x/L) avec : p, constante et L, portée de la travée.
travée

Figure 4.1:
4 Charge sinusoïdale sur le tablier

Travail de Fin d’Etude 2008 EH


EHTP 49 OCP
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Les calculs peuvent être affinés en développant la charge en série de Fourier en fonction de
l’abscisse longitudinale.
4.1.1.2. Paramètres fondamentaux:
On considère une travée indépendante, de portée L, de largeur 2b, dont l’ossature est
constituée par une poutraison croisée de n poutres longitudinales (portée L, espacement b1) et
de m entretoises (portée 2b, espacement L1) intermédiaires, disposées transversalement.

Entretoises (m, BE, CE, 2b) L1 poutres principales


(n, Bp, Cp, L)

2b
b1 x

Figure 4.2: Modèle du tablier d’après Guyon-Massonnet.

Toutes les poutres sont identiques et caractérisées par :


Leur rigidité à la flexion BP = EIP.
Leur rigidité à la torsion CP = GKP.

De même, toutes les entretoises sont identiques, et également caractérisées par :

Leur rigidité à la flexion BE = EIE.


Leur rigidité à la torsion CE = GKE.

E : module de Young.
G : module de torsion; G = E/2(1+ν) (ν est le coefficient de Poisson).
IP : moment d’inertie de flexion des poutres;
KP : moment d’inertie de torsion des poutres;
IE : moment d’inertie de flexion des entretoises;
KE : moment d’inertie de torsion des entretoises.

Par unité de longueur, ces rigidités deviennent :


- Les rigidités de flexion :
ρP = BP/b1 = EIP/b1.
ρE = BE/L1 = EIE/L1.
- Les rigidités de torsion :
γP = CP/b1 = GKP/b1.
γE = CE/L1 = GKE/L1.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 50 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

On suppose que le coefficient de Poisson du matériau constitutif est nul (ν=0) alors :G = E/2.
Donc : γP = EKP/2b1 et γE = EKE/2L1.
Comme il a été déjà signalé, c’est alors le hourdis qui joue le rôle des entretoises.
Dans ce cas, les inerties de flexion et de torsion du hourdis (hauteur: hd) représentant les
entretoises sont : ρE = γE = Ehd3/12.
Le comportement du pont est complètement défini par les deux paramètres principaux :

• Le paramètre de torsion : α = (γγP+γγE)/2(ρ


ρP×
×ρE)1/2
• Le paramètre d’entretoisement : θ = (b/L)××(ρ
ρP/ρρE)1/4

4.1.1.3. Le Coefficient de Répartition Transversale (CRT):

Le Coefficient de Répartition Transversale (K) est un coefficient correctif qui tient compte
de la répartition transversale des surcharges. Celui-ci montre la proportion des surcharges
transmises sur la portion considérée.

K dépend de la valeur du paramètre de torsion α, de la valeur du paramètre d’entretoisement


θ, de l’excentricité de la charge e et de l’ordonnée de la poutre considérée y.
Pour α = 0 ⇒ K0 = K0 (θ, e, y)

α = 1 ⇒ K1 = K1 (θ, e, y)

Pour α quelconque, l’interpolation n’est pas linéaire. Elle est donnée par Massonnet :

K = K0 + (K1 – K0) * α1/2


Les valeurs de ces coefficients sont tirées des tableaux et des abaques de Massonnet. Pour une
poutre d’ordonnée y, on procède à une interpolation linéaire sur les valeurs de y données dans
les tableaux de Guyon-Massonnet. Une interpolation linéaire peut se faire par rapport à θ.

4.1.2. Détermination des paramètres de calcul :


4.1.2.1. La rigidité flexionnelle des poutres :

La position du centre de gravité :


On découpe la section de la poutre en cinq sections S0, S1, S2, S3 et S4 comme indiqué sur la
figure :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 51 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART
’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Figure 4.3:
3: Découpage de la poutre en différentes sections

y0, y1, y2, y3 et y4 étant respectivement les ordonnées des centres de gravité de ces sections, la
position du centre de gravité de la section totale est déterminée par la formule suivante :

YG = ΣSiYi/ ΣSi
Avec :

S0 = 0,5 m² Y0 = 1,40 m
S1 = 0,2625 m² Y1 = 0,775 m
S2 = 0,03 m² Y2 = 1,267 m
S3 = 0,025 m² Y3 = 0,317 m
S4 = 0,125 m² Y4 = 0,125 m

D’où, YG = 1,0239 m
Nous avons I/G= I0/G + I1/G + I2/G
2 + I3/G + I4/G

En appliquant le théorème de Huygens :


Ii/G = I/i/Gi + Si (GGi)² avec i=0,…4
Nous avons :

I0/G = 0,0723923
I1/G = 0,0403794
I2/G = 0,0017896
I3/G = 0,0125371
I4/G = 0,1016537
I/G = 0,2287521

Travail de Fin d’Etude 2008 EH


EHTP 52 OCP
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

La rigidité flexionnelle des poutres :

E I
Elle est donnée par la formule suivante :
ρ 


Avec :
E : Module de Young,
b1 : espacement entre les axes des poutres.
IG : moment d’inertie de la section par rapport à l’axe XG.

Par application, on trouve : ρp = 0,0915 E

4.1.2.2. La rigidité flexionnelle de l’hourdis :

E I

Elle est donnée par la formule suivante :


ρ 

Avec :
Ih = 1×hd3/12, « hd» étant l’épaisseur de la dalle de couverture.
Puisque nous n’avons pas d’entretoises intermédiaires, les calculs se font par ml alors
L1 = 1m,

Par application numérique, on trouve : ρh = 0,00067 E

4.1.2.3. Le paramètre d’entretoisement:

Il est défini par la formule :

b  ρ
θ 
ρ

Avec :
2b, est la largeur du tablier,
L, est la portée de la travée.

Soit : θ = 0,6764

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 53 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.1.2.4. La rigidité torsionnelle des poutres:

Le moment d’inertie de torsion de la poutre :

La section est divisée en plusieurs zones comme le montre la figure 3.8.


Le moment d’inertie de torsion de la poutre, Rt, est la somme des moments d’inertie Rti des
zones « i » de la poutre : Rt = Σ Rti

Avec : Rti = ki × bi × ai3

Où : ki =1/3 – (0,051+0,168/R)×exp(-0,13×R) ; R= ai/bi


ai, est la hauteur de la zone « i » considérée.
bi, est la largeur de la zone « i » considérée.

Y
2,50 m Y

S0 20 cm
10 cm
S1
30 cm
30 cm G
S2

S3
45 cm

50 cm

Figure 4.4 : Illustration des différentes zones de la poutre.

Pour l’hourdis, la valeur de « k » prise en compte n’est que la moitié de celle donnée par la
formule. Pour l’âme des poutres, le coefficient « k » est calculé avec une hauteur double par
rapport à la hauteur réelle.
D’où le tableau synthétique suivant :

Si bi (m) ai (m) Ri =bi /ai ki Rti (m4)


0 2,50 0,20 12,50 0,3206 0,00641
1 0,60 0,10 6,00 0,2971 0,00018
2 1,30 0,25 5,20 0,2910 0,00591
3 0,20 0,45 0,44 -0,0716 -0,00130
Total 0,01120

Tableau 4.1: Calcul des moments d’inertie de torsion des éléments de la poutre.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 54 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Le moment d’inertie de torsion de la poutre est alors :

Rt = 0,0112 m4
La rigidité torsionnelle de la poutre :

Elle est déterminée par la formule suivante :

γp = Rt ×E/2b1

On trouve donc : γp = 0,00224 E

4.1.2.5. La rigidité torsionnelle de la dalle de couverture:


Elle est définie par la formule suivante :

γh = e3 ×E /12

On trouve donc : γh = 0,00067 E

4.1.2.6. Le paramètre de torsion :


Il est défini par la formule suivante :

α = (γγp+γγh)/[2*(ρ
ρp*ρ
ρE)1/2]

Soit : α = 0,186
Récapitulation :

Les paramètres de calcul sont :

• Le paramètre d’entretoisement : θ = 0,676


• Le paramètre de torsion : α = 0,186

4.1.3. Détermination des coefficients de répartition transversale CRT:

4.1.3.1. Tableau des coefficients de Guyon-Massonnet :


Nous disposons des tableaux donnant les coefficients de Guyon-Massonnet :

K(α = 0) et K( α =1) pour θ = 0,65 et θ = 0,70 (Voir l’Annexe 2 tableaux 3.8 et 3.9 )

Pour avoir K(α = 0) et K( α =1) pour θ = 0,676, nous considérons l’interpolation linéaire
donnée par la formule suivante :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 55 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

K(θ =0,676) = K(θ = 0,65)+ (0,676-0,65)×[K(θ = 0,70)- K(θ = 0,65)] / (0,70-0,65)


Ce qui nous donne le tableau des coefficients ci-après:

θ=0,6
=0,676 α=0 → K0
Y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,0965 0,5828 1,0553 1,4546 1,6378 1,4546 1,0553 0,5828 0,0965
b/4 -0,3177 0,1349 0,5935 1,0515 1,4546 1,6650 1,5371 1,2237 0,8630
b/2 -0,5159 -0,1724 0,1882 0,5935 1,0553 1,5371 1,9178 2,0608 2,1064
3b/4 -0,6111 -0,4038 -0,1724 0,1349 0,5828 1,2237 2,0608 2,9973 3,8766
b -0,6765 -0,6111 -0,5159 -0,3177 0,0965 0,8630 2,1064 3,8766 6,0484
θ=0,6
=0,676 α=1 → K1
Y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

0 0,7274 0,8448 0,9943 1,1608 1,2556 1,1608 0,9943 0,8448 0,7274


b/4 0,5039 0,6109 0,7549 1,4664 1,1608 1,3072 1,2676 1,1576 1,0551
b/2 0,3573 0,4484 0,5742 0,7549 0,9943 1,2676 1,4858 1,5315 1,5139
3b/4 0,2630 0,3400 0,4484 0,6109 0,8448 1,1576 1,5315 1,8879 2,1184
b 0,1969 0,2630 0,3573 0,5039 0,7274 1,0551 1,5139 2,1184 2,8410

Tableau 4.2 : Valeurs de K0 et K1pour θ = 0,676

Pour avoir K(α = 0,186), nous effectuons une interpolation à l’aide de la formule suivante :

Kα = K 0 + (K1 − K 0 ) α

donc :
K 0.186 = K 0 + ( K1 − K 0 ) 0.186

D’où le tableau ci-dessous :

K (α=0,186 ; θ=0,676)

Y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b


0 0,3686 0,6958 1,0290 1,3279 1,4729 1,3279 1,0290 0,6958 0,3686
b/4 0,0366 0,3402 0,6631 1,2304 1,3279 1,5107 1,4209 1,1952 0,9459
b/2 -0,1393 0,0953 0,3547 0,6631 1,0290 1,4209 1,7315 1,8325 1,8508
3b/4 -0,2341 -0,0830 0,0953 0,3402 0,6958 1,1952 1,8325 2,5189 3,1183
b -0,2998 -0,2341 -0,1393 0,0366 0,3686 0,9459 1,8508 3,1183 4,6651

Tableau 4.3 : Coefficients de Guyon-Massonnet pour (α = 0,186, θ = 0,676).

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 56 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART
’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Pour les poutres intermédiaire, y = 0,25b :

Kα =(0.186 , θ=0.676)
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
y=b/4 0,0366 0,3402 0,6631 1,2304 1,3279 1,5107 1,4209 1,1952 0,9459

Tableau 4.4 : Valeurs de K pour les poutres intermédiaires

Ligne d'influence de K pour la poutre intermédiaire


K (e) 1,511
1,600 1,421
1,328
1,400 1,195
1,200 1,006 0,946
1,000
0,800 0,663
0,600
0,340
0,400
0,200 0,037
0,000
-5 3,75
-3,75 -2,5 -1,25 0 1,25 2,5 3,75 5
L'excentricité (e)

Figure 4.5 : Ligne d’influence de K pour la poutre intermédiaire

Pour les poutres de rive, y = 0,75b


0, :
Kα =(0.186 , θ=0.676)
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
y=3b/4 -0,2341 -0,0830 0,0953 0,3402 0,6958 1,1952 1,8325 2,5189 3,1183
Tableau 4.5 : Valeurs de K pour les poutres de rive.

Ligne d'influence de K pour la poutre de rive


K (e)
3,5000 3,1183
3,0000 2,5189
2,5000
1,8325
2,0000
1,5000 1,1952
1,0000 0,6958
0,3402
0,5000 0,0953
-0,0830
0,0000 -0,2341

-0,5000 -5 -3,75 -
-2,5 -1,25 0 1,25 2,5 3,75 5
L'excentricité ( e )

Figure 4.6 : Ligne d’influence de K pour la poutre de rive.

Travail de Fin d’Etude 2008 EH


EHTP 57 OCP
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.1.3.2. Les valeurs des CRT pour les différentes poutres :


En utilisant les résultats ci-dessus, nous pouvons tracer les lignes d’influences
transversales de la poutre intermédiaire et de la poutre de rive, et calculer par la suite les
valeurs moyennes des CRT pour les différents systèmes de charges routières.
La disposition des charges dans le sens transversal est choisie de façon à avoir le cas de
charge le plus défavorable.
Les coefficients trouvés sont comme suit :
4.1.3.2.1 Charge A(l)
On place la charge A(l) suivant les règles de chargement de la manière la plus
défavorable. Pour cela nous essayons les deux cas (une voie chargé ; deux voies chargées).

Le tableau suivant résume les résultats trouvés pour les poutres intermédiaires et les poutres
de rive dans les cas les plus défavorables.

KAl ηAl a1 x LAl x ηAl Cas le plus


Poutre : de rive intermédiaire de rive intermédiaire de rive intermédiaire défavorable
1 voie chargée 1.6224 1.3467 0.4056 0.3367 1.6224 1.3467
2 voies chargées 2 voies chargées
0.9177 1.1276 0.2294 0.2819 1.8353 2.2552
Tableau 4.6 : Valeurs de CRT pour le système A(l).

4.1.3.2.2 Charge sur trottoirs qtr :

Le cas le plus défavorable pour les poutres intermédiaires correspond au chargement des
deux trottoirs, alors que pour les poutres de rive il correspond au chargement d’un seul

Ktr ηtr
Poutre : de rive intermédiaire de rive intermédiaire
1 trottoir chargé 2.8785 1.0456 0.7196 0.2614
2 trottoirs chargés 2.7049 1.2037 0.6762 0.3009

Tableau 4.7: Valeurs de CRT pour les trottoirs.


4.1.3.2.3 Charge Bc :

On place les différentes files de roues du système Bc sur la largeur chargeable de la


manière la plus défavorable tout en prenant le soin de laisser 0.25m entre le bord du trottoir et
la première file de roues.
Les résultats trouvés sont dans le tableau suivant :

Kbc ηbc bc x ηbc Cas le plus


Poutre : de rive intermédiaire de rive intermédiaire de rive intermédiaire défavorable
1 file 1.9845 1.3350 0.4961 0.3337 0.595353 0.400497
2 files chargées
2 files 2.8233 2.7250 0.7058 0.6813 0.77641575 0.749386
Tableau 4.8 : Valeurs de CRT pour le système Bc

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 58 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.1.3.2.4 Charge Bt
Nous plaçons les tandems du système Bt sur la largeur chargeable de la manière la plus
défavorable en laissant 0.5m entre le bord du trottoir et le premier tandem.

Les résultats trouvés sont dans le tableau suivant :

Kbt ηbt bt x ηbc Cas le plus


Poutre : de rive intermédiaire de rive intermédiaire de rive intermédiaire défavorable
1 tandem 1.8521 1.3665 0.4630 0.3416 0.463035 0.341635
2 tandems
2 tandems 2.4455 2.6255 0.6114 0.6564 0.6113825 0.65638
Tableau 4.9 : Valeurs de CRT pour le système Bt.
4.1.3.2.5 Charge Br :

L’emplacement le plus défavorable de la roue du système Br pour les poutres de rive est
sur l’extrémité de la largeur chargeable, alors que pour les poutres intermédiaires il
correspond à e = b/4

Kbr ηbr
Poutre : de rive intermédiaire de rive intermédiaire
Système Br 2.6388 1.5107 0.6597 0.3777
Tableau 4.10 : Valeurs de CRT pour le système Br.

4.1.3.2.6 Charge Mc120

On considère l’emplacement le plus défavorable d’un char de, 2 chenilles avec

LMC120 = 1m d’où le tableau suivant :

KMc120 ηMc120
Poutre : de rive intermédiaire de rive intermédiaire
Mc120 1.5829 1.2801 0.3957 0.3200
Tableau 4.11: Valeurs de CRT pour le système Mc120.

4.1.3.2.7 Charge des superstructures :


Les CRT relatifs aux charges de la superstructure sont comme suit :

η
Poutre : de rive intermédiaire
Elément linéaire 0.6762 0.3009
Elément
0.2294 0.2819
surfacique
Tableau 4.12: Valeurs de CRT des superstructures.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 59 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.2. Détermination des sollicitations moyennes :


4.2.1. Rappel sur les lignes d’influences d’une poutre sur appui simple :

Les lignes d’influences des moments fléchissant et des efforts tranchants pour une poutre
sur appui simple sont présentées sur la figure dans la page suivante.

Pi
A B

y = x(L-x)/L Li(Mx)
yi

y = L/4 Li(ML/2)
L/2
yi

1-(x/L) Li(Tx)

yi
1
-x/L

1 Li(TA)

yi

Figure 4.7 : Lignes d’influences des moments fléchissant et des efforts tranchants pour une poutre sur appui simple

.
Pour une charge concentrée Pi :

Mx = Piyi yi : ordonnée de Pi correspondant sur la Li (Mx).


Tx = Piyi yi : ordonnée de Pi correspondant sur la Li (Tx).
Dans le cas de n charges Pi, on somme, c’est à dire :
n n
M x = ∑ Pi yi et Tx = ∑ Pi yi
i =1 i =1
Pour une charge d’intensité q répartie sur une longueur de L1 à L2 :
La somme ou bien l’intégrale devient une surface, c’est à dire :
L2
Mx = ∫
L1
q yi dy = qω ω: aire sur la Li(Mx), entre L1 et L2.
L2
Tx = ∫
L1
q yi dy = qω ω: aire sur la Li(Tx), entre L1 et L2.

Pour le cas de plusieurs charges réparties qi :


Mx = Σqiωi et Tx = Σqiωi

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 60 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.2.2. Sollicitations dues aux charges permanentes :

Pour le cas de charges permanentes, on distingue quatre types ; le poids propre des poutres,
poids propre du hourdis, poids propre des entretoises et les superstructures.

4.2.2.1. Poids propre des poutres :


Moments fléchissants :
Le poids propre de la poutre est une charge répartie sur toute la poutre. Pour déterminer
les sollicitations dues à cette charge, on n’a pas besoin d’utiliser le principe des lignes
d’influences. Le problème se réduit à déterminer les sollicitations d’une charge répartie sur
toute une poutre sur appui simple.

M(x) = P ×
x
(l c − x )
2

Avec :
P : le poids propre d’une poutre /ml (P = 1,12 t/ml).
lc, la portée de calcul et elle est égale à 25,3 m

lc/2

lc

M(lc/2)

Plc2 /8

Figure 4.8: Diagramme du moment fléchissant sous l’effet du poids propre de la poutre.

Efforts tranchants :
De même pour les efforts tranchants, on utilise le diagramme des efforts tranchants d’une
charge répartie sur une poutre simple avec les mêmes notations:
 lc 
T(x) = P ×  − x
2 

P
Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 61 OCP
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

lc/2

lc

Plc/2 T(lc/2)

Plc/2

Figure 4.9 : Diagramme des efforts tranchants sous l’effet de la charge permanente.

Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :

x / lc M(x) (t.m) T(x) (t)


0 0 14.168
0.1 32.2605 11.334
0.2 57.352 8.5005
0.3 75.2745 5.667
0.4 86.028 2.8335
0.5 89.6125 0
Tableau 4.13 : Sollicitations dues au poids propre de la poutre.

4.2.2.2. Poids propre du hourdis :


Le poids du hourdis supporté par les poutres est: Ph = 1,25 t/ml ce qui nous donne alors
le tableau des efforts suivant :

x / lc M(x) (t.m) T(x) (t)


0 0 15.812
0.1 36.005 12.65
0.2 64.009 9.487
0.3 84.011 6.325
0.4 96.013 3.162
0.5 100.014 0
Tableau 4.14 : Sollicitations dues au poids du hourdis.
4.2.2.3. Poids propre des entretoises :
Puisque les entretoises ne sont prévues qu’au niveau des appuis, celles-ci n’engendrent
aucun moment fléchissant dans la travée, mais uniquement un effort tranchant au niveau des
x 
appuis  = 0  . Ce qui nous donne :
 lc 

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 62 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

T (poutres intermédiaires) = 2.1 t et T (poutre de rive) = 1.05 t.

4.2.2.4. Poids propre des superstructures :


Les superstructures comportent les éléments sur trottoir et les éléments sur chaussée.
- Le poids/ml des éléments linéaires : Pl = 1,677 t/ml
- Le poids/ml des éléments surfaciques : Ps = 1,352 t/ml

Moments fléchissants :
Pour déterminer les sollicitations dues à cette charge, on n’a pas besoin d’utiliser le
principe des lignes d’influences. Le problème se réduit à déterminer les sollicitations d’une
charge répartie sur toute une poutre sur appui simple et les multiplier par le CRT
correspondant.
Les moments fléchissants dus aux superstructures sont obtenus par la formule suivante :

x
M ( x) = × (l c − x) × (η el × Pl + η es × Ps )
2

Avec,

ηel : Le coefficient de répartition transversale correspondant à la charge linéaire;

Pl : Le poids/ml des superstructures linéaires.

ηes : Le coefficient de répartition transversale correspondant à la charge surfacique ;

Ps : Le poids/ml des superstructures surfaciques.


Efforts tranchants :

De même pour les efforts tranchants, on utilise le diagramme des efforts tranchants d’une
charge répartie sur une poutre simple
lc
T ( x) = ( − x ) × (η el × Pl + η sl × Ps )
2
Même notation que ci-dessus.
Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :
Poutre de rive Poutre intermédiaire
x / lc M(x) (t.m) T(x) (t) M(x) (t.m) T(x) (t)
0 0 18.183 0 11.167
0.1 41.402 14.546 25.426 8.933
0.2 73.604 10.910 45.202 6.700
0.3 96.605 7.273 59.328 4.467
0.4 110.406 3.637 67.803 2.233
0.5 115.006 0 70.628 0
Tableau 4.15: Sollicitations dues aux superstructures.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 63 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.2.3. Sollicitations dues aux surcharges routières :

4.2.3.1. Système A(l) :

Moments fléchissants :

Dans ce cas, aussi, l’utilisation de la ligne d’influence peut être remplacée par le
diagramme des moments, puisque le cas le plus défavorable revient à charger toute la
longueur de la poutre lc (figure 3.14). Et en tenant compte de la répartition transversale des
charges, les moments sont donnés par la formule suivante :

x
M(x) = ηAL× ×(lc -x)×A(lc)
2
Avec : A(lc) = 8,33 t/ml

ηAL, le coefficient de répartition transversale correspondant au système A(l) .

A(l)

M(lc/2)
lc/2

A(l)lc2 /8
lc

Figure 4.10 : Diagramme des moments fléchissants sous l’effet du système A(l).

Efforts tranchants :
Les efforts tranchants se calculent à l’aide de leur ligne d’influence en tenant compte de la
longueur chargée.

A lc-x B
lc
A(L)

1-(x/lc)
Li(Tx)
1
-x/lc

Figure 4.11 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de la charge A(l).

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 64 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Ils sont donnés par la formule suivante :


(l c − x) 2
T(x) = ηAL ×Al(x)×
2l c

36
Avec: Al(x) = a1×a2 ×(0,23+ )× 8 (deux voies chargées).
(lc − x) + 12
Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :
Poutre intermédiaire Poutre de rive
x / lc M(x) (t.m) T(x) (t) M(x) (t.m) T(x) (t)
0 0 29.834 0 24.277
0.1 67.638 25.585 55.042 20.820
0.2 120.246 21.513 97.852 17.507
0.3 157.823 17.634 128.431 14.350
0.4 180.369 13.969 146.778 11.368
0.5 187.885 10.549 152.894 8.585

Tableau 4.16 : Sollicitations dues au système A(L).

4.2.3.2. Système Bc :
Moments fléchissants :
Ces moments sont calculés à l’aide de leurs lignes d’influences (Li) dans la section
considérée en plaçant la charge Bc dans le sens longitudinal de la manière la plus défavorable
(deux files dans le sens transversal). La ligne d’influence des moments est une ligne brisée
formée de segments de droites. Il en résulte que la position la plus défavorable du convoi
comporte toujours la présence d’un essieu au droit de la section considérée.

A B
x lc-x
lc
P P P/2 P P

Li(Mx)
x(lc-x)/lc
yi

Figure 4.12 : Détermination des moments fléchissant sous l’effet de la charge Bc (deux files)

Les moments fléchissant sont donnés par la formule suivante : M(x) = ηBc×δB×bc×ΣPiyi

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 65 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Avec :
Pi : charge concentrée du système Bc ;
yi : ordonnée de Pi correspondant sur la Li de Mx ;

ηBc : le coefficient de répartition transversale correspondant à Bc ;


δBc : coefficient de majoration dynamique (rappelons que δBc = 1.079)
bc : coefficient dépendant de la classe du pont et du nombre de files ( bc = 1.1 pour deux files)
Efforts tranchants :

Dans ce cas, la position la plus défavorable est évidente.

A B
x lc-x
l
P P P/2c P P

1-(x/lc)
Li(Tx)
yi 1
-x/lc

Figure 4.13 :Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Bc

Les efforts tranchants sont donnés par la formule suivante (avec les mêmes notations) :
T(x) = ηBc ×δBc×bc×ΣPiyi
Le tableau 4.17 suivant, rassemble les résultats obtenus :

Poutre intermédiaire Poutre de rive


x / lc M(x) (t.m) T(x) (t) M(x) (t.m) T(x) (t)
0 0 37.72 0 39.08
0.1 73.41 31.90 76.05 33.05
0.2 129.74 27.13 134.40 28.10
0.3 167.68 22.15 173.71 22.95
0.4 184.22 17.07 190.85 17.68
0.5 192.76 10.12 199.69 10.48

Tableau 4.17 : Sollicitations dues à la charge Bc

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 66 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.2.3.3. Charge bt :

Moments fléchissants :

Ces moments sont calculés de manière analogue à celle du système Bc.

lc-x
A x B
lc
P P

Li(Mx)
x(lc-x)/lc
yi

Figure 4.14 : Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Bt (deux Tandems).

Les moments fléchissants sont donnés par la formule suivante :

M(x) = ηBt×δBt×bt×ΣPiyi
Avec :
Pi : charge concentrée du système Bt ;
yi : ordonnée de Pi correspondant sur la Li de Mx ;

ηB : coefficient de répartition transversale correspondant à Bt ;

δBt=1,066 et bt = 1 ;
Efforts tranchants :
Les efforts tranchants sont donnés par la formule suivante :
T(x) = ηBt ×δBt×bt×ΣPiyi
(Avec les mêmes notations).

A B
x lc-x
lc
P P

1-(x/lc)
Li(Tx)
yi
-x/lc 1

Figure 4.15 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Bt

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 67 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Le tableau donne les résultats obtenus :

Poutre intermédiaire Poutre de rive


x / lc M(x) (t.m) T(x) (t) M(x) (t.m) T(x) (t)
0 0.00 21.79 0.00 20.30
0,1 49.32 20.67 45.94 19.26
0,2 87.66 19.55 81.65 18.21
0,3 111.56 18.44 103.92 17.17
0,4 130.09 17.32 121.17 16.13
0,5 145.37 16.20 135.41 15.09

Tableau 4.18: Sollicitations dues à la charge Bt.

4.2.3.4. Charge Br :
Moments fléchissants :
Ces moments sont calculés de manière analogue à celle du système Bc.

A B
x lc-x
lc
10t

Li(Mx)
y=x(lc-x)/lc

Figure 4.16 : Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Br (1 roue)

Les moments fléchissants sont donnés par la formule suivante : M(x) = ηBr×δBr×P×y
Avec :
P , charge concentrée du système Br ;
y , ordonnée de P correspondant sur la Li de Mx ;

ηBr , le coefficient de répartition transversale correspondant à Br ;

δBr= 1,053;
Efforts tranchants :
Dans ce cas, la position la plus défavorable est évidente (Figure 4.17).
Les efforts tranchants sont donnés par la formule suivante (avec les mêmes notations):
T(x) = ηBr ×δBr×P×y

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 68 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

A B
x lc-x
lc

10t
t

y=1-(x/lc)
Li(Tx)
1
-x/lc

Figure 4.17 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Br.

Les résultats obtenus sont somme suit :

Poutre intermédiaire Poutre de rive


x / lc M(x) (t.m) T(x) (t) M(x) (t.m) T(x) (t)
0 0 3.98 0 6.95
0.1 9.06 3.58 15.82 6.25
0.2 16.10 3.18 28.12 5.56
0.3 21.13 2.78 36.91 4.86
0.4 24.15 2.39 42.18 4.17
0.5 25.16 1.99 43.94 3.47

Tableau 4.19 : Sollicitations dues à la charge Br.

4.2.3.5. Charge Mc120 :


Moments fléchissants :
La charge militaire Mc120 étant une charge répartie, et en utilisant les lignes d’influences, on
détermine les sollicitations en multipliant la charge par l’aire correspondanteω. Pour avoir
l’effet le plus défavorable, on cherche l’aire maximale de la ligne d’influence placée sous la
charge.

La charge est placée à une distance t de l’appui gauche tel que : dω/dt = 0.

Nous obtenons : t = (lc-6,1)×(x/lc).

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 69 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

x lc-x
A B
lc
t 6,1 m
q = 18.03t/ml
Li(Mx)

x(lc-x)/lc
ω

Figure 4.18: Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Mc120

Les moments fléchissant sont donnés par la formule suivante :

M(x) = ηMc ×δMc×q×ω


Avec :
Q : charge répartie correspondant à Mc120 ;

ω : Aire de la Li correspondant à la charge Mc120 ;

ηMc : Coefficient de répartition transversale correspondant à Mc120 ;

δMc = 1,076 ;
Efforts tranchants :

La recherche du cas le plus défavorable pour les efforts tranchants est plus simplifiée car il
suffit de positionner un char adjacent au sommet de la ligne d’influence
Les efforts tranchants sont donnés par la formule suivante (avec les mêmes notations):
T(x) = ηMc ×δMc120×q×ω

A x B
lc-x

6,1m
q = 18.03t/ml

1-(x/lc)
Li(Tx)
ω 1
-x/lc

Figure 4.19 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Mc120.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 70 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :

Poutre intermédiaire Poutre de rive


x / lc M(x) (t.m) T(x) (t) M(x) (t.m) T(x) (t)
0 0 33.4 0 41.30
0.1 57.87 29.6 71.55 36.60
0.2 124.5 25.81 153.95 31.92
0.3 172.21 22.01 212.95 27.22
0.4 200.99 18.21 248.54 22.52
0.5 210.46 14.41 260.25 17.82

Tableau 4.20: Sollicitations dues au système Mc120.

4.2.3.6. Charge du trottoir :

Moments fléchissants :

Le calcul se fait de manière analogue à celui de A(l). Les moments sont donnés par la formule
suivante : M(x) = ηtr×(x/2) ×(lc -x)×qtr

Avec : qtr = 0,15×Ltr en t/ml (Ltr est la largeur d’un trottoir et elle vaut 1m),

ηtr , le coefficient de répartition transversale correspondant à qtr ;

Efforts tranchants :

Les efforts tranchants se calculent à l’aide de leur ligne d’influence.


La charge qtr est constante et elle est placée de la manière la plus défavorable

lc-x
A lc B

qtr

1-(x/lc) Li(Tx)

-x/lc 1

Figure 4.20: Effort tranchant dans la section x sous l’effet de la charge Tr

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 71 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Les efforts tranchants sont donnés par la formule suivante :


 (l c − x )2 
T(x) = ηtr×qtr×  

 2l c 
Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :

Poutre intermédiaire Poutre de rive


x / lc M(x) (t.m) T(x) (t) M(x) (t.m) T(x) (t)
0 0 0.5710 0 1.2831
0.1 1.3001 0.4625 2.9216 1.0393
0.2 2.3112 0.3654 5.1939 0.8212
0.3 3.0335 0.2798 6.8171 0.6287
0.4 3.4669 0.2055 7.7909 0.4619
0.5 3.6113 0.1427 8.1155 0.3208

Tableau 4.21 : Sollicitations dues à la charge du trottoir.

4.2.4. Combinaison des charges :

Les combinaisons utilisées pour le calcul des sollicitations pour les ponts sont comme suit :

1,35×G + 1,605×Tr +1,605× Max (A, B)


A l’ELU : Max
1,35×G + 1,605×Tr +1,35 Mc120

G + 1,2×Tr +1,2×Max (A, B)


A l’ELS : Max
G + 1,2×Tr +Mc120
Le tableau ci-dessous donne les résultats de ces combinaisons :

Poutre intermédiaire Poutre de rive


x / lc M (t.m) T(t) M (t.m) T(t)
0 0.00 117.01 0.00 127.74
0.1 246.39 96.38 270.11 105.06
ELU

0.2 436.80 77.46 478.91 84.11


0.3 569.12 58.22 632.93 62.84
0.4 638.53 39.24 730.33 43.41
0.5 666.52 26.23 762.59 24.22
0 0.00 87.10 0.00 95.06
0.1 183.34 71.75 200.93 78.19
0.2 325.02 57.68 356.25 62.62
ELS

0.3 423.47 43.37 468.84 46.81


0.4 475.07 29.26 540.99 32.15
0.5 495.90 19.61 564.88 18.11
Tableau 4.22 : Combinaisons des charges des poutres principales

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 72 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.3. Calcul du ferraillage :


4.3.1. Hypothèse de calcul :
Le règlement de dimensionnement est le BAEL 91.
Caractéristiques du béton :

Résistance nominale à la compression : 25 MPa


Résistance nominale à la traction : 0,6+0,06×25 = 2,1 MPa
Contrainte de compression admissible à l’ELU : 0,85×25/1,5 =14,17 MPa
Hypothèse de fissuration : préjudiciable
Contrainte de cisaillement admissible à l’ELU : Min (0,15×25/1,5 ; 4)=2,5 MPa
Contrainte de cisaillement des voiles au dessous de laquelle les armatures transversales ne
sont pas requises (sans reprise de bétonnage dans l’épaisseur) : 0,07×25/1,5=1,17 MPa
Contrainte de compression admissible à l’ELS : 0,6×25=15 MPa

Les armatures :

Résistance à la traction des HA : 500 MPa


Contrainte de traction admissible à l’ELU : 500/1,15=434,78 MPa
Hypothèse de fissuration : préjudiciable
Contrainte de traction admissible à l’ELS :

Max (240 ; 110× 2.1η ) =240 MPa (η=1,6 pour HA≥6mm)

Justification de la section de calcul :

Le coulage du béton sera exécuté sur place alors la section de la poutre est solidaire à
l’hourdis par l’intermédiaire des goussets, donc la section de calcul sera assimilé à une section
en Té dont l’épaisseur de l’âme est variable le long de la poutre en supposant que le béton
tendu présent au niveau des goussets inférieurs est négligé dans le calcul.

h0

b0

1,30m

0,05 m

Figure 4.21 : Modélisation de la section en T pour le ferraillage de la poutre

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 73 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

Le tableau 4.22 suivant résume les dimensions de la section de calcul de la poutre tous les
0,1L.

Section Dimensions de la section


d'abscisse x b (m) h0 (m) b0 (m)
0 2,50 0,20 0,40
0,1L 2,50 0,20 0,34
0,2L 2,50 0,20 0, 28
0,3L 2,50 0,20 0,25
0,4L 2,50 0,20 0,25
0,5L 2,50 0,20 0,25
Tableau 4.23 : Dimensions de la section de calcul.

4.3.2. Calcul des armatures :


4.3.2.1. Armatures longitudinales :

En considérant l’hypothèse de fissuration préjudiciable, le dimensionnement des


armatures de flexion est conditionné par L’ELS.
La section la plus sollicitée se trouve en mi-travée des poutres. Le tableau ci-après
récapitule les résultats de calcul des armatures longitudinales ainsi que le nombre de barres de
Φ32 utilisé dans chaque section de la poutre de rive et centrale, la note de calcul est donnée
dans l’annexe.

Section Section A Nombre de Disposition des barres


d'abscisse x (cm²) barres HA 32
1er lit 2ème lit 3ème lit 4ème lit 5ème lit
0 59.26 8 4 4 0 0 0
Poutre de rive

0,1L 59.26 8 4 4 0 0 0
0,2L 105.48 14 5 5 4 0 0
0,3L 138.96 18 5 5 5 3 0
0,4L 160.3 20 5 5 5 3 2
0,5L 167.41 21 5 5 5 4 2
0 54.22 7 4 3 0 0 0
Poutre centrale

0,1L 54.22 7 4 3 0 0 0
0,2L 96.3 12 5 4 3 0 0
0,3L 125.33 16 5 5 3 3 0
0,4L 140.74 18 5 5 4 4 0
0,5L 146.96 19 5 5 5 4 0
Tableau 4.24 : Armatures longitudinales des poutres principales

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 74 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des poutres principales

4.3.2.2. Armatures de cisaillement :

Les sections les plus sollicitées vis-à-vis de l’effort tranchant se trouvent au niveau des appuis
des poutres.
Dans le cas où la fissuration est préjudiciable la contrainte ultime :
τu=Min (0,1fc28 ; 3MPa)=2,5 MPa.

Le calcul des armatures de cisaillement se fait à l’ELU, ces armatures ainsi que les
espacements adoptés et les dispositions adoptées sont récapitulés dans le tableau suivant :

section Effort At/(b0×


espacement Section
d'abscisse tranchant δt) Disposition
adopté δt At (cm²)
x (MN) (cm²/m²)
0 1.48 0.1 2.65 66.25 1cadre+1épingle HA10
Poutre de rive

0,1L 1.22 0.1 2.57 50.39 1cadre+1épingle HA10


0,2L 0.969 0.15 2.18 51.90 1cadre+1épingle HA10
0,3L 0.715 0.15 1.72 34.40 1cadre+1épingle HA8
0,4L 0.479 0.2 1.63 21.73 1cadre+1épingle HA8
0,5L 0.247 0.3 1.35 13.50 1cadreHA8
0 1.36 0.1 2.6 65.00 1cadre+1épingle HA10
Poutre centrale

0,1L 1.11 0.1 2.36 46.27 1cadre+1épingle HA8


0,2L 0.889 0.15 1.94 46.19 1cadre+1épingle HA8
0,3L 0.658 0.15 1.75 35.00 1cadre+1épingle HA8
0,4L 0.43 0.2 1.59 21.20 1cadre+1épingle HA8
0,5L 0.262 0.3 1.36 13.60 1cadreHA8
Tableau 4.25 : Armatures transversales des poutres principales

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 75 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Chapitre 5

Etude du hourdis

La dalle est un élément d’épaisseur faible par rapport à ses autres dimensions, elle est en
générale chargée perpendiculairement à son plan moyen. La dalle d’un pont à poutres est
souvent connue sous le non de hourdis. Dans ce chapitre nous commencerons par le calcul des
sollicitations dues à la flexion locale du hourdis entre poutres et de l’encorbellement en
utilisant le modèle élastique et linéaire (théorie classique des plaques minces) au moyen des
abaques du Bulletin Techniques n°1 du SETRA (établies par Thenoz en 1972) et le
complément n°1 de 1976. Ces abaques donnent directement les valeurs des moments
fléchissant sous l’effet des charges réglementaires suivant les dimensions de la dalle. Puis
nous déterminerons les sollicitations dans l’hourdis dues à la flexion globale sous les
différents cas de chargement selon la méthode de Guyon-Massonnet. Enfin, nous calculerons
les armatures inférieures et supérieures que nous vérifierons par la suite.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 76 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

5.1. Les données de calculs :


5.1.1. Matériaux :
On cite ci-après les caractéristiques du béton et de l’acier qui seront utilisés pour l’hourdis:

Résistance caractéristique du béton à 28 jours (fc28) : 25 MPa


Résistance caractéristique à la traction (ft28) : 2,1 MPa
Limite élastique des aciers (fe) : 500 MPa
Contraintes admissibles en service :
– Béton : σb = 15 MPa
– Acier : σs = 240 MPa (fissuration préjudiciable)

5.1.2. Dimensions :
Coffrage du hourdis :

Epaisseur de l’about du hourdis : 0,20 m


Epaisseur au droit de la fin du gousset de la poutre de rive : 0,20 m
Epaisseur totale à la naissance du gousset sur l’âme de la poutre : 0,30 m
Epaisseur du hourdis intermédiaire coulé en place : 0,20 m
Distance entre la fin du gousset de l’âme et l’about : 0,825 m
Largeur du gousset de la poutre : 0,30 m
Epaisseur de l’âme de la poutre en zone courante : 0,25 m
Largeur du hourdis intermédiaire entre deux poutres : 2,50 m
Pente du hourdis : 2,50 %

Plate-forme :

Largeur du trottoir de gauche : 1,00 m


Largeur du trottoir de droite : 1,00 m
Largeur roulable : 8,00 m
Largeur chargeable : 8,00 m
Largeur totale de la plate-forme : 10,00 m
Encorbellement à partir de l’axe de la poutre de rive : 1,25 m
Espacement des poutres : 2,50 m

Superstructures :

Hauteur du garde-corps : 1,00 m


Largeur en tête de la contre corniche : 0,12 m
Hauteur extérieure de la contre corniche : 0,30 m
Largeur de la contre bordure : 0,10 m
Largeur de la bordure de trottoir : 0,17 m
Epaisseur de la chape d’étanchéité : 0,03 m
Epaisseur du revêtement bitumineux : 0,08 m
Pente du trottoir : 2,00 %

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 77 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Charges de la superstructure :

Chape d’étanchéité : 2200 kg/m3


Revêtement bitumineux : 2300 kg/m3
Corniche, contre corniche et contre bordure. : 2500 kg/m3
Bordure T2 : 85 kg/ml
Garde-corps : 50 kg/ml

5.2. Calcul de la dalle entre poutres :


5.2.1. Illustration du hourdis:
La figure suivante illustre les caractéristiques du hourdis entre poutres.

Revêtement
Chape
d'étanchéité
ech
ed

h1
45°
a = le - ea - 2h1 ea

le

Figure 5.1 : Caractéristiques du hourdis entre poutres.

Avec,
ed : l’épaisseur de la dalle coulée en place (ed = 0,20 m) ;
ech : l’épaisseur maximale de la chaussée (ech = 0,11 m) ;
le : la distance entre axe des poutres (le = 2,50 m) ;

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 78 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

h1 : l’épaisseur du gousset à sa naissance (h1=0,10m) ;


ea : l’épaisseur de l’âme de poutre en section courante (ea = 0,25 m) ;
a : la portée du hourdis entre poutres (a =2,05 m).

5.2.2. Calcul des sollicitations:


Charges permanentes :

On a: Poids de la dalle g = 0,20 ×25 = 5 KN/m².


P = 7,5 KN/m²
Poids revêtement g’ = 0,08 ×23+0,03×22 = 2,5 KN/m².
D’où, Le moment isostatique maximal : M0 = pl²/8 = 7,5 x 2,05²/8 =3,94 KN.m/m.
Par suite :

Le moment transversal : Mt = 0,8×M0 = 3,15 KN.m/m


Le moment de continuité : Mc = 0,5×M0 = 1,97 KN.m/m

Charges d’exploitations :
L’effet des charges d’exploitation est déterminé à l’aide des abaques du bulletin
technique du SETRA, compte tenu des paramètres suivants :
a = 2,05 m ;
b= 24.5 m entraxe des entretoises ;
E = (3/4)×ech + ed /2 = 3/4×(0,08+0,03)+0,20/2=18,25 cm ;
A=0,25/2+0,1=0,225 cm.

On considérera les hypothèses suivantes :


Le moment transversal est pris égal à 0,8 fois celui issu des abaques donnant le
moment fléchissant au centre d’une dalle rectangulaire appuyée sur ses quatre côtés
sous l’effet des surcharges réglementaires.

y - Ma est le moment fléchissant s’exerçant au


centre de la dalle dans une bande découpée dans
celle-ci parallèlement à ox (poutre de portée a et
de largeur 1) sur une section perpendiculaire à ox.
Le moment a son axe parallèle à oy. Dans notre
Ma 1m b cas, b est infini, ce moment est dit transversal.

Mb - Mb est le moment unitaire s’exerçant au centre


de la dalle dans une bande découpée dans celle-ci
parallèlement à oy. Le moment a son axe parallèle
O x à ox. Ce moment est dit longitudinal.
a

Figure 5.2 : Moment fléchissant dans une dalle appuyée sur ses quatre côtés.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 79 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Le moment de continuité est égal au maximum des valeurs suivantes :


- 0,5 fois le moment transversal issu des abaques ;
- Le moment de continuité des dalles de couverture des ponts à poutres sous
chaussées.

y Mce - Mcp, est le moment de continuité unitaire


s’exerçant au milieu d’un appui de la plaque
constitué par une poutre principale dans une bande
Mcp
découpée dans cette plaque parallèlement à oy .

- Mce, est le moment de continuité unitaire


s’exerçant au milieu d’un appui de la dalle
constitué par une entretoise (ou une pièce de pont)
dans une bande découpée dans cette plaque
parallèlement à oy sur une section perpendiculaire
1m à oy . Ce moment a son axe parallèlement à ox.
O x
a

Côté s’appuyant sur une poutre


Côté s’appuyant sur une entretoise

Figure 5.3 : Moments de continuité.

Nous établissons le tableau 5.1 ci-après, qui rassemble les résultats obtenus :

Désignation de la Référence BT1 Ma Mcp Mb Mce


charge Abaque Page (kN.m/m) (kN.m/m) (kN.m/m) (kN.m/m)
9 24 25.4 12.7
Camions Bc 25 40 12.6
15 101 15.4
10 25 23.6 11.8
Système Bt 15 30 11
10 96 20.5
30 45 16.6 8.3
Roue Br
20 35 11.5
35 50 28.2 14.1
Système Mc120 26 112 20
28 114 28.5
Surcharge Bc 5 91 27
Tableau 5.1 : Les différents moments du hourdis.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 80 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Détermination des sollicitations :

Les combinaisons de charges adoptées sont les suivantes :

ELU :

1,35G + 1,605 Max(Bc, Bt, Br)


Mu = Max
1,35G + 1,35 Mc120
ELS:

G + 1,2 Max (Bc,Bt,Br)


Ms = Max
G + Mc120

A partir des moments et des combinaisons de charges ci-dessous nous trouverons les résultats
suivants :
Ma 46.09 KN.m/m
Mc 47.59 KN.m/m
ELU
Mb 22.88 KN.m/m
Mce 38.48 KN.m/m
Ma 34.42 KN.m/m
Mc 35.55 KN.m/m
ELS
Mb 17.09 KN.m/m
Mce 28.50 KN.m/m
Tableau 5.2 : Les combinaisons des moments du hourdis.

5.2.3. Armatures de la dalle entre poutre :


Hypothèses de calcul :
La détermination des armatures est effectuée compte tenu des hypothèses suivantes :
Résistance caractéristique du béton : fc28 = 25 MPa ;
Limite élastique des aciers : fe = 500 MPa ;
Contrainte limite des aciers tendus : σs = 434,78 MPa ;
Enrobage minimal des aciers : c = 3 cm ;
Hauteur utile : d = 17cm.

Les calculs sont faits à l’ELU et vérifiés à l’ELS :

Armatures de flexion :
Le calcul se fait par mètre linéaire du hourdis dans le sens longitudinal et transversal.

Calcul à l’E.L.U :
Le tableau suivant récapitule le détail de calcul des armatures de flexion à l’E.L.U :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 81 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Mu (MN.m/m) µ α Z A (cm²/m)
Moment transversal 0,04609 0,113 0,150 0,160 6,63
Moment longitudinal 0,02288 0,056 0,072 0,170 3,19
Moment de continuité 0,04759 0,116 0,155 0,160 6,86
Moment sur entretoise 0,03848 0,094 0,124 0,160 5,48

Tableau 5.3 : Calcul des armatures à l’E.L.U (hourdis entre poutres)

Calcul à l’E.L.S :

Le tableau suivant récapitule le détail de calcul des armatures de flexion à l’E.L.S :

Ms (MN.m/m) m1 K1 sb r1 A (cm²/m)
Moment transversal 0.03442 0.00496 30.01 8.00 0.549 9.33
Moment longitudinal 0.01709 0.00246 46.79 5.13 0.257 4.37
Moment de continuité 0.03555 0.00513 28.46 8.43 0.567 9.64
Moment sur entretoise 0.0285 0.00411 31.86 7.53 0.441 7.49
Tableau 5.4 : Calcul des armatures à l’E.L.S (hourdis entre poutres)

Donc nous adoptons la disposition des armatures suivante :

A (cm²/m) Nombre de barres A (cm²/m) réelle


Armatures transversales 9,32 7 HA 14 10,77
Armatures longitudinales 4,37 4HA 12 4,52
Armatures de continuité 9,64 9 HA 12 10,18
Armatures sur entretoise 7,49 5 HA 14 7,70
Tableau 5.5 : Disposition et armatures de flexion adoptées (hourdis entre poutres)

Vérification à l’E.L.S :
Le calcul des contraintes dans le béton et celles des aciers donnent les résultats suivants :

Ms A σb (MPa) σs (MPa)
(MN.m/m) (cm²/m)
Moment transversal 0,034 10,77 7,51 208,03
Moment longitudinal 0,015 4,52 4,64 214,30
Moment de continuité 0,034 10,18 7,82 224,28
Tableau 5.6 : Calcul des contraintes dans le béton et celles des aciers

Les contraintes ne dépassent donc pas les contraintes admissibles dans l’acier et dans le béton.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 82 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

5.3. Calcul de la dalle en encorbellement :

Généralement, la poutre se raccorde à l’hourdis par l’intermédiaire des goussets. En raison


de la présence de ces goussets au droit de l’âme de la poutre, deux sections seront considérées
dans la suite des calculs (Voir figure) :

Section ‘A’ : située à la fin du gousset (côté about du tablier).


Section ‘B’ : jonction âme poutre-gousset (naissance du gousset) ;

5.3.1. Calcul des sollicitations :

a) Charges permanentes :
Les sollicitations sous le poids propre sont calculées avec une masse volumique de
2500kg/m3. Les sollicitations sous les actions des superstructures et accessoires d’équipement
sont calculées en tenant compte des règles BAEL91 relatives aux actions permanentes qui
peuvent subir des écarts sensibles par rapport à leur valeur moyenne.

Les variations possibles ont trois origines principales :


Les dimensions et masses volumiques (k = 1,03 et k = 0,98) ;
Les imprécisions d’exécution du tablier entraînant :
Une surépaisseur du mortier de pose des bordures et corniches (k = 5) ;
Une augmentation de la hauteur des contre corniches (k = 1,15) ;
Une augmentation locale de la charge et revêtement de chaussée (k=0,8; k=1,2) ;
Les incertitudes sur les réseaux (k = 0,8 et k = 1,2).

Trottoir Contre corniche


Contre bordure Garde -corps
Bordure de trottoir Corniche
Revêtement bitumineux
Chape B A

d’étanchéité 2%
0,25

13cm 17cm 9,5cm 29cm 12cm 32cm 8cm 10cm


0,50

Goussets 0,30 0,825m

m 1,125m
L'âme de la
poutre

Figure 5.4 : Dalle en encorbellement.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 83 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

En se basant sur les dimensions illustrées sur la figure 5.4 et les données générales, on
établit le tableau 5.7, donnant les efforts tranchants et les moments fléchissants sous les
charges permanentes.

Désignation k T z M
Poids propre encorbellement 1,000 25×0,20×1,125×1 = 5,625 0,5625 3,164
Chape d’étanchéité 1,200 22×0,03×0,30×1,2 = 0,2376 0,15 0,036
Revêtement bitumineux 1,200 23×0,08×0,13×1,2 = 0,287 0,065 0,018
Bordure T2 1,030 0,85×1,03 = 0,8755 0,215 0,188
Section ‘B’

Contre bordure 1,184 25×0,095×0,25×1,184 = 0,703 0,3475 0,244


Trottoir 1,150 25×0,25×0,29×1,15 = 2,08 0,54 1,123
Contre corniche 1,184 25×0,25×0,12×1,184 = 0,888 0,745 0,661
Corniche 1,030 25×0,192×1,03 = 4,944 1,21 5,982
Garde-corps 1,030 0,50×1,03 = 0,515 1,125 0,579

Total ‘ B ’ : T= 16,15 kN/m et M= 11.99kN.m/m


Poids propre encorbellement 1,000 25×0,825×0,2 = 4,125 0,4125 1,701
Contre bordure 1,184 25×0,095×0,25×1,184 = 0,703 0,0475 0,033
Trottoir 1,150 = 2,08 0,24 0,499
Section ‘A’

25×0,25×0,29×1,15
Contre corniche 1,184 25×0,25×0,12×1,184 = 0,888 0,445 0,395
Corniche 1,030 25×0,192×1,03 = 4,944 0,91 4,499
Garde-corps 1,030 0,50×1,03 = 0,515 0,825 0,425

Total ‘A’ : T= 13.255 kN/m et M = 7.552 kN.m/m


Tableau 5.7 : Sollicitations des charges permanentes ( dalle en encorbellement)

Avec,
k : le coefficient de variation ;
T : l’effort tranchant en KN/m;
M : le moment fléchissant en KN.m/m;
z : le bras de levier en m.

b) Charges d’exploitations :
Charges locales de trottoir :

La charge locale répartie est : q1 = 0,45 t/m². D’où : Q1 = 1×0,45 = 0,45 t/m.
La poussée sur le garde-corps compatible avec la charge locale est :
Q2 = 0,5×(1+1,00) = 1kN/m = 0,1 t/m.
Nous établissons, de la même manière que précédemment, le tableau 5.8 suivant :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 84 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Section Désignation T z N z’ M
Charge locale de trottoir 3,71 0,4125 1,53
Poussée sur garde-corps 1,00 1,00 1,00
A
Total ‘A’ : T= 3,71 kN/m, N = 1,00 kN/m et M= 2,53 kN/m
Charge locale de trottoir 4,5 0,625 2,81
Poussée sur garde-corps 1,00 1,10 1,10
B
Total ‘B’ : T= 4,5 kN/m, N = 1,00 kN/m et M= 3,91 kN/m
Tableau 5.8 : Sollicitations des charges locales sur trottoir (dalle en encorbellement)
Avec,

T : l’effort tranchant en kN/m;

N : l’effort de traction en kN/m;

M : le moment fléchissant en kN.m/m;

z : le bras de levier correspondant à l’effort tranchant en m .

z’ : le bras de levier correspondant à l’effort de traction en m .

Charge de la roue de 6t sur trottoir et en bordure de chaussée :

Remarque : pour les deux sections d’encastrements A et B considérées, on a la valeur du


paramètre a est faible < 2,3, donc selon le BT n° 1 du SETRA : le moment d’encastrement
maximal est obtenu par la roue de 6 tonnes d’un camion Bc.

a. Coefficients de majoration dynamique :

Les coefficients de majoration dynamique pour le calcul du hourdis sont donnés par la
formule suivante : δ = 1+ [0,4/ (1+0,2×
×L)] + [0,6/(1+4×
×G/S)]
Avec :

L = inf{sup(Lrive , LR) ; Portée de la poutre}

Lrive , étant la distance entre les poutres de rive

LR , étant la largeur roulable;

Lrive = 7,5 m ⇒ L = 8 m.

LR = 8 m

G, le poids total d’une section de couverture de longueur ‘L’ et de toute la largeur y compris les
superstructures.

G = 8×10× (2,5×0,2 + 0,08×2,3 +0,03×2,2) + 8×3,03. donc: G = 84.24 t

S, le poids total des essieux du système B (ou autre système de charge) qu’il est possible de
placer sur la longueur L majoré par les coefficients bc et bt.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 85 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Les résultats sont donnés dans la tableau suivant :

Valeur du
Type de chargement La valeur de S (t)
coefficient
Bc, deux files 66 1,2521
Bt, deux tandems 64 1,2496
Br, 1roue 10 1,1711
Mc120 110 1,3015
Tableau 5.9 : Coefficients de majoration dynamique

b. Moments fléchissant :

Le calcul des moments fléchissant d’encastrement Me et des moments fléchissant


longitudinaux Mb (figure 5.5) est effectué à l’aide des abaques du BT1 du SETRA en
fonction :
L’épaisseur de répartition E.
La largeur a de la dalle.

y 1m
Me , est le moment unitaire s’exerçant sur le
bord encastré de la dalle sur une poutre
principale dans une bande découpée dans
celle-ci parallèlement à la petite portée sur
Me Mb une section perpendiculaire à ox. Ce moment
a son axe parallèle à oy.

Mb , est le moment unitaire s’exerçant sous la


charge dans une bande découpée dans celle-ci
parallèlement au bord encastré. Ce moment a
o x son axe parallèle à ox.
a
Bord encastré
Bord libre

Figure 5.5 : Moments fléchissants dans la dalle en encorbellement.

L’épaisseur de répartition est donnée par la formule :


×e + h/2
E = (3/4)× P
Avec, e
e : l’épaisseur de la chaussée ( e = 0,11 m). h

h : l’épaisseur de la dalle supposée constante (h = 0,20 m).


E E
Soit : E = 18,25 cm

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 86 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

La largeur de la dalle est de a=1,125 et 0,825m respectivement pour les sections de calcul B
et A.

Hypothèses :
- On suppose que l’extrémité de l’impact de la roue de 6 tonnes sur le trottoir est située à
0,1 m du bord libre de la dalle (route nationale).
- On suppose que la dalle est infinie dans le sens parallèle à oy.
Les moments d’encastrement sont déterminés grâce à l’abaque : n° 4 – page 176 :
roue de 6t sur trottoir.
Les moments longitudinaux sont extraits de l’abaque n°9 – page 181 qui traite le cas
de la roue de 6t sur trottoir de route nationale.
Les effets des surcharges de trottoir sont calculés en supposant que la dalle peut être
considérée comme infinie ;
les moments d’encastrement Me se calculent en considérant que la dalle travaille
comme une poutre console (figure 5.6).

On a:

α (β
Me = sα β + α/2) S = 0.45 t/m²
Mb # νs α² /2 (ν=0,15 d’après BT)
β α

Figure 5.6: Effet des surcharges de trottoir


Le tableau 5.10 résume les résultats obtenus :

Référence BT1
Section Désignation a E Mt Ml
Abaque Page
Roue de 6t sur trottoir 4 176 0,825 18,25 22,6
A Surcharge de trottoir 0,825 1,53 0,23
Roue de 6t sur trottoir 9 181 0,825 18,25 6,5
Roue de 6t sur trottoir 4 176 1,125 18,25 24,6
B Surcharge de trottoir 1,125 18,25 2,84 0,43
Roue de 6t sur trottoir 9 181 1,125 18,25 9,9
Tableau 5.10 : Les moments de la charge de la roue 6t (dalle en encorbellement)
Avec,
a : la largeur de la dalle en m ;
E : Epaisseur de répartition en m;
Mt : le moment fléchissant transversale en kN.m/m;

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 87 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Ml : le moment fléchissant longitudinale en kN.m/m;


c. Efforts tranchants :

L’effort tranchant est obtenu en admettant une diffusion de 37° sur l’épaisseur de la chaussée
et 45° sur l’hourdis à partir de l’impact au niveau du feuillet moyen (figure 5.7).

Revêtement
Q
e
45°
h

E u0 E
Plan Moyen
u
Figure 5.7: Illustration de l’impact transversal de la charge.

Notons :
Q, l’intensité de la charge en kN;
u0 , l’impact de la charge dans le sens transversal en cm ;
v0 , l’impact de la charge dans le sens longitudinal en cm ;
u , l’impact transversal de la charge au niveau du feuillet moyen en cm ;
v , l’impact longitudinal de la charge au niveau du feuillet moyen en cm ;
u1 , la part d’impact transversal intéressant la section de calcul en cm ;
Ld, largeur de diffusion (Ld = v + 2u) en m ;
Q1 , la part de la charge intéressant la section de calcul en KN (Q1= Qu1/u) ;
V, effort tranchant par mètre linéaire (V = Q1/Ld) en kN/m ; les différents coefficients de
majoration (δ,bt,bc) étant pris en compte.
Les charges d’exploitation considérées sont celles du fascicule 61-Titre II, à savoir, la roue
isolée de 6 tonnes sur le trottoir.
Les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau 5.11 :

Section Charges Q u0 v0 u v u1 Ld Q1 V

A Roue de 6t sur trottoir 60 25 25 61,5 61,5 61,5 1,845 60 32.52


B Roue de 6t sur trottoir 60 25 25 71,5 71,5 71,5 2,145 60 27.97
Tableau 5.11 : L’effort tranchant de la charge de la roue 6t (dalle en encorbellement)

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 88 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

d. Détermination des Sollicitations :

A l’Etat Limite Ultime :

Les combinaisons de charges adoptées sont les suivantes :

1,35G + 1,605(Charges locales)


Mu = Max
1,35G + 1,605 (Roue 6t)

1,35G + 1,605 (Charges locales)


Tu = Max
1,35G + 1,605 (Roue 6t)

A partir des moments ci-dessus et en adoptant les mêmes combinaisons de charges que ceux
utilisées pour le calcul de la dalle entre poutres, on a :

Le moment transversal :

Le tableau 5.12 récapitule les moments fléchissants calculés :


Charges Charges d’exploitation
Section Permanentes Charges locales Roue 6t
A 7.552 2,53 22,60
B 11.99 3,91 24,6

Tableau 5.12 : Les moments transversaux sur la dalle en encorbellement

D’où, le moment total maximal :

· Pour la section ‘A’ : Mu = 1,35 × 7.552 + 1,605 × 22,6 = 46.42 kN.m/m


· Pour la section ‘B’ : Mu = 1,35 × 11.99 + 1,605 × 24,6 = 55.66 kN.m/m
·
Le moment longitudinal :

· Pour la section ‘A’ : Mu = 1,605 ×1,2 × 6,5 = 12,51 kN.m/m


· Pour la section ‘B’ : Mu = 1,605 × 1,2 × 9,9 = 19,07 kN.m/m
Efforts tranchants :

Le tableau 5.13 récapitule les efforts tranchants calculés :

Section Charges Charges d’exploitation


permanentes Charges locales Roue 6t
A 13.255 3,71 32.52
B 16,15 4,5 27,97
Tableau 5.13 : Les efforts tranchants sur la dalle en encorbellement

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 89 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

D’où, l’effort tranchant total maximal :

· Pour la section ‘B’ : Tu = 1,35 × 13.255+ 1,605 × 32.52 = 73.99 kN/m


· Pour la section ‘A’ : Tu = 1,35 × 16,15 + 1,605 × 27,97= 66.69 kN/m
·
A l’Etat Limite de service :

La combinaison de charges adoptée est la suivante : G + (Charges locales) La roue de 6 tonnes


n’est pas prise en compte.
Le moment transversal :
·
· Pour la section ‘A’ : Ms = 7.552+2,53 = 10,08 kN.m/m
· Pour la section ‘B’ : Ms = 11.99+3,91 = 15.9 kN.m/m
·
Le moment longitudinal :

La combinaison de charges adoptée est la suivante : G + 1,2 Roue 6t


· Pour la section ‘A’ : Ms = 1,2×1,2 × 6,5 = 9,36 kN.m/m
· Pour la section ‘B’ : Ms= 1,2 × 1,2 × 9,9 = 14,26 kN.m/m

5.3.2. Armatures de la dalle en encorbellement :


La détermination des armatures est effectuée en considérant les mêmes hypothèses qu’au
paragraphe ci-dessus.

Pour la distance utile on distingue la section A et B.

Section h (m) d' (m) d (m)


A 0,2 0,03 0,17
B 0,3 0,05 0,25

Les calculs sont effectués à l’ELU et vérifiés à l’ELS :

1. Armatures de flexion :
Le calcul se fait par mètre linéaire du hourdis dans le sens longitudinal et transversal.
Calcul à l’E.L.U :

Le tableau suivant récapitule le détail de calcul des armatures de flexion à l’E.L.U :

Section Mu (MN.m/m) µ α Z A (cm²/m)


Transversal 0,046 0,113 0,150 0,160 6,63
A
Longitudinal 0,012 0,029 0,037 0,168 1,65
Transversal 0,055 0,062 0,080 0,242 5,19
B
Longitudinal 0,019 0,022 0,027 0,168 2,61
Tableau 5.14 : Calcul des armatures à l’ELU (calcul de l’encorbellement)

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 90 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Calcul à l’E.L.S :

Le tableau suivant récapitule le détail de calcul des armatures de flexion à l’ELS :

Section Ms (MN.m/m) µ1 Κ1 σb ρ1 A (cm²/m)


Transversal 0,0108 0,001557 69,85 3,436 0,129 2,19
A
Longitudinal 0,0093 0,001341 73,04 3,285 0,110 1,88
Transversal 0,0159 0,00106 75,72 3,169 0,110 2,75
B
Longitudinal 0,01426 0,000951 79,30 3,0265 0,100 2,50
Tableau 5.15 : Calcul des armatures à l’ELS (calcul de l’encorbellement)

Donc les sections d’armatures à adopter sont :

A (cm²/m)
Section A (cm²/m) Nombre de barres
réelle
Transversal 6.63 7 HA 12 7.91
A
Longitudinal 1,88 3 HA 10 2,36
Transversal 5.19 6 HA 12 6.78
B
Longitudinal 2.61 4 HA 10 3.14
Tableau 5.16 : Disposition et armatures de flexion adoptées (calcul de l’encorbellement)

2. Armatures de cisaillement:
Le détail de calcul des armatures de l’hourdis et la vérification des contraintes sont
développés dans le tableau suivant :

Section
Tu Epaisseur Contrainte espacement
Section At
(MN/m) b0 τu (MPa) δt (m)
(cm²/m)
A 0,06669 1,00 m 0,392 0,2 2,20
B 0,07399 1,00 m 0,295 0,2 2,37
Tableau 5.17 : Calcul des armatures transversales (calcul de l’encorbellement)

La contrainte de cisaillement maximale ne dépasse pas la valeur de τlim=0,07×fc28/γb=1,17MPa


et la dalle se fait sans reprise de bétonnage au niveau de l’hourdis donc les armatures
transversales ne seront pas acquises.

5.4. Flexion globale :


Lorsque le tablier contient des entretoises intermédiaires entre les poutres, la section
transversale devient rigide et dans ce cas les entretoises sont déterminées par la méthode de
Courbon. Alors que dans le cas où le tablier ne contient pas ces entretoises intermédiaires,
comme dans notre cas, le hourdis joue le rôle d’entretoisement. Ainsi, une flexion générale est

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 91 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

née. Cette flexion globale (parfois on l’appelle aussi flexion générale) est déterminée d’après
la méthode de Guyon-Massonnet en prenant 1 mètre linéaire du hourdis comme étant une
entretoise intermédiaire.

D’après Guyon-Massonnet, le Moment fléchissant dans le hourdis est donné par la formule :

M y ( x, y ) =
b
(µ1q1 − µ 3 q3 )
8
Avec
b : demi largeur active (b = 5 m) ;
µ1, µ3 : coefficients de Guyon-Massonrt;
q1, q3 : charges appliquées en forme de lame de couteau (développement en série de Fourrier);
Les expressions de q1 et q3 sont en fonction du type de charge à considérer :

q per q per
Charge permanente : q1 = 4× , q3 = 4× ;
π 3π
q tr q tr
Charge de trottoir : q1 = 4× , q3 = 4× ;
π 3π
Charges de type B :

2 Pi  π .d i  2 Pi  3π .d i 
q1 = ∑ .sin   , q3 = ∑ .sin  ;
i lc  c 
l i lc  c 
l
(Pi , charges concentrées aux points d’abscisses di).
Charge militaire :

4q  π .c   π .d  4q  3π .c   3π .d 
q1 = sin  sin  , q3 = sin  sin  ;
π  c   c 
l l 3π  c   c 
l l
(q, charge uniformément repartie sur une langueur, 2c, centré sur le point d’abscisse d )

5.4.1. Détermination des coefficients µα :


Les coefficients µ1 et µ3 dépendent de :

- La valeur du paramètre de torsion α (α= 0,186) ;


- La valeur du paramètre d’entretoisement (pour le calcul de µ1 : θ1= b/lc=0,197; pour
le calcul de µ3 : θ3= 3b/lc=0,592).
- L’ordonnée de la fibre considérée du hourdis y ;

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 92 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

- La position de la charge, e.
µ1 et µ3 sont déterminés par les tables de Guyon-Massonnet. Ceux-ci sont analogues aux
tables de K employées pour le calcul des CRT et le calcul du coefficient correspondant se fait
de la même manière. En particulier, cette fois on cherche les moments dans la fibre centrale
y=0. Ainsi on utilise uniquement la première ligne (y=0) pour chaque table. C’est pourquoi
les tables à employer et les courbes obtenues sont toujours symétriques par rapport à e=0.

De la même manière que pour le calcul des CRT l’interpolation sur α fait intervenir µ pour
α=0 et pour α =1. L’interpolation se fait d’après la relation de Guyon-Massonnet :

µ (α = 0.122 ) = µ (α = 0 ) + ( µ (α =1) − µ (α = 0 ) ) × α

Le tableau ci-dessous donne les valeurs des coefficients μ1 et μ3 :

e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b


4
μ1.10 -2 226.08 -1 135.64 -26.32 1 122.55 2 332.89 1 122.55 -26.32 -1 135.64 -2 226.08
μ3.104 -1 351.83 -687.39 -107.67 592.56 1 666.09 592.56 -107.67 -687.39 -1 351.83
Tableau 5.18 : Calcul des valeurs des coefficients µ1 et µ3.

On trace les courbes μ1(e) et μ3(e), et on charge transversalement par la charge permanente et
par les charges réglementaires B (Bc ; Bt ; Br), Mc120 et qtr de façon à avoir le cas de charge le
plus défavorable. Et on calcule μ1 et μ3 moyens correspondants à chaque chargement.

Le tableau ci-dessous récapitule les valeurs moyens de μ1 et μ3 pour tous les cas défavorables
des différents des charges :

Le tableau ci-dessous récapitule les valeurs de μmoy pour tous les cas défavorables des différents
cas de charges :

K Cas le plus
Système de charge
µ1 µ3 défavorable
Charge permanente 0.0452 0.0257
1 chargé -0.1790 -0.1086
Trottoir 2 trottoirs
2 chargés -0.3580 -0.2172
Système 1 file -0.0236 -0.0187
2 files
Bc 2 files 0.1128 0.0620
Système 1 tandem -0.0011 -0.0059
2 tandems
Bt 2 tandems 0.1360 0.0785
Système Br 0.2333 0.1666
Mc120 0.0468 0.0270
Tableau 5.19 : Valeurs de µmoy pour les différents chargements.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 93 OCP


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5.4.2. Détermination des moments globaux :


On calcule le moment global aux différents abscisses : 0 ; 0,1L ; 0,2L ; 0,3L ; 0,4L ; 0,5L.

Le tableau ci-dessous récapitule les résultats trouvés :

Charges Système Système Système Système Trottoir


permanentes Bc Bt Br Mc120
0,021 0,228 0,334 0,197 0,364 -0,102
Tableau 5.20 : Les moments transversaux dus aux différents chargements.

5.4.3. Combinaison des moments globaux :


A l’Etat Limite Ultime :
Les combinaisons de charges adoptées sont les suivantes :

Mu = Max 1,35G + 1,605Tr+ 1,605Max(Bc,Bt,Br)

1,35G + 1,605Tr+ 1,35Mc120

A l’Etat Limite de Service :


La combinaison de charges adoptée est la suivante :

Ms = Max G + 1,2Tr+ 1,2 Max (Bc,Bt,Br)

G + 1,2Tr+ Mc120

Application :
Le tableau ci-dessous donne les valeurs des moments globaux maximaux dans l’hourdis à
l’E.L.U et à l’E.L.S :

E.L.U E.L.S
M (t.m/m) M (t.m/m) M (t.m/m) M-(t.m/m)
+ - +

0,4 -0,163 0,843 -0,122


Tableau 5.21 : Les moments transversaux globaux.

Les valeurs des moments trouvées pour la flexion globale sont très faibles par rapport aux ceux
calculés par la flexion locale, par conséquent le dimensionnement de l’hourdis se fait par la flexion
locale. (Le calcul de ferraillage par la flexion globale donne des sections d’acier inférieures à celles
donné par la flexion locale ce qui confirme que la flexion locale est plus dimensionnant que la flexion
globale).

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 94 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

5.5. Vérification des armatures:


En général, les ponts sont considérés comme des ouvrages avec fissuration préjudiciable.
Cependant, on cite ci-dessous quelques conditions du ferraillage à vérifier pour le hourdis.

5.5.1. Disposition des armatures dans le hourdis :


- Le diamètre maximal des armatures : φ ≤ h/10 = 20 mm
- Le diamètre minimal des armatures : φ ≥ 6 mm (Fissuration préjudiciable)

Les résultats obtenus sont conformes à la condition.


5.5.2. Valeur minimale des armatures - Condition de non fragilité :
Pour une dalle rectangulaire dont l’épaisseur est comprise entre 12 et 30 cm (hd = 20 cm), le
taux des armatures dans chaque direction, c’est à dire le rapport de la section des armatures
dans chaque direction à la section totale de béton (Ax/bhd ou Ay/bhd), sera calculé à partir
d’un taux ρ0 ayant pour valeur 0,0006 lorsqu’il s’agit de barres ou de fils à haute adhérence de
classe FeE500.
Si Ax est la section des armatures parallèles à la petite portée lx, Ay la section des armatures
parallèle à la grande portée ly,
(b = 1 m , largeur de la dalle ; hd = 0,20 m, hauteur totale de la dalle).
1 lx
On doit avoir : Ax ≥ ρ0 (3 - ρ ) b hd avec ρ=
2 ly
A
Ay ≥ ρ0 b hd avec Ay ≥ x
3
Donc :
Ax ≥ 1,74 cm².
Ay ≥ 1,2 cm².
Ces deux conditions sont vérifiées pour les armatures retenues (Ax=10,77 cm²/m et
Ay=4,52cm²/m pour la dalle entre poutre).

Pour une dalle en console, dont l’épaisseur est comprise entre 12 et 30 cm (hd = 20 cm), on
doit vérifier que :
Ax
Ax ≥ ρ 0 bhd Avec : Ay ≥
3
C’est à dire : Ax > 1,2 cm² et Ay > 0,4 cm², ce qui est vérifié pour l'encorbellement.

5.5.3. Condition de non entraînement des barres :


Notons :
Vu , l’effort tranchant à l’état limite ultime ;

d , la hauteur utile de la section ;

Ai , la section d’une barre ou d’un paquet de barres ;

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 95 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

A , la section totale des armatures tendues ;

Σui , la somme des périmètres utiles des barres ou des paquets de barres.
La contrainte d’adhérence à l’entraînement τse est définie par la formule:

τse = Vu×Ai /(0,9×


×d×
×Σui×A)

Celle-ci doit rester inférieure à la contrainte ultime τse donnée par la formule :

τse = Ψs ft28 = 1,5×


×2,1 = 3,15 MPa.

Les résultats rassemblés dans le tableau 4.19 montrent bien que cette condition est vérifiée.

Section Vu (kN/m) A (cm²/m) d (cm) Σu (cm) τse (MPa)


‘A’ 66.69 7.91 17 26.39 2.36
‘B’ 73.99 6.78 25 22.62 2.42
Tableau 5.22 : Calcul de la contrainte d’adhérence à l’entraînement.

5.5.4. Ecartement des armatures :


L’écartement des armatures d’une même nappe ne doit pas dépasser les valeurs suivantes :

Type de charge Armatures suivant lx Armatures suivant ly


Charges concentrées Inf (2h ; 25cm) Inf (3h ; 45cm)
Charges réparties Inf (3h ; 33cm) Inf (4h ; 45cm)
Tableau 5.23 : Ecartement des armatures.

5.5.5. Vérification au poinçonnement :


Conformément aux prescriptions de l’article A.5.2, 4 des règles BAEL91, il y a lieu de
vérifier la résistance du hourdis au poinçonnement par effort tranchant sous l’effet des charges
localisées du système B :
Qu <Qlim = 0,045× × uc× h ×fc28 /γγb
Avec,
Qu : Charge de calcul vis à vis de l’E.L.U : Qu = γQ× δ×Q
Où, Q (Bc) = 60 kN ; Q(Bt) = 80 kN ; Q(Br) = 100 kN
γQ (ELU) = 1,6 pour le système B.

δ : Coefficient de majoration dynamique pour le système B.

δBc = 1,252

δBt = 1,249

δBr = 1,171

uc ×(u+v)
: Périmètre du rectangle de répartition en cm : uc = 2×

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 96 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude du hourdis

Où, u et v sont les dimensions du rectangle de répartition en cm.

h : Hauteur du hourdis en cm.

γb : Coefficient de sécurité (γb = 1,5).

On établit, donc, le tableau suivant :

Charge Q u0 v0 u v uc h Qu Qlim
Bc 60 25 25 61,5 61,5 246 20 120.19 369
Bt 80 60 25 96,5 61,5 316 20 159.87 474
Br 100 60 30 96,5 66,5 326 20 187.36 489
Tableau 5.24 : Vérification au poinçonnement.

L’inégalité ci-dessus étant satisfaite, aucune armature d’effort tranchant n’est requise.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 97 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Chapitre 6

Etude des entretoises

Les entretoises d’about, situées au droit des appuis, ont pour rôle d’encastrer les
poutres à la torsion, de rigidifier les extrémités du hourdis et de permettre le vérinage du
tablier pour remplacer les appareils d’appui par exemple.

Dans le présent chapitre, nous allons étudier le comportement des entretoises d’about
sous les différentes sollicitations prévues.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 98 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Introduction :
Le fonctionnement des entretoises d’about se rapproche de celui d’une poutre continue. Elles
sont calculées sous l’effet :

Du poids propre compté depuis les nus des poutres ;


Une partie du poids du hourdis et de la chaussée correspondant à la zone limitée par
les goussets, l’extrémité du tablier et les droites à 45°.
Surcharges réglementaires B et Mc120.
Action des vérins lors du soulèvement du tablier pour remplacer les appareils d’appui.

Leur épaisseur b0 doit être suffisante pour la vérification à l’effort tranchant et à la flexion.
Comme déjà signalé dans l’avant projet nous adoptons une épaisseur b0 = 40 cm.

Nous admettons que les moments fléchissants sont ceux d’une travée isostatique, multipliés
par 0,8.

20 cm
0,40

0,20 m
40 cm
2,5 m
2,10m
1,05 m
0,25 m

En plan

Poutre
Transversalement
Entretoise

Figure 6.1 : Illustration des dimensions intervenant dans le calcul des entretoises.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 99 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

6.1. Calcul des sollicitations :

Nous calculerons l’entretoise en poutre bi-encastrée pour les moments sur appuis et en poutre
isostatique, avec un coefficient de minoration égale à 0,8 pour les moments en travée.
6.1.1. Sollicitations dues aux charges permanentes :
6.1.1.1. Poids propre de l’entretoise :
On a : P = 1,20×0,4×2,5 = 1,20 t/ml.

1,20 t/ml.

R R
0,2 m 2,1 m 0,2 m

Figure 6.2 : Schéma de calcul des sollicitations dues au poids propre de l’entretoise

A partir de la figure : R = P×2,1/2 = 1,26 t


Et, M0 = R×2,5/2 - P×2,1/2×2,1/4 = 0,91 t.m
Par suite : Mt =0,8 M0= 0.73 t.m
Tmax = 1,26 t (1)
6.1.1.2. Charges dues à l’ hourdis et à la chaussée :
La densité surfacique des charges est : g = 0,2×2,5+0,08×2,3+0,03×2,2 = 0,75 t/m².
On calcule les sollicitations de la partie triangulaire P1 et celles de la partie rectangulaire P2.
La figure ci-dessous (figure 6.3) illustre les deux parties du hourdis et des superstructures
supportées par l’entretoise.

Poutre
2,5 m P1 2,1 m
P2 Entretoise

Figure 6.3 : Illustration de la zone de l’hourdis et des superstructures supportée par l’entretoise.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 100 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

a) Pour la partie triangulaire P1 :

0,75 t/m².

R R

0,2 m 2,1 m 0,2 m

Figure 6.4 : Schéma de calcul des sollicitations dans la zone P1.

A partir de la figure 6.4 : R =g×2.1/2×2.1/ 4= 0,413 t


Et, M0 = R×2,5/2 - g×2.1×2.1/2×2.1/6 = 0,23 t.m
Par suite : Mt =0,8 M0= 0,18 t.m
Tmax = 0,413 t (2)

b) Pour la partie rectangulaire P2 :

g’ = 0,75×0,6 = 0,45t/m.

R R
0,2 m 2,1 m 0,2 m

Figure 6.5 : Schéma de calcul des sollicitations dans la zone P2.

A partir de la figure 6.5 : R = g’×2,1/2 = 0,473 t


Et, M0 = R×2,5/2 – g’×2,1/2×2,1/4 = 0,343 t.m
Par suite : Mt =0,8 M0= 0,275 t.m
Tmax = 0,473 t (3)
A partir de (1), (2) et (3), le moment et l’effort tranchant dus aux charges permanentes sont :

Mt = 1,19 t.m

Tmax = 2,15 t

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 101 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

6.1.2. Les sollicitations dues aux surcharges routière :


6.1.2.1. Le système Bc :
Le cas le plus défavorable pour le système Bc, ainsi que l’impact de ce système sont illustrés
sur la figure 6.6 :

12 t 12 t

R R
1m 0,5 m 1m

Figure 6.6-a : La disposition la plus défavorable du système Bc

6t

d =1 m
0,5 m l = 2,5 m
Poutre
1,5 m
Entretoise

0,4m

Figure 6.6-b : L’impact du système Bc

Pour le moment, le cas le plus défavorable est de placer les charges symétriquement sur
l’entretoise.
A partir de la figure 6.6-a : R = 12 t
Et, M0 = 1,1×1,11×(R×2,5/2-12×0,25) = 14,652 t.m
Pour l’effort tranchant, le cas le plus défavorable est de placer le premier essieu à une distance
de d=1m de l’appui.
A partir de la figure 6.6-b : T = [12×(l-d)/l+ 12×(l-d-0,5)/l ] ×1,1×1,11
C’est à dire : T = 14,652 t

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 102 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Par suite :

Mt = 11,72 t.m

Tmax = 14,65 t

6.1.2.2. Le système Bt :
La disposition la plus défavorable pour le système Bt ainsi que l’impact de ce système sont
illustrés sur la figure 5.7 :

16t 16t

R R
0,75 m 1m 0,75 m

6.7-a : La disposition la plus défavorable du système Bt

8t

d =0,85 m
Poutre
1m l = 2,5 m
Entretoise
1,35 m

6.7-b : L’impact du système Bt

Figure 6.7 : La disposition la plus défavorable pour le système Bt –Impact du système.

Pour le moment, le cas le plus défavorable est de placer les charges symétriquement sur
l’entretoise.
A partir de la figure 6.7-a : R = 16 t
Et, M0 = 1× 1,09 × R ×(1,25-0,5) =13,085 t.m

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 103 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Pour l’effort tranchant, le cas le plus défavorable est de placer le premier essieu à une distance
de d=0,85m de l’appui.
A partir de la figure 6.7-b : T = { [16×(l-d)/l]+[16×(l-d-1)/l ] ×1×1,09}
C’est à dire : T = 16,045 t
Par suite :

Mt = 10,46 t.m

Tmax = 16,05 t
6.1.2.3. Le système Mc120 :
La disposition la plus défavorable pour la surcharge Mc120 ainsi que l’impact de ce système
sont illustrés sur la figure 6.8 :

q = 10.37 t/ml

R R
0,75m 1m 0,75 m

6.8-a : La disposition la plus défavorable du Mc120.

55 t / 6.1m

Poutre
1m l = 2,5 m
Entretoise

1,35 m
6.8-b : L’impact du système Bt

Figure 6.8 : La disposition la plus défavorable de la surcharge Mc120 –Impact du système

La surcharge de 55t est uniformément répartie sur un rectangle de 1m de largeur et de


longueur : l = 0,4+[(2,5/2)-0,5] = 1,15 m (figure 6.8-b)

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 104 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

D’où : q = 55×1,15/6,1×1 = 10,37 t/ml


Et, R = q×1/2 = 5,18t
⇒ M0 = 1,076×(R×2,5/2-q×0,5×0,5/2) = 5,57 t.m
Et, T = R×1,076
C’est à dire : T = 5.58 t
Par suite,

Mt = 4,46 t.m

Tmax = 5,58 t

6.1.3. Tableau récapitulatif :


Le tableau 6.1 ci-dessous rassemble les sollicitations dues aux charges permanentes et aux
surcharges routières :
Désignation Mt (t.m) Tmax (t)
Bc 11,72 14,65
Bt 10,46 16,05
Mc120 4,46 5,58
Charge permanente 1.19 2,15

Tableau 6.1 : Sollicitations aux quelles les entretoises sont soumises.


6.1.4. Les combinaisons de charges :
Les combinaisons des charges utilisées sont :
À l’E.L.U : Max 1,35G+1,605Max (Bc, Bt)
1,35G+1,35Mc120
À l’E.L.S : Max G+1,2Max (Bc, Bt)
G+Mc120
D’où:

Mu = 20,36 t.m

Tu = 28,58 t

Ms = 15,26 t.m

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 105 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

6.2. Sollicitations dues au vérinage :


Le soulèvement du tablier pour le remplacement des appareils d’appui se fait par quatre vérins
disposés comme le montre la figure 6.9 :

Vérins
Talon
20cm

0,45m 1,6m 3,4m 1,6m 0,45m

7,5m

Figure 6.9 : Emplacement des vérins

Hypothèses de calcul :
On suppose que les vérins sont des appuis simples.
On suppose qu’il n’y a pas de surcharges lors du changement des appareils d’appui
(coupure provisoire de la circulation).
Le schéma de calcul est le suivant (figure 6.10) :

q = 2,043t/ml.
58.95 t 41.43 t 41.43 t 58.95 t

R1 R2 R3 R4

7,5 m

Figure 6.10 : Schéma de calcul des sollicitations dans les entretoises lors du vérinage du tablier

Le poids par mètre linéaire de l’entretoise y compris l’hourdis et les superstructures qui lui
sont associés vaut : q = 1,20 + 0,75× (0,6+2,1/4) = 2,043t/ml

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 106 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Le poids supporté par une poutre y compris l’hourdis et les superstructures qui lui sont
associés vaut :
Pour la poutre de rive : Pr = [(1,25+2,01+1,4)×25,3]/2= 58.95 t
Pour la poutre intermédiaire : Pi = [(1.25+0.625+1.4)×25,3]/2= 41.43 t

Figure 6.11 : diagrammes du moment fléchissant et de l’effort tranchant.

Soit R1, R2, R3 et R4 les réactions aux appuis respectifs 1, 2,3 et 4. M1, M2, M3 etM4 les
moments fléchissants correspondants.
Par symétrie, M1= M4 ; M2= M3 ; R1 = R4 ; R2 = R3.
On obtient directement : M1= M4 = -26.73 t.m
M2= M3 = -10.78 t.m
Et R1 = R4= 71.48 t Et R2 = R3= 36.56 t
Donc :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 107 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Pour la travée (1-2) :


Le moment maximal négatif se trouve au niveau de l’appui « 1 » : Mmax<0 = -26.73 t.m ;
Pour la travée (2-3) :
Le moment maximal positive se trouve au niveau de la section médiane : Mmax>0 = 10.82 t.m ;
Le moment maximal négative se trouve au niveau de l’appui 2 : Mmax<0 = - 10.78 t.m ;

6.3. Détermination du ferraillage :


6.3.1. Justification de la section de calcul :
Les entretoises seront calculées comme des poutres avec une section en T dont les dimensions
sont récapitulées dans le tableau suivant :

Dimensions de la section
b h0 b0 d
0,80 m 0,20 m 0,40 m 1,25

La figure 6.11 ci-dessous illustre ces dimensions

Figure 6.12 : Les caractéristiques de la section de calcul des entretoises

Les caractéristiques du béton et de l’acier utilisées sont :


fc28=25 MPa
fe =500 MPa
Fissuration peu nuisible

Remarque : Pour les calculs suivants, nous avons divisé l’entretoise en deux parties :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 108 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Travée de rive : c’est la partie de l’entretoise comprise entre la poutre de rive et la


poutre centrale.
Travée centrale : c’est la partie de l’entretoise comprise entre les deux poutres
centrales.
Le détail de calcul des armatures est développé dans l’Annexe (Tableaux 6.1 et 6.2).
6.3.2. Armatures longitudinales :
6.3.2.1. Pour la travée de rive :
 Armatures inférieures :
Le moment dimensionnant de cette travée est celui correspondant au service :
A l’E.L.U: Mu = 20.36 kN.m d’où, A = 3.93 cm²
A l’E.L.S: Ms = 15.26 kN.m d’où, A = 5.20 cm²
La condition de non fragilité se traduit par l’inégalité suivante : A > (0,23×ft28 /fe ) ×b0×d =
5.02 cm²
Donc, on prend, 8HA 10.
 Armatures supérieures :
Le moment dimensionnant de la travée est celui correspondant au calcul du vérinage :
A l’E.L.U, Mu = 1,35×26.73= 36.08 kN.m d’où, A = 6.99cm²
A l’E.L.S, Ms = 26.73 kN.m d’où, A = 9.49 cm²
Donc, on prend, 8 HA 14.
6.3.2.2. Pour la travée centrale :
 Armatures inférieures :
Les mêmes que pour la travée de rive.
 Armatures supérieures :
Le moment dimensionnant de la travée est celui correspondant au calcul du vérinage :
A l’E.L.U, Mu = 1,35×10.78= 14.55 kN.m d’où, A = 2.88 cm²
A l’E.L.S, Ms = 10.78 kN.m d’où, A = 3.77 cm²
Donc, on prend, 6 HA 10
 Pour les armatures de peau, on prend 3 cm²/ml de hauteur d’entretoise ;
Donc, 1,40 ×3 = 4.20 cm². D’où 10 HA 8
6.3.3. Armatures transversales :
Le calcul des efforts tranchants en service et lors du vérinage donne des efforts maximaux au
niveau des appuis et au droit des vérins.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 109 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des entretoises

Les contraintes de cisaillement calculées (voir Annexe ; Tableau 6.3) sont inférieures à la
contrainte ultime donnée par la formule :
τu = Min (0,15×fc28/γγb ; 4 MPa) = 2,5 MPa.
Le tableau 6.4 en Annexe récapitule les résultats de calcul des armatures de cisaillement.
On prend donc :
Pour la partie de rive, la section 3.25 cm², soit deux cadres HA 10.
Pour la partie intermédiaire, la section 2.40 cm², soit un cadre+une épingle HA 10.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 110 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

Chapitre 7

Etude des appareils d’appui

Ces appareils, placés entre une structure et ses supports, sont destinés à transmettre les charges
normales à leur plan. Ils permettent en même temps d’absorber respectivement par rotation et
distorsion les déformations et translations de la structure, lorsqu’elles sont limitées.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 111 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

Nous allons disposer les appareils d’appui comme suit :

Pour la pile nous mettrons deux lignes de quatre appareils d’appui en élastomère
fretté CIPEC. Chaque appareil se trouvant sous le talon d’une poutre.

Pour les culées, nous disposons une ligne de quatre appareils d’appui.
La distance, donc, entre les appareils d’appui est : d =2,50 m

7.1. Prédimensionnement des appareils d’appuis :


7.1.1. Evaluation des déformations :
7.1.1.1. Rotation d’appui :
a) Rotation d’appui sous le poids propre :

Elle est donnée par la formule suivante : αg = g× ×l3/(24×


×Ev×I)
Avec :
g , le poids d’une poutre y compris les superstructures (g = 4,24 t/ml ).
l , la portée de la travée (l = 25,3 m).
Ev , le module différé de déformation du béton pour les charges de durée d’application
supérieure à 24h (Ev = 10721 MPA).
I , le moment d’inertie de la poutre (I = 0,229 m4).
D’où, αg = 1,165. 10-2

b) Rotation d’appui sous les surcharges :

Elle est donnée par la formule suivante : αq = q× ×l3/(24×


×Ei×I)
Où, Ei est le module instantanée de déformation du béton pour les charges de durée
d’application inférieure à 24h (Ei = 32164 MPa).
A partir des résultats des surcharges de chaussée on a :
q = 8,48 t/ml
D’où, αq = 7,76 10-3

c) Rotation totale :
La rotation résultante vaut donc,
A vide : α = αg = 1,165 10-2
En service : α = αg + αq = 1,941 10-2

7.1.1.2. Déplacements d’appui :


a) Déplacement dû à la rotation :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 112 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

∆α = αh/2 = 1,941.10-2 ×1,5/2 = 1,45 10-2 m


b) Déplacement dû au retrait :
Il est dû à l’évaporation de l’eau qui chimiquement n’était pas nécessaire à la prise du ciment,
mais qui était indispensable pour obtenir une consistance plastique du béton pour faciliter sa
mise en œuvre.
La déformation de retrait ε = 4.10-4 est la même que celle produite par une variation de
température égale à 40°. Donc, ∆r = 4.10-4× 25,3/2 = -5,06.10-3 m
c) Déplacement dû à la variation de température :

T en Températures mensuelles de la région de Khouribga


°C40,00
35,00

30,00

25,00

20,00

15,00

10,00

5,00

0,00
Janv Fév Avril Mars Mai Juin Juil Août sept Oct Nov Déc
max 14,90 22,40 23,30 19,80 25,90 34,20 35,20 35,50 30,70 22,80 19,30 17,10
min 4,20 7,50 9,90 8,00 12,10 18,00 18,10 20,10 17,10 11,50 8,40 7,50

Figure 7.1 : Températures mensuelles de la région de Khouribga

Nous considérons une variation de température saisonnière de 25 °C :


∆Ts = 25.10-5× 12,65 = 3,16 10-3 m
La variation journalière étant estimée à 15 °C :
∆Tj= 15×10-5×12,65 = 1,89 10-3 m

7.1.2. Réactions d’appuis :

Les efforts normaux sollicitant les appareils d’appui sont déduits des réactions d’appuis dues
aux différents cas de charges en divisant par le nombre de plaques par appuis (4 plaques pour
les culées et 2 x 4 plaques pour les piles).
Pour les calculs des réactions d’appuis on utilisera les deux combinaisons suivantes :
A l’ELU : R min= R (G)

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 113 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

R [1,35×G + 1,605×Tr + 1,605× Max (A, B) ]


R max=Max
R [1,35×G + 1,605×Tr + 1,35 Mc120 ]

A l’ELS : R min= R (G)


R [G + 1,2×Tr +1,2×Max (A, B)]
R max=Max
R [G + 1,2×Tr + Mc120]

7.1.2.1. Charges permanentes :

Les charges permanentes dues au tablier sont :

Charges réparties (t/ml) Charges concentrées (t)


Poutre 1.12
Hourdis 5 Entretoise 13.23
Superstructures 3.03
Total (t/ml) 12.51 Total (t) 13.23
Tableau 7.1 : Charges permanentes sur appuis.
La réaction d’appui due aux charges permanentes est :
R (G)=25,3×12,51+13,23 = 329,7 t
7.1.2.2. Surcharges routières :
7.1.2.2.1. Système A(l) :
cas d’une travée chargée :

A(l)

0,4 24,5m 0,4

Figure 7.2 : Réaction d’appuis pour une seule travée chargée A(l).

A(l)=0,23+36/(12+24,5+0,4) ;
a1=1 ; a2=0,875 ;
R=24,9× a1× a2 ×A(l)×24,9/(2×24,5) donc : R=105,74 t

cas de 2 travées chargées :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 114 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

A(l) A(l)

24,5m 0,4 0,4 0,4


0,4 24,5m

R
R22 R
R11

Figure 7.3 : Réaction d’appuis pour deux travées chargées A(l).

A(l)=0,23+36/(12+2*25,3)
a1=1 ; a2=0,875 ;
R1= R2 = 25,3× a1× a2 ×A(l)×25,3/(2×24,5) = 65,22 t donc : R=R1+R2=131,43 t
7.1.2.2.2 Système Bc :
cas d’une travée chargée :

24t 24t 12t 24t 24t 12t

0,4 24,5m 0,4

Figure 7.4 : Réaction d’appuis pour une travée chargée Bc.

R=1,1× (24×24,5+24×23+12×18,5+24×14+24×12,5+12×8)/24,5 donc : R=94.07 t

♦ cas de 2 travées chargées :

24t 24t 12t 24t 24t 12t

0,4m
24,5m 0,4 0,4m 24,5m 0,4

R2 R1

Figure 7.5 : Réaction d’appuis pour deux travées chargées Bc.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 115 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

R1=1,1×(24×24,9+24×23+12×18,5)/24,5 = 61,58t
R2=1,1×(12×20+24×15,5+24×14)/24,5 = 43,11 Donc : R = R1 + R2 = 104,68 t
7.1.2.2.3. Système Mc120 :
Cas d’une travée chargée (1char) :

6.1 m
q = 18.03t/ml

0,4 24,5m 0,4

Figure 7.6 : Réaction d’appuis pour une seule travée chargée Mc120.

R = 6,1×q×(24,9-6,1/2)/24,5 donc : R = 98,087 t


Cas de 2 travées chargées (1char sur les deux travées) :

6.1 m
q = 18.03t/ml

0,4 24,5 0,4 24,5 0,4

R1 R2

Figure 7.7 : Réaction d’appuis pour deux travées chargées Mc120.

R1=R2 = 6,1/2×q×(24,9-6,1/4)/24,5 = 52,46 donc : R = R1+R2 = 104,93 t

7.1.2.2.4. Trottoir :
La réaction d’appuis due aux surcharges sur trottoir se calcule de la même façon que le
système A(l) en remplaçant la valeur de A(l) par la surcharge sur le trottoir q=0,15t/m², on
trouve pour :
Cas d’une travée chargée : R = 3,79 t
Cas de 2 travées chargées : R = 7,71 t

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 116 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

Tableau récapitulatif :
En résumé, les réactions d’appuis (piles et culées) sont comme suit:
Charges permanentes (t) A(l) (t) Bc (t) Mc120 (t) Trottoir (t)
Pile 329,14 131,43 104,68 104,93 7,71
Culée 164,57 105,74 94.07 98,08 3,79

Tableau 7.2 : Réactions d’appuis dues aux différentes charges

Et en faisant les combinaisons à l’ELU et à l’ELS :


ELU ELS
Rmax (t) Rmin (t) Rmax (t) Rmin (t)
Pile 667,68 444,34 494,11 329,14
Culée 397,97 222,17 296,04 164,57
Tableau 7.3 : Réactions d’appuis sur les piles et les culées.

7.1.3. Détermination des dimensions :


7.1.3.1. Aire de l’appareil d’appui :

b
T

a
Nous devons vérifier :
Rmax
σ= ≤ 15 MPa
n×a×b

Rmax étant la réaction verticale maximale à l’ELS, qui s’exerce sur un appui ;
n est le nombre d’appareils disposé sur chaque appui.
Rmax
Donc : a×b≥ Rmax étant exprimé en MN.
15n
Les résultats sont récapitulés dans le tableau suivant :
Nous trouvons :
Pour les piles : a × b ≥ 412 cm ²
Pour les culées : a × b ≥ 494 cm ²
7.1.3.2. Hauteur nette d’élastomère :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 117 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

La condition généralement prépondérante est : τH1 < 0,5G

u1
H1

τH1 T
tg γ1

Figure 7.8 : Distorsion de l’appareil d’appui.

Avec :
τH1 : contrainte de cisaillement due à un effort horizontal lent H1 (dilatation, retrait, fluage)
G : module d’élasticité transversal (G= 0,90 MPa ).
G × u1
Comme τ H 1 = donc T > 2u1.
T
Alors T > 2×(3,16+5,06+14,4)10-3 = 45,5.10-3 soit 45,5 mm.
Nous retenons 5 feuillets de 10 mm. (T= 50 mm)

7.1.3.3. Dimensionnement en plan de l’appareil :

Nous cherchons à respecter les inégalités suivantes qui concernent la condition de non
flambement et la condition d’épaisseur minimale pour les irrégularités de la surface de pose.
a/10 < T < a/5 avec a≤b.
Nous choisissons un appui rectangulaire avec le côté a parallèle à l’axe longitudinal de
l’ouvrage et a≤b, afin de limiter les contraintes dues à la rotation.
Or, T = 50 mm ⇒ 25 cm ≤ a ≤ 50 cm
Nous prenons : ×b = 25×
a× ×30 ( > 475 cm²).
Par suite, nous adopterons les dimensions suivantes :
×b×
a× ×n(t+ts) = 250×
×300×
×5(10+3)
Avec: ts=3mm épaisseur des frettes et n=5 nombre de feuillets.

7.2. Effort horizontaux en tête d’appuis :


7.2.1. Généralités :
Les efforts se répartissent en fonction de la rigidité de chaque appui. La rigidité k d’un
appui sera par définition, k = 1/u, u étant le déplacement de la tête d’appui sous l’action d’une
force horizontale unité.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 118 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

Ce déplacement u = u1+u2 provient de la distorsion de l’appareil d’appui et de la


déformation du corps de l’appui, la déformation de la semelle sera négligée.
Il est à noter que les rigidités k1 et k2 d’un appui sont à calculer pour les déformations lentes et
les efforts dynamiques.

7.2.2. Détermination des rigidités des appuis :


Les déplacements en tête d’appui, sous un effort unitaire de 104 N sont les suivants :
• Pour la culée :
Les culées sont supposées infiniment rigides. Seuls les appareils se déforment. Nous avons
donc, en tenant compte des quatre appareils d’appui :
Sous un effort statique : u1 = (1/4)×T×104/ (G×a×b)
Sous un effort dynamique : u2 = u1 /2
• Pour la pile :
Les déformations prises en compte, pour les déplacements sous efforts statiques et
dynamiques, sont celles du fût de la pile supposé encastré sur la semelle de liaison.
Nous aurons donc :
ui = l3 / (3×Ei×I) ;
uv = l3 / (3×Ev×I).
Avec :
l , la hauteur du fût de la pile considérée ;
Ei , le module instantané de déformation (Ei = 32164 MPa).
Ev , le module différé de déformation (Ev = 10721 MPa).
I , le moment d’inertie du fût (I = πD4/64 et D diamètre du fût).

Les déplacements dus aux appareils d’appui sont calculés comme dans le cas précédent.
Nous établissons donc le tableau 7.4 suivant :

Fût de l’appui Appareil d’appui Appui


-3 -3 -3 -3
Appui ui (×10 ) uv(×10 ) Elastomères ui (×10 ) uv(×10 ) ki(t/m) kv(t/m)

Les culées 0 0 4×250×300×5(10+3) 0,926 1,852 1080,000 540,000

La pile 0,415 1,244 8×250×350×4(10+3) 0,463 0,926 1139,232 460,746

Tableau 7.4 : Rigidités des appuis.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 119 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

7.2.3. Effort dynamique de freinage :


L’effort de freinage du système Bc, F= 30 t, se répartit entre les différents appuis de l’ouvrage
selon la relation : ×kij /Σ
Fj = F× Σkij (j = 1 à 4).
D’après la distribution des raideurs du paragraphe précédent, on obtient les efforts suivants :

Appui Effort de freinage (t)


Culée 1 7,547
Pile 14,907
Culée 2 7,547

Tableau 7.5 : Distribution des efforts de freinages.

Pour les calculs nous retiendrons la valeur de : 14,91 t pour les piles et 7,55 t pour les culées.

7.2.4. Effets dues aux variations linéaires :

Le pont ayant des appuis symétriques, le point fixe est au milieu de l’ouvrage.
Nous avons : Hj = kij ×uj et ΣHj = 0
Le tableau 7.6 suivant donne la distribution des efforts dus aux effets du retrait et de variation
de température :

Appui Effort (t)


Culée 1 -36,85
Pile 0
Culée 2 36,85

Tableau 7.6 : Distribution des effets dus aux variations linéaires.

7.3. Vérification de la validité des appareils d’appui :


7.3.1. Condition sur la distorsion :
Il convient de vérifier la condition : τH = τH1+0.5ττH2 < 0.7G

u1 u2
H
T
τH tg γ1

Figure 7.9: Contrainte conventionnelle de calcul (appareils d’appui)

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 120 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

Avec,
τH , contrainte conventionnelle de calcul ;
τH1 , contrainte correspondant aux efforts horizontaux statiques ;
τH2 , contrainte correspondant aux efforts horizontaux dynamiques.
τH1 = G tg γ1
0,5τH2 = 0,5 H2/ab

7.3.2. Condition sur la somme des contraintes de cisaillement :

Il reste à contrôler que pour les différents cas de charges, la somme des contraintes de
cisaillement respecte la condition : τN + τH +ττα < 5G
Avec,
τN , la contrainte de cisaillement due à l’effort normal : τN = 1,5σ
σm / β
Où,
β est un coefficient de forme donné par la relation : β = ab/2t (a+b) ;
σm est la contrainte moyenne de compression, elle est donnée par la formule :
σm = Nmax/naab ; avec na nombre d’appareils d’appui.
τH , la contrainte conventionnelle de calcul définie précédemment;
τα , la contrainte de cisaillement due à la rotation d’une face d’un feuillet par rapport à
l’autre face ; elle est donnée par la formule suivante : τα = (G/2)×(a/t)²×αt
Où :
αt est l’angle de rotation, exprimé en radian, d’un feuillet élémentaire : αt = αT /n ;
αT est l’angle de rotation de l’appareil d’appui : αT =α0 + α ;
α0 = 3. 10-3 rad (tablier en béton coulé sur place) et α est la rotation calculée.

7.3.3. Condition de non soulèvement :

Elle est à vérifier lorsque les contraintes de cisaillement dues à la rotation sont susceptibles
d’atteindre des valeurs semblables à celles dues à l’effort normal.
αt < (3/ β )×
×(t/a)²×
×(σ
σm/G)

7.3.4. Condition sur l’épaisseur des frettes :

La condition à vérifier est : ts > (a/ β)×


×(σ
σm, max /σ
σ e)
Les frettes ont à priori une épaisseur de 3mm : σe = 235 MPa.

7.3.5. Condition de non glissement :


On doit vérifier :
H < f.N H et N étant concomitant ( f = 0,10 + 0,6/σmin (σmin en MPa))
Si cette condition n’est pas vérifiée, il faudrait prévoir un dispositif d’anti-cheminement.
Pour les appareils d’appuis sur les piles on a : H=18,01 t ; N=398 t ; σmin = 6.32 MPa ; f=0,19
donc f.N=73.91 t > H

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 121 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des appareils d’appui

Pour les appareils d’appuis sur les culées on a : H=20.05 t ; N= 164.6 t; σmin = 5.48 MPa ;
f=0,21 donc f.N= 34,56 t>H

7.3.6. Tableau des résultats :


Le tableau 7.7 dans la page suivante résume les vérifications des appareils d’appui en
élastomère fretté pour les piles et les culées :

Appui Pile Culée


a 25cm 25cm
b 30cm 30cm
Appareil
n 5 5
d’appui
t 10cm 10cm
ts 3cm 3
Nmax 667,68 t 329,14 t
Effort normal
Nmin 397,97 t 164,57 t
Effort lent H1 6,42 t 12,5 t
Effort
H2 14,9 t 7,55 t
dynamique
Rotation (××10-3) α 11,65 11,65
(rd) α0 3 3
τH1 0,08 MPa 0,16 MPa
Distorsion τH2 0,19 MPa 0,10 MPa
τH 0,27 MPa 0,26 MPa
Rotation τα 0,35 MPa 0,35 MPa
σmax 11,11 MPa 10,71 MPa
Compression β 6,8 6,8
σ min 6,32 MPa 5,48 MPa
τN 2,45 MPa 2,36 MPa
Cisaillement τ 3,07 MPa 2,91 MPa
Non flambement 2,5≤nt =5≤5 2,5≤nt =5≤5
Non soulèvement (× ×10-3) 2,64<8,7 2,64<8,7
Epaisseur des frettes (mm) 3>1,74 3>1,67
τH1 < 0.5G (MPa) 0,16<0,4 0,16<0,4
τH < 0.7G (MPa) 0,27<0,63 0,26<0,63
σmmin >2 (MPa) OK OK
τ < 5G (MPa) 3,07<4,5 2,91<4,5
σm <15 (MPa) OK OK

Tableau 7.7 : Vérification des appareils d’appui.

Toutes les conditions sont bien vérifiées.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 122 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

Chapitre 8

Etudes des culées

La culée est une composante très importante de l’ouvrage et une bonne conception
demeure essentielle afin de satisfaire toutes les exigences fonctionnelles, à savoir :
Une bonne transmission des efforts au sol de fondation ;
La limitation des déplacements horizontaux en tête, de façon à ne pas entraver le
fonctionnement des appareils d’appui ;
La limitation des déplacements verticaux (tassement).
Dans ce chapitre, nous présenterons d’abord l’inventaire des charges sollicitant les culées, puis
nous effectuerons la descente des charges. Enfin, nous déterminerons le ferraillage des deux
culées.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 123 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

8.1. Inventaires des charges :

Les caractéristiques géométriques de la culée sont comme suit :

3m

0.50 m

1.79 m

0.30 m 1.40 m 1m L= 10 m

0.80 m
4.70 m

0.90 0.70 m
L= 9.50 m
0.60 m

1.50 m
Figure 8.1 : les caractéristiques géométriques des culées.

8.1.1. Charges permanentes :

Pour le cas des charges permanentes, on distingue entre les charges verticales dues au
poids des éléments du tablier et de la culée en question et les charges horizontales dues
principalement aux poussées de terres. Les tableaux qui suivent récapitulent ces différents
éléments, avec leurs excentricités par rapport au G de la semelle :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 124 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

Désignation N (t) e (m)


Poids hourdis 63.25 0

tablier sur la
Poids du
Poutres 56.38 0

culée
Entretoises 6.62 0
Superstructures 38.32 0
Total : 164.57
Corbeau 4.5 -0.83
Chevêtre 35 0
Mur garde-grève 12.62 -0.55
Poids mort de la culée

Dalle de transition 10.57 -0.85


Remblai sur dalle de
40.23 -0.85
transition
Murs en retour 6.5 -1.87
fûts 23.62 0
Nervure 14.96 0
Semelle 21.38 0
Remblai derrière semelle 139.84 -0.55
Remblai devant semelle 37.24 0.45
Total : 346.46
Total : 511.03 -0.25
Tableau 8.1 : Charge permanente verticale

Désignation H (t) e (m)


Poussée sur le mur garde grève 9.94 7.6
Poussée sur chevêtre 3.3 6.33
Poussée sur les fûts 43.37 2.86
Poussée sur la semelle 50.12 0.86
Contre poussée sur chevêtre -0.825 6.16
Contre poussée sur les fûts -24.09 2.56
Contre poussée sur la semelle -35.8 0.8
Total : 46.015 3.65
Tableau 8.2 : Charge permanente horizontale

8.1.2. Charges d’exploitation :


8.1.2.1. Surcharge sur remblai :
Sur les remblais d’accès aux ouvrages, on dispose une charge uniforme répartie sur toute
la largeur de la plate forme et d’intensité égale à 1t/m². Elle intervient dans la justification de
la stabilité des culées.
En outre, pour la justification des éléments de faible dimension (tel que mur garde grève),
il est recommandé de disposer sur le remblai les systèmes Bt ou Br (sans majoration
dynamique), qui peuvent donner des effets plus défavorables que celui de 1t/m².
8.1.2.2. Surcharge routière :
Les charges routières sont calculées en considérant une travée chargée avec les charges
normalisées citées dans les chapitres précédents.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 125 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

Le tableau suivant résume les valeurs trouvées :

Désignation H (t)
Trottoir 3.79
A(l) 106.26
Bc 97.3
Bt 50.12
Mc120 98.8
Tableau 8. 3 : Surcharges routières
8.1.2.3. Effort de freinage :

L’effort de freinage correspondant est donné par la formule suivante :

a1 × a 2 × A(L ) × S
H=
20 + 0,0035 S

S étant la surface chargée :

On trouve alors H = 10.26 t

L’effort de freinage de A(L) est inférieur à l’effort de freinage de Bc (FrBc= 30 t).

On prenant la même distribution que pour le freinage Bc, la valeur maximale en


7,55
découlant est : FrAl = 10,26 × c’est à dire FrAl = 2,57 t.
30

8.1.3. Actions naturelles et climatiques :

8.1.3.1. Action du vent :

En général, on admet les hypothèses suivantes :


Le vent souffle horizontalement dans une direction normale à l’axe longitudinal.
Les pressions appliquées aux surfaces sont statiques.
L’intensité du vent vaut 2kN/m² pour les ouvrages en service.
Lorsque le vent souffle le pont est supposé porter aucune charge de chaussée ou
de trottoir.
Les effets du vent et des charges d’exploitation ne sont pas cumulables au niveau de
la justification.
L’action qui s’exerce en tête de la culée est:
Q = 1,50×25.3×0,20 + 1×1,40×0,20 = 7,87 t

Cette action s’exerce à une distance d = 1,85 m au-dessus du chevêtre et est


équivalente à l’action d’une charge de même intensité appliquée au centre de gravité
du chevêtre combinée avec un moment M tel que:
M = 15,14 t.m

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 126 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

8.1.3.2. Répartition de l’effort de freinage :

On prend le cas du freinage du système Bc: Fr = 30.00 t.


La répartition maximale des efforts de freinage est définie comme suit :
Effort sur la culée C0 : 7,55 t
Effort sur la culée C2 : 7,55 t

8.1.3.3. Les efforts lents (efforts de retrait et dilatation) :


La répartition des efforts dus au retrait et dilatation est définie comme suit :
− Effort sur la culée C0 : 12 t
− Effort sur la culée C2 : 12 t
8.1.3.4. Actions sismiques :
L’analyse sismique sera un traitée dans chapitre à part.

8.2. Descente de charge :


8.2.1. Cas de charges :
Le tableau suivant explicite les différents cas de charge possibles qui seront utilisés pour
le calcul des appuis :

Cas de
Désignation N ex ey My Mx Hx Hy z
charges
CAS 1 Charges permanentes 511.03 -0.25 40.2155 46.02 3.65
CAS 2 Surcharge trottoir 3.75
CAS 3 Surcharge dalle transition 9.94 7.6 75.544
CAS 4 AL 1 Travée 106.26 7
CAS 5 Surcharge Bc 97.3 1.5 145.95
CAS 6 Surcharge Mc120 98.8 1.85 182.78
CAS 7 Vent 59.812 7.87 7.6
CAS 8 Freinage Bc 52.85 7.55 7
CAS 9 Retrait-dilatation 87.5 12.5 7
Tableau 8.4 : Les différents cas de charges pour la culée
8.2.2. Combinaisons de charges :
Les combinaisons que nous allons adopter pour le calcul de la descente de charge sont comme
suit :

A l’état limite de service :

COMB 01 : CAS1 +CAS2+1,20CAS3+CAS9


COMB 02 : CAS1+CAS2+1,20CAS4+CAS9
COMB 03 : CAS1+CAS2+1,20CAS5+1,20CAS8+CAS9

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 127 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

COMB 04 : CAS1+CAS2+CAS6+CAS9
COMB 05 : CAS1+CAS7+CAS9
COMB 06 : CAS1+1,20CAS8+CAS9

A l’état limite ultime :

COMB 07 : 1,35CAS1+1,605CAS2+1,605CAS3+1,35CAS9
COMB 08 : 1,35CAS1+1,605CAS2+1,605CAS4+1,35CAS9
COMB 09 : 1,35CAS1+1,605CAS2+1,605CAS5+1,605CAS8+1,35CAS9
COMB 10 : 1,35CAS1+1,605CAS2+1,35CAS6+1,35CAS9
COMB 11 : 1,35CAS1+1,50CAS7+1,35CAS9

Ce qui nous donne les valeurs suivantes :

Combinaisons N My Mx Hx Hy
1 526.71 218.37 0.00 58.52 0.00
2 642.29 127.72 0.00 58.52 0.00
3 631.54 191.14 175.14 67.58 0.00
ELS

4 613.58 127.72 182.78 58.52 0.00


5 511.03 127.72 59.81 58.52 7.87
6 511.03 191.14 0.00 67.58 0.00
7 711.86 293.66 0.00 79.00 0.00
8 866.46 172.42 0.00 79.00 0.00
ELU

9 864.23 151.27 246.40 86.39 12.15


10 829.29 172.42 246.75 79.00 0.00
11 689.89 172.42 89.72 79.00 11.81
Tableau 8. 5 : Descente de charges pour la culée à l’ELU et l’ELS

8.3. Vérification des la stabilité sous la semelle :


La vérification de la stabilité sous la semelle se fait vis-à-vis du glissement, du
renversement et du poinçonnement.

8.3.1. Glissement :

H
Pour le glissement nous avons ≤ tg(Φ)
V
Avec : H : la somme des efforts horizontaux
V : La somme des efforts verticaux
Φ : l’angle de frottement.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 128 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

H
Ce qui nous donne : = 0.09 ≤ tg(Φ) = 0.57
V
Donc la semelle est vérifiée pour le glissement.
8.3.2. Renversement :

Ms
Pour vérifier le renversement de la semelle nous devons avoir : ≥ F.S = 1.5
Mr
L arg semelle
Avec : Ms : moments stabilisants = ∑ MxV + N x
2
Mr : moments renversants = ∑MxH
Nous trouvons : Ms = 511 t.m
Mr = 308.32 t.m
Ce qui nous donne Fsrev = 1.657 ≥ 1.5
Nous déduisons alors que la culée est bien vérifiée vis-à-vis du renversement.

8.3.3. Poinçonnement :

3 × σ min + σ max
Le poinçonnement est vérifié tel que ≤ σadm
4
V 6 × Mx 6 × My
Avec : σ= ± ±
longS × l arg S l arg S × longS ² l arg S ² × longS

Ce qui nous donne : σ1= 60.65 t/m², σ2 = 44.64 t/m², σ3 =27.07 t/m² et σ4 =11.06 t/m²

3 × σ min + σ max
On trouve alors : = 2.34 bar ≤ σadm = 5 bar
4
Alors le phénomène du poinçonnement est loin d’être posé dans notre cas.

8.4. Calcul du ferraillage :

8.4.1. Hypothèses de calcul :


Les hypothèses de calcul (Règlement de calcul, fissuration, béton et acier) sont identiques à
celles des chapitres précédents.

8.4.2. Murs garde grève :


a) Les sollicitations :

Les efforts verticaux sur le mur garde grève sont négligeable, il reste alors à calculer les effets
des forces horizontales :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 129 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

La poussée des terres :


Le moment du à la poussée des terres derrière le mur est : Mt = γ×Ka×h3/6
Avec : γ = 2 t/m3, Ka = 0,33 et h = 1,79 m
Soit : Mt = 0,63 t.m/ml

La poussée d’une charge locale située derrière le mur :


Le moment fléchissant maximum est obtenu pour le système Bc. Il a pour valeur :
Mp = 12××K / (0,75+2××h) ×∫0 1,79 (h-x) / (0,25+x).dx
Le coefficient K a pour valeur : K = Ka×δ δ×bc×γγ
Avec : bc = 1,1
δ=1
γ : Coefficient de pondération = 1,2
Soit : Mp = 1,32 t.m/ml

Effet de freinage d’un essieu lourd du camion Bc :


×h) = 4,23 t.m/ml
Mf = 7.55×1,2×h / (0,25+2×

Combinaisons de calcul :
Le moment total dans la section d’encastrement du mur garde-grève :
À l’ELU : M = 1,35Mt + 1,6Mp + 1,6Mf = 9,73 t.m/ml
À l’ELS : M = Mt + Mp + Mf = 6.18 t.m/ml
b) Armature :

Devant les terres (sur la face arrière) :

Les données sont : M = 7.93 t.m/ml, b = 1,00 m et h = 0,30 m


La section d’armatures requise est A = 9.10 cm²/ml. Soit 9 HA 12/ml.

Le ferraillage minimale donné par le PP73 est de Φ12HA avec un espacement de 10cm, donc
on prend 10 HA 12/ml

Sur la face avant :

D’après le PP 73 1.3.2 paragraphe 2.3.1 le ferraillage minimale est de Φ12HA avec un


espacement de 20cm, soit 5 HA 12/ml.

Aciers horizontaux :

On respecte le ferraillage minimal recommandé par PP73 soit Φ10HA avec un


espacement de 15cm.

8.4.3. Le corbeau :
On adopte le ferraillage type défini au paragraphe 2.2.6 de la pièce 1.3.2 du PP73. Soit
des armatures horizontales 8 Φ 10 HA et des armatures de peau Φ 10 HA espacées de 10 cm.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 130 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

8.4.4. Dalle de transition :


a) Les sollicitations :

Charge permanente :

Poids propre : 2,5×0,3 = 0,75 t/m²


Revêtement : 0,11×2,3 = 0,253 t/m²
Remblai : 1,8×(1,79-0,3) = 2,68 t/m²
D’où g = 11,05 t/ml de largeur de dalle
Surcharge routière :

En suivant les instructions du PP73, nous prenons le cas de charge bt en affectant un


coefficient de majoration de 1.27,

Ce qui nous donne : P1=P2 = 1.27 x q = 1.27 x 32 /9.4 = 4.318t/ml.

On obtient ainsi : Rb = [P1×2,6+ P2×(2,6-1,35)]/2,6 = 6,39 t/ml

Combinaison de calcul :

La réaction de calcul est de : R= Rb + g = 17.44 t/ml

b) Armature :
Le moment total est égale à : M = Rd× 3/8= 6,54 t.m/ml
Ce qui nécessite une section d’armatures A = 6,26 cm²/ml, soit 5 HA 12/ml.

8.4.5. Murs en retour :


Nous calculons le mur sous les actions suivantes :
Poids propre y compris les superstructures
Poussée horizontale répartie
Charges concentrées vers l’extrémité du mur
Les caractéristiques du mur sont :
longueur théorique : a = 3 m
Hauteur du mur : h = 2,39 m
Epaisseur du mur : e = 0,30 m

a) Les sollicitations :

Forces verticales :

Elles sont constituées par le poids propre du mur, les superstructures et la charge
concentrée de 4 t à l’extrémité.
Les forces verticales exercent à l’encastrement du mur :
Un effort tranchant : T = 2,5××a×h×e/2+ 0,3× ×a+ 4 = 7,58 t
Un moment d’axe horizontal : Mv = 2,5× × a²×
×h×e/6 + 0,3×
×a²/2 + 4×
×(a-1) = 12,05 t.m

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 131 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

Forces horizontales :

Conventionnellement, elles sont constituées d’une force concentrée de 2t et d’une poussée


répartie sur toute la surface du mur, d’intensité uniforme égale à h/3 + 0,5 (en t/m²).
Les forces horizontales exercent à l’encastrement du mur :
· Un effort tranchant : H = (h/3 + 0,5) ×a× ×h/2 +2 = 6,64 t
· Un moment d’axe vertical: Mh = (h/3 + 0,5)× ×a²×
×h/6 + 2×
× (a-1) = 8,64 t.m

b) Armature :
Armatures pour le moment d’axe horizontal : A = 11,30 cm², soit 8 HA 14.
Armatures pour le moment d’axe vertical : A = 8,08 cm², soit 6 HA 14.
La moitié de cette section d’armatures, soit 4 HA 14 sera disposée sur le quart supérieur de la
hauteur d’attache, soit sur 0,60 m.
- Armatures verticales : Les armatures verticales sont proposées par le PP73, soit des
cadres HA 10 tous les 30 cm.
- Ferraillage minimal : D’après le PP73, le ferraillage minimal à prévoir dans le mur sera
de 2 cm²/ml sur les deux faces et dans les deux directions horizontales et verticales.

8.4.6. Chevêtre :
a) Justification de la flexion :

Charges permanente :
Poids propre du chevêtre : 3,5 t/ml
Poids mort du garde-grève : 1,342 t/ml donc, p1 = 4,996 t/ml
Corbeau arrière : 0,34 t/ml
Dalle de transition : 7,05 t/ml donc, p2 = 7,39 t/ml
Surcharges Bt sur dalle de transition : p3 = 6,39 t/ml
Charges concentrées :
- mur en retour : P1 = 6,5 t
- tablier : selon PP73 (paragraphe 2.2.2), le tablier n’exerce pas d’efforts sur le
chevêtre lorsque les points d’appui sont disposés en face des colonnes. Ce qui coïncide avec
notre cas.
Charges dues au vérins : V1=71,48 t et V2=36,56 t. Ces charges ne sont pas
cumulables avec les surcharges Bt.

Sollicitations dans le chevêtre :


Cas 1 : surcharge Bt sur la dalle de transition : p1, p2, p3, P1
Cas 2 : vérinage du tablier : p1, p2, P1, V1, V2
Les sollicitations sont obtenues à l’aide des formules citées par le PP73, le tableau suivant
donne les résultats de calcul :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 132 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

Moment fléchissant
Désignation Charge T
>0 <0
Poids propre 3.5 1.82 -2.19 5.25
Mur garde-grève 1.342 0.70 -0.84 2.01
Répartie
Dalle de transition et corbeau 7.39 3.85 -4.62 11.09
Surcharge Bt 6.39 3.33 -3.99 9.59
Mur en retour 6.5 0.00 -8.13 6.50
Concentrée
Vérins 71.48 10.24 -28.47 47.37
Total max= 16.61 -44.24 72.22

Tableau 8.6 : Sollicitations dans le chevêtre de la culée (flexion).


Ferraillage du chevêtre :
- Armatures supérieures : As = 10,72 cm²
- Armatures inférieures : Ai = 4,02 cm²
- Armatures de non fragilité : Amin = 13,31 cm²
Donc on prend pour les deux armatures, la valeur minimale As=Ai =13,31 cm².
- Armatures d’effort tranchant : At/ (b0×St) = τu / (0,8×fe)
Avec, Vu = 72,22 t et, τu = Vu / (bo×d) = 0,38 MPa D’où At/St =20,00 cm²/m

b) Justification vis-à-vis de la torsion :


Le moment de torsion dans le chevêtre sera justifié vis-à-vis des charges verticales et on
ne prend pas en considération les efforts horizontaux dus à la poussée des terres sur le mur
garde-grève et le chevêtre car en phase de construction la culée n’est pas encore remblayée.
Pour la torsion on ajoutera dans ce cas l’effet du tablier.
Calcul des sollicitations :
Le tableau suivant donne les valeurs des moments de torsion pour chaque charge, ainsi
que le moment total de torsion dans le chevêtre :

Désignation Charge Excentricité Moment de torsion


Corbeau 0.34 -0.83 -0.28 tm/ml
Mur garde-grève 1.34 -0.55 -0.74 tm/ml
Répartie
Dalle de transition 3.53 -0.85 -3 tm/ml
Surcharge Bt 6.39 -0.85 -5.43 tm/ml
Mur en retour 6.5 -1.87 -12.16 tm
Concentrée Tablier 164.57 0.18 29.62 tm
Vérins 71.48 0.18 12.87 tm
Moment de torsion C 75.19 tm
Tableau 8.7 : Sollicitations dans le chevêtre de la culée (torsion).
Ferraillage :

On se réfère au PP73, pièce 1.3.2 paragraphe 2.2.5


On a : lt = 1,45 m et hc = 1,00 m
Contrainte tangentielle de torsion :
La contrainte tangentielle de torsion est donnée par la formule :
τb = C / (2×bn×Ω) = 3,6×C / (a²× (b-a/6))

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 133 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

Avec a = hc = 1,00 m ; b = lt = 1,45 m et C = 75,19 t.m


Donc, τb = 2,1 MPa < 3,5×ft28 = 7,35 MPa
Armatures longitudinales :
Al = C×p / (2×Ω×σa) = 2,4×C / (a×σa) × (3b+2a) / (6b-a) Avec, p = 2b + 2×5a/6
Donc, Al = 44.64cm²

Armatures transversales :
×Ω×σa) = 0,6×
At/St = C / (2× ×C / (a×
×σa×(b-a/6))
Donc, At/St = 10,54 cm²/m
Ferraillage minimal :
Les armatures calculées pour la torsion sont à cumuler avec celles déterminées pour la
flexion du chevêtre tout en respectant les règles de ferraillage minimal recommandé par le
PP73.
Armatures longitudinales : Al ≥ 0,5% B = 72,50 cm²
La section d’acier trouvée est de Al= 71,26 cm² (la somme des armatures de flexion et de
torsion), donc nous prenons la section Al= 72,50 cm² soit 15 HA 25.
Armatures transversales: At/St ≥ 0,2% B = 29 cm²/ml qui est au dessous de la valeur
trouvé. Donc on laisse la disposition prévue pour ces armatures, soit At/St=30,54 cm²/m
(Deux cadres HA 14 avec e=15 cm)
8.4.7. Les fûts :
a) Les sollicitations :

Les sollicitations à la base des fûts sont présentées dans le tableau ci-dessous :

Combinaisons N My Mx Hx Hy
1 313.29 266.42 0.00 44.20 0.00
2 428.87 175.77 0.00 44.20 0.00
ELS

3 418.12 239.19 175.14 53.26 0.00


4 400.16 175.77 182.78 44.20 0.00
5 297.61 175.77 59.81 44.20 7.87
6 297.61 239.19 0.00 53.26 0.00
7 423.75 358.54 0.00 59.67 0.00
ELU

8 578.34 237.29 0.00 59.67 0.00


9 576.11 216.14 246.40 67.06 12.15
10 541.17 237.29 246.75 59.67 0.00
11 401.77 237.29 89.72 59.67 11.81
Tableau 8.8 : Combinaisons des charges à la base du fût.
A partir de ce tableau nous trouvons les moments de dimensionnement suivants :

A l’ELS : M = 66.60 t.m ; A l’ELU : M= 89.63 t.m

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 134 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

b) Armature longitudinale :

Le calcul en flexion composée à partir des abaques d’interaction, la section d’armature


qu’on trouve est de : 52.42 cm²
La section minimale d’armatures longitudinales préconisée par le PP73 correspond à un
taux de 2% de la section du béton, soit 100,53 cm². On adopte donc 13 HA 32.
Vérification à l’ELS :

La combinaison 2,donne une section totalement comprimée et les contraintes maximales de


compression sont calculés par :

Ns M sD
σ bc = +
Bh I
πD 4
Avec : Bh = + nA =0,48m² : section rendue homogène.(n=15).
4

πD 4
Ad 2
I= +n = 0,030 m4 : le moment d’inertie de la section homogène.
64 8
N s et M s : les solisitations à l’E.L.S.

A=104,55cm² : section d’armatures adoptée


D=0,80 : le diamètre du fût.
d=D-2c =0,80-2×0,05=0,70
On trouve donc une contrainte de compression de 13,90 MPa.
Les autres combianaisons à l’E.L.S ont des sollicitations moins défavorable et donc les
contraintes sont largement vérifiées.
c) Armature transversale :

L’effort horizontal maximal appliquée à chaque fût est égale à : Vu =Vu max / 4 = 16,76 t
Dans le cas des sections circulaire on a :
τu = 1,4Vu / (D×d) avec, D = 0,80 m et d = 0,75 m.
Donc, τu = 0,40 Mpa < Min (0,2 ×fcj /γb ; 5 Mpa) = 3,84 Mpa
Les armatures transversales minimales: At/ (D St)≥ τu / (0,8×fe)
C’est à dire At/St >= 1 cm²/m.
On disposera des cerces φ10 avec un espacement de 20 cm.

8.4.8. Les semelles de fondation :


Pour déterminer le ferraillage de la semelle de fondation, nous utiliserons la méthode des
bielles en utilisant les résultats du tableau 8.5.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 135 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude des culées

Les sollicitations les plus défavorables sont :

A l’ELU : M u = 293.66t.m et N u = 866.46t


A l’ELS : M s = 218.37t.m N s = 642.29t
Le ferraillage principal par mètre linéaire de la semelle (ferraillage parallèle à la largeur
de la semelle) est donné par la formule suivante :

1 N u × (b'−b )
As =
L 8 × d ×σ s

En adoptant un enrobage de 5 cm on obtient :

1 8.66 × (1.5 − 0.9)


As = = 2.85cm 2
9.5 8 × 0.55 × 435
Ce qui donne une section de 4HA10 par mètre linéaire avec un espacement de 25 cm.

Soit donc un pourcentage de ρ =0.05% ≤ 0.12%


Nous prenons une section de 18.36 cm² ce qui donne 6HA20 avec un espacement de 16.7cm

Nous avons : τ su = 0.6 × 1.52 × 2.10 = 2.84MPa

La longueur de scellement droit est donnée par la formule suivante :

Φ f e 0.020 × 500
ls = . = = 0.88m
4 τ su 4 × 2.84
Le périmètre de 6HA20 étant égale à u = 37.69 cm, donc la contrainte d’entraînement vaut :

N u Asi 8.66 × 3.14


τ se = . = = 7.75MPa ≥ τ su
0.9d .u As 0.9 × 0.55 × 0.376 × 18.85
Donc les armatures seront prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle et munies d’un
crochet.

Le ferraillage du lit supérieur doit vérifier le pourcentage de 0.05%. Soit une section de
7,65 cm² par mètre linéaire. Nous adoptons une section de 4HA16.

Les armatures de cisaillement sont déterminées pour équilibrer l’effort tranchant. Dans
notre cas T = 35.74 t. Or ces armatures ne sont envisageables que lorsque la contrainte de
cisaillement dépasse le seuil suivant :

τ = 25 ρ en MPa.

0.357
Nous avons : τ= = 0.43 ≤ 25 ρ = 0.87 MPa
0.55 × 1.5

Donc nous n’avons pas besoin de mettre des étriers.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 136 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

Chapitre 9

Etude de la pile
pile

La pile se distingue de la culée par le fait qu’elle est à l’air libre sur la plus grande
partie de sa hauteur et qu’elle ne transmet pas des réactions horizontales importantes.
Dans ce chapitre, nous présenterons, d’abord, l’inventaire des charges et leurs
combinaisons, puis nous effectuerons la descente des charges (comme le cas de la culée).
Par la suite, nous vérifierons la semelles de la pile. Et finalement, nous déterminerons le
ferraillage du chevêtre, des fûts et de la semelle.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 137 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

9.1. Inventaires des charges :


Les caractéristiques géométriques de la pile sont comme suit :

10m
0.90m

1.70m

2.5m
9.3m

0.80m

0.70m

0.60m

2.75m 9.5m

Figure 9.1 : les caractéristiques géométriques de la pile.

9.1.1. Charges permanentes :


Nous déterminons la charge permanente due au poids des différents éléments constituants
le tablier et la pile. La charge minimale Gmin est calculée en réduisant le poids volumique du
béton du fût et de la semelle à 1,5 t/m3. Les résultats en tonnes figurent dans le tableau 9.1
suivant :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 138 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

Désignation Charge (t)


Poids hourdis 126.5
Poutres 112.76
Entretoises 13.24
Chevêtre 38.25
Fût 28.04
Semelle 32.49
G 351.28
superstructures 76.64
G’ 76.64
Gmin = G + 0.8*G’ 412.592
Poids hourdis 126.5
Poutres 112.76
Entretoises 13.24
Chevêtre 38.25
Fût 46.73
Semelle 54.15
Remblai sur semelle 99.275
G 490.905
superstructures 76.64
G’ 76.64
Gmax = G + 1.4*G’ 598.201
Tableau 9.1 : Charges permanentes appliquées à la pile.

9.1.2. Surcharges routières :


Rappelons les caractéristiques du pont qui sont comme suit :

Classe du pont : 1
Largeur changeable Lc : 8,00 m
Nombre de voies : 2
Largeur nominale de voies vo : 3,50 m
Largeur de voie : 4,00 m
Portée L : 25,30 m
a1 = 1, a2 = 3,5/4 = 0,875, bc = 1,1, bt = 1.
Les coefficients de majoration dynamique : δb =1,1168 et δc = 1,109.
a) Surcharge trottoir :
TR = 0,15×1×2×25.3 = 7,59t.
b) Surcharge A(L) ,1 travée :

On a une seule travée qui est chargée, donc L = 25.3 m.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 139 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

Ainsi A(L) = 1,2 t/m²


La charge qui en découle est : Q(L) = 106,26 t, Avec une excentricité ex = 0,40 m.
c) Surcharge A(L), 2 travées :

A(L) = 0,23 + 36/(L +12)


On a 2 travées chargées : L = 2×25.3 = 50.6 m
Donc A(L) = 0,805 t/m².
La charge qui en découle est : Q(L) = a1×a2×A(L)×Lc×L/2, d’où Q(L) = 142,56 t
d) L’effort de freinage A(L) :

a1 × a 2 × A(L ) × S
L’effort de freinage correspondant est donné par la formule suivante : H =
20 + 0,0035 S
S étant la surface chargée :
S = 202.4 m² et A(L) = 1,20 t/m² pour une travée chargée.
S = 404.8 m² et A(L) = 0,805 t/m² pour deux travée chargées.
On trouve donc,
FrAl = 11,73 t pour une travée chargée.
FrAl = 15,21 t pour deux travée chargées.
L’effort de freinage de A(L) est inférieur à l’effort de freinage de Bc (FrBc=30 t).
On prenant la même distribution que pour le freinage Bc, la valeur maximale en découlant
est : FrAl = 15.21×14.90 /30 c’est à dire FrAl = 7,55 t.

e) Surcharge Bc :

La charge découlant de la surcharge Bc est :

Pour une travée chargée : QBc = 97,416 t.


Pour deux travées chargées : QBc = 106,92t
On prendra, donc, le cas le plus défavorable soit : QBc = 106,92 t

Avec les excentricités suivantes : ex = 0,00 m et ey = 1,50 m.

f) Surcharge Mc120 :

La charge découlant de la surcharge Mc120 est :

Pour une travée chargée : QMc120 = 98,765 t.


Pour deux travées chargées : QMc120 = 105,474 t
Donc, le cas de charge Mc120 centrée soit : QMc120 = 105,474 t

ex = 0,00 m et ey = 1,85 m.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 140 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

9.1.3. Charges variables :


a) Action du vent :

On garde les mêmes hypothèses que pour le cas de la culée, nous trouvons alors :

Q = 1,5×25.3×0,20 + 1×1.7×0,20 = 7,93 t

Cette action s’exerce à une distance d au-dessus du chevêtre et est équivalente à l’action
d’une charge de même intensité appliquée au centre de gravité du chevêtre combinée avec un
moment M tel que:

d = 1,20 m et M = 9.51 t.m

La force qui s’exerce sur le fût par métre de longueur du fût est égale à:

q =0,80×0,20 = 0,16 t/ml.

b) Effort de freinage :

On prend le cas du freinage du système Bc: Fr = 30,00 t.

L’effort sur la pile est de 14.90 t.

c) Efforts lents :

Les efforts de retrait et de dilatation sur la pile sont de 6.42 t.

d) Actions simiques :

L’analyse sismique sera un traitée dans chapitre à part.

9.2. Descente de charge :


9.2.1. Cas de charges :
Cas de
Désignation N ex ey My Mx Hx Hy z
charges
CAS 1 Gmin 412.592
CAS 2 Gmax 598.2
CAS 3 Surcharge trottoir 7.59
CAS 4 A(L), 1 Travée 106.26 0.4 130.839 7.55 11.7
CAS 5 A(L), 2 Travées 142.56 88.335 7.55 11.7
CAS 6 Surcharge Bc 106.92 1.5 160.38
CAS 7 Surcharge Mc120 105.47 1.85 195.1195
CAS 8 Vent 80.89 7.93 10.2
CAS 9 Freinage Bc 174.33 14.9 11.7
CAS 10 Retrait dilatation 75.114 6.42 11.7
Tableau 9.2 : Différents cas de charges appliquées à la pile.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 141 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

9.2.2. Combinaisons de charges :


A l’ELS :

COMB 01 : CAS2+CAS3+1,20CAS4+CAS10
COMB 02 : CAS2+CAS3+1,20CAS5+CAS10
COMB 03 : CAS2+CAS3+1,20CAS6+1,20CAS9+CAS10
COMB 04 : CAS2+CAS3+CAS7+CAS10
COMB 05 : CAS2+CAS8+CAS10
COMB 06 : CAS1+CAS8+CAS1

A l’ELU :

COMB 07 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,605CAS4+1,35CAS10
COMB 08 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,605CAS5+1,35CAS10
COMB 09 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,605CAS6+1,605CAS9+1,35CAS10
COMB 10 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,35CAS7+1,35CAS10
COMB 11 : 1,35CAS2+1,50CAS8+1,35CAS10
COMB 12 : CAS1+1,50CAS8+1,35CAS10

Combinaisons N My Mx Hx Hy
1 733.30 0.00 232.12 15.48 0.00
2 776.86 0.00 181.12 15.48 0.00
ELS

3 734.09 192.46 284.31 24.30 0.00


4 711.26 195.12 75.11 6.42 0.00
5 598.20 80.89 75.11 6.42 7.93
6 412.59 80.89 75.11 6.42 7.93
7 990.30 0.00 311.40 20.78 0.00
8 1048.56 0.00 243.18 20.78 0.00
ELU

9 991.36 257.41 381.20 32.58 0.00


10 962.14 263.41 101.40 8.67 0.00
11 807.57 121.33 101.40 8.67 11.90
12 412.59 121.33 101.40 8.67 11.90
Tableau 9. 3 : Descente de charges sous la semelle de la pile.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 142 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

9.3. Ferraillage de la pile :


9.3.1. Chevêtre :
a) Charge sur chevêtre :

Le chevêtre se calcul comme une poutre appuyée sur 4 appuis. Puisque les fûts sont
placés au droit des appareils d’appuis, le chevêtre ne supporte que son poids propre et les
efforts de vérinage car les charges du tablier seront transmises directement aux fûts.

Poids propre du chevêtre : 3,82 t/ml


Charges dues aux vérins : V1=71,48 t et V2=36,56 t.

b) Sollicitations dans le chevêtre :

Le calcul des réactions dans le chevêtre se fait en suivant le schéma ci-dessous :

71,48 t 36,56 t 36,56 t 71,48 t P = 3,82 t/ml

Réactions des
Chevêtre fûts

R1 R2 R3 R4
7,5 m

Figure 9.2 : Schéma de calcul des sollicitations dans le chevêtre de la pile.

Moment fléchissant
Désignation Charge T
>0 <0
Poids propre 3.82 1.99 -2.39 5.73
Vérins 71.48 10.24 -28.47 47.37
Total max= 12.23 -30.86 53.1
Tableau 9. 4 : Sollicitations sans le chevêtre de la pile.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 143 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

c) Ferraillage :

Les sections de ferraillage trouvées sont comme suit :

Pour les armatures de flexion :


- Armatures supérieures : As = 8.46 cm²
- Armatures inférieures : Ai = 3,32 cm²
- Armatures de non fragilité : Amin = 0,5%B= 0,5×1.7×0,90/100= 76,5cm².
Nous adoptons donc la section minimale Al=76.50cm², soit 16 HA 25.

Pour les armatures de cisaillement :


- Armatures d’effort tranchant : At/ (bo×St) = τu / (0,8×fe)
Avec, Vu = 1,35×Vmax = 71,68 t et τu = Vu / (bo×d) = 0,49 MPa

D’où en adoptant un espacement de 20cm, soit deux cadres HA 12.

9.3.2. Les fûts :


a) Sollicitations de calcul :

Combinaisons N My Mx Hx Hy
1 579.88 0.00 212.00 15.48 0.00
2 623.44 0.00 160.99 15.48 0.00
3 580.67 192.46 252.72 24.30 0.00
ELS

4 557.84 195.12 66.77 6.42 0.00


5 444.78 78.51 66.77 6.42 7.93
6 380.10 78.51 66.77 6.42 7.93
7 783.18 0.00 284.38 20.78 0.00
8 841.44 0.00 216.16 20.78 0.00
9 784.24 257.41 338.85 32.58 0.00
ELU

10 755.01 263.41 90.14 8.67 0.00


11 600.45 117.76 90.14 8.67 11.90
12 380.10 117.76 90.14 8.67 11.90
Tableau 9.5 : Combinaisons des charges à la base du fût de la pile.

A partir de ce tableau nous trouvons les moments de dimensionnement suivants :

A l’ELS : M = 63.18 t.m

A l’ELU : M= 84.71 t.m

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 144 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

b) Armature longitudinale :

Le calcul de la section d’armature se fait de la même manière que pour les fûts de la
culée, la section d’armature qu’on trouve est de : 50.92 cm²
La section minimale d’armatures longitudinales préconisée par le PP73 correspond à un
taux de 2% de la section du béton, soit 100,53 cm². On adopte donc 13 HA 32.

Vérification à l’ELS :

La combinaison 2,donne une section totalement comprimée et les contraintes maximales de


compression sont calculés par :

Ns M sD
σ bc = +
Bh I
Avec :

πD 4
Bh = + nA =0,48m² : section rendue homogène.(n=15).
4

πD 4 Ad 2
I= +n = 0,030 m4 : le moment d’inertie de la section homogène.
64 8
N s et M s : les solisitations à l’E.L.S.

A=104,55cm² : section d’armatures adoptée


D=0,80 : le diamètre du fût.
d=D-2c =0,80-2×0,05=0,70
On trouve donc une contrainte de compression de 13,98 MPa.
Les autres combianaisons à l’E.L.S ont des sollicitations moins défavorable et donc les
contraintes sont largement vérifiées.
c) Armature transversale :

L’effort horizontal maximal appliquée à chaque fût est égale à : Vu =Vu max / 4 = 8,15 t
Dans le cas des sections circulaire on a :
τu = 1,4Vu / (D×d) avec, D = 0,80 m et d = 0,75 m.
Donc, τu = 0,19 Mpa < Min (0,2 ×fcj /γb ; 5 Mpa) = 3,84 Mpa
Les armatures transversales minimales: At/ (D St)≥ τu / (0,8×fe)
C’est à dire At/St >= 1,00 cm²/m.
On disposera des cerces φ10 avec un espacement de 25 cm.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 145 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

9.3.3. La semelle :
Nous procédons pour le calcul du ferraillage de la semelle de la même manière que pour la
semelle sous culée.

Les sollicitations les plus défavorables sont :

– A l’ELU : M u = 381.20t.m et N u = 1048.56t


– A l’ELS : M s = 284.31t.m N s = 776.86t
Le ferraillage principal par mètre linéaire de la semelle (ferraillage parallèle à la largeur
de la semelle) est donné par la formule suivante :

1 N u × (b'−b )
As =
L 8× d ×σ s

En adoptant un enrobage de 5 cm on obtient :

1 10.48 × (2.75 − 0.9 )


As = = 10.66cm 2
9.5 8 × 0.55 × 435
Ce qui donne une section de 6HA16 par mètre linéaire avec un espacement de 16.7 cm.

Soit donc un pourcentage de ρ =0.04% ≤ 0.12%

Nous prenons une section de 27.36 cm² ce qui donne 6HA25 avec un espacement de 16.7cm

On a : τ su = 0.6 × 1.52 × 2.10 = 2.84MPa

La longueur de scellement droit est donnée par la formule suivante :

Φ f e 0.025 × 500
ls = . = = 1.1m
4 τ su 4 × 2.84
Le périmètre de 6HA25 étant égale à u = 47.12 cm, donc la contrainte d’entraînement vaut :

N u Asi 10.48 × 4.90


τ se = . = = 7.49MPa ≥ τ su
0.9d .u As 0.9 × 0.55 × 0.47 × 29.45
Donc les armatures seront prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle et munies d’un
crochet.

Le ferraillage du lit supérieur doit vérifier le pourcentage de 0.05%. Soit une section de
11,4 cm² par mètre linéaire. Nous adoptons une section de 4HA20.

Les armatures de cisaillement sont déterminées pour équilibrer l’effort tranchant. Dans
notre cas T = 45.34 t. Or ces armatures ne sont envisageables que lorsque la contrainte de
cisaillement dépasse le seuil suivant :

τ = 25 ρ en MPa.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 146 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Etude de la pile

0.453
Nous avons : τ = = 0.29 ≤ 25 ρ = 0.87 MPa
0.55 × 2.75

Donc nous n’avons pas besoin de mettre des étriers.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 147 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

Chapitre 10

Analyse Sismique

La situation géographique du Maroc, aux frontières de la plaque africaine, fait que


plusieurs régions de notre pays peuvent être qualifiées de zones sismiquement actives.
Le dernier tremblement, qu’a connu la région d’Al Hoceima, en ont apporté l’ultime
preuve.
Dans le domaine des ouvrages d’art, l’intégration de cet aspect dans les études
courantes est assez récente et encore limitée. En effet, en l’absence d’un guide marocain
de conception parasismique, rares sont les ouvrages à être calculés au séisme.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 148 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

10.1. Introduction :

L’action sismique résulte de mouvements du sol qu’on peut représenter schématiquement sous la
forme :

D’une translation d’ensemble du sol dans chacune des trois directions (deux horizontales et
une verticale).
D’un déplacement différentiel des points du sol dans chacune des trois directions.
La prise en compte de l’aléa sismique dans le calcul des ouvrages d’art est assez récente en France. En
effet, le premier guide de « conception des ouvrages courants en zone sismique ‘AFPS 92’ » n’est
apparu qu’en 1995 en édition provisoire, et ce n’est qu’en Janvier 2000, que la SETRA et la SNCF ont
élaboré l’édition définitive de ce guide.

Ce guide développe les principes généraux de la conception parasismique, l’ensemble des règles de
justification et les dispositions constructives selon la classe de l’ouvrage et le zonage sismique en
France.

10.2. Aperçu sur la méthode d’analyse sismique :

L’application des règles du guide de conception sismique permet d’éviter l’effondrement


de la structure sous l’effet d’une action sismique dont l’intensité avoisine l’action sismique
réglementaire.

Il est admis que les structures puissent alors subir des déformations dans le domaine post
élastique entraînant des détériorations (fissures…) et que certains équipements de l’ouvrage
(joints de chaussées, appareils d’appui, barrières de protection…) puissent être endommagés.

Pour la plupart des ouvrages courants, la conception générale du tablier sera peu modifiée par
la prise en compte du séisme. Ce sont principalement les appuis (piles et culées), les éléments
d’interface (appareils d’appui) et les fondations qui encaissent l’essentiel de l’effort sismique.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 149 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART
’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

Succinctement,, l’analyse sismique est conduite en suivant les étapes suivantes :

Détermination des efforts


provenant de la mise en
Choix de la méthode mouvement du tablier, de
d’analyse l'appui, des terres repesant
sur l'appui et des poussées
dynamiques du sol.
Déduction du spectre de
réponse

Classification du
site

Classification du sol de fondation sur la base des


résultats des sondages carottés

10.3. Sismicité de la zone centrale sud :

Dans cette partie nous allons évaluer les accélérations nominales dues au séisme et aux
effets des explosifs utilisés dans les chantiers d’extraction du phosphate.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 150 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART
’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

10.3.1. Carte sismique du Maroc :


Les accélérations présentées ci-dessous
ci dessous sont obtenues par application des lois d’atténuation en
considérant les épicentres historiques et instrumentaux du catalogue de magnitude égale ou
supérieure à 4.0.

Figure 10.1 : Carte des accélérations maximales


maximale vraisemblablement ressenties, calculées en
fonction de la loi d'atténuation d'Ambraseys
d'Ambraseys et al. (1996) à partir des séismes de
magnitude >= 4.0 du catalogue de sismicité utilisé

D’après la carte ci-dessus,


dessus, la zone centrale sud, qui se trouve à environ 20kms de la ville de
Khouribga, est une zone de très faible sismicité (appartient à la zone 0).. Donc les règlements
de l’AFPS92 ne sont pas applicables dans cette région.
région

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 151 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

10.3.2. Vibrations dues aux tirs de mines

Phénomène vibratoire : Une vibration peut être définie comme étant un mouvement
oscillatoire d’une particule ou d’un corps à partir de sa position de référence (ou position de
repos).
Les vibrations qui se propagent constituent des « ondes de vibrations ». Ce mouvement
peut être décomposé en trois composantes selon trois directions orthogonales.
Chaque composante peut être caractérisée par :
Le déplacement e(t), effectué dans le temps à partir de la position au repos.
La vitesse avec laquelle ce déplacement s’effectue v(t)
L’accélération du mouvement a(t) qui quantifie la variation de la vitesse dans le
temps.

Ces trois grandeurs sont liées entre eux par des relations mathématiques :

det
 
dt

dvt d²et

  
dt dt²

Le mouvement périodique est un mouvement sinusoïdal, son expression en fonction du


temps s’écrit comme suit :
   sin 
E : Amplitude de déplacement

w : Pulsation du mouvement   
T : période de pulsation.

D’après les relations précédentes on peut déduire que pour un mouvement sinusoïdal de
fréquence donnée, les amplitudes du déplacement, de la vitesse et de l’accélération sont liées.

Calcul des accélérations :A l’aide du nomographe joint dans « projet de recommandations


relatif aux seuils-limites de vibrations dues aux tirs de mines » (Voir annexe), nous pouvons
trouver facilement les accélérations dues aux tirs de mines dans la zone centrale sud, à partir
des mesures, de la fréquence et de la vitesse, effectuées in situ pour des distances de 500 à
800m.

Le tableau 10.1. regroupe les accélérations calculées :

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 152 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

DISTANCE
DATE HEURE
CAPT---
ZONE/ PVS ZC Freq a
DU TIR DU TIR NIVEAU mm/s Hz m/s²
VOLEE
07,02,07 12H45 500 28.7 2 0.3
12H45 800 TN/SB 3.96 6.5 0.015
12,03,07 12H45 500 5.94 18 0.45
12H45 800 A/CI 3.59 17 0.3
30,03,07 13H34 500 8.33 18 0.7
13H34 800 CII 4.22 7.3 0.24
06,04,07 12H16 500 5.49 16 0.23
800 TN/CII-CI-SB 3.42 16 0.2
10,04,07 15H41 500 3.31 13 0.2
800 TN/CImed 2.89 13 0.18
10,04,07 16H08 500 7.78 14 0.48
800 TN/SB-B/A 5.88 10 0.25
11,04,07 13H40 800 TN/SB 10.9 9.7 0.49
17,04,07 15H06 500 7.14 11 0.48
800 TN/CImed 3.33 16 0.2
03,05,07 16H21 500 7.9 17 0.52
800 TN/SB 6.63 2.2 0.047
14,05,07 18H04 500 5.09 6.3 0.18
800 A/CI 3.72 10 0.2
23,05,07 16H13 600 4.33 3.6 0.1
500 CII G 6.44 1.5 0.05
24,05,07 11H58 500 3.89 12 0.21
800 B/A 2.73 12 0.15
12H10 500 4.63 17 0.26
800 B/A 2.01 8.4 0.02
28,05,07 14H34 500 4.51 5.8 0.13
800 A/CI 3.59 12 0.2
11,06,07 16H29 500 5.99 12 0.32
800 A/CI
19,06,07 13H46 500 ZCS 7.07 5.8 0.19
14H06 500 CIIG 5.5 11 0.3
20,06,07 15H56 700 ZCS 5.01 11 0.28
26,06,07 12H57 500 ZCS 8.19 14 0.5
800 TN/SB 7.07 13 0.45
16H16 500 ZCS 10.8 28 0.9
800 TN/SB 15 12 0.8
28,06,07 15H46 500 ZCS 13.4 9.7 0.7
800 TN/SB 5.31 9.3 0.22
17H02 450 ZCS 12.8 18 0.8
750 TN/SB 7.72 20 0.65
11,07,07 15H10 500 CIIG 7.68 13 0.4
18,07,07 16H20 500 ZCS-TN/SB 9.29 4.5 0.25
16H39 500 TN/SB 8.61 5 0.25
19,07,07 13H04 500 ZCS-TN/SB 11.3 11 0.55
27,09,07 14H16 500 ZCS-TN/SB 3.58 5.3 0.15
500 TN/SB 3.37 5.5 0.14

Tableau 10.1 : les accélérations nominales dues aux tirs de mines

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 153 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

A partir des résultats ci-dessus nous pouvons déduire que les effets dus aux tirs de mines
restent au deçà des valeurs qui nécessitent un recours au règlement parasismique.

Néanmoins, nous recommandons lors de l’exécution de ces tirs de garder une distance
minimale de 800m de l’ouvrage, en outre la charge des explosifs à mettre en place ainsi que le
type d’amorçage doivent être soigneusement contrôlés afin d’éviter toute nocivité.

10.4. Dispositions constructives parasismiques:


Généralement, la conception parasismique des ponts consiste à donner plus de ductilité aux
appuis (fûts des piles) en y prévoyant la formation des rotules plastiques. Les raisons de ce
choix sont multiples :

Techniquement, possibilité d’accès aux zones endommagées pour la maintenance de la


fonctionnalité de l’ouvrage en cas de séisme.
Economiquement, la réparation des fûts de piles est généralement moins coûteuse que
celle du tablier qui supporte un grand nombre d’équipements.

Ainsi, nous procéderons dans ce qui suit à une vérification du ferraillage des composantes
de la pile et des culées, suivant les dispositions constructives parasismique des ponts fournis
par la direction des routes et de la circulation routière, division ouvrages d’art.

10.4.1. Fûts :

Le ferraillage longitudinal minimal des fûts doit être égale au moins à 0.5%S avec un
espacement maximal de 25cm, pour notre cas la section est de 2% avec un espacement de
19.5cm, donc le ferraillage minimal est vérifié. De même le ferraillage transversal est vérifié.
Il est à respecter les dispositions suivantes :
Chaque barre longitudinale doit être maintenue individuellement par des cadres ou des
étriers s’opposant à son flambement vers l’extérieur
La longueur de recouvrement minimale est de 50Φ.
Le premier cours d’armature transversales doit être disposé à 50mm au plus du nu de la
semelle.
Les armatures longitudinales doivent s’ancrer au plus profond dans la semelle sur une
longueur minimale de 50Φl, au moyen de crochets à 90° dirigés vers le centre du nœud et
comportant un retour rectiligne minimal de 10 Φl.
Il est à signaler, également, que les spires sont interdites dans toutes les zones critiques et que
les épingles sont en général à éviter et ne sont admises qu’en complément de cadres quand le
nombre d’armatures longitudinales l’impose.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 154 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Analyse sismique

10.4.2. Les fondations :

Les armatures inférieures sollicitées en traction doivent représenter au moins le


pourcentage minimal de 1.4/fe , soit 0.28% pour l’acier fe500. Le ferraillage minimal sur la
face comprimée (armatures supérieures) sera égal à la moitié de celui de la face inférieure.
Les cadres calculés au minimum pour reprendre un cisaillement égal à 0.4Mpa sans
disposer de telle façon que chaque armature longitudinale soit maintenue individuellement
tous les 40cm, par au moins un lit sur deux d’armatures transversales.
La longueur de recouvrement est égale 50Φ.
Le ferraillage calculé auparavant pour les semelles représente un pourcentage de 0.12%, ainsi
les armatures inférieures sont comme suit :

Semelle sous culée : lit inférieur : 42.84 cm² soit 9HA25 avec un espacement de 11cm.
Lit supérieur : 21.42 cm² soit 5HA25 espacé de 20 cm.
Semelle sous pile : lit inférieur 63.84 cm² soit 14HA25 avec un espacement de 7cm
Lit supérieur 31.92 cm² soit 7HA25 avec un espacement de 14 cm.

10.4.3. Chevêtres

Les nappes sollicitées en traction doivent comportées au moins un pourcentage minimal égal à
1,4/fe, soit 0,28% pour l’acier fe500, disposées sur la face tendue.
Les cadres sont disposés de telle façon que chaque armature longitudinale soit maintenue
individuellement toute les 40cm, par au moins un lit sur deux d’armatures transversales, de
manière à s’opposer à son flambement vers l’extérieur.
Les sections d’armature calculées précédemment sont de 0.5% S, alors elles sont comprises
entre les pourcentages préconisés par le règlement.
La longueur de recouvrement étant de 50Φ.

10.4.4. Appuis :

Pour éviter le risque d’échappement transversal et longitudinal du tablier sous déplacement


sismique maximal, en règle générale, il faut prévoir une surface d’appui suffisante pour le
tablier sur les piles et les culées.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 155 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] AVANT METRE-ESTIMATION

Prix
DESIGNATIONS Nombre Long Larg Haut Q. part Q. Total Unité Montant
unitaire
1. Installation générale
Installation et récupération des matériels 1 forfait 300000,00 300000,00
2. Travaux routiers
Décapage de la terre végétale 1 9049 9049,00 m3 25,00 226225,00
Déblais en terrain de toute nature 1 19464 19464,00 m3 55,00 1070520,00
Remblais (1-30 /33-56) 1 28870,9 28870,90 m3 30,00 866127,00
Couche de fondation GNF1 1 2412,096 2412,10 m3 240,00 578903,04
Matériaux sélectionnés pour accotements 1 512,5704 512,57 m3 100,00 51257,04
Enrobé bitumineux 1 piste + 849,275 849,28 t 600,00 509565,00
Couche de GBB 1 1941,66 1941,66 t 550,00 1067913,00
Couche de GNB 1 341,7 341,70 m3 240,00 82008,00
Revêtement superficiel 1 2010 2010,00 m² 40,00 80400,00
3. Ouvrage d'art
3.1. Terrassements
Culées 2 10 2 3 120
Piles 1 10 3,25 2,5 81,25 201,25 m3 70,00 14087,50
3.2 Culées
Béton armé B25
Semelle 2 8,55 5,985 29,07
Chevêtres 2 10 1,4 1 28
Mur garde grève 2 10 0,3 1,16 20
Mur en retour 4 1,0305 4,122
fûts 8 2,0096 4,7 75,56096
Dalle de transition 2 9,6 3 0,3 19,2 175,95 m3 1500,00 263929,44
Coffrage ordinaire
Semelle 2 5,6 9,5 106,4
Chevêtres 2 36,8 73,6
Mur garde grève 2 36,874 73,748
Mur en retour 4 4,98 19,92
Dalle de transition 2 3,78 7,56
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] AVANT METRE-ESTIMATION

Fûts 8 12,56 100,48 381,71 m² 130,00 49622,04


Acier HA 500 21750,2248 21750,22 Kg 15,00 326253,37
Béton de propreté 2 9,7 1,7 0,1 3,298 3,30 m3 650,00 2143,70
3.3 Pile
Béton armé B25
Semelles 1 15,675 5,985 21,66
Chevêtre 1 10 1,7 0,9 15,3
fûts 4 2,0096 9,3 74,75712 111,72 m3 1500,00 167575,68
Coffrage soigné
Chevêtre 1 38,06 38,06
Fûts 4 22,8592 91,4368 129,50 m² 200,00 25899,36
Coffrage ordinaire
Semelles 1 5,6 9,5 53,2 53,20 m² 130,00 6916,00
Acier HA 500 2 14523,23 Kg 15,00 217848,38
Béton de propreté 1 9,7 2,95 0,1 2,8615 2,86 m3 650,00 1859,98
3.4 Tablier à poutre en BA
Béton armé B25
Dalle de compression 1 50,7 10 0,2 101,4
Entretoises 4 6,3 0,4 1,05 10,584
Poutres 8 5,06 14,0415 5,4553125 196,4545 308,44 m3 1500,00 462657,75
Coffrage soigné
Poutre 8 5,02 25,3 1016,048
Hourdi 1 121,4 0,2 24,28
Entretoises 4 6,3 0,4 1,05 63 1103,33 m² 200,00 220665,60
Echafaudage 1 forfait 60000,00 60000,00
Acier HA 500 1 40097,01 Kg 15,00 601455,08
3.5 Divers
chape d'étanchéité mince 1 51 10 510 510,00 m² 200,00 102000,00
joints de chaussée 2 10 20 20,00 ml 8000,00 160000,00
appareils d'appuis 16 dm3 1000,00 51000,00
corniche préfabriquée 2 51 102 102,00 ml 500,00 51000,00
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] AVANT METRE-ESTIMATION

trottoir plein 2 51 0,3 0,25 7,65 7,65 m3 650,00 4972,00


Glissières de sécurités 4 100 400 400,00 ml 500,00 200000,00
Contre corniche 2 51 102 102,00 ml 70,00 7140,00
Bordure de trottoir T2 2 51 102 102,00 ml 60,00 6120,00
Garde corps métallique 1 51 51 51,00 ml 1400,00 71400,00
perré maçonné 2 60 120 120,00 m² 400,00 48000,00
Total 7 904 464,46

DESIGNATION montant ( Dhs)

Installations 300 000,00

Ouvrage d'art 2 871 546,38

travaux routiers 4 732 918,08

Projet (TTC) 7 904 464,46


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Conclusion

CONCLUSION

En guise de conclusion, il ne nous reste qu’à signaler qu’une étude


rigoureusement élaborée cernant la problématique compliquée du
dimensionnement d’un ouvrage d’art est le seul moyen d’assurer la fiabilité
de l’ouvrage. Néanmoins, un tel projet ne peut réussir sans une étude
détaillée prenant en compte les contraintes d’exécutions. C’est dire aussi que
ce succès est tributaire de la coordination entre l’ingénieur étude et
l’ingénieur exécution, qui doit se faire valoir tout au long des phases
d’exécution, dans un souci de prompte réaction face aux maints problèmes
pouvant entraver le projet.

Celui-ci est dès maintenant sur la bonne voie, si les ingrédients


susmentionnés sont pris en considération. Le principale ressort du
mécanisme structurant la conduite d’un projet de ce type est, comme on
pourrait le deviner, tributaire de la capacité de l’ingénieur « Infrastructures
de transport » à travailler en collaboration étroite avec ses coopérateurs.

Travail de Fin d’Etude 2008 EHTP 156 OCP


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Liste des tableaux

Liste des Tableaux


Tableau N° Page
Tableau 2.1 : Valeurs des coefficients KA et KB selon la classe et le nombre de voies 30
Tableau 2.2 : Devis estimatifs de la 1ère variante 37
Tableau 2.3 : Devis estimatifs de la 2ème variante 37
Tableau 3.1 : Caractéristiques géométriques des poutres 39
Tableau 3.2 : La charge des superstructures 40
Tableau 3.3 : Valeurs de a1 42
Tableau 3.4 : Valeurs de υo 43
Tableau 3.5 : Valeurs de bc 43
Tableau 3.6 : Valeurs de bt 43
Tableau 4.1: Calcul des moments d’inertie de torsion des éléments de la poutre 54
Tableau 4.2 : Valeurs de K0 et K1 pour θ = 0,676 56
Tableau 4.3 : Coefficients de Guyon-Massonnet pour (α = 0,186, θ = 0,676). 56
Tableau 4.4 : Valeurs de K pour les poutres intermédiaires 57
Tableau 4.5 : Valeurs de K pour les poutres de rive. 57
Tableau 4.6 : Valeurs de CRT pour le système A(l). 58
Tableau 4.7: Valeurs de CRT pour les trottoirs. 58
Tableau 4.8 : Valeurs de CRT pour le système Bc 58
Tableau 4.9 : Valeurs de CRT pour le système Bt. 59
Tableau 4.10 : Valeurs de CRT pour le système Br. 59
Tableau 4.11: Valeurs de CRT pour le système Mc120. 59
Tableau 4.12: Valeurs de CRT des superstructures. 59
Tableau 4.13 : Sollicitations dues au poids propre de la poutre. 62
Tableau 4.14 : Sollicitations dues au poids du hourdis. 62
Tableau 4.15: Sollicitations dues aux superstructures. 63
Tableau 4.16 : Sollicitations dues au système A(L). 65
Tableau 4.17 : Sollicitations dues à la charge Bc 66
Tableau 4.18: Sollicitations dues à la charge Bt. 68
Tableau 4.19 : Sollicitations dues à la charge Br 69
Tableau 4.20 : Sollicitations dues au système Mc120 71
Tableau 4.21 : Sollicitations dues à la charge du trottoir. 72
Tableau 4.22 : Combinaisons des charges des poutres principales 72
Tableau 4.23 : Dimensions de la section de calcul 74
Tableau 4.24 : Armatures longitudinales des poutres principales 74
Tableau 4.25 : Armatures transversales des poutres principales 75
Tableau 5.1 : Les différents moments du hourdis. 80
Tableau 5.2 : Les combinaisons des moments du hourdis 81
Tableau 5.3 : Calcul des armatures à l’E.L.U (hourdis entre poutres) 82
Tableau 5.4 : Calcul des armatures à l’E.L.S (hourdis entre poutres) 82
Tableau 5.5 : Disposition et armatures de flexion adoptées (hourdis entre poutres) 82
Tableau 5.6 : Calcul des contraintes dans le béton et celles des aciers 82
Tableau 5.7 : Sollicitations des charges permanentes ( dalle en encorbellement) 84
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Liste des tableaux

Tableau 5.8 : Sollicitations des charges locales sur trottoir (dalle en encorbellement) 85
Tableau 5.9 : Coefficients de majoration dynamique 86
Tableau 5.10 : Les moments de la charge de la roue 6t (dalle en encorbellement) 87
Tableau 5.11 : L’effort tranchant de la charge de la roue 6t (dalle en encorbellement) 88
Tableau 5.12 : Les moments transversaux sur la dalle en encorbellement 89
Tableau 5.13 : Les efforts tranchants sur la dalle en encorbellement 89
Tableau 5.14 : Calcul des armatures à l’ELU (calcul de l’encorbellement) 90
Tableau 5.15 : Calcul des armatures à l’ELS (calcul de l’encorbellement) 91
Tableau 5.16 : Disposition et armatures de flexion adoptées (calcul de l’encorbellement) 91
Tableau 5.17 : Calcul des armatures transversales (calcul de l’encorbellement) 91
Tableau 5.18 : Calcul des valeurs des coefficients µ1 et µ3. 93
Tableau 5.19 : Valeurs de µmoy pour les différents chargements. 93
Tableau 5.20 : Les moments transversaux dus aux différents chargements. 94
Tableau 5.21 : Les moments transversaux globaux. 94
Tableau 5.22 : Calcul de la contrainte d’adhérence à l’entraînement. 96
Tableau 5.23 : Ecartement des armatures. 96
Tableau 5.24 : Vérification au poinçonnement. 97
Tableau 6.1 : Sollicitations aux quelles les entretoises sont soumises. 105
Tableau 7.1 : Charges permanentes sur appuis. 114
Tableau 7.2 : Réactions d’appuis dues aux différentes charges 117
Tableau 7.3 : Réactions d’appuis sur les piles et les culées. 117
Tableau 7.4 : Rigidités des appuis. 119
Tableau 7.5 : Distribution des efforts de freinages. 120
Tableau 7.6 : Distribution des effets dus aux variations linéaires. 120
Tableau 7.7 : Vérification des appareils d’appui. 122
Tableau 8.1 : Charge permanente verticale (culée) 125
Tableau 8.2 : Charge permanente horizontale (culée) 125
Tableau 8. 3 : Surcharges routières (culée) 126
Tableau 8. 4 : Les différents cas de charges pour la culée 127
Tableau 8. 5 : Descente de charges pour la culée à l’ELU et l’ELS 128
Tableau 8. 6 : Sollicitations dans le chevêtre de la culée (flexion). 133
Tableau 8. 7 : Sollicitations dans le chevêtre de la culée (torsion). 133
Tableau 8. 8 : Combinaisons des charges à la base du fût. 134
Tableau 9.1 : Charges permanentes appliquées à la pile. 139
Tableau 9.2 : Différents cas de charges appliquées à la pile. 141
Tableau 9. 3 : Descente de charges sous la semelle de la pile. 142
Tableau 9. 4 : Sollicitations sans le chevêtre de la pile. 143
Tableau 9.5 : Combinaisons des charges à la base du fût de la pile. 144
Tableau 10.1 : les accélérations nominales dues aux tirs de mines 153
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Liste des figures

Liste des figures


Figures N° Page
Figure 1.1 : Plan de situation au 1/100 000 5
Figure 1.2 : Illustration du manque de visibilité, sens vers Khouribga 6
Figure 1.3 : Illustration du manque de visibilité, sens vers Fkih ben Saleh 7
Figure 1.4 : Illustration des deux virages, sens vers Khouribga 8
Figure 1.5 : Conception plane sur le logiciel Piste. 9
Figure 1.6 : Conception longitudinale sur le logiciel Piste. 10
Figure 1.7 : Projection de l’ouvrage sur le terrain actuel, sens vers Khouribga 11
Figure 1.8 : Croquis de la variante 1 14
Figure 1.9 : Croquis de la variante 2 15
Figure 1.10 : Croquis de la variante 3 15
Figure 2.1 : profil de la plate forme du pont 17
Figure 2.2 : variation de l’épaisseur de l’âme de la variante 1 18
Figure 2.3 : Coupe transversale du pont 19
Figure 2.4 : Profil du chevêtre sur pile 21
Figure 2.5 : Profil de la pile 22
Figure 2.6 : Profil du chevêtre et le mur garde grève 27
Figure 2.7 : Profil de la dalle de transition 27
Figure 2.8 : Profil de la semelle sous culée 31
Figure 2.9 : variation de l’épaisseur de l’âme de la variante 2 33
Figure 2.10 : Profil de la culée de la variante 2 34
Figure 3.1 : Largeur roulable, largeur chargeable 42
Figure 3.2 : Répartition de charge système bc 44
Figure 3.3 : Répartition de charge système bt 45
Figure 3.4 : Système Br 46
Figure 3.5 : Répartition de charge système Mc120 46
Figure 4.1: Charge sinusoïdale sur le tablier 49
Figure 4.2: Modèle du tablier d’après Guyon-Massonnet. 50
Figure 4.3: Découpage de la poutre en différentes sections 52
Figure 4.4 : Illustration des différentes zones de la poutre 54
Figure 4.5 : Ligne d’influence de K pour la poutre intermédiaire 57
Figure 4.6 : Ligne d’influence de K pour la poutre de rive 57
Figure 4.7 : Lignes d’influences des moments fléchissant et des efforts tranchants pour une poutre
sur appui simple. 60
Figure 4.8: Diagramme du moment fléchissant sous l’effet du poids propre de la poutre 61
Figure 4.9 : Diagramme des efforts tranchants sous l’effet de la charge permanente. 62
Figure 4.10 : Diagramme des moments fléchissants sous l’effet du système A(l) 64
Figure 4.11 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de la charge A(l) 64
Figure 4.12 : Détermination des moments fléchissant sous l’effet de la charge Bc (deux files) 65
Figure 4.13 :Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Bc 66
Figure 4.14 : Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Bt (deux Tandems) 67
Figure 4.15 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Bt 67
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Liste des figures

Figure 4.16 :Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Br (1 roue) 68
Figure 4.17 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Br 69
Figure 4.18: Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Mc120 70
Figure 4.19 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de Mc120 70
Figure 4.20: Effort tranchant dans la section x sous l’effet de la charge Tr 71
Figure 4.21 : Modélisation de la section en T pour le ferraillage de la poutre 73
Figure 5.1 : Caractéristiques du hourdis entre poutres 78
Figure 5.2 : Moment fléchissant dans une dalle appuyée sur ses quatre côtés 79
Figure 5.3 : Moments de continuité 80
Figure 5.4 : Dalle en encorbellement 83
Figure 5.5 : Moments fléchissants dans la dalle en encorbellement 86
Figure 5.6: Effet des surcharges de trottoir 87
Figure 5.7: Illustration de l’impact transversal de la charge 88
Figure 6.1 : Illustration des dimensions intervenant dans le calcul des entretoises. 99
Figure 6.2 : Schéma de calcul des sollicitations dues au poids propre de l’entretoise 100
Figure 6.3 : Illustration de la zone de l’hourdis et des superstructures supportée par l’entretoise. 100
Figure 6.4 : Schéma de calcul des sollicitations dans la zone P1. 101
Figure 6.5 : Schéma de calcul des sollicitations dans la zone P2. 101
Figure 6.6-a : La disposition la plus défavorable du système Bc 102
Figure 6.6-b : L’impact du système Bc 102
Figure 6.7 : La disposition la plus défavorable pour le système Bt –Impact du système. 103
Figure 6.8 : La disposition la plus défavorable de la surcharge Mc120 –Impact du système 104
Figure 6.9 : Emplacement des vérins 106
Figure 6.10 : Schéma de calcul des sollicitations dans les entretoises lors du vérinage du tablier 106
Figure 6.11 : diagrammes du moment fléchissant et de l’effort tranchant. 107
Figure 6.12 : Les caractéristiques de la section de calcul des entretoises 108
Figure 7.1 : Températures mensuelles de la région de Khouribga 111
Figure 7.2 : Réaction d’appuis pour une seule travée chargée A(l). 114
Figure 7.3 : Réaction d’appuis pour deux travées chargées A(l). 115
Figure 7.4 : Réaction d’appuis pour une travée chargée Bc. 115
Figure 7.5 : Réaction d’appuis pour deux travées chargées Bc. 115
Figure 7.6 : Réaction d’appuis pour une seule travée chargée Mc120. 116
Figure 7.7 : Réaction d’appuis pour deux travées chargées Mc120. 116
Figure 7.8 : Distorsion de l’appareil d’appui. 118
Figure 7.9: Contrainte conventionnelle de calcul (appareils d’appui) 120
Figure 8.1 : les caractéristiques géométriques des culées. 124
Figure 9.1 : les caractéristiques géométriques de la pile. 138
Figure 9.2 : Schéma de calcul des sollicitations dans le chevêtre de la pile. 143
Figure 10.1 : Carte des accélérations nominales maximales au Maroc 151
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Liste des Tableaux

Liste des Symboles

D : le diamètre du pile.
hp : hauteurde la poutre.
L, lc : portée de la poutre.
ba : Epaisseur de l'âme des poutres.
c : Espacement des poutres.
he : La hauteur des entretoises
E (m): épaisseur des fûts.
hg : hauteur du mur garde-grève
e : épaisseur du mur.
Ls : longueur de la semelle.
hs : hauteur de la semelle.
LR : La largeur roulable.
Lch : La largeur chargeable.
Nv : Le nombre de voies.
V : La largeur d’une voie .
δ : Les coefficients de majoration dynamiques.
b : demi largeur du pont.
E : module de Young.
G : module de torsion.
IP : moment d’inertie de flexion des poutres.
KP : moment d’inertie de torsion des poutres.
IE : moment d’inertie de flexion des entretoises.
KE: moment d’inertie de torsion des entretoises.
ρP : La rigidité de flexion des poutres.
ρE : Les rigidités de flexion des entretoises.
γP : La rigidité de torsion des poutres.
γE : La rigidité de torsion des entretoises.
α : Le paramètre de torsion.
θ : Le paramètre d’entretoisement.
CRT (K): Le Coefficient de Répartition Transversale
YG : position du centre de gravité de la poutre.
I/G : moment d’inertie par rapport à l’axe principale d’inertie.
Rt : Le moment d’inertie de torsion de la poutre.
M(x) : moment fléchissant
T(x) : effort tranchant.
q : charge répartie .
Φ : diamètre des aciers.
τu : contrainte ultime.
δt : espacement adopté
At(cm²) : Section d’aciers..
σb : Contraintes admissibles en service du béton.
σs : Contraintes admissibles en service de l’acier
ed : l’épaisseur de la dalle coulée en place.
ech : l’épaisseur maximale de la chaussée.
le : la distance entre axe des poutres.
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Liste des Tableaux

h1 : l’épaisseur du gousset à sa naissance .


ea : l’épaisseur de l’âme de poutre en section courante .
a : la portée du hourdis entre poutres.
M0 : Le moment isostatique maximal.
Mt : Le moment transversal .
Mc :Le moment de continuité .
Me : moment d’encastrement.
Mu : moment à l’ELU.
Ms : moment à l’ELS.
Z : bras de levier.
Lrive : la distance entre les poutres de rive.
fc28 : Résistance caractéristique du béton.
fe : Limite élastique des aciers.
c : Enrobage minimal des aciers.
d : la hauteur utile de la section.
Vu : l’effort tranchant à l’état limite ultime.
R : réaction d’appuis.
αg : Rotation d’appui sous le poids propre.
αq : Rotation d’appui sous les surcharges.
g : le poids propre
Ev : le module différé de déformation du béton.
Ev : le module différé de déformation.
I : le moment d’inertie de la poutre.
α : Rotation totale.
∆α : déplacement dues à la rotation
∆r : Déplacement dû au retrait :
∆t : Déplacement dû à la variation de température :
a,b : dimensions en plan des appareils d’appuis.
τH : contrainte de cisaillement due à un effort horizontal.
G :module d’élasticité transversal pour les appareils d’appuis.(G= 0,8 MPa )
T : Hauteur nette d’élastomère.
ts=3mm épaisseur des frettes.
k : La rigidité d’un appui.
u : déplacement d’appui.
τN : la contrainte de cisaillement due à l’effort normal.
σm : est la contrainte moyenne de compression,
τH : la contrainte conventionnelle de calcul.
τα : la contrainte de cisaillement due à la rotation.
ex, ey : excentricité des charges.
N : effort normal.
Hx, Hy : effort horizontaux.
Mv : le moment stabilisant dû aux charges verticales.
Mh : le moment renversant dû aux charges horizontales.
V : la résultante des efforts verticaux.
H : la résultante des efforts horizontaux.
δ : l’angle de frottement sol/béton.
q’ref : Contrainte de référence sous la semelle.
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Liste des Tableaux

aN : accélération nominale du site.


γ : Masse volumique des terres.
Ka : coefficient de poussée statique des terres.
Kad: Coefficient de poussée dynamique des terres.
ϕ: Angle de frottement interne des terres.
λ : angle d’inclinaison de l’écran par rapport à la verticale.
β : Angle d’inclinaison du talus.
δ : angle de frottement sol-écran.
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Bibliographie

BIBLIO
BIBLIOGRAPHIE
IOGRAPHIE

Données naturelle et fonctionnelle du site.


Rapport géotechnique – LPEE.
Ensemble des polycopiés sur les ouvrages d’art par Mobaraa et Boucetta
(DRCR)
Ensemble des polycopiés sur les ouvrages d’art par Mongi Ben Ouézdou –
ENIT-1998.
Projet et construction des ponts « Généralités, Fondations, Appuis, Ouvrages
courants » par J.A. Calgaro et M.Virlogeux.
Conception des ponts par A.Bernard-Gely et J.A.Calgaro.
Cours de béton armé par Guissi (EHTP)
Cours de Mr J. Ben Bouziane, Ing, M.Sc. A., Ph.D.
Dossier PILOTE DRCR PA 78.
PP 73 du SETRA.
Fascicule 61 titre II, relatifs aux surcharges routières.
Calcul des hourdis de ponts – Bulletin technique n°4 – 1974.
Appareils d’appui en élastomère fretté – Bulletin technique n°4 – 1974.
Anciens Rapports de TFE.
Dispositions constructives parasismique des ponts (division ouvrages d’art-
DRCR)
Les ouvrages d’art et le risque sismique (Mme Boucetta) .
AFPS92 pour la protection parasismique des ponts.
Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages de génie civil
(Fascicule n°62).
Projet de recommandation relatif aux seuils-limites de vibrations dues aux tirs
de mines (Le Groupe Français d’Energie Explosive)

La plupart de ces documents sont disponibles en format numérique, en cas de besoin contacter :
rizki.abdo@gmail.com ou maghraouianass@gmail.com
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Annexe

1. Armatures longitudinales des entretoises:

Mu MbT MbT> Mu, donc section rectangulaire


Partie de l'entretoise
(MN.m) (MN.m) µ α Z A (cm²)
En service 0,2036 3,4 0,012 0,016 1,19 3,93
De rive
Vérinage 0,3608 3,4 0,022 0,028 1,19 6,99
En service 0,2036 3,4 0,012 0,016 1,19 3,93
Intermédiaire
Vérinage 0,1455 3,4 0,009 0,011 1,19 2,88
Tableau 6.1: Calcul des armatures longitudinales des entretoises à l’E.L.U

Ms MT MT> Ms, d’où section rectangulaire


Partie de l'entretoise
(MN.m) (MN.m) µ1 ρ1 A (cm²)
En service 0,1526 0,359 0,000377 0,040 5,20
De rive
Vérinage 0,2673 0,359 0,000690 0,073 9,49
En service 0,1526 0,359 0,000377 0,040 5,20
Intermédiaire
Vérinage 0,1078 0,359 0,000276 0,029 3,77
Tableau 6.2 : Calcul des armatures longitudinales des entretoises à l’E.L.S

2. Calcul des contraintes de cisaillement :

Partie de l'entretoise Effort tranchant T (MN) Epaisseur b0 Contrainte τu


En service 0,2858 0,4 0,60
De rive
Vérinage 0,6942 0,4 1,45
En service 0,2858 0,4 0,60
Intermédiaire
Vérinage 0,5943 0,4 1,24
Tableau 6. 3: Calcul des Contraintes de cisaillement (Etude des entretoises)

Effort
Espacement Section At/(b0×δt)
Partie de l'entretoise tranchant T
δt At(cm²) (cm²/m²)
(MN)
En service 0,2858 0,2 1,08 13,50
De rive
Vérinage 0,6942 0,2 3,25 40,67
En service 0,2858 0,2 1,08 13,50
Intermédiaire
Vérinage 0,5943 0,2 2,40 30,04

Tableau 6.4 : Calcul des armatures de cisaillement dans les entretoises.


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Annexes

1. Les joints de chaussée :

Les joints de chaussée assurent, tout en permettant la libre dilatation du tablier, le confort
et la sécurité de l’usager et ce en maintenant la continuité de roulement. Un joint de chaussée
doit être étanche, silencieux et d’un entretien limité.

Il existe plusieurs types de joints selon leurs formes, ouverture et matériaux de


composition, on trouve :
Les joints souples : ils consistent en un système flexible de liaison métalo-
élastomère, ils sont d’une souplesse qui permet même l’absorption des mouvements
verticaux.
Les joints à peigne en porte à faux : ils sont constitués des couples d’éléments
indépendants à dents moulés en alliage d’aluminium fixés à la structure par des vis à serrage.
Les joints à lèvres : ils sont composés de deux profils d’about en acier avec
dispositifs d’ancrage et un élément élastomère amovible étanche à l’eau, ils permettent des
mouvements de l’ordre de 100mm à 200mm.
Les joints non apparents sous revêtement : ce sont des joints complètement
revêtus sous la couche de roulement

Pour la pose des joints de chaussée il faut :

Ménager des réservations aux extrémités des hourdis et des murs garde grève.
Le revêtement est mise en œuvre sans interruption au niveau des joints.
Le joint est mise en place et réglé par rapport au niveau du revêtement.

Le choix du type de joint dépend de plusieurs facteurs, principalement le souffle du


joint, qui représente l’espacement maximal. Le calcul du souffle consiste à combiner les
déplacements sous charge de service, le résultat est comme suit :

Température : ∆t = 8.85mm

Retrait : ∆r = 10.11 mm

Fluage : ∆f = 7.58 mm

Freinage : ∆fr = 27.7 mm

Souffle de service : ∆ = │U-│+│U+│

Avec

│ U-│=∆r + ∆f + max (∆t ; 0.6 x ∆t + 1.2 x ∆fr)


[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Annexes

│U+│= max (∆t ; 0.6 x ∆t + 1.2 x ∆fr)


Nous trouvons alors :
∆ = 94.79 mm.

Nous adoptons comme joints de chaussée, des joints à lèvres.

2. Le garde corps :
Les gardes corps sont généralement destinés à la sécurité des piétons et exceptionnellement à
celle des véhicules légers dans les conditions de circulation favorable. Nous prenons des
gardes corps en acier avec des vides 60 cm. La main courante doit résister à une charge
verticale de 1000N/m et une charge horizontale de 500 x (1+b) avec b la largeur du trottoir,
soit une charge de 1000N.

1m 0.60 m

3. Evacuation des eaux :


Pour assurer la durabilité des matériaux de la chaussée et de la structure du pont et pour la
sécurité des usagers, il est nécessaire d’évacuer les ruissellements et souillures.
Pour le cas de notre ouvrage, les eaux sont recueillies dans les deux côtés à l’aide des pentes
transversales de la chaussée, après les avoir récupérées au niveau des files d’eau prévus aux bords des
trottoirs, elles sont conduites vers des gargouilles débouchant à l’air libre.
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] Annexes
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART
’ART SUR LA R.N 11] Lignes d’influences

Ligne d'influence de K pour la poutre intermédiaire


K (e)
5,000
Mc 120 ( 1 char)
4,500
Br ( 1 roue)
4,000
Bt ( 2 tendems)
3,500
Bc (2 files)
3,000
2,500
Al (2 voies chargées)
2,000
2 trottoirs char
1,500
1,511 1,421
1,000 1,328
1,195
1,006 0,946
0,500
0,663
0,000 0,340
0,037
-5 -3,75
3,75 -2,5 -1,25 0 1,25 2,5 3,75 5
L'excentricité (e)

Ligne d'influence de K pour la poutre de rive


K (e)
7,00
Mc 120 ( 1 char)

6,00 Br ( 1 roue)

Bt ( 2 tendems)
5,00
Bc (2 files)
4,00 Al (2 voies chargées)

1 trottoir char
3,00
3,1183
2,00 2,5189
1,8325
1,00 1,1952
0,6958
0,00 0,3402
0,0953
-0,2341 -0,0830
0,0830
-5 -3,75
3,75 -2,5 -1,25 0 1,25 2,5 3,75 5
-1,00

L'excentricité ( e )
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART
’ART SUR LA R.N 11] Catalogue

WABCO 170 C

Prix et date d’acquisition ……………………………………………………… 3.083.000DH /80


Moteur diesel installé (16 cylindres – 4 temps) CUMMINS…………………..
………………….. KTA 3067-C
Puissance du moteur au volant ………………………………………………... 1600 CV
Régime du moteur au couple maxi (1600 CV )………………………………..
)……………………………….. 2100 tr/mn
Couple maxi du moteur à 1500 tr/min ………………………………………... 5966 mN
Système électrique ……………………………………………………………. 24 V
Type de transmission …………………………………………………………. Electrique
Puissance des moteurs élect. Entrainant les roues motrices ………………….. (GE77-2500tr/mn)
Capacité et poids de la benne …………………………………………………. 69,6m-3-27,6
Charge utile du camion ……………………………………………………….. 154,4 t
Poids du camion a vide ……………………………………………………….. 98,4 t
Poids du camion en charge……………………………………………………..
…………………………………………………….. 252,8 t
Poids à l’essieu avant à vide …………………………………………………... 46 t
Poids à l’essieu avant en charge ………………………………………………. 84,3 t
Poids à l’essieu arrière à vide ……………………………………………........ 52,2 t
Poids à l’essieu arrière en charge ……………………………………………... 168,5 t
Longueur du camion hors tout ………………………………………………... 12 m
Largeur du camion hors tout…………………………………………………...
…………………………………………………... 7m
Hauteur du camion hors tout (benne non levée) ……………………………… 6,10 m
Hauteur du camion hors tout (benne levée au maxi) …………………………. 11,48 m
Angle de déversement ………………………………………………………… 45°
Vitesse de déplacement maxi en marche avant………………………………...
avant………………………………... 48 Km/h
Vitesse de déplacement maxi en marche arrière ……………………………… 48 Km/h
Pneumatique roues avant-arrière
arrière E4 TUBELESS …………………………….. 36. 00 x 51-58 PR
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] AVANT METRE-ESTIMATION

1ère variante
Dimensions Prix Prix total
Désignation Nombre Quantité Total Unité
Longueur Largeur Hauteur unitaire
3
déblai m
Piste 1 155 10 1550
1550 55 85250
3
terrassement m
Pile 1 10 2 2,5 50
50 70 3500
3
Béton de propreté m
Culées 2 9,7 1,7 0,1 3,298
Pile 1 9,7 2,95 0,1 2,8615
6,1595 650 4003,675
3
Béton B25 m
Culées C1,C2
Semelle 2 8,55 5,985 29,07
Chevêtres 2 10 1,4 1 28
Mur garde grève 2 10 0,3 1,16 20
Mur en retour 4 1,0305 4,122
fûts 8 2,0096 4,7 75,56096
Dalle de transition 2 9,6 3 0,3 19,2

Pile
Semelles 1 15,675 5,985 21,66
Chevêtre 1 10 1,7 0,9 15,3
fûts 4 2,0096 9,3 74,75712
Tablier
Dalle de compression 1 50,7 10 0,2 101,4
Entretoises 4 6,3 0,4 1,05 10,584
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] AVANT METRE-ESTIMATION

Poutres 8 5,06 14,042 5,4553 196,4545


596,10858 1500 894162,87
Coffrage m²
Poutre 8 5,02 25,3 1016,048
Hourdi 1 121,4 0,2 24,28

Culées
Semelle 2 5,6 9,5 106,4
Chevêtres 2 36,8 73,6
Mur garde grève 2 36,874 73,748
Mur en retour 4 4,98 19,92
Dalle de transition 2 3,78 7,56
Fûts 8 12,56 100,48

Pile
Chevêtre 1 38,06 38,06
Semelles 1 5,6 9,5 53,2
Fûts 4 22,8592 91,4368
1513,296 160 242127,36
3
Protection par enrochement m
Culées 2 60 120
120 400 48000
Acier passif Kg
tablier,
fûts,chevêtre,semelles 1 74358,2554 74358,2554
Mur en retour 1 412,2 412,2
Mur garde grève 1 1600 1600
76370,4554 15 1145556,831
Coût globale 2 422 600,74
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] AVANT METRE-ESTIMATION

2ème variante
Dimensions Prix total
Désignation Nombre Quantité Total Unité Prix unitaire
Longueur Largeur Hauteur
3
déblai m
piste 1 210 10 2100
2100 55 115500
3
terrassement m
culées 2 11 7 12,5 1925
1925 70 134750
3
Béton de propreté m
Culées 2 10,6 6,8 0,1 14,416
14,416 650 9370,4
3
Béton B25 m
Culées
Semelle 2 10,4 6,6 1,3 178,464
Chevêtres 2 10 1,4 1 28
Mur garde grève 2 10 0,3 2,29 13,74
Mur en retour 4 37,03 0,45 66,654
Mur de front 2 10 1 10 200
Muret-cache 4 2,574 0,25 2,574
Dalle de transition 2 9,1 6 0,3 32,76

Tablier
Dalle de compression 1 31 10 0,2 62
Entretoises 2 6,3 0,4 1,55 7,812
[ETUDE D’UN OUVRAGE D’ART SUR LA R.N 11] AVANT METRE-ESTIMATION

Poutres 4 2 5,55 11,140625 74,7625


666,7665 1500 1000149,75
Coffrage m²
Poutres 4 6,02 31 746,48
Hourdi 1 121,4 0,2 24,28

Culées
Semelle 2 44,2 88,4
Chevêtres 2 36,8 73,6
Mur garde grève 2 47,174 94,348
Mur en retour 4 78,74 314,96
Dalle de transition 2 9,06 18,12
Muret -cache 4 3,074 12,296
Mur de front 2 224 448
1372,484 160 219597,44
3
Protection par enrochement m
Culées 2 80 160
160 400 64000
Acier passif Kg
tablier,
fûts,chevêtre,semelles 1 75893,805 75893,805
Mur en retour 1 6665,4 6665,4
Mur garde grève 1 1305,12 1305,12
83864,325 15 1257964,875
Coût globale 2 801 332,47