Vous êtes sur la page 1sur 2

Introduction : le monde d’après : Post-Westphalien post démocratique

Un nouveau Moyen-Age ?

- Carl Schmitt déclin de l’état


- Recul de l’imperium
- Apparition d’autres acteurs compétitifs
- Reconfiguration post GF : insurrections jumelles 8
- Emergences de territoires plus controlés par la puissance publique : terrain pour le
gangstérisme etc
- Entrepreneurs mondialisés, passage des insurgés révolutionnaires idéologisés au concept de
prédateur
- Elites barbares
- Hybridité comme cadre d’analyse des mutations résultantes de la mondialisation etc
- Tous les domaines sont touchés : éco, fi, état, citoyenneté

Chaos sur la terre chaos dans les esprits

- Nouveau Nomos
- Ordre international peine à émerger : chaos
- Chaos affecte : les territoires, les populations, les univers spirituel et intellectuel
- Distinctions de plus en plus délicates : guerre et paix, public et privé, police et armée,
terrorisme et gangstérisme, légal et illégal, légitime et illégitime etc…
- Difficultés de définition du terrorisme : terrorisme et crime organisé, acteurs politiques et
délinquants de droit commun se retrouvent dans une dynamique symbiotique : le même
terrain de jeu, scène de violence et prédation
- Bref on entre dans l’ère de l’hybridation et du mélange des genres

PREMIERE PARTIE : DE LA GUERRE FROIDE AU CHAOS : MORT DU PARTISAN, EMERGENCE DE


L’HYBRIDE

- Violences criminelles et politiques s’inscrivent dans un contexte stratégique


- Mais transformation : violence mute
- Il faut se départir de la persistance rétinienne qui fait que l’on observe un objet en mutation
avec des référentiels déjà dépassés
- Changement de paradigme actuellement : fin du XX

Chapitre 1 : le partisan est l’irrégulier de la GF


Partisan vs bandit : des catégories étanches

- Partisan : combattant irrégulier flexible mobile et rapide


- N’est pas inclus ni ne respecte le droit des conflits armés militaires
- Logique binaire et engagement politique fort
- Proche de son terrain, attaché à sa cause
- Pas d’idéologie forte à l’inverse du révolutionnaire, ni d’ennemi absolu
- Avant la fin de la GF : des terrains étanches et des logiques différentes venaient tracer une
distinction nette entre le bandit et le partisan
- Le crime organisé : recherche de profit lorsque le terrorisme sert de moyen à une cause
politique définie
- Bruce Hoffman : le terroriste est fondamentalement altruiste il croit qu’il sert une bonne
cause…
- Cette poursuite d’objectifs radicalement différents a pour conséquence l’usage de moyens
différenciés et non neutres : la violence criminelle n’a pas pour objectif de s’exposer pour ce
qu’elle est  crainte de répression de l’appareil étatique, elle est ciblée : de la vendetta à
l’élimination de potentiels concurrents, la violence sert un objectif propre à l’organisation
criminelle
- A l’inverse, le terrorisme doit être vu : c’est un mode de communication
- Enfin, soulignons que si le terroriste veut changer la face du monde, qu’il adopte une posture
révolutionnaire dont l’objectif est d’assoir une idéologie nouvelle, le crime organisé n’a pas
cet objectif, a contrario l’inertie apparait être un allié important à l’instar du maintien de
l’ordre social etc … rappelons que le but principal est le profit

DEJA , DES CRAQUEMENTS SOUS LA GLACE :

Le crime organisé, du politique qui s’ignore

- Organisations criminelles possèdent de facto un capital politique


- L’institutionnalisation du crime et son enracinement produisent des changements structurels
importants sur le plan politique : choix des élus, scrutins etc
- Exemple : les mafieux de la Cosa Nostra  l’argent, le profit est central ; mais l’accumulation
de capitaux symboliques d’un uomo d’onore dépasse l’aspect pécuniaire simple
- Criminalité : devient un vecteur de gouvernementabilité (Foucault) dans le sens ou elle
génère de l’ordre
- Ces organisations combinent soft et hard power
- Donald Cressey : business pratices, government practices et illicit illegal government

Crime organisé et terrorisme : ambivalences et ambiguïtés