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I- APPROCHE PRESENTATIVE DU CONTE AFRICAIN

Le conte africain se trouve présenté du point de vue formel et subjectivement du point


de vue de la résonnance diégétique. On comprend que c’est dans cette évidence esthétique que
l’on puisse appréhender la quintessence modale du conte dans sa pratique. Dès lors comment
se présente le conte africain?

1- Le conte africain par voie orale

La question de savoir comment le conte se présente revient à réfléchir sur deux unités
de sens. Ici il s’agira de se prononcer sur le mode par lequel le conte est proposé par la tenante
discursive d’un tiers conteur. En effet il faut comprendre par la que le conte africain se tient
par voie orale c’est-à-dire le fait qu’un conteur dise un conte sous une préférence triptyque de
trois instances : un auditoire ; un moment (temps) et un espace.

1-1- La présence d’une assistance ou un auditoire

Dans sa pratique orale, le conte africain a besoin d’un public disposé à écouter le
conteur professionnel ou amateur - de nature âgé en général – pour que soit conter l’histoire.
Il ne s’agit pas de posséder un ou plusieurs contes pour les réciter a sa propre personne, mais
il s’agit bien évidemment d’en posséder pour les livrer à une assemblée afin que soit entretenu
le rapport conteur-conteur qu’exige le conte dans da voie orale. C’est ainsi qu’il est habituel
de constater un cercle humain formé autour du conteur. Dès lors il ne se pratique pas
n’importe où.

1-2- L’exigence d’un espace

Dans la civilisation mandingue par exemple, on peut distinguer trois grands types
d’espaces où se produit le conte : un espace privé, un espace public et un espace contingent,
c’est-à-dire un espace qui définit un type d’activité particulier exercé en un lieu auquel ce
genre oral se trouve intrinsèquement lié.

L’espace privé
Il sera défini comme celui de la « cour familiale » lù, c’est-à-dire l’espace ménagé
entre quelques maisons d’habitation qui abritent une famille étendue dont le noyau est un
foyer avec un chef de famille. A la cour peut aussi bien se substituer la pièce d’une maison
qui la borde si l’auditoire est restreint. C’est sur ce même espace privé que pourra être
proposé le conte.

L’espace public

« Pour un certain nombre de manifestations culturelles, dont les performances de


plusieurs genres de littérature orale, est prévu au Manding un espace cérémoniel à caractère
public, appelé fɛ̀rɛ qui peut exister aussi bien à l’échelle du quartier que de l’ensemble de
l’agglomération si elle est de faible importance » Jean DERIVE. C’est ainsi que un espace
commun peut être un endroit de choix pour la pratique du conte.

Ces différents éléments contextuels font bien apparaître qu’au Manding, le conte oral
est bien contrôlé dans l’espace et que n’importe lequel ne peut pas se dire n’importe où. Outre
la spécification du lieu de production, le critère temporel intervient également.

1-3- L’exigence d’un temps

L’approche du temps dans le cadre des alentours du conte africain qui est mis en
exergue nous amène à comprendre le moment adéquat pendant lequel le conte africain est
exposé. Le conte ne se dit pas à n’importe quel moment. Et cela pour des raisons
traditionnelles – il est souvent dit que quand on conte la journée, les génies ne sont pas
contents en général - Dès lors il faut comprendre que le conte africain ne se dit que la nuit en
Afrique.

Eu égard des notions susmentionnées, il est affirmable que les jalons de conditions
appropriées pour aborder les conte africain dans sa pratique orale auraient été posés. Des
maintenant qu’en est-il du conte par voie écrite ?

2- Le conte par voie écrite

Le conte africain par écrit présente des différences selon tout ce que l’on a développé
comme apprêts ou condition de contage. Il ne sera plus question d’étaler une redite par voie
du contraire, c’est-à-dire par voie de négation « n’est pas…» ; « ne fait pas… ». A cet effet, il
faut simplement reconnaitre que par le canal écrit du conte africain, les questions
d’environnement du point de vue conditionnel. Alors pour écrire un conte, les volets
auditoire, espace, temps qui conditionne la particularité identitaire du conte oral. Il est donc la
transcription par écrit du conte oral sans que la teneur trilogique ne soit de mise. Désormais le
rapport conteur-contaire se fera manière de manière indirecte.

Quant au conte africain par écrit, l’exigence ne peut que tenir sa résonnance dans
l’aptitude scripturaire du celui qui voudrait écrire son conte. C’est-à-dire qu’il faudra se
munir de capacité à pouvoir écrire le conte désiré.

Cette présentation loin d’être du verbiage nous prépare à la connaissance du conte


africain dont la forme oral n’aurait pu être évoquée partiellement. Et dès lors que le contexte
de présentation fut fait, il sera question de se prononcer sur la valeur du conte africain, c’est-
à-dire que nous allons montrer les fonctions du conte africain.

II- LA DOUBLE FONCTION DU CONTE