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Savoirs Technologiques Associés

SOMMAIRE
GENERAL

GENERALITES, ESSAIS GENERAUX :... Pages 2 à 24

Laboratoire LES GRANULATS :…………………..…… Pages 25 à 46

LES CIMENTS :………………….….……... Pages 47 à 54


GENIE
LES BETONS :…………………..………… Pages 55 à 90

LES ACIERS :…………………..………….. Pages


CIVIL
LES SOLS :…………………………..…….. Pages 95 à 130

PROGRAMME ET REGLEMENT
D'EXAMEN ( EPREUVE A5 ) :……..…….. Pages I à IV

Fascicule de cours réalisé par Alain BRETTE

pour les classes de Techniciens Supérieurs


TRAVAUX PUBLICS

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Lycée Pierre Caraminot 19300 EGLETONS B.T.S. TRAVAUX PUBLICS
Savoirs Technologiques Associés

PARTIE
GENERALITES
01
ESSAIS GENERAUX

SOMMAIRE

LABORATOIRE GENIE CIVIL :………….. Page 3

Laboratoire
PRELEVEMENT D'ECHANTILLONS :….. Page 7

GENIE TENEUR EN EAU :………………………… Page 11

MASSES VOLUMIQUES :…………….….. Page 13

CIVIL
FOISONNEMENT DU SABLE :………….. Page 19

COMPOSITION GRANULAIRE :……………….... Page 21

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LABORATOIRE GENIE CIVIL

1. GENERALITES

Le laboratoire génie civil est le lieu ou l'on expérimente:


 les granulats
 les sols
 les bétons
 etc.
Il s'agit de vérifier la crédibilité des matériaux utilisés en génie civil au moyen d'essais
précis et normalisés.
L'importance du laboratoire conditionne les essais qui peuvent être réalisés.
Dans le cadre de l'enseignement en T.S. TRAVAUX PUBLICS, le référentiel prévoit un
certain nombre de manipulations à décrire ou à réaliser. On se limitera donc, compte tenu
des temps alloués pour cet enseignement, aux connaissances demandées.

2. LA NORMALISATION
" La norme est un instrument utilisé pour concevoir et conduire une stratégie de
développement et d'industrialisation de produits "

Elle permet aussi de réguler le marché.


Elle est le résultat d'une élaboration consensuelle et d'une réflexion approfondie d'experts.
Il existe plusieurs sortes de normes:
 les normes ISO élaborées par l'Organisation Internationale de Normalisation.
 les normes CEN élaborées par le Comité Européen de Normalisation.
 les normes NF élaborées par l'Association Française de Normalisation.

3. LES NORMES NF
Les normes NF sont classées par ordre alphanumérique suivant un indice de classement.
Exemple : P 18-598
Les normes utilisées pour le laboratoire ont un indice de classement de classe
A : Métallurgie
P : Bâtiment et génie civil
X : Normes fondamentales - Normes générales
Pour les sous-classes et les repères, il faut se reporter aux listes et cours.

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COMMENT IDENTIFIER UNE NORME
Un catalogue est édité chaque année par l'AFNOR ( Association Française de
NORmalisation ). Pour savoir si une norme est toujours valable, il suffit de vérifier dans ce
catalogue que l'indice et la date qu'elle porte correspondent exactement.

Titre
Selon le cas :
Indice
* norme française
alphanumérique et
homologuée ISSN 0335-3931
date de référence
* norme française *NF : norme
enregistrée normalisation P 18-598
française ( sauf
Octobre 1991 pour les normes
* extrait de norme française expérimentales et
fascicules de
documentation)
* fascicule de docu-
Granulats * Lettre majuscule :
mentation
indice de la classe
Equivalent de sable
* norme
* 2 groupes de
expérimentale E : Aggregates - Sand equivalent
D : Granulate - Sandggleichwert chiffres :
Traduction en Norme expérimentale publiée par l'afnor en octobre 1991
1er groupe : indice
anglais et en Les observations relatives à la présente norme expérimentale doivent être de la sous-classe
allemand du titre adressées à l'afnor avant le 31 octobbre 1993

de la norme Remplace la norme homologuée de même indice, de novembre 1979

correspondance A la date de publication de la présente norme, il n'existe pas de norme euro-


2ème groupe :
péenne ou internationale sur le sujet numéro d'ordre
Date de l'arrêté analyse Dans la série des normes P 18 ... qui concerne les granulats, la présente norme * Mois et année de
d'homologation définit une méthode d'évaluation de la propreté des fines d'un sable
publication
Date de mise en
application ou date descripteur Thésaurus International Technique : granulat, sable, propreté, fine.

de la décision
d'enregistrement

Les normes modifications D'ordre rédactionnel et de présentation


françaises sont Des normes ayant
éditées dans le le même indice
format 21 x 29,7. mais des dates de
corrections références
différentes sont
différentes
éditée et diffusée par l'association française de normalisation (afnor), tour europe cédex 7 92049 paris La dernière en date
la défense - tél.: (1) 42 91 55 55 est seule valable
organisme éditeur afnor 1991 À afnor 1991 1
er
tirage 91-10

Numéro et date du tirage


Des normes ayant le même indice, la même
date de référence, mais des numéros de
tirage différents ne peuvent présenter que
des différences de pure forme

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4. LES ESSAIS DE LABORATOIRE

Chaque manipulation fera l'objet:


 d'une description de situation: chantier à contrôler, lieu de prélèvement des
matériaux, etc.
 du choix et de la justification de l'essai ou des essais à effectuer.
 de la recherche de mesures, de quantités, de valeurs.
 de l'exploitation des résultats obtenus
 de l'argumentation

5. UNITES UTILISEES ET TABLES DE CONVERSION

Ce sont les unités légales du Système International, et leurs multiples légaux : déca, hecto,
kilo, Méga.
5.1. Unités fondamentales
LONGUEUR Le mètre m

MASSE Le kilogramme kg

TEMPS La seconde s

5.2. Unités dérivées


SURFACE Le mètre carré m2

VOLUME Le mètre cube m3

MASSE VOLUMIQUE Le kilogramme par mètre cube kg/m3

VITESSE, PERMEABILITE Le mètre par seconde m/s

DEBIT Le mètre cube par seconde m3/s

FORCE, POIDS Le newton N

POIDS VOLUMIQUE Le newton par mètre cube N/m3

PRESSION, CONTRAINTE Le pascal Pa 1 Pa = 1 N/m2

VISCOSITE Le pascal-seconde Pa * s

Dans la plupart des cas, on prend l'accélération de la pesanteur g = 10 m/s2, au lieu de


9,81 m/s2.

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5.3. Tableaux de conversion :
5.3.1. longueurs:

kilomètre (Km) mètre (m) millimètre micron (m)


(mm)
103 1 10-3 10-6
5.3.2. surfaces:

Km2 m2 cm2 mm2


106 1 10-4 10-6
5.3.3. volumes:

m3 dm3 litre ( l ) cm3 millilitre


(ml)
1 10-3 10-3 10-6 10-6
5.3.4. masses:

tonne ( t ) kilogramme gramme (g) milligramme


(kg) (mg)
103 1 10-3 10-6
5.3.5. contraintes:

mégapascal MN/m2 pascal (Pa) N / m2


(Mpa)
106 106 1 1
5.3.6. forces:

valeur de Kilogramme
 exprimée en Newton Décanewton Kilonewton force Tonne force

Newton 1 10-1 10-3 1,02*10-1 1,02*10-4

Décanewton 10 1 10-2 1,02 1,02*10-3

Kilonewton 103 102 1 1,02*102 1,02*10-1

Kilogramme force 9,81 9,81*10-1 9,81*10-3 1 10-3

Tonne force 9,81*103 9,81*102 9,81 103 1

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PRELEVEMENT D'ECHANTILLONS

1. REGLES FONDAMENTALES
Les essais effectués en laboratoire se font sur des quantités réduites de matériaux que l'on
appelle "ECHANTILLONS".
L'échantillon doit être représentatif de l'ensemble du matériau dans lequel on fait le
prélèvement.
On prélèvera toujours une quantité de matériau nettement plus grande que celle nécessaire
pour l'essai proprement dit.
Les résultats obtenus doivent correspondre aux caractéristiques de l'ensemble du matériau.

2. DIVERS MODES DE PRELEVEMENT

2.1. Sols naturels et matériaux d'apport :


Pour que le prélèvement soit représentatif, il faut qu'il corresponde à ce que l'on
trouvera dans le godet de la machine d'extraction ou sous les roues ou jantes des
engins de compactage.
Selon la nature de cette machine, il y aura lieu de procéder de façon appropriée.
EXEMPLES :

Pour une pelle en butte, il faudra


mélanger les matériaux que l'on fera
tomber d'une saignée sur toute la
hauteur du front de taille.

Pour un scraper, il faudra


indiquer les couches
horizontales successives
de nature différentes.

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2.2. Produits manufacturés : ( Granulats, enrobés, liants, etc.)
Il faut s'assurer de l'homogénéité des matériaux.
Le prélèvement devra être exécuté avec des instruments et dans des récipients
parfaitement propres et exempts de tous produits pétroliers, de terre ou de tout autre
liant hydraulique ou bitumineux.
2.2.1. Granulats :

Prendre, de préférence :
* une partie en bas du tas,
* une partie en haut du tas,
* 3 parties à l'intérieur du tas à l'aide d'un tube de prélèvement (cas du sable),
* ou 2 parties à mi - hauteur ( cas du gravillon ou du sol stocké ).
2.2.2. Liants hydrauliques :

Un sac, ou 3 prises de 10 kg pour une livraison en vrac.


2.2.3. Matériaux enrobés :

Eviter la ségrégation en prélevant quelques pelletées à intervalles réguliers de


quelques minutes.
Procéder ensuite par quartage sur une tôle propre.
2.2.4. Liants bitumineux :

Ne pas prélever en surface ou on rencontre des produits plus légers et


éventuellement de l'eau.
Prélever par exemple à la vanne pendant que le liant est en cours de brassage dans
son réservoir de chauffage.

3. QUANTITES APPROXIMATIVES A PRELEVER

Elles sont fonctions de l'étude demandée :


# SOL :
* pour identification :............................................. 10 kg
* pour étude plus complète ( Proctor, CBR, etc..): 25 à 50 kg
# GRANULATS : par coupure granulométrique :............ 20 à 25 kg
# LIANTS HYDRAULIQUES, FILLERS :........................ 2 à 3 kg
# MATERIAUX ENROBES :............................................ 2 kg
# LIANTS BITUMINEUX :............................................... 1 kg
# EMULSIONS DE BITUME :......................................... 1l

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4. ECHANTILLONNAGE EN LABORATOIRE

4.1. Préparation de l'échantillon :


Les granulats et les sols devront être séchés à une température peu élevée pour ne pas
modifier la nature du matériau. Le mieux est le séchage à l'air libre.
Un échantillon trop sec devra être humecté pour ne pas perdre les éléments fins.
Il faudra aussi briser les mottes, sans briser les éléments qui les composent.
4.2. Méthode de quartage :
# Pour prélever 10 kg d'échantillon, il est indispensable de manipuler au moins 80 à 100
kg afin d'arriver à une moyenne bien représentative.
# Les matériaux extraits du tas ou du front de taille, etc... sont placés sur une aire propre
et homogénéisés à la pelle.
# Le tas est finement répandu en forme de galette circulaire de laquelle on extrait un
quart.
# Ce quart est à nouveau brassé de la même façon et étalé en galette circulaire de
laquelle on prélève un quart.
# Finalement, on arrive à la quantité fixée plus haut pour l'envoi au laboratoire, et on est
assuré que cette quantité est représentative.
# On procède ensuite à l'emballage.

4.3. Echantillonneurs :

Appareils séparant en 2 fractions égales le matériau à étudier.

REMARQUE : Les 2 procédés peuvent être utilisés séparément ou


conjointement en fonction des quantités à séparer et de la grosseur des grains.

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5. EMBALLAGE ET REPERAGE

Les matériaux sont emballés d'une façon qui garantisse leur arrivée au laboratoire : sac
étanche, bidon plastique ou métallique, containers, etc...
Les enrobés et les liants bitumineux sont placés dans des boites ou containers
hermétiques.
Les échantillons de chaux et de ciment sont emballés dans des récipients étanches remplis
pour ne pas laisser d'air à l'intérieur.

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 551 : Granulats - Prélèvement de matériaux sur stocks
P 18 - 552 : Granulats - Prélèvement de matériaux en cours d'écoulement
P 18 - 553 : Granulats - Préparation d'un échantillon pour essai

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TENEUR EN EAU

1. DEFINITION

La teneur en eau d'un granulat ou d'un sol est le pourcentage d'eau (en masse)
par rapport au matériau sec :

Masse de l'eau contenue


 % = -------------------------------------- * 100
Masse de matériau sec

2. PRINCIPE DE DETERMINATION

Il existe 2 possibilités :
# Sécher complètement le granulat,
# Faire entrer l'eau qu'il contient dans une réaction chimique.
2.1. Première méthode :
# Peser l'échantillon humide : Mh
# Placer l'échantillon dans un récipient métallique ou en verre,
# Faire sécher le matériau :
* A l'étuve à 105 - 110° pendant 24 heures : grande précision pour quantités
importantes,
* Dans un four : plus rapide,
* Dans un four micro-ondes : trés rapide ( attention: pas de récipient métallique ),
* Sur une plaque chauffante ou un bec à gaz,
* Flamber l'échantillon à l'alcool ( peu précis et dangereux ).
# Peser l'échantillon sec : Ms,
# Calculer la teneur en eau :

Mh - Ms
 % = ------------------ * 100
Ms

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2.2. Deuxième méthode :
On emploi du carbure de calcium qui réagit avec l'eau pour donner de l'acétylène :
C2Ca + H2O  C2H2 + CaO
On utilise un appareil tel que le " SPEEDY ".
* Placer une quantité bien déterminée de matériau humide dans l'appareil,
* Mettre 3 mesures de carbure de calcium dans le couvercle de l'appareil. Bien
refermer,
* Retourner l'appareil et l'agiter pour que le matériau humide et le carbure se
mélangent bien,
* Un manomètre commandé par la pression interne, gradué en pourcentages, donne
directement la teneur en eau.

3. PRECAUTIONS A PRENDRE

La mesure d'une teneur en eau doit être réalisée avec soin.


Il faut prendre une masse d'échantillon représentative de celui-çi. Selon la
quantité prélevée, les mesures devront être réalisées avec une précision plus ou
moins grande ( balance au gramme, au dixième ou même au centième )
Utiliser une méthode et un matériel compatibles avec la quantité de matériau et
la précision demandées.

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MASSES VOLUMIQUES

1. DEFINITIONS

La masse volumique d'un corps est la masse de l'unité de volume de ce


corps
Comme il existe le volume apparent et le volume absolu ( ou réel ), on
distinguera :

# la MASSE VOLUMIQUE APPARENTE ( MVA ): C'est le quotient


de la masse sèche de l'échantillon par le volume occupé par la
matière solide du corps et les vides contenus dans les grains (
volume apparent ).

# la MASSE VOLUMIQUE ABSOLUE ou REELLE ( MVR ): C'est le


quotient de la masse sèche de l'échantillon par le volume de sa
matière (volume absolu, tous vides déduits ou volume réel ).
Les masses volumiques s'expriment en fonction des unités courantes des
masses et des volumes :
t/m3, kg/dm3, g/cm3 par exemples

Il ne faut pas confondre MASSE VOLUMIQUE et DENSITE : Une densité est le


quotient entre la masse d'un certain volume d'un matériau et la masse du même
volume d'eau à 4 °C , c'est - à - dire une grandeur sans unité.

2. MASSE VOLUMIQUE APPARENTE


2.1. Principe général :

Il s'agit de remplir une mesure de 1 dm3 ou plus ( 2 dm3, 5 dm3 ) avec le


matériau et de déterminer la masse du contenu.
Le tassement, donc le mode de remplissage de la mesure, a une influence
trés importante sur les résultats. Il faudra réaliser les essais avec du matériel
aussi simple que possible, et trés soigneusement.

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2.2. Matériaux courants : ( sable, gravillon, sol )
# Prendre le matériau dans les 2 mains formant entonnoir,
# Placer les 2 mains à 10 cm environ au-dessus de la mesure et laisser tomber
le matériau ni trop vite, ni trop lentement,
# Verser ainsi le matériau au centre de la mesure jusqu'à ce qu'il déborde
autour en formant un cône,
# Araser à la règle,
# Peser le contenu.

2.3. Cas des liants hydrauliques et des fillers :


On utilise généralement un entonnoir porté par un trépied et muni d'une passoire et
d'un opercule mobile.
# Placer l'entonnoir au-dessus du centre de la mesure. Fermer l'opercule,
# Verser une petite quantité ( 200 g environ ) de matériau fin sur la passoire et
la faire descendre dans l'entonnoir à l'aide d'une spatule,
# Ouvrir l'opercule : le matériau tombe,
# Refermer l'opercule et recommencer l'opération jusqu'à ce que se produise le
débordement tout autour,
# Araser à la règle,
# Peser le contenu.

2.4. Résultats :
# Les méthodes sont fidèles si les processus sont respectés.
# Il est recommandé de faire 5 essais et de prendre la moyenne des résultats.
# ATTENTION : Pour les sables, la masse volumique apparente varie
considérablement en fonction de sa teneur en eau. Le sable " foisonne " et il est
trés important de déterminer l'importance de ce foisonnement.

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3. MASSE VOLUMIQUE ABSOLUE OU REELLE

3.1. Principe général :


Le volume absolu ou réel d'un corps est généralement déterminé en mesurant le
volume d'un liquide que déplace l'introduction de ce corps.
Le liquide employé est, aussi souvent que possible, l'eau, sauf pour les corps
réagissant avec l'eau qui conduisent à utiliser un autre liquide ( Benzène en
principe).
De nombreuses méthodes permettent de déterminer les masses et volumes des
matériaux à étudier. Il faudra les utiliser à bon escient, en fonction de la précision
voulue, du matériel disponible et des matériaux.
3.2. Méthode de l'éprouvette graduée :
# Mettre dans une éprouvette graduée un volume d'eau V1,
# Peser une masse M du corps ( 200 à 400 g ) et l'introduire dans l'éprouvette.
Bien éliminer les bulles d'air,
# Lire le nouveau volume V2,
# Le volume absolu ou réel est : V = V2 - V1
# La masse volumique réelle est :

M
MVR = -----------
V2 - V1

AVANTAGES ET INCONVENIENTS :

* Méthode rapide, simple. Matériel simple.


* Précision faible en raison de l'espacement des graduations sur l'éprouvette,
de la formation du ménisque, de l'eau qui adhère aux parois.

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3.3. Méthode du ballon :
La méthode est nettement plus précise, mais plus délicate à réaliser. On utilise :
* un récipient en verre dont les bords sont bien rodés,
* une plaque de verre pour recouvrir le goulot,
* une balance de précision,
# Peser le récipent plein d'eau, recouvert de la plaque de verre soit M1,
# Peser un échantillon du corps étudié : M2,
# Introduire le corps dans le ballon vide, remplir à nouveau d'eau, remettre la
plaque de verre et peser : M3,
# La masse de l'eau chassée par le corps est :
M = M1 + M2 - M3
# La densité de l'eau étant égale à 1 à la température ambiante, la masse
volumique cherchée est:

M2
MVR = --------------------
M1 + M2 - M3

M1 M2 M3

AVANTAGES ET INCONVENIENTS :

* Bonne précision,
* Nécessite beaucoup de soins : ne pas laisser de bulles, bien sécher ballon et
plaque.

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3.4. Méthode du voluménomètre " Le Chatelier " :
C'est un récipent de 250 cm3 en principe comportant un col étroit muni d'un
renflement de 20 cm3 environ.
Sous le renflement se trouve la graduation zéro.
Au-dessus du renflement, d'autres graduations donnent le volume en 1/10 de cm3
à partir du zéro.

# Mettre l'eau jusqu'à une graduation voisine de zéro. Noter V1,


# Peser le tout : M1,
# Introduire le corps étudié jusqu'à ce que le niveau du liquide soit dans la
partie utile de la graduation.
# Bien chasser les bulles d'air. Noter V2,
# Peser : M2,
# La masse volumique absolue ou réelle est :
M2 - M1
MVR = ------------
V2 - V1

V2

V1

M1 M2

AVANTAGES ET INCONVENIENTS :

* Méthode précise et fidèle,


* Le voluménomètre est gradué à 20 ° C et toute variation de température
fausse les résultats (surtout avec le benzène ).

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3.5. Méthode du pycnomètre :
C'est un récipient de 50 à 1000 cm3 comportant un bouchon rodé muni d'un tube
trés fin sur lequel est gradué un trait de repère
# Peser le pycnomètre vide : M1,
# Introduire une prise d'esssai à l'intérieur du pycnomètre, puis peser
l'ensemble avec le bouchon : M2,
# Le pycnomètre est ensuite rempli d'eau. Eliminer les bulles d'air et adapter le
bouchon. Finir de remplir jusqu'au trait repère, vérifier que le niveau est stable,
peser l'ensemble : M3,
# Vider le pycnomètre, bien le nettoyer et le remplir d'eau jusqu'au repère du
bouchon. Peser après vérification du niveau : M4,
# La masse volumique réelle du matériau est :
M2 - M1
MVR = MVRw -----------------------------
M4 + M2 - M1 - M3

avec MVRw masse volumique de l'eau conventionnellement prise égale à 1


kg/dm3

M1 M2 M3 M4

AVANTAGES ET INCONVENIENTS :

Méthode trés précise, mais l'influence des variations de température est trés
grande. Il faut donc réaliser l'essai par température constante.

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 554 : Granulats - Mesures des masses volumiques, de la porosité, ...
P 18 - 555 : Granulats - Mesures des masses volumiques, coefficient d'absorption ...
P 18 - 558 : Granulats - Détermination de la masse volumique absolue des fines
NF P 94 - 053 : Sols - Détermination de la masse volumique des sols fins
NF P 94 - 054 : Sols - Détermination de la masse volumique des particules solides

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FOISONNEMENT DU SABLE

1. DEFINITION

C'est le phénomène de variation de la masse volumique apparente du sable en


fonction de sa teneur en eau.

2. PRINCIPE DE DETERMINATION

# Peser 2000 g de sable sec (  = 0 % ). Déterminer la masse volumique


apparente du matériau selon la méthode traditionnelle : MVA0,
# Ajouter 1 % d'eau soit 20 g aux 2000 g de sable. Bien mélanger et
déterminer la nouvelle masse volumique apparente humide MVA1,
# Ajouter à nouveau 1 % d'eau et déterminer MVA2,
# Et ainsi de suite pour des valeurs croissantes de ,
3. RESULTATS

Les résultats obtenus sont portés sur un graphique.


* En abcisse : Teneur en eau.
* En ordonnée : Masse volumique apparente humide.

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On remarque:
# Diminution rapide et importante de la masse volumique apparente:
20 à 25 % pour  = 1 %,
# Passage par un minimum très net ( - 30 % environ ) pour une
valeur de  comprise entre 3 % et 10 % selon les sables,
# Remontée de la courbe, plus lentement, jusqu'à la valeur
correspondant à la saturation ( pour  = 20 % en général ).
On peut également calculer la masse de sable sec contenu dans le sable
humidifié:
Mh
Ms 
1 
et en déduire la masse volumique apparente sèche du sable pour chaque
teneur en eau.
Les résultats obtenus sont alors portés sur un graphique.
* En abcisse : Teneur en eau.
* En ordonnée : Masse volumique apparente sèche.

4. FOISONNEMENT DU SABLE

Le foisonnement est l’augmentation de volume correspondante à une


humidité donnée, par le rapport au volume occupé par la même quantité
de sable mais à l’état sec.
Vh  Vs
f%   100
Vs
On trace ensuite la courbe de foisonnement du sable.
* En abcisse : Teneur en eau.
* En ordonnée : Foisonnement.

5. IMPORTANCE DE LA VARIATION

Cette notion de foisonnement du sable est très importante pour les


chantiers.
Le sable livré est rarement sec, alors que le dosage donné pour la
composition d'un béton prévoit toujours un sable sec.
Il faudra donc corriger ces quantités de sable pour obtenir un béton de
qualité.

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COMPOSITION GRANULAIRE

1. DEFINITIONS
Il s’agit de déterminer les proportions optimum d’un mélange de plusieurs granulats, en
général un sable et un gravillon.
Un bon béton est un béton compact: il doit contenir le moins d’air possible.
Le ciment et l’eau forment une pâte liquide qui vient remplir les vides entre les granulats.
La quantité de ciment est déterminée par rapport à la résistance souhaitée du béton.
Il faut une certaine quantité d’eau pour assurer l’hydratation du ciment et sa prise.
Pour réduire la quantité d’air du béton, il faut donc réduire les vides crées par les granulats
eux-mêmes.

2. PRINCIPE DE DETERMINATION

2.1. Indice des vides: e


C’est le rapport entre le volume occupé par les vides et le volume de la partie solide
des grains, V étant le volume total occupé par les granulats.
Vv
e
Vs
avec Vv = volume des vides = V - Vs
Vs = volume du solide
2.2. Compacité: 
C’est le rapport entre le volume occupé par la partie solide des grains et le volume
total des granulats.
Vs 1
 
V 1 e
2.3. Etude théorique
On cherche à obtenir l’indice des vides minimum dans un mélange de 2 granulats
(sable et gravillon).
Soit G = Volume absolu du gravillon
S = Volume absolu du sable
VvG
2.3.1. Indice des vides du gravillon: eG 
G
VvS
2.3.2. Indice des vides du sable: eS 
S
G
2.3.3. Teneur en gros granulats du mélange: x
G + S

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S
2.3.4. Teneur en granulats fins du mélange: y  1 x 
S + G
2.3.5. On part du gros granulat et on ajoute un peu de sable .

Le volume des vides du mélange sera: Vv  eG.G  S


Vv eG.G  S eG.G S
L’indice des vides du mélange sera: e   
G+S GS GS GS
e  eG.x  (1  x)
e  (eG + 1)x - 1 ou e = (eG + 1).(1- y) - 1
1
e = 0  x' =
eG + 1
2.3.6. On part du granulat fin de volume absolu So.
On remplace le volume S’ de sable par le même volume de gravillon S’ = G.
On a toujours So = S + S’ = S + G
d’ou S = So - S’
Le volume des vides du mélange sera: Vv  eS.So - eS.S'
eS.So - eS.S' es - es . G
L’indice des vides du mélange sera: e 
S  G S  G
e  eS - eS . x
e  eS.(1- x)
e = 0  x = 1
2.3.7. Tracer les deux courbes sur un même graphique.

eS Courbe réelle eG
Courbes théoriques

0 1
S 1 G
y x
S+G eG + 1 G+S
1 0

Ce sont des courbes théoriques, mais la réalité est légèrement différente car l'arrangement des
grains suit cette évolution au voisinage des limites{G/(G+S)=0 ou 1}
Deux phénomèmes viennent se superposer:
# Effet de paroi ou de coffrage ( arrangement plus lache  e plus grand )
# Effet de desserrement ou d'interférence. L'arrangement des petits grains dans les gros
désorganisent ceux-ci (e plus grand )

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3. ETUDE PRATIQUE

3.1. Détermination des masses volumiques absolues:


# du sable : MVRS # du gravillon : MVRG
3.2. Détermination des indices des vides:
# du sable seul : eS # du gravillon seul : eG
3.3. Hypothéses de travail:
# Soit S le volume absolu de sable utilisé et G le volume absolu de gravillon utilisé
# On pose x = G / (G+S) le pourcentage de gros dans le mélange
x=0 sable seul  eS
x=1 gravillon seul  eG

4. TRAVAUX PRATIQUES EN PARTANT DU GRAVILLON

4.1. Faire des mesures pour x = 1, x = 0.9,...... x = 0.4:


# on prend 4 kg de gravillon que l'on met dans une éprouvette 16*32
# Vs = 4 / MVRG, et par mesure de la hauteur restante on trouve le volume total V
Vv V - Vs
e= =
Vs Vs
4.2. Calcul de la masse de sable à mettre pour passer à x = 0.9:
# x = G / (G+S)  S = G (1-x) / x  Masse = S * MVRS
# par différence de hauteur, on trouve V
V - (G + S)
e=
G+S
5. TRAVAUX PRATIQUES EN PARTANT DU SABLE

5.1. Faire des mesures pour x = 0, x = 0.1,...... x = 0.6:


# on prend 4 kg de sable que l'on met dans une éprouvette 16*32
# Vs = 4 / MVRS, et par mesure de la hauteur restante on trouve le volume total V
Vv V - Vs
e= =
Vs Vs
5.2. Calcul de la masse de gravillon à mettre pour passer à x = 0.1:
# x = G / (G+S)  G = S * x (1-x)  Masse = G * MVRG
# par différence de hauteur, on trouve V
V - (G + S)
e=
G+S

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NOTES PERSONNELLES

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Savoirs Technologiques A ssociés

PARTIE
LES GRANULATS
02

SOMMAIRE

LES GRANULATS :…………………………….. Page 27

Laboratoire ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR


TAMISAGE :………………………………….….. Page 37

PROPRETE DES GRANULATS :……...……… Page 42


GENIE
PROPRETE SUPERFICIELLE :…….…………. Page 43

EQUIVALENT DE SABLE A 10% DE FINES :. Page 45

CIVIL VALEUR DE BLEU DE METHYLENE :…...…. Page 48

COEFFICIENT D’APLATISSEMENT :………... Page 51

COEFFICIENT D’ABSORPTION DES


GRANULATS :…………………………………… Page 53

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NOTES PERSONNELLES

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LES GRANULATS

1. DEFINITIONS

# GRANULAT : Ensemble de grains de dimensions comprises entre 0 et 125


mm.

# GRANULARITE : Distribution dimensionnelle des grains d'un granulat.

# GRANULOMETRIE ou ANALYSE GRANULOMETRIQUE : Détermination de


la granularité.

# COURBE GRANULOMETRIQUE : Elle traduit la distribution en masse des


grains par classe granulaire.

# FUSEAU GRANULOMETRIQUE : Zone délimitée par deux courbes


granulométriques enveloppes, non sécantes.
MODULE DE FINESSE du SABLE : Il est égal au 1/100 de la somme des
refus cumulés exprimés en pourcentage sur les tamis de la série
0,16 - 0,315 - 0,63 - 1,25 - 2,50 - 5,00 mm.
2. DIMENSIONS UTILISEES POUR LA CLASSIFICATIONS DES
GRANULATS

On appelle CLASSE GRANULAIRE l’intervalle d / D dans lequel d et D


représentent respectivement la plus petite et la plus grande des dimensions du
produit.

Les dimensions d / D sont choisies dans la série suivante :


0 - 0,063 - 0,08 - 0,1 - 0,125 - 0,16 - 0,2 - 0,25 - 0,315 - 0,4 - 0,5 - 0,63 - 0,8 - 1 - 1,25 -
1,60 - 2 - 2,5 - 3,15 - 4 - 5 - 6,3 - 8 - 10 - 12,5 - 14 - 16 - 20 - 25 - 31,5 - 40 - 50 - 63 - 80
- 100 - 125 mm
Ces dimensions correspondent à la grosseur des grains déterminée par
l’analyse granulométrique par tamisage selon la norme P 18-560.
Cette désignation des granulats en termes de dimensions inférieure ( d ) et
supérieure ( D ) de tamis admet que des grains puissent être retenus sur le
tamis D et que d’autres puissent passer au travers du tamis d, dans des
limites précises selon leurs utilisations.

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3. CLASSIFICATIONS DES GRANULATS

3.1. Classification selon l'origine :


Les granulats sont dits :
# NATURELS, lorsqu'ils sont issus de roches meubles ou massives et qu'ils ne
subissent au raitement autre que mécanique.
# ARTIFICIELS, lorsqu'ils proviennent de la transformation à la fois thermique et
mécanique de roches ou de minerais.
# RECYCLES, lorsqu’ils proviennent de la démolition d'ouvrages ou lorsqu’ils sont
réutilisés.
3.2. Classification suivant la granularité :
On distingue les familles de granulats suivantes:
FILLERS :......... 0 / D où D  2 mm avec au moins 70% de passant à 0,063 mm
SABLONS :...... 0 / D où D  1 mm avec moins de 70% de passant à 0,063 mm
SABLES :......... 0 / D où 1 < D  6,30 mm
GRAVES :........ 0 / D où D > 6.3 mm
GRAVILLONS:. d / D où d  1 et D  125 mm
BALLASTS :.... d / D où d  25 et D  50 mm
3.3. Classification selon la masse volumique réelle MVR
Les granulats sont dits :
# LEGERS lorsque MVR < 2 t / m3
# COURANTS lorsque MVR  2 t / m3

4. CARACTERISTIQUES DES GRANULATS

4.1. Caractéristiques intrinsèques :


Elles sont liées en général à la qualité de la roche exploitée. Entrent dans ce type de
caractéristiques : masse volumique réelle, absorption d’eau, Los Angelès, Micro-Deval,
résistance au polissage, friabilité des sables , etc.
4.2. Caractéristiques de fabrication :
Elles résultent en général des conditions de fabrication. Entrent dans ce type de
caractéristiques: granularité, aplatissement, angularité, propreté des sables, propreté
superficielle des gravillons,etc.
L’indice et le rapport de concassage font partie des caractéristiques de fabrication.

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5. ANGULARITE DES GRANULATS ALLUVIONNAIRES ET MARINS

5.1. Indice de concassage :


C’est le pourcentage d’éléments supérieurs au D du granulat élaboré contenu dans le
matériau d’origine soumis au concassage.
5.2. Rapport de concassage :
C’est le rapport entre la plus petite dimension du gravillon d’origine soumis au premier
concassage et le D du granulat élaboré.

6. GRANULARITE ET FUSEAU GRANULOMETRIQUE

6.1. Incertitude des méthodes d’essai ( u ) :


Cette incertitude a été établie à partir des résultats d’un certain nombre d’essais.
6.2. Valeur spécifiée : inférieure ( Vsi ) et supérieure ( Vss ) :
Suivant le nombre d’essais de contrôle effectués, chaque résultat d’essai, ou une
certaine proportion des résultats d’essais, doit être conforme à ces valeurs spécifiées.
6.3. Etendue ( e ) :
Domaine de variation du passant à un tamis donné ou du module de finesse.
6.4. Fuseau de régularité :
Pour chaque dimension de tamis utilisé, il est établi autour une valeur de passant Xr
choisie par le fournisseur en appliquant de part et d’autre la moitié des étendues e
indiquées dans les tableaux suivants.
Ces valeurs deviennent alors les valeurs spécifiées supérieures Vss et inférieure Vsi.
Vss = Xr + e/2
Vsi = Xr - e/2
L’étendue e est donc égale à Vss - Vsi
Si l’étendue n’est pas fixée, le fuseau de régularité est borné par les Vss et Vsi données
dans les tableaux suivants.
Les limites inférieure Li et supérieure Ls précisent la zone dans laquelle doit se situer le
fuseau de régularité et délimitent un fuseau appelé Fuseau de spécifications.
6.5. Fuseau de fabrication :
Etabli sur la base d’au moins 15 analyses datant de moins de 6 mois, le fuseau de
fabrication est défini par les deux courbes granulométriques enveloppes tracées pour
chaque dimension de tamis à partir de: Xf  1,25 sf
Xf moyenne des contrôles du fournisseur
sf estimation de leur écart-type

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7. GRANULATS POUR CHAUSSEES : COUCHES DE FONDATION, DE
BASE ET DE LIAISON

Pour chaque caractéristique, les spécifications seront choisies parmi les


catégories suivantes. Sauf indication contraire, l’appartenance à une catégorie
nécessite de satisfaire simultanément à toutes les conditions de cette catégorie.

7.1. Caractéristiques intrinsèques des gravillons et de la fraction


gravillon des graves :

Catégorie LA + MDE ET LA ET MDE


Vss
B 35 25 20
C 45 ET 30 ET 25
D 55 35 30
E 80 45 45
F Pas de spécifications, mais Fiche Technique du Produit
renseignée

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7.2. Caractéristiques de fabrication des gravillons :

Catégorie Passants ( % ) à A(6) P(7)


2D 1,58 D D (d+D)/2(2) d 0,63 d Vss
Li 85(1) Li 30 Li 1
III Ls 99 Ls 70(3) Ls 15(5) 20 2
e 10 e 25 e 10
Vsi Vsi 99 Li 80 Li 25 Li 1 Vss 5
100
IV Ls 99 Ls 75(4) Ls 20 30 3
e 15 e 35 e 15
V Pas de spécifications, mais Fiche Technique du Produit
renseignée
(1) 80 si D  1,6d. (5) 20 si D  1,6d.
(2) Tamis le plus proche de la (6) Les Vss de A sont majorées de 5 points
valeur calculée si D 10 mm.
(3) S’applique si D  2d. (7) Les Vss de P sont majorées de 2 points
si VBF 10.
(4) S’applique si D  2,5d.

7.3. Caractéristiques de fabrication des sablons, des sables et des


graves:

Propreté Propreté
des des graves
sablons
Catégorie Passants ( % ) à PS ou
et des
VB0/D(3)
sables
PS ou
VB (3)
2D 1,58 D D tamis (1) 0,08 Vsi ou Vss Vsi ou Vss
intermédiaire mm

a Li 85 Ls 99 e 15 e6 60 2 60 0,8
b Vsi 100 Vsi 99 e 10 50 2,5 50 0,8
c Li 80 Ls 99 e 20 e 6(2) 40 3 40 1
e 15
d Pas de spécifications, mais Fiche Technique du Produit renseignée
(1) Au moins un, défini par le producteur
(2) Pour les sables dont la teneur en fines moyenne est  15 % e=8
(3) VB selon norme EN 933-9
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8. GRANULATS POUR CHAUSSEES : COUCHES DE ROULEMENT
UTILISANT DES LIANTS HYDROCARBONES
Pour chaque caractéristique, les spécifications seront choisies parmi les catégories
suivantes. Sauf indication contraire, l’appartenance à une catégorie nécessite de satisfaire
simultanément à toutes les conditions de cette catégorie.
8.1. Caractéristiques intrinsèques des gravillons:

100CPA - RPA - 100CPA ou RPA


Catégorie LA+MDE
(LA+MDE) ou (LA+MDE)

Vsi Vsi Vss


A 30 38 et 50 58² et 30
B 15 ou 23 45 ou 53 40
C 5 13 45 53 50

Ce tableau intègre la règle de compensation de 5 points entre 100 CPA, ou RPA et ( LA + MDE )

8.2. Caractéristiques de fabrication des gravillons :


Catégorie Passants ( % ) à A(3) P
2D 1,58 D D (d+D)/2(2) d 0,63 d Vss
I Li 85(1) Li 30 Li 1 10 0,5
II Vsi 100 Vsi 99 Ls 99 Ls 70(3) Ls 15 Vss 5 15 1
III e 10 e 25 e 10 20 2
(1) Si D  1,6d, Li = 80 à D et Ls = 20 à d
(2) Ne s’applique que si D  2d.
(3) Les Vss de A sont majorées de 5 points si D  10 mm.

8.3. Caractéristiques de fabrication des sablons et des sables:

Propreté des
Catégorie Passants ( % ) à sablons et des
sables
PS ou VB (2)
(1)
2D 1,58 D D tamis 0,08 Vsi ou Vss
intermédiaire
mm
a Vsi 100 Vsi 99 Li 80 Ls 99 e 15 e6 60 2
e 15
(1) Au moins un, défini par le producteur
(2) VB selon norme EN 933-9

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9. GRANULATS POUR CHAUSSEES : Bétons de ciment

Pour chaque caractéristique, les spécifications seront choisies parmi les


catégories suivantes. Sauf indication contraire, l’appartenance à une catégorie
nécessite de satisfaire simultanément à toutes les conditions de cette catégorie.
9.1. Caractéristiques intrinsèques des gravillons:

Catégorie 100 CPA -(LA+MDE) ou RPA -(LA+MDE) 100 CPA ou RPA LA+MDE
Vsi Vsi Vsi
B (1) 15 ou 23 45 ou 53 40

C --- --- 45

D --- --- 55
(1) Cette catégorie intègre la règle de compensation de 5 points entre 100 CPA, ou RPA et ( LA +
MDE )

9.2. Caractéristiques de fabrication des gravillons :

Catégorie Passants ( % ) à A(4) P


2D 1,58 D D (d+ D)/2 (2) d 0,63 d Vss
III Vsi 100 Vsi 99 Li 85(1) Li 30 Li 1 Vss 5 20 2
Ls 99 Ls 70 Ls 15(3)
e 10 e 25 e 10
(1) Li 80 si D  1,6d.
(2) Ne s’applique que si D  2d.
(3) Ls 20 si D  1,6d.
(4) La Vss de A est portée à 25 si D 10 mm.
9.3. Caractéristiques de fabrication des sablons et des sables:

Propreté des
Passants ( % ) à sablons et des
Catégorie MF sables
PS ou VB 0/D(3)
2D 1,58 D D 0,08 mm Vsi ou Vss
a1 Vsi 100 Vsi 99 Li 80 Ls 99 Ls 12 e 60(2) 1
e 10 e 3(2) 0,6
(1) Ou CV  20 %
(2) 55 pour les roches massives et pour les alluvions d’IC > 50.
(3) VB selon norme EN 933-9. (essai sur le 0/2 mm, résultat exprimé sur le 0/D)

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10. GRANULATS POUR BETONS HYDRAULIQUES

Pour chaque caractéristique, les spécifications seront choisies parmi les


catégories suivantes. Sauf indication contraire, l’appartenance à une catégorie
nécessite de satisfaire simultanément à toutes les conditions de cette catégorie.

10.1. Caractéristiques applicables aux gravillons:

10.1.1. Los Angelès: LA

Catégorie Vss
LAA 30

LAB et LAC 40

LAD 50

10.1.2. Sensibilité au gel: G

Les granulats de catégories GA, GB et GC sont non gélifs.


10.1.3. Granularité: Gr

Catégorie Passants ( % ) à
2D 1,58 D D (d+ D)/2 (1) d 0,63 d
GrA Li 80 Li 25 Ls 75 Li 1
Ls 99 e 25 Ls 20
GrB Vsi 100 Vsi 99 e 15 Li 20Ls 80 e 15 Vss 5
GrC e 19 e 40 e 19
GrD Pas de spécifications, mais Fiche Technique du Produit
renseignée
(1) S’applique si D  2,5 d.
10.1.4. Propreté: P: Vss 1,5

Cette valeur est portée à 3 pour les gravillons de roches massives et pour les
gravillons d’extraction alluvionnaire et marine d’IC  50 si VBF  10

10.1.5. Coefficient d’Aplatissement: A

Catégorie Vss
AA 20

AB et AC 30

AD 40

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10.2. Caractéristiques applicables aux sables:
10.2.1. Granularité: Gr Le fuseau de fabrication figure sur la F T P

Catégorie Passant ( % ) à
2D 1,58 D D
GrA à GrD Vsi 100 Vsi 99 Vsi 85 Vss 99

10.2.2. Module de finesse: MF

Catégorie MF
MFA Li 1,8 e 0,6

MFB Ls 3,2 e 0,7

MFC e 0,7

MFD e 0,8

10.2.3. Teneur en fines: f de la fraction 0/4 mm

Catégorie Passant (%) au tamis de 0,08 mm


fA Ls 12 e 3 ou CV  20 %

fB Ls 15 e 5 ou CV  20 %

fC Ls 18 e 6 ou CV  20 %

fD Pas de spécifications mais FTP


renseignée

10.2.4. Propreté: PS ou VB

PS ( % ) ou
Catégorie Sables d’extraction
alluvionnaire et Autres VB0/D (g)
marine (IC < 50) sables

PSA Vsi 65 Vsi 60 Vss 1


PSB, PSC et PSD Vsi 60 Vsi 50

NORMES A CONSULTER :
XP P 18 - 540 : Granulats - Définitions, conformité, spécifications

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NOTES PERSONNELLES

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ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR
TAMISAGE

1. DEFINITIONS

L'analyse granulométrique consiste à déterminer la distribution dimensionnelle


des grains constituants un granulat dont les dimensions sont comprises entre
0,063 et 125 mm.
On appelle :
* REFUS sur un tamis : quantité de matériau qui est retenue sur le tamis.
* TAMISAT ( ou passant ) : quantité de matériau qui passe à travers le
tamis.

2. PRINCIPE DE L'ESSAI

L'essai consiste à fractionner au moyen d'une série de tamis un matériau en plusieurs


classes granulaires de tailles décroissantes.
Les masses des différents refus et tamisats sont rapportées à la masse initiales de
matériau. Les pourcentages ainsi obtenus sont exploités sous forme numérique et sous
forme graphique.

3. MODE OPERATOIRE

3.1. Dimensions des tamis utilisés pour la classification des


granulats :

0.063 0.080 0.100 0.125 0.160 0.200 0.250 0.315 0.400


0.500 0.630 0.800 1.00 1.25 1.60 2.00 2.50 3.15
4.00 5.00 6.30 8.00 10.00 12.50 14.00 16.00 20.00
25.00 31.50 40.00 50.00 63.00 80.00 100.00 125.00
Les dimensions de mailles et le nombre de tamis sont choisis en fonction de la nature de
l'échantillon et de la précision attendue.
Le tamis de 0.063 est peu utilisé. Pour les petits granulats - jusqu'à 5 mm - on utilise
les tamis de 3 en 3 à partir de 0.080 mm. ( Série permettant la détermination du
module de finesse )
A partir de 5 mm, tous les tamis doivent être utilisés.

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3.2. Préparation de l'échantillon :
La masse d'échantillon pour l'essai doit être telle que : M > 0,2 D
avec M en kilogrammes et D, plus grande dimension des grains, en millimètres.
L'essai s'effectue sur le matériau à le teneur en eau à laquelle il se trouve, afin d'éviter
une perte de temps pour séchage, un risque de perte d'éléments fins du matériau, etc...
Il faut préparer 2 échantillons :
# L'un de masse M1h pour déterminer la masse sèche de l'échantillon soumis à
l'analyse granulométrique,
# L'autre de masse Mh pour effectuer cette analyse.
3.3. Détermination de la masse sèche de l'échantillon :
# Pesée de l'échantillon M1h,
# Séchage à l'étuve, sur plaque chauffante ou au four,
# Pesée de l'échantillon sec : M1s
# La masse sèche Ms de l'échantillon soumis à l'analyse granulométrique est
calculée de la manière suivante :
M1s
Ms = -------- * Mh
M1h
3.4. Lavage de l'échantillon :
# L'échantillon humide est versé sur un ou plusieurs tamis de décharge, protégeant
le tamis de lavage.
# La maille du tamis de lavage correspond à la plus petite maille de la colonne
utilisée pour l'analyse granulométrique. ( 0,080 mm pour du sable, 4 ou 5 mm pour
du gravillon ).
# On lave le matériau, en veillant à ce que l'eau ne déborde pas du tamis de lavage.
Le tamisat est en principe éliminé avec les eaux de lavage.
# Le refus récupéré est séché: soit Ms1 sa masse
3.5. Tamisage de l'échantillon :
# Verser le matériau lavé et séché dans la colonne de tamis. Cette colonne est
constituée par l'emboîtement des tamis, en les classant de haut en bas dans l'ordre
de mailles décroissantes, et en ajoutant un fond plein et un couvercle.
# Agiter manuellement ou mécaniquement cette colonne, puis reprendre un à un les
tamis en adaptant un fond et un couvercle. Agiter chaque tamis.
# Verser le tamisat recueilli sur le fond sur le tamis immédiatement inférieur.

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3.6. Pesées :
# Le refus maximum admissible sur chaque tamis doit être inférieur à :
* 100 g si d < 1 mm
* 200 g si 1 mm < d < 4 mm
* 700 g si d > 4 mm
# Peser le refus du tamis ayant la plus grande maille : soit R1 la masse de ce refus.
# Ajouter le refus obtenu sur le tamis immédiatement inférieur. Soit R2 la masse du
refus cumulé.
# Poursuivre la même opération avec tous les tamis de la colonne pour obtenir les
masses des différents refus cumulés
# Peser le tamisat sur le fond . Soit Tn sa masse.
3.7. Calculs :
# Les résultats sont portés sur une feuille d'essai ( voir modèle sur la norme )
# Les masses des différents refus cumulés Ri sont rapportées à la masse totale de
l'échantillon pour essai sec Ms.
# Les pourcentages de refus cumulés ainsi obtenus,
Ri
------- * 100
Ms

sont inscrits sur la feuille d'essai. Les pourcentages de tamisats correspondants sont
égaux à :
Ri
100 - ------- * 100
Ms

3.8. Validité de l'analyse :


La somme des masses Rn et Tn ne doit pas différer de plus de 2 % de la masse Ms1.
3.9. Tracé de la courbe granulométrique :
Il suffit de porter les divers pourcentages des tamisats ou des différents refus cumulés
sur une feuille semi-logarithmique :
* en abscisse : les dimensions des mailles, échelle logarithmique
* en ordonnée : les pourcentages sur une échelle arithmétique.
La courbe doit être tracée de manière continue et peut ne pas passer par tous les points

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4. INTERPRETATION DES COURBES
La forme de la courbe granulométrique obtenue apporte les renseignements suivants :
# Les dimensions d et D du granulat ( voir cours : " LES GRANULATS " ),
# La plus ou moins grande proportion d'éléments fins,
# la continuité ou la discontinuité de la granularité.

 Sable à majorité de grains fins  Sable normal


 Sable plutôt grossier  Gravillon 5 / 10 à granulométrie
continue
 Gravillon 8 / 25 à granulométrie discontinue

5. FUSEAUX GRANULAIRES DE GEORGES DREUX

FUSEAUX MODULE DE FINESSE


SABLES un peu trop fin A 1.802.20
à 2.20
ADMISSIBLES Préférentiel B 2.20 à 2.80
un peu trop C 2.80 à 3.20
grossier

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6. MELANGE DE DEUX SABLES

Le sable est l'élément ayant sur le béton, selon ses qualités, la plus grande influence.
Il est souhaitable que son module de finesse soit compris entre 2,20 et 2,80.
On pourra apporter une correction au module de finesse en mélangeant plusieurs sables.
On utilise pour cela la règle d'ABRAMS :
# soit un sable S1 de module de finesse trop fort Mf1
# soit un sable S2 de module de finesse trop faible Mf2
# soit Mf le module de finesse du mélange à obtenir.

Mf - Mf2 Mf1 - Mf
Proportion de sable S1 : ------------- Proportion de sable S2 : -------------
Mf1 - Mf2 Mf1 - Mf2

Tracer ensuite la courbe granulométrique du mélange en appliquant les pourcentages pour


chacun des tamis.

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 560 : Granulats - Analyse granulométrique par tamisage
P 18 - 540 : Granulats - Définitions - Conformité - Spécifications.
P 18 - 553 : Granulats - Préparation d'un échantillon pour essai

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PROPRETE DES GRANULATS

1. DEFINITIONS - GENERALITES

Tous les granulats contiennent plus ou moins d'impuretés ayant un effet néfaste sur les
qualités principales du béton : résistance, imperméabilité, durabilité.
Certaines impuretés sont prohibées : elles perturbent les résultats au-delà des limites
permises, même à l'état de traces. Ce sont essentiellement :
* Les particules de charbon, de bois ou leurs résidus,
* Les particules adhérentes d'argile qui isolent le granulat du liant.
D'autres sont tolérées dans certaines limites :
* Les éléments trés fins, s'ils sont en grains de moins de 0,5 cm3 et
régulièrement répartis dans la masse du granulat,
* Les matières organiques, très fines, dont la détection se fait par
l'intermédiaire de produits chimiques dont la réaction fait apparaître une
coloration qui, au bout de 24 heures, ne doit pas être plus foncèe qu'une
coloration type,
* Les sulfates et sulfures, qui provoquent la désagrégation du béton par
augmentation du volume des parties qui les contiennent.
L'influence des éléments fins dans un béton est importante :
* Il faut plus d'eau pour mouiller des éléments fins que pour les gros granulats.
La résistance d'un béton varie dans le même sens que le rapport C/E. Un
sable contenant beaucoup d'éléments fins conduira à une faible valeur de C/E
et donc à une moindre résistance du béton,
* L'eau de gâchage ainsi mise en plus s'évaporera au cours du durcissement :
retrait plus important et risques de fissures,
* Les éléments fins et l'eau forment une boue qui gêne l'adhérence du liant.

2. PRINCIPAUX ESSAIS PERMETTANT DE DETERMINER LA


PROPRETE SUPERFICIELLE DES GRANULATS

La propreté superficielle des granulats est déterminée selon différents essais, en fonction
des classes granulaires et des besoins. On se contentera de retenir les essais suivants :
# Norme P 18 - 591 : Granulats - Détermination de la propreté superficielle
# Norme P 18 - 597 : Granulats - Détermination de la propreté des sables :
équivalent de sable à 10 % de fines
# Norme Européenne EN 933-9 : Essais pour déterminer les caractéristiques
géométriques des granulats - Partie 9: Qualification des fines - Essai au bleu de
méthylène

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PROPRETE SUPERFICIELLE

1. DEFINITIONS

Il s'agit de définir le mode opératoire pour la détermination de la propreté


superficielle des granulats d'origine naturelle ou artificielle, dont D est supérieur
à 2 mm.
La propreté superficielle est définie comme étant le pourcentage pondéral de
particules inférieures à 0,5 mm ( ou 1,6 mm pour les ballasts ) mélangées ou
adhérentes à la surface des granulats dont D> 2 mm.
Ces particules sont séparées par lavage sur le tamis correspondant.

2. PRINCIPE DE L'ESSAI

2.1. Appareillage
# tamis de 0,5 mm ou 1,6 mm,
# balance,
# étuve réglée à 105 °C
2.2. Exécution de l'essai
# la masse M de l'échantillon doit être telle que : M>0,2D. ( avec M en kg
et D en mm )
# préparer 2 échantillons:
* l'un de masse M1h pour déterminer la masse sèche de
l'échantillon
* l'autre de masse Mh pour déterminer la masse sèche des
éléments inférieures à 0,5 mm ( ou 1,6 mm )
2.2.1. Détermination de la masse sèche de l'échantillon
# sécher l'échantillon M1h à l'étuve à 105 °C.Soit M1s sa masse sèche.
# la masse sèche Ms de l'échantillon soumis à l'essai de propreté est:

M1s
Ms = ------ * Mh
M1h

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2.2.2. Détermination de la masse sèche des éléments inférieurs à 0,5 mm ou 1,6
mm

# effectuer l'essai sur le matériau à la teneur en eau à laquelle il se trouve.


# tamiser sous eau l'échantillon Mh sur le tamis de 0,5 mm ou 1,6 mm.
# récupérer le refus et le sécher à l'étuve. Soit m' sa masse sèche.
# la masse sèche des éléments inférieurs à 0,5 mm ou 1,6 mm est égale
à:
m = Ms - m'

# la propreté superficielle est donnée par :

m
P = ----- * 100
Ms

3. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir norme XP P 18-540 et cours “ LES GRANULATS page 27 ”

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 540 : Granulats - Définitions, Conformité, Spécifications.
P 18 - 591 : Granulats - Détermination de la propreté superficielle

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EQUIVALENT DE SABLE A 10% DE
FINES

1. GENERALITES

L'essai d' EQUIVALENT DE SABLE A 10 % DE FINES permet de mesurer la


propreté d'un sable sur la fraction passant au tamis de 2 mm, et dont la proportion
des éléments fins passant au tamis de 0.08 mm a été ramenée à 10 % à l'aide d'un
sable correcteur si nécessaire, et d'en déterminer l'importance par une valeur
numérique exprimant le rapport volumétrique entre les éléments sableux qui
sédimentent et les élément fins qui floculent.

2. MATERIEL UTILISE

# Tamis de 0.08 et 2 mm d'ouverture de mailles avec fond,


# Autre matériel identique à celui de l'EQUIVALENT DE SABLE.

3. PREPARATION DES ECHANTILLONS


Si l'échantillon pour laboratoire n'est pas humide, il faut l'humidifier afin d'éviter les
pertes de fines.
Tamiser le sable sur le tamis de 2 mm, laver le refus en utilisant le moins d'eau
possible.
Sécher le passant 0 / 2 mm obtenu sans atteindre l'état sec. La masse de l'échantillon
doit être de 1,500 kg environ. Préparer quatre échantillons :
# Un pour déterminer rapidement la teneur en eau  de l'échantillon,
# Un pour la préparation du sable correcteur et la détermination de la teneur en
fines,
# Deux pour la préparation des échantillons pour essai.

4. PREPARATION DU SABLE CORRECTEUR


# Tamiser sous eau le deuxième échantillon de masse Mh2 sur le tamis de
0.08 mm.
# Sécher et peser le refus et déterminer la teneur en fines f du sable; Ce refus
de masse ms servira de sable correcteur.
ms ( 100 +  )
f = 100 - -------------------
Mh2

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La masse msc en grammes de sable correcteur ( refus sec à 0.08 mm ) à ajouter
pour la préparation d'un échantillon pour essai est :
1200
msc = 120 - --------
f

# Si f est inférieur à 11 %, pas de correction : la masse de chaque échantillon en


grammes est :
120 * ( 1 +  )
# Si f est supérieur à 11 % , prendre une masse en grammes égale à :
1200
msc + --------- * ( 1 +  )
f

5. MODE OPERATOIRE

# Siphonner la solution lavante jusqu'au repère inférieur,


# Verser soigneusement à l'aide de l'entonnoir la quantité de sable voulue,
correspondant à 120 g de sable sec,
# Frapper fortement la base de l'éprouvette sur la paume de la main pour
éliminer les bulles d'air,
# Laisser reposer 10 mn,
# A la fin de cette période de dix minutes, boucher l'éprouvette puis la fixer
sur la machine d'agitation. Faire subir à l'éprouvette 90 cycles en 30
secondes.
# Remettre l'éprouvette sur le plan de travail et laver le sable. Pour cela,
descendre le tube laveur dans la masse du sable et faire remonter les
particules fines.
# Sortir le tube laveur lorsque le niveau atteint le trait supérieur,
# Laisser reposer 20 mm en évitant toute vibration,
# Au bout des 20 minutes, mesurer à l'aide du réglet la hauteur h1 du
niveau supérieur du floculat au fond de l'éprouvette,
# Descendre doucement le piston taré dans le liquide à travers le floculat
jusqu'à ce qu'il repose sur le sable.
# Bloquer le manchon coulissant .Mesurer h2 entre la face supérieure du
manchon et la face inférieure de la tête du piston,
# Arrondir ces hauteurs au millimètre le plus proche.
# Noter la température.
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6. EXPRESSION DES RESULTATS

La propreté du sable est donnée par la formule :


h2
PS = 100 * ------
h1

Ces résultats sont calculés avec une décimale.


La détermination se faisant sur 2 essais, on retient la moyenne arithmétique
arrondie à l'entier le plus proche.

7. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir norme XP P 18-540 et cours “ LES GRANULATS page 27 ”

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 540 : Granulats - Définitions, Conformité, Spécifications.
P 18 - 597 : Granulats - Détermination de la propreté des sables : Equivalent de sable
à 10 % de fines

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ESSAI AU BLEU DE METHYLENE

1. DEFINITION

Il s'agit de mesurer la capacité des éléments fins d'un sable à adsorber du bleu de
méthylène.
Les argiles contenues dans un sable ont la propriété de fixer le bleu de méthylène
proportionnellement à leur surface spécifique.
Il s’agit de déterminer la valeur de bleu de méthylène de la fraction 0/2 mm dans les
sables et les tout-venant ( MB )

2. APPAREILLAGE
# Agitateur à ailettes, vitesse entre 400 et 800 tours / min.,
# Burette de 50 ml graduée à 0,1 ml,
# Papier filtre sans cendre,
# Baguette de verre,
# Bêcher de 1,2 ou 3 litres,
# Appareillage courant : balance à 0,1 g, chronomètre, spatule, pissette, tamis
de 2 mm, etc...

3. PRODUITS UTILISES
# Solution de bleu de méthylène à 1 % soit 10 g / litre,
# (Eventuellement ) Kaolinite séchée à 105 °C, de valeur de bleu MBK connue

4. PREPARATION DES PRISES D’ESSAI


# Les échantillons doivent être, si nécessaire, réduits pour obtenir un
échantillon contenant au moins 200 g de la fraction 0/2 mm,
# Sécher l’échantillon de laboratoire jusqu’à masse constante et laisser
refroidir,
# Passer l’échantillon de laboratoire séché au tamis de 2 mm, utiliser un
pinceau pour bien récupérer toutes les particules de la fraction 0/2 mm,
# Peser la prise d’essai, qui doit dépasser 200 g, et noter sa masse M1, au
gramme près,

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5. MODE OPERATOIRE

# Mettre 500 ml d'eau distillée dans le bécher, et ajouter la prise d’essai


séchée en remuant bien avec la spatule,
# Agiter la solution de colorant et remplir la burette,
# Régler l'agitateur sur la vitesse de 600 tours/min. et positionner les
ailettes à environ 10 mm du fond du bécher.
# Mettre en marche l’agitateur et déclencher le chronomètre. Agiter le
contenu du bécher pendant 5 min.à 600 tours/min., puis 400 tours/min.
pendant toute la durée de l'essai,
# A l'aide de la burette, introduire 5 ml de solution colorée. Agiter à 400
tours/min. pendant au moins 1 min. et effectuer le test à la tache,
# Prélever une goutte de suspension à l'aide de la baguette de verre et la
déposer sur le papier filtre, préalablement posé sur le dessus d’un bécher
ou autre support, de façon à ce que la plus grande partie de la surface ne
soit pas en contact evec du solide ou du liquide,
# Le test à la tache est négatif tant que celle-çi est de couleur uniforme.
Il est positif lorsque apparaît une auréole bleu-clair autour de la partie
sombre,
# Dés que le test est positif, effectuer des tests toutes les minutes sans
ajouter de solution,
# Si l'auréole disparaît avant la cinquième minute, on rajoute 2 ml de
solution et on effectue les tests toute les minutes, jusqu'à ce que le test
demeure positif pendant 5 minutes consécutives,
# Noter le volume total de solution de colorant, V1, ajouté pour obtenir
cette auréole.

6. EXPRESSION DES RESULTATS

La valeur de bleu des fines MB exprimée en grammes de colorant par kg


de fraction 0/2 mm est :

V V1 : volume total de solution colorée injectée en


MB  1 x10 millilitres
M1
M1 : masse de la prise d’essai, en grammes

Noter la valeur MB à 0,1 g près de colorant par kg de fraction 0/2 mm

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7. VALEUR DE BLEU SUR LA FRACTION 0/0,125 mm

Il est parfois demandé de déterminer la valeur de bleu de méthylène sur la


fraction 0/0,125 mm.
Le mode opératoir est identique, il suffit de tamiser le sable ou la grave sur
un tamis de 0,125 mm. La prise d’essai de masse M1 doit être de 30 g
La valeur de bleu de méthylène MBF en grammes de colorant par kg de
la fraction 0/0,125 mm est:

V1 V1 : volume total de solution colorée injectée en


MBF  x10 millilitres
M1
M1 : masse de la prise d’essai, en grammes

Noter la valeur MBF à 0,1 g près de colorant par kg de fraction 0/0,125 mm

8. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir norme XP P 18-540 et cours “ LES GRANULATS page 27 ”

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 540 : Granulats - Définitions, Conformité, Spécifications.
EN 933-9 : Qualification des fines - Essai au bleu de méthylène.
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COEFFICIENT D'APLATISSEMENT

1. DEFINITIONS

Il s'agit de déterminer le coefficient d'aplatissement d'un échantillon de granulats


d'origine naturelle ou artificielle dont les dimensions sont comprises entre 4 et
50 mm.
La forme d'un élément est définie par 3 dimensions principales:
* Longueur L : le plus grand écartement d'un couple de plans tangents
parallèles.
* Epaisseur E : le plus petit écartement d'un couple de plans tangents
parallèles.
* Grosseur G : dimension de la maille carrée minimale à travers laquelle
passe l'élément.
Le coefficient d'aplatissement A est le pourcentage des éléments tels que :

G
-- > 1,58
E

2. PRINCIPE DE L'ESSAI

L'essai consiste à effectuer un double tamisage:


# Tamisage sur tamis à mailles carrées, pour classer l'échantillon étudié
en différentes classes d/D ( avec D = 1,25 d ), suivant leur grosseur G.
# Puis tamisage des différentes classes granulaires d/D, sur des grilles à
fentes parallèles d'écartement d/1,58.
2.1. Appareillage

# Pour le premier tamisage, on utilise les tamis à maille carrée d'ouverture :


50 - 40 - 31,5 - 25 - 20 - 16 - 12,5 - 10 - 8 - 6,3 - 5 - 4 mm
# Pour la détermination du coefficient d'aplatissement de chaque classe
granulaire, on utilise une série de grilles dont les espacement intérieurs des
barres sont respectivement de :
31,5 - 25 - 20 - 16 -12,5 - 10 - 8 - 6,3 - 5 - 4 - 3,15 - 2,5 mm

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2.2. Exécution de l'essai

# Effectuer le tamisage de l'échantillon par voie sèche, recueillir et peser


chaque fraction d/D.
# Ensuite tamiser manuellement chaque classe granulaire obtenue sur une
grille dont l'écartement E entre les barres est défini par un tableau de
correspondance ( voir feuille de résultats )
# Peser les passants et reporter les résultats sur la feuille d'essai.

3. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir norme XP P 18-540 et cours “ LES GRANULATS page 27 ”

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 540 : Granulats - Définitions - conformité - spécifications.
P 18 - 560 : Granulats - Analyse granulométrique par tamisage
P 18 - 561 : Granulats - Mesure du coefficient d'aplatissement

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COEFFICIENT D'ABSORPTION DES
GRANULATS

1. DEFINITIONS
Il s'agit de déterminer le coefficient d'absorption d'eau des granulats d'origine naturelle ou
artificielle utilisés dans les domaines du bâtiment et du génie civil.

La quantité d'eau pouvant être absorbée par les granulats pendant le malaxage peut
conduire à une perte de maniabilité, voir à un manque d'hydratation des liants. Il faudra
donc, si les granulats sont poreux, effectuer les corrections sur le dosage en eau.
Le coefficient d'absorption d'eau est défini comme le rapport de l'augmentation de masse de
l'échantillon entrainée par une imbibition partielle en eau, à la masse sèche de l'échantillon.
Cette imbibition partielle est obtenue par immersion de l'échantillon dans l'eau pendant 24
heures à 20°C à la pression atmosphérique.

2. COEFFICIENT D'ABSORPTION D'EAU DES GRAVILLONS


2.1. Exécution de l'essai
# La masse de l'échantillon à sa teneur en eau en l'état doit être telle que
M > 0,2 D
# Laver l'échantillon sur le tamis de 4 mm. Sécher le refus à l'étuve, le laisser
refroidir et le peser: soit Ms sa masse.
# Immerger l'échantillon dans l'eau pendant 24 h à 20°C à la pression
atmosphérique.
# Peser ensuite l'échantillon après l'avoir épongé soigneusement avec un chiffon
absorbant, les gros élements étant essuyés individuellement. Soit Ma sa masse.
2.2. Expression des résultats
# Le coefficient d'absorption d'eau en % du gravillon est:
Ma - Ms
Ab = x100
Ms
3. COEFFICIENT D'ABSORPTION D'EAU DES SABLES

3.1. Exécution de l'essai


# La masse de l'échantillon à sa teneur en eau en l'état doit être telle que
500 g < M < 1000 g
# Sécher l'échantillon à l'étuve, le laisser refroidir et le peser: soit Ms sa masse.

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# Immerger l'échantillon dans l'eau pendant 24 h à 20°C à la pression
atmosphérique, en utilisant le minimum d'eau.
# Etaler l'échantillon sur une surface plane, non absorbante, ceci pour éliminer l'eau
excédentaire. Exposer le sable à un flux d'air chaud en le remuant pour assurer un
séchage uniforme et en veillant à ne perdre aucun élément du sable.
# Continuer l'opération jusqu'à ce que l'échantillon approche de l'état "d'écoulement
libre" (grains libres de toute attraction capillaire).
# Placer alors une partie de l'échantillon de sable, sans le tasser, dans le moule tenu
fermement posé sur une surface lisse non absorbante, la section de grand diamètre
en bas. Le remplir jusqu'en haut.
# Damer légèrement la surface 25 fois et retirer le moule verticalement. Si l'humidité
de surface demeure, l'échantillon garde la forme du moule.
# Continuer alors à sécher la totalité de l'échantillon en le remuant constamment et
en faisant des essais à intervalles réguliers, jusqu'à ce que l'échantillon damé
s'affaisse au moment du démoulage. On a alors atteint l'état imbibé surface sèche.
# Peser la totalité de l'échantillon. Soit Ma sa masse.
3.2. Expression des résultats
# Le coefficient d'absorption d'eau en % du sable est:
Ma - Ms
Ab = x100
Ms
4. DETERMINATION DE LA MASSE DANS L'EAU DE L'ECHANTILLON
IMBIBE

4.1. Exécution de l'essai


# Immédiatement après la pesée, introduire la totalité de l'échantillon imbibé dans le
pycnomètre ou le flacon, et remplir avec de l'eau à 20°C jusqu'à environ 90% de la
capacité du flacon.
# Remuer et agiter le pycnomètre pour éliminer les bulles d'air.
# Compléter la quantité d'eau jusqu'au repère de contenance choisi. Peser
l'ensemble : pycnomètre + échantillon + eau, soit M'1 cette masse.
# Retirer l'échantillon du pycnomètre, le rincer et le peser rempli d'eau à 20°C
jusqu'au repère de contenance choisi, soit M'2 cette masse.
# La masse dans l'eau de l'échantillon imbibé est:
M ' a = M ' 1- M ' 2
4.2. Expression des résultats
Ms
# La masse volumique réelle en kg / dm3 est: MVR =
Ma - M ' a
Ma
# La masse volumique réelle imbibée en kg / dm3 est: MVRi =
Ma - M ' a
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Savoirs Technologiques Associés

PARTIE
LES CIMENTS
03

SOMMAIRE

Laboratoire

LES CIMENTS :…………………...…………….. Page 57


GENIE
CONSISTANCE ET TEMPS DE PRISE DES
CIMENTS :…………...……………………….….. Page 61

CIVIL

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NOTES PERSONNELLES

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LES CIMENTS

1. DEFINITIONS
Les ciments usuels sont aussi appelés liants hydrauliques car ils ont la propriété de s'hydrater en
présence d'eau et parceque cette hydratation transforme la pâte liante, qui a une consistance plus
ou moins fluide, en un solide pratiquement insoluble dans l'eau.
Il ne faut pas confondre:
# le ciment, poudre commercialisée en sac ou en vrac, avant son gâchage avec l'eau;
# la pâte de ciment, au moment du gachage du ciment avec l'eau;
# le ciment hydraté ou pâte de ciment durcie lorsque le mélange eau + ciment s'est
solidifié.

2. FABRICATION DU CLINKER

Le composé de base des ciments est un mélange de chaux apportée par des roches calcaires et
d'alumine, de silice et d'oxyde de fer apportés par des argiles.
Calcaires et argiles sont extraits de carrières, puis concassés, homogénéisés, portés à haute
température ( 1450 °C ) dans un four. Le produit obtenu après refroidissement rapide (la trempe)
est le clinker Portland.
Le clinker, auquel on ajoute quelque pourcentage de gypse est ensuite finement broyé de manière
à obtenir une poudre dont la masse volumique absolue varie de 3,0 à 3,2 kg/dm3.

3. AUTRES CONSTITUANTS DES CIMENTS


Ils modifient les propriétés du ciment grâce à leurs caractèristiques chimiques ou physiques. De
part leur nature, ils permettent aussi d'abaisser le prix de revient.
3.1. Laitier granulé de haut fourneau (S) :
Il est obtenu par refroidissement rapide de scories provenant de la fusion de minerai de fer dans
un haut fourneau. Le laitier a des propriétés hydrauliques.
3.2. Pouzzolanes naturelles (Z) :
Ce sont des roches d'origine volcanique ou sédimentaires ayant une composition appropriée, ou
des argiles et schistes activés thermiquement. Les pouzzolanes n'ont pas de propriété
hydrauliques, mais en présence de la chaux libérée par le clinker au cours de son hydratation,
elles forment des hydrates stables: on dit qu'elles ont des propriétés pouzzolaniques.
3.3. Cendres volantes ( V ou W ) :
Elles proviennent du dépoussièrage des gaz de combustion des centrales thermiques au
charbon. On distingue:
* Les cendres volantes siliceuses (V) qui ont des propriétés pouzzolaniques;
* Les cendres volantes calciques (W) qui ont des propriétés hydrauliques et parfois
pouzzolaniques.

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3.4. Schistes calcinés (T) :
Ce sont des schistes portés à une température de 800 °C dans un four spécial. Finement
broyés, ils présentent de fortes propriétés hydrauliques et aussi pouzzolaniques.
3.5. Calcaires (L) :
Ils doivent être constitués de 75% au moins de CaCO3
3.6. Fumées de silice (D) :
Proviennent de l'industrie du silicium et des alliages. Elles ont des propriétés pouzzolaniques.
3.7. Fillers (F) :
Ce sont des constituants secondaires et n'excèdent pas 5% dans la composition des ciments.
Ce sont des matières minérales naturelles ou artificielles qui agissent par leur granulométrie sur
les propriétés physiques des liants ( maniabilité, pouvoir de rétention d'eau ).

4. CLASSIFICATION DES CIMENTS


4.1. Classification en fonction de leur composition : norme NF P 15-
301
Ciment Ciment Ciment de haut Ciment Ciment au
Portland portland fourneau pouzzolanique laitier et aux
composé cendres
CPA- CPJ- CPJ- CHF- CHF- CLK- CPZ- CPZ- CLC- CLC-
CEM I CEM CEM CEM CEM CEM CEM CEM CEM CEM
II/A II/B III/A III/B III/C IV/A IV/B V/A V/B
Clinker  80%  65%  35%  20%  5%  65%  45%  40%  20%
 95%
(K)  94%  79%  64%  34%  19%  90%  64%  64%  39%
Laitier  36%  66%  81%  18%  31%
* 6%  21%  * *
(S)  65%  80%  95%  30%  50%
Pouzzolane 10%  36%  18%  31% 
* total total * * *
(Z) total total total total
 35%  55%  30%  50%
Cendres
*  20%  35% * * *
siliceuses (V)
(fumée (fumée
Fumée de
* (fumée (fumée * * *  10%)  10%) * *
silice (D)
Cendres
* de de * * * * * * *
calciques (W)
Schistes
* silice silice * * * * * * *
(T)
Calcaires
*  10%)  10%) * * * * * * *
(L)
Fillers
(F) * * * * * * * * * *

Le tableau ci-dessus indique les différents ciments et les proportions en masse de leurs
constituants. Les constituants marqués d'une étoile sont secondaires ( moins de 5 % )

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4.2. Classification en fonction de leur résistance :
Trois classes sont définies en fonction de la résistance normale à 28 jours; des sous-
classes sont associées aux 3 classes principales pour désigner des ciments dont les
résistances au jeune âge sont élevées.
Les classes doivent respecter les spécifications indiquées dans le tableau ci-dessous.
Les valeurs entre parenthèses sont des valeurs garanties lorsqu'elles peuvent être
inférieures aux valeurs spécifiées.
Résistance Retrait à Début de Stabilité
28 jours prise
à la compression ( MPa )
(1)
norme EN 196-1
norme norme norme
au jeune âge à 28 jours P 15-433 EN 196-3 EN 196-3
Classe 2 jours 7 jours mini maxi ( m/m ) ( min ) ( mm )
32,5 ( 17,5 )  32,5  52,5  800  90  10
( 30 )
32,5 R  13,5  32,5  52,5  1000  90  10
( 12 ) ( 30 )
42,5  12,5  42,5  62,5  1000  60  10
( 10 ) ( 40 )
42,5 R  20  42,5  62,5  1000  60  10
(18 ) ( 40 )
52,5  20  52,5  60  10
( 18 ) ( 50 )
52,5 R  30  52,5  60  10
( 28 ) ( 50 )
(1) Le retrait spécifié ne concerne que les CPA-CEM I et les CPJ-CEM II
4.3. Désignation normalisée des ciments :
Les ciments sont désignés par leur type et par leur classe de résistance.
exemple : CPJ-CEM II/A 32,5R (L)
C'est un ciment Portland composé, contenant de 80% à 94% de clinker et de 6% à 20%
de fillers calcaires, de classe 32,5 ayant une résistance au jeune âge élevée.

5. AUTRES CIMENTS

En France existent d'autres ciments normalisés, non répertoriés au niveau européen.


5.1. Chaux hydraulique naturelle XHN : norme NF P 15-310
Liant hydraulique résultant de le cuisson de calcaires naturels plus ou moins argileux,
auquel sont ajoutés, au cours de la mouture, d'autres constituants

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5.2. Chaux hydraulique artificielle XHA : norme NF P 15-312
Liant hydraulique à base de clinker ou de ciment Portland additionné de fillers
généralement calcaires.
5.3. Ciment de laitier à la chaux CLX : norme NF P 15-306
Composé de laitier granulé de haut fourneau ( plus de 70% ) et de chaux hydraulique.
5.4. Ciment à maçonner CM : norme NF P 15-307
Contient les mêmes éléments actifs que le ciment Portland artificiel, dans des
proportions moindres. Ses résistances sont moins élevées.
5.5. Ciment naturel CN : norme NF P 15-308
Résulte de la mouture de roches clinkérisées obtenues par cuisson de calcaires
marneux.
5.6. Ciment prompt naturel CNP : norme NF P 15-314
Ciment à prise et durcissement trés rapide résultant de la cuisson de calcaire argileux
de composition régulière puis d'un broyage très fin
5.7. Ciment alumineux fondu CA : norme NF P 15-315
Liant hydraulique provenant de la cuisson d'un mélange d'alumine, de chaux, d'oxydes
de fer et de silice. Après broyage, le ciment obtenu renferme au moins 30% d'alumine.
C'est un ciment à prise lente et a durcissement rapide. Il peut être mélangé avec des
ciments à base de clinker afin d'accélérer la prise.
5.2. Ciment pour travaux à la mer PM : norme NF P 15-317
Ce sont des ciments CPA, CPJ, CHF, CLK, CLC, CNP et CA ayant des compositions
chimiques qui leurs permettent de résister aux agressions des sulfates en présence de
chlorure au cours de la prise et ultérieurement.
5.2. Ciment à faible chaleur d'hydratation CP : norme NF P 15-318
C'est un ciment qui présente, 12 heures après le gâchage, un dégagement de chaleur
faible.
5.2. Ciment pour travaux en eaux à haute teneur en sulfate ES :
norme NF P 15-319
Ce ciment présente une résistance accrue à l'agression des sulfates au cours de la prise
et du durcissement.
NORMES A CONSULTER :
NF P 15-301 : Liants hydrauliques - Ciments courants - Composition, spécifications et
critères de conformité
NF EN 196 - 1 : Méthodes d'essais des ciments - Détermination des résistances
mécaniques
Consulter également les normes citées dans le cours
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CONSISTANCE ET TEMPS DE PRISE
DES CIMENTS

1. GACHAGE DES LIANTS

Lorsqu'on ajoute de l'eau à un ciment, il se forme une pâte qu'il est possible de
travailler, de mouler, de mélanger à du sable et du gravillon pour en faire du
mortier ou du béton.
Mais au bout d'un certain temps, intervient une réaction chimique LA PRISE : la
pâte, le mortier ou le béton deviennent de plus en plus difficiles à travailler, et
bientôt, ils sont durs.
On doit donc se poser deux questions:
* Quel pourcentage d'eau faut-il ajouter au ciment pour que la prise se
fasse dans de bonnes conditions ?.
La réponse est fournie par l'ESSAI DE CONSISTANCE.
* Au bout de combien de temps après le gâchage la prise commence-t-
elle ?.
La réponse est fournie par l'ESSAI DE PRISE.

2. ESSAI DE CONSISTANCE

2.1. But de l'essai:

Il s'agit de déterminer la quantité optimale d'eau de gâchage.


La pâte pure gâchée avec la quantité d'eau ainsi déterminée est dite "PATE
NORMALE".
2.2. Matériel utilisé :
On utilise l'APPAREIL DE VICAT. Il doit être équipé :
* d'une sonde cylindrique en métal de 50 mm de longueur effective et de
10 mm de diamètre. La masse totale des parties mobiles doit être de 300
g.
* du moule de VICAT de forme tronconique, d'une profondeur de 40 mm, 
supérieur 70 mm,  inférieur 80 mm
 d'une plaque de base plane, plus large que le moule, et d'une
épaisseur d'au moins 2,5 mm.

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2.3. Malaxage de la pate de ciment :

# Peser 500 g de ciment et une quantité d'eau ( 125 g par exemple soit 25
% ).
# Mettre le tout dans la cuve du malaxeur très soigneusement pour éviter
toute perte.
# Mettre le malaxeur en route, et déclencher le chronomètre. Le faire
tourner à vitesse lente pendant 90 secondes.
# Arrêter la machine pendant 15 secondes durant lesquelles la pâte
adhérente à la cuve est grattée.
# Remettre le malaxeur en route pendant 90 secondes. Le malaxage doit
durer au total 3 min.
2.4. Remplissage du moule :

# Introduire immédiatement la pâte dans le moule, placé sur une plaque


de base plane, légèrement graissée.
# Le remplir à refus, sans tassement ni vibration.
# Enlever l'excès de pâte par un mouvement de va-et-vient effectué avec
précaution. La surface supérieure doit être lisse.
2.5. Essai de pénétration :
# Régler la sonde : l'abaisser jusqu'à la plaque de base pour ajuster le
repère au zéro. Relever la sonde en position d'attente
# Placer le moule et la plaque dans l'axe de la sonde.
# Abaisser la sonde jusqu'à ce qu'elle arrive au contact de la pâte. Lâcher
alors rapidement les parties mobiles 4 min. après le début du malaxage.
# Effectuer la lecture à la fin de la pénétration, ou 30 secondes après la
libération de la sonde
2.6. Expression des résultats :
# La lecture indique la distance entre la face inférieure de la sonde et la
plaque de base, pour une teneur en eau de la pâte.
# Répéter l'essai avec des pâtes de teneur en eau différentes, de façon à
obtenir une distance de 6 mm  1 mm.
# Enregistrer la teneur en eau de cette pâte à 0,5 %.
C'est la teneur en eau pour le gâchage de la pâte de consistance
normalisée.

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3. DETERMINATION DU TEMPS DE DEBUT DE PRISE

3.1. But de l'essai :

Il s'agit de déterminer le temps qui s'écoule entre le gâchage et le début de


prise du ciment.
C'est le temps dont on dispose pour fabriquer, transporter, et mettre en
oeuvre le mortier ou le béton.
3.2. Matériel utilisé :

On utilise l'APPAREIL DE VICAT décrit plus haut.


Il doit être équipé d'une aiguille en acier de 50 mm de longueur effective et
de 1,13 mm de diamètre. La masse totale des parties mobiles doit être de
300 g.
3.3. Mode opératoire :

# Remplir le moule de VICAT de pâte de consistance normalisée et


l'araser.
# Régler l'aiguille : l'abaisser jusqu'à la plaque de base pour ajuster le
repère au zéro . Relever l'aiguille en position d'attente.
# Au bout d'un temps convenable, placer le moule et la plaque dans l'axe
de l'aiguille.
# Abaisser l'aiguille jusqu'à ce qu'elle arrive au contact de la pâte. Lâcher
alors rapidement les parties mobiles et laisser pénétrer l' aiguille
verticalement.
# Effectuer la lecture à la fin de la pénétration, ou 30 secondes après la
libération de l'aiguille.
3.4. Expression des résultats :

# La lecture indique la distance entre l'extrémité de l'aiguille et la plaque


de base.
# Répéter l'essai de pénétration sur la même éprouvette à des positions
convenablement espacées, et après avoir nettoyé l'aiguille.
# Enregistrer le temps mesuré depuis le début du malaxage, au bout
duquel la distance entre l'aiguille et la plaque est de 4 mm  1 mm.

C'est le temps de début de prise à 5 min. prés.

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4. DETERMINATION DU TEMPS DE FIN DE PRISE

4.1. But de l'essai :

Il s'agit de déterminer le temps qui s'écoule entre le gâchage et la fin de prise


du ciment.
4.2. Mode opératoire :
# Retourner le moule rempli précédemment.
# Munir l'aiguille de l'accessoire annulaire. Procéder de la même manière
que pour l'essai de début de prise.
# Effectuer la lecture à la fin de la pénétration, ou 30 secondes après la
libération de l'aiguille.
4.3. Expression des résultats :

# La lecture indique la distance entre l'extrémité de l'aiguille et la plaque


de base.
# Répéter l'essai de pénétration sur la même éprouvette à des positions
convenablement espacées, et après avoir nettoyé l'aiguille.
# Enregistrer le temps mesuré depuis le début du malaxage, au bout
duquel l'aiguille ne pénètre plus pour la première fois qu'à 0,5 mm.
C'est le temps de fin de prise à 15 min. prés.

NORME A CONSULTER :
NF EN 196 - 3 : Méthodes d'essais des ciments - Détermination du temps de prise et
de stabilité

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Savoirs Technologiques Associés

PARTIE
LES BETONS
04

SOMMAIRE

COMPOSITION DES BETONS :…………….... Page 67

BETON PRET A L’EMPLOI :……………….….. Page 69

Laboratoire DESIGNATIONS DES BETONS


HYDRAULIQUES :……………….……...……… Page 73

COMPOSITION DES BETONS : METHODE


GENIE DREUX - GORISSE :…………..…….…………. Page 75

METHODE DREUX–GORISSE - TABLEAUX : Page 79

CONTROLES SUR BETON FRAIS :….………. Page 83


CIVIL
CONFEXTION D’EPROUVETTES :…………... Page 89

CONTROLES SUR BETON DURCI – ESSAIS


NON DESTRUCTIFS :……..…………………… Page 93

CONTROLES SUR BETON DURCI – ESSAIS


DESTRUCTIFS :……..………..………………… Page 97

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NOTES PERSONNELLES

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COMPOSITION DES BETONS

1. DEFINITIONS

Le béton est constitué de deux parties essentielles :

LA PATE DE CIMENT LES GRANULATS

 

CIMENT + EAU SABLE + GRAVILLON

L' étude de la composition d'un béton consiste à définir le mélange de ces


différents constituants pour obtenir un béton dont les qualités soient celles
recherchées pour la construction de l'ouvrage à réaliser.
Presque toujours, il s'agit de rechercher deux qualités essentielles :
LA RESISTANCE L'OUVRABILITE

 

Résistance en compression Affaissement au


du béton à 28 jours : fc28 cône d'Abrams : A

Mais il faudra, en fonction de l'utilisation du béton, rechercher d'autres qualités:


Etanchéité, résistance au gel, parement, etc...
Il n'existe pas une composition type, mais des méthodes de composition (
FAURY, BOLOMEY, VALLETTE, DREUX-GORISSE,...). Elles sont toutes
basées sur une adaptation de résultats expérimentaux.

2. FACTEURS ESSENTIELS DE COMPOSITION

2.1. La pâte de ciment :


Dans le béton frais, la pâte de ciment permet à la fois d'assurer la fluidité du
béton et la cohésion du mélange ( plasticité ). Ces deux caractéristiques sont
liées à la viscosité de la pâte de ciment et à sa proportion dans le mélange.
Dans le béton durci, après la réaction d'hydratation du ciment, la pâte de
ciment se transforme en un enchevêtrement de cristaux qui assure le "
collage " des granulats et la résistance du béton. Cette fois, c'est la nature de
la pâte qui est fondamentale (nature du ciment et quantité d'eau).

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Des expériences ont montré que:
 La résistance d'un béton ne dépend que du rapport ciment/eau (C/E)
et de la classe du ciment. ( Il faut tout de même une quantité suffisante
de pâte de ciment correspondant à environ 200 kg de ciment / m3 )

La quantité d'eau nécessaire à la réaction d'hydratation du ciment


correspond à un rapport C/E compris entre 1,5 et 2,5. Si on réduit ce
rapport, on introduit une quantité d'eau non liée assimilable à du vide. On
a donc un affaiblissement de la résistance.

 Avec un dosage en ciment C constant, l'ouvrabilité augmente quand


le rapport C/E diminue. L'augmentation de la quantité d'eau E dans le
mélange diminue la viscosité de la pâte de ciment et augmente la fluidité
du béton frais.

 Le rapport C/E étant constant, l'ouvrabilité croît avec le dosage en


ciment. L'augmentation du dosage C en ciment implique une
augmentation de la quantité de pâte de ciment et donc une plus grande
plasticité du béton frais.

 Plus la proportion de pâte de ciment est importante, plus les risques de


retrait et de fluage sont importants.

2.2. Composition granulaire :

Il s'agit avant tout d'un problème économique: Le ciment étant le constituant


le plus coûteux du béton, on a intérêt à en limiter la proportion.

Le principe retenu est donc de déterminer une composition granulaire (


rapport G/S ) conduisant à un mélange laissant un minimum de vides, qui
seront comblés par la pâte de ciment .

La plupart des méthodes sont fondées sur la recherche d'une courbe


granulométrique de référence conduisant à ce minimum de vides
intergranulaire.

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BETON PRET A L'EMPLOI

1. DEFINITIONS
Les bétons prêts à l'emploi sont des bétons élaborés en centrales fixes ou mobiles à
partir d'un mélange de ciment, de granulats courants naturels ou artificiels, d'eau et
éventuellement d'adjuvants et d'additions, dont les composants sont dosés et malaxés
pour être livrés prêts à être mis en place sans autre traitement.
Ils sont transportés de la centrale au lieu d'utilisation dans des véhicules spécialement
équipés de cuves tournantes, ou dans des véhicules à bennes, ou livrés directement
dans un instrument de levage ou de manutention ( benne de grue, pompe... )
1.1. Type de béton :
Le type de béton est désigné en abrégé par les lettres NA ( non armé ), BA (béton armé)
ou BP ( béton précontraint )
1.2. Bétons à caractères normalisés : BCN
Ce sont des bétons qui, à la commande, sont désignés par BCN suivi de :
# la désignation normalisée du ciment et de l'addition éventuelle entrant dans la
composition du liant équivalent;
# la consistance désignée par la valeur en centimètres de l'affaissement mesuré au
cône ou par une lettre;
# la résistance caractéristique, valeur de la résistance à la compression à 28 jours
désignée par la lettre B suivie de cette résistance en mégapascals;
# la granularité désignée par les dimensions d et D en millimètres du plus petit et du
plus gros grain des granulats;
# la classe d'environnement;
# le type de béton;
L'utilisateur peut également spécifier des caractères complémentaires ( nature et
provenance des constituants, dosage minimal en ciment ou en liant équivalent,
aspect du parement... ).
# la référence à la norme P 18-305 et le cas échéant à la certification ( marque NF ).
Exemple: BCN : CPJ-CEM II/B 32,5 - P - B30 - 0/20 - E : 2a - NA - P 18-305 - marque NF
1.3. Bétons à caractères spécifiés : BCS
Bétons définis à la commande par BCS suivi de :
# la désignation normalisée du ciment et de l'addition éventuelle entrant dans la
composition du liant équivalent;
# la granularité désignée par les dimensions d et D en millimètres du plus petit et du
plus gros grain des granulats;
# le dosage en eau ou le rapport eau efficace/liant équivalent, ou la consistance;
# la classe d'environnement;
# le type de béton;
L'utilisateur peut également spécifier des caractères particuliers autres que la
résistance.
# la référence à la norme P 18-305 et le cas échéant à la certification ( marque NF ).

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2. CLASSES D'ENVIRONNEMENT
Les normes ENV 206 et NF P 18-305 définissent des classes d'exposition en fonction
des conditions d'environnement.
Classe Environnement Descriptif
- intérieur de bâtiments d'habitation ou de bureaux;
1 sec
- éléments extérieurs protégés par un bardage avec lame d'air.
- intérieur de bâtiment où l'humidité est suffisamment élevée pour
humide sans gel ou entraîner des risques de condensation;
2a avec un gel faible (1) - parties extérieures;
- parties en contact avec un sol non agressif et/ou de l'eau.
- parties extérieures exposées au gel modéré;
- parties en contact avec un sol non agressif et/ou de l'eau et
2b1 humide avec gel
modéré (1) exposées au gel modéré;
- parties intérieures où l'humidité est élevée et exposées au gel
modéré.
- parties extérieures exposées au gel sévère;
- parties en contact avec un sol non agressif et/ou de l'eau et
2b2 humide avec gel
sévère (1) exposées au gel sévère;
- parties intérieures où l'humidité est élevée et exposées au gel
sévère.
3 humide avec gel
- parties intérieures et extérieures exposées au gel et aux sels de
modéré ou sévère et
déverglaçage.
produits dégivrants
4a1 marin immergé ( sans - éléments complètement et en permanence immergés dans l'eau
gel ou avec gel faible ) de mer.
- éléments partiellement immergés dans l'eau de mer ou
marin marnage ( sans
4a2 gel ou avec gel faible )
éclaboussés par celle-ci;
- éléments exposés à un air saturé en sel.
- éléments partiellement immergés dans l'eau de mer ou
marin avec gel modéré
4b ou sévère
éclaboussés par celle-ci et exposés au gel modéré ou sévère;
- éléments exposés au gel et à un air saturé en sel.
- environnement à faible agressivité chimique (gaz, liquides ou
faiblement agressif
5a chimiquement (2)
solides);
- atmosphère industrielle agressive.
moyennement agressif
5b - environnement d'agressivité modérée (gaz, liquides ou solides).
chimiquement (2)
5c
fortement agressif - environnement à forte agressivité chimique (gaz, liquides ou
chimiquement (2) solides).
(1)
Les classes de gel sévère, modéré et faible sont définies par les conditions suivantes
mesurées en moyenne annuelle sur les 30 dernières années :
- gel faible : pas plus de 2 jours ayant atteint une température inférieure à - 5 ° C;
- gel sévère : plus de 10 jours ayant atteint une température inférieure à - 10 ° C;
- gel modéré : entre gel faible et gel sévère.
(2)
voir norme P 18-011.

3. LES ADDITIONS

3.1. Nature des additions :


Les additions normalisées admises en substitution partielle du ciment sont :

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nature de l'addition code norme de référence

Laitiers vitrifiés moulus de haut-fourneau L NF P 18-506


Cendres volantes de houille Cv NF EN 450
Additions calcaires Fc NF P 18-508
Fumées de silices SF NF P 18-502
Fillers siliceux de classes B, C et suivantes Fs NF P 18-501
3.2. Quantités d'additions :
La quantité maximale d'addition A est définie par le rapport A / (A + C ) pour les
différentes classes d'environnement, selon le type de béton.
Classes d'environnement E
1 2a 2b1 2b2 3 4a1 4a2 4b 5a 5b 5c
Rapport maximal
Eeff / ( C + kA )
non armé (1) 0,7 0,55 0,55 0,5 0,55 0,5 0,5 0,55 0,5 0,45
armé 0,65 0,6 0,55 0,55 0,5 0,55 0,5 0,5 0,55 0,5 0,45
précontraint 0,6 0,6 0,55 0,55 0,5 0,55 0,5 0,5 0,55 0,5 0,45
BCN Rapport maximal
et A / (A + C )
BCS additions
calcaires 0,25 0,25 0,25 0,25 0,05 0,05 0,05 0,05 (1) (1) (1)
(1)
cendres volantes 0,3 0,3 0,3 0,3 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15
(1)
laitiers moulus 0,3 0,3 0,3 0,3 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15
fumées de silice 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,03 0,03 0,03
(1) (1) (1)
fillers siliceux 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,05 0,03 0,03
(3) (3) (3)
Air occlus ( en % ) (2) (2) (2) 4 4 (2) (2) 4 (2) (2) (2)
Teneur minimale en
ciment ou en liant
équivalent (en kg/m3)
pour D= 20 mm (4)
non armé 150 200 240 300 330 330 350 350 330 350 385
armé 260 280 280 310 330 330 350 350 330 350 385
précontraint 300 300 300 315 330 330 350 350 330 350 385
Nature du ciment (2) (2) (2) (2) (2) PM PM PM PM ES ES
Résistance
caractéristique minimale
à 28 j. (en MPa)
non armé (2) 16 22 28 32 32 35 35 32 35 40
BCN
armé 22 25 28 30 32 32 35 35 32 35 40
précontraint 30 30 30 30 32 32 35 35 32 35 40
(1) Les additions éventuelles ne sont pas prises en compte pour le calcul du dosage en li ant
équivalent.
(2) Absence de spécifications particulières.
(3) Le respect de cette valeur implique l'utilisation d'un entraineur d'air.
(4) Pour des valeurs différentes de D il faudra modifier les valeurs indiquées de la façon
suivante:
D  12,5 : + 10% D = 16 : + 5% D = 25 : - 5% D 31,5 : - 10%

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4 LIANT EQUIVALENT

Le liant équivalent est constitué de ciment CPA - CEM I 42,5 ou 42,5R ou 52,5 ou 52,5R
et d'une addition normalisée.
Pour tenir compte des apports respectifs des constituants vis-à-vis de la durabilité, la
quantité de liant équivalent est définie par la formule :
C' = C + kA
avec # C = quantité de ciment en Kg par mètre cube de béton
# A = quantité d'addition prise en compte en Kg ( voir tableau )
# k = coefficient de prise en compte ( voir tableau )
Valeurs forfaitaires de k
Nature de l'addition k Conditions
Laitiers vitrifiés moulus
de haut fourneau, de 0,9
classe B
0,6 si i28 0,83 et i90  0,95
Cendres volantes de 0,5 si i28 0,80 et i90  0,90
houille
0,4 si i28 0,75 et i90  0,85
Additions calcaires 0,25 si i28 0,71
Environnements 5a, 5b, 5c Autres environnements
Fumées de silice 1 SF/(SF + C) = 0,03 SF/(SF + C) = 0,10
2 SF/(SF + C) = 0,03 SF/(SF + C) = 0,10
si E/C  0,45 et si C  295 kg si E/C  0,45 et C  280 kg

Fillers siliceux 0,10


Autres cas, autres
ciments ou autres 0
additions

Les indices d'activité à 28 et 90 jours ( i 28 et i90 ) sont déterminés selon les normes NF
EN 450 et NF P 18-508

5 EAU EFFICACE

La teneur en eau efficace est la proportion d'eau de gâchage augmentée


de la proportion d'eau déjà présente à la surface des granulats considérés
comme saturés à la surface sèche, dans les adjuvants et les additions.
Elle est désignée en abrégé par Eeff.

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DESIGNATIONS DES BETONS HYDRAULIQUES
Selon les NORMES NF P 18 -010, NF P 18 -540, NF P 18-305 et selon le
F AS C I C U L E 6 5 Ar t i c l e 2 4 , An n e x e s T e c h n i q u e s 2 4 . 1 e t 2 4 . 2
Si un béton est désigné par : B 25 P - 0/20 - 350 CPJ CEM II/A 32,5 R, ces termes signifient
Résistance B désigne un béton - M désignera un mortier
caractéristique
25 précise la résistance caractéristique en MPa : f c28
du béton
B 25 A 24 - 1.2.2 9 classes de résistance sont normalisées :
T 24.1B B 12 - B 16 - B 20 - B 25 - B 30 - B 35 - B 40 - B 45 - B 50
NF P 18-010
( seules les classes en italiques sont retenues par le fascicule 65 )

P désigne la classe de consistance par une fourchette de


l'affaissement (cm)
Consistance
Des valeurs précises de l'affaissement peuvent être spécifiées (C tolérance )
P A 24 - 1.2.1 0 +2 0 +3 0 +3
T 24.1.A 0 C-- C -- C --
+1
C --
5
NF P 18-010 4 9 10
NF P 18-305
15 16

FF PP TT.P.
.P . Fl
Fl
Ferme Plastique T rès Plastique Fluide

Dimension maximale des granulats ( 20 mm dans le cas particulier )


Granulats Des spécifications particulières s'appliquent aux granulats en fonction de
fc28
0 / 20 * Si fc28 < 30 MPa : Les spécifications de base de la norme NF P 18-
A 24 - 2.2 540 s'appliquent.
T 24.2 * Si fc28 > 30 MPa : Des spécifications particulières sont mentionnées
NF P 18-540 par le fascicule 65 : Ab ( coeff. d'absorbsion eau )  2 %, FS (Friabilité
des sables)  20, LA ( Los Angelès )  25, etc...
350 : dosage minimum en ciment ( en Kg/m3 de béton en place ),
350 CPJ-CEM II/A : type de ciment : Ciment Portland Composé fabriqué à
partir de 80 à 94 % de clinker et 6 à 20 % de composants divers (
CPJ Ciment et cendres, laitier, fumée de silice, etc...),
dosage 32,5 : classe du ciment : Il s'agit de la résistance normale du ciment à
CEM 28 jours en MPa. 32,5 représente la limite inférieure garantie Li, la
A 24 - 2.1
II/A limite supérieure Ls étant égale à 52,5 MPa,
T 24.1.C3 R : précise que le ciment a une résistance elevée au jeune âge ( à 2
32,5 jours ).
R Le fascicule 65 précise le dosage minimal pour assurer la durabilité du
béton
D 5 10 16 20 25 50 Formule de calcul
B.A. courant 550
400 350 315 300 290 250 5
D
B.A. très 700
exposé et B.P. 510 440 400 385 370 320 5
D

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NOTES PERSONNELLES

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COMPOSITION DES BETONS :
METHODE DREUX-GORISSE

1. CHOIX DES DONNEES DE BASE

1.1. Résistance :
La valeur généralement spécifiée est la résistance caractéristique à 28 jours ( fc28 )
La résistance moyenne à atteindre peut être évaluée 15 % supérieure soit:

fc  fc28* 1,15

1.2. Ouvrabilité :
On prend comme valeur de référence l'affaissement au cône d'Abrams A
Le choix de l'ouvrabilité dépend du mode de mise en place et de la densité du
ferraillage.(TABLEAU 1)
1.3. Dimension maximale D des granulats :
On a vu que pour une courbe granulométrique donnée, plusieurs dimensions de tamis
peuvent satisfaire aux conditions énoncées par la norme P 18-540 pour la définition du
diamètre D du plus gros granulat.
Dans l'application de la méthode DREUX-GORISSE, la valeur retenue D sera
telle que le refus sur le tamis correspondant soit la plus proche de 8 %.
La dimension des granulats dépend également de l'ouvrage à réaliser ( TABLEAU 2 )

2. DETERMINATION DU RAPPORT C/E


Le rapport du poids de ciment au poids d'eau par m3 de béton est défini en
fonction de la résistance moyenne escomptée: ( Relation de Bolomey )

fc = G * FCE ( C/E - 0,5 )

fc : Résistance moyenne du béton à 28 jours


G : Coefficient granulaire ( TABLEAU 3 )
FCE : Résistance moyenne du ciment à 28 jours
C : Masse de ciment par m3 de béton
E : Masse d'eau par m3 de béton

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3. DETERMINATION DU DOSAGE EN CIMENT C
Le dosage en ciment se calcul en fonction de l'ouvrabilité souhaitée. On utilise l'abaque n°
1.
REMARQUE: Un dosage minimum en ciment est souvent imposé par le cahier des charges
ou par le cahier des clauses techniques générales. Il faudra donc prendre la plus grande
valeur trouvée.

4. DETERMINATION DU DOSAGE EN EAU E


Le dosage en eau se fait en fonction du rapport C/E et du dosage en ciment C:

E = C / ( C/E )
Pour tenir compte de la granulométrie, on applique une correction. ( TABLEAU 4 )
Le dosage ainsi trouvé correspond à la quantité d'eau à mettre dans le béton. Il convient de
tenir compte de la teneur en eau des granulats au moment de la fabrication de ce béton. A
défaut de valeurs précises, on peut utiliser celles du TABLEAU 5.

5. DETERMINATION DE LA COMPOSITION GRANULAIRE


Il est nécessaire d'avoir les courbes granulométriques des granulats.
Le module de finesse du sable et son équivalent de sable doivent être conformes aux
valeurs préconisées ( voir cours ).
5.1. Tracé de la courbe granulométrique de référence :
Sur le graphique d'analyse granulométrique, on trace une composition granulaire de
référence OAB
* point O : abscisse : 0 ordonnée : 0
* point B : abscisse : D ordonnée : 100
* point A : ses coordonnées sont définies de la manière suivante:
- abscisse = D/2 si D  20 mm.
- abscisse au milieu du "segment gravillon" limité par le tamis de 5 mm et le
tamis correspondant à D si D > 20 mm.
- ordonnée:

Y = 50 - D +K

K: terme correcteur qui dépend du dosage en ciment, de l'efficacité du serrage, de la


forme des granulats, et du module de finesse du sable.(TABLEAU 6 )
5.2. Détermination des proportions de granulats :
On trace une ligne de partage joignant le point correspondant à 95 % des granulats
fins au point correspondant à 5 % des gros granulats.
On lit alors sur la courbe de référence, au point de croisement avec la droite de partage,
les pourcentages en volume absolu de chacun des granulats.

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6. DETERMINATION DE LA COMPOSITION EN VOLUME ABSOLU

6.1. Volume de ciment :


Vc : volume absolu de ciment en dm3
Vc = C / MVRc C : masse de ciment en kg
MVRc: masse volumique absolue du ciment en kg/dm3
6.2. Volume de granulats :

VG : volume absolu des granulats en dm3


VG = (1000*Vc
 : coefficient de compacité ( TABLEAU 7 )
6.3. Volume de sable :
Vs= S % * VS

6.4. Volume de gravillon :


Vg= G % * VG

7. DETERMINATION DE LA COMPOSITION PONDERALE EN KG

7.1. Masse de ciment : C


7.2. Masse d'eau : E ( correspond au volume en dm3 )
7.3. Masse de sable :
S = Vs * MVRs MVRs: masse volumique absolue du sable en kg/dm3

7.4. Masse de gravillon :


MVRg: masse volumique absolue du gravillon en
G = Vg * MVRg
kg/dm3

8. AJUSTEMENT

Dans la composition de référence, la somme des masses de chacun des


constituants, y compris l'eau, ne donne en général pas exactement la masse
du m3 de béton frais en oeuvre.
8.1. Masse volumique théorique du m3 de béton frais : MV0

MV0 =C + E + S + G

S : Masse de sable }
G : Masse de gravillon } pour confectionner 1 m3
C : Masse de ciment } de béton frais
E : Masse d'eau }

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8.2. Masse volumique réelle : MV
En pesant l'éprouvette, on obtient sa masse M. Connaissant son volume V, on peut
calculer la masse volumique réelle du béton en oeuvre.

M
MV = -----
V

8.3. Ajustement
1. si MV = MV0 : La composition est bonne.
2. si MV < MV0 : La composition étudiée donne plus de 1 m3 de béton.

x = MV - MV0

Il faut apporter les corrections suivantes :


# sur le gravillon

x * Mg
-----------
Mg + Ms

# sur le sable
x * Ms
-----------
Mg + Ms

3. si MV > MV0 : La composition étudiée donne moins de 1 m3 de béton.


Utiliser les mêmes formules que ci dessus.

NORMES A CONSULTER :
NF P 18 - 010 : Bétons - Classification et désignation des bétons hydrauliques
NF P 18 - 303 : Béton - Mise en oeuvre - Eau de gâchage pour béton de construction
NF P 18 - 305 : Bétons - Bétons préts à l'emploi préparés en usine
NF P 18 - 404 : Bétons - Essais d'étude, de convenance et de contrôle - ...
NF P 18 - 405 : Bétons - Essais d'information - ...
NF P 18 - 451 : Bétons - Essai d'affaissement
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METHODE DREUX-GORISSE :
TABLEAUX

1. TABLEAU 1 : OUVRABILITE DES BETONS

Les caractéristiques propres du béton sont appréciées par sa consistance


mesurée par l'affaissement au cône d'ABRAMS ( norme NF P 18-451 )

AFFAISSEMENT AU CONE ECART CLASSIFICATION DESIGNATION


en cm TOLERE SIMPLIFIEE
de 0 à 4 cm ± 1 cm Ferme F

de 5 à 9 cm ± 2 cm Plastique P

de 10 à 15 cm ± 3 cm Trés plastique TP

 à 16 cm ± 3 cm Fluide FL

2. TABLEAU 2 : DIMENSION MAXIMALE DES GRANULATS

Evaluation approximative de la dimension maximale D des granulats en fonction


des caractéristiques de la pièce à bétonner et de l'ambiance plus ou moins
agressive:
CARACTERISTIQUES DE LA PIECE A BETONNER D maxi

eh : espacement horizontal entre armatures ...........................  eh / 1,5


ev : espacement vertical entre armatures ...............................  ev
c : distance des armatures au coffrage :
* ambiance trés agressive .......................... 4 cm <c
* ambiance moyennement agressive ......... 3 cm <c
* ambiance peu agressive ......................... 2 cm <c
* ambiance non agressive ......................... 1 cm <c
r : rayon moyen du ferraillage :
* granulats roulés ....................................................... 1,4 r
* granulats concassés ................................................. 1,2 r
hm: hauteur ou épaisseur minimale ........................................  hm / 5

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3. TABLEAU 3 : COEFFICIENT GRANULAIRE G

Les valeurs du tableau supposent que le serrage du béton sera effectué dans
de bonnes conditions.

QUALITE DES DIMENSION D DES GRANULATS

GRANULATS FINS MOYENS GROS


( D  12,5 mm ) (20 D  31,5 mm) ( D  40 mm )

EXCELLENTE 0,55 0,60 0,65

BONNE, COURANTE 0,45 0,50 0,55

PASSABLE 0,35 0,40 0,45

4. TABLEAU 4 : CORRECTION SUR LE DOSAGE EN EAU

Correction en fonction de la dimension maximale des granulats.

DIMENSION MAXIMALE 4 mm 8 mm 12,5 mm 20 mm 31,5 mm 40 mm 80 mm


D DES GRANULATS

CORRECTION EN % + 15 +9 +4 0 -4 -8 - 12

5. TABLEAU 5 : CORRECTION SUR LE DOSAGE EN EAU

Correction en fonction de la teneur en eau approximative des granulats courants


en dm3 pour un m3 de matériau ( en volume apparent )

DEGRE APPARENT EAU D'APPORT EN dm3 / m3


D'HUMIDITE

Sable 0/5 Gravillon Gravillon 5/20 Gravillon


5/12,5 20/40

Apparence :

SECHE .......................... 0 à 20 négligeable négligeable négligeable

HUMIDE ........................ 40 à 60 20 à 40 10 à 30 10 à 20

TRES HUMIDE ............. 80 à 100 40 à 60 30 à 50 20 à 40

SATUREE, EGOUTTEE 120 à 140 60 à 80 50 à 70 40 à 60

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6. TABLEAU 6 : VALEUR DU TERME CORRECTEUR K

VIBRATION FAIBLE NORMALE PUISSANTE


Forme des granulats Roulé Concassé Roulé Concassé Roulé Concassé
(des sables en particulier)
400+Superpl. -2 0 -4 -2 -6 -4
400 0 +2 -2 0 -4 -2
dosage 350 +2 +4 0 +2 -2 0
en 300 +4 +6 +2 +4 0 +2
ciment 250 +6 +8 +4 +6 +2 +4
200 +8 + 10 +6 +8 +4 +6
NOTA 1: Correction supplémentaire Ks : Si le module de finesse du sable est fort
(sable grossier) une correction supplémentaire sera apportée de façon à relever le
point A, ce qui correspond à majorer le dosage en sable et vice versa. La correction
supplémentaire sur K peut être effectuée en ajoutant la valeur Ks = 6 Mf - 15 ( Mf
étant le module de finesse du sable qui peut varier de 2 à 3 avec valeur optimale de 2,5
pour laquelle la correction préconisée est alors nulle ).
NOTA 2: Correction supplémentaire Kp : Si la qualité du béton est précisée
"pompable", il convient de conférer au béton le maximum de plasticité et de l'enrichir
en sable par rapport à un béton de qualité "courante". On pourra pour cela majorer le
terme correcteur K de la valeur Kp = + 5 à + 10 environ selon le degré de plasticité
désiré.

7. TABLEAU 7: COEFFICIENT DE COMPACITE

CONSISTANCE SERRAGE COEFFICIENT DE COMPACITE 


D=5 D = 10 D = 12,5 D = 20 D = 31,5 D = 40 D = 80

Piquage ............... 0,750 0,780 0,795 0,805 0,810 0,815 0,820


Très
Vibration faible.... 0,755 0,785 0,800 0,810 0,815 0,820 0,825
plastique
Vibration normale. 0,760 0,790 0,805 0,815 0,820 0,825 0,830
Piquage ................ 0,760 0,790 0,805 0,815 0,820 0,825 0,830
Plastique
Vibration faible .... 0,765 0,795 0,810 0,820 0,825 0,830 0,835
Vibration normale. 0,770 0,800 0,815 0,825 0,830 0,835 0,840
Vibration puissante
0,775 0,805 0,820 0,830 0,835 0,840 0,845
Vibration faible ..... 0,775 0,805 0,820 0,830 0,835 0,840 0,845
Ferme
Vibration normale. 0,780 0,810 0,825 0,835 0,840 0,845 0,850
Vibration puissante 0,785 0,815 0,830 0,840 0,845 0,850 0,855

NOTA : Ces valeurs sont convenables pour des granulats roulés sinon il conviendra
d'apporter les corrections suivantes : * Sable roulé et gravillon concassé : - 0,01
* Sable et gravillon concassé : - 0,03

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8. ABAQUE N° 1

Abaque permettant d'évaluer approximativement le dosage en ciment à prévoir en fonction


du rapport C/E et de l'ouvrabilité désirée ( affaissement A au cône d'Abrams )

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CONTROLES SUR BETON FRAIS

1. ESSAI D'AFFAISSEMENT

Cet essai est également appelé ESSAI AU CONE D'ABRAMS ou SLUMP -


TEST.
1.1. But de l'essai :
Il s'agit de contrôler l'ouvrabilité d'un béton, c'est à dire vérifier son adaptation au moyen
de mise en oeuvre.
1.2. Limites d'utilisation :
Ce type d'essai n'est applicable que pour des bétons dont la dimension maximale D des
granulats est  à 40 mm.
1.3. Matériel :
* Le MOULE : en acier, forme tronconique et sans fond.
Dimensions : #  du cercle de base inférieure ...... : 200 mm
#  du cercle de base supérieure ..... : 100 mm
# hauteur ........................................... : 300 mm
* La TIGE de PIQUAGE : en acier, extrémités arrondies.
Dimensions : #  ................................ : 16 mm
# longueur ..................... : 6OO mm
* Le PORTIQUE DE MESURE : deux montants verticaux reliés par une
traverse à la partie supérieure, sur laquelle coulisse un réglet.
* La SURFACE D'APPUI de l'ENSEMBLE : rigide, en acier.
1.4. Mode opératoire :
# Huiler légèrement l'intérieur du moule et le fixer sur la plaque d'appui qui aura été
humidifiée.
# Introduire le béton dans le moule, en 3 couches de même épaisseur. Piquer chaque
couche 25 fois à l'aide de la tige.
# Araser la dernière couche en roulant la tige sur le bord du moule.
# Positionner le portique et lire A0.
# Démouler en soulevant le moule avec précaution, lentement, verticalement et sans
secousses.
# Mesurer A1 sur le point le plus haut du béton affaissé.

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1. Mise en place par 3. Soulèvement du 4. Mesure de
piquage en 3 couches 2. Arasement moule tronconique l'affaissement A

1.5. Expression des résultats :


L'affaissement est exprimé par un nombre entier A :
* Un seul essai : A = A1 - A0
* Trois essais : Effectuer les 3 mesures au ½ centimètre prés.
L'affaissement A est la moyenne des lectures arrondie au centimètre prés.
1.6. Interprétation des résultats : CONSISTANCE
D'après la norme NF P 18-010
Affaissement au cône Classification Désignation
simplifiée
cm
de 0 à 4 Ferme F
5à9 Plastique P
10 à 15 Très plastique TP
 16 Fluide FL

2. PLASTICIMETRE A ROTATION

2.1. But de l'essai :


Le plasticimètre rapide est conçu essentiellement comme avertisseur d'excès d'eau.
Il permet de contrôler très facilement et très rapidement l'ouvrabilité du béton et de
limiter le dosage en eau à des quantités compatibles avec les résistances demandées.

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2.2. Matériel :
Appareil portatif composé d'un boîtier avec poignée reliée par un axe à une tête à trois ailettes
permettant la mesure de la plasticité du béton.

2.3. Mode opératoire :


# Ramener l'index en butée, dans la zone rouge, graduation 20
# Plonger verticalement les ailettes dans le béton ( placé dans le malaxeur, une brouette, une
auge, ...) jusqu'au repère gravé sur l'axe à 2,5 cm au-dessus de leurs arêtes supérieures.
# Secouer par quelques mouvements verticaux afin que le béton se reconstitue bien autour de
l'appareil.
# Tourner lentement la poignée dans le sens des aiguilles d'une montre, jusqu'à ce qu'il y ait
cisaillement du béton ( les ailettes se mettent à tourner ) et stabilisation du curseur.
# Lire la valeur indiquée par l'index.
# Répéter la mesure autant de fois que nécessaire.
2.4. Expression des résultats :
L'indication du plasticimètre correspond à l'indication donnée par le cône d'Abrams pour les
bétons plastiques courants.
Pour les autres cas, les résultats ne coïncident pas parfaitement avec les valeurs
d'affaissement.
Faire éventuellement un étalonnage préalable avec le cône d'Abrams pour plus de précision.

3. MANIABILIMETRE

3.1. But de l'essai :


Il s'agit de déterminer le temps d'écoulement des bétons, c'est à dire de définir la
maniabilité des bétons.
Cette mesure de maniabilité permet :
 d'apprécier la facilité de mise en place dans les ouvrages et de déterminer les
quantités d'eau nécessaires.
 d'affiner les compositions de bétons en recherchant la maniabilité maximale pour
des teneurs en eau et en ciment données.

d'évaluer l'efficacité de certains adjuvants, plastifiants réducteurs d'eau en
particulier.
 de vérifier sur chantier que la valeur limite définie pour le béton lors de l'étude est
bien respectée.
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3.2. Matériel :
Le maniabilimètre existe en deux versions :
* appareil type A : pour D > 12,5 mm
* appareil type B : pour D  12,5 mm
3.2.1. Le moule : Il repose sur le sol par 4 amortisseurs caoutchouc.
3.2.2. La cloison amovible : Elle sépare le moule en deux parties. Elle coulisse
verticalement dans des glissières fixées sur la face externe du moule.
3.2.3. Le vibrateur : Electrique, à moteur asynchrone, fixé sur la face extérieure du
moule.
3.2.4. La tige de piquage : Métallique, de 6 mm de diamètre, pesant 200 g, terminée
par une calotte hémisphérique. Elle est utilisée lors du remplissage du moule.

3.3. Mode opératoire :


3.3.1. Appareil A :

* Prélever dans la gâchée 30 litres de béton. Remplir le grand compartiment du moule à la


truelle en veillant au bon remplissage de l'angle formé par le fond du moule et la plaque
amovible. Araser la surface libre à la règle.
3.3.2. Appareil B :

* Prélever 1 litre de béton ou mortier. Remplir le grand compartiment en 4 couches et


piquer chaque couche de 6 coups de la tige de piquage, la tige étant tenue parallèlement à
la paroi inclinée de la cloison amovible. Araser la surface libre à la règle.
3.4. Expression des résultats :
# Le temps réel entre la fin du malaxage et le début de l'écoulement sous vibration doit être de
2,50 min. pour l'appareil B et 4 min. pour l'appareil A.
# Enlever la cloison amovible ( la vibrateur se met en marche ) et déclencher le chronomètre.
# Arrêter le chronomètre lorsque le niveau du béton atteint le trait - repère de l'appareil.
# Le résultat de la mesure est le temps t mis par le béton pour arriver au trait - repère.

1. Mise en place du mortier 2. Relevage de la cloison, 3. Arrêt du chronomètre quand


par piquage mise en route du vibrateur le mortier atteint le repère
et du chronomètre simultanément

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3.5. Interprétation des résultats :
Plus le béton est plastique, maniable et de bonne ouvrabilité et plus le temps t est court.

Classification Temps en s.
Béton sec  40
Béton de bonne 20  t  30
ouvrabilité
Béton très plastique 10 < t < 20
Béton très fluide  10

4. AEROMETRE A BETON

4.1. But de l'essai :


Il s'agit de mesurer la teneur en air occlus du béton frais.
Afin d'obtenir une meilleure ouvrabilité du béton, ou afin d'augmenter la stabilité de ce béton vis -
à-vis du gel et du dégel, on ajoute des adjuvants créant des pores lors de sa confection.
Pour vérifier l'action des additifs, ou pour connaître la contenance en air d'un béton quelconque,
on se sert del'aéromètre à béton.
4.2. Principe de la mesure :
L'aéromètre travaille selon le principe de la loi de BOYLE - MARIOTTE.
La mesure du pourcentage d'air occlus d'un béton frais est basée sur le fait que seul l'air occlus
est compressible.
A température constante, la variation de volume obtenue par une variation de pression est
proportionnelle à la quantité de gaz comprimé.
4.3. Description de l'appareil :
L'appareil est composé :
* d'un réservoir de pression ayant une capacité minimale de 5 litres.
* d'un couvercle fixé sur ce réservoir au moyen de 4 vis. Ce couvercle comporte un joint
caoutchouc pour assurer une meilleure étanchéité.
* sur le couvercle se trouvent deux robinets et une chambre de pression.
* un manomètre indique directement le pourcentage d'air dans le béton.
4.4. Préparation de l'essai
Deux cas se présentent :
# L'affaissement A du béton est  10 :
* Introduire le béton dans la cuve en 3 couches de même volume.
* Piquer chaque couche par 25 coups de la tige de piquage ( celle de l'essai
d'affaissement )
 Suite au piquage de chaque couche, tapoter de 10 à 15 coups secs, avec un maillet, la
cuve de manière à combler les trous de la tige.

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# L'affaissement A du béton est  9 :
* Introduire le béton dans la cuve.
* Placer la cuve sur la table vibrante et vibrer pendant 15 secondes en
complétant la quantité de béton.
Araser la surface supérieure à l'aide d'une règle biseautée, avec un mouvement de
sciage.
Nettoyer les bords de la cuve.
4.5. Mode opératoire :
# Adapter et fixer la partie supérieure de l'aéromètre.
# Le robinet de purge d'air étant ouvert, remplir d'eau la partie supérieure de
l'appareil. Ajuster le niveau à 0 en ouvrant le robinet inférieur.
# Tous les orifices étant fermés, appliquer la pression de 0,1 MPa. Lire directement
le pourcentage d'air .
# Décomprimer par ouverture du robinet supérieur.
# Réajuster le niveau d'eau s'il y a lieu, et répéter 2 fois la mesure sur le même
échantillon.
# Refaire l'essai sur un autre échantillon de la même gâchée.

4.6. Expression des résultats :


Le pourcentage d'air occlus est la moyenne arithmétique des lectures effectuées ( 3
lectures sur 2 échantillons )

Normes à Consulter :
NF P 18 - 451 : Bétons - Essai d'affaissement
NF P 18 - 010 : Bétons - Classification et désignation des bétons hydrauliques
NF P 18 - 452 : Bétons - Mesure du temps d'écoulement des bétons et des mortiers
aux maniabilimètres

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CONFECTION D'EPROUVETTES

1. DEFINITIONS

1.1. Essais d'étude :


Essais exécutés entièrement en laboratoire avec les constituants susceptibles d'être
utilisés sur le chantier, dans le but de vérifier l'aptitude de la composition à satisfaire les
exigences, en particulier la maniabilité et la résistance.
La gachée d'essai : Exécutée par le laboratoire, elle doit être telle qu"elle permette
d'obtenir un volume de béton compacté excédant de 25% celui des éprouvettes.
Malaxage : Les constituants son introduits dans la cuve dans l'ordre suivant : gravillon,
ciment, sable. L'eau de gachâge est rajoutée après un mélange à sec d'au moins 1 min.
Le malaxage doit être ensuite pousuivi pendant au moins 2 min.
1.2. Essais de convenance :
Essais ayant pour but de vérifier qu'avec les moyens du chantier, on peut réaliser le
béton proposé. Il permet également de vérifier que les quantités de constituants prévues
par mètre cube de béton donnent bien 1 m3 de béton en oeuvre.
1.3. Essais de contrôle :
Essais ayant pour but de vérifier le respect des spécifications.
1.4. Essais d'information :
Essais exécutés sur éprouvettes confectionnées avec le béton prélevé dans l'ouvrage ou
juste avant son introduction dans l'ouvrage pour évaluer les résistances du béton de
l'ouvrage à un moment donné.

Les essais d'étude sont exécutés sur le béton préparé dans un


laboratoire; les essais de convenance et de contrôle sont exécutés sur
le béton gâché dans la bétonnière ou le malaxeur utilisés sur le
chantier.
Les essais sur béton frais sont effectués avant la mise en place du
béton. L'essai d'affaissement permet de connaître le mode de mise en
place pour la confection des éprouvettes.

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2. MOULES POUR EPROUVETTES

Deux types de moules sont utilisés:


* moules prismatiques, généralement métalliques. Ce sont des prismes
à section carrée d'arête a et de longueur L = 4 a.
* moules cylindriques, en métal, en matière plastique ou en carton ont
une hauteur égale à deux fois leur diamètre.
2.1. Dimensions de fabrication :
2.1.1. Moules cylindriques

Dimensions de fabrication
Format Section D
mm

Diamètre a Hauteur l cm2 mm

Cylindre de 11 112,8 220 100  16


Cylindre de 16 159,6 320 200  40
Cylindre de 25 252,5 500 500  80
2.1.1. Moules prismatiques

Dimensions de fabrication 2
Format Section a D
mm

Arête a de la base Longueur L = 4a Cm2 mm

Prisme de 10 100 400 100  20


Prisme de 14 141,4 565,6 200  50
Prisme de 20 200 800 400  80
2.2. Choix du moyen de serrage :
Pour les essais d'étude, de convenance et de contrôle, la mise en place
du béton dans les moules se fait en fonction de l'affaissement au cône.

2.2.1. Affaissement A inférieur ou égal à 9 :


* aiguille vibrante ( voir norme NF P 18-422 ) pour les cylindres de
16 et 25, ou les prismes de 10, 14 et 20.
* microtable vibrante ( voir norme NF P 18-421 ) ou aiguille vibrante
de 25 ( voir norme NF P 18-422 ) pour les cylindres de 11.
2.2.2. Affaissement A supérieur ou égal à 10 :
* par piquage ( voir norme NF P 18-423 )

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3. CONFECTION DES EPROUVETTES

3.1. Mise en place par microtable vibrante :

# Fixer rigidement le moule sur la table


# Le remplir entièrement de béton frais
# Mettre le vibrateur en fonctionnement. La durée de vibration est donnée
par les abaques de la norme NF P 18-421, en fonction de la dimension D
des granulats, et de l'affaissement au cône d'Abrams.
# Continuer à alimenter le moule de manière à le maintenir constamment
plein.
# Procéder à l'arasement.
3.2. Mise en place par aiguille vibrante :
On utilise :
# Une aiguille de  25 pour les moules cylindriques de 11 et de 16,
et pour les moules prismatiques de 10 et de 14.
# Une aiguille de  37 pour le moule cylindrique de 25 et le moule
prismatique de 20.
# Poser le moule sur une surface horizontale et rigide.
# Introduire le béton en 2 ou 3 couches, suivant le moule utilisé.
# Vibrer, en tenant l'aiguille verticalement. La durée de vibration est
donnée par les abaques de la norme NF P 18-422, en fonction de la
dimension D des granulats et de l'affaissement A au cône d'Abrams.
# Procéder à l'arasement.
3.3. Mise en place par piquage :
Le piquage est effectué à l'aide de la tige de piquage de l'essai d'affaissement.
# Mettre le béton dans le moule en :
* 1 couche pour les prismes
* 2 couches pour les cylindres de 11 et 16
* 3 couches pour les cylindres de 25
# Piquer le béton à raison de 10 coups par couche et par 100 cm2.
# Bien répartir les enfoncement sur toute la surface du béton.
# Procéder à l'arasement.

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4. CONSERVATION DES EPROUVETTES

4.1. Conservation des éprouvettes pour essais d'étude, de


convenance et de contrôle :
Les éprouvettes, munies d'un dispositif s'opposant à l'évaporation, doivent être
conservées sans être déplacées pendant 24 heures  1 heure dans un local à 20 °C  2
°C.
Après démoulage, elles doivent être conservées à la même température, dans l'eau ou
dans une chambre humide ( humidité à 95 % minimum ).
4.2. Fabrication et conservation des éprouvettes pour essais
d'information
Les essais d'information ont pour but d'évaluer les caratéristiques du béton utilisé pour
la confection d'un ouvrage.
Les éprouvettes sont donc réalisées en approchant au plus près les conditions de mise
en place de l'ouvrage.
La conservation se fait dans les conditions mêmes de l'ouvrage: même exposition au
soleil, à la pluie, au vent, date de démoulage correspondant au décoffrage.
Le transport au laboratoire est effectué au plus tôt la veille du jour de l'essai.

NORMES A CONSULTER :
NF P 18 - 404 : Bétons - Essais d'étude, de convenance et de contrôle - Confection et
conservation des éprouvettes
NF P 18 - 405 : Bétons - Essais d'information - Confection et conservation des
éprouvettes
NF P 18 - 400 : Bétons - Moules pour éprouvettes cylindriques et prismatiques
NF P 18 - 421 : Bétons - Mise en place par microtable vibrante
NF P 18 - 422 : Bétons - Mise en place par aiguille vibrante
NF P 18 - 423 : Bétons - Mise en place par piquage

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CONTROLES SUR BETON DURCIS
ESSAIS NON DESTRUCTIFS

1. MESURE DE LA DURETE DE SURFACE PAR REBONDISSEMENT AU


SCLEROMETRE
1.1. Principe :
Le scléromètre est un appareil simple qui mesure la " dureté au choc " du béton au
voisinage de la surface ( Indice scléromètrique )
Cet indice, reporté sur abaque, permet de déduire la résistance à la compression
du béton testé.
1.2. Fonctionnement du scléromètre :
Une tige en acier, sortant d'un cylindre, est appuyée sur le béton et comprime un ressort.
En fin de course, ce ressort projette une masse sur la tige, sur laquelle elle rebondit.
Ce rebondissement est d'autant plus important que le béton est dur. Un index fixé sur
l'appareil permet de déterminer l'indice scléromètrique.

La surface de l'ouvrage à tester est


divisée en zones d'au moins 400 cm2
chacune. Il est nécessaire de faire une
série de 27 mesures sur chaque zone
d'essai. La distance entre deux
mesures est de 3 cm au moins, et
aucune mesure n'est effectuée à moins
de 3 cm des bords de la surface testée.
On fait ensuite la moyenne de ces 27
mesures. Les valeurs qui
correspondent à des anomalies doivent
être éliminées.

Cette moyenne, reportée sur l'abaque qui tient compte de la position de l'appareil, ou sur
un tableau, donne les valeurs minimum et maximum de la résistance à la compression
du béton.
1.3. Précautions et limites d'emploi :
La résistance obtenue est celle de la " peau " du béton. Il est nécessaire qu'elle soit
préparée :
* pas d'aspérités, ni de laitance, ni de traces de peinture ou d'enduit
* ne pas faire de mesure sur une surface écaillée, poreuse, ou sur un nid de
gravillons
* on peut poncer ou meuler la surface du béton
L'appareil doit être régulièrement contrôlé et étalonné.
Avant emploi du scléromètre, prendre connaissance de sa notice d'utilisation.

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2. AUSCULTATION SONIQUE

2.1. Principe :
Il s'agit d'évaluer la résistance du béton à partir de la vitesse de propagation d'ondes.
Il est en effet reconnu et prouvé qu'il existe un rapport étroit entre la vitesse de
propagation des ondes ultrasoniques à l'intérieur de matériaux homogènes, et la qualité
de ceux-ci.
La vitesse est le quotient entre la distance séparant les transducteurs émetteur et
récepteur par le temps de propagation de l'onde.
2.2. Différents modes de transmission de l'onde :
2.2.1. Méthode par transmission directe ou transparence :

L'émetteur et le récepteur
sont appliqués sur les deux
faces opposées de l'élément
à mesurer.

2.2.2. Méthode par transmission de surface :

L'émetteur et le récepteur
sont appliqués sur la même
surface plane de l'élément à
mesurer.

2.2.3. Méthode par " semi - transparence " :

L'émetteur et le récepteur
sont appliqués sur deux
faces non coplanaires de
l'élément à mesurer.

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2.3. Appareillage : ( description du modèle P.U.N.D.I.T. )
L'équipement standard comprend :
* Le P.U.N.D.I.T - coffret émetteur-récepteur
* 2 transducteurs standard 54 kHz -  50.
* 2 câbles de liaison des transducteurs à l'appareil
* Un étui protégeant l'appareil et facilitant le transport
* Un barreau étalon de résistance sonique connue, servant au réglage de
l'appareil
2.4. Mesures :
# Vérifier le réglage de l'appareil à l'aide du barreau étalon et du
potentiomètre.
# Enduire les transducteurs de graisse pour éviter tout défaut de contact.
# Appliquer les transducteurs sur la pièce à contrôler
# Noter le temps t de parcours par l'onde en s ( micro seconde )
# Mesurer la distance d parcourue par les ondes de l'émetteur au récepteur
2.5. Résultats :
Calculer la vitesse de propagation :
d
v = ----
t

Cette vitesse doit être reportée sur un abaque pour en déduire la résistance à la
compression du béton ( courbe tracée expérimentalement en comparant les résultats
d'auscultation dynamique et d'essais à la compression ).

NORMES A CONSULTER :
P 18 - 417 : Béton - Mesure de la dureté de surface par rebondissement à l'aide d'un
scléromètre
P 18 - 418 : Béton - Auscultation sonique - Mesure du temps de propagation d'ondes
soniques dans le béton
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FICHE D'UTILISATION DU P.U.N.D.I.T.

MISE EN SERVICE
 Brancher les transducteurs ( ne jamais déconnecter les transducteurs lorsque l'appareil est en
fonctionnement )
 Placer le commutateur sur la position de votre choix ( Batt. ou Main ).

REGLAGE DE L'APPAREIL
 Enduire les 2 transducteurs d'un produit de contact ( graisse ).
 Appliquer les transducteurs de chaque coté du barreau étalon et appuyer sur le bouton poussoir.
 Les transducteurs étant correctement maintenus sur le barreau étalon, le temps de transmission
affiché doit être identique à celui gravé sur le barreau.
 Ajuster si nécessaire à l'aide du bouton SET-REF.

PRISE DE MESURE
 Placer les transducteurs de part et d'autre de l'objet à tester.
 Effectuer la mesure du temps T de transit.
 Déterminer la distance L ( directe ) entre les transducteurs.
 La vitesse V de propagation est égale au rapport de la longueur par la vitesse de transit T:
V=L/T

DESCRIPTION DE L'APPAREIL
a: coffret émetteur - récepteur
b: 2 transducteurs plans  50 mm, fréquence 54 kHz
c: 2 câbles de liaison
d: barreau étalon pour réglage de l'appareil
 : fiches coaxiales servant à la connexion des
câbles de liaison aux transducteurs
 : commutateur rotatif à 6 positions:
OFF : mise hors circuit
BATT : fonctionnement sur batterie interne
Ext : fonctionnement sur batterie externe
CH : charge rapide de la batterie interne
TC : charge lente de la batterie interne
MAIN : fonctionnement sur secteur
 : lecture du temps de parcours de l'onde émise
 : bouton poussoir de mise en route de l'appareil
 : potentiomètre de réglage de l'appareil
(étalonnage)
 : commutateur de sélection de l'unité de mesure
 : galvanomètre ( charge de la batterie )
 : lampe témoin de mise en charge de la batterie

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CONTROLES SUR BETONS DURCIS
ESSAIS DESTRUCTIFS

1. GENERALITES
Tous les essais destructifs sont réalisés sur des éprouvettes de bétons dont les dimensions
sont données par la norme NF P 18-400
Pour la mise en place du béton, il y a lieu de se reporter aux normes françaises NF P 18-
421, NF P 18-422, NF P 18-423.
La confection et la conservation des éprouvettes font l'objet de deux normes : NF P 18-404
et NF P 18-405.

2. SURFACAGE OU RECTIFICATION DES EPROUVETTES

Les extrémités des éprouvettes soumises à l'essai de compression doivent être


préalablement rectifiées afin que les plateaux de la presse assurent un contact plan et
perpendiculaire aux génératrices de l'éprouvette.
Pour parvenir à ce résultat, deux méthodes peuvent être employées
2.1. Surfaçage au soufre : norme NF P 18-416
Les deux extrémités de l'éprouvette sont munies d'une galette à base de soufre
respectant les deux exigences:
# planéité: Un mélange à base de fleur de soufre ( 60% ) et de sable fin de diamètre
inférieur à 0,5 mm ( 40% ) est porté à une température de 125 °C, est liquéfié et versé
sur une platine;
# perpendicularité aux génératrices: grace à un dispositif de guidage qui maintient les
génératrices de l'éprouvette perpendiculaires au fond rectifié du moule.
Après refroidissement, le soufre s'est solidifié et adhère à l'éprouvette. On procède de
même pour la deuxième extrémité.
2.2. Rectification :
Pour les bétons dont la résistance est importante, il faudra utiliser des moyens
différents: une rectifieuse équipée d'une meule diamantée permet l'usinage de manière
à rendre les extrémités parfaitement perpendiculaires aux génératrices.

3. ESSAI DE COMPRESSION

3.1. Principe :

Il s'agit de déterminer la contrainte de compression fc conduisant à l'écrasement d'une


éprouvette de béton.

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3.2. Préparation de l'essai :
Les faces de l'éprouvette en contact avec la presse doivent être parfaitement planes et
perpendiculaires à l'axe de l'éprouvette. ( voir chapitre précédent )
* Il faut centrer l'éprouvette avec précision.
* Mettre la presse sous tension. Effectuer les réglages du cadran ( mise à
l'heure et au jour, réglage de la vitesse en fonction de l'éprouvette ...)
* Fermer le robinet de charge et décharge et mettre la presse en marche.
* La force appliquée doit croître régulièrement, de manière continue et sans
choc.
( cadence : environ 10 kN / s pour une éprouvette 16 * 32 )
3.3. Mesures et résultats :

Noter la charge maximale Fmaxi atteinte avant la rupture ( en kN ).


Calculer la résistance de compression fc ( à 0,5 MPa prés ) :

10 Fmaxi
fc = -------------
S
S : section de l'éprouvette en cm2

4. ESSAI DE FENDAGE

4.1. Principe :
Cet essai permet de déterminer la résistance ft au fendage du béton. C'est la résistance
caractéristique du béton à la traction.
4.2. Préparation de l'essai :
L'éprouvette est placée entre les plateaux de la presse, suivant sa génératrice.
Elle s'appuie sur 2 bandes en contre-plaqué ayant les dimensions suivantes ( en
millimètres ) :

b = ( 0,09  0,01 ) * a
e = 4 mm 1mm
l  longueur de l'éprouvette

L'éprouvette doit être centrée et appuyée sur toute la longueur.


La charge est appliquée de manière continue et sans choc. ( cadence : 4 kN / s pour
une éprouvette 16 * 32 )
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4.3. Mesures et résultats :

Noter la charge maximale Fmaxi atteinte avant la rupture (en kN).


Calculer la résistance au fendage ft ( à 0,1 MPa prés ) :

20 Fmaxi Fmaxi
ft = -------------  6,37 ---------
*a*h a*h

( a : diamètre, h : hauteur de l'éprouvette en cm )

4.4. Relation entre ft et fc :

ftj =0,6 + 0,06 fcj

5. ESSAI DE FLEXION

5.1. Principe :

Cet essai permet de déterminer la résistance en flexion ff du béton.


5.2. Préparation de l'essai :

Cet essai s'applique uniquement aux éprouvettes prismatiques. L'éprouvette


est placée sur l'appareil de chargement conformément au schéma ci-
dessous

Les appuis sont constitués par des rouleaux en acier de 20 mm de diamètre


Il est recommandé d'utiliser un gabarit de centrage pour la mise en place de
l'éprouvette.
La charge est appliquée de manière continue et sans choc.( cadence : 0,17
kN / s pour un prisme de 10 * 10 * 40 )

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5.3. Mesures et résultats :
Noter la charge maximale Fmaxi atteinte avant la rupture (en kN ).
Calculer la résistance au fendage ff ( à 0,1 MPa prés ) :

30 Fmaxi
ff = -------------
a*a
a : arête de base de l'éprouvette

6. RESISTANCE CARACTERISTIQUE

Les résultats des essais de résistance à la compression du béton présentent


toujours une certaine dispersion. La résistance à la compression d'un béton
n'est donc pas exprimée à partir de la résistance moyenne des essais, mais par
sa résistance caractéristique
La résistance caractéristique fck d'un béton est la valeur en dessous de
laquelle on peut s'attendre à rencontrer 5% ou 10% au plus de l'ensemble
des résultats d'essais de résistance du béton spécifié.
6.1. Définitions :

On appelle charge la quantité de béton délivrée en une seule fois, dans un


seul récipient: le contenu d'un malaxeur par exemple.
On appelle lot la fraction de fourniture que l'utilisateur désire individualiser: le
béton nécessaire pour une partie d'ouvrage par exemple.
Le lot est composé de plusieurs charges.
6.2. Contrôle de la résistance caractéristique :

Soit p le pourcentage d'essai pouvant être inférieur à la résistance


caractéristiques ( p = 10 % pour des résistances jusqu'à 30 MPa, p = 5%
pour les résistances caractéristiques supérieures à 30 MPa )
Soit fci la résistance moyenne à la compression d'une charge de béton
obtenue à partir des essais sur au moins 3 éprouvettes confectionnées lors
d'un même prélèvement numéroté i
La résistance fc à la compression du béton d'un lot donné est caractérisée
par la moyenne arithmétique des résistances des n charges ayant donné lieu
à prélèvement, et par l'écart-type s de la distribution.

 (fcmfci)
2
 fci
fc  s
n n1

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fck étant la résistance caractéristique spécifiée, les résistances définies
doivent respecter les conditions suivantes:
fci  fck - k2
fc  fck + k1
Si le nombre de charges ( n ) est supérieur ou égal à 15, la deuxième
inégalité est remplacée par:
fc  fck + s
k1 et k2 sont des contraintes exprimées en MPa. Elles sont définies dans le
tableau suivant, de même que le coefficient 
Une fabrication est dite certifiée après une procédure prévoyant un contrôle
rigoureux des productions et une vérification de ces contrôles par un
organisme indépendant du producteur.

fck  30 MPa ( p = 10%) fck > 30 MPa ( p = % )

Nombre n de charges 3 6 9 12 n  15 3 6 9 12 n  15
Fabrications k1 (MPa) 1,0 1,5 1,8 2,0  = 0,85 2,0 3,0 3,3 3,5  = 1,2
certifiées k2 (MPa) 3,5 3,5 3,5 3,5 4,0 3,0 3,0 3,0 3,0 4,0

Fabrications k1 (MPa) 4,0 3,5 3,2 3,0  = 1,3 6,0 5,5 5,2 5,0  = 1,9
non certifiées k2 (MPa) 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 0 0 0 0 1,0

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FICHE D'UTILISATION DE LA PRESSE HYDRAULIQUE

A : PRESSE
 : plateau supérieur
 : plateau inférieur
 : vis de réglage
B : GROUPE HYDRAULIQUE
 : bouton marche - arrêt
 : bouton arrêt pompe
 : robinet de décharge
 : volant vitesse de charge
C : CENTRALE DE MESURE
 : bouton mise sous tension
 : afficheur
 : claviers numérique et alphanumérique

MISE EN PLACE DES EPROUVETTES


 Placer l'éprouvette sur le plateau inférieur · de la presse et la centrer parfaitement.
 Amener l'éprouvette à une distance d'environ 1 cm du plateau supérieur ¶ en jouant sur la vis ¸ du plateau
inférieur.

MISE EN SERVICE DE LA PRESSE


 Vérifier que le robinet de décharge » est ouvert.
 Mettre sous tension : bouton ½.
 Régler l'affichage sur la voie 1 ( V1 ).
 Mettre à la date et à l'heure : pour cela :
# Appuyer sur la touche bleue, puis sur 20 [ date ].
# Afficher la date et l'heure. Valider après chaque valeur en appuyant sur *.
# Appuyer sur * pour revenir à l'affichage initial.
 Régler la vitesse du cadencemètre en fonction de l'essai à réaliser : ( exemple : compression: 10 kN/s )
# Appuyer sur la touche bleue, puis sur C [ cadencemètre ], et sur C [ vitesse ].
# Afficher la vitesse. Valider après avoir composé la valeur en appuyant sur *.
# Appuyer sur * pour revenir à l'affichage initial.
Le cadencemètre apparaît ( >>>>>> z <<<<<< ).
 Procéder au réglage de l'affichage: T assure le tarage ( Val = 0 / 2500 kN )
R assure la remise à zéro du maximum ( Max. = 0 )
 Fermer le robinet de décharge : bouton »
 Mettre en route le groupe hydraulique : bouton ¹.

DEROULEMENT DE L'ESSAI
 Amener l'éprouvette au contact du plateau supérieur. Pour une montée rapide, tirer sur le volant
de vitesse.
 La vitesse de mise en charge doit être régulière: Pour cela, il faut que le rectangle demeure au
centre du cadencemètre.
 Ajuster la vitesse par rotation du volant de vitesse ¼.
 L'affichage indique : # la valeur instantanée de la charge ( Val = )
# la valeur de la charge maximum atteinte ( Max. = )
 Il y a rupture lorsqu'il y a baisse brutale de la valeur instantanée.
 Procéder à la décharge rapide en ouvrant le robinet ».
 Imprimer le résultat en appuyant sur la touche I. ( l'imprimante doit être sous tension ).
 Arrêter la pompe par le bouton poussoir º et éventuellement mettre l'interrupteur général ½ sur la
position hors tension s'il n'y a pas d'autre mesure à effectuer.
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Savoirs Technologiques Associés

PARTIE
LES ACIERS
05

SOMMAIRE

Laboratoire

ACIERS POUR BETON ARME :……..……….... Page 105


GENIE

ESSAI DE TRACTION SIMPLE :……...…….….. Page 107

CIVIL

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NOTES PERSONNELLES

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ACIERS POUR BETON ARME

1. OBJET

Il s'agit de définir les caractèristiques géométriques, mécaniques et technologiques des


aciers pour béton armé.

2. CLASSIFICATION, DESIGNATION ET MARQUAGE


On définit deux nuances d'acier lisse et deux nuances d'acier haute adhérence, qui sont
désignées par la valeur spécifiée de leur limite d'élasticité.

Limite
Aciers Désignation d'élasticité Re
Marquage
(MPa)
Ronds Fe E 215 215
lisses Peinture rouge aux extrémités ou sur la génératrice
Fe E 235 235
de la bobine
soudable non soudable

Aciers Fe E 400 400


H.A. Fe E 500 500

3. CARACTERES GEOMETRIQUES

3.1. Diamètre nominal :


Le diamètre nominal est le diamètre d'un cylindre ayant même masse linèique que
l'échantillon étudié. ( Masse volumique de l'acier : 7,85 kg/dm3 )
A partir du diamètre nominal, on calcule le périmètre nominal et la section nominale.

diamètres nominaux
en mm
3 4 5 6 8 10 12 14 16 20 25 32 40
Ronds et barres H.A.          
Fils tréfilés H.A.       

3.2. Tolérance :
3.2.1. Aciers ronds lisses :

La tolérance est définie sur le diamètre

diamètres en mm 6 8 10 12 14 16 20 25 32 40
+ 0,5
Tolérance en mm  0,4  0,5  0,6  0,6  0,7  0,7  0,8  0,9 1
- 0,3
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3.2.2. Aciers haute adhérence :

La tolérance porte sur la masse linéique.

diamètres en mm 6 8 10 12 14 16 20 25 32 40
Tolérance en %  7%  6%  5%
3.3 Paramètres de forme ( aciers haute adhérence ) :
Ces paramètres définissent les reliefs des barres à haute adhérence.
3.3.1. Armatures à verrous transversaux obliques en croissant

Armatures réalisées en aciers soudables et non soudables.


3.3.2. Armatures torsadées à froid à verrous transversaux obliques en
croissant

Armatures réalisées seulement en aciers soudables.


3.3.3. Armatures à empreintes

Armatures réalisées seulement en aciers soudables.

4. CARACTERES MECANIQUES

Les valeurs de Re en N / mm2 (Limite apparente d'élasticité) et Rm en N / mm2


(Résistance à la traction) sont calculées en rapportant les charges obtenues à la
section nominale de la barre et non à la section réelle.
A% représente le pourcentage d'allongement après rupture mesuré sur une longueur Lo =
5d.
Agt % représente le pourcentage d'allongement après rupture mesuré sur la longueur
totale.
4.1. Aciers doux :
Nuances Re min Rm A% min
Fe E 215 215 330 - 490 22
Fe E 235 235 410 - 490 25
4.2. Aciers H.A. :
Nuances Catégories Re Rm A% Agt %
1 400 440 14
Fe E 400 2 400 440 12
3 400 440 5
1 500 550 12
Fe E 500 2 500 550 8
3 500 550 5
Les valeurs de Re et Rm spécifiées sont des fractiles d'ordre 0,05 auxquels sont associées des bornes
2
inférieures dont les valeurs sont égales à la valeur spécifiée du fractile diminuée de 20 N / mm

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ESSAI DE TRACTION SIMPLE

1. BUT DE L'ESSAI
Il s'agit de déterminer les caractéristiques mécaniques des aciers pour béton armé, c'est à
dire :
* leur type de comportement,
* leur limite d'élasticité,
* leur module d'élasticité‚
* leur allongement à la rupture,
* leur contrainte de rupture.
Pour déterminer ces caractéristiques, il est nécessaire de soumettre les barres d'aciers à un
effort de traction.

2. MATERIEL
On utilise une machine de traction.
Cette machine est composée d'un plateau inférieur mobile dont la vitesse est constante.
Le plateau supérieur est fixe. Il est suspendu à un système de leviers qui fournit une
réaction par contrepoids, et permet la mesure de l'effort par entraînement des aiguilles du
cadran.
Un système d'enregistrement sur rouleau trace une courbe :
* Le déplacement du plateau inférieur est porté suivant la circonférence du rouleau.
* Les efforts appliqués sont portés suivant la génératrice du rouleau.
Un extensomètre fixé directement sur la barre permet de mesurer ses variations de
longueur avec une précision de 1 / 100 mm.

3. CONDUITE DE L'ESSAI

3.1. Préparation :
# Placer une barre d'acier de 40 cm environ entre les mâchoires de la machine,
# Sélectionner le contrepoids en fonction de la charge maximum à atteindre ( voir
normes sur les aciers ),
# Positionner le sélecteur sur la petite vitesse,
# Fixer une feuille de papier millimétré sur le rouleau d'enregistrement,
# Fixer l'extensomètre sur la barre d'acier, en prenant soin de maintenir un écartement
de 10 cm,
# Abaisser le feutre sur le rouleau d'enregistrement.

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3.2. Mise en route :
# Mettre en route ( traction ) en maintenant le serrage des mâchoires pour assurer le
coincement de l'acier,
# Procéder aux diverses lectures indiquées sur la feuille de mesure. Les déchargements
se font après arrêt de la machine, en appuyant sur " RETOUR ",
REMARQUE : Ne jamais décharger totalement avant la fin de l'essai, l'acier risquerait de
se débloquer et donc de fausser l'enregistrement des allongements.
# Poursuivre l'essai jusqu'à la rupture,
# Arrêter la machine et démonter la barre sans enlever l'extensomètre pour lecture de la
déformation de rupture,
# Remonter le plateau inférieur pour réaliser un autre essai.
3.3. Résultats et calculs :
RAPPELS :
# La contrainte est le rapport de la force par la section :
N
 = --- en MPa
A

* La déformation relative est le rapport de la déformation mesurée ( allongement en mm )


par la longueur initiale de mesure ( en mm ) :

l
 = --- sans unité
l

RESULTATS :
# A partir des lectures de l'extensomètre, on trace la courbe de contraintes
en fonction des déformations comprises entre 0 et 1 %,
# A partir des enregistrements du rouleau, on gradue la courbe obtenue
en contrainte et en déformation relative.

NORMES A CONSULTER :
NF A 35 - 015 : Armatures pour béton armé : Ronds lisses
NF A 35 - 016 : Armatures pour béton armé : Barres et fils haute adhérence
NF A 35 - 019 : Armatures pour béton armé : Fils à haute adhérence
NF A 03 - 151 : Produits sidérurgiques : Essai de traction de l'acier

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Savoirs Technologiques Associés

PARTIE
LES SOLS
06

SOMMAIRE

CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DES Page 111


SOLS :………………………………………….....
CLASSIFICATION DES SOLS SELON LA
NORME NF P 11-300 OU G.T.R. :…………….. Page 114
ANALYSE GRANULOMETRIQUE D’UN SOL: Page 123
Laboratoire LIMITES D’ATTERBERG A LA COUPELLE
ET AU ROULEAU :...…………..…….…………. Page 127
LIMITES D’ATTERBERG AU CONE DE
PENETRATION :...……………..…….…………. Page 131
GENIE
VALEUR DE BLEU DE METHYLENE D’UN
SOL :……………………………………………… Page 133
ESSAI PROCTOR :….…………………….……. Page 135
ESSAIS C.B.R. :………………………………... Page 139
CIVIL COEFFICIENT DE FRAGMENTABILITE DES
MATERIAUX ROCHEUX :……………………… Page 143
MASSE VOLUMIQUE APPARENTE D’UN
SOL EN PLACE :……..…..…..………………… Page 145
ANALYSE MECANIQUE DES SOLS :……….. Page 147
ESSAI DE CISAILLEMENT A LA BOITE :…… Page 149

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NOTES PERSONNELLES

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CARACTERISTIQUES PHYSIQUES
DES SOLS

1. GENERALITES

1.1. Utilisation du sol :


Le sol constitue le matériau de base utilisé en génie civil. Il sert de :
* Support pour les ouvrages : toutes les structures réalisées transmettent leurs
charges au sol de fondation par l'intermédiaire de fondations superficielles ou
profondes.
* Matériau de construction : exploité en carrières ou dragué en rivière, il entre dans
la fabrication des bétons ( granulats ), est utilisé pour la fondation des chaussées, la
réalisation de barrages, de digues, de remblais, etc...
1.2. Définition d'un sol :

Un sol est constitué par un agrégat naturel de grains minéraux pouvant


être séparés par des actions mécaniques légères ( trituration ou agitation
sous l'eau...).
Le sol est un matériau meuble, poreux, non homogène situé à proximité de la surface de
la terre.
On distinguera les sols des roches qui peuvent être définies comme des agglomérats de
grains minéraux liés par des forces de cohésion fortes et permanentes.

2. CONSTITUANTS D'UN SOL

Un sol est en général constitué de 3 phases :


* une phase solide dont les grains solides, dans leur arrangement naturel constituent le
squelette,
* une phase liquide ( eau ),
* une phase gazeuse ( en général de l'air ).
2.1. Phase solide :
Les grains solides proviennent de l'altération de la roche mère. Ces grains ont des
dimensions supérieures à 2 .
Les particules les plus fines ( d < 2  ) sont issues d'une désagrégation mécanique de la
roche mère puis, après dissolution sous l'action de l'eau, sont le résultat d'une altération
chimique.
Ces grains constituent l'élément fondamental de l'analyse des sols. Leur taille, leur
forme, leur enchevètrement sont capitals pour le comportement du sol, et ne dépendent
pas des conditions extérieures.

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Dénominations adoptées en fonction de la grosseur des grains :
d<2 argile
2  < d < 20  limon
20  < d < 0,2 mm sable fin
0,2 mm < d < 2 mm sable grossier
2 mm < d < 20 mm gravier
d > 20 mm cailloux

2.2. Phase liquide :


L'eau existe sous différentes formes dans les sols :
* Eau de constitution : elle fait partie du réseau cristallin et est difficilement
déplaçable,
* Eau liée : elle est maintenue à la surface des grains par des forces d'attractions
moléculaires. Epaisseur moyenne: 1 à 5 m. Ce phénomène n'est important que
pour les grains fins,
* Eau capillaire : retenue par les pores du sol par les forces de capillarité,
* Eau libre : cette eau remplit l'espace resté libre des pores et interstices. Elle
s'écoule dans le sol et obéit aux lois de l'hydraulique.
2.3. Phase gazeuse :
Lorsque le sol n'est pas saturé, la phase gazeuse est constituée par un mélange
d'air, de vapeur d'eau et éventuellement de gaz provenant de la décomposition de
matières organiques.

3. PARAMETRES DEFINISSANT L'ETAT D'UN SOL


Les paramètres permettent de quantifier les différentes phases ( solide, liquide, gazeuse )
entrant dans la composition d'un sol.

GAZ Va
0
Vv
Ww LIQUIDE Vw
W V

Ws SOLIDE Vs

W = masse totale V = volume total


Ws = masse des grains solides Vs = volume des grains solides
Ww = masse de l'eau Vw = volume de l'eau
Va = volume de la phase gazeuse

Volume des vides : Vv = Vw + Va


Volume de l'échantillon de sol : V = Vs + Vw + Va = Vs + Vv

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3.1. Masses volumiques ( ou spécifiques ) :
# masse volumique apparente du sol :=W/V
# masse volumique du sol sec :  d = Ws / V
# masse volumique du solide :  s = Ws / Vs
Ce poids spécifique est sensiblement constant quel que soit la nature des minéraux
inclus dans le sol : s 27 kN / m3
3.2. Paramètres sans unité :
# teneur en eau :  = Ww / Ws ( exprimé‚ en % )
# indice des vides : e = Vv / V s
# porosité : n = Vv / V
# degré de saturation : Sr = Vw / Vv ( exprimé en % )

3.3. Relations entre les différentes valeurs:


Définition n e  d
Ww n.Sr. w e.Sr. w   d 1 1
Teneur en eau        w
Ws (1 n). s s d  d s 

Vv Vw  Va e  s  d
Porosité n  n n  1 n
V V - 1 e (1  ) s s

Masse volumique W Ws + Ww (1   )

V Vs + Vw + Va   (1 n)(1 )s  s -   (1  ) d
apparente  1 e

s 
Masse volumique Ws d  (1  n) s d  d 
apparente sèche Vs  Vw  Va 1 e 1  -
d

Masse volumique Ws s 

s  (1 e)d s 
 d
(1  n)(1   ) (1  n)(1   ) s 
des grains s Vs 1 n

3.4. Ordres de grandeur des différents paramètres :


d ( en kg/dm3 )  ( en kg/dm3 )  ( en % ) e
sable serré saturé 1,7 2,1 23 0,58
sable lache saturé 1,2 1,7 42 1,25
argile raide 2,0-2,1 22 0,60
argile molle 1,7-1,8 45 1,20
bentonite 1,27 194 5,20
tourbe 1,1 450 12
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CLASSIFICATION DES SOLS
selon la NORME NF P 11-300 OU G.T.R.

1. GENERALITES
Les sols sont classés d'après leur nature, leur état et leur comportement.
1.1. Paramètres de nature :
Ce sont des paramètres qui ne varient pas ou peu ni dans le temps, ni au cours des
manipulations:
# la granularité‚
# l'indice de plasticité‚
# la valeur au bleu de méthylène ( sur la fraction 0/50 mm).
1.1.1. La granularité :
# le Dmax. : Dimension maximale des plus gros éléments contenus dans le sol.
Seuil retenu : 50 mm. Cette valeur permet de distinguer les sols fins, sableux
et graveleux (  50 mm ), des sols grossiers.
# tamisat à 80 m ( ou % de fines ) : Ce paramètre permet de distinguer les
sols riches en fines des sols sableux et graveleux.
Seuils retenus :
* 35 % : Au-delà de 35 % de tamisat à 80 m, les sols ont un comportement
assimilable à celui de leur fraction fine.
* 12 % : C'est le seuil conventionnel permettant d'établir une distinction entre
les matériaux sableux et graveleux pauvres ou riches en fines.
# tamisat à 2 mm : Permet la distinction entre les sols à tendance sableuse et les
sols à tendance graveleuse.
1.1.2. L'indice de plasticité Ip : Ce paramètre caractérise l'argilosité des sols.
Seuils retenus :
* 12 : Limite supérieure des sols faiblement argileux.
* 25 : Limite supérieure des sols moyennement argileux.
* 40 : Limite entre sols argileux et très argileux.
1.1.3. La valeur de bleu de méthylène VBS :

Il s'agit d'un autre paramètre permettant de caractériser l'argilosité ( ou la propreté )


du sol.
On détermine la VBS ( valeur de bleu du sol ) à partir de l'essai au bleu de
méthylène à la tache sur une fraction 0/2 mm. La valeur trouvée est rapportée à la
fraction 0/50 mm par une règle de proportionnalité.

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Seuils retenus :
* 0,1 : Seuil en dessous duquel on peut considérer que le sol est insensible à
l'eau. Ce critère doit cependant être complété par la vérification du tamisat à
80 m qui doit être  12 %.
* 0,2 : Seuil au-dessus duquel apparaît à coup sûr la sensibilité à l'eau.
* 1,5 : Seuil distinguant les sols sablo-limoneux des sols sablo-argileux.
* 2,5 : Seuil distinguant les sols limoneux peu plastiques des sols limoneux de
plasticité moyenne.
* 6 : Seuil distinguant les sols limoneux des sols argileux.
* 8 : Seuil distinguant les sols argileux des sols très argileux.
1.2. Paramètres de comportement mécanique :
L'introduction dans la classification de ces paramètres résulte du fait que des sols de
nature comparable peuvent se comporter de manière relativement différente sous
l'action des sollicitations subies au cours de leur mise en oeuvre.
Les paramètres de comportement mécanique à prendre en compte dans la classification
des sols sont la valeur LOS ANGELES LA, et la valeur MICRO DEVAL en présence
d'eau MDE, ou la valeur de friabilité des sables FS pour les sols sableux
Seuils retenus :
* 45 pour les valeurs LA et MDE.
* 60 pour les valeurs FS.
1.3. Paramètres d'état :
Il s'agit des paramètres qui ne sont pas propres au sol, mais fonction de l'environnement
dans lequel il se trouve.
Pour les sols meubles sensibles à l'eau, le seul paramètre d'état considéré dans la
classification est l'état hydrique : son importance est capitale vis-à-vis de tous les
problèmes de remblai et de couche de forme.
1.3.1. Différents états hydriques considérés :

* L'état très humide ( th ) : Etat d'humidité très élevé ne permettant plus la


réutilisation du sol dans des conditions technico-économiques normales.
* L'état humide ( h ) :Etat d'humidité élevé autorisant toutefois la réutilisation du sol
en prenant des dispositions particulières ( aération, traitement, etc...) estimées
comme normales dans le contexte technico-commercial actuel.
* L'état d'humidité moyenne ( m ) : Etat d'humidité optimale ( minimum de
contraintes pour la mise en oeuvre ).
* L'état sec ( s ) : Etat d'humidité faible mais autorisant encore la mise en oeuvre en
prenant des dispositions particulières ( arrosage, sur compactage, etc... ) estimées
comme normales dans le contexte technico-économique actuel.
* L'état très sec ( ts ) : Etat d'humidité très faible n'autorisant plus la réutilisation du
sol dans des conditions technico-économiques normales.

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1.3.2. Paramètres utilisés pour caractériser l'état hydrique :

On peut utiliser l'un ou l'autre des trois paramètres suivants :


* La position de la teneur en eau naturelle ( n ) de la fraction 0/20 du sol par
rapport à l'Optimum Proctor Normal ( opn ) exprimée par le rapport :

n
-------
opn

* La position de la teneur en eau naturelle (n ) par rapport aux limites


d'Atterberg ( l et p ) qui s'exprime par l'indice de consistance ( Ic )

l - n
Ic = ------------
l - p

* L'indice portant immédiat ( IPI ) qui exprime la valeur du poinçonnement


CBR mesurée sans surcharges ni immersion sur une éprouvette de sol
compacté à l'énergie Proctor Normal.

Seuils retenus :
Ils sont détaillés dans les tableaux de la classification des sols figurant au
paragraphe suivant.

2. TABLEAUX DE CLASSIFICATION DES SOLS

Les tableaux ci-après, extraits de la norme NF P 11-300, définissent la classification des


sols répartis entre 4 classes :
* Classe A : sols fins,
* Classe B : sols sableux et graveleux avec fines,
* Classe C : sols comportant des fines et des gros éléments,
* Classe D : sols insensibles à l'eau.

NORMES A CONSULTER :
NF P 11 - 300 : Classification des matériaux utilisables dans le construction des remblais et
des couches de forme d'infrastructures routières.
NF P 94 - 051 et 052 : Détermination des limites d'Atterberg
NF P 94 - 068 : Détermination de la valeur de bleu de méthylène d'un sol par l'essai à
la tache.
NF P 94 - 078 : Indice CBR Immédiat, Indice Portant Immédiat, etc...
NF P 94 - 093 : Essai Proctor normal - Essai Proctor modifié.

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Classe A Tableau 1 - Classification des sols fins
Classement selon la nature Classement selon l’état hydrique
Paramètres de Paramètres de Sous
nature nature Sous classe fonction de
Classe Paramètres d’état classe
Premier niveau de Deuxième niveau la nature fonction de
classification de classification l’état

A1 IPI (*)  3 ou wn  1,25 wOPN A1 th


VBS  2,5 (*) Limons peu plastiques, loess, 3 < IPI (*)  8 ou 1,10  wn < 1,25 wOPN A1 h
ou silts alluvionnaires, sables fins 8 < IPI  25 ou 0,9 wOPN  wn < 1,1 wOPN A1 m
Ip  12 peu pollués, arènes peu 0,7 wOPN  wn < 0,9 wOPN A1 s
plastiques... wn < 0,7 wOPN A1 ts
Dmax  50 mm  2 ou Ic  0,9 ou wn  1,3 wOPN
(*) (*)
IPI A2 th
et A 12 < Ip  25 (*) A2 2 < IPI (*)  5 ou 0,9  Ic (*) < 1,05 ou 1,1 wOPN  wn < 1,3 A2 h
wOPN
Tamisat à ou Sables fins argileux, limons, 5 < IPI  15 ou 1,05 < Ic  1,2 ou 0,9 wOPN  wn < 1,1 wOPN A2 m
80 m > 35% Sols fins 2,5 < VBS  6 argiles et marnes peu plastiques 1,2 < Ic  1,4 ou 0,7 wOPN  wn < 0,9 wOPN A2 s
arènes... Ic > 1,3 ou wn < 0,7 wOPN A2 ts
 1 ou Ic  0,8 ou wn  1,4 wOPN
(*) (*)
IPI A3 th
25 < Ip  40  3 ou 0,8  Ic < 1 ou 1,2 wOPN  wn < 1,4 wOPN
(*) (*) (*)
A3 1 < IPI A3 h
ou Argiles et argiles marneuses, 3 < IPI  10 ou 1 < Ic  1,15 ou 0,9 wOPN  wn < 1,2 wOPN A3 m
6 < VBS  8 limons très plastiques... 1,15 < Ic  1,3 ou 0,7 wOPN  wn < 0,9 wOPN A3 s
Ic > 1,3 ou wn < 0,7 wOPN A3 ts
A4 th
(*)
Ip > 40 A4 Valeurs seuils des paramètres d’état, A4 h
ou Argiles et argiles marneuses, à définir à l’appui d’une étude spécifique A4 m
VBS > 8 très plastiques... A4 s
(*)
Paramètres dont le choix est à privilégier
Page 117
Classe B Tableau 2 - Classification des sols sableux ou graveleux, avec fines
C L A S S I F I C A T I O N A U T I L I S E R P O U R L E S R E M B L A I S

C L A S S I F I C A T I O N A U T I L I S E R P O U R L E S C O U C H E S D E F O R M E

Classement selon la nature Classement selon l’état hydrique Classement selon le comportement
Paramètres de nature Paramètres de nature sous classe
Sous classe Sous classe Paramètres de
Premier niveau de Classe Deuxième niveau de Paramètres d’état fonction du
fonction de fonction de comportement
classification classification comportement
la nature l’état
tamisat à 80 m  12%
B1 Matériaux généralement insensibles à l’eau FS  60 B11
tamisat à 2 mm > 70%
0,1  VBS  0,2 Sables silteux...
FS > 60 B12
FS  60 B21 th
IPI (*) 4 ou wn  1,25 wOPN B2 th
FS > 60 B22 th
B
Dmax  50 mm FS  60 B21 h
4 < IPI (*)  8 ou B2 h
et Sols tamisat à 80 m  12% B2 1,10 wOPN  wn < 1,25 wOPN FS > 60 B22 h
Tamisat à sableux et tamisat à 2 mm > 70% FS  60 B21 m
0,9 wOPN  wn < 1,10 wOPN B2 m
80 m  35% graveleux VBS > 0,2 Sables argileux FS > 60 B22 m
avec fines (peu argileux)...
0,5 wOPN  wn < 0,9 wOPN B2 s
FS  60 B21 s
FS > 60 B22 s
FS  60 B21 ts
wn < 0,5 wOPN B2 ts
FS > 60 B22 ts
tamisat à 80 m  12% B3 LA  45 et
Matériaux généralement insensibles à l’eau B31
tamisat à 2 mm > 70% MDE  45
0,1  VBS  0,2 Graves silteuses... LA > 45 et
B32
MDE > 45
(*)
Paramètres dont le choix est à privilégier

Page 118
Classe B (suite) Tableau 2 - Classification des sols sableux ou graveleux, avec fines
C L A S S I F I C A T I O N A U T I L I S E R P O U R L E S R E M B L A I S
C L A S S I F I C A T I O N A U T I L I S E R P O U R L E S C O U C H E S D E F O R M E
Classement selon la nature Classement selon l’état hydrique Classement selon le comportement
Paramètres de Paramètres de nature Sous Sous classe sous classe
Paramètres de
nature Classe Deuxième niveau de classe Paramètres d’état fonction de fonction du
comportement
Premier niveau de classification fonction de l’état comportement
classification la nature
IPI  7 ou wn  1,25 wOPN LA  45 et MDE  45
(*)
B4 th B41 th
LA > 45 et MDE > 45 B42 th
7 < IPI  15 ou LA  45 et MDE  45
(*)
B4 h B41 h
B4
tamisat à 80 m  12% 1,10 wOPN  wn < 1,25 wOPN LA > 45 et MDE > 45 B42 h
tamisat à 2 mm  70% Graves 0,9 wOPN  wn < 1,10 wOPN B4 m LA  45 et MDE  45 B41 m
VBS > 0,2 argileuses LA > 45 et MDE > 45 B42 m
B ( peu 0,6 wOPN  wn < 0,9 wOPN B4 s LA  45 et MDE  45 B41 s
argileuses )... LA > 45 et MDE > 45 B42 s
wn < 0,6 wOPN B4 ts LA  45 et MDE  45 B41 ts
LA > 45 et MDE > 45 B42 ts
Dmax  50 mm IPI (*) 5 ou wn  1,25 wOPN B5 th LA  45 et MDE  45 B51 th
et Sols B5 LA > 45 et MDE > 45 B52 th
Tamisat à sableux et tamisat à 80 m 5 < IPI (*)  12 ou B5 h LA  45 et MDE  45 B51 h
80 m  35% graveleux compris entre 12 et 35% Sables et 1,1 wOPN  wn < 1,25 wOPN LA > 45 et MDE > 45 B52 h
avec fines tamisat à 2 mm  70% graves très 12 < IPI (*)  30 ou B5 m LA  45 et MDE  45 B51 m
(*)
VBS < 1,5 silteux... 0,9 wOPN  wn < 1,10 wOPN LA > 45 et MDE > 45 B52 m
ou Ip  12 0,6 wOPN  wn < 0,9 wOPN B5 s LA  45 et MDE  45 B51 s
LA > 45 et MDE > 45 B52 s
wn < 0,6 wOPN B5 ts LA  45 et MDE  45 B51 ts
LA > 45 et MDE > 45 B52 ts
IPI  4 ou wn  1,3 wOPN ou Ic  0,8
(*)
B6 th
tamisat à 80 m B6 4 < IPI  10 ou 0,8 < Ic  1 ou
(*)

1,1 wOPN  wn < 1,3 wOPN B6 h


compris entre 12 et 35%
Sables et 10 < IPI  25 ou 1 < Ic  1,2 ou
VBS > 1,5 (*) graves 0,9 wOPN  wn < 1,1 wOPN
(*) B6 m
argileux
0,7 wOPN  wn < 0,9 wOPN ou 1,2 < Ic  1,3
(*)
ou Ip > 12 à très argileux B6 s
(*)
wn < 0,7 wOPN ou Ic > 1,3 B6 ts
(*)
Paramètres dont le choix est à privilégier
Page 119
Classe C Tableau 3 - Classification des sols comportant des fines et des gros éléments
Classement selon la nature
Paramètres de Paramètres de nature Classement selon l’état hydrique et le comportement
nature Sous classe fonction
Classe Deuxième niveau de
Premier niveau de de la nature
classification
classification

Matériaux anguleux Le sous-classement, en fonction de l’état hydrique et du


comportant une fraction C1Ai comportement des sols de cette classe, s’établit en considérant
0/50 mm > 60 à 80% et celui de leur fraction 0/50 mm qui peut être un sol de la classe A
Argiles à silex, éboulis,
matériaux roulés. ou de la classe B
moraines, alluvions
La fraction 0/50 est un grossières... * 1er exemple : un sol désigné C1A2h est un sol qui est :
sol de classe A  soit entièrement roulé,
 soit entièrement ou partiellement anguleux; sa fraction 0/50
Dmax > 50 mm C Matériaux anguleux représente plus de 60 à 80% de la totalité du matériau.
et tamisat à comportant une fraction C1Bi Dans les deux cas, sa fraction 0/50 mm appartient à la classe A2
avec un état hydrique h.
80 m > 12% 0/50 mm > 60 à 80% et
Argiles à silex, argiles à
Sols matériaux roulés. meulière, éboulis, * 2ème exemple : un sol désigné C1B42m est un sol qui est :
ou comportant La fraction 0/50 est un moraines, alluvions  entièrement ou partiellement anguleux; sa fraction 0/50 mm
grossières... représente moins de 60 à 80% de la totalité du matériau.
des fines et sol de classe B
si le tamisat à des gros Matériaux anguleux La fraction 0/50 mm est un sol de la classe B42 se trouvant dans
éléments C2Ai un état hydrique m.
80 m  12% comportant une fraction
la VBS est > 0/50 mm  60 à 80%. Argiles à silex, argiles à
Les différents sous-classes composant la classe C sont :
0,1 La fraction 0/50 est un meulière, éboulis, biefs C1A1 C1A3 C2A1 C2A3
à silex... Etat th, h, m, s ou ts
sol de classe A C1A2 C1A4 C2A2 C2A4
C1B11 C1B31 C2B11 C2B31 Matériaux généralement
Matériaux anguleux C2B32 insensibles à l’état
comportant une fraction
C2Bi C1B12 C1B32 C2B12
hydrique
0/50 mm  60 à 80%. Argiles à silex, argiles à C1B21 C1B51 C2B21 C2B51
C1B22 C1B52 C2B22 C2B52 Etat th, h, m, s ou ts
La fraction 0/50 est un meulière, éboulis, biefs C1B41 C1B6 C2B41 C2B6
à silex...
sol de classe B C1B42 C2B42

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Classe D Tableau 4 - Classification des sols insensibles à l’eau
CLASSIFICATION A UTILISER POUR LES REMBLA IS

C L A S S I F I C A T I O N A U T I L I S E R P O U R L E S C O U C H E S D E F O R M E

Classement selon la nature Classement selon l’état hydrique


Paramètres de Paramètres de
nature nature Sous classe fonction
Classe Valeurs seuils retenues Sous classe
Premier niveau de de la nature
classification Deuxième niveau
de classification

Dmax  50 mm D1 FS  60 D11
et
tamisat à 2 mm > Sables alluvionnaires Matériaux insensibles à
70% propres, sables de dune... l’eau; mais leur emploi FS > 60 D12
en couche de forme
D
D2 nécessite la mesure de LA  45 et D21
Dmax  50 mm leur résistance MDE  45
et mécanique (Los Angelès
VBS  0,1 tamisat à 2 mm  Graves alluvionnaires - LA - et/ou Micro Deval
propres, sables...
et 70% en présence d’eau - LA > 45 et D22
Sols MDE -) ou Friabilité des MDE > 45
tamisat à insensibles sables (FS).
80 m  12% à l’eau
D3 LA  45 et D31
Dmax > 50 mm MDE  45
Graves alluvionnaires
grossières propres, dépôts LA > 45 et D32
glaciaires,... MDE > 45

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Tableau synoptique de classification des matériaux selon leur nature

Roches carbonatées Craies R1


Calcaires R2
Roches Roches argileuses Marnes, argilites, R3
pélites...
MATERIAUX sédimentaires Roches siliceuses Grés, poudingues, R4
brèches...
ROCHEUX Roches salines Sel gemme, gypse R5
Roches Granites, basaltes, andésites..., gneiss..., R6
magmatiques et schistes métamorphiques et ardoisiers...
métamorphiques
MATERIAUX
PARTICULIERS Sols organiques, sous-produits industriels F

* Matériaux pour lesquels la mesure de l'Ip est à retenir comme base de classement. Pour les autres
matériaux on utilisera la VBS.
** C1 : matériaux roulés et matériaux anguleux peu charpentés ( 0/50 > 60 à 80 % )
C2 : matériaux anguleux très charpentés ( 0/50  60 à 80 % )

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ANALYSE GRANULOMETRIQUE D'UN SOL

1 DEFINITION
Il s'agit de déterminer la répartition en poids des grains du sol suivant leur
analyse granulométrique.
On distinguera les particules pouvant être séparées par tamisage (d < 0,08 mm)
et les particules fines pour lesquelles le tamisage est impossible. On a alors
recours à l'essai de sédimentométrie.

2. ANALYSE GRANULOMETRIQUE

L'essai s'effectue sur le matériau à le teneur en eau à laquelle il se trouve,


afin d'éviter un risque de perte d'éléments fins du matériau, etc...
Il faut préparer 2 échantillons :
# L'un de masse M1h pour déterminer la masse sèche de l'échantillon
soumis à l'analyse granulométrique,
# L'autre de masse Mh pour effectuer cette analyse.
2.1. Détermination de la masse sèche de l'échantillon :
# Pesée de l'échantillon M1h,
# Séchage à l'étuve, sur plaque chauffante ou au four,
# Pesée de l'échantillon sec : M1s
# La masse sèche Ms de l'échantillon soumis à l'analyse granulométrique
est calculée de la manière suivante :
M1s
Ms = -------- * Mh
M1h
2.2. Lavage de l'échantillon :
# L'échantillon humide est versé sur un ou plusieurs tamis de décharge,
protégeant le tamis de lavage.
# La maille du tamis de lavage correspond à la plus petite maille de la
colonne utilisée pour l'analyse granulométrique, soit le tamis de 0.080
mm.
# On lave le matériau, en veillant à ce que l'eau ne déborde pas du tamis
de lavage.
# Le tamisat est en principe éliminé avec les eaux de lavage.
# Le refus récupéré est séché: soit Ms1 sa masse

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2.3. Tamisage de l'échantillon :
# Verser le matériau lavé et séché dans la colonne de tamis. Cette colonne est
constituée par l'emboîtement des tamis, en les classant de haut en bas dans
l'ordre de mailles décroissantes, et en ajoutant un fond plein et un couvercle.
# Agiter manuellement ou mécaniquement cette colonne, puis reprendre un à
un les tamis en adaptant un fond et un couvercle. Agiter chaque tamis.
# Verser le tamisat recueilli sur le fond sur le tamis immédiatement inférieur.
2.4. Pesées :
# Peser le refus du tamis ayant la plus grande maille: soit R1 la masse de ce
refus.
# Ajouter le refus obtenu sur le tamis immédiatement inférieur. Soit R2 la
masse du refus cumulé.
# Poursuivre la même opération avec tous les tamis de la colonne pour obtenir
les masses des différents refus cumulés
# Peser le tamisat sur le fond . Soit Tn sa masse.
2.5. Calculs :
# Les résultats sont portés sur une feuille d'essai.
# Les masses des différents refus cumulés Ri sont rapportées à la masse totale
de l'échantillon pour essai sec Ms.
# Les pourcentages de refus cumulés obtenus sont inscrits sur la feuille d'essai.
Ri
------- * 100
Ms

# Les pourcentages de tamisats correspondants sont égaux à :


Ri
100 - ------- * 100
Ms

2.6. Tracé de la courbe granulométrique :


Il suffit de porter les divers pourcentages des tamisats ou des différents refus
cumulés sur une feuille semi-logarithmique :
* en abscisse : les dimensions des mailles, échelle logarithmique
* en ordonnée : les pourcentages sur une échelle arithmétique.
La courbe doit être tracée de manière continue et peut ne pas
passer par tous les points

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3. INTERPRETATION DES COURBES
La forme de la courbe granulométrique obtenue apporte les renseignements suivants
:
# La dimension D du plus gros granulat,
# La plus ou moins grande proportion d'éléments fins,
# la continuité ou la discontinuité de la granularité.
Soit Dx le diamètre correspondant au pourcentage x %. On définit :
* L'étalement de la granulométrie par le coefficient d'uniformité de HAZEN.

D60
Cu = ------
D10

Pour Cu < 2 : granulométrie uniforme


Pour Cu > 2 : granulométrie étalée
* Le coefficient de courbure

D302
Cc = --------------
D10 * D60

NORME A CONSULTER
NF P 94-056 : Sols : reconnaissances et essais - Analyse granulométrique d’un sol -
Méthode par tamisage.
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Selon la forme de la courbe, on dira que la granulométrie est :

granulométrie étalée granulométrie serrée

granulométrie continue granulométrie discontinue

granulométrie bien graduée granulométrie mal graduée

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LIMITES D'ATTERBERG A LA
COUPELLE ET AU ROULEAU

1. DEFINITIONS

Le comportement d'un sol varie dans des proportions importantes en fonction de


sa teneur en eau.
Pour une valeur élevée de la teneur en eau, le sol se comporte à peu prés
comme un liquide ; c'est de la boue: les forces de cohésion ne sont pas assez
importantes pour maintenir les particules en place.
Quand la teneur en eau diminue, vient la phase plastique ; on peut encore
modeler la terre sans qu'elle s'effrite, elle conserve sa forme.
Puis on ne peut plus modeler la terre: elle se fendille au cours du travail: c'est la
phase solide.
On peut encore subdiviser cette phase solide. Lorsque la quantité d'eau
demeure relativement importante, la pellicule d'eau qui enveloppe les grains
repousse ces grains et augmente le volume apparent ; de sorte que, si l'on
sèche un tel sol, il y aura retrait. Tandis que, pour une teneur en eau encore
plus faible, l'eau ne repoussera plus les particules du sol, et le volume sec sera
égal au volume humide: ce sera la phase solide sans retrait.
Les teneurs en eau qui correspondent au passage de l'un à l'autre de ces états
sont respectivement :
# la limite de liquidité l,
# la limite de plasticité p,
# la limite de retrait r,
On appelle indice de plasticité la différence Ip = l - p. C'est l'étendue de
l'intervalle pendant lequel on peut " travailler " le sol.
On appelle indice de consistance Ic le rapport ( l -  ) / Ip,  étant la teneur
en eau du sol à l'état naturel.
Phase solide Phase plastique Phase liquide
sans retrait avec retrait
Indice de plasticité
Ip = l - p
0 r p l 100 %
Sol sec Limite de Limite de Limite de eau pure
retrait plasticité liquidité

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2. PREPARATION DE L'ECHANTILLON

On utilise une " pâte " de sol ne comportant que les éléments fins qui passent à
travers le tamis de 0,4 mm.
Il ne faut pas sécher le sol avant de le tamiser: on modifierait le comportement
de certaines particules.
On opère par voie humide:
# Placer le sol dans le tamis, sur un récipient plus grand,
# Verser doucement de l'eau, et laver au pinceau,
# Laisser reposer; décanter,
# Laisser sécher jusqu'au point désiré, sans chauffer

3. LIMITE DE LIQUIDITE

3.1. Matériel utilisé :

# Appareil de CASAGRANDE

Coupelle métallique ( calotte sphérique ) qui tombe de 10 mm sur un


socle en bois de dureté bien déterminée.
# Outil à rainurer

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3.2. Mode opératoire :
3.2.1. Préparation de l'échantillon :

Amener, par tâtonnement, l'échantillon à une teneur en eau légèrement


supérieure à la limite de liquidité.
3.2.2. Mise en place de l'échantillon :

# Répartir la pâte à la spatule, de façon homogène, dans la coupelle.

# La pâte recouvre le fond de la coupelle sauf sur une partie d d'environ 3 cm.
# Epaisseur f au centre: 15 à 20 mm, pourtour sensiblement horizontal.
3.2.3. Essai :

# Faire une rainure dans l'axe de la coupelle en tenant l'outil sensiblement


perpendiculaire à cette coupelle,
# Tourner la manivelle, 2 chocs par seconde. Compter le nombre de chocs N
tout en observant le fond de la rainure. Arrêter lorsque les lèvres de la rainure
se rejoignent sur une longueur de 1 cm environ.
# Si le nombre de chocs est inférieur à 15, laisser sécher l'échantillon puis
recommencer l'essai,
# Si le nombre est supérieur à 35, ajouter un peu d'eau ( bien mélanger ), puis
recommencer l'essai,
# Si 15  N  35, déterminer la teneur en eau. Pour cela:
* Prélever à l'aide de la spatule un peu de pâte de chaque côté des
lèvres de la rainure,
* Placer ce prélèvement dans une coupelle de masse Mt,
* Peser immédiatement, soit Mth,
* Porter à l'étuve pour dessiccation complète ( ou sur plaque chauffante ),
* Peser sec, soit Mts.

Mth - Mts Masse de l'eau


 = -------------- = -----------------------
Mts - Mt Masse sèche
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Par définition, la limite de liquidité l est la teneur en eau qui correspond à
la fermeture de 1 cm pour un nombre de chocs N égal à 25.
Mais le nombre de chocs N aura rarement été 25. Il faut donc recommencer en
faisant varier la teneur en eau.
On tracera alors la droite moyenne ajustée sur les couples de valeurs obtenus
(lg N - ) et on déduira l correspondant à N = 25.
3.2.4. Calculs et résultats :

Les quantités étant peu importantes, il est souhaitable d'obtenir le


centigramme pour les pesées de l'échantillon.
Pour le calcul des teneurs en eau: 1 chiffre décimal pour chaque prise, la
limite de liquidité obtenue pour une valeur N égale à 25 étant arrondie à
l'entier le plus proche.

4. LIMITE DE PLASTICITE

La limite de plasticité p est inférieure à l; il faut donc laisser l'échantillon sécher un peu
plus.
Quand le moment est venu, faire une boulette de pâte et la transformer en un cylindre en la
roulant sur une surface plane propre, lisse, sèche et non absorbante ( à la main ou à l'aide
d'une plaque plane, un aller et retour par seconde ) .
# Par définition, la limite de plasticité p est la teneur en eau du rouleau qui
se fissure au moment où son diamètre atteint 3 mm  0,5 mm.
Le rouleau terminé doit avoir 10 cm de longueur et ne doit pas être creux. la limite de
plasticité est atteinte lorsque, simultanément, le rouleau se fissure et que son diamètre
atteint 3 mm  0,5 mm.
Si aucune fissure n'apparaît, le rouleau est réintégré à la boulette. La pâte est malaxée et
légèrement séchée.
Si la limite de plasticité est atteinte, déterminer la teneur en eau du rouleau.
Faire un minimum de 2 essais et, si les valeurs s'écartent de plus de 2% de la valeur
moyenne, refaire un essai.
Pour le calcul des teneurs en eau: 1 chiffre décimal pour chaque prise, la limite de
plasticité obtenue en faisant la moyenne arithmétique des teneurs en eau étant arrondie
à l'entier le plus proche.

5. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir cours intitulé " CLASSIFICATION DES SOLS selon la norme NF P 11-300 "

NORME A CONSULTER
NF P 94-051 : Sols : reconnaissance et essais - Détermination des limites d'Atterberg
Limite de liquidité à la coupelle - Limite de plasticité au rouleau.

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LIMITES D'ATTERBERG AU CONE
DE PENETRATION

1. DEFINITIONS

Il s’agit de déterminer la limite de liquidité des sols sur la fraction passant au travers
du tamis à maille carrée de 400 m d’ouverture nominale.

2. APPAREILLAGE

2.1. Matériel pour la préparation du sol:


# Etuve de séchage
# Balance de précision,
# Plaque lisse en marbre ou matériau équivalent
# tamis de 400 m d’ouverture nominale
# spatule, couteau, coupelles et bacs
2.2. Matériel pour la réalisation de l’essai:

Dispositif de mesure
du déplacement

Gaine de guidage
de la tige

Dispositif de blocage
de la tige tige
Cône

Sol

Récipient Dispositif de réglage de


l’horizontalité
Socle

Support

L’appareil représenté ci-dessus se compose:


* d’un socle avec dispositif de réglage de l’horizontalité et une tige
verticale sur laquelle coulisse une pince de blocage,
* d’un cône de pénétration constitué d’une tige solidaire d’un cône, de
masse toitale de 80 g,
* d’un dispositif de mesure du déplacement du cône,
* d’un récipient cylindrique rigide,  intérieur  55 mm, hauteur  35 mm.

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3. MODE OPERATOIRE

3.1. Préparation du sol:


Après échantillonnage du sol et homogénéisation, mettre à imbiber une masse m
de matériau dans un récipient d’eau pendant 24 h. ( avec m > 0,2 D ).
Cette masse doit permettre de recueillir au moins 200 g de particules solides
après tamisage au tamis de 400 m.
Une fois imbibé, le matériau est tamisé par voie humide au tamis de 400 m.
L’eau de lavage et le tamisat sont recueillis dans un bac, puis décantés pendant
12 h. L’eau excédentaire est évaporée à une température inférieure à 50 °C.
3.2. Essai de pénétration:
# Régler l’horizontalité du socle,
# Malaxer sur une surface lisse la totalité du tamisat précédemment préparé afin
d’obtenir une pâte homogène et presque fluide,
# Remplir le récipient avec une partie de cette pâte au moyen d’une spatule, en
prenant soin de ne pas emprisonner de bulles d’air. Araser afin d’obtenir une
surface lisse et plane,
# Mettre en place le récipient et ajuster la pointe du cône - propre et lisse - au
centre. La pointe doit affleurer la surface du sol.
# Régler le dispositif de mesure, puis libérer le cône et le laisser s’enfoncer dans
le sol pendant 5s  1s. Il se bloque automatiquement en fin de cycle.
# Noter l’enfoncement, puis prélever un échantillon de sol dans la zone de
pénétration du cône. Cette prise d’essai doit être placée dans une coupelle de
masse connue, pesée immédiatement puis mise à sécher afin de déterminer sa
teneur en eau.
# Répéter cette opération au moins 4 fois avec des teneurs en eau différentes à
chaque fois, de manière à encadrer la valeur d’enfoncement de 17 mm, tout en
étant situés dans l’intervalle de 12 mm à 25 mm.

4. EXPRESSION DES RESULTATS


La limité de liquidité l est la teneur en eau du matériau qui correspond
conventionnellement à un enfoncement de 17 mm du cône. Elle est déterminée à partir de
la droite moyenne ajustée sur les couples de valeurs mesurées enfoncement - teneur en
eau, et arrondie au nombre entier le plus proche.

5. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir cours intitulé " CLASSIFICATION DES SOLS selon la norme NF P 11-300 "

NORME A CONSULTER
NF P 94-052-1 : Sols : reconnaissance et essais - Détermination des limites d'Atterberg
partie 1 : Limite de liquidité - Méthode du cône de pénétration.

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VALEUR DE BLEU DE METHYLENE
D'UN SOL

1. DEFINITION
Les argiles contenues dans un sol ont la propriété de fixer le bleu de méthylène
proportionnellement à leur surface spécifique.
L'essai consiste à mesurer par dosage la quantité de bleu de méthylène pouvant s'adsorber
sur la prise d'essai. Cette valeur est rapportée proportionnellement à la fraction 0/50 mm du
sol considéré.

2. APPAREILLAGE ET MATERIEL D'ESSAI

# Agitateur à ailettes tournant entre 400 et 700 t/mn.


# Dispositif de dosage permettant d'injecter des volumes de 2, 5 et 10 cm3
# Papier filtre blanc avec teneur en cendre < 0,01 %.
# Baguette de verre de 8 mm de diamètre
# Récipient de 3,000 dm3 et de diamètre 155 mm
# Solution de bleu de méthylène de qualité médicinale à 10 g/l
# Matériels courants : balance, tamis, chronomètre, etc

3. PREPARATION DE L'ECHANTILLON

# Si le Dmax du matériau est  50 mm, prélever une masse m de matériau à sa teneur en


eau naturelle telle que : m >200 Dmax ( m en grammes, Dmax en millimètres ).
# Si le Dmax du matériau est > 50 mm ,prélever 10 kg de sa fraction 0/50 mm.
# Si le Dmax de l'échantillon prélevé est  5 mm:
* Séparer par tamisage et si nécessaire par lavage la fraction 0/5 mm contenue
dans cet échantillon.
* Déterminer la proportion pondérale C de la fraction 0/5 mm sèche contenue dans
le matériau ( ou dans sa fraction 0/50 mm lorsque Dmax > 50 mm ). Cette
proportion peut-être lue sur la courbe granulométrique du matériau.
# Homogénéiser la fraction 0/5 mm ainsi séparée et préparer trois prises d'essai
sensiblement égales et de l'ordre de:
* 30 à 60 g dans le cas de sol très argileux à argileux,
* 60 à 120 g dans le cas de sol moyennement à peu argileux.
# Introduire la 1ère prise d'essai de masse m1 dans le récipient de 3,000 dm3 et ajouter
500 cm3 d'eau déminéralisée. Placer le récipient sous l'agitateur et le faire tourner
pendant au minimum 5 mn à 700 t/mn.
# La 2è prise de masse m2 sert à déterminer la teneur en eau de chacune des prises
d'essai.
# La 3è prise est conservée dans un récipient hermétique pour renouveler l'essai sii
nécessaire.
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4. MODE OPERATOIRE

La prise d'essai étant imbibée:


* Mettre l'agitation à 400 t/mn pendant toute la durée de l'essai.
* A l'aide du dispositif de dosage, introduire dans la suspension 5 à 10 cm3 de
solution de bleu.
* Au bout de 1 min., prélever à l'aide de la baguette une goutte de suspension et la
déposer sur le papier filtre.
* Le test est dit positif si, dans la zone humide, apparaît autour du dépôt central une
auréole bleu claire. Il est dit négatif si l'auréole est incolore.
* Injecter successivement des doses de 5 à 10 cm3 jusqu'à ce que le test devienne
positif.
* A partir de ce moment, effectuer des tests toutes les minutes sans ajout de
solution.
* Si l'auréole disparaît avant la 5è min., procéder à de nouvelles injections de 2 à 5
cm3, chaque addition étant suivie d'essais effectués de minute en minute
* L'essai est terminé lorsque le test reste positif pendant 5 min. Noter le volume total
V de solution nécessaire pour atteindre l'adsorption totale.

5. CALCULS ET EXPRESSION DES RESULTATS

Les grandeurs mesurées au cours de l'essai sont :


m1 : Masse humide de l'échantillon constituant la première prise d'essai ( en
grammes )
m2 : Masse humide de l'échantillon servant au calcul de la teneur en eau ( en
grammes )
m3 : Masse sèche de l'échantillon m2 ( en grammes )
V : Volume de la solution de bleu de méthylène utilisé ( en centimètres cubes )
La valeur au bleu du matériau testé est:

VBS = B/m0 * C * 100

avec B = masse de bleu introduite = V * 0,01


C = Proportion de la fraction 0/5 mm
m0 = masse sèche de la prise d'essai = m1 / (1+)
 = teneur en eau de l'échantillon = ( m2 - m3 ) / m3

6. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir cours intitulé " CLASSIFICATION DES SOLS selon la norme NF P 11-300 "

NORME A CONSULTER
NF P 94-068 : Sols : reconnaissance et essais - Détermination de la valeur de bleu de
méthylène d'un sol par l'essai à la tache
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ESSAI PROCTOR

1. BUT DE L'ESSAI
Il s'agit de déterminer la teneur en eau optimale conduisant à une force portante
maximale pour un sol donné, selon des conditions de compactage précises.
On compacte des échantillons de sol dans un moule normalisé, en adoptant diverses
valeurs de teneur en eau.
Pour chaque essai, déterminer la masse volumique apparente correspondante.
Porter les résultats sur un graphique et tracer une courbe passant au mieux par les
points trouvés.
L'abscisse du maximum de cette courbe représente la teneur en eau optimale  opt,
et son ordonnée la masse volumique apparente sèche optimum opt

2. MATERIEL UTILISE
2.1. MOULE
C'est un tube métallique cylindrique, ouvrable en deux demi-coquilles que l'on peut
fixer sur une base, et muni d'une hausse.

Il existe 2 moules : * le moule PROCTOR, utilisable pour les sols fins


* le moule C.B.R., utilisé le plus souvent.
Moule D (mm) H (mm)

PROCTOR 101,6 116,5

C.B.R. 152 152,5 dont disque d'espacement,


épaisseur 36 mm soit hauteur utile =
116,5 mm

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2.2. DAME

2 dames sont utilisées en fonction de l'intensité de compactage désiré :


* la dame P.N. pour l'essai PROCTOR NORMAL
* la dame P.M. pour l'essai PROCTOR MODIFIE

Type  (mm) Masse (g) Hauteur de chute


(mm)

P.N. 50 2490 305

P.M. 50 4535 457

3. PREPARATION DE L'ECHANTILLON

3.1. QUANTITE A PRELEVER

Elle dépend du moule utilisé.


La courbe étant définie par au moins 5 à 6 points, il faudra prélever un
minimum de:
* pour le moule PROCTOR : 15 kg de sol
* pour le moule C.B.R. : 33 kg de sol
Le matériaux doit être soigneusement prélevé, et amené à une teneur en eau
inférieure à opt.
En principe, le premier essai doit se faire à une teneur d'environ 4%.
L'échantillon est ensuite fractionné en 6 parts, chaque part étant malaxée de
manière à obtenir des échantillons parfaitement homogènes.
3.2. CHOIX DU MOULE

Il dépend de la grosseur des plus gros grains du sol, c'est à dire D.


# Si D  5 mm (et seulement dans ce cas), moule PROCTOR mais
moule C.B.R. conseillé.
# Si 5 < D  20 mm, utiliser le moule C.B.R. Conserver le sol intact,
avec tous ses constituants.
# Si D > 20 mm, tamiser à 20 mm et peser le refus
* Si refus  30 %, effectuer l'essai dans le moule C.B.R. sans
le refus ( échantillon écrêté à 20 mm) et appliquer une
correction sur les valeurs trouvées,
* Si refus > 30 %, l'essai PROCTOR ne peut être fait.

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4. CONDITIONS DE COMPACTAGE

L'énergie de compactage dépend de la dame et du moule utilisés.


On fait varier le nombre de couches de remplissage, et le nombre de coups de dame
par couches:
* Essai PROCTOR NORMAL : remplissage en 3 couches.
* Essai PROCTOR MODIFIE : remplissage en 5 couches.
Pour que toute la surface soit uniformément touchée, on compactera ainsi:
* Moule PROCTOR : 3 cycles de 8 coups répartis, plus un dernier coup
au centre, soit 25 coups par couche.
* Moule C.B.R. : 8 cycles de 7 coups répartis, six approximativement
tangents à la périphérie et le 7è au centre, soit 56 coups par couche.
Les quantités approximatives de matériaux à introduire par couche sont les suivantes:

Moule Essai P.N. Essai P.M.


( 3 couches ) ( 5 couches )

PROCTOR 650 g 400 g

C.B.R. 1700 g 1050 g

5. MODE OPERATOIRE

# Assembler le moule sur son embase. Ajouter le disque d'espacement pour le moule
C.B.R..
# Peser moule + embase à 5 g prés ( P1 ). Adapter la hausse.
# Introduire la 1ère couche et effectuer le compactage. Scarifier la surface supérieure
afin d'assurer la liaison avec les couches suivantes.
# Procéder de même pour les couches suivantes.
# Après compactage de la dernière couche, enlever la hausse. Le sol compacté doit
dépasser le bord supérieur du moule de 1 cm environ.
# Araser soigneusement. Nettoyer le moule et peser l'ensemble ( P2 )
# Démouler le sol et prélever 2 prises en haut et en bas de l'échantillon. Déterminer
leurs teneurs en eau et faire la moyenne (  1 ).
# Calculer sa masse volumique apparente sèche :
Msèche P2- P1 1
d1 = ------------------ = ------------- * ------------------
vol. moule 1 + 1 vol. moule
# Reporter un premier point dont les coordonnées sont 1 et d1 sur la courbe.

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# Pour avoir un deuxième point, augmenter la teneur en eau de 2 %, et
recommencer les mêmes opérations.
# Après avoir reporté un nombre de points significatifs, tracer le courbe et en
déduire opt et dopt

6. NOMBRE D'ESSAIS A EXECUTER

La masse volumique sèche maximale est atteinte lorsque la variation de la


masse de sol humide est nettement inférieure à la quantité d'eau ajoutée.
Il faut donc effectuer au moins deux essais après avoir déterminé cette valeur.

7. PRESENTATION ET EXPLOITATION DES RESULTATS

Présenter les résultats et les calculs sur une feuille selon le modèle donné.
Tracer la courbe obtenue à l'aide des valeurs et déterminer opt et dopt.
En pratique, il faut mettre en oeuvre la totalité des remblais à une teneur en eau
égale à opt et.compacter jusqu'à ce que la masse volumique apparente soit
dopt. Pour cela, contrôler fréquemment le teneur en eau  des remblais qui
arrivent sur chantier.

NORME A CONSULTER
NF P 94-093 : Sols : reconnaissance et essais - Détermination des références de
compactage d’un matériau - Essai Proctor normal - Essai Proctor modifié

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ESSAIS C.B.R.

1. DEFINITIONS

Les essais C.B.R. permettent, selon le processus utilisé, la détermination :


* de l'Indice CBR après immersion ( I. CBR immersion )
* de l'Indice CBR immédiat ( I. CBR immédiat )
* de l'Indice Portant Immédiat ( IPI )
d'un sol ou d'un matériau utilisé dans la construction des ouvrages en terre ou
des assises de chaussées.
La méthode CBR donne une évaluation de la portance, c'est-à-dire de l'aptitude
des matériaux à supporter les charges
L'indice recherché est un nombre sans dimension exprimant le rapport entre les
pressions produisant un enfoncement donné dans le matériau étudié d'une part
et dans le matériau type d'autre part.

2. APPAREILLAGE

2.1. Matériel de confection des éprouvettes

Il comprend :
* le moule CBR, les dames et le matériel de compactage Proctor
normal et modifié avec l'ensemble des accessoires ( rehausse, disque
d'espacement, règle à araser,...),

* le matériel d'usage courant : balance, bacs, étuve ou plaque


chauffante,...
2.2. Matériel de poinçonnement

Il comprend :
* une presse de compression de 50 kN minimum et de 60 mm de
course,
* cette presse doit être équipée :
# d'un poinçon cylindrique en acier de 19,35 cm2 de section et de
20 cm de longueur,
# d'un dispositif permettant la manoeuvre de la partie mobile de la
presse à la vitesse de 1,27 mm/min.
# d'un dispositif dynamométrique permettant de mesurer les
efforts de poinçonnement.
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3. EXECUTION DE L'ESSAI

3.1. Confection des éprouvettes


# On choisit les différents ensembles de conditions d'état du sol : masse volumique
sèche, teneur en eau, état de saturation pour lesquels on veut réaliser l'essai.
# Préparer 5,5 kg de matériau lorsqu'on recherche l'I.CBR immédiat ou l'IPI, et 7 kg
pour l'I.CBR immersion.
# Cette quantité de matériau est introduite dans le moule CBR et compactée selon les
conditions de l'essai Proctor.
# Le moule est ensuite retourné et la plaque de base est mise sur l'autre face. Le disque
d'espacement est extrait.

3.2. Exécution du poinçonnement


3.2.1. Détermination de l'IPI :

# Placer l'ensemble sur la presse, en position centrée par rapport au piston.


# Procéder au poinçonnement de la manière suivante :
 Approcher la face supérieure de l'éprouvette vers le piston jusqu'à ce qu'il
vienne affleurer le matériau.
 Régler la mise à zéro du dispositif dynamométrique et celle du comparateur
mesurant l'enfoncement du poinçon.
 Exécuter le poinçonnement en maintenant une vitesse de pénétration à 1,27
mm/min.
 Noter les efforts de poinçonnement correspondant aux enfoncements de 1,25
- 2 - 2,5 - 5 - 7,5 et 10 mm et arrêter le poinçonnement à cette valeur.
 L'éprouvette est alors démoulée, pesée et introduite dans l'étuve réglée à
105 °C pour déterminer sa teneur en eau.
3.2.2. Détermination de l'I. CBR immédiat :

# Placer l'ensemble sur la presse, interposer dans le volume libéré par le disque
d'espacement deux surcharges de 2,3 kg, la surcharge en une pièce placée sur
l'échantillon et celle en deux pièces au-dessus.
# Exécuter le poinçonnement comme indiqué précédemment.
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3.2.3. Détermination de l'I.CBR immersion :

# Placer un papier - filtre à la surface puis disposer au - dessus le disque de


gonflement et les surcharges comme indiqué précédemment.
# Fixer le trépied support de comparateur sur le bord supérieur du moule et
positionner le comparateur au centre du trépied.
# Placer l'ensemble dans le bac d'immersion de telle sorte que l'eau recouvre de 1 à
2 cm l'éprouvette. Effectuer la mise à zéro du comparateur.
# Après 4 jours d'immersion, mesurer la hauteur de gonflement h indiquée par le
comparateur. Laisser égoutter quelques minutes et déposer le trépied, le
comparateur, les surcharges et le disque de gonflement.
# Placer l'ensemble sur la presse, replacer les surcharges comme précédemment et
procéder au poinçonnement.

4. CALCULS ET RESULTATS
* Reporter sur un graphe effort - déformation les valeurs de poinçonnement
mesurées pour les enfoncements prévus.
* Si la courbe présente une concavité vers le haut au démarrage, il y a lieu de
corriger l'origine de l'échelle des enfoncements.

* Calculer les valeurs suivantes :


Effort de pénétration à 2,5 mm d'enfoncement ( en kN )
--------------------------------------------------------------------- * 100
13,35

Effort de pénétration à 5 mm d'enfoncement ( en kN )


------------------------------------------------------------------- * 100
20

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* L'indice recherché est par convention la plus grande de ces deux
valeurs.
* L'indice recherché étant déterminé, préciser sur la feuille d'essai :
 le type d'indice trouvé
 la masse volumique sèche de l'éprouvette exprimée en valeur absolue et en
pourcentage de la densité sèche maximum Proctor du sol
 la teneur en eau de confection de l'éprouvette exprimée en valeur absolue et
en pourcentage de la teneur en eau optimum Proctor du sol
 dans le cas de l'I.CBR immersion, calculer le gonflement linéaire relatif G :

h
G = ------ * 100
H

h : gonflement mesuré
H : hauteur initiale de l'éprouvette, soit 127 mm
 préciser la teneur en eau après immersion de l'éprouvette.

NORME A CONSULTER
NF P 94-078 : Sols : reconnaissance et essais - Indice CBR après immersion - Indice cbr
immédiat - Indice portant immédiat.
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COEFFICIENT DE FRAGMENTABILITE
DES MATERIAUX ROCHEUX
1. DEFINITION
Le coefficient de fragmentabilité constitue un des paramètres représentatifs du comportement de
certains matériaux rocheux se traduisant par une évolution continue de leur granularité depuis leur
extraction jusqu’au terme de leur mise en oeuvre et qui se poursuit encore durant la vie des
ouvrages.
Le coefficient de fragmentabilité est un des paramètres d’identification retenu pour la
classification des matériaux utilisables dans la construction des remblais et des couches de forme
d’infrastructures routières.

2. PRINCIPE DE L’ESSAI
L’essai consiste à déterminer la réduction du D10 d’un échantillon de granularité d/D donnée soumis
à un pilonnage conventionnel.
Cette réduction s’exprime par le rapport :

D10 du matériau avant pilonnage


FR = ------------------------------------------------------
D10 du matériau après pilonnage
D10 : Dimension des grains en-dessous de laquelle se situe
10% de la masse d’un matériau granulaire ( en millimètres ).
Ce rapport est précisément le coefficient de fragmentabilité du matériau.

3. APPAREILLAGE ET MATERIEL D’ESSAI

On utilise le matériel spécifique à l’essai PROCTOR, à savoir le moule CBR et la dame


Proctor Normal, ainsi qu’une colonne de tamis de mailles : 1, 2, 5, 10, 16, 20, 40, 50, (ou
63) et 80 mm et une balance de portée supérieure à 3 kg.

4. PREPARATION DES ECHANTILLONS


# Prélever un échantillon représentatif de la nature et de l’état hydrique du matériau rocheux
considéré par prélèvement. Préparer la fraction d/D qui sera soumise à l’essai.
# Cette fraction est obtenue en fragmentant, si nécessaire, l’échantillon à l’aide d’un
marteau, puis en procédant à son tamisage au travers des tamis suivants:
* 10 et 20 mm pour les matériaux issus des roches argileuses du type marnes,
argilites, pelites...
* 40 et 80 mm pour les matériaux issus de roches argileuses du type schistes
sédimentaires et des roches magmatiques et métamorphiques altérées.
# Les refus aux tamis de 20 et 80 mm peuvent être réintégrés dans la prise d’essai après
fragmentation au marteau et repassage aux travers des tamis respectifs 10/20 mm ou 40/80
mm

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# La prise d’essai doit être de 2 kg ( à un élément près ). Elle doit être conservée à l’abri de
l’évaporation si l’essai de fragmentabilité n’est pas exécuté immédiatement après la
préparation de la fraction d/D.

5. EXECUTION DE L’ESSAI
# Pour tracer la courbe initiale avec 3 points, tamiser la fraction 10/20 mm
préalablement préparée au travers du tamis de 16 mm, ( ou la fraction 40/80 mm au
travers du tamis de 50 ou 63 mm ) puis peser et noter les refus à ces tamis.
# Reconstituer er réhomogénéiser la fraction d/D après ce tamisage et l’introduire
dans le moule CBR. Les éléments sont arrangés manuellement . La surface
supérieure doit être aussi régulière que possible.
# L’ensemble moule et prise d’essai est placé sur la machine Proctor, et on applique
à la surface de l’échantillon 100 coups de dame Proctor Normal distribués
régulièrement.
# Après pilonnage, procéder au démoulage et à la désagrégation manuelle des
éléments éventuellement agglutinés, puis tamiser l’échantillon au travers des tamis
suivants:
* 1, 2, 5 et 10 mm lorsque la fraction soumise à l’essai est une fraction 10/20
mm
* 5, 10, 20 et 40 mm lorsque la fraction soumise à l’essai est une fraction
40/80 mm
# Procéder à la pesée des refus sur chacun des tamis.

6. CALCULS ET EXPRESSION DES RESULTATS


# A partir des résultats des pesées des refus aux différents tamis définis
précédemment, établir les courbes granulométriques de la fraction soumise à l’essai
respectivement avant et après pilonnage.
# Déterminer, sur ces courbes, les valeurs respectives du D10 du matériau avant et
après pilonnage.
# Calculer le coefficient de fragmentabilité FR selon l’expression:

D10 avant pilonnage


FR = -------------------------------
D10 après pilonnage

7. INTERPRETATION DES RESULTATS

Voir cours intitulé " CLASSIFICATION DES SOLS selon la norme NF P 11-300 "
NORME A CONSULTER
NF P 94-066 : Sols : reconnaissance et essais - Coefficient de fragmentabilité des
matériaux rocheux

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MASSE VOLUMIQUE APPARENTE
D'UN SOL EN PLACE

1. DEFINITION

Il s'agit de déterminer la masse volumique apparente d'un sol en place : avant foisonnement
ou après tassement selon les cas.

2. MATERIEL UTILISE : LE DENSITOMETRE A MEMBRANE

C'est un cylindre dans lequel coulisse un piston.


A sa base on adapte une membrane en caoutchouc ( donc dilatable ). Le piston est
actionné par un tube qui le traverse, et qui est terminé par un bouchon purgeur et une
poignée.
Une graduation à vernier permet de mesurer avec précision le déplacement du piston.
Dimensions usuelles :
* Surface de la section: 100 cm2,
* Vernier au 1/10 de millimètre,
* Précision de 1 cm3,
* Si la longueur est de 30 cm, on peut donc mesurer des volumes de 3 dm3.

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3. DEROULEMENT DE L'ESSAI

3.1. Préparation de l'appareil :

# Mettre la membrane en place: attention, elle est fragile!


# Poser l'appareil sur la plaque de transport et le remplir d'eau,
# Eliminer les bulles d'air par le bouchon purgeur.
3.2. Préparation du terrain et mise en place du densitomètre :
# Il est nécessaire de dresser le sol à l'emplacement où on désire mesurer la
masse volumique. Ne pas laisser de cailloux ou autres éléments susceptibles
de percer la membrane.
# Fixer solidement la plaque de référence du densitomètre sur le sol à l'aide
de chevillettes ou autres accessoires,
# Enlever l'appareil afin d'ôter la plaque de protection de la membrane.
3.3. Réalisation de l'essai :
# Remettre l'appareil en place et appuyer sur la poignée: la membrane vient
au contact de la surface du sol,
# Dés que la résistance est nette, non élastique si les bulles d'air ont bien été
éliminées, lire au vernier le volume de référence V1,
# Oter l'appareil et creuser un trou dans le sol à travers l'orifice de la plaque,
# Recueillir avec le plus grand soin la totalité des éléments ainsi extraits et les
peser dans l'état où ils se trouvent, c'est - à - dire humides: soit Mh,
# Replacer l'appareil sur la plaque de référence et appuyer sur la poignée: la
membrane vient remplir exactement la cavité : lire au vernier le volume V2,
3.4. Calculs et résultats :
# Déterminer par séchage sur plaque chauffante, à l'étuve ou au four, la
teneur en eau  du sol extrait,
# Calculer le volume de la cavité : V = V2 - V1,

La masse volumique apparente La masse volumique apparente sèche


humide est : est :
Mh h
h = ---------- d = ----------
V 1+

NORME A CONSULTER
NF X 31-502 : Qualité des sols : Mesure de la masse volumique apparente -
Densitomètre à membrane.

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ANALYSE MECANIQUE DES SOLS

1. NOTIONS ELEMENTAIRES DE MECANIQUE DES SOLS

Les sols saturés sont constitués de deux phases: * l'eau


* les particules solides
Chacune de ses deux phases est incompressible sous les contraintes auxquelles peuvent
être soumis les sols.
Le comportement mécanique des sols est donc lié aux possibilités de déplacement des
constituants entre eux :
* circulation de l'eau entre les grains : * perméabilité
* déplacement des grains entre eux : * tassement, rupture.
1.1. La perméabilité :
Elle caractérise la possibilité pour l'eau de circuler rapidement dans le sol. Elle dépend
de la dimension des espaces entre les grains : Plus le sol contient d'éléments fins, plus
l'écoulement est difficile et la perméabilité est alors faible.
1.2. La compressibilité :
Elle caractérise la possibilité pour un sol de réduire le volume de son squelette solide.
Ceci n'est possible que par réduction de l'espace interstitiel entre les grains, et donc
évacuation de l'eau qui s'y trouvait.
Deux aspects sont à distinguer :
* l'intensité du tassement possible, dépendant essentiellement de la compacité
initiale du sol.
* la vitesse à laquelle le tassement va se dérouler, vitesse liée essentiellement à la
perméabilité du sol.
1.3. La résistance :
Elle caractérise l'aptitude du sol à supporter des charges sans se déformer de manière
importante.
La rupture d'un sol se produit par dislocation du squelette et non des grains eux-mêmes.
Deux phénomènes s'opposent aux déplacements des grains :
* les actions de contact entre les grains ( frottement ) qui sont fonction des charges
appliquées.
* l'adhérence des grains entre eux ( cohésion ) qui est due aux liaisons chimiques
crées par l'eau. Ce phénomène ne devient sensible que pour des sols contenant une
proportion importante due aux liaisons chimiques crées par l'eau. Ce phénomène ne
devient sensible que pour des sols contenant une proportion importante d'éléments
fins.
On définit donc la résistance d'un sol par sa cohésion C et son angle de frottement 
qui sont ses caractéristiques intrinsèques.

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2. CONSOLIDATION : DRAINAGE ET RESISTANCE DES SOLS

La mise en charge d'un sol saturé provoque immédiatement la mise en pression de l'eau
interstitielle. Cette pression interstitielle ( U ) décroît au fur et à mesure de l'écoulement
de l'eau. Il se produit un transfert de la charge initialement reprise par l'eau ( pression U )
vers la partie solide ( contrainte effective ' ) Ce phénomène peut être illustré par le
mécanisme ci-dessous :

REMARQUES :
La pression interstitielle revient à son niveau d'origine qui dépend de la profondeur
sous la nappe phréatique.
Selon la perméabilité du sol, cette consolidation est plus ou moins longue.
Si on procède au chargement et à l'essai d'un sol sans laisser le temps nécessaire à
la consolidation, et sans permettre à l'eau de circuler pendant l'essai ( essai non
consolidé - non drainé : essai UU ), la charge étant reprise par l'eau interstitielle,
on ne mobilisera pratiquement aucun frottement et seule apparaîtra la cohésion à
court terme. ( Cu ).
Si on procède à un pré chargement suffisamment long ( consolidation ), mais sana
laisser à l'eau la possibilité de circuler pendant l'essai ( non drainé : essai CU), les
surpressions de l'eau interstitielle pendant la déformation du sol affaiblira le
frottement ( cu ) et modifiera la cohésion ( Ccu ).
Si on procède sur un échantillon consolidé à un essai suffisamment lent pour laisser
les surpressions se dissiper ( essai CD ), on obtient alors le maximum de
frottement (  ) et la cohésion à long terme ( C ). Ces valeurs sont les valeurs
intrinsèques du sol.
Pour les sols grenus, le drainage et la consolidation sont quasiment impossibles.

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ESSAI DE CISAILLEMENT A LA
BOITE

1. BUT DE L'ESSAI

Il s'agit de déterminer les caractéristiques mécaniques d'un sol en procédant au cisaillement


rectiligne d'un échantillon sous charge constante.
L'essai de cisaillement permet de tracer la courbe intrinsèque du sol étudié, et de
déterminer son angle de frottement interne  et sa cohésion C.
Ces valeurs servent entre autre à déterminer la contrainte admissible par le sol dans le cas
de fondations superficielles et la poussée du sol sur un mur de soutènement.

2. PRINCIPE DE L'ESSAI

L'échantillon de sol à étudier est placé entre deux demi-boites qui peuvent se déplacer
horizontalement l'une par rapport à l'autre.
Un piston permet d'exercer sur le sol une contrainte normale  déterminée.
Comparateur
Anneau
dynamométrique
 

Sol

T
T
Avant Après
l’essai l’essai
Schéma de la boite de cisaillement

La demi-boite inférieure est entraînée horizontalement à vitesse constante. La force totale de


cisaillement F est mesurée à l'aide d'un anneau dynamométrique fixé à la demi-boite supérieure.
Un comparateur mesure la déformation verticale de l'échantillon.
L'échantillon subit donc un cisaillement direct et rectiligne suivant un plan imposé sur lequel on
exerce une contrainte normale déterminée.

3. EXECUTION DE L'ESSAI

3.1. Saturation et consolidation de l'éprouvette :


3.1.1. Sol pulvérulent - sable et gravier
L'essai s'effectue sur le sable sec ou saturé. Dans ce cas là, réaliser des essais
drainés (CD).
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3.1.2. Sol cohérent - limon et argile

# Saturation - consolidation : l'échantillon étant mis en place dans la boite de cisaillement,


procéder à sa saturation sous la pression de consolidation choisie.
Pour cela, placer la boite sur le bâti, les deux demi-boites étant maintenues fixes l'une par
rapport à l'autre à l'aide des goupilles.
Mettre les poids nécessaires pour obtenir la pression de consolidation désirée.
Mettre de l'eau dans la boite, placer la touche du comparateur sur le piston et noter le
tassement produit pendant le temps de consolidation.
# Pression de remise en état pour essai non consolidé et non drainé ( UU ) :
Dans le but de remettre l'échantillon de sol dans un état de contraintes voisin de celui dans
lequel il était en place, appliquer la même contrainte effective que celle que supportait
l'échantillon en place.
# Pression de consolidation à appliquer :
Pour un essai consolidé drainé ou non drainé ( CD ou CU ), consolider 4 échantillons du sol
à étudier sous 4 pressions différentes (en général de l'ordre de 50 - 100 - 200 - 300 kPa)
# Temps de consolidation :
Il faut laisser l'éprouvette sous la charge pendant 24 heures, afin que la pression interstitielle
se soit dissipée.
Une fois déchargée, l'échantillon doit être immédiatement soumis au cisaillement.

4. DEROULEMENT DE L'ESSAI
4.1. Mise en place de l'échantillon dans la boite :
Les deux demi-boites étant verrouillées, on place successivement :
* le fond de boite,
* une pierre poreuse,
* une plaque striée, les stries étant perpendiculaires au sens de cisaillement.(les
plaques perforées permettent les essais drainés, les plaques pleines sont utilisées
pour les essais non drainés )
* l'échantillon de sol,
* une plaque striée identique à la première,
* une pierre poreuse,
* le piston.
4.2. Mise en place de la boite sur la machine :
# Placer l'étrier de charge sur le piston de la boite,
# Placer le comparateur vertical et le mettre à zéro,
# Monter l'anneau dynamométrique sur la machine, le relier à la boite et compenser les jeux en
mettant l'anneau légèrement en traction et en ramenant lentement le comparateur de l'anneau
au zéro,
# Appliquer sur l'éprouvette la charge désirée, en principe :
* Pour un sol pulvérulent : 100 - 200 - 300 kPa.
* Pour un sol cohérent :
- essai non consolidé, non drainé : 50 - 100 - 200 - 300 kPa
- essai consolidé, drainé ou non : appliquer les mêmes pressions que pour la
consolidation de l'éprouvette.
# Désolidariser les deux demi-boites en enlevant les goupilles,
# Mettre en route à la vitesse désirée.
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4.3. Vitesse d'essai :
# Sols pulvérulents : 1,5 mm / min
# Sols cohérents :
- essais non drainés, consolidés ou non ( UU ou CU ): 1,5 mm / min
- essai drainé ( CD ) : vitesse la plus lente
4.4. Lectures :
# Lire, à intervalles réguliers ( toutes les 15 secondes ) les indications du
comparateur de l'anneau, éventuellement du comparateur de déplacement horizontal
et du comparateur vertical.
# Arrêter l'essai lorsque la contrainte de cisaillement est devenue constante ou
lorsqu'on a une déformation horizontale de 10 % environ.
4.5. Fin de l'essai :
# Enlever les poids du plateau de charge,
# Débloquer l'anneau dynamométrique,
# Enlever la boite du chariot et sortir l'éprouvette de la boite,
# Mesurer le poids spécifique final,
# Déterminer la teneur en eau de l'échantillon,
# Nettoyer soigneusement les pierres poreuses et la boite.

5. CALCULS ET RESULTATS

5.1. Effort de cisaillement :


Convertir, si nécessaire, les lectures de l'anneau en kN
5.2. Détermination de la surface cisaillée :
Pendant l'essai, la surface cisaillée diminue proportionnellement au déplacement des
demi-boites. La section corrigée A' de l'éprouvette à l'instant t est :
A' = l ( l - l )
avec l : longueur de l'éprouvette ( 6 cm )
l = V . t
avec V : Vitesse de cisaillement
5.3. Contrainte de cisaillement :

F
 = ----
A'
On trace ensuite, pour chaque essai, les courbes de contraintes en fonction des
déplacements et on détermine la valeur de la contrainte de cisaillement maximale.
Reporter ensuite chaque point sur un graphique ayant pour abscisse la contrainte
normale  et pour ordonnée la contrainte de cisaillement  . Tracer la courbe intrinsèque
du sol étudié.

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5.4. Courbes intrinsèques :
5.4.1. Cas d'un sol pulvérulent :


Les points relatifs à chaque


pression normale sont alignés et
la droite qui les joint passe par
l'origine. 3 points suffisent en
principe avec une approximation
convenable.

0
5.4.2. Cas des sols cohérents :


Essai non consolidé - non drainé


La courbe intrinsèque obtenue est
une droite parallèle à l'axe des
contraintes normales. Elle est
caractérisée par son ordonnée à
Cu l'origine Cu.

0

Essai consolidé non drainé
La courbe intrinsèque est
approximativement une droite
c inclinée sur l'axe des contraintes
normales. On la caractérise par
son ordonnée à l'origine Ccu et
Ccu
 par son angle avec l'axe des
0 abscisses cu

Essai consolidé drainé

On obtient également
approximativement une droite
'
inclinée sur l'axe des contraintes
normales. Elle fournit la cohésion
C’
 effective C' et l'angle de
0 frottement effectif '.

NORME A CONSULTER
NF P 94-071-1 : Sols : reconnaissance et essais - Essai de cisaillement rectiligne à la
boite - Cisaillement direct.
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