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Unité d’enseignement S1: Questions Contemporaines- Histoire de la

Psychiatrie et de la Psychopathologie

Charlemagne Simplice MOUKOUTA


Docteur en Psychopathologie- Service de Psychogériatrie (P.PINEL)
Maître de Conférences à l’Université de Picardie Jules Verne
Expert près la Cour d’Appel du Tribunal des Grandes Instances d’Amiens.
Visées
- Appréhender les différents concepts en Psychopathologie et leur application dans le
cadre du Soin;
- Etre capable d’identifier les différentes époques qui ont ponctué l’histoire de la
Psychopathologie et leurs incidences sur le plan de la représentation sociale de la
maladie et son impact sur les dispositifs thérapeutiques;
- Etre capable de différencier les différentes structures psychopathologiques (Névrose
et Psychose).
Plan à suivre:
1. Préambule
2. De la Psychiatrie à la Psychopathologie
3. Lien entre Psychopathologie et Psychologie clinique
4. La psychopathologie et le fonctionnement psychique
- dualisme, monisme et déterminisme
- huit postulats pour la Psychopathologie
5. L’histoire de la Psychopathologie selon les différentes époques :
- l’antiquité
- le moyen-âge : 15 ès
- La Renaissance : 16 ès
- L’âge classique : 17 ès
- Le siècle des Lumières : 18 ès
- le grand renfermement
- Pinel et la révolution française
6. Psychopathologie et Psychanalyse
- trois hypothèses Freudiennes
- les stades de développement selon Freud
Bibliographie :
Jean MENECHALE - Histoire de l’intro a la psychopathologie
Michel FOUCAULT - Histoire de la folie a l’âge classique ( galimart)
Valerie CAPDEVIELLE ; Caroline DOUCET - Psychologie clinique et pathologique
Eveline PEWZNER - Histoire de la psychopathologie
Moukouta CHARLEMAGNE - Représentation de la maladie mentale / Soins en migration / ma
grand mère avais raison.

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I. Préambule
L’idée forte qui sous-tend cet enseignement consiste à montrer, que comme toute
science, la psychopathologie a été largement influencée par son contexte d’émergence.
Le contexte étant caractérisé par un ensemble de croyances, des rites et des
symboles qui influencent la manière de penser la question du normal et du pathologique
dans chaque culture.
Le contexte détermine aussi les choix thérapeutiques.

II. De la Psychiatrie à la Psychopathologie


- Historiquement, la Psychopathologie est à situer dans le champ médical, celui de la
Psychiatrie. Cette spécialité a vu le jour au début du XIXe siècle, lorsque la folie est
entrée officiellement dans le domaine médical, autrement dit, lorsque la folie est
devenue maladie mentale.
- Avant la folie n’était pas considérer comme une pathologie qui pouvais faire l’objet
d’une spécialisation( terme valise)
- Ils était tous mis dans le même sac « démon » «  démence »
- Autrement dit lorsque la folie et devenue maladie mental, la psychiatrie était
considérer comme la médecine de l’âme s’imposerait a la fin du 19e, avant ça on
parlais de traiter la maladie mental ou de l’aliénation mental. La psychiatrie et donc
une spécialité de la médecine au même titre que la pédiatrie. La psychopathologie
devient une spécialité de la psychologie,.
- Anhédonie: plus envie de vivre (suicide), perte d’appétit (idée noire)
- Symptôme Anxo-dépressif
- Démarche symptomatique = médicament pour manger, des vitamines etc …
- Quand le patient va mieux il va voir le médecin : traitement adapté, il retrouve l’envie
de manger (être heureux).
- Sur le plan sympthomatologique le problème est résolut mais sur le plan de la maladie
c’est pas soigné.

Psychiatrie : Médecine de l’âme, ne s’imposera en fait qu’à la fin du XIX° siècle, avant cela on parlait
encore de « traité des maladies mentales » ou de « traité de l’aliénation ». La psychiatrie est donc une
spécialité de la médecine. Le psychiatre est un professionnel de santé qui a d’abord suivie un cursus en
médecine avant de se spécialiser en psychiatrie.
Psychopathologie : en dépit de l’existence de plusieurs définitions la plupart des auteurs notamment
JALLEY 1998 s’accorde a considérer la psychopathologie comme une réflexions théorique sur la clinique
psychiatrique ou encore comme la théorie générale de la psychiatrie (LANTERA Laura 1994) la considère en
terme de méta - langage dont la psychiatrie clinique et thérapeutique constituera le langage objet 3
acceptions sont mis en relief par cet auteur, la 1er acceptions définie la psychopathologie comme la
connaissance des maladie de l’âme
la 2 ème en référence a MINKOWSKY considère la psychopathologie comme la psychologie du pathologique,
en d’autre terme comme la psychiatrie reconstruite a partir d’une psychologie supposer général est alors
affecter d’un indice de morbidité et enfin la 3 ème acception précise du terme psychopathologie renvoi a la
psychologie du pathologique, il peux aussi soit designer la description global de l’expression vécu du malade
ou la recherche du trouble fondamental charger d’unifier la diversité symptomatologie cet dernière
acception fait ressortir le cas clinique de la démarche en psychopathologie : il s’agit de partir sur des faits
observer, les trait de personnaliser, la qualité de la relation au court des observations ou de l’entretient, en
vue de procéder a des éventuel hypothèses étio-pathogéniques lesquels peuvent être précéder par des
évaluations clinique (test, échelle) qui font partie de l’armature de la clinique dite standardiser.

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L’intérêt de cette dernière occurence
Cette dernière occurrence fait ressortir le caractère clinique de la démarche en
psychopathologie. Il s’agit de partir des faits observés : traits de personnalité, qualité de
la relation au cours des observations ou d’entretiens en vue de procéder à d’éventuelles
hypothèses étio-pathogéniques, lesquelles peuvent être précédées par des évaluations
cliniques, notamment les tests de personnalité qui font partie de l’armature de la clinique
dite standardisée.

Quels peuvent être les points de convergence entre la Psychopathologie et la psychiatrie ?


La Psychopathologie, tout comme la Psychiatrie recouvre un ensemble complexe
de démarches qui sont autant de moments de l’approche médicale, la sémiologie, la
nosographie, l’étiopathogénie, la thérapeutique.
Ils se retrouvent sur une même démarche
→ la démarche clinique . La sémiologie
→ l’ensemble des signes de la maladie (la science des signe) en médecine on utilise
souvent le terme de symptôme. Plusieurs symptôme réuni s’appelle syndrome. La
symptomatologie de la grippe par exemple . La nosographie
→ le regroupement le classement des maladies mentales. Le diagnostique c’est
nommé la maladie désigné mettre un nom. Diagnostique différentiel lorsqu’il doute sur
le diagnostique
→ une opération pour comparé deux ou plusieurs pathologie en vu d’en extraire le
symptôme spécifique de la maladie. Il aura pour but de tranché. Le symptôme
Pathognomonique
→ symptôme qui va permettre au médecin de tranché. L’étiopathogénie
→ c’est l’étude des causes et des mécanisme de l’apparition de la maladie la
thérapeutique. c’est le contexte qui va donner le sens d’un terme.
Le contexte dans le quel on utilise ces termes sont en psychopathologie et en
psychiatrie
elle n’a pas seulement sa place dans le contexte médicale .
La spécificité de la psychopathologie c’est interpréter. Reconnaître que les symptôme on
un sens qui na de sens qu’en fonction de la personne atteinte. La spécificité vient de
notre milieu.
La sémiologie pose la spécificité des examens prend la scientificité de la relation
avec le patient la qualité de la relation le transfert… l’examen clinique (dans le bureau du
psychiatre ou psychopathologie) la spécificité de la relation
→ comment je relation avec le patient, la nature de la relation… est fondamentale.
Car si je ne fais pas attention a ma relation mon diagnostique risque d’être faux.
Donc dés l’instant ou le patient rentre dans le bureau il faut que mon cerveau commence
a fonctionner (la manière dont il tire la chaise, de s’asseoir la tranquillité de ses gestes
tendre la main gauche etc. donc donner un sens a chaque chose qu’il fait) si le patient ne
voulais pas venir cela va avoir un impact sur l’alliance thérapeutique. Il faut accepter
d’être là, que l’on puisse parler et le fait qu’il soit malade. l’exploration du concept de
clinique et de la démarche clinique = lit. Cela est donc un type d’examen qui
littéralement est fait au lit du malade. Ils ne nécessite pas d’appareillage technique et se

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pratique a mains nues comme le fait d’observer, d’observer, de palper ou d’ausculter le
malade. Je ne peu pas passer au diagnostique si je n’ai pas fait les examens.
Méthode cliniques clinique à mains nues (observation et entretien) et clinique
instrumentale (tests projectifs, échelles clinique etc). Entretien directif (question direct)
entretien semi-directif (développement)

Qu’elle peut-être alors la spécificité de la Psychopathologie à la Psychiatrie ?


La spécificité de la psychopathologie doit aussi être soulignée. Interpréter comme
le souligne Pewzner (1995), est la tâche essentielle et sans doute spécifique de la
psychopathologie : c’est reconnaître que loin d’être « insensé », les symptômes ont un
sens. Ce sens ne peut être saisi qu’en référence à la personnalité entière du malade, à son
histoire singulière, ainsi qu’en fonction de ses attaches familiales et socioculturelles.

III. Lien entre Psychopathologie et Psychiatrie clinique

Etudier la sémiologie, revient à se demander comment se déroule l’examen


clinique en Psychiatrie ou en Psychopathologie, quels sont les renseignements que l’on
peut en tirer. Il se pose alors la spécificité de cet examen qui prend en compte la
spécificité de la relation avec le patient, la qualité de la relation, l’alliance thérapeutique, le
transfert, le contre transfert, la question de la demande,… etc. Telles sont entre autres les
préoccupations de la Psychologie clinique.

L’exploration du concept de clinique et de la démarche clinique


- Clinique est à l’origine un terme médical issu du grec klinè qui signifie “ lit ”.
- L’examen clinique en médecine désigne donc un type d’examen qui, littéralement, est
fait “ au lit du malade ” et se distingue des autres examens médicaux dans le sens où il
ne nécessite pas d’appareillage technique et se pratique à mains nues comme le fait
d’observer, de palper ou d’ausculter le malade.
- Selon Jean-Louis Pedinielle (1994), le terme “ clinique ” dans son sens médical signifiait
aussi l’enseignement médical donné au lit du malade ainsi que l’ensemble des
connaissances acquises au lit du malade.

Méthode clinique
Une clinique “ à mains nues ” (l’observation et l’entretien) et une clinique
instrumentale (tests projectifs, échelles cliniques, etc.).
La méthode clinique est liée à une attitude méthodologique générale qui consiste
en l’étude plus ou moins prolongée de cas individuels, l’individu étant considéré comme
le cadre de référence.
Elle répond à l’objectif principal de la psychologie clinique, à savoir comprendre
l’homme dans sa totalité, dans sa singularité, en situation et en évolution (Daniel Lagache,
1949 ; Juliette Favez-Boutonnier, 1968), le sujet étant considéré ici comme un être unique,
singulier, n’étant semblable à aucun autre


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L’observation
Observation vient du terme latin ob-servare qui veut dire, préserver, assurer. Si
l’on extrapole, on dira qu’il s’agit de considérer avec attention afin de connaître.
En psychologie clinique, l’observation constitue l’une des modalités de la
démarche clinique car elle fait partie tout comme l’entretien des méthodes dites non
armées

La place du langage
Le langage est le lieu de la subjectivité et c’est par le langage que l’on peut avoir
accès à l’expérience de l’autre. Selon A. Blanchet (1997), l’on doit considérer le discours
“ comme une séquence verbale dans laquelle un sujet fournit à quelqu’un d’autre sa
représentation et sa position à l’égard de faits ”. Le discours comporte selon lui trois
dimensions :
• référentielle : que dit le sujet des faits ? ;
• modale : que pense le sujet des faits et qu’en dit-il ? ;
• illocutoire : quels actes accomplit le sujet lorsqu’il parle 

L’entretien clinique
Donnée du sens au sens, PAUL RICOEUR , Herméneutique( l’interprétation) ex:
le malade m’agresse.Qu’es se qui peux donner un sens a cette agression ? la personne qui
passe a l’acte, c’est soit intentionnel ou non ! le sujet n’a pas « préparer » cet acte mais il
se sent « obliger » comme une pulsion !!
En nous on a 2 pulsions, la pulsions de vie et la pulsions de mort. une personne
dite équilibre c’est celui qui a intégrer les norme de la société, il va banaliser certaines
choses. Je dédramatise et je contient ma colère, la psychopathologie va donner un sens a
tout se qu’il a fait, il est obliger d’utiliser des méthode clinique, deux axes, la méthode
clinique à main nu, et le deuxième instrumental (échelle de dépression)

Relation Soignant-Soigné
• Résistances.
• il s’agit de résistance au travail, thérapeutique, qui tentent de maintenir dans
l’inconscient les événement oubliés.
• Transfert
• il représente le moteur de la cure et peux se définir ainsi:
• C’est la répétition vis-à-vis de l’analyste d’attitudes émotionnelles, inconscientes,
amicales, hostiles ou ambivalentes que le patient a établie dans son enfances au
contact et des personnages de son entourage.
• D.Lagache, « La méthode psychanalytique »
• in L.Michaux et Coll..Psychiatrie, N°1036-66, 1964

C’est une relation intersubjectifs, il y’a des éléments qui ressortent de la relations
qui ne se sont ni observable ni nommable. Il trouve du plaisir a sa situation de malade,
« Astasie-Abasie » c’est une difficulté a se mettre debout, tout les examens sont corrects,
on se rencontre que Mr.B vit seul et n’a aucun contactes avec ses enfants ni personne, il
se retrouve a l’hôpital, on s’occupe de lui, il a a manger etc… l’enfant fait une encoprésie

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à la rentré, sa maman va se mettre en arrêt maladie pour s’en occupé, l’enfant se
retrouve seul avec la mère et il a tout son Amour !!
l’enfant va sent le avoir, reproduire se qu’elle a venue étant enfant au côté de ses
parents, (Amour, crise, etc…) tout se qu’il a vécu il le reproduit.
• Contre-transfère
• Il s’agit d’une réponse de l’analyste au transfert du patient mais qui designer aussi, de
manière plus générale, l’’ensemble des réactions inconsciente de l’analyste à l’égard de
son interlocuteur.
Neyraut disait le conte transfère est l’étape psychologique du thérapeute, générer pas
l’histoire du patient. En quoi l’histoire du patient fait échos à l’histoire du patient.

IV. La psychopathologie et le fonctionnement psychique

• Monisme, dualisme, déterminisme:


• La question posée par Descartes relative au « dualisme » et au « monisme » reste
encore d’actualité. Sous ces termes , on entend la définition des rapports entre corps et
esprit, considérés soit comme totalement distincts (dualisme) soit au contraire comme
faisant partie d’une même substance (monisme, du grec mono, seul).
• 23
la Psychopathologie est souvent confrontée à cette querelle théorique d’autant 

plus que plusieurs travaux dans le domaine de la génétique et autres ont permis de
repérer des lieux possibles d’inscription physique de certaines pathologies mentales.

Derrière cette question lancinante du dualisme et du monisme, se profile, celle du
déterminisme, formulée de manière suivante:

Les conduites psychiques pathologiques, sont-elles « déterminées« , du moins en partie,
indépendamment du sujet pensant?

De la réponse à cette question dépend la Psychopathologie. Nier tout
déterminisme revient en effet à rendre impossible toute approche théorico-clinique en
éliminant tout facteur prédictif: si les actes et conduites d’une personne s’organisent de
façon spontanée, alors il n’est plus possible de prétendre expliquer ces actes.
Au contraire, fonder l’approche de la psychopathologie sur un déterminisme
rigoureux réduit le sujet à n’être qu’une simple machine programmée pour agir en
fonction des événements
Partant de cette réalité, on peut en déduire que la Psychopathologie s’apparente-
elle à une science de la complexité, dont le but est de mieux comprendre les ressorts
subjectifs des activités psychiques dans l’équilibre que leur donne le sujet par rapport aux
contraintes internes et externes auxquelles il ne peut échapper.

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• Huit postulats pour la Psychopathologie

1) la logique du vivant: celle-ci exclut toute assimilation de l’individu à une machine

2) le psychisme de l’homme: est pour partie seulement conscient: la relation du sujet


au niveau non conscient constitue la part principale de son activité psychique.

3) le corps: il participe directement à la vie de l’esprit et réciproquement.

4) Le genre: ( masculin et féminin) constitue la référence de base de la psychologie et


de la psychopathologie.

5) La bisexualité psychique: l’anatomie pour paraphraser Freud, « c’est le destin ».


Ce destin singulier est rendu complexe par le fait que chaque individu est porteur
d’une dimension masculine et d’une dimension féminine.

6) L’interaction: Elle est fondamentale dans la formation et le développement du


psychisme humain.

7) La construction qu’il se fait de sa propre histoire: Naissant, vivant, mourant et


pensant, l’homme est contraint de donner sens au caractère « illogique » de cette
existence éphémère. Cela le conduit à renvoyer la question de la temporalité sur sa
propre vie et donc à penser en permanence, plus ou moins « bien » sa propre
histoire.

8) Le langage: l’homme présente une singularité essentielle par rapport aux autres
espèces animales: celle de pouvoir s’exprimer avec toutes les ressources du langage.

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V. L’histoire de la Psychopathologie selon les étapes

• L’antiquité:
Dans l’antiquité, la pathologie qu’elle que soit son expression était le résultat d’un
déséquilibre. C’est au niveau des humeurs que se situe ce déséquilibre supposé rendre
compte de toutes les maladies. Cette théorie de l’humeur attribuée à Hippocrate fut en
effet l’œuvre de son gendre et disciple Polype. Mais selon certains écrits, c’est la théorie
d’Empédocle (490-430) antérieure de quelques décennies qui en a été la source.
En effet, les quatre éléments rencontrés dans l’univers : le feu, la terre, l’eau, l’air
représentent selon lui quatre qualités fondamentales: chaleur, sécheresse, humidité, froid
qui retrouvés dans le corps humain, y sont véhiculés par quatre humeurs: le sang, le
flegme ou pituite, la bile jaune, la bile noire ou atrabile. Pour Galien, selon que prédomine
chez un individu l’une des quatre humeurs : le sang, le flegme, la bile jaune ou la bile
noire, on a affaire quatre tempéraments: sanguin, flegmatique, colérique et
mélancolique.
Outre ce tableau, deux groupes de maladies ont été individualisés: les maladies
aiguës avec fièvre et les maladies chroniques sans fièvre. A l’intérieur de chaque
groupe, deux formes de pathologie sont décrites: frénésie et léthargie dans les maladies
aiguës; manie et mélancolie dans les maladies chroniques. progressivement le rationnel
se concrétise.
La phrénitis ou frénésie: fièvre intense qui peut être r continue et des troubles
marqués de l’état général accompagnent le délire.

Dans la léthargie: l’affaiblissement général, l’obnubilation des sens, l’état
stuporeux qui peut devenir de plus en plus profond, forment avec la fièvre et les troubles
végétatifs ( troubles de la déglutition, de la respiration) un ensemble d’une extrême
gravité à l’évolution souvent fatale.
Manie: égarement de la pensée et une rupture avec les usages et les habitudes de
la bonne santé, sans fièvre. ( Galien).

Pour Caelus Aurélien, si la fièvre survient pendant la manie, ce n’est pas la manie
qui en est la cause, mais une autre circonstance, car chez les maniaques en effet, la manie
précède et la fièvre suit, et ils ne sont pas comme chez les frénétiques affectés d’un petit
pouls.
Quand à la mélancolie, elle est caractérisée par deux ordres de signes: d’une part
la tristesse et la crainte, d’autre part l’excès de la bile noire.
Si des divergences existent, elles touchent à la question de l’étiologie: tristesse et
crainte sont-elles à l’origine de l’excès de bile noire ou est-ce celle qui provoque de tels
sentiments?
En somme , dans la tradition médicale antique, l’approche de la maladie peut être
dite holistique dans la mesure où il n’y a pas de dichotomie entre l’âme et le corps. L’être
entier est pris en compte, certes, mais le déséquilibre qui l’affecte à son point de départ
dans le corps. Il n’ y a pas de moralisation de la maladie; il y a une pédagogie de la
prévention qui s’appuie non seulement sur la diététique mais aussi sur l’attitude
éducative.
L’éducation doit permettre en effet de dompter les énergies irrationnelles, c’est-à-
dire les passions.

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• Moyen Âge: (15 ès)
Exhibition des"fous" sur la place publique comme des monstres.
La religion imprègne tous les domaines de la vie, on se méfie du corps associé à la tentation et au péché.
On juge, condamne et brûle les hérétiques et ceux qui créent le désordre
( sorciers, possédés)

• La Renaissance: (16 ès)


Elle s’intéresse au corps. On pratique des dissections. Ce phénomène favorise
l’évolution de la médecine, notamment de la chirurgie.
On commence par exemple à comprendre le phénomène de la contagion.

• L’âge classique : (17 ès)


Le dualisme cartésien imprègne toute la pensée philosophique et scientifique/
L’âme s’oppose au corps.
La conception de la maladie reste humorale et les soins tournent autour de
procédés d’évacuation (saignées, purges, vomitifs).
Les hôpitaux vont croître ( 1656 - l’hôpital général de Paris). Sorte de lien entre le
Roi, la police et la justice.

• Le siècle des lumières : (18 ès)


On s’élève contre les abus de Pouvoir. On parle de plus en plus de tolérance, de la
liberté, de droit. On veut comprendre: on observe donc le réel et on récolte les données
concrètes.
• Le siècle des lumières : (18 ès)
On s’élève contre les abus de Pouvoir. On parle de plus en plus de tolérance, de la
liberté, de droit. On veut comprendre: on observe donc le réel et on récolte les données
concrètes.

• L’apport de Philippe PINEL


On passe de l’idée de l’incurabilité à la curabilité. Naissance de la politique de
sectorisation
= Conception asilaire.
Il c’est battue contre l’incurabilité. Il « secteurise » l’hôpital (enfants, adultes, vieux…). Il
dénonce tout les patient qui on des chaines (enchainer). Aujourd’hui, dans certains pays
des patients sont encore enchainer et PINEL c’est battue pour que ça n’arrive plus.

• Les conséquences de cette nouvelle conception: Loi de 1838


Médicalisation de la folie. Il faut soigner le malade et protéger la société. L’asile
devient officiellement et légalement un espace où va exercer l’aliéniste.
Un aliéné est un malade qui doit être interné et pris en charge, on ne doit pas
l’exclure de la société.
Ce regard va conditionné le traitement des malade mentale. Des familles ne rentrent pas
dans les hôpitaux car ils ont peur.

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En quoi ces regard vont influencé la perception thérapeutique ?
Si il à été « hanter » par un esprit mauvais, on va l’exclure de la société = Pas
normal !! Jonction de plusieurs disciplines, dont la psychologie. Ils vont contribué aux
changement du regard sur les malades mentaux.
« Livre psycho: Le normal et le pathologique »
Quand il s’agit de Lois, les jugements, dit aussi consentement et non-consentement, si il
veux des soins, il doit signer une feuille comme quoi il et consentent.
L’entré a l’hôpital découle de plusieurs raison de lieu, d’ou ils viennent sont divers et
variés. Ils viennent chez eux de chez le médecins, maison, sans le vouloir et cela va aider
à émettre une hypothèse diagnostique. Est-il conscient de sont état de morbidité? -
Est-ce qu’il n’est pas conscient qu’il est malade et que ce sont les autres qui l’on
poussée a aller a l’hôpital?

• Loi de 1838 à la loi du 27 juin 1990


Hospitalisation libre, à la demande d’un tiers, d’office ou sous contrainte.
Responsabilité du Maire, du préfet et du médecin.

- Hospitalisation Libre
Le malade est consentant aux soins, il de lui même son admission à l’entrée à
l’hôpital et donne l’autorisation.
= Éclairée de soins.

- Sortie du malade contre avis médical


Si le médecin estime que le malade court un risque, il demande au malade de
signer une décharge avec une sortie contre avis médical, si le malade refuse de signer sa
sortie, ce refus est constaté par deux témoins qui peuvent appartenir au personnel
soignant. Toute personne hospitalisée, même en HL dispose des mêmes droits que ceux
prévus par la loi du 27 juin 1990 et repris par l’article 3211-3 du Code de la santé
publique

- Hospitalisation à la demande d’un tiers


L’hospitalisation à la demande d’un tiers (HDT) s’applique quand le malade n’est
pas consentant aux soins ou n’a pas les capacités pour consentir à ceux-ci.
Dénis de la réalité, le malade crée SA réalité, c’est pour ça qu’il devient fou !

- Qui est tiers ou qui peux l’être ?


• Membre de la famille
• Proche de la famille
• Assistance sociale (cas d’exception)

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- Les conditions !!
• Signer une demande manuscrite d’admission du patient;
• Certificat du médecin extérieur à l’hôpital
• Certificat du psychiatre exerçant dans l’établissement
N.B: les certificats ne doivent pas dater de plus de 15 jours.

- Quels sont les certificats nécessaires pour maintenir l’hospitalisation à la


demande d’un tiers?
Le certificat immédiat , dit « des 24 heures », rédigé par un médecin différent des
2 premiers, Le certificat de quinzaine, rédigé dès le 12i ème jour après l’admission sous
ce mode. Les certificats mensuels, rédigés de mois en mois après la quinzaine.

- Quelles sont les modalités de levée d’une hospitalisation à la demande d’un


tiers ?
Soit par un membre de la famille (conjoint, ascendants, descendants ), soit après
un certificat médical émanant d’un psychiatre exerçant dans l’établissement, soit
automatiquement par non production des certificats de quinzaine ou des certificats
mensuels, soit par décision judiciaire prononcée par le président de grande instance qui
peut être saisi par le procureur de la République.

- Hospitalisation d’office (HO)


Elle concerne les malades mentaux compromettant l’ordre public et la sécurité des
personnes. Il s’agit alors d’une mesure administrative prise par le préfet du
département .

Loi 2011-803 du 05 juillet 2011, relative au droit et à la protection des personnes


faisant l’objet de soins psychiatriques et leurs prisent en charge vient reformer la
loi de 27 juin 1990. Ce qui change de cette dernière loi, sont les terminologies
sont différentes de celle employés dans l’ancienne législation : la notion
d’hospitalisation est remplacé par celle d’un régime de soins. Psychiatrie avec ou
sans consentement.
On ne parle plus d’hospitalisation mais de soins psychiatrique.
Permettant d’ouvrir l’ouverture à d’autre forme de prise en charge: les soins
ambulatoire.
L’hospitalisation a la demande d’un tiers devient l’admission en soins
psychiatrique à la demande d’un tiers et l’hospitalisations d’office devient
l’admission en soins psychiatrique sous décision du représentant de l’état.
Une innovation de la loi, autorise des hospitalisations a la demande d’un tiers
MAIS sans présence de tiers (a travers la notion de périls imminent, permettant
ainsi de pallier a une insuffisance du dispositif actuel concernant notamment des
personne déssocialisé pour lesquels aucun tiers n’est trouvé.

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