Vous êtes sur la page 1sur 16

Psychopathologie

Objectif :
-Appréhender les différents concepts de la psychopathologie
-Comprendre leurs applications dans le soin .
-Être capable d'identifier les différentes époques qui ont influencer l'histoire de la
psychopathologie et leur incidence sur le plan des représentations social et son impact sur
les dispositifs thérapeutiques .
-Être capable de différencier les entités psychopathologique : Névroses et
Psychoses.

Représentation Sociale : Perception , un regard qu'on porte sur un phénomènes , un


handicap.

Il peut faire l'objet d'une catégorie , de stigmate . Cette perception s'appuie sur notre
éducation , la culture (langues , habitudes ). La maladie mentale est influencé (perception
démonologique , théologique dans le temps). Les mutations sociales ont crées des
évolutions (droits des malades , évolutions des traitements ).
Le contexte culturel va amener la question du normal et du pathologie .

Introduction: L'idée forte qui sous tend cet enseignement consiste a montrer que comme
toute science , la psychopathologie à été influencé par son contexte d’émergence . Le
contexte étant caractérise par un ensemble des aspect ( croyances , rite , symboles) qui
influencent la façon de penser le normal et le pathologique dans chaque culture . Le
contexte influence le diagnostique , les choix thérapeutiques .
Je n’aborde les choses que selon les circonstances , les normes et je tire un jugement .
Dans un contexte quelque chose est normal et dans un autre il ne l'est pas .

Historiquement la psychopathologie est a situer dans le champ médical de la psychiatrie.


Elle a vue le jour au 19eme siècle lorsque la folie est entrée dans le domaine médical . La
folie a été considéré comme maladie mental . La démence regroupant les SDF , vagabonds
et débiles .

La psychiatrie est la médecine de l’âme . Avant cela on parlait de traiter des malades
mentaux ou aliénation .

Il faut tenir compte de la singularité et du contexte d'apparition des troubles .


Psychopathologie : La plupart des auteurs , notamment Jalley(1998) , s'accordent a
considérer la psychopathologie comme une réflexion théorique sur la clinique psychiatrique
ou alors comme la théorie général de la psychiatrie .

Lanteri-Laura (1994) la considère en terme de mata-langage , dont la psychiatrie clinique et


thérapeutique constituera le langage objet . Trois points de vue(acception=affirmation) sont
alors mis en relief par cet auteur :

-1ere acception: Psychopathologie = connaissance des maladies de l 'âme et s'identifie a


l’ensemble de la psychiatrie

-2eme acception : Minkowski considère la psychopathologie comme la psychologie du


pathologique . En d'autres termes comme la psychiatrie reconstruite à partir d'une
psychologie supposée général et alors affectée d'un indice de morbidité.

- 3eme acception : Si le terme psychopathologie renvoie à la psychologie du pathologique ,


elle peut designer la description global de l’expérience vécue du malade ou soit la recherche
d'un trouble fondamental chargé d'unifier la diversité symptomatique .

État anhédonique: C'est un état ou la personne n'a plus envie de vivre .

En psychopathologie il y a une recherche des mécanismes d'apparition des troubles .

Identité : C'est le regard que l'on peut porter à soi même .

Cette dernière occurrence fait ressortir la démarche clinique en psychopathologie . Il s'agit


de partir des faits observés :

– Les différents traits de personnalités .

– La qualité de la relations au cours des différents entretiens .

– Observations pour des hypothèses etiopathogène (Étude des causes d'une maladie et
des processus par lesquels ces causes agissent. ) , lesquelles peuvent être précédées
d’évaluation clinique ( tests de personnalités )

Conjugopathie : Maladie lié au mariage ( vie conjugale )

La psychopathologie et la psychiatrie recouvrent un ensemble complexe de démarche qui


sont autant de moments d'approches :

-Sémiologie : C'est la science des signes . Elle n'appartient pas au seul domaine médicale.

-Syndrome : Ensemble de symptômes .

-Nosographie :Une fois les signes répertoriés , il s'agit de les classer (organique ,
psychiatrique , etc...) .
-Etiopathogenie : Études des causes et des mécanismes de la maladie .

Après le temps de la classification arrive le temps du diagnostique . Les différents temps ne


sont pas forcement linéaire . Ils dépendent de la formation et des ses perspectives
théoriques.

-Diagnostique différentiel : Passer au crible 2 ou 3 maladies en vue de cerner le symptôme


pathognomonique ( symptôme reconnaissable , spécifique ) .

Étudier la sémiologie revient a se demander comment se déroule l’examen clinique en


psychiatrie et psychopathologie , quels sont les renseignements a en tirer .

Il se pose alors la spécificité de cet examen , la qualité de la relation , l'alliance


thérapeutique (relation de confiance et d’équité ) , le transfert , la question de la demande ,
etc … Telles sont entre autres les préoccupations de la psychologie clinique .
La psychologie clinique est au service de la psychopathologie . C'est une technique pour
comprendre le malade .
La nature de la relation aide a poser un diagnostique . Le psychopathologue va user de la
psychologie clinique .
Clinique est a l'origine un terme médical issu du grec qui signifie « kliné » (lit) .
L'examen clinique en médecine désigne un type d'examen qui se fait au lit du patient et se
distingue au fait qu'il ne nécessite aucun outil spécifique et se fait a main nue (observations).
Les informations recueillies au lit du malade sont du domaine clinique . Il existe un lien
entre ce qui est dit et ce qui est fait ( mimiques , regard , etc...)

Il existe 2 méthodes clinique :


-A mains nues
-Instrumentale

Il y a deux types d'entretien :


-Directif = questions directs et réponses directs
-Semi directif = on amène le patient où on le souhaite.

La clinique a main nue s’arrête lorsqu'on fait appel a des outils .

L'individu est considéré comme le cadre de référence , le cas clinique .

Cette méthode clinique répond à l'objectif principal , à savoir , comprendre l'homme dans sa
totalité , dans sa singularité en situation et en évolution . Le sujet étant considéré ici comme
un être unique , singulier n’étant semblable à aucun autre .

Observation : En latin « observare » , préserver , assurer . Si on extrapole , il s'agit de


considérer avec attention afin de connaître .

En Psychologie clinique , l'observation constitue l'une des modalités . Elle fait partie
comme l'entretien des méthodes , non armées .
La place du langage est forte aussi . Le psychopathologue va surveiller son discours .Le
langage est lieu de subjectivité grâce a lui on peut avoir accès a une expérience de l'autre .
Selon A.Blanchet (1997) on doit considérer le discours comme « une séquence ce verbale
dans laquelle un sujet fournit a quelqu'un d'autre sa représentation des faits ainsi que sa
position vis à vis d'eux » .

Le discours comporte 3 dimensions :

-Référentielle : que dit le sujet vis à vis des faits ?

-Modale : qu'en pense-t-il ?

-Illocutoire : Quels actes accomplit le sujet quand il parle ?

Le discours est un substrat psychique qui donne accès a l'inconscient .


Lapsus actes manqué = même degrés que le rêve .

Relation soignant soigne :

-Résistances : il s'agit de résistance thérapeutiques qui tentent de maintenir dans


l'inconscient les événements oubliés .

-Bénéfices secondaires : Certains malades tirent des bénéfices secondaires vis à vis de leurs
maladies . Ce sont les gains que procurent la maladie , le sujet se considère comme malade ,
son symptôme lui permet d'exister , d'attirer l'attention , il n'existe plus sans lui.

Transfert :

C'est le moteur de la cure . C'est la répétition du thérapeute d'analyse émotionnelle


inconscient , amicale , hostile , ambivalente que le patient a établie dans son enfance au
contact des parents et des personnes de son entourage .

Répétition : Je trouve en l'analyste une figure familière ( frère , cousin , …)

Contre transfert :

C'est une réponse de l'analyste du transfert du patient mais qui désigne aussi de manière
général l’ensemble des réactions inconsciente de l'analyste à l’égard de son interlocuteur .
La relation avec le patient est une réaction intersubjective .
Avec le patient je suis en empathie , je sens la situation comme si c’était la mienne .

Thérapeute patient

Le contre transfert par Nargaut :

État psychologique et somatique du thérapeute généré par l'histoire du patient .

Pour Paul Ricoeur :

Interpréter c'est donner du sens au sens .


Mécanisme de défense :

Processus psychologique permettant au moi de se protéger contre l'angoisse d'un danger .


Chacun de nous va se doter de « béquilles ».

Comment penser la difficulté pour régler la situation :


- résistance , déni , banalisation , dédramatisation , ...

L'individue est mut de 2 pulsion :


– La pulsion de vie ( Éros )
– La pulsion de mort ( Thanatos )

Il faut trouver un équilibre entre les deux .


Le thérapeute doit être amené a décoder ce qui se joue dans la relation .

Le fonctionnement psychique :

-Monisme dualisme et déterminisme

La question de Descartes sur le monisme et le dualisme est encore d'actualité .

Dualisme : Corps et esprit sont distinct .

Monisme : Corps et esprit sont indivisible .

La psychopathologie est souvent confronté à cette querelle théorique , d'autant plus que
plusieurs travaux génétique et autre ont permis de repérer des liens possible d'inscription
physique de certaines pathologie mentale .
Il existe un lien entre le corps ( organique ) et l’esprit .

Derrière cette question se profile celle du déterminisme :


Les conduites psychique psychopathologique sont elles déterminées , du moins en partie
indépendamment du sujet pensant .
De la réponse dépend de la psychopathologie .

Nier le déterminisme revient à remettre toute approche théorique clinique en éliminant tout
facteur prédictif : si les actes et conduites d'une personne s’organisent de façon spontanée
alors il n'est plus possible de prétendre expliquer ces actes .

Si on fonde l'approche de la psychopathologie sur un déterminisme rigoureux , cela réduit le


sujet à être qu'une simple machine programmée pour agir en fonction des éléments .

L’hypothèse de prédiction peut marcher dans certains cas et dans d'autre non .

Les réactions sont différentes selon la singularité et l'unicité du sujet .


Partant de cette réalité , on peut en déduire que la psychopathologie s'apparente à une
science de la complexité dont le but est de mieux comprendre les ressorts subjectifs des
activités psychique dons l’équilibre que leur donne le sujet par rapport au contrainte interne
et externes auxquelles il ne peut échapper .

Il existe 8 postulats pour la psychopathologie :

1) La logique du vivant : Exclue toute assimilation de l'individue a une machine .

2) Le psychisme de l'homme est pour partie conscient : La partie non consciente


constitue la partie principale de son activité psychique .

3) Le corps : Il participe directement à la vie de l'esprit et réciproquement .

4) Le genre : L'homme et la femme constitue la référence de base de la psychologie et


de la psychopathologie

5) La bisexualité psychique : Pour paraphraser Freud : « c'est le destin » . Ce destin


singulier est rendu complexe par le fait que chaque individu possède une dimension
féminine et masculine .

6) L'interaction : Elle est fondamentale dans la formation et le développement du


psychisme humain ( personnalité de base ).

7) La construction qu'il se fait de sa propre histoire : Nourrissant , vivant , mourant et


pensant , l'homme est contraint de donner un sens à cette existence éphémère . Cela
le conduit à renvoyer la question de la temporalité sur sa propre vie et donc de plus
ou moins bien penser à sa propre histoire .

8) Le langage:C'est ce qui différencie l'homme de l'animal avec toutes les ressources du


langage .

Logique du vivant : je pense le malade et non sa maladie .

Sujet : Aspects conscient et aspects inconscient .

Corps : Point de cristallisation .


Histoire de la psychopathologie .

Dans l'antiquité la pathologie est le résultat d'un déséquilibre . Au niveau des humeurs
( théories des humeurs de Polype et Empédocle .) Reprise par Hippocrate .

En effet les 4 éléments rencontrés dans l'univers ( air , terre , …) représente selon
Empédocle quatre qualité fondamentale : chaleur , sécheresse , humidité et froid retrouvé
dans le corps humain et son véhiculé pas 4 humeurs .
Il y a le sang , le phlegme ou pituite , la bile jaune et la bile noire ou atrabile .

Pour Gallien , selon l'humeur qui prédomine , on aura affaire à quatre tempéraments
différent :

-sanguin = air = froid

-phlegmatique = eau = humidité

-colérique = feu = chaleur

-mélancolique = terre = sécheresse

Outre ce tableau , 2 groupes de maladies ont été individualisé :

-Les maladies aiguë avec fièvre .

-Les maladies chronique sans fièvre .

A l’intérieur de chaque groupe deux formes de maladies se déclinement :

-Les maladies aiguës : frénésie et léthargie .

-Les maladies chroniques : manie et mélancolie .

La phrenetis ou frénésie : Fièvre intense qui peut être rémittente ou continue et des troubles
marqués de l’état général accompagnent le délire .

Léthargie : Affaiblissement général , inhibition des sens . État stuporeux (état comparable à
la stupeur, caractérisé par une suspension de toute activité physique et psychique ) qui peut
devenir de plus en plus profond avec de la fièvre et des troubles végétatifs .

Manie : Égarement de la pensée et rupture avec les usages et les habitudes de la bonne
santé sans fièvre ( Gallien ) .
Pour Caelius Aurélien , si la fièvre ne survient pas pendant la manie , ce n'est pas la manie
qui en est la cause mais une autre circonstance car chez les maniaque la manie précède de la
fièvre . Ils ne sont pas comme les frénétique affecté d'un petit pouls .
Mélancolie : Elle est caractérisée par deux autres signes : la tristesse et la crainte . D'autre
part des divergences existent , elles touches a l’étiologie : tristesse et crainte qui sont a
l'origine de l 'excès de bile noir .

Dans la tradition médicale antique l'approche de la maladie peut être holistique dans la
mesure ou il n'y a pas de dichotomie entre l’âme et le corps . L’être entier est pris en compte
certes mais le trouble qui l'affecte à son point de départ dans le corps . Il n'y a pas de
moralisation de la maladie , il y a une pédagogie de la présentation qui s'appuiera non
seulement sur la diététique mais aussi sur l'attitude éducative .
L’éducation doit permettre en effet de dompter les énergies irrationnelles comme dans les
passions .

Au Moyen Age (XVe)

Exhibition des fous sur la place publique comme des monstres .


La religion est pressente dans tous les domaines de la vie et on se méfie du corps associer au
pécher .
On juge , condamne et brûle les hérétiques et ceux qui créer le désordres ( sorciers, possédés
).
On sort , on isole ceux qui causent le trouble pour éviter qu'ils ne contamine les autres .

Renaissance (XVIe)

On s’intéresse au corps .
On pratique la dissection pour comprendre .
Rationaliser les choses . On étudie la contagion .
On commence à changer la perception que l'on a de l'homme .
Les mutations et évolutions se sont imposées .

L'age Classique (XVIIe)

Le dualisme cartésien imprègne toute la pensée philosophique et scientifique , l’âme


s'oppose au corps .
La conception de la maladie reste immorale et les soins tournent autour de précédés
d’évacuation ( purge , saignées …) .
Les hôpitaux vont croître ( hôpital général de Paris ) .
La justice va se mêler de maladies mentales .

Le siècle des lumières (XVIIIe)

On s’élève contre les abus de pouvoir .


On parle de plus en plus de tolérance , de liberté, de droit .
On veut comprendre , on observe donc le réel et on récolte des données concrète .
On s'élève contre l’obscurantisme .

L'apport de Philippe Pinel .

On passe de l'incurabilité a la curabilité . Naissance de la sectorisation . Conception asilaire .


La spécificité de la psychopathologie est :

Interpréter comme le souligne Pewzner est la tache essentielle et sans doute spécifique de la
psychopathologie . Les symptômes ont tous un sens , ce sens ne peut être qu'en référence à
la personnalité du malade , à son histoire singulière , ainsi qu'en fonction de ses attaches
socioculturelle .

Lien entre la perception de la maladie mentale et les dispositifs thérapeutique en fonctions


des époques .
Philippe Pinel : idée de l'incurabilité vers la curabilité .
Avec l’évolution de la société , les mentalité et les méthodes thérapeutique évoluent .

La conscience de la maladie est plurielle :


-Je peux avoir conscience de ma maladie .
-Les autres peuvent avoir conscience pour moi de ma maladie .

Conséquence de cette nouvelle conception : Loi de 1838 : Hospitalisation libre , a la


demande d'un tiers , d'office ou sous contrainte . Responsabilité du maire , du préfet , du
médecin .
Médicalisation de la folie . Il faut protéger le malade et protéger la société .

L'asile devient officiellement et légalement un espace ou va exercer l’aliéniste.


Un aliéné est un malade qui doit être interné .
On est dans une mentalité humaniste .

Hospitalisation libre :
Le malade est consentent aux soins , il signe lui même son admission à l’entrée à l’hôpital et
donne l'autorisation éclairée de soins .
Ce type d'hospitalisation donne des informations pour le diagnostic (névrose,conscience de
la réalité etc...).
Si le médecin estime que le malade court un risque , il demande au malade de signer une
décharge avec une sortie contre avis médical , si le malade refuse de signer sa sortie , ce
refus est constaté par deux témoin qui peuvent appartenir au personnel soignant .
Toute personne hospitalisée , même en HL dispose des mêmes droits que ceux prévus par la
loi du 27 juin 1990 et repris par l'article 3211-3 du code de la santé publique .

Hospitalisation à la demande d'un tiers :


Elle s'applique quand le malade n'est pas consentant aux soins ou n'a pas les capacités pour
consentir à ceux ci .
Qui est un tiers ?
-un membre de la famille .
-un proche de la famille .
-Une assistance sociale .
Les conditions :
-Signer une demande manuscrite d'admission du patient .
-Certificat d'un médecin extérieur a l’hôpital .
-Certificat du psychiatre de l’établissement .
Modalités de levée d'HDT :
-Soit par un membre de la famille .
-Soit après un certificat médical émanant d'un psychiatre exerçant dans l'établissement .
-Soit automatiquement par non production des certificats de quinzaine ou mensuels .
-Par décision judiciaire prononcée par le président de grande instance qui peut être saisi par
le procureur de la république .

Hospitalisation d'office :

Elle concerne les malades mentaux compromettant l'ordre publique et la sécurité des
personnes . Il s'agit alors d'une mesure administrative prise par le préfet du département .

Il existe deux conditions possibles :

Dans la procédures courantes le médecin rédige un certificat médical circonstancié et le


préfet prononce au cour de celui ci l’hospitalisation d'office . Un médecin de l'établissement
peut pas être un certificateur .

Loi du 4 mars 2002 :

3 conditions pour l'HO :

-existence d'un trouble mental .


-nécessite de soins de ce trouble .
-atteinte grave à l’ordre publique .

Levée d'une hospitalisation d'office :

-décision préfectorale .
-production d'un certificat de demande de levée d'HO rédigée par un psychiatre et transmis
dans les 24h au préfet qui doit statuer sans délais .

Dernières reformes (terminologique)


Loi n°2011-803 du 5 /07/2011 relative aux droit et à la protection des personnes faisant
l'objet de soins psychiatrique et leurs modalités de prise en charge .

La notion de terminologie est remplacée par celle de régime de soins sans consentement
permettant ainsi l'ouverture à d'autres formes de prises en charges incluant des soins
ambulatoire .
L' HDT devient l’admission en soins psychiatrique a la demande d'un tiers .
L' HO devient l’admission en soins psychiatrique sous demande d'un représentant de l’état.
La commission départementale des hospitalisations devient la commission départementale
des soins psychiatriques .

La loi autorise l' HDT sans présence d'un tiers à travers la notion de péril imminent
permettant ainsi de palier à une insuffisance du dispositif actuel ( personne désocialisées ).
HL = Soins psychologique avec consentement .

HDT = Soins psychologique à la demande du représentant judiciaire.

Ajout de la notion de péril imminent ( HDT sans tiers ) .

Le renforcement de formes alternatives a l'hospitalisation complète par le programme de


soins psychologique à la demande d'un tiers et sur décision du préfet peuvent être pris en
charge hors hospitalisation complète .

Le contrôle systématiques des hospitalisations complètes par le juge des libertés et des
détentions avant l'expiration des 15 jours d'hospitalisation et des 6 mois d'hospitalisation
.On peut arrêter l'hospitalisation sous accord du juge et sur demande d'un tiers .
Pour les sorties , si il y a un désaccord entre le préfet et psychiatre : recours au juge comme
arbitre .

Les droits des patients sont renforcés notamment sur l'information sur leurs droits et leurs
voies de recours , avec notamment un recueil d'observations sur les décision les concernant
(cahier de doléances ).

Instauration d'un collège de médecin , un avis est rendu sur certains patient en HO (de + de
1 an ).

Sauvegarde de justice :

Mesure urgente et temporaire mis en place pour protéger immédiatement une personne dont
l’altération des facultés personnelles met dans l’impossibilité de pourvoir seul a ses besoins.

Comment la mettre en place ?

Elle peut être demandée par toute personne portant un intérêt a la personne déficiente :

-Famille

-Proches

-Médecin traitant

Il convient de saisir le juge des tutelles .

Il en existe deux formes :

-Par la voie judiciaire : décidée par le juge de tutelle dans l'attente d'une mise sous tutelle ou
curatelle .

-Voie médicale : demande du médecin traitant à destination du procureur de la république .


La déclaration soit être confirmé par un médecin spécialiste .
Conséquence de la sauvegarde de justice :

La personne peut :

-voter
-retirer de l'argent
-signer des chèques et administrer ses biens

Le contrôle de ses actes ne se fait qu 'a posteriori .

La curatelle:

Il s'agit d'un régime de protection léger don le degré de protection est inférieur a celui d'une
tutelle .

Elle concerne les personnes souffrante d'une altération médicalement constatée de leurs
capacités physiques ou mentales .

Elle peut être mise en œuvre par :


-ascendant
-descendant
-état

Il existe 3 types de curatelle :

-La curatelle simple

-La curatelle aménagée

-La curatelle renforcée

Les niveaux sont en fonction de la gravité de la situation .

La curatelle simple :

La personne peut agir seul les actes de la vie courante mais elle ne peut rien décider quand à
la composition de son patrimoine .

La curatelle aménagée :

Le juge peut modeler le régime . Selon la situation il peut soit alléger la curatelle soit au
contraire limiter l'espace de liberté de la personne protégée .

La curatelle renforcée :

Le curateur gère à la place de la personne ses affaires courantes et doit rendre comptes de sa
gestion une fois par an au juge .
La tutelle :

La mesure de protection la plus forte applicable aux personnes majeurs dont les facultés
mentales ou corporelles sont grandement affectées .

Toutefois certains achats courants peuvent être autorisés dans un budget prédéfinie . Mais
les actes de la vie civile sont interdits : acheter , vendre , emprunter .

Les degrés de curatelles et de tutelle dépendent du degrés d'autonomie et de handicap du


sujet .

De la psychopathologie à a psychanalyse : l'apport de Freud .

Qu'apporte la psychanalyse à la compréhension de la maladie ?

Freud (1856-1939) : Théorie sur les névroses , travail sur l’hystérie .

Charcot (1825-1873):Hypnose , hystérie .


Rapport a l'enfance pour comprendre la pathologie du sujet .

Hippolyte Bernheim (1840-1919):Hypnose et psychothérapie .

Hypnose : Simple sommeil produit par la suggestion , susceptible d’application


thérapeutique .

Suggestion:Influence provoquée par une idée suggérée et acceptée par le cerveau .

La psychanalyse est une théorie d'investigation et de compréhension des processus


psychiques (dans le but de soulager les troubles psychiques ).

Naissance de la psychanalyse en 1895 .

On cherche a comprendre l'implicite (contenu latent) pour comprendre l'explicite (contenue


manifeste , c'est a dire agression , tristesse etc).

Selon la singularité du sujet on adapte l'approche (psychanalytique , systématique ).

Trois piliers de la théorie Freudienne :

-La sexualité infantile.

-La découverte de l’inconscient .

-Le transfert .
Il existe plusieurs stades psychoaffectif :

-Oral
-Phallique
-Anal
-complexe d’œdipe
-stade de latence
-adolescence
-nostalgique
-régression
-fixation
-Neurotica (la théorie de la séduction sexuelle)

Sexualité infantile différent de la sexualité coïtale .


Idée d’assouvissement d'un besoin (idée de zones érogènes avec les stades psychoaffectifs).

Complexe d’œdipe : relation « diatique » avec la mère puis arrivée du père , l’enfant veut
écarter le père . On passe à une relation « triangulaire » .
Adolescent : réactualisation du complexe d’œdipe .

Winicott :

– Dépendance relative
– Indépendance
– Dépendance totale de la mère

La sexualité infantile:

Il s'agit de conduites qui , à partir d'une région érogène du corps , en s'appuyant sur les
fantasmes procurent un certains type de plaisir .

Les stades libidinaux du développement :

Les prémisses de la sexualité se font dans une sphère « non-génitale » avec des pulsions
partielles qui aspirent à l'acquisition du plaisir .

A l’adolescence , sous le primat de la génitalité , les activités sexuelles partielles s’intègrent


pleinement à la pulsion sensuelle qui servira selon Freud de fonction de reproduction .

Freud a mis en avant des stades libidinaux . Les différents stades marquent le
développement de l'enfant et sont caractérisé par une organisation plus ou moins marqué de
la libido sous le primat d'une zone érogène .
Le stade Oral :

Il est le premier stade de l’évolution libidinal .Le plaisir est essentiellement lié à la zone
érogène buccale . L'objet pulsionnel est le sein ou le biberon. Le plaisir oral s’étaye sur
l'alimentation qui est un besoin, une pulsion d’auto conservation .Le but pulsionnel est un
plaisir oral autoérotique .

NB :
-Stade oral (6 mois)
-Stade oral tardif (6-12 mois)

Le stade anal :

C'est le 2eme stade de l’évolution libidinale selon Freud. Ce stade est caractérisé par une
organisation de la libido sous le primat de la zone anale .
L'objet pulsionnel est principalement le boudin fécale . Il est conservé à l’intérieur ou
expulsé à l’extérieur.L'objet pulsionnel devient une monnaie d’échange .
Le but pulsionnel est un plaisir autoérotique par la stimulation de la zone anale.

Le stade phallique :

C'est le 3eme stade du développement de la libido . Ce stade est basé sur la croyance de
l’universalité de la présence du pénis aussi bien chez la F et le G .
La reconnaissance de la différence des sexes est indissociable du complexe d’Œdipe.
But pulsionnel:masturbation infantile .

Zone érogène : organe génitaux .

Le conflit Œdipien :

le conflit correspond à un conflit interne entre 3 figures:le sujet , son objet d'amour et le
rival qui s'interpose entre eux .
L'enfant a un désir de mort du rival qui est le personnage du même sexe et un désir sexuel
pour le personnage de sexe opposé .Le complexe met en scène des problématique
d'attraction amoureuse, de jalousie , de désir de posséder et d’évincer , mais aussi interdit
de satisfaire ces désirs d'obligation ou d’invitation à déplacer son désir ailleurs .

Chez le garçon :

il y a la menace de castration . Au début l’enfant n'y accorde pas d'importance , puis il


différencie les sexes . C'est la qu'il projette la « perte de son pénis », des filles sur lui même
car il constate son absence chez la fille . Dès lors se développe l’angoisse de castration .

Chez la fille :

Complexe d’infériorité avec son pénis trop court , expliqué par le fait qu'elle la perdu par
castration . Elle va vouloir recevoir en cadeau un enfant du père .
Ce désir est abandonné car il n'est pas accompli . Elle va d’identifié a sa mère .
Il y a un renoncement au parent opposé et identification aux parent du même sexe .

Le surmoi est l’héritier du complexe d’œdipe .

La découverte de l'inconscient

Freud : Au delà du principe du plaisir :

Il existe 3 instances :
-le ça
-le surmoi
-le moi

Ça = registre pulsionnel , il répond au principe de plaisir .


Surmoi = ce sont les règles et les interdits , héritier du complexe d’œdipe.
Moi = arbitre entre le ça et le surmoi .

Freud parle aussi de l’idéal du Moi qui se définit comme étant une instance de la
personnalité qui résulte de la fusion du narcissisme et des identifications aux parents à leurs
idéaux collectifs et à leurs substituts .

Le point de vue dynamique :

Il consiste à considérer les phénomène psychiques comme résultant d'une composition ,


d'une combinaison de force plus ou moins antagoniste .

Le point de vue économique :

Il consiste à considérer l’énergie psychique sous un angle quantitatif . De ce point de vue , il


s'agit d’étudier comment circule cette énergie , comment elle s'investit , se repartit entre les
différentes instances , les différents objets ou les différentes représentations .

Les différents conflit entre les instances :

Dans la névrose le conflit est entre le ça (pulsion ) et le sur moi , porteur des interdits . Le
moi a un rôle d'arbitre .
Dans la psychose , le conflit est entre le moi et la réalité .
Dans l'organisation limite nous retrouvons un conflit entre le moi et l’idéal du moi .

La question du transfert :

c'est une répétition , considéré comme produit de la cure . C'est un levier qui permet de
comprendre le patient .