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Psychologie du développement :

Le développement sensori-moteur et ses


troubles
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Le développement sensori-moteur

Sur les 2 premières années de vie de l'enfant, ce qui est important, c'est le développement sensoriel et
moteur qui contribue à l'attribution de connaissances chez l'enfant.
Un des grands psychologues est Jean Piaget qui parle d'intelligence sensori-motrice comme étant la
première intelligence chez l'homme. On va se construire une intelligence en agissant sur l'environnement et
en y réagissant, CAD que cette intelligence ne se repose pas sur une représentation mentale, elle existe
lorsque l'enfant est en action. L'enfant apprend donc en agissant.
Les représentations mentales, pour qu'elles soient stables, arrivent courant de la 2 ème année de vie de
l'enfant.

Le développement sensoriel

Le bébé vient au monde avec un équipement fonctionnel sur le plan sensoriel : audition, goût et olfaction,
vision (connaît un développement plus tardif), toucher. Ils vont permettre d'acquérir les 1 ères connaissances
sur l'environnement : reconnaissance de la voix maternelle, de la langue maternelle, des odeurs, des visages
humains, etc. Les connaissances vont ensuite s'étendre au monde physique. L'acquisition commence avant
la naissance, pendant la période fœtale (olfaction et audition).
La conception de la sensorialité a émergé dans les 80’s, et de nombreux psychologues ont travaillé dessus.

Le développement moteur

Il est souvent étudié indépendamment de la sensorialité mais le comportement moteur est lié au
comportement sensoriel. Il traduit une réponse de l'organisme aux stimulations de l'environnement. Les
comportements moteurs sont aussi le résultat de l'expression de l'intégration des informations sensorielles
(ex : on reconnaît les objets lourds/légers et on adapte notre comportement vis-à-vis d'eux).
Partie 1. La psychologie fœtale
Les 1ers travaux réalisés sur le fœtus datent de 1885 par Preyer. Cependant il n'avait pas le même objectif
que les théories actuelles ; cela avait pour origine d'étudier les facteurs génétiques et environnementaux
qui étaient à l'origine du développement de l'organisme.
À la fin des 70’s, de nombreux chercheurs ont effectué des études systématiques ; on a une perceptive
globale de cette discipline car de nombreux domaines ont poursuit les recherches.

On assiste ensuite à un développement de techniques d'observation et d'expérimentation comme


l'échographie qui a été mise en place dans les 60’s afin de pratiquer une surveillance médicale pour les cas à
risque. Dès les 70’s, la pratique s'est répandue à toutes les femmes en période de grossesse, avec 3 suivis.
Mais aussi au modèle animal (ex : les rats qui, en période fœtale, sont stressés afin de voir quel niveau
d'intelligence auront les fœtus des rats stressés  apprennent moins rapidement) qui est moins soumis à
des règles éthiques que les individus. Ce modèle est utilisé pour tout ce qui est l'olfaction, le toucher.

Dans la gestation de 41 semaines (grossesse + dès les derniers jours de règles à la grossesse), on a 3
phases :
- Le stade initial : cellule fécondée avant la division.
- Le stade embryonnaire : 12 jours jusqu'à la 8ème semaine
- Le stade fœtal : après la 8ème semaine

La motricité fœtale

Il y a différentes techniques pour observer la motricité fœtale ; on peut demander à la mère quand le fœtus
bouge : c'est un témoignage maternel qui présente de grande variabilité car la mère ne ressent pas
forcément le fœtus, tout dépend de la taille de ce dernier, ou l'ampleur du mouvement.
L'expérience maternelle va aussi jouer un rôle dans la variabilité du témoignage : pour une 1ère grossesse,
elle repère les 1ers mouvements à 18ème semaine, tandis que les autres repères dès la 7 ème semaine.

Les mouvements sont signes de bonne santé, on observe donc les mouvements de l'abdomen maternel afin
de faire un contrôle de santé du fœtus.
Chez les femmes ayant des problèmes de santé, il bouge moins ; la grossesse est dite à risques.
On peut observer une augmentation rapide des mouvements jusqu'à la 16 ème semaine, de la tête, du tronc,
des membres supérieurs ou inférieurs. Par la suite, les mouvements vont se décomposer comme
l'ouverture/fermeture des mains, les mouvements des poignets, etc. Les derniers mouvements sont ceux
des yeux et de la bouche  Ils vont peu à peu se coordonner, cela s'appelle la motilité.
L'activité de succion chez le fœtus est importante pour les psychologues car elle traduit un état
comportemental. La motilité est décomposée en états comportementaux.

Les états comportementaux du fœtus (état de conscience) – PRECHTL, 1969

Ils se définissent comme des « patrons » (ou pattern) d'indices physiologiques et comportementaux.
 Ils sont bien organisés, vont être stables dans le temps et vont se répéter.
 Ils sont les mêmes d'un individu à l'autre.
 L'indice physiologique que l'on peut utiliser simplement chez le fœtus est le rythme cardiaque.

Les 5 états différents vérifiés chez le fœtus :


- État 1 : Sommeil calme = rythme cardiaque stable, yeux fermés, pas de mouvement
- État 2 : Sommeil actif ou agité = rythme cardiaque irrégulier, quelques mouvements, yeux fermés
- État 3 : Éveil calme = paupières ouvertes, rythme cardiaque stable, peu de mouvements
- État 4 : Éveil agité = rythme cardiaque très irrégulier, agitation motrice
- État 5 : Cris, pleurs = agitation, communication avec l'enfant très réduite ; un des 1er états à apparaître dès
la naissance
Brazelton a aussi permis d'identifier ces cinq états de conscience.
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À partir de 36 semaines de gestation (1 mois avant le terme de la grossesse), ces états sont présents chez le
fœtus et sont liés à l'activité maternelle.
Motilité : activité motrice qui a une régulation interne type réflexe, ce n'est pas stimulé par
l'environnement, c'est une sorte de bruit de fond moteur.

 La sensorialité chimique fœtale

Elle va se mettre en place avant la naissance. Il y a une invariabilité dans la mise en place de ces sens.
La 1ère sensorialité qui va se mettre en place est le touché.
2ème : sensibilité chimique (l'olfaction et le goût)
3ème : sensibilité vestibulaire (sens de l'équilibre)
4ème : sensibilité auditive
5ème : sensibilité visuelle

La sensibilité tactile :
On retrouve différentes terminologies tel que la sensibilité somesthésique qui regroupe la sensibilité
tactile et la sensibilité proprioceptive (qui vient de l'intérieur du corps). Tous ces éléments vont être reliés.
 Dans la sensibilité tactile, on retrouve aussi la sensibilité thermique et nociceptive (sensibilité à la
douleur). Elle commence à se développer dès 7 semaines de gestation et se finit aux alentours de la 20 ème.

Le + précoce à se développer = sensibilité péribuccale et le - précoce = sensibilité dans les pieds.


Il n'y a d'effet immédiat que dès la 14ème semaine de gestation.
Si on stimule le fœtus dans la zone péribuccale, on a une réponse d'évitement avec une accélération du
rythme cardiaque. Si on le stimule en fin de gestation, on a une réponse d'orientation avec une décélération
du rythme cardiaque (commence donc à se mettre en place.)

Il est compliqué de faire des recherches sur la sensibilité thermique car le fœtus est toujours à la même
température.

Les seules informations concernant la sensibilité nociceptive proviennent de l'amniosynthèse (ex


prélèvement du liquide amniotique pour voir s’il est porteur de la trisomie 21), pendant ce test, le fœtus a
une réponse d'évitement.
On ne connaît pas les mécanismes de la perception de la douleur chez l'enfant.

La sensibilité chimique :
Chez le fœtus, le goût et l'olfaction sont confondus.
Le liquide amniotique change tout au long de la gestation ; modifications quotidiennes car elles sont liées à
l'alimentation maternelle, être fumeur ou non et plus on approche de la naissance, plus la paroi placentaire
laisse passer les odeurs.
Le fœtus n'est donc pas dans un environnement neutre ; Schaal travaille dessus et parle de « soupe
olfactive ».

Les récepteurs olfactifs sont OP avant la naissance (niveau oral à 4 mois et au niveau nasal à 6 mois).
Les sources de stimulation olfactive chez le fœtus sont :
 le liquide amniotique
 Les échanges sanguins entre le fœtus et la mère
 La voie hématogène (les récepteurs de l'olfaction vont avoir une proximité physique avec les canaux
sanguins).
Les fœtus sont capables de percevoir les quatre saveurs fondamentales (sucré, salé, amer et acide).
Test avec des bébés nés avant terme (6-7 mois de gestation)  on sait qu’ils sont capables de les
différencier ; à travers des « mimiques » qui vont laisser paraître des réponses d'orientation, d'évitement et
de retrait.
La réactivité chimique néonatale :
Elle est variable, on recense une augmentation de la consommation de liquide amniotique (sucre) et de
l'activité motrice (citron).
Les capacités d'apprentissage : Mécanisme d'habituation qui est une réponse enregistrée chez tout
organisme vivant lorsque l'on émet des stimulations.

Le bébé va se construire une trace en mémoire de la stimulation répétée. Si on en introduit une nouvelle, il
compare le modèle en mémoire et la réponse réapparaît. Ainsi, le bébé apprend et enregistre les
stimulations.

On a pu montrer dans le modèle animal que le fœtus animal était capable de présenter une réponse
d'habituation sur l'odeur de menthe et de discriminer cette odeur de celle du citron (déshabituation).
Il a été mis en évidence que les mammifères étaient capables de discriminer différentes odeurs de lait. Dans
les 2-3 jours qui suivent la naissance, le lait généré est le colostrum ; chez les animaux, il y a une différence
faite entre ce lait et le lait plus tardif.

Le fait que des apprentissages soient possibles avant la naissance avec effets après, attestent qu'il n'y a pas
de coupure, il existe une continuité sensorielle trans-natale qui va faire que le fœtus est préparé pour faire
face à un nouvel environnement.

La réactivité chimique postnatale :


Après la naissance, tous les nouveau-nés préfèrent l'odeur du lait maternel, mais également l'odeur de sa
propre mère et va montrer des préférences pour les saveurs consommées par la mère avant la naissance.
Il y a un répertoire comportemental postnatale qui est modelé et structuré par les expériences prénatales.
Réactivité à des stimulations variées : non sociales (musique) et sociales (voix).

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Tout odorant introduit in-utéro de manière suffisamment intense va modifier les réponses ultérieures du
nouveau-né. Ces réponses peuvent s'exprimer sous différentes formes :
 Attraction (par les odeurs neutres : menthe, citron, etc.)
 Aversion (par les odeurs désagréables : éthanol)
 Franc rejet (par des odeurs à l'état de malaise : stimulation odorante associée à une grande activité
maternelle).

La durée d'exposition à l'odeur est importante dans la mise en place de ces réponses (10 min pour une
réaction attractive). Les apprentissages réalisés in-utéro peuvent être persistants après la naissance, jusqu'à
5 mois chez l'humain ; ces effets peuvent avoir lieu jusqu'au moment du sevrage.
Ces imprégnations olfactives peuvent avoir des conséquences sur la vie adulte ; les auteurs, notamment à
partir de l'étude animale, constatent des effets dans la création de lien chez les animaux et notamment
dans le choix sexuel des animaux.

La sensibilité vestibulaire et la sensibilité auditive :


- La sensibilité vestibulaire permet le sens de l'équilibre et l’organe qui le perçoit est dans l'oreille interne ; il
va se développer en parallèle de l'audition.
 Ce sens va être stimulé quand on change de position et est lié au centre de gravité.
 Ses récepteurs se mettent en place dès la période fœtale et sont fonctionnels dès la 25 ème semaine.
 Ses sources sont les mouvements de la mère mais aussi du fœtus qui vont solliciter le sens de
l'équilibre.
Les seules études réalisées étaient par rapport aux mouvements de la mère qui provoquent des
accélérations du rythme cardiaque chez le fœtus (réponse de défense).

- L’audition est fonctionnelle à peu près 3/4 mois avant la naissance. On observe les réponses du fœtus par
enregistrement du rythme cardiaque ou encore les PEA.
 Il peut entendre aux alentours de 25 semaines de gestation avec des intensités élevées (70 à 100 dB).
Les intensités doivent être élevées car le milieu du fœtus est composé du liquide amniotique ; il faut
que le son traverse les tissus abdominaux maternels, les organes et le milieu utérin (car il y a les
battements du cœur maternel/du fœtus, les bruits de digestion et d'échanges sanguins); tout cela peut
varier entre 30 et 60 dB. Les bruits de l'intérieur de l'organisme sont endogènes et à cela s'ajoute des
bruits exogènes.

 À 25 semaines, on assiste à des accélérations du rythme cardiaque ; plus on approche du terme de la


grossesse, plus la réactivité fœtale va augmenter et se diversifier, on va avoir des réponses d'orientation
(décélération cardiaque). Ces réponses dépendent de plusieurs caractéristiques liées au fœtus (ex :
niveau d'éveil), au sexe du fœtus, aux caractéristiques du son (il faut que le son soit intense et aiguë),
etc.
Beaucoup de recherches ont été menées sur la réactivité du son, on a pu mettre en évidence que le fœtus
pouvait répondre à des stimulations variées : stimulations auditives non sociales (musique) et sociales
(voix).

Pour tester les apprentissages, on utilise


- La procédure d'habituation. On sait que les fœtus sont capables de différencier/discriminer plusieurs
musiques instrumentales, la voix maternelle, puis féminine et masculine. La voix de la mère est particulière,
elle est aérienne et se transmet par vibration dans le corps allant jusqu'au fœtus, cela provoque des
réactions chez lui.
Ces apprentissages vont avoir pour conséquence une certaine valeur adaptative car on a constaté que
certains sons auxquels il a été familiarisé n'auront plus de conséquences perturbatrices après la naissance.
L’enfant a appris à répondre à un bruit qui n'est plus pertinent pour lui, il peut donc se soustraire aux bruits.

- Les effets d'apaisement et d'adaptation (bruit du rythme cardiaque) ainsi que d'orientation qui est la
familiarité de certains bruits qui vont être appréciés par le fœtus après la naissance, lié au degré de
familiarité de ces bruits. On assiste à une mise en place de préférences auditives après la naissance : la voix
maternelle, les chansons écoutées pendant la gestation, la langue maternelle, etc.
*Pour tester une préférence, on regarde le rythme de succion.*

La sensibilité visuelle : on sait que les photos-récepteurs (permettant la vision) se mettent en place au cours
du deuxième trimestre de gestation et les chercheurs considèrent que la vision fonctionnerait de manière
rudimentaire aux alentours de 25 semaines de gestation. Il est difficile de faire des études sur la vision du
fœtus car la luminosité utérine est d'environ 1 % du milieu extérieur. Cependant, on sait que le visuel est
potentiellement stimulable, c'est donc seulement les caractéristiques du milieu qui font que ce n'est pas
simple de le tester.
Partie 2. La perception sensorielle après la naissance
Intérêt de la perception du bébé dans les 60’s où on a testé les capacités sensorielles du bébé.
Jusque dans les 80’s, on considérait que le bébé répondait de manière réflexe ; à partir de ces années, on a
considéré que le bébé était un être compétent qui pouvait être sensible et répondre aux signaux de son
environnement humain ou physique.
Dans les 90’s, de nombreux travaux ont été publiés, ils ont été possible grâce à des méthodologies nouvelles
(échographie, enregistrements des mouvements oculaires, modifications de température, etc.).
L'habituation a été mise au point dans les 60’s en Russie et réactualisée dans les 80’s pour tester les nvx nés.

La technique du regard préférentiel consiste à montrer un intérêt pour un objet particulier (le bébé va
regarder une chose qui l'intéresse plus longuement). Cela a permis d'analyser les capacités sensorielles et
cognitives des bébés.
On a vu des modifications théoriques notamment les modèles intégratifs qui font un lien étroit entre
perception et action, entre perception et motricité ; et donc ces modèles ont considéré le bébé comme
préparé pour agir sur son environnement.

La perception visuelle : le bébé ne naît pas aveugle mais sa vision est beaucoup plus limitée que celle d'un
adulte.

- Le champ visuel : il est plus petit, réduit que celui de l'adulte. A 1 mois il est quasiment le même que celui
d'un adulte. On le mesure avec une cible afin de voir si le bébé va suivre visuellement la cible.

- L'acuité visuelle : elle n'est pas comparable à celle d'un adulte, elle est 4x moins importante.
Elle devient presque identique à 8 mois. On présente des formes géométriques faites de blanc et de noir
puis on rapproche les lignes blanches des noires, dès que le bébé ne perçoit plus les lignes, son acuité
visuelle est déterminée.
On constate une difficulté à percevoir les détails car la sensibilité aux contrastes est faible avec une
poursuite oculaire des objets en mouvement plus difficiles.
Un bébé à la naissance perçoit à 5 mètres la même chose qu'un adulte à 150 mètres  Motricité bcp -
bonne.

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Poursuite visuelle : On va présenter une cible sur un ordinateur, la faire déplacer et enregistrer la sensibilité
oculaire de l'enfant.
Il lui faut 1 an pour que sa motricité oculaire soit efficace (les bébés louchent à la naissance), qui sera très
proche de celle de l'adulte.

Haith (1980) a décrit les règles de l’acuité visuelle :


 Lorsque le bébé est éveillé, il ouvre les yeux
 Si la lumière n'est pas trop intense, il explore son environnement (démarche active, cherche l'info)
 Quand il rencontre un objet, il explore les contours de l'objet
Dès la naissance, le bébé est comme préparé à percevoir son environnement visuel.

Les constances perceptives


Elles sont de 2 types chez le bébé :
 Taille : L'objet est identique quel que soit la distance cube unique présenté à des distances
différentes/ cube nouveau de taille différentes.
 Forme : Objet unique présenté dans différente orientation/objet nouveau.

Quand on regarde un objet à 2 positions différentes, sa taille varie. Il faut donc une constance de taille.
Pour la constance de forme que l'on voit un objet de face ou de profil c'est le même objet ; suivant la
perception que l'on a de face ou de haut, l'objet change, c'est ce qu'on appelle la constance de forme. Pour
tester cette constance chez le bébé, on présente le même objet de face ou de profil et on compare cet objet
à un nouvel objet. Si l'enfant regarde le nouvel objet plus longuement c'est qu'il à cette constance de forme.
C'est deux constances ont été testé et identifié chez l'enfant de 5 mois.

Stratégie d'exploration visuelle :


 Exploration spécifique des objets statiques :
- Avant 3 mois, balayage des contours de l'objet : effet d'externalité
- Après 3 mois, balayage des traits internes de la figure : effet d'internalité

 Existence de préférences visuelles précoces :


 Lignes horizontales/verticales
 Objets en mouvement/immobiles
 Stimuli en 3D/2D
 Stimuli très contrasté/ peu contrasté

La préférence visuelle est testée par le temps de fixation et déterminée par l'objet le plus longuement
regardé.
Le bébé est embêté par sa maturation musculaire : il a du mal à tenir sa tête, il ne peut donc pas la tourner
à sa guise (préférence des lignes horizontales aux verticales).
Il préfère l'objet en mouvement car il attire plus son regard.
Il préfère regarder l'individu que sa photo car il y a une notion de dimension.
Ce qui est le plus contrasté dans la vie de tous les jours c'est le noir et blanc, toujours choisir des objets
particulièrement contrastés.
Qu'est-ce qu'une bonne forme ? C'est une forme qui ne donne pas de place à l'illusion perceptive.

Image de gestalt

Chez certain individu il y a des styles cognitifs, c'est pour ça que l'on ne voit pas forcément les images que
les autres voient.

L'émergence : processus de formation d'un motif complexe de règles plus simples.


Il est démontré par la perception de l'image de chien (voir image).
Le chien n'est pas reconnu par l'identification de ses parties (les pattes, les oreilles, le nez, la queue,
etc). Au lieu de cela, il est perçu comme un ensemble, tout à la fois.

L’invariance : quelque soit la présentation de l'objet, on va chercher la même forme. C' est la propriété de
perception par lequel des objets géométriques simples sont reconnus indépendante de rotation, translation
et échelle, ainsi que plusieurs autres variantes telles que des déformations élastiques, éclairage différent, et
les différentes caractéristiques des composants.

Pour être une bonne forme, il faut que ça reprenne certaines lois.

La perception du visage humain


 Préférence pour les visages humains par rapport à tout autre objet
 Importance sociale : reconnaissance rapide du visage maternel (effet de primauté)
 Forme complexe :
 Propriétés invariantes : position des yeux, de la bouche, du nez..
 Propriétés qui varient : changement d'expression, état émotionnel
 Chaque visage est unique et diffère des autres par des indices parfois subtils
 Préférence pour les visages « attractifs »

Durant la 1ère, année le bébé va réussir à différencier certaines émotions : Joie, colère, peur...

Prototype : ce qui représente le mieux cette catégorie


L'enfant va préférer une certaine forme de visage (beau visage).

L'imitation néonatale
On c'est demandée à quoi correspondait cette préférence pour les visages ? On en conclut qu'elle va
permettre de créer des liens ( lien d'attachement, tout aussi important que le lien de nourriture). Cet
attachement va se mettre en place pendant les interactions face à face avec l'adulte, au cours de ces
échanges va se construire un lien de nature émotionnelle par l'imitation. L'imitation néo-natale est un des
liens indispensables, dans cette imitation on à aussi l'idée que le bébé ce reconnaît comme appartenant à
l'espèce humaine. Elle à été mises en évidence sur des bébés de quelques semaines, c'est un mode primaire
de communication.
La préférence pour l'humain n'est pas uniquement autour du visage, le bébé va préférer le mouvement
humain par rapport à tout autre mouvement. Pour le tester, on à mis des lampes au niveau de la tête, du
coup, des membres sur un individus, on l'à plongé dans le noir, et on lui à demandé de marcher ( marcheur
lumineux). L'enfant va préférer regarder ces lumières que d'autre lumière, il reconnaît que c'est un
mouvement humain.

La préférence pour le visage humain


A quatre mois, le bébé regarde plus longtemps un arrangement de point lumineux en mouvements
( marcheur lumineux ) que le même ensemble de points lumineux placés au hasard. On constate alors une
préférence qui disparaît lorsque les stimulus sont statiques ou que le mouvement représente celui d'une
« araignée ce déplaçant ». Les bébés reconnaissent donc la cohérence figurant dans les mouvements
humains.

La perception de la profondeur
L’illusion de la profondeur est créée à l’aide d’une table spéciale constituée d’un plateau en plexiglas sur
lequel l’enfant peut ramper. Pour la moitié de la table, un damier est placé juste sous la surface
transparente. Pour l’autre moitié, le même damier est placé à plus d’un mètre en-dessous de
la surface du plexiglas. Le nourrisson en âge de ramper est posé sur le côté peu profond. Sa mère, qui se
tient de l’autre côté, l’appelle et l’incite à la rejoindre.
Les chats ont peur de cette partie profonde.

On constate que chez les bébés de 1 mois placés à plat ventre au dessus du côté « profond », une
décélération du rythme cardiaque qui est un signe d'attention.
A 6 mois c'est un évitement ou une hésitation avant de s'aventurer du côté « profond ». Les bébés
discriminent la profondeur lorsqu'ils rampent, ils manifestent davantage d'évitement du côté
profond.
A l'âge d'un an , les bébés traversent le côté profond lorsqu'ils voient une expression faciale de joie
sur le visage de la mère, mais pas lorsque celle ci produit une expression de peur. Le bébé se fit
donc à son expérience mais aussi fait confiance à autrui, il y a une influence de la dimension
sociale.

La perception tactile
Aussi appelé perception haptique, elle comporte deux aspects : Sensorielle et moteur.
Cette perception est active car lorsque l'on va stimuler la peau, il va y avoir un mouvement actif
d'exploration de la main qui entre en contact avec l'objet. Il y a une déformation mécanique de la
peau mais également des muscles, des tendons et des articulations.
La perception haptique implique que l'individu intègre de manière synchrone deux types
d'informations : des informations extéroceptives par voie cutanée et des informations intéroceptives
qui viennent de la proprioception.
Il y a deux zones impliquées dans cette perception : la bouche (zone péri-buccale) et les mains. Dès
la naissance il y a surreprésentation des ces deux zones.

La perception tactile orale


La bouche comme la main va disposer d'un fort potentiel sensoriel et moteur. L'exploration orale est
donc importante. Il y a un fort potentiel proprioceptif avec la mobilité de la mâchoire, de la langue
et des lèvres rien qu'avec le fait de parler.

Le comportement le plus important chez le bébé est la succion qui est une activité rythmique
relativement rigide dans ses composantes temporelles.

Pour enregistrer la succion on utilise un capteur de pression qui enregistres les succions.
On peut différencier deux types de succions :
– La succion nutritive : aspiration avec ingestion, rythme lent et régulier, fonction du degré de
faim.
– La succion non nutritive : pas d'ingestion. Elle est composée de 2 formes différentes : la
pression négative (activité régulière) et la pression positive (activité irrégulière, véritable
activité d'exploration).

Ce comportement de succion, même quand il y a pas d'aliments à ingérer, à un pouvoir


motivationnel fort chez le bébé. La succion a un caractère apaisant (exemple de la tétine) mais
diminue quand le langage évolue.
Cette succion apporte différents types d'informations : gustative, olfactive, thermique, spatiale et
physique. En utilisant ce dispositif d'habituation et de déshabituation, les chercheurs ont pu mettre
en évidence que dès l'âge d'un mois le bébé est capable de discriminer la texture, l'élasticité, ou la
forme à partir de 4 mois.

La perception manuelle
Pour que les mains soient fonctionnelles il faut que la maturation soit avancée. Avant 6 mois la main
sert plus de transport d'objet grâce au réflexe de GRASPING, qu'à une réelle manipulation. Après 6
mois, il y a une exploration des objets grâce à la motricité fine des doigts.

Il y a plusieurs procédures exploratoires : simple contact, pression, mouvement latéral, enserrement,


exploration du contour, action de soupeser, test d'usage, test du mouvement.. qui renseignent sur les
propriétés des objets comme la texture, l'élasticité, la forme et le poids.

Comme pour les études pour la succion, on va utiliser la procédure d'habituation, cette fois au
niveau manuel. Mais le fait de cacher les mains du bébé va poser problème vu que les mouvements
de la main sont contrôlés par l’œil à partir de 5-6 mois..
A 6 mois la modification de la texture d'un objet déclenche un mouvement latéral, à 12 mois le
changement de forme déclenchera un suivi du contour et un changement d'élasticité va déclencher
un enserrement.
La perception et l'action sont donc très liées et il est très difficile de les étudier séparément.

La relation entre les différents sens


Toutes les perceptions fonctionnent les unes avec les autres et dans la vie quotidienne on va avoir
une information qui va nous parvenir par différents canaux sensoriels et donc ces informations
provenant de la vision, du goût, du toucher.. vont être en permanentes interactions.
On a une perception unitaire du monde, qui nous permet de reconnaître les objets et d'agir de
manière adaptée dans l'environnement. Cette perception est possible grâce à l’intégration sensorielle
qu'on peut voir dans différents comportements tels que le transfert intermodal, l'imitation néonatale
ou encore l'appariement visuo-auditif.

Le transfert intermodal ou intermodalité sensorielle


Ces concepts définissent la capacité du jeune enfant à extraire une information dans une modalité
sensorielle et la transférer dans une autre modalité sensorielle.
La connaissance visuelle peut permettre de reconnaître au niveau tactile

Ce transfert est déjà opérationnel chez le tout jeune bébé, chez le nouveau-né (16 heures) et c'est ce
qui a permit de faire l'hypothèse que la perception est amodale c'est-à-dire que cette perception ne
dépend pas d'une modalité sensorielle mais de toutes les modalités sensorielles.

Pour tester cela, on utilise encore le phénomène d'habituation et de déshabituation. S'il y a transfert
intermodal, il va manipuler plus l'objet qu'il ne connaît pas que celui qu'il a vu précédemment.
L’imitation néonatale
Il existe 3 formes différentes : imitation vocale, gestuelle (mouvements séquentiels des doigts) et
faciale (expression émotionnelle, gonflement des joues…).
Cette immitation éxiste chez le nouveau-né (apparait dès 32h) ; c'est une réponse sélective à
l’environnement humain, situation d’interaction face à face ; utilisée par l’enfant plus âgé pour
interagir avec son entourage.
L’imitation résulte d’un appareillement intermodal actif : stimulation visuelle et proprioceptive.
L’imitation disparait au cours des 1ères semaines de vie, puis elle réapparait sous forme d’imitation
immédiate, synchrone, plus contrôlée : l’enfant va reproduire des modèles humains qu’il va
percevoir ; puis sous forme d’imitation différée au 4ème mois, il reproduit un modèle humain dans
un contexte approprié (« jeux » symboliques ; fait semblant ex :joue à fabriquer à manger).

Imitation : comportement très important pour le développement psychologique de l’enfant.


l’appariement visuo-auditif : permet d'établir une relation entre un évènement visuel et un
évènement auditif (ex : sons de langage avec mouvements de lèvres, stimuli émotionnel…). Il peut
être amodale c'est à dire qui ne dépend pas d’une modalité sensorielle particulière. Relation entre un
visage en mouvement et son émis/émotion.
Repose sur 2 formes de relations temporelles :
– synchronie (3 mois) : l’évènement auditif et l’évènement visuel apparaissent en même temps
(ex : doublage de film)
– structure qui spécifie la complexité de l’objet (vers 6 mois) ex : on présente au bébé un
hochet transparent qui fait un bruit unique et un hochet avec un son plus complexe. -> le
bébé regarde le hochet au bruit unique.

interprétation sensorielle : ne résulte pas de la somme de chaque compétence sensorielle, on ne les


accumule pas, mais résulte des contraintes des différents systèmes sensoriels. Chez le bébé, le
système visuel est peu efficace jusqu’à 1 an, mais ce n’est pas parce qu’il ne voit pas qu’il va se
comporter comme un aveugle en compensant avec les autres sens, mais va intégrer ça avec les
autres sens. Le bébé fonctionne de manière très particulière, pas comme un adulte.
On est dans l’immédiat chez l’enfant.

Le développement moteur.
Dans les années 80, les psychologues ont un renouveau d’intérêt sous GIBSO N : théorie intégrative
du fonctionnement psychologique qui s’appelle la « théorie perception-action ».
GIBSON (un des premiers théoriciens à proposer ce concept) défend l’idée qu’il existe un lien étroit
entre perception/action puisque les propriétés de l’environnement vont être perçues en fonction des
capacités d’action qu’a l’individu sur cet environnement. Ce sont les affordances : un objet va
dépendre de ses caractéristiques physiques et des caractéristiques morphologiques de l’individu qui
va utiliser cet objet, puisque c’est en fonction de ces caractéristiques morphologiques que l’individu
va avoir une capacité d’action.
L’information perceptive guide l’action mais l’action génère aussi l’information perceptive.

Perception/action prépondérant dans :


• Le contrôle postural : il faut qu’il y ait des conditions de tonus et postures qui soient
remplies pour un geste efficace. Tonus : résistance musculaire.
Maturation : le bébé a une hypotonie axiale (dos mou, mais activité tonique aux extrémités). Il
comble le tonus par une activité respiratoire particulière. Et le bébé a une hypertonie distale
(position grenouille quand il est couché).
Le tonus diminue avec le niveau de vigilance : éveil/sommeil.

2 lois vont diriger le développement tonique :


- la loi de développement céphalo-codale : point de vue axial, dans le sens de la tête vers le bas du
corps (ex : un bébé tient sa tête seule aux alentours de 3 mois ; il maintient après la tête et le dos : il
s’assoit ; puis debout : tête vers les pieds; c'est la loi d’inclusion : chaque progrès inclut le
précédent).
- la loi de développement proximo-distale : relâchement du tonus qui va se faire depuis le milieu
du corps jusqu’aux extrémités.
Ces 2 lois aident au développement postural, qui va se faire en parallèle du développement staturo-
pondéral (croissance physique : taille + poids).

On constate des variations inter-individuelles très importantes.


- 0-2 mois : pas de contrôle musculaire qui est nécessaire pour maintenir la tête, s’appuie sur les
avant bras.
- 2-4 mois : contrôle musculaire progressif : tête et posture deviennent stables. Appui de façon
symétrique sur les poignets.
- 4-6 mois : maitrise de la position dorsale, appui sur un coude pour saisir un objet, tient en position
assise (avec aide), retournement dos-ventre non coordonné.
- 7-9 mois : retournement dos-ventre coordonné ; se couche en position latérale stable puis se relève
en s’appuyant sur les coudes, se redresse en position assise oblique, manipule des objets entre pouce
et index.
- 9-10 mois : rampe en « phoque » (appui sur avant bras) puis marche à 4 pattes, position debout en
se hissant grâce aux membres supérieurs.
- Fin de la 1ère année : station debout puis marche libre.

• abiletés manuelles : précoces puisque si on maintient suffisamment le bébé, il y a motricité


libérée (dès 5-10 jours). Mouvements d’atteinte de l’objet. Motricité dite balistique : tous les
paramètres du geste vont être déterminés avant son démarrage, et vont rester inchangés.

- À 5 mois, la motricité devient « cognitive » : le geste va être planifié avant son exécution et il va
pouvoir dépendre de la vitesse et de la trajectoire de l’objet.
Atteinte prédictive de l’objet. Une fois le geste enclenché, on ne peut plus le modifier.
- À 7 mois, mécanismes de contrôle du geste à la fois par pro-action et par rétroaction (ex : joueurs
de tennis).
- À 9 mois, fonctionnement typiquement adulte, on peut modifier le geste en cours de route.
Praction>rétroaction.

• La locomotion
Elle va se développer sur la première année de vie de l'enfant
- A 6mois: “ le ramper” c'est le premier mode de déplacement ( cependant tous les enfants ne
ramperons pas), effet bénéfique sur la marche à quattre pattes ( plus facilement et plus
efficacement).
- A 9mois: la quadrupédie: marcher à quatre pattes.
C'est deux premiers mode de locomotions entretiennent une relation

Le “ramper” a des effets positifs sur la quadrupedie :


• Il améliore l'éfficacité et la rapidité de celle ci,
• Il augmente la musculaire des bras,
• Il stimule la proprioception,
• Il favorise la stabilisation du torse lors des mouvements simultané des bras et des jambes,
• Il renforce la motivation de l'enfant à se mouvoir vers un but.
- Vers 1 an, marche bipède ( entre 10 et 16 mois).

Grandes variations inter-individuelles :Tous les enfants ne passent pas par les mêmes étapes, il y
à environ 6 étapes : rouler sur sois même, pivoter, ramper au sol, ramper , marche à quatre pattes,
marche. Certains enfants empruntent des chemins différents, il y en à qui marche sur les fesses …
La marche à quatre pattes n'est pas un prérequis de la marche bipède.

Concernant la marche autonome, il y a complexité du contrôle de l'équilibre pendant la marche car


elle nécessité un compromis entre la propulsion du corps en avant (force hautement déstabilisatrice)
et le maintien de la stabilité latérale du corps.
La marche n'est pas totalement acquise à un an, elle met environ 8 ans avant d'être totalement
acquise.
L'acquisition de la marche est un apprentissage en deux étapes :
La première est la phase d'intégration de la posture et du mouvement (il faut entre 3 et 5 mois selon
l'enfant). L'enfant apprend à utiliser les contraintes mécaniques du système composé de son corps,
du sol sur lequel il marche ( peut être dur, mou..) et de la gravité, il faut environ 4 ans pour que
l'enfant apprivoise toutes ces contraintes.
La seconde est la phase d'ajustement ( il faut 5-6 ans de marche indépendante), elle correspond à la
période d'affinement du contrôle de la marche.
Pour que la marche bipède soit complètement mature il faut attendre 6-7 ans.

Manifestations motrices :
C'est le principal mode d'interaction du bébé avec son environnement, notion affordance(potentiel).
On trouve plusieurs formes d'activité motrice : la motilité ou motricité, l'acte moteur
La motilité : Elle correspond à une motricité indépendante de toute stimulation extérieure : « bruit
de fond ». Elle dépend notamment du niveau d'éveil, elle fait l'objet de grandes variations inter-
individuelles en revanche elles sont stables sur le même individu. Elle subit des transformations
endogènes et exogènes, cela peut être lié au niveau de vigilance, niveau d'attention ,
l'environnement va faire que cette mobilité va évoluer. Cette motricité est omniprésente.

Les rythmies :
Ce sont d'autres manifestation motrice, ce sont des mouvements répétés ou conduites stéréotypées,
elles sont très nombreuses et variées, elles peuvent avoir des formes diverses. Plusieurs formes :
ouverture/ fermeture de la main, coups de pieds..
Elles ont une fonction d'interaction, elles vont apparaître en présence d'un autre être humain, et
surtout elles vont avoir un rythme intrinsèque (caractéristique d'une personne et d'une situation
précise) , elles visent à inhiber ou à déclencher un comportement chez le partenaire social. Souvent
ces rythmies ont les identifies chez l'enfant, c'est l'adulte qui va leur donner du sens. Cette manière
de voire les choses est partagé par les auteurs, ces derniers l'ont interprété par la recherche d'auto-
stimulation ( les enfants aveugles qui se frottent les yeux par exemple) , d'autre pensent que ce
serait des comportements immatures qui serraient remplacer par d'autre par la suite.

Les actes sensori-moteur :


Se définissent comme étant une réponse aux stimulations de l'environnement et on identifier deux
niveaux différents d'actes sensori-moteur :
Le premier est le réflexe : réactions innées rigides dans leurs formes et leurs déroulements ( par
exemple le retrait de la main d'une surface chaude)
Le second est la réponse automatique : ce sont des mouvements qui ne sont pas conscients mais qui
vont intégrés des messages extéroceptifs ( si l'on entend quelqu'un qui nous appel on va se
retourner) et intéroceptifs ( provient de l'intérieur du corps, par exemple, le fait d'avoir une
sensation de faim et de se mettre à téter). On a 73 réponses automatiques identifié chez le nouveau
né, on les appels réflexes archaïques, il y a notamment la marche automatique, le réflexe de
GRASPING, le réflexe de MORO etc... ces réflexes disparaissent vers l'age de deux mois pour
réapparaître sous des formes beaucoup plus contrôlées. Il y a également les réflexes posturaux qui
apparaissent plus tardivement, on prend appui d'une jambe à l'autre, en fonction de cet appui
l'enfant va déterminer son espace visuel et son espace de préhension.
Le dernier est l'acte moteur dirigé, c'est une conduite dont le déroulement et le contrôle témoignent
d'une planification du geste dans sa préparation, son parcours et sa finalité ( par exemple la
coordination vision-préhension, c'est à dire que c'est l’œil qui va guider la main).

Développement sensori-moteur selon PIAGET :


PIAGET est un psychologue qui à contextualiser le développement de l'enfant, c'est son intérêt pour
le développement des sciences qui l'a amené à étudier l'enfant, ce qui l'intéresse c'est l'intelligence :
processus d'adaptation qui résulte d'un équilibre entre assimilation ( processus par lequel les
éléments du milieu sont intégrés par l'individu qui les transforme en lui même ) et l’accommodation
( processus par lequel un organisme soumis à la pression du milieu ce modifie et s'ajuste pour
s'adapter) une fois les connaissances acquises, elles vont permettre . L'intelligence c'est savoir
s'adapter. Le passage de l'assimilation et l'accommodation ce fait grâce au schème : il y a le schème
réflexe qui se définit comme une conduite dont dispose le nouveau né et qui donne lieu à un
fonctionnement systématique qui tend à la reproduction et à la généralisation ( la succion par
exemple) ; et le schème d'action c'est ce qui dans une action est généralisable ou différentiable d'une
situation à une autre ( appuyer sur un bouton qui éteint/allume ).
Cette intelligence est sensori-motrice, elle est basée sur le couple perception/action et elle est
découpée en 6 sous stades qui vont de la naissance à deux ans.

Les différents Sous-Stades ( SS) :


• 1er SS ( 0-1 mois ) : L'exercice réflexe
-1er moyens d'action du bébé sur son environnement les REFLEXES ( succion, grasping,
etc).
- évoluent grâce à l'exercice → schéma réflexes.
- Permettent d'assimiler des éléments extérieurs.

• 2ème sous stade (1 mois – à 4/5 mois) : premières habitudes ou adaptation acquise,
réaction circulaire primaire.
- Coordination des premières chaînes réflexes entre eux > ensemble sensori-moteur pour
permettre des stimulations nouvelles qui vont être poursuivis pour elle même.
- Réaction circulaire primaire porte sur le corps propre de l'enfant.
- Définition : La réaction circulaire est un exercice fonctionnel acquis qui prolonge l’exercice
réflexe et qui a pour effet de fortifier et d'entretenir un ensemble sensori-moteur.
- La réaction circulaire débute toujours par hasard, ce n'est pas volontaire du bébé. Exemple de
réaction circulaire primaire, le bébé va faire passer sa main ou son bras devant son champ
visuel qui va le suivre jusqu'à ce qu'il sorte de son champ visuel.
• Début d’accommodation c'est à dire l'enfant va téter de manière différente une tétine
ou le sein de sa mère, un début d’accommodation par rapport au chaîne réflexes.

• 3ème sous stade ( 4/5 mois à 9 mois) : RC 2 et procédés à faire durer une stimulation
intéressante.
• Prolongement de la RC 1 sur un objet extérieur > RC 2
• La réaction circulaire secondaire porte sur d'autres objets extérieur.
• Schème secondaire par assimilation de 2 schèmes en présence (manuel et visuel : secouer,
frapper, pousser, tirer...) Elle apparaît par hasard, et l'enfant va la répéter pour essayer de
retrouver l'action qui à provoquer un résultats intéressant.
• Début de causalité, l'enfant se rend compte que certaines de ses actions provoquent
certains effets.
• Début de différentiation moyen/buts mais a posteriori.
• Pas encore de véritable intentionnalité.

• 4ème sous stade (9 mois à 12 mois) Coordination des schèmes secondaires.


• Les actes intentionnels vont se coordonner, distinction moyens/buts, avec antériorités des
buts/moyens.
• Combinaison de différents schèmes pour obtenir le résultat souhaité > Multiplication des
moyens pour atteindre un but. Par exemple un objet mit en hauteur pour pas que bébé
l’attrape il va tirer sur la nappe pour l'avoir. Cela va améliorer ses activités de précision, et
aussi des actions qui ne dépendent pas de lui il va apprendre a déduire un certains nombre
d'action dont il est témoin.
• Les RC 2 étendues à des situations nouvelles > Schèmes mobiles, souples et plus
complexes.
• Prévision d’événements indépendants de l'action de l'enfant.

• 5ème sous stade (12 mois à 18 mois) RC3 (réaction circulaire tercière) et découverte de
moyens nouveaux par expérimentation active.
• Activité intense orientée vers la découverte du monde extérieur. Il va orienter ses actions,
en se rendant compte que certains mouvement changent certaines choses. Il va moduler
ses actions.
• Répétition de schèmes connus en faisant varier des facteurs afin d'être plus efficace.
• Attention particulière à l'effet produit par la variation : l'enfant fait des expériences pour
voir.
• L'objet compte plus que l'action, exploration active.
• Enrichissement des capacités de prévision et des moyens d'action par imitation. Il va
reproduire des actions qu'il voit dans son environnement.
• Affinement de la notion d'objet. Ou encore ce que l'on appelle l'objet permanent, c'est à
dire chez le bébé, les objets chez l'enfant ça existe dans la mesure ou l'objet est impliqué
dans l'action, à partir de 12 mois l'objet va continuer d’exister même si il n'est pas visible ou
directement perceptible, l'objet continu d’exister même si le bébé n'a pas d'action dessus.

• 6ème sous stade ( 18 mois à 24 mois ) Invention de moyens nouveaux par combinaison
mentale.
• Schèmes sensori-moteur > schèmes représentatifs : plus de tâtonnements ce qu'on appelle
l'essai erreur, mais découverte de solutions nouvelles par « brouillon mental » avec
extériorisation de la solution seule.
• Début de la représentation interne des objets de connaissance : représentation symbolique
(distinction signifié/signifiant). Différence entre le mot et l'objet auquel appartient ce mot.
Le langage contribue au développement des connaissances de l'enfant, ce qui va lui
permettre du recul par rapport à certaines situations, ce qui va lui permettre un meilleur
détachement du réel, qui permet de réfléchir sur les actions en cours et cela va améliorer
également la permanence de l'objet.
> permet de prendre du recul / action et une réelle réflexion sur action.
> meilleur détachement du réel.
> permanence de l'objet (lorsqu'un objet est perdu, il est quelque part). L'enfant peut comprendre
la réversibilité des déplacements.
> nouvelle forme d'intelligence :
- Opératoire concrète, qui est caractéristiques de l'enfant de 2 ans à 12 ans c'est de pouvoir faire
des opérations mentales sur des choses concrètes.
- Opératoire formelle, de l'enfant de 12 ans à l'adulte, on raisonne sur du possible, mais qui n'a pas
forcément d'existence concrète.