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Résistance Des Matériaux – TP2 Année 2004-2005

SYSTEMES RETICULES

Application RDM n°7

SYSTEMES RETICULES

1 – GENERALITES...........................................................................................................................................................2
1.1 Définitions et hypothèses......................................................................................................................................2
1.2 Sollicitations dans une barre .................................................................................................................................2
1.3 Degré d’hyperstatisme intérieur et extérieur.........................................................................................................3

2 METHODE DE RESOLUTION................................................................................................................................4
2.1 Equilibre des nœuds..............................................................................................................................................4
2.2 Méthode des coupures (méthode de RITTER)......................................................................................................5
2.3 Méthode graphique (méthode de Crémona)..........................................................................................................6
2.3.1 Notations et conventions .............................................................................................................................6
2.3.2 Principe de la méthode ................................................................................................................................7
2.3.3 Mode opératoire ..........................................................................................................................................7

3 DEFORMATION D’UN SYSTEME RETICULE ....................................................................................................9


3.1 Energie de déformation d’un système réticulé......................................................................................................9
3.2 Calcul de la déformation du treillis.......................................................................................................................9

4 TREILLIS HYPERSTATIQUE...............................................................................................................................11

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LES SYSTEMES A NŒUDS ARTICULES

1 – GENERALITES

1.1 Définitions et hypothèses

On appelle système à nœuds articulés une structure constituée de barres droites articulées entre elles en
des points appelés « nœuds ».Pour représenter ces systèmes, on trace la ligne moyenne des barres, leurs
jonctions définissant les nœuds. On appelle également ces systèmes « systèmes triangulés » ou encore
« treillis ».

Pour simplifier l’exposé, nous ne traiterons que des systèmes plans et l’on retiendra les
hypothèses suivantes :

- les liaisons entre barres et avec l’extérieur sont parfaites,


- les efforts extérieurs ne s’appliquent qu’aux nœuds de la structure
- on ne prend donc pas en compte le poids propre de la structure ; hypothèse justifiée en
pratique que les charges extérieures habituellement appliquées sont d’un ordre de grandeur
bien supérieur au poids propre de la structure.

Rem :
• en pratique, la jonction des barres n’est jamais réalisée par une articulation mais par un encastrement
obtenu par soudure, rivetage ou assemblage boulonné sur des goussets. Néanmoins, lorsque la
longueur des barres reste grande devant les dimensions de l’assemblage, on peut considérer sans
grande erreur que cet assemblage se comporte comme une articulation.

1.2 Sollicitations dans une barre

Considérons une barre AB d’un treillis et étudions son équilibre. Cette barre n’est soumise qu’à des forces
exercées à ses extrémités : nœuds A et B.

N N
A B

L’équilibre de la barre exige que les efforts à ses extrémités soient directement opposés. La barre étant
articulée à ses extrémités, il n’y a pas de moment en A et en B. En outre, la barre AB n’étant pas chargée
ailleurs qu’en ses extrémités, le moment est nul dans la barre AB. On en déduit que l’effort tranchant dans la
barre est également nulle.

Conclusion
Les barres des systèmes articulés ne sont soumises qu’à des efforts de traction ou de compression.

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Rappel sur les conventions de signe :


N > 0 : compression ;
N < 0 : traction.

1.3 Degré d’hyperstatisme intérieur et extérieur

Avant de résoudre un système articulé, il est important d’examiner les degrés d’hyperstatisme extérieur et
intérieur, pouvant compliquer la résolution. On note :

- b le nombre de barres ;
- n le nombre de nœuds ;
- r le nombre d’inconnues de liaison avec l’extérieur (réactions d’appui).

• Les inconnues statiques du système sont les réactions d’appuis et les efforts dans les barres. Leur
nombre total ni est donc égal à ni = b + r.
• L’écriture de l’équilibre des n nœuds du treillis permet d’obtenir ne = 2n équations d’équilibre (2
équations aux 2 extrémités écrite pour chaque barre). Ces 2n équations ne sont pas indépendantes car
en écrivant l’équilibre de chacun des nœuds, on a exprimé l’équilibre aux extrémités de barres servant
d’appuis. Comme 3 équations suffisent de la statique suffisent à la détermination des réactions d’appuis,
il y a 2n – 3 équations indépendantes.
• Le degré d’hyperstatisme h du système se décompose en he degrés d’hyperstatisme extérieur et en hi
degrés d’hyperstatisme intérieur. On a donc :

h = he + hi = (r – 3) + [b – (2n – 3)]

avec he = r – 3 et hi = 2n – 3

Degré d’hyperstatisme extérieur

- si r<3, he < 0 : le système est instable extérieurement. Il n’y a pas suffisamment de réactions d’appui.
- si r = 3, he = 0 : le système est isostatique extérieurement. Les réactions d’appuis sont directement
déterminées par l’écriture des 3 équations d’équilibre de la statique.
- Si r>3, he > 0 : le système est hyperstatique extérieurement. Il est nécessaire d’écrire des équations
supplémentaires pour déterminer les réactions d’appuis.

Degré d’hyperstatisme intérieur

- si b< 2n-3, hi <0 : le système est instable intérieurement. Les efforts extérieurs déforment énormément
la structure si bien qu’elle ne satisfait plus à l’hypothèse de petits déplacements de la résistance des
matériaux.
- Si b = 2n-3, hi = 0 : le système est isostatique intérieurement. Les efforts dans les barres sont
entièrement déterminés par les équations de la statique.
- Si b > 2n-3, hi >0 : le système est hyperstatique intérieurement. Il est nécessaire d’écrire des équations
supplémentaires pour déterminer les efforts dans les barres. Ce degré correspond également au
nombre de barres surabondantes par rapport au nombre de barres nécessaires à la stabilité du treillis.

Exemples :

b=7
n=5
r=3
il vient :
he = 0
2n – 3 = 7 = b

Le système est isostatique intérieurement et extérieurement.

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b=6
n=5
r=3
il vient :
he = 0
2n – 3 = 7 > b

Le système est isostatique extérieurement mais est instable intérieurement : il peut très facilement se
déformer sous l’application d’une charge extérieure.

b = 11
n = 6 (diagonales non soudées)
r=3
il vient :
he = 0
2n – 3 = 9 < b

Le système est isostatique intérieurement et hyperstatique extérieurement. On pourrait supprimer deux


diagonales, le système serait toujours stable.

2 METHODE DE RESOLUTION

On considère dans un premier temps que les systèmes étudiés sont isostatiques, extérieurement et
intérieurement.

Notons alors que les réactions d’appuis peuvent s’obtenir immédiatement par l’écriture de l’équilibre du
système global. On obtient déjà donc 3 inconnues statiques.

2.1 Equilibre des nœuds

On écrit tout simplement l’équilibre des n nœuds du système. On obtient alors 2n équations. Soit un système
plan à n nœuds articulés dans un repère (O, , ). Isolons un noeud quelconque i reliant plusieurs barres.
Sur ce nœud s’exercent les actions :

- des forces extérieures directement appliquées au nœud i, notées


- des barres convergeant vers le nœud i, avec les efforts normaux

L’équilibre de chaque nœud s’écrit :

Pour chaque nœud, on obtient ainsi 2 équations par projection sur les axes x et y de l’équation vectorielle
précédente. Au total on obtient un système de 2n équations permettant de résoudre les b+r = 2n inconnues
statiques.

Cette méthode est vite lourde et fastidieuse pour un système complexe et perd vite de son intérêt. En
pratique la résolution est facilitée si l’on peut trouver une succession de nœuds dont l’équilibre ne fait
apparaître que deux inconnues à chaque fois.

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2.2 Méthode des coupures (méthode de RITTER).

Elle consiste à écrire l’équilibre d’une partie du système obtenu en imaginant des coupures judicieusement
choisies.

Les équations de la statique fournissent trois équations d’équilibre pour tout ou partie du système. La
méthode de Ritter consiste à isoler une partie du système de telle sorte que n’apparaissent que trois
inconnues d’efforts intérieurs. Une coupure particulièrement efficace consiste, quand cela est possible, à
faire une coupure faisant apparaître parmi les 3 inconnues statiques deux inconnues concourantes et
d’écrire l’équilibre des moments au point de concours. Cette démarche a pour effet de ne conserver qu’une
équation à une inconnue.

Exemple : P P

x
4
C D

7
3
0,5L 1
5
45° 2 45° 6 x

A
B
E
L
Σ P
P Σ’

L’écriture de l’équilibre du système global permet d’obtenir directement les réactions d’appuis :
=> HA = 0 ;

=> VB x 2L – P x L /2 – P x 3L/2 = 0 => VB = P

=> VA + VB = 2P => VA = VB = P

Considérons la coupure Σ et écrivons l’équilibre de la partie de structure située à gauche de cette coupure.
Cette partie gauche est soumise au actions extérieures :
- VA = P réaction d’appui en A,
- NAC et NAE effort dans les barres AC et AE.
NAC

Equilibre au nœud A
NAE
=> NAE + NAC/ = 0 (1) P

=> P - NAC/ = 0 (2)

il vient de (2) : NAC = P ;


et de (1) + (2) : NAE = - P.

Considérons la coupure Σ’ située juste avant le point de concours en E des barres AE et CE et écrivons
l’équilibre de la partie à gauche de cette coupure :

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L’écriture du moment au point de concours permet d’obtenir directement NCD :


=> -VB x L + P x L/2 + NCD x 0,5L = 0 ; soit

NCD = P
P NCD

=> P – P + NCE / = 0 soit

NCE = 0
NAE

P NCE
Les efforts dans les autres barres se déduisent de la symétrie de chargement et de la structure.

On peut alterner les deux méthodes de Ritter et d’équilibre des nœuds, notamment lorsqu’il ne reste plus
qu’une inconnue statique à déterminer lors de l’écriture de l’équilibre d’un nœud.

2.3 Méthode graphique (méthode de Crémona)

C’est une méthode graphique qui permet de déterminer les efforts dans deux barres autour d’un nœud, les
efforts dans les autres barres convergeant en ce nœud étant supposés connus.

2.3.1 Notations et conventions

Considérons le treillis ci-dessous. On divise le plan en différentes régions, chaque région étant limitée soit
par une barre du treillis soit par la ligne d’action d’une force extérieure applqiuée au treillis (y compris
réaction d’appui).
On classe les régions autour d’un nœud en tournant dans le sens trigonométrique. Par exemple, les régions
délimitées autour du nœud 2 réparties dans le sens trigonométrique sont :f,e,c,g.

P 2P
a
4
5
b
f d
e g
3
1
2
c
1,75P
1,25P

Les forces transmises par les barres seront désignées par les deux lettres identifant les régions que ces
barres délimitent, la succession des deux lettres correspondant au sens trigonométrique. Ainsi, le nœud 2
est soumis à l’action des forces , , et transitant respectivement par les barres 52, 12, 23 et 42.

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2.3.2 Principe de la méthode

On suppose que les forces transmises au nœud 2 sont connues à l’exception de deux d’entre elles, par
exemple les forces et . L’équilibre du nœud 2 exige que le polygone des forces qui lui sont
appliquées soit fermé. La construction du polygone des forces connues et sa necessaire fermeture par deux
vecteurs dont lesdirections correspondent aux barres amènent à l’unicité du couple de forces ( , ):

∆’
gf fe
cg

ec

Pour fermer le polygone des forces connues et , les forces et doivent obligatoirement suivre
les directions ∆ et ∆’ des barres par lesquelles elles transitent. Il n’y a donc qu’un couple possible de forces
et qui ferment ce polygone.
Cette construction donne également de connaître le sens de la force, à savoir compression ou traction.
Partant du principe que le vecteur doit être situé physiquement dans la barre, si le nœud correspond à
l’origine du vecteur, la barre est alors en traction ; dans le cas inverse d’une barre en compression, le nœud
correspond à l’extrémité du vecteur. Ainsi, par exemple, le vecteur force est situé dans la barre 23, le
nœud 2 correspond donc à l’origine du vecteur force, la barre 23 « tire » donc sur le nœud, elle est donc en
traction. Inversement, le vecteur force étant situé dans la barre 42, le nœud 2 correspond à l’extrémité du
vecteur force, la barre 42 « pousse » sur le nœud, celle-ci est donc en compression.

2.3.3 Mode opératoire

Opération 0 : détermination des réactions d’appuis et tracé du polygone des forces extérieures en
progressant dans le sens trigonométrique :

c
a

Opération 1 : équilibre du nœud 1 = équilibre des forces et

La fermeture du polygone des forces au nœud 1 entraîne un vecteur poussant le nœud 1 et un vecteur
tirant le nœud 1 : barre 51 en compression, intensité 1,25 P et barre en traction, intensité 1,25P.

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c e
a

Opération 2 : équilibre du nœud 3 = équilibre des forces et


La fermeture du polygone des forces au nœud 3 entraîne un vecteur poussant le nœud 3 et un vecteur
tirant le nœud 3 : barre 43 en compression, intensité 1,75 P et barre 23 en traction, intensité 1,75P.

g
c
e
a

Opération 3 : équilibre du nœud 2 = équilibre des forces , et


La fermeture du polygone des forces au nœud 2 entraîne un vecteur poussant le nœud 2 et un vecteur
tirant le nœud 2 : barre 42 en compression, intensité P et barre 52 en traction, intensité P.

e
c

a g

f
b

Opération 4 : équilibre du nœud 4 = équilibre des forces , et


La fermeture du polygone des forces au nœud 2 entraîne un vecteur poussant le nœud 4 : barre 45 en
compression, intensité à 1,5P.

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e
c
g
a
f

3 DEFORMATION D’UN SYSTEME RETICULE

3.1 Energie de déformation d’un système réticulé

Rappelons que l’énergie de déformation emmaganisée par une structure élastique soumise aux sollicitations
M, N (T étant négligé) engendrées par un système de charges S est :

Wint =

Dans le cas d’un système réticulé, le moment fléchissant étant nul, l’énergie de déformation de la structure
ne dépend que des efforts normaux dans les barres. En outre, les efforts normaux sont d’intensité constante
dans chacune des barres. Ainsi, l’energie de déformation emmaganisée par la strucuture soumise aux
efforts extérieurs développant dans le système des efforts normaux Ni vaut :

Wint =

3.2 Calcul de la déformation du treillis.

On considère un treillis soumis à un chargement extérieur S. On désire calculer sa déformation en un de ses


nœud, selon une direction ∆. Pour cela, on appliquera le théoèreme de Bertrand de Fontviolant :

Soit Ni les efforts normaux dans les barres développés par le chargement S, ni les efforts normaux dans les
mêmes barres soumises au chargement unitaire F=1 appliqué au nœud et dans la direction de déplacement
recherché.

Ni, Ei, li, Si

F=1

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La projection λ du déplacement du nœud sous le chargement S, suivant la direction ∆ vaut alors :

λ=

Reprenons le treillis du § 2.2 dont au cherche la flèche f à mi-travée (déplacement vertical du nœud E). On
suppose que toutes les barres ont même section S et même module de déformation longitudinal E.

barre Effort Ni
AE -P
EB -P
AC P
BD P
CD P/
CE 0
DE 0

Le tableau récapitule les efforts normaux dans les barres.

Pour déterminer le déplacement vertical du point E, on applique en ce point une force unitaire dirigée vers le
bas.

barre Effort ni
AE -1/2
EB -1/2
AC /2
BD /2
CD 1
CE - /2
DE
- /2

Le déplacement vertical du nœud E s’obtient donc en établissant le tableau suivant :

Barre Effort Ni Effort ni Li Ninili


AE -P -1/2 L PL/2
EB -P -1/2 L PL/2
AC P /2 L PL/
BD P /2 L PL/
CD P 1 L PL
CE 0 - /2 L 0
DE 0 0
- /2 L

Il vient alors f = (2 + 2/ )

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4 TREILLIS HYPERSTATIQUE

Comme nous l’avons vu précédemment, deux types d’hyperstatismes peuvent se présenter :


- hyperstatisme extérieur : he
- hyperstatisme intérieur : hi

Pour lever l’hyperstatisme de la structure, on libérera he réactions d’appuis et hi efforts normaux dans les
barres pour aboutir à une structure isostatique associée. On établira he + hi équations de déformations
nulles au droit des libérations effectuées, permettant de déterminer les inconnues hyperstatiques.

Pour lever l’hyperstatisme intérieur, de degré hi, on effectuera autant de coupures dans des barres que
nécessaires pour aboutir à une structure intérieurement isostatique. Pour déterminer les efforts dans les
barres ainsi coupées (inconnues hyperstatiques), on écrit que les déplacements des extrémités des barres
coupées sont nuls dans leur direction.

Exemple :
On considère le treillis suivant, dont les barres ont toutes même raideur, c’est à dire les sections sont dans

un rapport constant avec les longueurs : = cte.

 

 

 

Nombre de barres : b = 10  

Nombre de nœ uds : n = 6  

Nombre de réactions d’appuis : r = 4


Il vient :
he = r-3 = 1 et
hi = b-(2n-3) = 1

Pour rendre le système isostatique intérieurement et extérieurement,


- on libère une réaction d’appui, en permettant par exemple le déplacement suivant x en appui D,
- on fait une césure dans une barre, en coupant par exemple la diagonale BF.

Les inconnues hypertstatiques sont donc la réaction horizontale en D, désignée HD et l’effort normal dans la
barre BF, désignée par NBF.

 

 

 

 

 

Dans cette structure isostatique, le point D se déplace d’une distance uD, tandis que les points B et F
s’écartent d’une distance δBF. La résolution des inconnues hyperstatiques HD et NBF consiste à écrire que les
déplacements uD et δBF sont nuls.

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Soit Ni les efforts normaux dans les barres de la structure iso soumis au chargement extérieur, soit n1 les
efforts normaux sous l’effet d’un effort horizontal HD=1 en D, de même sens que uD et n2 les efforts normaux
sous l’effet d’un effort NBF=1 dans la barre BF. La nullité des déplacements uD et δBF dans la structure
hyperstatique s’obtient par principe de superposition :

= uD(3P) + uD(HD) + uD(NBF)= 0 et

= δBF(3P) + δBF(HD) +δBF(NBF) = 0

Soit :

(1)

(2)

On obtient ainsi un système de deux équations à deux inconnues permettant de déterminer les inconnues
hyperstatiques HD et NBF et d’en déduire les efforts dans les barres.

Calcul des efforts Ni dans la structure iso sous l’effet du chargement extérieur

Réaction d’appuis : VA = P et VD = 2P
Equilibre du nœ ud A : NAB = P et NAE = -P
Equilibre du nœ ud D : NCD = 2P et NFD = -2P
Coupure Σ1 : La partie de treillis à gauche de la coupure est en équilibre sous l’action des forces extérieures
VA=P, NBC,NEC et NEF. NBC
ΣFY = 0 => NEC/ = P soit NEC = P
Moment/E : NBCxl = Pxl soit NBC = P NEC
ΣFX = 0 => NEC/ + NBC + NEF = 0 soit NEF = -2P P
N EC

Equilibre du nœ ud B sous les effets de NAB, NBC et NEB.


Il vient : NAB/ = NEB soit NEB = P  

Equilibre du nœ ud C sous les effets de NFC, NBC et NBC.


 

 

Il vient : NDC/ + NEC/ = -NFC soit NFC = -3P  

Equilibre du nœ ud F sous les effets de NFC, NEF et NFD.


Il vient NEF = NFD = -2P

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Calcul des efforts n1 dans la structure iso sous l’effet d’un effort HD = 1

NAE = NEF = NFD = -1


Dans les autres barres : N = 0


Calcul des efforts n2 dans la structure iso sous l’effet d’un effort NBF = 1

On a des efforts internes, donc HA=VA=VD= 0




Il vient : NAB=NAE=NCD=NFD=0


Puis :


NBE=NBC=NCF=NEF= -


Et NEC= 1

On résume dans le tableau ci-dessous les grandeurs permettant d’écrire les déplacements uD et δBF sous
l’effet du chargement extérieur et des chargements unitaires en D et dans la barre BF :

Ntotal=N+
Barres L/ES N n1 n2 HDn1+
NBFn2

BC l/ES P 0 - /2 - /2*P 1/ 2 1,565P


AE ‘‘ -P -1 0 P 1 0,478P
EF ‘‘ -2P -1 - /2 2P P 1 /2 1/ 2 0,043P
FD ‘‘ -2P -1 0 2P 1 -0,522P
BE ‘‘ -P 0 - /2 /2*P 1/ 2 -0,435P
CF ‘‘ -3P 0 - /2 3 /2*P 1/ 2 -2,435P
AB ‘‘ P 0 0 1,414P
EC ‘‘ P 0 1 P 1 0,615P
CD ‘‘ 2P 0 0 2,838P
BF ‘‘ 0 0 1 1 -0,799P
Total 5P 3 P 3 /2 4

Les inconnues hyperstatiques sont donc reliées par les équations :

Equation (1) :uD = 0 => + H D. + NBF. =0

Equation (2) :δBF = 0 => + HD. + NBF. =0

Soit :

6 HD + NBF = - 10P (1)


HD + 8 NBF = - 6 P (2)

(1)x8 –(2)x => 46 HD = -68 P => HD = -

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(1)x -(2)x6 => 46 NBF = -26 P => NBF = -

La détermination des efforts HD et NBF permet de remplir la dernière colonne résumant les efforts dans les
barres de la structure hyperstatique, par principe de superposition.

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