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Sous la direction d’Olivier Celnik & d’Éric Lebègue

avec le concours de Guersendre Nagy 2e édition Sous la direction d’Olivier Celnik & d’Éric Lebègue
et la contribution de 200 professionnels avec le concours de Guersendre Nagy

BIM
BIM
Préface de Bertrand Delcambre et la contribution de 200 professionnels
Olivier Celnik

& Maquette Éric Lebègue


Préface de Bertrand Delcambre
nuMérIque

2e édition
pour l’architecture, le bâtiment et la construction

nuMérIque
& Maquette
« Conçu comme un mode d’emploi, ce traité livre toutes les clés pour comprendre les enjeux et la manière dont peuvent s’articuler les
diverses compétences, en donnant la parole à la fois à la maîtrise d’ouvrage, à la maîtrise d’œuvre et aux entreprises »
Les cahiers techniques du bâtiment/Le Moniteur

Mode collaboratif de conception et de réalisation appliqué au bâtiment, le BIM s’est aujourd’hui imposé à la filière. On sait qu’il repose sur
l’emploi d’outils logiciels dédiés permettant l’interopérabilité entre les différents intervenants d’une opération de construction. On en attend
de nombreux gains en termes de temps, de coûts, de réduction des malfaçons et d’exploitation rationnelle du bâtiment une fois livré. Quelle
qu’en soit sa traduction, l’expression va ainsi très au-delà de la représentation graphique du bâtiment pour désigner sa base de données :
Building Information Model, Modeling, ou encore Management, on peut y lire aussi Bâtiment et Informations Modélisés.
Les différents aspects de cette révolution toujours en cours dans le bâtiment sont développés un à un dans cette deuxième édition,
actualisée et enrichie de nouveaux chapitres.

Les deux directeurs de l’ouvrage – dont le point de vue et l’expérience sont complémentaires – sont l’un et l’autre experts de la maquette numérique depuis son
apparition.
Olivier CelNiK, architecte, enseignant en écoles d’architecture, élu au Conseil régional de l’Ordre des architectes d’Île-de-France chargé du BIM, est de longue date
spécialiste des outils numériques pour l’architecture et le bâtiment, utilisés intensivement depuis l’origine au sein de son agence Z.STUDIO. Il prononce de nombreuses
conférences sur le BIM et il a participé à la création du Mastère spécialisé BIM de l’École des Ponts ParisTech/ESTP dont il est codirecteur en charge de la pédagogie.
ÉriC lebègue est ingénieur au CSTb depuis 2004 après 25 ans d’expérience dans la maquette numérique appliquée à différents secteurs industriels

& Maquette

BIM
(aéronautique, automobile, énergie) chez Renault, PSA, EDF, Aerospatiale, Airbus, le CNES, l’ESA et la NASA.
Responsable du Collège des éditeurs de l’association Mediaconstruct et responsable de projets nationaux et internationaux touchant au BIM, il est aussi
responsable technique.
Chargée de communication chez Mediaconstruct – association œuvrant à la généralisation des usages de l’OpenBIM et de l’interopérabilité des données grâce aux IFC –
guerSeNdre Nagy a assisté les deux coordinateurs dans la préparation et la mise à jour de cet ABC du BIM.

nuMérIque
Deux cents contributeurs spécialisés ont traité chacun un thème précis : enseignants et chercheurs ; architectes, ingénieurs, géomètres,
économistes et maîtres d’ouvrage (souvent représentants de leurs organisations professionnelles respectives) ; éditeurs de logiciels ;
représentants des entreprises du bâtiment (petites et majors) ou encore représentants des nouveaux métiers (BIM managers, consultants).
Matthieu abribat, roberto de almeida, Catherine aussel, Maximilian eilhardt, David ernest, Philippe estingoy, Luigi Koenraad nys, Laurent Ortas, Jean-François Page, alain
Jean-Louis Baal, Gwenaël Bachelot, Marie Bagieu, émeline Failla, Michel Fanet, Jean-Chrétien Favreau, antoine Ferré, Pape, thierry Parinaud, Charles Parissier, aybike Pastier,
Bailly, Didier Balaguer, Jean-Charles Bangratz, Constance Bernard Ferriès, Matthieu Ferrua, Jean-éric Fournier, François Pélegrin, Véronique Perdriolle, Christian Père,
de Batz, Philippe Baudet , Loïc Beduneau, anne-Marie Vianney Fullhardt, Olivier Gaudron, François Gelin, ariane Serge Perez, anne-Sophie Perrissin-Fabert, Michaelle
Bellanger, François Bellin, trino Beltran, Marseille Beltrey, Genty, Stéphane Gilbert, Lucile Gimenez, Ludovic Godefroy, Pesah, Guillaume Picinbono, Garrick Pierrefeu, Sylvain
Daniela Belziti, Yacine Benmansour, Pierre Benning, albert Godfrind, temesgen Gossa, Simon Gouesnard, Pietrowski, Ludovic Pinon, Gérard Pinot, Jean-Philippe
Stéphane Bernard, thierry Berthomieu, Valentin Besnas, Frédéric Grand, Jacques Grandjean, Isabelle Grillandini, Pons, anne-Lise Poplavski, Mireille Prunier, Jean-Yves

pour l’architecture, le bâtiment


Serge Bibet, Frédéric Bidault, roland Billon, aurélien Blaha, ana Guevara, Gilles Halin, Damien Hanser, Bruno Hilaire, ramelli, Jonathan renou, Sylvain robert, thibaut robert,
amélie Blandin, Clément Blechet, Vincent Bleyenheuft, Frank Hovorka, Michel Huet, Vincent Jammet, Jean-Yves Jean-Manuel rodriguez, Philippe roehr, élisa rolland, pour l’architecture,
Conrad Boton, Danielle Bourlange, Hocine Boussa, Michèle Joubert, alain Jung, Sylvain Kubicki, Claude Labbé, antoine eve ross, Bernard roth, Christian Sabrié, Henk Schaap,
le bâtiment

Couverture : © Shutterstock / Studio Eyrolles © Éditions Eyrolles


Bransolle, Jean-Yves Bresson, Matthieu Brutsaert, Lacronique, Jean-Baptiste de la rivière, Dominique Jean-Pierre Schiavi, Souheil Soubra, Julien Soula, Xavier
et la construction

et la construction
Marion Busson, nedjma Cadi, Odile Caillat-Magnabosco, Laurent, Xavier Lavoisier, Frédéric Lebreton, Ludovic Soule, Frédéric Suard, émilie Suire, Jean-Jacques terrin,
Pierre-Olivier Callaud, Yoann Caporossi, Samuel Carré, Leclercq, Pierre Leclercq, régis Lecussan, Jean-Luc Le Gal, Philippe thébaud, Yann thomas, Charles-édouard tolmer,
Christophe Castaing, Gabriel Castel, emmanuel Cayla, Itaï Laurent Lehmann, édouard Lemaître, Pascal Lemonnier, Jean-Paul trehen, Mélanie tual, Jean-Baptiste Valette,
Cellier, Charles Chevallet, Dominique Clayssen, Marie-Claire Mathilde Lépine, Matthieu Lépine, Jean-Pierre Lévêque, Marie-Lise Vautier, Benoît Vervandier, Jean-Yves Vetil,
Coin , emmanuel Coste, Philippe Cottard, étienne Crépon, rachel Levy, Christophe Lheureux, Manuel Liedot, Brigitte Pierre Vincent, Sylvain Wietrzniak, eric Wirth, Philippe
José antonio Cuba Segura, Philippe Daubresse, Kléber Lognard, Hervé Lozinguet, Clément Mabire, Gilles Mahé, Wolfarth, nicolas Yann, Daniel Zignale, Khaldoun Zreik.
Daudin, Marc Daunis, annalisa De Maestri, Xavier Defay, Julien Maillard, éric Malenfer, Jean-Baptiste Marie, Sylvain
Bertrand Delcambre, emmanuel Di Giacommo, Jean-Michel Marie, Pierre Mascloux,thibault Masson, Jérôme Mât, alain
Dossier, Michel Droin, Sébastien du Merle, Patrick Duchâteau, Maury, Pierre Mit, Cyprien Molamma-Barg, David Moralès, 75 E
Hervé Duret, Jean-Michel Dupuyds, Cédric Dziubanowski, Charles Morris, emmanuel natchitz, Laurent niggeler,
Code Eyrolles : G14274
Les auteurs se sont donné pour objectif d’informer le mieux possible tous les professionnels,
ISBN Eyrolles : 978-2-212-14274-7
depuis ceux qui sont en charge de la conception (architectes, ingénieurs, économistes et Code CSTB : K01-O1
maîtres d’ouvrage, urbanistes et promoteurs), de la réalisation (maîtres d’œuvre, entrepre- ISBN CSTB : 978-2-86891-649-5
neurs) et de la gestion d’un bâtiment, d’un parc immobilier ou d’un quartier (propriétaires,
gestionnaires de patrimoine, collectivités) jusqu’aux enseignants et aux formateurs ainsi
qu’aux informaticiens du secteur (développeurs, revendeurs, prestataires).

BIM_MaquetteNumeriqueDArchitecture_2eEdition_couv.indd 1 10/09/15 14:45


Sous la direction d’Olivier Celnik & d’Éric Lebègue
avec le concours de Guersendre Nagy
et la contribution de 200 professionnels

BIM
Préface de Bertrand Delcambre

& Maquette
nuMérIque

2e édition
pour l’architecture, le bâtiment et la construction
« Conçu comme un mode d’emploi, ce traité livre toutes les clés pour comprendre les enjeux et la manière dont peuvent s’articuler les
diverses compétences, en donnant la parole à la fois à la maîtrise d’ouvrage, à la maîtrise d’œuvre et aux entreprises »
Les cahiers techniques du bâtiment/Le Moniteur

Mode collaboratif de conception et de réalisation appliqué au bâtiment, le BIM s’est aujourd’hui imposé à la filière. On sait qu’il repose sur
l’emploi d’outils logiciels dédiés permettant l’interopérabilité entre les différents intervenants d’une opération de construction. On en attend
de nombreux gains en termes de temps, de coûts, de réduction des malfaçons et d’exploitation rationnelle du bâtiment une fois livré. Quelle
qu’en soit sa traduction, l’expression va ainsi très au-delà de la représentation graphique du bâtiment pour désigner sa base de données :
Building Information Model, Modeling, ou encore Management, on peut y lire aussi Bâtiment et Informations Modélisés.
Les différents aspects de cette révolution toujours en cours dans le bâtiment sont développés un à un dans cette deuxième édition,
actualisée et enrichie de nouveaux chapitres.

Les deux directeurs de l’ouvrage – dont le point de vue et l’expérience sont complémentaires – sont l’un et l’autre experts de la maquette numérique depuis son
apparition.
Olivier CelNiK, architecte, enseignant en écoles d’architecture, élu au Conseil régional de l’Ordre des architectes d’Île-de-France chargé du BIM, est de longue date
spécialiste des outils numériques pour l’architecture et le bâtiment, utilisés intensivement depuis l’origine au sein de son agence Z.STUDIO. Il prononce de nombreuses
conférences sur le BIM et il a participé à la création du Mastère spécialisé BIM de l’École des Ponts ParisTech/ESTP dont il est codirecteur en charge de la pédagogie.
ÉriC lebègue est ingénieur au CSTb depuis 2004 après 25 ans d’expérience dans la maquette numérique appliquée à différents secteurs industriels
(aéronautique, automobile, énergie) chez Renault, PSA, EDF, Aerospatiale, Airbus, le CNES, l’ESA et la NASA.
Responsable du Collège des éditeurs de l’association Mediaconstruct et responsable de projets nationaux et internationaux touchant au BIM, il est aussi
responsable technique.
Chargée de communication chez Mediaconstruct – association œuvrant à la généralisation des usages de l’OpenBIM et de l’interopérabilité des données grâce aux IFC –
guerSeNdre Nagy a assisté les deux coordinateurs dans la préparation et la mise à jour de cet ABC du BIM.

Deux cents contributeurs spécialisés ont traité chacun un thème précis : enseignants et chercheurs ; architectes, ingénieurs, géomètres,
économistes et maîtres d’ouvrage (souvent représentants de leurs organisations professionnelles respectives) ; éditeurs de logiciels ;
représentants des entreprises du bâtiment (petites et majors) ou encore représentants des nouveaux métiers (BIM managers, consultants).
Matthieu abribat, roberto de almeida, Catherine aussel, Maximilian eilhardt, David ernest, Philippe estingoy, Luigi Koenraad nys, Laurent Ortas, Jean-François Page, alain
Jean-Louis Baal, Gwenaël Bachelot, Marie Bagieu, émeline Failla, Michel Fanet, Jean-Chrétien Favreau, antoine Ferré, Pape, thierry Parinaud, Charles Parissier, aybike Pastier,
Bailly, Didier Balaguer, Jean-Charles Bangratz, Constance Bernard Ferriès, Matthieu Ferrua, Jean-éric Fournier, François Pélegrin, Véronique Perdriolle, Christian Père,
de Batz, Philippe Baudet , Loïc Beduneau, anne-Marie Vianney Fullhardt, Olivier Gaudron, François Gelin, ariane Serge Perez, anne-Sophie Perrissin-Fabert, Michaelle
Bellanger, François Bellin, trino Beltran, Marseille Beltrey, Genty, Stéphane Gilbert, Lucile Gimenez, Ludovic Godefroy, Pesah, Guillaume Picinbono, Garrick Pierrefeu, Sylvain
Daniela Belziti, Yacine Benmansour, Pierre Benning, albert Godfrind, temesgen Gossa, Simon Gouesnard, Pietrowski, Ludovic Pinon, Gérard Pinot, Jean-Philippe
Stéphane Bernard, thierry Berthomieu, Valentin Besnas, Frédéric Grand, Jacques Grandjean, Isabelle Grillandini, Pons, anne-Lise Poplavski, Mireille Prunier, Jean-Yves
Serge Bibet, Frédéric Bidault, roland Billon, aurélien Blaha, ana Guevara, Gilles Halin, Damien Hanser, Bruno Hilaire, ramelli, Jonathan renou, Sylvain robert, thibaut robert,
amélie Blandin, Clément Blechet, Vincent Bleyenheuft, Frank Hovorka, Michel Huet, Vincent Jammet, Jean-Yves Jean-Manuel rodriguez, Philippe roehr, élisa rolland,
Conrad Boton, Danielle Bourlange, Hocine Boussa, Michèle Joubert, alain Jung, Sylvain Kubicki, Claude Labbé, antoine eve ross, Bernard roth, Christian Sabrié, Henk Schaap,
Bransolle, Jean-Yves Bresson, Matthieu Brutsaert, Lacronique, Jean-Baptiste de la rivière, Dominique Jean-Pierre Schiavi, Souheil Soubra, Julien Soula, Xavier
Marion Busson, nedjma Cadi, Odile Caillat-Magnabosco, Laurent, Xavier Lavoisier, Frédéric Lebreton, Ludovic Soule, Frédéric Suard, émilie Suire, Jean-Jacques terrin,
Pierre-Olivier Callaud, Yoann Caporossi, Samuel Carré, Leclercq, Pierre Leclercq, régis Lecussan, Jean-Luc Le Gal, Philippe thébaud, Yann thomas, Charles-édouard tolmer,
Christophe Castaing, Gabriel Castel, emmanuel Cayla, Itaï Laurent Lehmann, édouard Lemaître, Pascal Lemonnier, Jean-Paul trehen, Mélanie tual, Jean-Baptiste Valette,
Cellier, Charles Chevallet, Dominique Clayssen, Marie-Claire Mathilde Lépine, Matthieu Lépine, Jean-Pierre Lévêque, Marie-Lise Vautier, Benoît Vervandier, Jean-Yves Vetil,
Coin , emmanuel Coste, Philippe Cottard, étienne Crépon, rachel Levy, Christophe Lheureux, Manuel Liedot, Brigitte Pierre Vincent, Sylvain Wietrzniak, eric Wirth, Philippe
José antonio Cuba Segura, Philippe Daubresse, Kléber Lognard, Hervé Lozinguet, Clément Mabire, Gilles Mahé, Wolfarth, nicolas Yann, Daniel Zignale, Khaldoun Zreik.
Daudin, Marc Daunis, annalisa De Maestri, Xavier Defay, Julien Maillard, éric Malenfer, Jean-Baptiste Marie, Sylvain
Bertrand Delcambre, emmanuel Di Giacommo, Jean-Michel Marie, Pierre Mascloux,thibault Masson, Jérôme Mât, alain
Dossier, Michel Droin, Sébastien du Merle, Patrick Duchâteau, Maury, Pierre Mit, Cyprien Molamma-Barg, David Moralès,
Hervé Duret, Jean-Michel Dupuyds, Cédric Dziubanowski, Charles Morris, emmanuel natchitz, Laurent niggeler,

Les auteurs se sont donné pour objectif d’informer le mieux possible tous les professionnels,
depuis ceux qui sont en charge de la conception (architectes, ingénieurs, économistes et
maîtres d’ouvrage, urbanistes et promoteurs), de la réalisation (maîtres d’œuvre, entrepre-
neurs) et de la gestion d’un bâtiment, d’un parc immobilier ou d’un quartier (propriétaires,
gestionnaires de patrimoine, collectivités) jusqu’aux enseignants et aux formateurs ainsi
qu’aux informaticiens du secteur (développeurs, revendeurs, prestataires).

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BIM et maquette numérique
pour l’architecture,
le bâtiment et la construction

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ÉDITIONS EYROLLES CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BÂTIMENT
61, boulevard Saint-Germain 84, avenue Jean-Jaurès
75240 Paris Cedex 05 Champs-sur-Marne
www.editions-eyrolles.com 77447 Marne-la-Vallée Cedex 2
www.cstb.fr

Conception graphique : Page B / Alain Bonaventure


Mise en pages : Page B / Alain Bonaventure et Naga-infographie / Christian Duc-Mauger
Révision : Marie-Alexandre Perraud, avec la collaboration de Marie-Charlotte Baudry, Julie Color, Muriel Villebrun, et Catherine Rigal

Tous les visuels, sauf mention contraire, proviennent des contributeurs de l’ouvrage.

En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur
quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des
Grands-Augustins, 75006 Paris.

© Groupe Eyrolles et CSTB, 2014, 2015


ISBN Eyrolles : 978-2-212-14274-7
ISBN CSTB : 978-2-86891-649-5

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BIM et maquette numérique
pour l’architecture,
le bâtiment et la construction
2e édition

Sous la direction d’Olivier Celnik & d’Éric Lebègue


avec le concours de Guersendre Nagy
et la contribution de 200 professionnels

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Table des matières |

Cette deuxième édition est dédiée aux trente-six premiers


diplômés du Mastère spécialisé BIM et à la mémoire
de Jean-Yves Ramelli.

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Préface ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������17

Avant-propos �����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������18

Introduction �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������20

Le BIM : une évidence �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������24

Préambule
Retour vers le futur�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������26
L’atelier numérique : communiquer. Dominique Clayssen�����������������������������������������������������������������27
Un outil de construction et de gestion transversal : décomposition de la maquette numérique
communicante. Jean-Michel Dossier �����������������������������������������������������������������������������������������������29
C’était comment avant l’abîme ? Thierry Parinaud ���������������������������������������������������������������������������34 | 5

Partie 1. Poser le décor


1. Maquette numérique, BIM et open BIM
Le BIM en questions. Olivier Celnik���������������������������������������������������������������������������������������������������37
Définitions : MN, BIM, open BIM. Éric Lebègue et Benoît Vervandier���������������������������������������������43
Format IFC : évolution ou révolution dans la répartition des rôles
des acteurs tout au long du cycle de vie d’un ouvrage ? Pierre Mit�������������������������������������������������45
Dessin, modélisation 3D et maquette numérique : quelles différences ?
Étude de cas. Olivier Celnik���������������������������������������������������������������������������������������������������������������46
Petits conseils entre amis.�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������51

2. Les gains du BIM


Les gains de l’interopérabilité. Jean-Yves Bresson���������������������������������������������������������������������������52
Les coûts du manque d’interopérabilité : enquête de la FFB. Patrick Duchâteau�����������������������������55
BIM et HLM : la preuve par l’exemple pour massifier. Antoine Ferré ����������������������������������������������56
Retours sur le cas LVMH. Étude Puca �����������������������������������������������������������������������������������������������57
Les gains obtenus par la démarche BIM : vision d’un donneur d’ordre. Michèle Bransolle�������������59
Des gains en termes de productivité ou de qualité, pour quels investissements ? Olivier Celnik���60
Évolutions du BIM de 2010 à 2014 au Royaume-Uni.�����������������������������������������������������������������������61

3. Petit tour d’horizon jusqu’à la France


La carte du BIM. Bernard Ferriès�������������������������������������������������������������������������������������������������������63
Projets nationaux et initiatives gouvernementales :
BuildingSMART force vive du BIM. Christophe Castaing et Alain Maury ��������������������������������������66
Le déclencheur du bond en avant.�����������������������������������������������������������������������������������������������������68
Réforme BIM en Grande-Bretagne. Itaï Cellier���������������������������������������������������������������������������������68
La politique BIM en France : point de convergence de la transition énergétique, de la France
industrielle et de l’ambition numérique française. Guersendre Nagy����������������������������������������������70
Extrait de l’interview de Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement,
Le Moniteur, 21 mars 2014 ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������73
Le Programme de recherche sur l’énergie dans le bâtiment (Prebat 2).
Pascal Lemonnier et Jean-Yves Ramelli�������������������������������������������������������������������������������������������74

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Table des matières

BIM et Maquette numérique : le Plan Transition numérique dans le bâtiment.


Bertrand Delcambre, Jérôme Mât et Pierre Mascloux���������������������������������������������������������������������84
Mediaconstruct, représentant de l’open BIM en France. Alain Maury���������������������������������������������89
État de l’art en France. Garrick Pierrefeu�������������������������������������������������������������������������������������������91

Partie 2. Le travail collaboratif autour du BIM


Introduction : des ressaisies au vrai partage des données. Éric Lebègue�����������������������������������������95

4. Réflexions
Maquette BIM et projet collaboratif. Jean-Jacques Terrin et Jean-Baptiste Marie �����������������������97
Adapter les services informatiques aux besoins d’échanges d’objets BIM
6 | dans les projets. Daniel Zignale, Sylvain Kubicki et Gilles Halin ���������������������������������������������������100
Téléconférence, interactivité et maquette numérique communicante. Jean-Michel Dossier�������102
Avantage supplémentaire pour l’enseignement interprofessionnel : les jeux de rôle �������������������104

5. Aborder la question du travail collaboratif par l’exemple


Une entreprise industrielle. Christian Père�������������������������������������������������������������������������������������105
Une agence d’architecture. Olivier Celnik���������������������������������������������������������������������������������������108
Concours pour Pierre Riboulet, architecte���������������������������������������������������������������������������������������109

6. Guide pratique pour échanger en IFC


Comment échanger en IFC ? Bernard Ferriès�����������������������������������������������������������������������������������113
Deux expériences d’échanges en IFC. Olivier Celnik�����������������������������������������������������������������������116

7. BIM et plates-formes collaboratives


Les outils des échanges de fichiers. Sébastien du Merle���������������������������������������������������������������119
BIMserver, une base de données objets. Sylvain Kubicki���������������������������������������������������������������123
Processus de conception. Éric Lebègue�������������������������������������������������������������������������������������������126
Lascom AEC BIM Édition, un couplage BIM IFC et PLM.
Éric Lebègue, Ludovic Pinon et Roberto De Almeida�����������������������������������������������������������������������127
La 3D Expérience de Dassault Systèmes pour le bâtiment et la construction. Gilles Mahé���������135
BIM et plates-formes collaboratives : Bim+. Maximilian Eilhardt et Gabriel Castel�����������������������136
Les équipements du travail collaboratif. Éric Lebègue et Jean-Luc Le Gal������������������������������������137
Immersion, interaction et collaboration autour de la maquette numérique.
Matthieu Lépine et Jean-Baptiste de la Rivière�����������������������������������������������������������������������������139
Collaboration BIM dans le processus de conception d’un chantier. Eve Ross �������������������������������144

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Partie 3. Les visions métiers
Introduction. Benoît Vervandier�������������������������������������������������������������������������������������������������������148

8. Maîtres d’ouvrage et gestionnaires


Gestion technique de patrimoine : applications et enjeux. Benoît Vervandier�������������������������������150
Quelles infos pour quels usages ? Véronique Perdriolle�����������������������������������������������������������������153
Le local est un objet : exemple de plan d’un petit bâtiment logement. Michèle Bransolle�����������157
Le BIM, réelle opportunité de progrès pour l’habitat social. Antoine Ferré�����������������������������������158
Quand les gestionnaires de patrimoine misent sur le BIM. Christophe Lheureux �������������������������159
Logements : reprise des plans papier pour l’alimentation d’une gestion du patrimoine.
Philippe Daubresse���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������160
Collectivité locale : reprise de l’existant pour la consultation graphique du patrimoine���������������161
Analyse de la situation par un bailleur social. Philippe Cottard�����������������������������������������������������162 | 7
Extraits de l’avis d’appel public à concurrence publié et du règlement de la consultation pour
l’opération rouennaise. Philippe Cottard et Bernard Ferriès�����������������������������������������������������������163
Le Campus New Vélizy : un pont entre construction et facility management. Thierry Berthomieu,
David Ernest, Jean-Éric Fournier�����������������������������������������������������������������������������������������������������165
Mettre à disposition un modèle numérique du bâtiment « tel que construit ». Temesgen Gossa,
Matthieu Ferrua�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������167
La panoplie BIM pour le nouveau centre hospitalier d’Ajaccio. Éric Lebègue �������������������������������168
BIM et due diligences. Pierre Mit ���������������������������������������������������������������������������������������������������172
DOE numérique et interopérable : pourquoi ? Michèle Bransolle et Xavier Lavoisier���������������������172
Flux d’information entre le gestionnaire de patrimoine et ses partenaires. Bernard Ferriès���������173
Le BIM, un nouvel outil, non pas un nouveau maître. Bernard Roth�����������������������������������������������175
Retour d’expérience d’un pionnier : le conseil régional de Bourgogne. Michèle Bransolle�����������175
Partage d’expérience : la mairie de Blagnac. Frédéric Bidault �������������������������������������������������������178
Actions lancées par Habitat76 en lien avec le BIM. Philippe Cottard��������������������������������������������179
Quelques conseils. Michèle Bransolle et Frédéric Bidault �������������������������������������������������������������180
Valoriser l’information pour une gestion du patrimoine 2.0 avec le BIM. Frank Hovorka���������������181
Le poids des mots. ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������185

9. Maîtres d’œuvre
Le géomètre expert, point de départ de la maquette numérique. Éric Malenfer���������������������������186
Le géomètre-expert, meilleur « hub » de l’immobilier avec le BIM. Alain Pape�����������������������������189
Reverse engineering ou rétroconception. Éric Malenfer�����������������������������������������������������������������189
Enjeux du BIM pour les programmistes. Gérard Pinot���������������������������������������������������������������������191
BIM comme bouleversement interprofessionnel majeur. François Pélegrin�����������������������������������191
Position du Conseil national de l’Ordre des architectes�����������������������������������������������������������������195
To Bim or not to Bim… that is no longer the question. Éric Wirth�������������������������������������������������196
Ce sera avec le BIM… ou ce ne sera pas. Thibaut Robert�������������������������������������������������������������197
Blâmer le BIM ? Liste Printemps des architectes, campagne électorale 2013 du Croaif���������������198
BIM, BAM, BOUM : un contexte préoccupant pour les architectes. Mouvement des architectes� 199
La maquette numérique, c’est systématique ! Z.Studio architectes�����������������������������������������������200
Le centre aquatique de Saint-Nazaire : BIM d’or 2014. Emmanuel Coste �������������������������������������202
Un parcours cohérent, de l’esquisse au chantier. Jean-Pierre Lévêque�����������������������������������������204
La maquette numérique pour mieux travailler. Charles Morris�������������������������������������������������������208
Difficile de retourner en arrière. Marion Busson�����������������������������������������������������������������������������210

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Table des matières

Maquette numérique, représentation. Pierre Vincent���������������������������������������������������������������������212


Architectes et ingénieurs : promesses et réalités du BIM. Claude Labbé���������������������������������������214
L’expérience métier pour une ingénierie concourante. Vincent Bleyenheuft ���������������������������������219
Lettre ouverte aux architectes BIMophobes, ou pourquoi 2014 ne sera pas 1984 non plus !
Olivier Celnik �����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������222
Le BIM : mythe ou réalité ? Pierre Mit���������������������������������������������������������������������������������������������228
Maisons individuelles et économie de la construction : ca fait BIM ! Simon Gouesnard���������������229
Quand un économiste BIMe. Pierre Mit������������������������������������������������������������������������������������������231
Échange architecte-économiste. Stéphane Bernard�����������������������������������������������������������������������233
Le BIM, atout pour révéler l’énergie économique de chaque projet. Stéphane Gilbert�����������������233
Double retour d’expérience : 3D Rapport Viewer et le BIM en Turquie. Aybike Pastier�����������������234
La maquette numérique vue par Syntec Ingénierie. �����������������������������������������������������������������������237
Retour d’expérience chez Oger International. Jean-Charles Bangratz�������������������������������������������239
8 | Comment se projeter dans le BIM ? Jonathan Renou���������������������������������������������������������������������240
Retour d’expérience chez AIA. Frédéric Lebreton���������������������������������������������������������������������������242
Révolution silencieuse ? Kléber Daudin�������������������������������������������������������������������������������������������246
Retour d’expérience chez Artelia. Yann Thomas�����������������������������������������������������������������������������246
Un outil coffrage-ferraillage 3D pour maîtriser la mise en œuvre.
Collaborateur groupe Nemetschek �������������������������������������������������������������������������������������������������249
Open BIM collaboration avec deux outils AEC spécialisés. Collaborateur groupe Nemetschek���250

10. Entreprises
L’entreprise numérique et le BIM : voie de progrès. Patrick Duchâteau et Michel Droin���������������252
Point de vue de Michel Droin, référent « Maquette numérique » FFB���������������������������������������������253
Point de vue d’Alain Piquet, entreprise d’électricité, président FFB Basse-Normandie
engagée dans BIMétré et eGovBat�������������������������������������������������������������������������������������������������254
BIM et maquette numérique : une évolution, pas une révolution pour les artisans du bâtiment.
David Moralès ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������254
Vision de Rénovactif. Jean-Manuel Rodriguez et François Gelin���������������������������������������������������255
BIMétré, un format d’échange économistes-entreprises de construction. Frédéric Grand �����������256
Le BIM vu par un constructeur : principes et applications. Charles Chevallet �������������������������������257
La 4D pour maîtriser la phase construction. Serge Perez���������������������������������������������������������������258
Eiffage & le BIM, élément fédérateur des métiers dans un groupe�����������������������������������������������260
Simulation 4D et planification de chantier. Sylvain Kubicki�����������������������������������������������������������269
Le BIM chez Bouygues. Trino Beltran�����������������������������������������������������������������������������������������������273
Des pratiques aux attentes : points de vue. Jean-Baptiste Vallette�����������������������������������������������277
« Le BIM n’est pas adapté à la réhabilitation » : une idée fausse. Ana Guevara�����������������������������278
La philosophie BIM chez Bouygues. Trino Beltran���������������������������������������������������������������������������279
Expérimentation en BIM sur le futur siège de la FFB 95�����������������������������������������������������������������281
Les processus BIM pour le projet d’autoroute urbaine A507 – rocade L2 de Marseille.
Pierre Benning et Christophe Castaing �������������������������������������������������������������������������������������������282

11. Industriels
Caractérisation des produits et systèmes constructifs. Laurent Ortas�������������������������������������������285
Analyse et cotation fonctionnelles : pour une approche « industrielle » du BIM.
Jean-Michel Dupuyds et Jean-François Page���������������������������������������������������������������������������������290
Projet Afnor PPBIM. Odile Caillat-Magnabosco �����������������������������������������������������������������������������291

0.2-BIM TDM_2.indd 8 10/09/15 17:50


12. BIM manager : nouveau métier ou nouvelle fonction ?
Introduction. Olivier Celnik���������������������������������������������������������������������������������������������������������������293
BIM manager : aiguilleur du ciel, gestionnaire de réseau ou censeur ? Pierre Mit�������������������������294
BIM et AMO : évolution des pratiques. Catherine Aussel���������������������������������������������������������������294
Je suis BIM manager… Valentin Besnas et Sylvain Pietrowski�����������������������������������������������������301
Exemple de la Fondation Louis Vuitton pour la création. Annalisa De Maestri�����������������������������306
Exemple du projet Arena Nanterre. Matthieu Ferrua et Luigi Failla�����������������������������������������������309
Un regard sur la montée des outils BIM dans la profession. Sylvain Wietrzniak���������������������������311
Le BIM au service du projet. Jean-Paul Trehen�������������������������������������������������������������������������������313
Management du BIM et extension des taxiways de l’aéroport de Riyad (Arabie saoudite).
Christophe Castaing�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������316
BIM Management vue d’un BET structure. Jonathan Renou ���������������������������������������������������������317
BIM à rebonds : et ce n’est pas fini ! Nicolas Yann�������������������������������������������������������������������������318
Méthodologie IPCLER, méthode de management en matière de conduite de projets BIM�����������321 | 9

Partie 4. La maquette numérique à l’échelle urbaine.


Julien Soula, avec les contributions de Philippe Thébaud, Emmanuel Natchitz et Émeline Bailly,
Hervé Duret et Mélanie Tual.

Avant-propos. Julien Soula�������������������������������������������������������������������������������������������������������������323

13. Comprendre la maquette numérique urbaine


Historique�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������325
Du BIM au modèle urbain. Julien Soula �����������������������������������������������������������������������������������������327
Qu’est-ce qu’une maquette numérique urbaine ?���������������������������������������������������������������������������327

14. Le standard CityGML. Julien Soula avec la contribution de Marie-Lise Vautier


À propos des standards�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������330
Description���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������331
Niveaux de détail�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������332
Extensions « métier » �����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������333
Logiciels associés�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������333
InfraWorks. Gwenaël Bachelot �������������������������������������������������������������������������������������������������������333
Elyx 3D, le SIG 3D. Anne-Lise Poplavsky�����������������������������������������������������������������������������������������334
Plateforme eveCity du CSTB �����������������������������������������������������������������������������������������������������������335
Producteurs de données CityGML���������������������������������������������������������������������������������������������������335
Perspectives�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������336
Témoignage. Dominique Laurent ���������������������������������������������������������������������������������������������������336
Témoignage. Bernard Ferriès�����������������������������������������������������������������������������������������������������������338

15. Construire et gérer une maquette numérique urbaine


Quelles données pour les maquettes numériques urbaines ?���������������������������������������������������������339
Réglementation en matière d’information géographique. Emmanuel Natchitz �����������������������������340
À propos des méthodes procédurales���������������������������������������������������������������������������������������������342
Où en est l’Open Data ? Danielle Bourlange�����������������������������������������������������������������������������������343
Méthodes d’acquisition et de production 3D. Philippe Thébaud et Julien Soula���������������������������345
Témoignage. Jean-Philippe Pons�����������������������������������������������������������������������������������������������������346

0.2-BIM TDM_2.indd 9 10/09/15 17:50


Table des matières

Mode d’emploi : la fabrication par couches d’une MNU. Julien Soula et Philippe Thébaud���������348
Mise en œuvre���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������352
Témoignage. Albert Godfrind�����������������������������������������������������������������������������������������������������������353
La maquette numérique urbaine, vue par l’éditeur logiciel Star-Apic���������������������������������������������360

16. Usages
Communiquer et promouvoir. Bailly, Duret, Tual�����������������������������������������������������������������������������363
Concevoir et planifier. Julien Soula�������������������������������������������������������������������������������������������������364
Conduire un projet de façon optimisée et collective. Bailly, Duret, Tual�����������������������������������������365
Évaluer les risques naturels et la sécurité. Philippe Thébaud���������������������������������������������������������365
Enjeux des ouvrages linéaires. Julien Soula et Philippe Thébaud �������������������������������������������������365
Témoignage. Ludovic Leclercq���������������������������������������������������������������������������������������������������������367
Concerter et participer���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������369
10 | Témoignage. Marc Daunis���������������������������������������������������������������������������������������������������������������370
Piloter la ville�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������371
Analyser la maquette numérique. Philippe Thébaud�����������������������������������������������������������������������372
Analyser les phénomènes physiques. Julien Soula et Philippe Thébaud���������������������������������������373
Simulation de foule en situation de mobilité intermodale �������������������������������������������������������������376
Évaluer et suivre les politiques urbaines durables �������������������������������������������������������������������������377
Témoignage expert. Daniela Belziti�������������������������������������������������������������������������������������������������377
Autres exemples, cas d’usages et témoignages. Avec la contribution
de Laurent Niggeler et Yacine Benmansour �����������������������������������������������������������������������������������379
Témoignage. Serge Bibet�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������380

17. Nouveaux enjeux


Allier la maquette numérique urbaine et le BIM. Avec la contribution
de Laurent Niggeler et Yacine Benmansour �����������������������������������������������������������������������������������387
Interprétation et représentation. Bailly, Duret, Tual �����������������������������������������������������������������������388
Limites technologiques, financières, institutionnelles �������������������������������������������������������������������390
3D urbaine : un potentiel encore sous-utilisé. Avec la contribution
de Laurent Niggeler et Yacine Benmansour �����������������������������������������������������������������������������������390
Nouveaux marchés. Julien Soula�����������������������������������������������������������������������������������������������������390
Nouveaux usages�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������390
Conclusion et perspectives. Philippe Thébaud et Julien Soula�������������������������������������������������������393

Partie 5. Se former au BIM


18. Nouvelle donne dans l’enseignement et la formation
Petits conseils entre amis. Olivier Celnik����������������������������������������������������������������������������������������397
Le BIM dans les réformes de l’Éducation nationale. Cédric Dziubanowski �����������������������������������401
La modélisation BIM, un outil pédagogique. Laurent Lehmann et Mathilde Lépine ���������������������406
Évolution de la formation au BIM dans l’Éducation nationale : de l’initial au continue,
et renfort des liens avec le monde privé professionnel. Cédric Dziubanowski �����������������������������408
EDUBIM 2015, premières journées d’échanges sur la formation au BIM. Marie Bagieu���������������410
Trophée du BIM Décathlon, 1er concours BIM pour des étudiants �������������������������������������������������412

0.2-BIM TDM_2.indd 10 10/09/15 17:50


19. Exemples d’enseignements
La réforme STI2D en application : le BIM dans les lycées. Alain Jung�������������������������������������������413
Le BIM à l’École spéciale des travaux publics. Emmanuel Cayla���������������������������������������������������414
Formation initiale au BIM et au travail collaboratif à l’Ensa Toulouse. Bernard Ferriès�����������������416
Autre exemple à l’Ensa Nancy. Damien Hanser �����������������������������������������������������������������������������420
Témoignage d’un ancien étudiant. Thibault Masson ���������������������������������������������������������������������421
Urbantic : mastère spécialisé en génie urbain et technologies de l’information.
Emmanuel Natchitz �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������423
Un exemple d’enseignement à Liège. Sylvain Kubicki et Pierre Leclercq���������������������������������������427

20. Formation continue


Mastère spécialisé BIM conception intégrée et cycle de vie. Roland Billon
et Jacques Grandjean ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������429
Fiches�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������438 | 11
L’architecte n’est plus seul à concevoir. Thierry Parinaud���������������������������������������������������������������449
Liaison organisations professionnelles-enseignement�������������������������������������������������������������������449
CSTB formation : panorama d’une offre de formation pour les acteurs du bâtiment.
Emilie Suire �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������450
Une initiative franco-québécoise PéBIM (Programme d’éducation au BIM). Mireille Prunier�������454
Formation professionnelle, sensibilisations « terrain » et challenge : des formats
innovants pour amener au BIM. Ana Guevara���������������������������������������������������������������������������������455

21. Retours du Mastère BIM


Quelles attentes ? ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������456
Mastère spécialisé BIM, les pionniers un an après.�����������������������������������������������������������������������458
Les ateliers pratiques.���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������459
Surélévation de la résidence Victor Lyon : BIM alternatif. MS BIM groupe 6���������������������������������460
La Cité radieuse 2.0. MS BIM groupe 3�������������������������������������������������������������������������������������������461
Le BIM Execution Plan : à la frontière entre l’ordonnancement de projet et l’interopérabilité
des maquettes numériques. MS BIM groupe 4�������������������������������������������������������������������������������464
Le BIM à l’horizontale. Essais d’intégration des processus dans l’infrastructure.
MS BIM groupe 1�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������465
Rénovation du bâtiment des Arts et Métiers. MS BIM groupe 2���������������������������������������������������471
Construction du gymnase Steffi Graf. MS BIM groupe 5 ���������������������������������������������������������������472
Les 36 mots du BIM. Compilation établie par Rémi Lannoy�����������������������������������������������������������474
Les partenaires du MS BIM. �����������������������������������������������������������������������������������������������������������475
Ingérop, partenaire entreprise du Mastère spécialisé BIM. ����������������������������������������������������������475

0.2-BIM TDM_2.indd 11 10/09/15 17:50


Table des matières

Partie 6. Techniques et outils du BIM


22. Les acteurs du BIM et leurs outils
Des outils pour chaque acteur. Éric Lebègue�����������������������������������������������������������������������������������477
Choisir ses outils. Olivier Celnik������������������������������������������������������������������������������������������������������478
Les types d’outils pour chaque acteur du projet de construction. Éric Lebègue�����������������������������482
Viewers IFC. Éric Lebègue, avec la contribution de Hocine Boussa et Isabelle Grillandini �����������484
La diversité des outils utilisés au sein de Bouygues Construction. Trino Beltran���������������������������488

23. Outils généralistes


Autodesk. Emmanuel Di Giacommo�������������������������������������������������������������������������������������������������492
Bentley Systems. Collaborateur Bentley�����������������������������������������������������������������������������������������497
Allplan, the way BIM works. Gabriel Castel�����������������������������������������������������������������������������������500
12 | Abvent. Xavier Soule�����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������501
Les solutions BIM de l’éditeur Tekla. Jean-Yves Vetil���������������������������������������������������������������������504

24. Outils pour reconstruire le BIM depuis l’existant


Élaboration de maquettes BIM à partir de plans 2D scannés. Lucile Gimenez,
Sylvain Robert et Frédéric Suard, et Khaldoun Zreik�����������������������������������������������������������������������506
RasterTech – scanning de plans. Philippe Daubresse���������������������������������������������������������������������509
All Systems et le relevé télémétrique laser. Xavier Defay �������������������������������������������������������������510
Le Tripod de Measurix. Jean-Pierre Schiavi �����������������������������������������������������������������������������������511
La maquette numérique zéro. Sébastien du Merle�������������������������������������������������������������������������513
Précisions sur le matériel utilisé pour créer des nuages de points. Sébastien du Merle���������������514

25. Outils métiers : analyses et simulations


Graitec, pour les BET de structure. Manuel Liedot�������������������������������������������������������������������������516
Clima-Win de BBS Slama, pour les analyses thermiques. Frédéric Grand�������������������������������������519
ArchiWIZARD. Régis Lecussan �������������������������������������������������������������������������������������������������������521
Les solutions Attic+ pour les économistes. Stéphane Bernard�������������������������������������������������������524
Analyse d’impact environnemental avec Élodie du CSTB. Éric Lebègue et Élisa Rolland �������������528
Modélisation des données électriques du bâtiment. Marseille Beltrey,
Matthieu Abribat et Michel Fanet���������������������������������������������������������������������������������������������������532
Les simulateurs scientifiques d’ambiances du CSTB. Julien Maillard,
Hervé Lozinguet et Samuel Carré����������������������������������������������������������������������������������������������������536
L’échange de données dans une entreprise de construction. Jean-Chrétien Favreau�������������������538
FinalCAD : réconcilier le BIM avec le terrain. Aurélien Blaha���������������������������������������������������������541
Application de relevés d’intérieur sur tablette. Yoann Caporossi���������������������������������������������������542
Scia Engineer : logiciel de calcul de structures. Brigitte Lognard���������������������������������������������������543

26. BIM et gestion technique de patrimoine


Introduction. Benoît Vervandier�������������������������������������������������������������������������������������������������������545
Solution Allfa Web : le BIM en gestion technique du patrimoine. Jean-Yves Joubert
et Cyprien Molamma-Barg���������������������������������������������������������������������������������������������������������������550

0.2-BIM TDM_2.indd 12 10/09/15 17:50


27. Les IFC
Les IFC doublement ISO. Bernard Ferriès����������������������������������������������������������������������������������������554
Le modèle IFC. Guillaume Picinbono�����������������������������������������������������������������������������������������������555
Les formats pour échanger des informations dans le domaine de la thermique.
Bernard Ferriès���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������569
Le point de vue des éditeurs. ���������������������������������������������������������������������������������������������������������569
Propriétés relatives aux impacts environnementaux. Bernard Ferriès �������������������������������������������573
Certification IFC des logiciels. Éric Lebègue�����������������������������������������������������������������������������������574
IFC veut aussi dire « il faut contrôler ». Olivier Celnik���������������������������������������������������������������������582

Partie 7. Composants, systèmes constructifs


et e-catalogue du BIM
| 13
28. Les composants du BIM
Les objets de la maquette numérique de bâtiment. Rachel Levy et Éric Lebègue�������������������������585
À propos des représentations graphiques des objets BIM ������������������������������������������������������������587

29. Les outils BIM des industriels


Édibatec, une plate-forme d’échanges de données produits entre les industriels
et la prescription. Vincent Jammet�������������������������������������������������������������������������������������������������601
La méthodologie ArchitecturalBUS. Jean-Louis Baal���������������������������������������������������������������������603
DatBIM. Didier Balaguer �����������������������������������������������������������������������������������������������������������������606
Configurateurs 3D de produits de fabricants : de paramétrique à paradoxal…
Antoine Lacronique �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������609
Configurateur de produits et systèmes au format IFC. Guillaume Picinbono���������������������������������610
Développement de BIM-catalogues IFC : travaux Saint-Gobain et CSTB. Laurent Ortas���������������613
Les produits BIM pour les architectes : l’aventure Polantis. Itaï Cellier�����������������������������������������617
Une solution d’objets et systèmes BIM. Michaelle Pesah �������������������������������������������������������������618

0.2-BIM TDM_2.indd 13 10/09/15 17:50


Table des matières

Partie 8. Du juridique au réglementaire :


de l’état de l’art du BIM en France
30. la loi du bim
De la loi MOP au dépôt de permis de construire. Groupe de travail
« Avancées réglementaires » Mediaconstruct���������������������������������������������������������������������������������621
Institutions et juridique. MIQCP�������������������������������������������������������������������������������������������������������624
Autorisations d’urbanisme et maquettes numériques. Jean-Michel Dossier���������������������������������626
Vers le PC 2.0, permis de construire BIMé… Olivier Celnik�����������������������������������������������������������631

31. BIM droit devant


Pamphlet sur l’envers et les dérives du droit de l’informatique en architecture.
14 | Michel Huet�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������632
Visions juridiques du BIM. Pierre-Olivier Callaud���������������������������������������������������������������������������635
Les instruments contractuels du BIM. Amélie Blandin et Anne-Marie Bellenger �������������������������639

32. Clausiers et convention


Aspects juridiques et contractuels du BIM. Olivier Celnik �������������������������������������������������������������641
Pour un clausier BIM. Olivier Gaudron et Clément Mabire�������������������������������������������������������������643
Clausier, guide bonnes pratiques, charte graphique, aides BIM : où en est-on ?
Thierry Parinaud�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������645
Le cahier de charges BIM. José Antonio Cuba Segura�������������������������������������������������������������������648
Un guide pour une convention BIM à la française. Jean-Paul Trehen �������������������������������������������653

33. Impact sur la qualité et l’assurance


Contre les défauts de gestion des interfaces et la sinistralité : l’atout BIM. Philippe Estingoy�����654
BIM, un outil performant pour le développement HQE. Anne-Sophie Perrissin-Fabert�����������������655

0.2-BIM TDM_2.indd 14 10/09/15 17:50


Partie 9. Axes de recherches et perspectives
34. Recherche et développement
Enjeux et axes de recherches. Souheil Soubra����������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 657
Life-BC – Validation de nouveaux systèmes constructifs en réalité augmentée.
Souheil Soubra������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 660
Plumes – BIM et simulation. Sylvain Robert et Bruno Hilaire������������������������������������������������������������������������������������������� 661
Écobim – couplage BIM et PLM pour des nouveaux services d’éco-innovation. Éric Lebègue ��������������������������������������� 665
Callisto-Sari – Simulation architecturale réaliste immersive. Ariane Genty ������������������������������������������������������������������� 666
Adaptation de la visualisation dans les outils de simulation collaborative 4D. Conrad Boton, Sylvain Kubicki
et Gilles Halin��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 671
Le BIM pour la maîtrise d’ouvrage : des configurateurs Web 3D pour optimiser
la performance du parc immobilier. Sylvain Marie����������������������������������������������������������������������������������������������������������� 674 | 15

35. Les infrastructures


Le BIM pour les infrastructures. Charles-Édouard Tolmer et Christophe Castaing����������������������������������������������������������� 677
Les travaux de l’Infrastructure Room de BuildingSMART International depuis 2013.
Christophe Castaing����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 683
IFC Alignment : objectifs et avancées. Henk Schaap��������������������������������������������������������������������������������������������������������� 684
IFC Bridge. Éric Lebègue et Pierre Benning����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 685
Le projet V-Con et IFC for Roads. Éric Lebègue����������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 686

Voiture-balai��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 689

Annexes
Sigles et acronymes����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 694
Glossaire����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 698
Noms de marques commerciales et noms déposés ��������������������������������������������������������������������������������������������������������� 709
Principaux logiciels par distributeur����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 712
Contributeurs��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 760

0.2-BIM TDM_2.indd 15 10/09/15 17:50


Partie 1 |

poser le décor

Chapitre 1 | Maquette numérique, BIM et open BIM


Le BIM en questions
Définitions : MN, BIM, open BIM
Dessin, modélisation 3D et maquette numérique : quelles différences ? Étude de cas

Chapitre 2 | Les gains du BIM


Les gains de l’interopérabilité
Les coûts du manque d’interopérabilité : enquête de la FFB
BIM et HLM : la preuve par l’exemple pour massifier
Retours sur le cas LVMH
Les gains obtenus par la démarche BIM : vision d’un donneur d’ordre
Évolutions du BIM de 2010 à 2014 au Royaume-Uni

Chapitre 3 | Petit tour d’horizon jusqu’à la France


La carte du BIM
Projets nationaux et initiatives gouvernementales : BuildingSMART force vive du BIM
Réforme BIM en Grande-Bretagne
La politique BIM en France : point de convergence de la transition énergétique,
de la France industrielle et de l’ambition numérique française
Le programme de recherche sur l’énergie dans le bâtiment (Prebat 2)
BIM et maquette numérique : le Plan transition numérique dans le bâtiment
Mediaconstruct, représentant de l’open BIM en France
État de l’art en France

1-BIM partie1_2.indd 36 11/09/15 10:28


| 1

Chapitre 1 | Le BIM
en questions
Maquette numérique, Olivier Celnik

BIM et open BIM Qu’est-ce que le BIM ?


Building Information Model,
Modeling, Management… ?
Le sigle signifie selon les cas modèle, modélisation, manage-
ment des informations du bâtiment.
Le BIM est une manière intégrée de travailler, permettant une
conception, une exécution et une gestion de bâtiments et de | 37
biens immobiliers elles aussi intégrées. Ce n’est pas un outil,
un logiciel, c’est un processus de travail et de collaboration
entre intervenants d’un projet de construction, reposant sur
des outils métiers particuliers qui permettent la conception
et l’exploitation d’une maquette numérique, préfigurant le
bâtiment tel que construit et exploité.

Maquette numérique et BIM


sont-ils synonymes ?
Quels définitions et référentiels peut-on retenir ? Le plus
judicieux consiste pour chacun à faire lui-même la part des
choses entre plusieurs définitions concurrentes du BIM, en
fonction de son expérience et de ses besoins :
• la définition de Wikipédia ;
• le standard anglais (défendu par Christophe Castaing dans
le projet national MINnD) ;
• la définition qui émergera des témoignages recueillis dans
le livre.
Trois notions concurrentes sont à mettre en parallèle : le
modèle 3D, la maquette numérique et le BIM. Pour le BIM,
trois définitions semblent ressortir, selon le déroulement du
sigle que l’on adopte :
• Building Information Model : le fichier créé avec un logiciel
métier spécifique, alliant objets, géolocalisation, géométrie,
informations, sémantique… ;
• Building Information Modeling : le processus de travail de
ceux qui utilisent ces outils, dans un esprit de constitution de
base de données du projet et d’échanges entre les acteurs ;
• Building Information Management : le processus de ges-
tion du projet, à travers des outils tels que la maquette numé-
rique, le management de l’information et des acteurs.

1-BIM partie1_2.indd 37 11/09/15 10:28


1 | Chapitre 1 Maquette numérique, BIM et open BIM

Devrait-il à terme
y avoir une
maquette unique, ou
plusieurs maquettes
parallèles ?
Voici une liste (non exhaustive) des
différentes maquettes auxquelles on
peut avoir recours. Bien entendu, cha-
cune nécessite des niveaux de détails
différents en fonction des éléments,
voire s’intéresse à des éléments diffé-
rents. À chacun de juger si toutes ces
contraintes peuvent cohabiter sur une
38 | maquette unique ou s’ils doivent être
développés sur des maquettes diffé-
rentes, adaptées à chaque usage.
• Existant (dans le cas de rénovation/
restructuration), avec le terrain et les
abords dans tous les cas.
• MOE (phases contractuelles PC et
DCE) = conception.
• Entreprise(s) = réalisation (une ma-
quette pilotée par l’entreprise générale,
une autre pilotée par un AMO en lots
séparés ?).
• MOA = exploitation-maintenance.
• Communication du projet (documents
commerciaux et institutionnels).
• Urbanisme (insertion dans le SIG3D
de la commune).

Quel modèle de flux


de travail, à la fois
efficace et réaliste ?
Deux modèles concurrents s’opposent :
• une maquette unique centrale, sur un
serveur type bimserver.org, à laquelle chacun accède avec • Ils ont servi à illustrer le passage de la logique en 2D d’une
des privilèges particuliers, avec des priorités, une traçabilité « planche à dessin électronique » (Autocad et équivalents) à
des actions de chacun ; mais alors qui la gère, qui définit et celle du logiciel d’architecture donnant une « maquette numé-
supervise les règles du jeu ? La fonction de BIM manager est rique bâtiment virtuel » : dans le second cas, une seule base
alors incontournable ; de données contient l’ensemble des informations du projet.
• des maquettes chez chacun, interopérables et synchroni- • On les a aussi vus pour illustrer les plateformes de gestion
sables en fonction des besoins et des possibilités techniques ; de projet en ligne (Buzzsaw, BuildOnLine, Chantiers.net…),
mais alors le risque est celui d’une mauvaise synchronisa- par opposition aux échanges de fichiers par mail : plutôt que
tion, de conflits qui restent invisibles jusqu’à ce qu’on soit d’envoyer des fichiers disparates à tous les intervenants, au
mis devant le fait accompli… risque d’en oublier, ou de travailler sur une ancienne version,
Les schémas correspondant à ces deux modèles ont été vus la centralisation des données permet à tous les acteurs de
et revus des dizaines de fois, depuis plus de dix ans. s’assurer qu’ils disposent de la même information, dans sa

1-BIM partie1_2.indd 38 11/09/15 10:28


Le BIM en questions | 1

dernière version. Les possibilités de filtrer les accès et droits qui assurent la cohésion des échanges entre eux, dans un
en fonction des acteurs, et de tracer leur activité (dépôt de travail parallèle et simultané ? Ou encore de responsables
fichier, nouvelle version, lecture ou téléchargement) permet­ au sein des équipes, à qui incomberait successivement la
tent aussi de définir un historique des échanges et des ac- gestion du modèle de projet, comme un flambeau passant de
tions de chacun. Mais ici, il peut s’agir de tout type de fichier. main en main (de la maîtrise d’œuvre à la construction, puis
• On les voit désormais pour illustrer le BIM : une seule au maître d’ouvrage) ?
maquette regroupe toutes les informations du projet, et les
actions de chaque acteur. On peut alors supposer que cette Quels sont les avantages
maquette unique est mise à disposition de tous sur un ser- du BIM ?
veur central, avec des droits d’accès et une traçabilité parti- En France, on parle depuis un certain temps d’ingénierie
culièrement sophistiqués, au regard des enjeux et nécessités concourante. Selon la définition du ministère de l’Industrie
techniques et contractuelles. (sur le serveur du ministère chargé de l’Industrie consacré à
Mais cela est-il réaliste techniquement, souhaitable, et cor- l’innovation industrielle et technologique, Evariste www.eva-
respond-il aux processus souhaités par les acteurs, et maîtri- riste.org) : « L’ingénierie simultanée (ou concourante) est une | 39
sables par eux ? Ou bien faut-il penser que chacun travaillera approche systématique pour concevoir un produit prenant en
sur sa propre maquette, en fonction de ses besoins et avec considération tous les éléments de son cycle de vie, depuis
ses outils, et que ces maquettes seront synchronisables, en la conception jusqu’à la mise à disposition du produit et par
totalité ou en partie ? Une synthèse serait alors faite, une conséquent intégrant la définition du produit, les processus
unique fois en fin de projet, ou régulièrement pour faire le de fabrication, et tous les autres processus requis dans le
point et s’assurer de la cohérence de chaque intervention, cycle de vie tels que, notamment, le fonctionnement (dans
mais sans que cette maquette ne devienne un outil de tra- des environnements mécaniques, thermiques, acoustiques,
vail, seulement de constat et de rapport d’étape, une sorte électromagnétiques…) ou la maintenance. Cette approche
de bilan à un instant T, à dissocier de la comptabilité au jour doit permettre aux équipes multidisciplinaires (calcul, fabri-
le jour ? cation…) et/ou multimétiers (structures, thermique, électro-
magnétisme, acoustique…) de travailler en parallèle, le plus
Qui est, et qu’est le BIM tôt possible, vers un même but. »
manager ? Qui est le maître La définition proposée par Wikipédia aborde les aspects
du BIM ? pratiques induits par la notion : « L’ingénierie concourante
Est-ce un nouveau métier, indépendant et complémen- ou ingénierie simultanée (Concurrent Engineering ou CE en
taire des autres, tenu par un nouvel acteur qui s’ajoute aux anglais) est une méthode d’ingénierie qui consiste à enga-
autres ? Ou est-ce plutôt un rôle (de même que mandataire, ger simultanément tous les acteurs d’un projet, dès le début
OPC, AMO, économiste…) qui peut être : de celui-ci, dans la compréhension des objectifs recherchés
• un vrai métier, tenu par un nouveau professionnel spécia- et de l’ensemble des activités qui devront être réalisées.
lisé qui n’assure que cette fonction ; La compréhension globale qui en résulte facilite la détec-
• une simple fonction, tenue par l’un des acteurs actuels ? tion précoce des problèmes potentiels, permet de mettre
À l’image du BIM lui-même, dont la définition effective reste en évidences des interdépendances complexes ou floues et
polysémique, le BIM manager a encore un profil flou et mul- aboutit à un accroissement de la motivation des ressources
tiple, sur lequel s’interrogent ceux qui s’en revendiquent humaines. Ce principe se distingue de l’ingénierie séquen-
comme ceux qui cherchent à les former ou à les recruter. tielle au cours de laquelle chaque étape démarre lorsque la
Il semble établi qu’il n’est pas (ou pas seulement) un spécia- précédente est complètement achevée. Ce mode de fonction-
liste de la 3D qui sait utiliser un ou plusieurs logiciels BIM, nement manque de visibilité quant à la durée totale du pro-
mais un professionnel de la construction qui gère et contrôle cessus. » Le BIM est l’exemple parfait de l’ingénierie concou-
le processus de travail établi autour du BIM, assurant la coor- rante, à l’opposé de la construction traditionnelle.
dination et la synthèse des divers intervenants et de leurs Au Canada, on évoque le processus de conception intégré
outils et méthodes respectifs. (PCI), dans lequel les « charrettes » sont des séances de tra-
Doit-on parler d’un BIM manager unique pour un projet, iden- vail communes à tous les acteurs, structurées et organisées
tifié parmi les autres acteurs ou en plus ? Ou de plusieurs BIM autour d’un objectif, et non un état de travail effervescent
managers, chacun au sein d’une des équipes d’intervenants, et forcené, compensant retard et désorganisation, mais qui

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1 | Chapitre 1 Maquette numérique, BIM et open BIM

selon certains serait inéluctable, voire générateur d’un stress mission est de remettre un dossier conventionnel avec des
positif et créatif… documents 2D. Libre alors à lui de choisir des méthodes labo-
rieuses ou productives, et tant mieux pour lui si un travail en
À qui profite le BIM ? maquette numérique lui permet d’être particulièrement effi-
Le BIM profite-t-il à tous et/ou à chacun ? cace. Mais si l’un des livrables est une maquette BIM, alors
Il est très souvent présenté comme un processus vertueux il est évident que cela représente un travail supplémentaire
unissant tous les acteurs d’un projet de construction, paré de à la mission classique de l’architecte : même s’il travaille
toutes les vertus, améliorant tant la conception que la réali- intégralement en 3D et en maquette numérique, il n’aura pas
sation puis la maintenance des bâtiments. À ce titre, chacun le même soin et la même précision à apporter selon que ce
se devrait de s’inscrire dans cette démarche, pour le bien du travail est utilisé en interne pour produire les documents qu’il
projet et de tous. doit livrer, ou qu’il est communiqué pour exploitation à ses
On lira1 que la stratégie BIM du gouvernement anglais, qui partenaires et clients.
l’impose dès 2016 pour les bâtiments publics, s’appuie sur Comme avec toute évolution technologique, certains choisi-
40 | l’objectif de « 20 % efficiency stretch », c’est-à-dire une ront de travailler plus vite, d’autres de travailler mieux, à bud-
augmentation de l’efficacité – et la réduction des prix en get égal. Pourront donc se poser les questions de la masse
résultant – de 20 % pour toute œuvre publique construite. En globale des honoraires (davantage si l’on demande davan-
d’autres termes, le gouvernement britannique espère que, tage de prestations – et la livraison d’une base de données
grâce à la réforme BIM, toute commande publique coûtera numérique complète en est une de plus –, mais en considé-
20 % moins cher, sera réalisée 20 % plus vite et sera 20 % rant en revanche une productivité accrue ?), de la répartition
plus efficace en termes de gestion de la vie du bâtiment entre les phases de mission (davantage en début de projet,
après sa construction (économie d’énergie, etc.). pour la constitution de la maquette ?), de la répartition entre
Certes, mais qui fait l’effort, et qui en bénéficie ? Et celui qui les intervenants (davantage pour celui qui réalise la saisie
ne gagnerait rien pourrait-il être motivé à être solidaire de initiale, moins pour ceux qui en héritent et l’exploitent à
celui ou ceux qui gagnent à la démarche ? leur avantage ?). Cela sans oublier le plus que probable BIM
Diverses analyses montrent que le plus grand gagnant est manager : qu’il soit un acteur supplémentaire ou l’un des
le maître d’ouvrage, qui bénéficie plus rapidement d’un bâti- acteurs usuels qui prend en charge ce rôle, il s’agit d’une
ment mieux conçu, mieux construit, plus facile à exploiter. mission nouvelle et complémentaire, qui devra être valorisée
Mais chacun des acteurs trouve également un avantage au et rémunérée comme telle.
processus, quantitatif et/ou qualitatif selon les situations. Il faudra sans doute raisonner en coût global de l’opération,
Les questions à se poser portent notamment sur le montant des et non en montant des honoraires de maîtrise d’œuvre, qui
honoraires de la maîtrise d’œuvre et des autres intervenants, peuvent être dans un rapport de 1 à 100, avec un coût de
sur le montant des travaux (études, méthodes, durée de chan- construction de 10. S’il peut sembler nécessaire d’augmen-
tier, aléas), et sur les répartitions entre intervenants. On est ter un peu les honoraires dans une logique BIM, cela géné-
ainsi devant une équation financière à plusieurs paramètres rera ensuite des économies sur les travaux, et plus encore
(pas forcément inconnus) qu’il faut ajuster au cas par cas. sur l’exploitation-maintenance, sur les délais d’études et
On peut admettre que l’essentiel de l’investissement BIM de chantier, etc. L’investissement éventuel en amont se
initial est supporté par l’architecte qui conçoit et développe retrouve donc plus que largement dans le bilan global du
le projet. Il sera lui-même gagnant sur la durée globale de sa maître d’ouvrage.
mission, mais après un effort particulièrement important au
début du projet, pour la constitution de la maquette numé- Une dépense
rique de base, qui sera l’objet des évolutions et déclinaisons ou un investissement,
futures. À prestations égales, ses partenaires verront logi- combien coûte le BIM ?
quement leur intervention facilitée et accélérée par le traite- Sur l’aspect financier, on distinguera le passage au BIM, puis
ment d’un modèle déjà réalisé et qualifié. son exploitation au quotidien.
Il sera logique de laisser à chacun ses outils et méthodes Certains retardent le passage au BIM par crainte de
pour atteindre les objectifs des missions qu’il a acceptées, dépenses importantes à assurer, directes (dépenses néces-
sans incidence directe sur le coût de ses prestations. Travail- saires en matériels, logiciels et stages de formation) et indi-
ler en 2D ou en BIM ne regarde a priori que l’architecte si sa rectes (perte de productivité). De nombreuses petites struc-

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Le BIM en questions | 1

tures croient que ce n’est pas à leur portée, que c’est réservé aux entreprises, car elles ne sont lui pas utiles ou connues. La
aux grandes entreprises. Pourtant, sans se faire le porte-pa- maquette devra donc être complétée et vérifiée avant d’être
role des vendeurs de solutions BIM, on peut facilement mon- transférée à d’autres partenaires, ouvrant alors le processus
trer et affirmer qu’un minimum de préparation et d’organisa- BIM.
tion suffit à permettre un passage fluide vers le BIM. Comme La question pourra aussi se poser au sein de l’équipe de maî-
on le lira plus loin, la dépense pour un poste de travail est trise d’œuvre : si la maquette réalisée par l’un des acteurs
de l’ordre de 200 à 400 € par poste de travail par mois (sur (souvent l’architecte, mais parfois un autre) est transmise
36 mois), soit environ 2 % du chiffre d’affaires que ce poste aux autres et leur permet d’économiser un temps important
de travail doit générer au sein d’une structure de maîtrise de saisie, il semble logique de prendre en compte le temps de
d’œuvre. Certains éditeurs n’hésitent pas à évoquer des gains travail effectué par l’un et économisé par l’autre au moment
de productivité de 50 % obtenus grâce à l’utilisation d’outils de répartir les honoraires.
BIM, ce que confirment effectivement quelques utilisateurs. Un point sur lequel s’accordent la plupart des acteurs est que
On voit cependant que même en tablant sur une amélioration la réalisation d’une maquette numérique suppose un inves-
plus modeste, les gains obtenus seront largement supérieurs tissement de temps en amont du projet, qui sera rentabilisé | 41
à l’investissement réalisé. Le passage au BIM d’un poste de par la suite, lors des phases ultérieures et des modifications
travail coûte l’équivalent de 5 h de production vendue, mais successives du projet. C’est aussi au début du projet que se
permettra d’améliorer la productivité de plusieurs dizaines prennent les grandes décisions qui conditionnement la suite,
d’heures chaque mois, et ce assez rapidement. qu’il s’agisse de l’implantation sur le site, du parti architec-
Il est vrai que cela concerne l’analyse de l’ensemble d’un pro- tural et technique, des procédés constructifs, des matériaux,
jet, et que l’amélioration d’efficacité s’observe sur les phases etc. Et plus le projet avance, plus il est compliqué et coû-
ultimes de projet, bénéficiant d’une saisie initiale complète et teux d’opérer des modifications. Il semble donc logique de
cohérente. La constitution de la maquette numérique du pro- consacrer plus de temps au début, et de se donner ainsi les
jet peut représenter un investissement important de temps moyens de tester et valider les décisions, ce que la maquette
de travail qui favorisera les phases suivantes, mais dont on numérique permet de faire de la meilleure façon. Il serait
bénéficiera aussi lors des modifications, lors de l’étude de donc logique que les honoraires soient répartis en prenant
variantes, et pour toutes les analyses parallèles du projet en compte cette phase plus dense et stratégique en amont.
(structures, thermique, économique…).
Qui est le propriétaire
Quelle répercussion de la maquette numérique ?
sur les honoraires ? Où se situe la propriété de la maquette numérique, entre la
Si l’on considère les logiciels de maquette numérique comme propriété intellectuelle des concepteurs, avec le droit d’au-
de simples outils, on peut penser qu’un professionnel doit teur particulier de l’architecte, et la propriété physique du
avoir les outils les plus adaptés à son travail pour répondre bâtiment construit qui est celle du maître d’ouvrage ?
aux demandes de ses clients, et ne doit pas leur en faire sup- Faut-il prendre en considération l’objet virtuel (!) constitué
porter le coût, ou le surcoût. par le fichier à un moment donné, sous la forme de quelques
Mais cette réflexion ne vaut qu’à prestation égale, c’est-à- dizaines ou centaines de mégaoctets figés dans une version
dire pour la remise de dossiers graphiques comportant les présentée comme définitive ? Ou considérer la nature des
documents usuels 2D, plans, coupes, façades, et éventuel- informations représentées (en 2D, en 3D, en paramètres
lement quelques vues 3D. La transmission d’une maquette textuels associés) ? Ou définir que la maquette numérique, à
numérique correctement renseignée sur tous les aspects l’instar du bâtiment lui-même, a pour logique d’être propriété
du bâtiment est un autre sujet et concerne une prestation du maître d’ouvrage, à partir de la réception ?
nouvelle et complémentaire, qui nécessite un travail supplé-
mentaire, justifiant une rémunération particulière (à moins Quel niveau de détail (LOD),
de remettre la maquette en l’état, sans garantie et sans res- quel BIM pour chaque phase
ponsabilité…). La maquette numérique que réalise un archi- de projet ?
tecte pour produire les documents nécessaires à un dossier Une question récurrente chez les débutants comme chez
de permis de construire ou d’appel d’offres ne contient pas les professionnels, tous acteurs confondus, est celle du ni-
toutes les informations qui seront utiles aux ingénieurs ou veau de détail de la modélisation : que saisir, que ­préciser,

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1 | Chapitre 1 Maquette numérique, BIM et open BIM

quand, de quelle façon, dans quel but ? Cette question a Diverses réflexions sont en cours afin de proposer un niveau
des réponses pratiques et théoriques dans le champ de la de définition du projet adapté à chaque phase usuelle, donc
maquette urbaine (CityGML), dans lequel les LOD (Level of à chaque échelle. Actuellement, nous sommes dans une
Details) sont déterminés, depuis le simple prisme figurant situation hybride, dans laquelle la maquette numérique
un immeuble (LOD 100, pour des études volumétriques sert à éditer des documents donnés à une échelle donnée
contextualisables), jusqu’aux objets modélisés et situés (un plan-masse au 1/500, le plan de RDC au 1/100, le plan
comme construits (LOD 500, pour des opérations de main- d’étage courant au 1/200, la coupe AA au 1/100, le détail
tenance). Ces niveaux de détails sont repris dans des bases de balcon au 1/50, etc.), qui changera à la phase suivante
de contrat type proposés par l’AIA (American Institut of (pour le DCE, les documents seront au 1/50, etc.). Si demain,
Architects). La juste définition du niveau de détail est en les livrables ne sont plus en papier, mais en maquette numé-
revanche en devenir concernant le projet de bâtiment. Cer- rique, l’échelle sera décidée par le destinataire et non par
tains craignent qu’il faille rentrer toutes les informations l’expéditeur… si l’on continue encore à imprimer, et non à
dès l’esquisse, puisque le logiciel le propose, pendant que mesurer sur écran l’insertion du projet dans le site ou à y
42 | d’autres déplorent de ne pas y arriver, ou de ne plus pou- vérifier le nombre de places de parking. La question de la
voir exploiter leur maquette, car elle est alors trop lourde et quantité d’information dans le modèle pourra devenir problé-
complexe. matique pour les coupes : si l’endroit de la coupe n’est plus
Tous les utilisateurs d’outils de CAO-DAO ont été séduits ou décidé par le concepteur, qui y définit précisément les détails
agacés par la perte des repères habituels, qui faisait corres- nécessaires, mais par le destinataire qui peut effectuer une
pondre une échelle de dessin à une phase de projet, avec coupe où il veut, il faut alors que les détails ressortent par-
un niveau de détail technique correspondant au niveau gra- tout : les plots invisibles sous les dalles de la terrasse, les
phique que l’on savait dessiner à la main. Comment réduire gaines dans le faux plafond… devront être modélisés en 3D
la vision générale d’une feuille de papier A0 (1 m2) à celle et en totalité pour être visibles sur toute coupe éventuelle.
d’un écran de 24’’ (environ 0,2 m2) ? Mais à l’inverse, que Est-ce une bonne idée ?
penser d’un « détail » zoomé à l’échelle 1 ? Avec l’habitude, Les besoins ne sont pas identiques qu’il s’agisse de valider
on sait faire la part des choses entre l’écran et ses facultés les principes d’un projet sur une esquisse, la conformité
de zoom positif et négatif, et l’expression habituelle d’une réglementaire d’un permis de construire, les coûts et modes
sortie papier (voire PDF) à une échelle donnée. Et l’on sait constructifs sur un DCE, ou de gérer la maintenance des
quoi et comment dessiner en vue de l’édition à telle échelle. équipements lors de l’exploitation du projet. De même, dans
Il reste que si le passage d’une échelle à une autre n’est par- une phase de projet, les besoins des différents intervenants
fois qu’une affaire de zoom ou de taille d’impression, il peut ne sont pas les mêmes, selon qu’on analyse la structure,
également être automatisé par le logiciel, qui sait associer la consommation énergétique, les ambiances, l’aspect des
automatiquement un niveau de détail à l’échelle courante. lieux, la constructibilité, etc. Les informations peuvent être
La tentation est grande de fournir toutes les informations, jugées trop nombreuses par certains, nuisant à la clarté de
puisqu’il suffit de quelques clics pour préciser des détails gra- leur perception du projet, ou lacunaires par d’autres, qui ne
phiques ou des descriptions de composants. Mais on risque pourraient pas se prononcer suffisamment.
alors : Qui peut le plus ne peut pas forcément le moins, et il n’est
• de perdre du temps à préciser trop tôt des informations non pas certain qu’une maquette chargée de toutes les informa-
encore utiles, ni validées (surtout si le projet évolue forte- tions puisse se simplifier en fonction des besoins des uns et
ment, connaît des arrêts, ou même ne se fait pas) ; des autres. La quantité et la qualité des informations doivent
• d’alourdir la représentation graphique du dessin, d’entraî- être évaluées en fonction des objectifs de chaque phase et
ner des temps de calcul importants sur la maquette 3D, qu’il contexte : il ne s’agit pas seulement d’une quantité de temps
s’agisse de calculer une perspective ou même une coupe ou de saisie ou d’un poids de fichier et de capacité de traite-
une façade (qui ne sont que des vues 3D à plat, donc résul- ment, mais de temps de conception et de mise au point. Est-il
tant également d’un calcul) ; possible et intéressant de définir précisément la composition
• de rendre impossible ou délicat l’échange de fichiers avec d’un complexe de toiture, ou la marque et le modèle d’une
d’autres logiciels, pour lesquels le trop grand nombre d’infor- fenêtre, simplement parce qu’il est techniquement possible
mations peut générer des erreurs ou lenteurs d’interpréta- de le faire ?
tion, de calcul… 1 - Voir le site polantis.info.

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Définitions : MN, BIM, open BIM | 1

Définitions :  Les informations sémantiques « propriétés des éléments de


construction » sont clairement introduites, mais au-delà de
MN, BIM, open BIM l’aspect base de données sous-jacent, on évoque également
les processus qui permettent de créer et d’exploiter cette
Éric Lebègue, CSTB, et Benoît Vervandier, base de données. Avec le BIM, et pour faire le parallèle avec
administrateur Active 3D les systèmes d’information géographique (SIG), on est en pré-
sence d’un véritable système d’information du bâtiment (SIB).
Définitions
Par souci de cohérence, nous proposons de prendre pour réfé- Géométries 3D et sémantique
rence les définitions proposées par Wikipédia. Dans cet ouvrage, les appellations « maquette numérique »
et « BIM » recouvrent des réalités complémentaires. La
Maquette numérique maquette numérique (MN) est la base de données géomé-
triques 3D, éventuellement sémantisée, permettant de repré-
« Une maquette numérique est une représentation géomé- senter les projets de construction de toute échelle : la ville, | 43
trique d’un produit, généralement en 3D, réalisée sur ordina- le quartier, l’infrastructure, le bâtiment et ses composants et
teur de façon à l’analyser, le contrôler et en simuler certains systèmes constructifs.
comportements. » La maquette numérique est sémantisée, lorsqu’elle est pro-
Dans cette définition, on évoque d’abord l’aspect géomé- duite, à l’échelle des bâtiments, avec des logiciels BIM (Re-
trique, a priori en 3D, d’un produit quelconque. Mais le mot vit, ArchiCAD, Allplan…) ou à l’échelle de la ville avec des
« sémantique » est absent. Cela dit, les termes « analyser », logiciels SIG ou compatibles CityGML (Autodesk InfraWorks).
« contrôler » et surtout « simuler » laissent supposer qu’un Elle n’est pas sémantisée lorsqu’elle est produite avec des
minimum d’informations sur la nature des objets de cette logiciels DAO-CAO 3D classiques comme SketchUp, Auto-
maquette numérique et leurs propriétés sont présentes, sans CAD, 3DS Max ou Catia. Dans ce cas, on peut également
quoi seuls des contrôles visuels sont possibles. utiliser le terme « maquette 3D ». Le BIM correspond donc à
la maquette numérique sémantisée de bâtiment.
BIM Le concept BIM intègre bien cette notion multifacette de la
connaissance des éléments du bâtiment qui le composent et
« Building Information Modeling, Building Information Model que l’on pourrait définir pour chacun des objets, par :
(BIM), modèle d’information unique du bâtiment ou encore • une des représentations graphiques (celles-ci peuvent être
maquette numérique du bâtiment (MNB), désigne une tech- adaptées aux contextes, à l’utilisateur final qui les manipule) ;
nologie et des processus associés pour produire, commu- • une base de données alphanumériques et structurées ;
niquer et analyser des modèles de construction (Eastman, • un ensemble de règles d’interaction entre les objets : règles
2011). Ainsi, le BIM se définit à la fois comme un processus d’appartenance constructive (extension ultérieure à d’autres
de gestion et de production de données, un modèle unique règles…).
du bâtiment, un concept « raisonnons sur un modèle unique », Le BIM du bâtiment est l’agrégation de l’ensemble des objets
un logiciel parce qu’il fonctionne en intégrant une série de ainsi définis au niveau de leur connaissance.
logiciels, et une norme grâce aux IFC (fichiers d’échange ISO
10303-21). […] Closed BIM et open BIM
Le Building Information Modeling (BIM en abrégé) englobe À noter qu’un BIM peut être défini en format propriétaire
la géométrie de la construction, les relations spatiales, les (closed BIM), ou bien défini du fait de l’utilisation du format
informations géographiques, les quantités ainsi que les pro- standard IFC (open BIM), qui permet d’assurer l’interopérabi-
priétés des éléments de construction. Le BIM ainsi créé lors lité et la pérennité des maquettes numériques métiers.
du processus de conception du bâtiment pourra être utilisé
lors de son exploitation, mais aussi lors de sa démolition Processus
(aspects structurels, empreinte écologique des matériaux,
réutilisation, etc.). » En complément, dans la logique du BIM, on ne s’intéresse
Avec le BIM, on précise que l’on est en présence d’une ma- pas uniquement aux bases de données géométriques et
quette numérique pour le bâtiment et d’un standard, les IFC. sémantiques des maquettes numériques, mais également

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1 | Chapitre 1 Maquette numérique, BIM et open BIM

aux processus multi-acteurs, multidis-


ciplines et multiphases qui permettent
d’exploiter ces maquettes au profit de
projets de construction plus durables,
à toute échelle et tout au long de leur
cycle de vie : programmation, concep-
tion, construction, exploitation et main-
tenance et même démolition.

Maquette et objets
de construction
numériques
Adaptée au secteur de la construction,
44 | la maquette numérique voit donc le jour
grâce à une nouvelle génération de logiciels de CAO (concep- • la représentation graphique, intuitive et en trois dimen-
tion assistée par ordinateur) qui permettent de créer des sions, qui permettra aux acteurs de reconnaître facilement
représentations virtuelles de bâtiments ou d’infrastructures leurs objets de construction ou ceux réalisés par leurs par-
en assemblant des objets de construction numériques. Un tenaires ;
objet de construction numérique (ou objet BIM) est une re- • la représentation arborescente qui permettra de situer cet
présentation virtuelle d’un élément de construction, en trois objet de construction au sein du bâtiment, de l’étage ou de
dimensions, formellement identifié (par exemple, un mur, une son local ;
dalle, une porte, un étage…) avec ses propriétés (comme les • la carte de propriété de l’objet qui permettra de l’identifier
propriétés des matériaux, la résistance mécanique, la trans- formellement et visualiser ces propriétés.
missivité thermique…). Des bâtiments et des infrastructures
virtuels qui peuvent ensuite être assemblés au sein de villes Niveaux de détails, LOD
ou de territoires numériques qui pourront être exploités pour L’un des concepts fondamentaux de la maquette numérique
des simulations multi-échelles et des synthèses beaucoup est la notion de niveau de détail (LOD, Level of Detail). Il s’agit
plus efficaces entre les différents acteurs des projets de de préciser avec quel niveau de précision, de « granularité »,
construction. on va reproduire virtuellement le produit que l’on cherche
à représenter. Le niveau de détail va varier en fonction de
l’étape dans le cycle de vie du projet. Un exemple illustré
ci-dessous, à l’échelle de la ville par le format CityGML qui
précise les différents niveaux de détails utilisables lors d’une
étude urbaine.

Une maquette numérique


à différentes échelles
À l’échelle du bâtiment, la maquette numérique fournit une Les niveaux de détails de CityGML.
représentation virtuelle de l’ouvrage pour une exploration
suivant différents modes :

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Définitions : MN, BIM, open BIM | 1

Les niveaux de détails ou types de représentation varient


également en fonction des métiers qui exploitent la ma-
quette numérique. On parle des vues métiers. Par exemple,
un architecte s’intéressera à la partie visible d’un élément
de construction, sa forme extérieure, son état de surface, la
texture de ses matériaux, tandis qu’un ingénieur de structure
s’intéressera aux âmes ou fibres neutres de ces éléments qui
représentent les parties structurelles.

Format IFC : évolution ou | 45
révolution dans la répartition vrage dans le site, organiser les volumes, assurer la relation
des rôles des acteurs tout au entre les espaces, etc., le tout boosté par un geste architectu-
long du cycle de vie d’un ouvrage ? ral qui donnera toute sa personnalité au projet.
Pierre Mit, économiste de la construction, ancien président de Quant au support d’échange du projet architectural : en fonc-
l’Untec (Union nationale des économistes de la construction) tion des capacités ou du niveau de connaissance des presta-
tions de celui qui tenait le Rotring ou qui, de nos jours, est au
Ce n’est ni une évolution ni une révolution, car ce n’est pas la bout du clavier, le support pouvait ou peut être renseigné plus
bonne question ! La problématique n’est pas là. ou moins.
La base de notre réflexion doit porter avant tout sur l’évolu- Donc, sur le fond rien n’a changé : en fonction des habitudes,
tion de la production du projet architectural : on est passé du des compétences des acteurs, le projet architectural peut être
calque (je ne parle pas de ce qu’il y avait avant) au vectoriel, enrichi au fil du temps.
pour aller vers le format objet. Chacun reste dans son rôle, mais doit s’adapter au format
Quel que soit le mode de production du projet architectural, la d’échange et évoluer vers un cadre de travail de plus en plus
finalité est de mettre en musique le programme : insérer l’ou- collaboratif.

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1 | Chapitre 1 Maquette numérique, BIM et open BIM

Dessin, Dessin
Objectif
modélisation Respecter les conventions graphiques usuelles du dessin de
3D et maquette bâtiment telles que :
•  le plan est représenté comme coupé à une hauteur conven-
numérique : quelles tionnelle de 1 m du sol ;
• les parties coupées sont représentées par des traits pleins,
différences ? épais ; les parties non coupées (vues d’au-dessus) par des
traits pleins fins ;
Étude de cas • les éléments non coupés et non vus à 1 m sont représentés
par des traits pointillés (poutres) ;
Olivier Celnik • un escalier se représente avec une flèche sur la ligne
46 | de foulée, pointant vers le haut ; on dessine les premières
Ces pages illustrent plusieurs méthodes de saisie d’un marches en traits pleins (jusqu’à 1 m du sol, puis en traits
projet, et leurs conséquences en termes de représentation pointillés au-delà) ; et à l’étage au-dessus, on représente
graphique, de modification dans le logiciel de base, de trai- toutes les marches en traits fins, puisque vues d’en haut ;
tement interopérable par import dans un autre logiciel de • représentation correcte des matériaux (symbolique gra-
construction. L’objectif ici n’est pas de donner un cours com- phique de la maçonnerie, isolants…).
plet de représentation ou de modélisation, mais de mettre en
avant les différentes problématiques, à travers quelques cas Moyens
simples, courants, représentatifs.
Les points précis pourront varier en fonction des logiciels uti- • Les logiciels de dessin 2D, AutoCAD et autres, regorgent
lisés et des contextes, mais il est important d’être conscient de fonctions graphiques permettant de respecter à la lettre
des mécanismes à l’œuvre dans les outils, de la nécessité de toutes les conventions graphiques. Ce n’est pas pour rien
modéliser et qualifier les données correctement, et surtout qu’on les appelle des planches à dessiner électroniques.
de valider les échanges en procédant à des tests simples, Mais c’est à l’utilisateur de tout dessiner lui-même, il ne peut
à l’image du projet présenté ici, pour s’assurer que toutes s’appuyer sur aucun automatisme, ni aucune intelligence. De
les données du projet sont correctement transcrites lors du plus, il n’y a aucune relation entre dessins en plan, coupe(s),
transfert d’un outil à l’autre, sans lacune ou erreur d’inter- élévation(s), vues 3D : le dessinateur devra construire chacun
prétation. des dessins, au mieux en s’aidant de lignes de rappel, comme
Comment constituer le dossier graphique d’un projet ? Un on le faisait en géométrie descriptive.
dossier de projet d’architecture, déposé en mairie pour une • Le travail s’opère en général sur de nombreux fichiers, liés
demande de permis de construire ou proposé à des entre- entre eux par des références externes Xref et/ou par l’agen-
prises de construction pour un appel d’offres travaux, contient cement de tous les dessins sur la même feuille de travail,
des documents précisément identifiés, qui doivent répondre à repérés par les calques et les vues.
des conventions graphiques pour être correctement interpré- Comment retrouver une cohérence à partir d’une multitude de
tés. Comment constituer ces éléments, puis aller au-delà ? fichiers non structurés ? Comment s’assurer qu’aucune erreur
ne figure dans les différents plans (que le plan de toiture se
superpose bien au plan de RDC ou de structures) ? Que la
façade est correcte par rapport au plan ?
Autre cas de figure : un premier envoi a été effectué au for-
mat courant (pour ne pas dire standard) DWG : non seulement
les informations y sont en 2D, mais le dessin a de plus été
organisé en faisant appel à des fichiers externes, placés sous
forme de Xref, absents de l’envoi. Donc seuls les cadres de
mise en page sont visibles, mais rien du bâtiment !

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Dessin, modélisation 3D et maquette numérique : quelles différences ? Étude de cas | 1

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Chaque fichier pèse quelques dizaines de kilo-octets, c’est-à-dire


presque rien, mais en matière d’information structurée, il ne contient
rien non plus ! En prenant un échantillon des documents, on comprend
bien le problème : la source est en fait (dé)composée de plusieurs
dizaines de dessins 2D, certains fichiers comportent un seul dessin (le
plan de toiture), d’autres plusieurs (coupe et façade sud) ou l’ensemble
du projet (dupliqué autant de fois qu’il y a de variantes avec, en plus,
quelques extraits et compléments).

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1 | Chapitre 1 Maquette numérique, BIM et open BIM

• Ce fichier IFC pèse 135 Mo ! Il est donc impossible à


envoyer comme pièce jointe à un e-mail et nécessite de re-
courir à des services de mise à disposition de fichiers lourds
par un serveur intermédiaire (ici dl.free.fr, cela aurait pu être
YouSendIt, WeTransfer ou un lien vers Dropbox et autres
outils de travail collaboratif).
Le fichier IFC s’ouvre sans problème dans le viewer Solibri,
puis dans ArchiCAD.
• Un premier coup d’œil permet de s’assurer de la vraisem-
blance globale du fichier (à défaut d’une certitude fine sur
les détails).
• La lourdeur de manipulation est oubliée dès que l’on
masque le calque contenant les arbres et végétaux – eux
48 | aussi en 3D et contenant sans doute bien plus de facettes à
eux seuls que tout le bâtiment et ses équipements !
Échange de correspondance avec un maître d’ouvrage, qui propose • La géométrie est là, en 3D, mais aussi les noms des pièces,
de fournir un fichier IFC du bâtiment, afin de permettre à l’architecte leur numéro, la structure du bâtiment avec l’organisation cor-
de mieux répondre à l’appel d’offres, en toute connaissance de cause. recte des étages.
Malheureusement, le fichier DWG est inutilisable. • On a donc ici tout ce qu’il faut pour analyser le bâtiment,
identifier les zones dans lesquelles les travaux sont prévus,
Le bâtiment a été saisi sous Revit. vérifier quelques dimensions et surfaces, évaluer les possi-
• C’est en voyant des vues 3D sur les planches et l’aspect bilités d’éclairage naturel et ventilation pour les locaux en
identifiable des coupes et des façades, que nous avons posé sous-sol (à quel niveau arrive le sol extérieur ?), anticiper l’or-
la question au conducteur d’opération, qui nous a confirmé ganisation du chantier (quels locaux ou dégagement proches
qu’il avait établi des maquettes 3D de l’ensemble des 40 bâti- sont disponibles ? Par où entrer dans le bâtiment ? Où sont les
ments qu’il avait à gérer. monte-charge ? Comment cantonner la zone du chantier tout
• Ne pouvant, avec notre outil, exploiter le fichier natif .rvt, en préservant l’activité des autres bureaux et labos ?).
nous lui avons demandé un export au format IFC, en utilisant • Il se peut que le fichier ne soit pas complet, qu’il contienne
les paramètres par défaut, à défaut de savoir quelle précision certaines anomalies, que la description de certains éléments
apporter.

Le fichier IFC visualisé


dans le viewer Solibri.

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Dessin, modélisation 3D et maquette numérique : quelles différences ? Étude de cas | 1

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Le même fichier
importé et exploité
dans ArchiCAD.

soit erronée : dans ce cas, peu importe, ce que nous obtenons exemple), mais être porteurs d’imprécision, de lacunes ou
est nécessaire et suffisant pour notre analyse à ce stade de même poser des problèmes d’interprétation géométrique ou
proposition de mission. analytique lors du transfert vers d’autres logiciels.
• Il conviendra de vérifier plus en détail les éléments modéli- • Contrairement à l’approche dessin, on dispose ici d’un seul
sés pour établir réellement le projet, dans un second temps. et unique fichier, porteur de toutes les informations (et qui
peut donc peser un poids important, jusqu’à plusieurs cen-
Modélisation 3D taines de mégaoctets, voire plus).
Objectif
Maquette numérique
• Obtenir les pièces graphiques usuelles, avec les codes de construction interopérable
de représentation appropriés (comme ci-dessus), produits Objectif
à partir d’une modélisation 3D, permettant que les vues,
plans, coupes, élévations et 3D (et éventuellement surfaces, • Il s’agit maintenant de dépasser le stade précédent, de sor-
listes, descriptifs…) soient cohérentes et automatiquement tir de l’entreprise et de fournir une maquette correctement
déduites les unes des autres, en création initiale comme en exploitable par les autres acteurs, en fonction de leurs outils
modification. et objectifs propres.

Moyens Moyens
• Bien utiliser et paramétrer les entités constructives pro- • Selon les cas et les besoins rencontrés, il pourra suf-
posées par un logiciel de maquette numérique BIM : murs, fire d’enregistrer la maquette numérique dans un format
poteaux, dalles, poutres, portes, fenêtres, escaliers, etc. d’échange tel IFC et la communiquer ainsi à ses partenaires
• Différentes techniques de modélisation peuvent être adop- qui, après import dans leurs outils, disposeront du même
tées selon les habitudes de l’opérateur, selon les objectifs bâtiment, organisé et construit de la même façon, avec les
précis du travail en cours et selon les exploitations ulté- mêmes composants identifiables et exploitables (entités
rieures envisagées. constructives, matériaux, sémantique, descriptions…).
• Certains choix peuvent être satisfaisants, voire particu- • La plupart du temps, il faudra cependant un travail sup-
lièrement adaptés au travail de l’opérateur (architecte par plémentaire pour atteindre cet objectif de parfaite inter­

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1 | Chapitre 1 Maquette numérique, BIM et open BIM

opérabilité : la maquette devra être correcte dans sa géomé- (pour le descriptif et l’estimation du coût), par l’entreprise
trie, dans sa structure, dans les informations et descriptions (pour son devis puis ses plans d’exécution, ou même pour le
que comportent ses éléments. Il faudra donc modéliser pilotage d’une machine-outil), par le maître d’ouvrage (pour
avec d’autres méthodes et, avec davantage d’attention, il la gestion des équipements).
faudra vérifier les paramètres, puis associer, compléter les Les logiciels de maquette numérique disposent d’outils 2D
imprécisions, modifier certaines indications pour les rendre permettant de dessiner de cette même façon si on le sou-
conformes au projet. haite : les fonctions géométriques et modes de représentation
2D sont moins riches que dans des purs outils de dessin, mais
Ceci n’est pas un escalier ! suffisants. Mais cette approche est alors beaucoup moins pro-
ductive que l’utilisation des fonctions intégrées et des objets
bâtiment que propose le logiciel. Certains utilisateurs croient
à tort que s’ils ne font pas de 3D sur un projet, ils doivent alors
dessiner les plans avec les outils 2D. Grave erreur !
50 | • Même en simple vue en plan, les outils murs sont utiles
car ils savent se connecter entre eux, en respectant la hié-
rarchie des différentes couches de matériaux (l’isolant passe
devant la cloison ou pas, selon les choix de mise en œuvre).
De plus, en cas de modification, le dessin est largement
automatisé  : 
si l’on change l’épaisseur de l’isolant, les
couches associées se déplacent d’autant, la jonction avec
les autres murs et cloisons se corrige, les portes et fenêtres
implantées dans le mur se repositionnent, les cotations et
surfaces se modifient…
• L’utilisation de l’outil escalier est emblématique de l’apport
d’un logiciel bâtiment (lorsque le module escalier est cor-
rectement réalisé…). Il dispose de nombreux paramètres,
Ce qui semble être en escalier sur chacune des trois vues d’apparence 2D et de structure 3D. Même dans le cas d’un
ci-dessus (plan, élévation, coupe…) n’est qu’une succes- escalier à simple volée, on voit que le choix de la hauteur à
sion de traits, dessinés manuellement (avec, pour simple franchir modifie le nombre de marches et/ou la hauteur de
automatisme, la possibilité de dessiner les cinq marches en chaque marche ; que l’on peut choisir la présence ou non de
dupliquant le premier trait à une distance de 25 cm, puis de rampe et son style ; que l’on peut choisir et paramétrer les
dupliquer l’ensemble). Les lignes représentant les marches représentations en plan et coupe, les modes d’affichage à
en plan, en élévation et en coupe sont totalement indépen- l’étage de départ comme d’arrivée, etc. L’escalier ainsi para-
dantes les unes des autres : une modification de l’une n’en- métré sera correctement représenté en plan, en coupe, en
traîne aucune modification des autres. Si le projet évolue (la élévation, ces vues ainsi que la 3D étant générées automa-
longueur des marches augmente de 20 cm ou la hauteur passe tiquement à partir du plan. Enfin, en cas de modification de
de 17 à 17,5 cm), il faut tout redessiner manuellement, sur paramètres, le moindre changement est répercuté et correc-
chacune des vues. Ce sera vrai pour les marches, la rampe et tement représenté sur toutes les vues en un clic.
ses balustres dessinés un par un, comme pour l’arrière-plan Ceci est vraiment un escalier ! Les vues en plan, élévation,
qu’il faudra modifier et masquer si nécessaire. Et si l’on se coupe, 3D, sont autant de représentations particulières du
rend compte que les dimensions ne sont pas correctes pour même élément, présent une seule et unique fois dans la base
le projet, il faudra alors annuler et tout recommencer avec de données du logiciel, avec toutes ses caractéristiques géo-
d’autres valeurs. Bien entendu, dans cette approche, il n’y a métriques, graphiques, sémantiques. On peut sélectionner
nul gêne d’une vue 3D qui devra être réalisée en exportant indifféremment l’escalier sur chacune de ces fenêtres et le
ses éléments vers un modeleur dans lequel on reconstituera modifier. Les autres fenêtres se mettront instantanément à
les volumétries d’ensemble. Et nulle possibilité de fournir des jour, comme autant d’écrans de contrôle présentant le retour
informations exploitables automatiquement par un ingénieur d’autant de caméras fixant le même modèle et reflétant donc
(pour le calcul de structure nécessaire), par un économiste ses moindres évolutions.

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Dessin, modélisation 3D et maquette numérique : quelles différences ? Étude de cas | 1

Ceci est vraiment un escalier ! Les vues


en plan, élévation, coupe, 3D, sont autant Petits conseils entre amis
de représentations particulières du même • Pas de confiance aveugle lors d’un échange de fichiers
élément, présent une seule et unique fois dans (c’est vrai dans tous les cas, encore plus en IFC, puisque les
la base de données du logiciel, avec toutes ses
enjeux sont plus importants).
caractéristiques géométriques, graphiques,
sémantiques. On peut sélectionner indifférem- • Utiliser des formats de fichiers complémentaires et éprou-
ment l’escalier sur chacune de ces fenêtres vés pour s’assurer de l’absence d’erreur d’interprétation
et le modifier. Les autres fenêtres se mettront (DXF, DWG, PDF) : ces formats basiques ne risquent pas de
instantanément à jour, comme autant d’écrans nous décevoir puisqu’ils ne promettent rien !
de contrôle présentant le retour d’autant de
• Une méthode plus prudente consisterait à n’exporter que
caméras fixant le même modèle et reflétant
donc ses moindres évolutions. les composants de la maquette, qui concerneront le collabo-
rateur ou le BE, qui les recevront puis, ensuite, ne fusionner
dans la maquette principale que les modifications accep-
tables et validées par le responsable du projet – le coordi- | 51
nateur.
• Donc, IFC signifie « Il Faut Contrôler », pour ne pas risquer
désillusions et problèmes.
• Se rapprocher des éditeurs de logiciels (ou revendeurs et
prestataires spécialisés) pour signaler des problèmes, peut-
être déjà résolus par une nouvelle version (parfois une mise
à jour mineure et gratuite du seul module d’import-export).
• Mais IFC veut également dire « Il Faut y Croire »,
puisqu’une fois les échanges validés ou améliorés, on dis-
pose d’une solution permettant une réelle communication
intelligente entre deux outils métiers différents, ce que ne
propose aucun autre format de données (les IFC ne sont
pas – encore – parfaites, mais sont condamnées à réussir).
À condition que tous les éditeurs des logiciels compatibles
BIM coopèrent car ils devront assurer l’intégralité et la com-
patibilité des données dans leurs formats natifs et les IFC,
dans un cycle d’échanges bidirectionnels multiples.
• Se dire que l’on participe à l’avancée de la technique et
de la communication entre les acteurs et leurs outils (piètre
consolation !)…

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