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2-Classification de l’infraction fondée sur leur nature :

Outre la classification tripartite, il existe diverses classifications des infractions. On distingue


ainsi les infractions de droit commun, des infractions spéciales soumises à un régime dérogatoire. Il
s’agit des infractions militaires, définies par le code de justice militaire, des infractions politiques, en plus
d’une nouvelle catégorie d’infraction dite infraction terroriste. Avant de traiter chacune de ses
infractions spéciales, il y’aura lieu d’abord de définir les infractions de droit commun qui se définissent
comme étant celles qui portent atteinte à l’ordre général non politique et non militaire d’un Etat. Elles
sont essentiellement prévues et sanctionnées par le Code Pénal et relèvent des juridictions de droit
commun

Infraction politique :

L’Infraction politique, est une infraction qui, par sa nature ou son mobile, porte atteinte à certains
intérêts fondamentaux de la nation, elle constitue un trouble certain (trahison, espionnage, sabotage,
atteintes aux institutions de l’Etat ou à l'intégrité du territoire national). Seulement à la différence de
l’infraction de droit commun, elle ne choque pas profondément la conscience collective de la société.

Tout d'abord, c'est la doctrine juridique qui a permis de mettre en place deux critères de
distinction des infractions politiques et de droit commun. En effet, elle pose un critère objectif et un
critère subjectif. Selon le critère objectif, une infraction est politique dès qu'elle porte atteinte à un
intérêt de nature politique ou constitutionnel. Ensuite, selon le critère subjectif, une infraction est
politique dès lors que l'intention qui animait l'auteur est politique. En d'autres termes lorsque les
mobiles de l'infraction sont politiques, on qualifie l'infraction de politique.

Le droit positif retient le critère objectif. Le législateur prévoit des peines spécifiques pour les
infractions politiques. Il les décrit dans les articles 163 à 218 du code pénal réglementant les atteintes à
la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat au sein desquelles on relève les attentats et les complots
perpétrés contre la personne du Roi, le Prince Héritier et les membres de la famille royale, les attentats
dont le but est soit de détruire, soit de changer le régime ou l’ordre de successibilité au trône, soit de
faire prendre les armes contre l’autorité royale.