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FORMATION

TECHNICIENS DE PRODUCTION

T.P.S

2006

Module D leçon N° 01

La Séparation

Réalisé par le Cabinet Ali Bouchahoua

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LA SEPARATION “PROCESS”

1- ROLE DE LA SEPARATION

1.1 Raison Technique


1.2 Raison Economique
1.3 Raison de Contrôle

2- RENDEMENT DE LA SEPARATION

3- MECANISME DE LA SEPARATION

3.1 Séparation Eclair


3.2 La Vaporisation Différentielle
3.3 But du Traitement

4- DESYDRATION

4.1 Le Réchauffage
4.2 Adjonction des Produits Chimiques
4.3 Cas des Gaz

S- LES COMPTAGES

5.1 Comptages des Liquides


5.2 Comptages du Gaz

6- EVACUATION ET STOCKAGE DES PRODUITS

6.1 Les Gaz


6.2 Les Hydrocarbures Liquides
6.3 Les Eaux

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LA SEPARATION
Quant on met en production un gisement d’hydrocarbures liquides ou gazeux, on ne recueille pas
un seul produit homogène, mais plusieurs qui se séparent plus ou moins facilement.

I- ROLE DE LA SEPARATION

Dans les puits d’huile, le fluide produit peut être homogène dans les conditions de fond du
gisement, mais les détentes en surface, libèrent de l’huile une quantité variable de gaz.

Suivant l’importance de la quantité de gaz ainsi produite, on peut envisager de l’utiliser ou de le


brûler dans une torche. De toute façon, l’huile doit être débarrassée de son gaz. Il peut y avoir
également de l’eau dans l’huile. L’huile doit également être débarrassée de cette eau.

Le problème consiste donc à séparer un effluent complexe en une phase gazeuse et une ou plusieurs
phases liquides.

Signalons d’abord que la séparation est toujours une opération incomplète : une huile sortant d’un
séparateur contient toujours un peu de gaz libre, de même que le gaz entraîne quelques gouttelettes
d’huile.

Pour séparer les différents constituants du fluide produit par un puits, c’est-à-dire, l’huile, l’eau et
le gaz, on utilise une propriété physique de chacun de ces constituants. Dans le cas qui nous
intéresse, cette propriété est la densité.

La différence de densité entre les composants de l’effluent peut être utilisée de plusieurs façons :

1-1- Séparation par gravité.

C’est le mécanisme de loin le plus utilisé, car c’est le plus simple. Dans un séparateur par
gravité, il faut que les particules d’huile et d’eau aient le temps de se séparer et de se
déposer au fond du séparateur.

1-2- Séparation par force centrifuge

Quand un courant de fluide change brusquement de direction, les gouttelettes liquides


entraînées par le gaz, étant plus lourdes, offrent une résistance plus grande au changement
de direction et se trouvent donc projetées sur la paroi.

1.3- Séparation par choc

Cette méthode est la plus employée pour l’élimination des toutes les petites gouttes. Elle
consiste à faire frapper les particules contre des obstacles jouant le rôle de surface de
collecte. Quand le gaz approche d’un obstacle, il tend à en faire le tour, et comme dans le
cas de la force centrifuge, les gouttes les plus lourdes continuent en ligne droite et viennent
frapper l’obstacle.

Les séparateurs sont généralement conçus de manière à utiliser simultanément ces différents
principes de séparation.

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CONSTITUANTS POSANT DES PROBLEMES

PROBLEMES DE REJET DANS L’ENVIRONNEMENT

• EAUX + HYDROCARBURES

REJET DANS L’EAU DE MER OU DE RIVIEBE


RISQUE DE POLLUTION DE IA FAUNE ET DE LA FLORE
TENEUR EN HC LIMITEE PAR LES LEGISLATIONS LOCALES

• GAZ (HYDROCARBURES + H2S) MIS A L’ATMOSPHERE

DE FACON PERMANENTE OU ACCIDENTELLE


RISQUE DE TOXICITE ET D’INFLAMMATION
NECESSITE DE PROTEGER LE PERSONNEL, LES POPULATIONS ET
LES INSTALLATIONS ENVIRONNANTES
UTILISATION OBLIGATOIRE DE TORCHE ET D’EVENT CODIFIEE
PAR : - LES REGLES DE L’ART
- LES LEGISLATIONS LOCALES

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II- RAISONS DE LA SEPARATION

2.1 Raisons Techniques

Il est important de disposer d’un fluide (huile ou gaz), qui dans les conditions de
température et de pression des installations de stockage et de transport se maintien en état
monophasique. En effet si la tension de vapeur de I’huile après traitement reste trop élevée,
des bouchons de gaz apparaissent aussitôt.

Ces bouchons perturbent l’équilibre des réservoirs de stockage, dérèglent les mesures,
perturbent le fonctionnement des pompes, créent dans les réseaux des pertes de charge
importantes et imprévisibles.

Ces inconvénients sont du même ordre dans les lignes de transport du gaz. L’apparition de
condensats qui survient à la faveur d’une chute de pression ou de température fausse les
comptages, augmente les pertes de charge et peut dans certaines conditions critiques,
provoquer le bouchage des conduites par formation d’hydrates.

2.2 Raisons Economiques

Une séparation bien menée peut augmenter dans des proportions intéressantes, le volume de
liquide par piégeage des composants légers. Elle élève par la même occasion la valeur
commerciale du brut. La valeur d’un brut augmente généralement avec sa densité API.
C’est-à-dire, en sens inverse de son poids spécifique.

Degré API = 141.5 - 131,5


S.G.

S.G. - Specific Gravity 60°F/ 60°F

En plus, l’élimination immédiate de l’eau économise des frais de transfert et de traitement


au niveau des raffineries.

2.3 Raisons De Contrôle

Ce fait de pouvoir disposer des produits séparés facilite grandement le contrôle de la


production à l’échelle du champ. Des contrôles quotidiens sont ainsi possibles sur place :
Gas Oil Ratio, Index de Productivité, Densité, Salinité, etc.

Q = Quantité d’Huile Produite.


PG = Pression de Gisement
PF = Pression de Fond Q
IP (Indexe de Productivité) = -------------
PG - PF

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III-RENDEMENT DE LA SEPARATION

Pour un brut contenant des gaz dissous, le but est d’éliminer tous les composants normalement
gazeux dans les conditions normales (de température et à la pression atmosphérique), et de garder
tous ses constituants normalement liquides.

Sur la figure le trait pointillé montre la représentation de la séparation idéale. On élimine tous les
gaz et on garde tous les liquides.

Malheureusement en pratique, on obtient une courbe figurée en trait plein. La partie hachurée
représente les gaz que l’on n’a pas pu éliminer et la partie pointillée représente les phases liquides
que l’on a perdues.

Le but de la séparation est donc de réduire ces surfaces au minimum et de se rapprocher le plus
possible de la courbe théorique.

On cherche à obtenir ce résultat en plaçant en série plusieurs séparateurs (une batterie de


séparateurs, en général 3) travaillant à des pressions décroissantes. Le dernier étant en général un
séparateur à pression atmosphérique. Le rendement sera d’autant meilleur que la séparation sera
plus lente.

Pour des raisons économiques on ne dépasse pas en général 3 séparateurs en série.

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IV - MECANISME DE LA SEPARATION DES FLUIDES

Le pétrole brut, à sa sortie du gisement obéit aux lois d’écoulement des fluides diphasiques. La
vaporisation des fractions légères du mélange apparaît des que la pression prend une valeur
inférieure à celle du point de bulle. Le phénomène s’amorce généralement dans le puits même, et,
se poursuit tout au long du traitement, jusqu’au stockage atmosphérique, à la faveur des pertes de
charge dans les conduites et des détentes successives dans les séparateurs.

La récupération des éléments légers est d’autant meilleure que la détente est progressive. Les
conditions idéales seraient de réaliser une détente continue, entre la pression de bulle et la pression
de stockage. On se rapproche de ces conditions en plaçant plusieurs séparateurs en série, et en les
réglant sur une échelle de pression décroissante.

En pratique, pour des raisons économiques, on se limite à 3 séparateurs. En effet, au delà le gain est
négligeable et sans rapport avec l’investissement. Il existe, pour chaque étage une pression pour
laquelle la récupération est maximale. Cette pression se détermine par le calcul en fonction de la
composition du brut.
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4.1 Séparation Eclair

Quand l’effluent chemine entre la formation et le centre de traitement, les pertes de charge
dans les conduites font que sa pression diminue progressivement. Du gaz se libère en
quantités d’autant plus importantes que la baisse de pression est plus grande. Aucun produit
n’étant normalement soutiré sur le parcours, la masse reste constante, seule varie le rapport
en volume de la phase gazeuse à la phase liquide. On dit qu’il y a flash. Dans ce
phénomène, le gaz entraîne une quantité non négligeable de fractions lourdes.

4.2 La Vaporisation Différentielle

Si l’on avait la possibilité de faire circuler l’effluent à travers un nombre infini de


séparateurs branchés en série et fonctionnant à des pressions uniformément décroissantes
comprises entre la pression de bulle et la pression de stockage, si chaque séparateur
déchargeait le gaz libéré à sa pression propre, on réaliserait la vaporisation différentielle
idéale, où serait parfaitement respecté à chaque étage l’état d’équilibre diphasique.

On constate que la séparation par flash fournit plus de gaz et moins de liquide.

La séparation qui tend à se rapprocher des conditions de vaporisation différentielle fournit


moins de gaz et plus de liquide. De plus, l’huile est valorisée par la présence de produits
légers.

Comme, en général, le produit recherché est l’huile et que, jusqu’à une certaine limite, sa
valeur marchande est d’autant plus grande que sa densité est faible, on tend vers la
vaporisation différentielle en pratiquant la séparation par étage chaque fois que la pression
du gisement le permet. En fait, pour des raisons économiques et techniques, on limite le
nombre d’étages trois ou quatre, rarement plus.

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Schéma d’une séparation en trois étages

Au centre de traitement, un séparateur premier étage reçoit l’effluent du manifold d’entrée à


une pression P1 pour laquelle une certaine quantité de gaz est libérée et déchargée. L’huile
est envoyée dans un séparateur second étage maintenu à une pression P2 inférieure à P1.
Une nouvelle quantité de gaz est libérée et déchargée. La même opération se répète autant
de fois qu’il y a d’étages. Le stockage final à la pression atmosphérique constitue le dernier
étage de la chaîne. C’est ainsi qu’une installation à trois étages comporte deux séparateurs
et un bac de stockage en série.

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Pour atteindre un rendement optimal, une analyse du brut en laboratoire est nécessaire. Les
pressions à maintenir sur chaque étage de séparation sont déterminées d’après une étude.
Des vérifications ultérieures par contrôle du point de rosée dans le gaz déchargé à chaque
étage sont effectuées sur le chantier.

A défaut de ces données, connaissant la pression d’arrivée au centre et le nombre d’étages


dont on dispose, les formules ci-dessous peuvent fournir une approximation valable :

Le rapport des pressions R sera :


n
R = P1 = P2 = P3 = ………= Pn P1
P
P2 P3 P4 Ps On aura donc : R = S

P2= Ps. Rn-1 P3 = Ps. Rn-2

Où : n Nombre d’espacements entre étages (nombre d’étages - 1)


P1 Pression du premier étage
P2 Pression du second étage
Ps Pression du stockage

Exemples :

Si n = 2 P1 = 500 psi Ps = 115 psi donc R = 500 = 2.085 et P2 = 240 psi,


115

Si n = 3, P1 = 500 psi et R = 3,21 donc P2 = 156 psi, P3 = 49 psi et Ps = 15 psi

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4.3 Composition de L’effluent d’un Puits. But du Traitement

La production d’un puits est un mélange complexe d’hydrocarbures, le plus souvent de


formule chimique générale : Cn H2n+2. Ce mélange ainsi constitué dans le gisement se trouve
dans les conditions de pression et de température généralement élevées.
A la pression atmosphérique et à température ambiante, c’est-à-dire, dans les conditions
habituelles de stockage sur champ, de transport et de vente sur les lieux de raffinage, un tel
mélange se présente rarement sous forme liquide.

Seuls les constituants lourds (heptanes et plus) sont liquides dans ces conditions. Les autres
constituants tels que le pentane et l’hexane sont partiellement dissous dans la phase liquide.
Enfin, les constituants légers, méthane, éthane sont presque intégralement vaporisés.

Pour expédier et vendre cette production, on est conduit à séparer :

- Une phase liquide non susceptible de se vaporiser partiellement au cours des opérations
de transport.

- Une phase gazeuse non susceptible de donner lieu à des condensations ultérieures par
variation de pression et température.

- Pour des raisons économiques, on a le plus souvent intérêt à rechercher le procédé qui
permettra le maximum de récupération liquide.

V – DESHYDRATION

Pour qu’un brut soit commercialisable, il faut que sa teneur en eau ne dépasse pas 0,1 %. L’eau et
le brut parfois facilement séparables, forment souvent un mélange particulier appelé
“EMULSION”. L’eau est dispersée au sein du pétrole sous forme de très fines gouttelettes (ou
inversement) qui n’arrivent que très difficilement à décanter. Cette émulsion peut être très
visqueuse et présenter une très grande résistance à l’écoulement. Il existe divers moyens de briser
cette émulsion et favoriser ainsi la séparation huile eau.

5.1 Le Réchauffage

La chaleur favorise la décantation en abaissant la viscosité et en provoquant la réunion des


gouttelettes entre elles. On fait alors passer le liquide dans un réchauffeur qui est une
enceinte fermée chauffée (au gaz en général) à travers laquelle le fluide circule dans un
serpentin. On arrive ainsi à gagner plusieurs dizaines de degrés.

5.2 Adjonction De Produits Chimiques

Certains produits chimiques ajoutés en très faible quantité ont la faculté de provoquer la
destruction des émulsions par réunion des gouttelettes entre elles. Ces produits sont injectés
à des divers endroits des installations, soit dans le réseau de collecte (au niveau des
manifolds) soit dans les séparateurs.

La chaleur favorisant l’action des produits chimiques, on pourra très utilement combiner les
deux procédés : réchauffage et injection de produits.

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5.3 Cas Des Gaz

L’eau et le gaz arrivent à former dans certaines conditions de pression et de température des
produits solides ayant l’aspect du givre ou de la glace, appelés “Hydrates”. Ces produits
peuvent boucher les canalisations ou de moins perturber le fonctionnement des vannes par
exemple.

On empêche la formation d’hydrates par élévation de la température (réchauffeurs) ou par


l’injection ou la pulvérisation dans le courant gazeux du glycol ou du méthanol qui
présentent la particularité d’absorber l’eau.

VI. LES COMPTAGES

Deux sortes de produits sont à comptabiliser : le gaz d’une part, les liquides d’autre part. Chaque
produit présente évidement des problèmes différents.

6.1 Comptage Des Liquides

Plusieurs types de comptage sont employés :

- Jaugeage d’un bac de forme et dimensions connues étalonné auparavant.

- Compteurs à hélice ou turbines : la vitesse d’écoulement fait tourner cette hélice et le


nombre de tours est proportionnel, moyennant certaines corrections, au volume passé. Ils
peuvent servir à mesurer des liquides sous pression.

- Compteur volumétrique à roues, genre compteurs à essence (dumps).

Ces deux derniers types ont tendance à se généraliser, car ils sont évidement beaucoup
moins encombrant qu’un bac de jaugeage, surtout pour des productions importantes. II faut
noter que les volumes ainsi mesurés le sont à une certaine température qui est celle du
produit au moment du comptage.

Pour que les résultats soient comparables, il est nécessaire de corriger les résultats pour les
ramener fictivement à une même température de référence. (en général 15°C et 750 mm de
Hg). Les tables (ASTM : American Society for Testing Materials) fournissent les données
nécessaires pour ramener toutes les mesures aux conditions standards.

6.2 Comptage Du Gaz

N’ayant pas de volume propre, les gaz ne peuvent être comptés de la même manière que les
liquides. Deux systèmes sont utilisés :

- Les compteurs à roue sont les compteurs classiques du gaz domestiques.


Malheureusement, ils ne supportent pas les grands débits ni les fortes pressions.

- Le système déprimogène : Il consiste à créer artificiellement une perte de charge sur une
conduite de gaz (par restriction du Diamètre), et à la mesurer. Le débit de gaz est en effet
proportionnel à la racine carrée de la perte de charge.
En général, la perte de charge est créée en intercalant une plaque percée d’un trou central,
coupant une partie du débit gaz ou diaphragme. Elle est enregistrée par un manomètre.

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7- EVACUATION ET STOCKAGE DES PRODUITS

La séparation et les divers traitements de l’effluent du puits donnent généralement :

- Du gaz,
- Des hydrocarbures liquides et
- De l’eau (en général salée).

7.1 Les Gaz

Ce sont des produits difficilement stockables s’ils sont en dessous d’une certaine quantité
pour justifier l’investissement d’une usine de traitement. Ils sont alors brûlés à la torche.

Lorsque la quantité et la qualité justifient sa commercialisation, le gaz est traité et raffiné


avant liquéfaction pour stockage soit dans des cuves soit dans des poches souterraines.

7.2 Les Hydrocarbures Liquides

Ils peuvent être stockés dans les installations du champs ou au lieu du chargement des
pétroliers (terminaux). Vu le prix des bacs, on essaie de limiter au maximum le stockage
des hydrocarbures.

Les bacs sont des réservoirs (on-shore) cylindriques verticaux. Ils sont bâtis en tôles, rivées
ou soudées. Ils peuvent être à toit fixe, ou à toit flottant. Ce dernier procédé évite
l’évaporation des produits volatiles.

Les tôles de réservoirs ne peuvent pas supporter une pression de quelques dizaines de
grammes. Des soupapes de respiration sont prévues pour permettre l‘entrée ou la sortie
d’air ou de gaz lors des remplissages et des vidanges.

Les produits stockés étant très inflammables, les bacs sont dotés d’orifices à l’air libre des
para flammes empêchant un feu éventuel de se propager à l’intérieur des cuves. La mise à
la masse des pièces métalliques doit être elle aussi particulièrement étudiée.

7.3 Les Eaux

Pour éviter la pollution, les eaux doivent être traitées pour les rendre inoffensives. Elles
sont parfois réinjectées profondément dans le sous sol.

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SPECIFICATIONS DES PRODUITS

DES UNITES DE TRAITEMENT

DES CHAMP DE PRODUCTION

DE PETROLE BRUT ET DE GAZ NATUREL

LES SPECIFICATIONS HUILE

T.V.R. 7 - 10 PSI

H2 S
MEDITERRANEE 30 -40 ppm masse
MOYEN – ORIENT 70 - 80 ppm masse

TENEUR EN EAU

DEPART 0,1 % vol.


ARRIVEE 0,2 % vol.

TENEUR EN SEL

DEPART 40 - 60 mg/l NaCl


ARRIVEE < 100

Points contrôlés :
• POUR POINT
• VISCOSITE
• YIELD VALUE

NOTA : 1 PTB : 2,85 mg/l

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SPECIFICATION GAZ (1)

•TRANSPORT PAR CONDUITE

FRIOG / ST.FERGUS GGS

EAU : POINT BE ROSEE 0°/Bar .a 5/ 140 -1/ 172

H.C. LIQUIDE :
TENEUR EN CONOENSAT /Sm3 5 40
50 Bar.a. 7°C 5 0 Bar.a. , 7°C
• INJECTION (CYCLING)

EAU : POINT D ROSEE °C/Bar.a

TAUX D’EXTRACTION DU PROPANE


HASSI ER R’MEL 35 — 45 %

SPECIFICATION GAZ (2)

•TRANSPORT PAR CONDUITE

• CONSOMMATION B.G.C. HEIMDAL


En général

• TENEUR EN H2S 1,5-4ppm vol < 3.3 ppm <14.2 mg/Sm3

• SOUFRE TOTAL 50- 150 mg/Sm3 <3.5 ppm <1.42 mg/Sm3


équiv. H2S

• TENEUR EN C02 2-3% mol <2% mol <2.5% mu)

• POINT DE ROSEE EAU -17°C/41 Bar eff. -18°C/69 Bar. eff.

• POINT DE ROSEE H.C. -2°C/69 Bar eff. -11°C/51 Bar. eff

• POUVOIR CALORIFIQUE 38.8<G.C.V.<40,5


39,7 – 43,7
Supérieur MJ/m3
•INDICE BE WOBBE MJ/m3 47.3<W.I.<52.2 48,4 – 52,8

NOTA : 1ppm=10-6 1 kwh = 3.6 x 106 j

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