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Institue supérieur des études technologiques de siliana

Les essais in situ


Réaliser par : fares hassen et marwen ben
romthane
Encadre par ; M. amri noureddin

2016/2017
Introduction

Les essais géotechniques in situ ont pour but la reconnaissance des sols destinés
à recevoir des projets de construction. Ils permettent d'obtenir des informations
sur l'état du sol en place, de préciser l'organisation des différentes couches et de
relever les paramètres mécaniques à leur attribuer afin de passer au calcul des
ouvrages
Généralité

Un essai in situ consiste à introduire un instrument en un point précis d'un forage


pour y mesurer les caractéristiques d'un sol ou d'une roche

Les avantages de l’essai in situ sont les suivants :

- Son exécution est rapide, donc on peut manipuler pour permettre une
meilleure reconnaissance du sol
- Il est parfois le seul à réaliser lorsqu’on ne peut pas extraire des
échantillons intacts.
- Il donne des résultats globaux par rapport aux essais de laboratoire qui
donnent des résultats discontinus.

Les types des essais in situ sont :

Essais pressiométriques
Essais pénétrométriques
Essais scissométriques
Essais à la plaque
Essais d'eau
Essai de cisaillement
Essais pressiométriques
1/introduction

Il s’agit d’un essai de chargement statique du terrain en place, effectué grâce à


une sonde cylindrique dilatable radialement, introduite dans un forage.

• Les essais pressiométriques sont réalisés à l’aide d’un pressiomètre

Figure 1 : pressiomètre
Pressiomètre : Un appareil destiné à la mesure des propriétés géotechniques des
sols et des roches

2/Pressiomètre MENARD
L'essai consiste à:

- appliquer progressivement par palier, selon une procédure déterminée, une


pression uniforme sur la paroi du forage.
- mesurer l'expansion de la sonde en fonction de la pression appliquée.
La sonde se compose de trois cellules indépendantes, montées autour d’une âme
métallique.

 La cellule centrale, dite cellule de mesure, qui contient de l’eau et dont la


mise en pression en cours d’essai provoque la variation de volume
 Les cellules de garde, qui contiennent du gaz et qui encadrent la cellule
de mesure ; la mise en pression des cellules de garde en cours d’essais est
réaliser simultanément a celle de cellule de mesure , de maniéré a
maintenir la forme globalement cylindriques de la sonde ; ainsi , la
déformation de la cellule de mesure est uniquement radiale et l’essai
pressiométrique est un essai en déformation plane.

D’âpres leur conception technologique, on distingue deux principaux types de


sondes, qui sont :

 Les sondes à cellules superposées, connues commercialement sous le


nom de la sonde E
 Les sondes a cellules emboites, connu commercialement sous le nom
de la sonde G

Il permet d'obtenir une caractéristique de rupture qui est la pression limite pl et


une caractéristique de déformabilité qui est le module pressiométrique EM.

 EM/pl permet de déterminer le degré de sur consolidation du sol.


 EM/pl < 5 argiles remaniées ou triturées
 5 <EM/pl<8 argiles sous – consolidées
 8< EM/pl<12 argiles normalement consolidées
 12< EM/pl<15 argiles légèrement consolidées
 EM/pl>15 argiles fortement consolidées
La courbe pressiométrique comprend 3 parties :

- la partie I correspond à la mise en contact de la paroi de la sonde avec le sol,

- la partie II, approximativement linéaire, traduit un comportement pseudo-


élastique du sol

- la partie III peut être associée à une phase de grands déplacements de la paroi
du forage.
Essais pénétrométriques
1/ introduction :

Il consiste à introduire une pointe dans le sol par battage d’un train de tiges

2/Pénétromètre dynamique :

• Cet essai sert à mesurer la résistance des couches traversées par la pointe.

• il permet de donner une idée précise sur la résistance des sols.

Figure 2 : Pénétromètre dynamique

Pénétromètre dynamique : est un appareil constitue essentiellement par un train


de tiges a l’extrémité inférieure du quel est placée une pointe conique d’un
diamètre supérieur a celui du train des tiges

L’essai au pénétromètre dynamique consiste a enfonces dans le terrain par


battage un carottier de conception et de dimension normalisée .on compte le
nombre de coup de mouton nécessaire pour enfonces le carottier sur une
certaine profondeur .une fois plein, le carottier est remonté a la surface , vidé de
sa carotte puis descendu au fond du forage l’opération est répétée sur toute la
hauteur du profil a tester
Le carottier est battu par l’intermédiaire d’un train des tiges. Le battage
s’effectue par passes successives a l’aide d’un marteau de 63.5 kg qui tombe en
chute libre d’une hauteur de 76 cm sur la tête du train de tiges. La profondeur de
chaque pose de pénétration est de 45 cm . durant le battage , on note trois
enfoncement successifs :

* L’enfoncement de mise en place : c’est l’enfoncement du carottier sous son


propre poids et sous calcul du train de tiges et du dispositif de battage ; la
pénétration est poursuivre immédiatement si ce premier enfoncement dépasse
45 cm

* L’enfoncement d’amorçage : le carottier est enfoncé de 15 cm sous l’effet de


N0 coups de mouton .

* L’enfoncement d’essai : le carottier est enfoncé de deux fois 15 cm sous


l’effet de N1 puis N2 coups de mouton

Le nombre N= N1+N2 est appelé Resistance a la pénétration (au carottier


standard).les résultats sont présentes sous forme de tableau comme indiqué par
la norme, et éventuellement sous forme d’une courbe de variation de N en
fonction de profondeur.

La norme précise que l’essai ne s’applique qu’au sol dont la dimension des plus
gros éléments ne dépasse pas 20mm, dont la valeur N comprise entre 0 et 50 et
pour des profondeurs d’investigation ne dépassant pas 50 m.
3/Pénétromètre statique :

L’essai au pénétromètre statique consiste a foncer verticalement dans le terrain a


vitesse lente et constante, un train de tiges termine a sa base par une pointe
conique généralement de même diamètre que les tiges.

Par un procède quelconque ,mécanique , électrique ou hydraulique, on mesure


suivant un pas de profondeur donné , la résistance opposée par le sol a la
pénétration de cette pointe , appelée en conséquence résistance de pointe
statique ( ou résistance de cône ) notée Qc .

Simultanément, on mesure l’effort opposé a l’enfoncement de l’ensemble pointe


et tiges cet effort est appelé effort total et noté Qt .il comprend d’une part
l’effort de pointe et d’autre part l’effort de frottement latéral, qui s’exerce sur
toute la hauteur du train de tiges.

Le pénétromètre statique a été développé initialement en hollande, ou l’on


trouvé des formations meubles de sol fins de forte épaisseur (plusieurs dizaines
de mètres) pour l’étude de quelles ce types d’appareil est particulièrement bien
adapté.
Essai scissométriques

1/But de l’essai

L’essai scissométrique réalisé au sein du sol en place consiste à introduire dans


le sol un moulinet et à lui transmettre un mouvement de rotation selon un
programme imposé. Ceci permet d’établir la relation entre la rotation du
moulinet et la résistance au cisaillement opposée par le sol.

• cet essai vise l’étude de la stabilité des ouvrages sur sols mous ainsi que
l’orientation du choix des fondations.

2/Le matériel ; scissomètre:

C’est l’appareillage nécessaire à la réalisation de l’essai.

Il comporte trois parties:

• Un moulinet

• Un système d’entrainement.

• Un dispositif de mesure
3/Mode opératoire :

• L’essai se déroule en trois étapes:

1. Foncer le moulinet jusqu’au niveau prévu.

2. Entrainer en rotation les pales du moulinet.

3. Mesurer le moment du torsion en fonction de l’angle de rotation imposé.

4/ résultat et interprétation ;

La courbe scissométrique:

• C’est la représentation graphique du moment de torsion en fonction de l’angle


de rotation. Elle comprend deux parties.

Une première partie : c’est la phase pseudo- élastique. Elle est suivie d’une
déformation avec rupture.

Une deuxième partie : correspond au cisaillement résiduel.

Finalement on aura deux caractéristiques du sol:

1. La résistance au cisaillement maximal.

2. La résistance au cisaillement après grande déformation.


Essai à la plaque

1/But de l’essai

• Il consiste à déterminer l’enfoncement d'une plaque d’acier rigide chargée en


son centre.

• L’essai a comme but:

 Mesurer la déformabilité des plateformes de terrassement.


 Contrôler les fonds de fouille de fondations.

2/Matériel utilisé :

• L’essai s’effectue grâce à :

 une plaque
 , un vérin hydraulique,
 une règle et un comparateur.

3/Mode opératoire :

• La plaque ainsi que le vérin sont disposés sous un camion chargé à 15 tonnes
sur l’essieu arrière.

Le système règle comparateur indique l’enfoncement de la plaque par rapport au


sol.
• Deux déformations W1 et W2 sont enregistrées et nous permettent de calculer
les modules EV1 et EV2 (EV1=1125/W1 et EV2=900/W2).

• Le module EV2 donne la portance du sol et le rapport k=EV2/EV1 renseigne


sur le taux de compactage.

• En général, une bonne plate forme possède des portances aux alentours de
1000 bars et un terrain bien compacté a un rapport de compactage inférieur à 2.
Essai de l’eau

1/Introduction

•Les essais d’eau ont pour but la détermination de certaine caractéristique des
couches géologique telle que la porosité et la perméabilité.

• On compte plusieurs types d’essai suivant la processus expérimental, le type


du sol et la précision visée.

2/Essai LEFRANC:

• Il consiste à injecter de l’eau dans les couches concernées et à mesurer le


volume d'eau absorbé sous une charge hydraulique donnée. Ainsi on pourra
relever la perméabilité du sol.

• cet essai est très simple à mettre en œuvre et les résultats qui en découlent sont
très significatifs.

3/Essai LUGEON

• Il consiste aussi à injecter de l’eau mais cette fois dans un forage, pendant un
temps constant mais sous des différents paliers de pression.

• L’essai est destiné principalement à déterminer la perméabilité d’une formation


géologique rocheuse et évaluer les possibilités de circulation de l’eau.

4/Essai Dupuis:

• Essai de pompage destiné à étudier le rabattement des nappes et à évaluer la


perméabilité d’un terrain Seul moyen de déterminer les paramètres quantitatifs
de l’aquifère.
Essai de cisaillement au phicomètre

1/Domaine d'application
L'essai de cisaillement au phicomètre s'applique à tous les types de sol saturés
ou non, à l'exception des sols mous ou très lâches, aux roches peu altérées, aux
sols contenant des gros blocs. Il est destiné à mesurer in situ les caractéristiques
de cisaillement in situ ϕi et Ci. Il est principalement utilisé pour des sols grenus
non prélevables

2/Principe de l’essai.

L’essai consiste à placer dans un forage préalable d’environ 63 mm une sonde


munie de dents annulaires horizontales .puis d’exercer sur les coquilles une
pression radiale pc afin de faire pénétrer les dents dans le sol environnant.

Un effort de traction est ensuite appliqué à vitesse contrôlée à partir de la


surface du sol. L’effort limite mobilisable T sous la contrainte constante pc
donne la contrainte de cisaillement correspondante τ = T/S, S représentant la
surface latérale cisaillée.

3/Appareillage

 ƒ la sonde, ƒ
 un organe de liaison,
 ƒ un appareillage de surface.
 La sonde du phicomètre est constituée par des coquilles métalliques. La
surface de frottement est variable pendant l’essai mais reste voisine de
500 cm2. A l’intérieur des coquilles est située une sonde gonflable
monocellulaire.

L’organe de liaison comprend :

 ƒ un train de tige.
 une tubulure reliant la sonde gonflable à l’appareillage de surface.

L’appareillage de surface comprend :

 ƒ un contrôleur pression volume permettant de connaître le volume de la


sonde et la pression appliquée aux coquilles
 ƒ une plaque d’appui sur le sol ƒ
 un vérin creux permettant d’exercer l’effort d’arrachement ƒ
 une cale dynamométrique permettant de mesurer l’effort T d’arrachement
ƒ
 un système de blocage de l’ensemble ƒ
 un cadencemètre.

4/Réalisation de l’essai

L’essai est réalisé généralement dans un forage préalable de diamètre 63 mm.


Celui-ci sera exécuté avec un remaniement minimum des parois en adoptant
comme pour le pressiomètre les moyens préconisés pour chaque nature de sol.
La sonde est introduite dans le forage à la profondeur souhaitée à l’aide des tiges
servant à appliquer l’effort de traction. La réalisation de l’essai comporte les
phases suivantes :

1. réalisation du forage - une attention particulière doit être apportée au choix du


matériel et du fluide de forage en fonction de la nature des terrains traversés.

2. étalonnage - l’étalonnage permet d’une part de tenir compte de l’inertie de la


sonde dans le calcul de la pression normale exercée sur le sol, d’autre part de
déterminer la surface latérale de cisaillement S en fonction du volume V de la
sonde.

3. mise en contact - cette opération consiste à gonfler la sonde de façon à ce que


les dents annulaires pénètrent dans le terrain .
4. l’effort de cisaillement est mobilisé en arrachant à la vitesse de 2mm/mn.
L’arrachement est poursuivi, pour chaque palier, soit jusqu’à une quasi-
stabilisation de l’effort T soit jusqu’à un déplacement vertical de 7 mm.

Il est réalisé entre 5 et 8 paliers, le déplacement vertical total étant de l’ordre de


40 à 50 mm.

Les incréments de pression pC entre chaque palier sont fixés par le mode
opératoire en fonction de la pression limite mesurée au pressiomètre Ménard
(estimée ou mesurée) du terrain.

5/Expression des résultats

Les résultats sont présentés sous forme de plusieurs courbes : ƒ

 courbe de dilatation de la sonde, ƒ


 évolution du volume injecté et ƒ
 droite de cisaillement.

La figure indique les caractéristiques mécaniques de la droite de cisaillement


d’un sable fin obtenue à partir de l’essai phicométrique.
Conclusion générale
La reconnaissance des sols permet de détecter les problèmes qui peuvent se
poser lors de l'étude d'un projet de construction. La détermination des propriétés
d'un terrain s’avère indispensable pour le bon déroulement des travaux de génie
civil.

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