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6GEN607 : Transport et Exploitation d’Énergie Électrique

XIV. LES MACHINES SYNCHRONES


Introduction
Le terme de machine synchrone regroupe toutes les machines dont la vitesse de rotation de l’arbre
de sortie est égale à la vitesse de rotation du champ tournant.
Pour obtenir un tel fonctionnement, le champ
magnétique rotorique est généré soit par des
aimants, soit par un circuit d’excitation. La
position du champ magnétique rotorique est alors
fixe par rapport au rotor, ce qui impose en
fonctionnement normal une vitesse de rotation
identique entre le rotor et le champ tournant
statorique. Cette famille de machine regroupe en
fait plusieurs sous familles, qui vont de
l’alternateur de plusieurs centaines de mégawatts
au moteur de quelques watts, en passant par les
moteurs pas à pas. Néanmoins, la structure de
toutes ces machines est relativement proche. Le
stator est généralement constitué de trois
enroulements triphasés répartis, tel que les forces
électromotrices générées par la rotation du champ
rotorique soient sinusoïdales où trapézoïdales. Les
stators, notamment en forte puissance, sont
identiques à ceux d’une machine asynchrone (voir
ci-contre). Fig. XIV-1.

1. Utilisation d’une machine synchrone en alternateur


La quasi-totalité de l’électricité produite au Québec est issue d’alternateurs de type synchrone. On
les trouve dans les barrages sur les fleuves ou les lacs (Fig. XIV-2).

Fig. XIV-2 : Exemple de centrale de Rhinau sur le Rhin. La centrale comporte quatre alternateurs de 42000 kVA
chacun : vitesse, 75 tr.mn-1 avec turbines Kaplan à axe vertical, débit 350 m3.s-1.
Ces alternateurs de très forte puissance (jusqu’à 1500 MVA) diffèrent des machines synchrones
classiques essentiellement :
- par leur géométrie : l’augmentation de la puissance des alternateurs entraîne nécessairement
une augmentation de leur taille. Afin de réduire les problèmes liés à l’accélération normale

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à la périphérie du rotor, les fabricants limitent le rayon des machines, ce qui entraîne une
augmentation de la longueur (Fig. XIV-3).
- par leur système d’excitation
- par leur refroidissement

Arbre pour alternateur. vue d’ensemble d’une centrale de production comprenant


alternateur et turbine.
Fig. XIV-3.
Elles jouent un rôle prédominant dans les phénomènes de stabilité des réseaux. Rappelons-en le
principe.
2. Constitution
Une machine synchrone est constituée de deux parties : le stator et le rotor.
2.1 Rotor = inducteur
Il est constitué d’un enroulement parcouru par un courant d’excitation Ie continu créant un champ
magnétique 2p polaire. Il possède donc p paires de pôles.
On distingue deux types de rotor :
- rotor à pôles saillants (Fig XIV-4a),
- rotor à pôles non saillants (Fig. XIV-4b).

Fig. XIV-4a : Rotor à pôles lisses Fig. XIV-4b : Rotor à pôles saillants
Le rotor à pôles saillants est réservé aux machines à faibles vitesses. Les turbines hydrauliques
opérant efficacement à des vitesses faibles, les générateurs pour ces applications (hydrauliques) sont
généralement à pôles saillants et tourne dans un plan horizontal (Fig. XIV-5). Les rotors à pôles non
saillants, avec entrefer constant sont utilisés pour des machines à grande vitesse ayant 2 ou 4 paires
de pôles. Comme les turbines à vapeur opèrent efficacement à grande vitesse, les générateurs (pour

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unité à vapeur) sont utilisés pour ces applications. Les considérations mécaniques favorisent la
rotation dans un plan vertical.Remarques :
- il faut apporter le courant à l’inducteur par l’intermédiaire de bagues et de balais.
- le rotor peut être constitué par un aimant permanent.
2.2 Stator = induit
Les enroulements du stator sont le siège de courants alternatifs monophasés ou triphasés.
Il possède le même nombre de paires p de pôles. Les courants alternatifs dans le stator créent un
champ magnétique tournant à la pulsation :
ω ΩS : vitesse de rotation du champ tournant en rad.s-1 ;
ΩS =
p ω : pulsation des courants alternatifs en rad.s-1 ;ω = 2.π.f ;
où nS : vitesse de rotation du champs tournant en tr.s-1 ;
f f : fréquence des courants alternatifs en Hz ;
nS = p : nombre de paires de pôles.
p
Dans une machine à deux pôles, chaque cycle de la tension est généré pour chaque révolution du
rotor à deux pôles. Dans une machine à quatre pôles, deux cycles de la tension sont générés pour
chaque révolution du rotor. Le nombre de cycles lors de chaque révolution est ainsi égal au nombre
de paires de pôles, la fréquence de tension générée est :
p N p
f = = fm (Hz)
2 60 2
où N est la vitesse de rotation du rotor en nombre de révoltions par minute (rpm)
fm =N/60 la fréquence mécanique en nombre de révolution par second (rps).
La machine synchrone est réversible.
Fonctionnement en moteur : Le champ tournant du stator « accroche » le champ lié au rotor à la
vitesse ΩS = ω/p.
Fonctionnement en alternateur (génératrice) : Le rotor et son champ sont entraînés par une
turbine. Les bobines de l’induit sont alors le siège de f.é.m. alternative de pulsation ω = p.ΩS.
Rappel : toute variation de champs magnétique à travers une bobine créée aux bornes de la bobine
une f.é.m. induite.
2.3 Synchronisme
Le champ tournant du stator accroche le champ inducteur solidaire du rotor. Le rotor ne peut donc
tourner qu’à la vitesse de synchronisme ΩS.
2.4 Schémas
- Répartition du champ magnétique dans l’entrefer d’une machine synchrone.

bipolaire (p = 1) tétrapolaire ou quadripolaire (p = 2)

Fig. XIV-5.

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Remarque : un champ magnétique à toujours deux pôles, un nord et un sud. C’est pourquoi on
parle en terme de paire de pôles.
• Représentation de deux types de machines synchrones.

Machine à pôles lisses Machine à pôles saillants

Fig. XIV-6 : sections de stators élémentaires de machines à pôles saillants et lisses.

3 Bilan des puissances d’un alternateur


3.1 Puissance absorbée

La turbine, ou le moteur à essence pour un groupe électrogène, entraîne l’arbre de l’alternateur.


La puissance absorbée est mécanique.
Pa = ΩS .Tm = 2πnsTm
Avec Tm : couple utile sur l’arbre en N.m
Si l’alternateur n’est pas auto-excité il faut encore tenir compte de l’énergie électrique absorbée par
l’excitation (rotor).
3.2 Puissance utile
En triphasé avec une charge équilibrée de facteur de puissance cos ϕ : PU = √3UI cosϕ
3.3 Bilan des pertes
Pertes par effet joule dans l’inducteur : Pje = UeIe = reIe2
Pertes par effet joule dans l’induit :Pj = 3/2(RI2) (voir le cours sur le triphasé)
Où R est la résistance vue entre deux bornes de l’alternateur. Ces pertes dépendent de la charge.
Pertes dites « collectives » pc : pertes mécaniques et pertes fer qui ne dépendent pas de la charge.
Remarque :
• comme les pertes mécaniques et les pertes fer dépendent de la fréquence et de la tension U, elles
sont généralement constantes (60 Hz - 120V).

3.4 Rendement

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4. Circuit équivalent d’une machine synchrone triphasée


Considérons une machine synchrone à pôles non saillants possédant 2 pôles où le champ dans les
enroulements est électriquement généré par une source de courant constant. Ignorons les saturations
magnétiques et assumons une vitesse du rotor constant. Trois tensions équilibrées sinusoïdales
seront induites dans les enroulements du stator. Un schéma équivalent est donné à la Figure XIV-5.
L’impédance du neutre Zn est externe à la machine.

Fig. XIV-7.
À partir des lois de Kirchhoff, on peut écrire :
Ea = (R + jX + Zn)Ia + (jXm + Zn)Ib + (jXm + Zn)Ic + Va
Eb = (jXm + Zn)Ia + (R + jX + Zn)Ib + (jXm + Zn)Ic + Vb
Ec = (jXm + Zn)Ia + (jXm + Zn)Ib + (R + jXm + Zn)Ic + Vc
Où:
Ea = E
Eb = a2E
Ec = aE
On peut mettre sous forme matricielle:
Ea Zs Zn Zn Ia Va
Eb = Zn Zs Zn Ib + Vb
Ec Zn Zn Zs Ic Vc

Où Zs = R + jX + Zn et Zm = jXm + Zn
De façon plus compact Eabc = [Zabc] [Iabc] + Vabc
Pour simplifier le système on procède par la transformation de Fortescue. On multiplie chaque
membre de l’équation précédente par [T]-1; alors :
[T]-1Eabc = [T]-1 [Zabc] [T] [Ihdi] + [T]-1Vabc avec [Iabc]= [T] [Ihdi]
où [Ihdi] représente la matrice des composantes symétriques des courants [Iabc].
On observe que :
1 1 1 E   0  0 
1 2  2  E   
[T ] E abc = 1 a a a E  = 3 = E 
−1

3 3
1 a 2 a aE  0 0 
Aussi, on rappelle que : [T]-1Vabc=Vhdi et [T]-1[Vabc] [T]=[Zhdi].

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Z hh 0 0
[Z hdi ] = 0 Z dd 0
0 0 Zii
avec Zhh = Zs + 2Zm = R + j(X+2Xm)+3Zm
Zdd = Zs - Zm = R + j(X - Xm)
Zii = Zs - Zm = R + j(X - Xm)
Noter que Zm est externe à la machine. Par conséquent, on dit que les impédances de séquence de la
connection sont:
Zh = Zhh - 3Zm = R + j(X+2Xm)
Zd = Zdd = Zs - Zm = R + j(X - Xm)
Zi = Zii = Zs - Zm = R + j(X - Xm)
Finalement :
0   Z hh 0 0  I h  Vh  0 = Z hh I h + Vh
 E  = 0      
   Z dd 0   I d  +  Vd  soit E = Z dd I d + Vd
0  0 0 Zii  I i  Vi  0 = Z I + V
 ii i i

Le circuit de séquence de la machine synchrone est :

Fig. XIV-8 : circuits de séquence de la machine synchrone ; (a) : séquence directe, (b) : séquence inverse et (c) :
séquence homopolaire.

5. Excitation des alternateurs de forte puissance


Les puissances d’excitation des alternateurs de forte puissance sont telles (plusieurs mégawatts) qu’il est
intéressant d’utiliser la puissance mécanique disponible sur l’arbre pour fournir le courant d’excitation. On
utilise alors un système d’excitation monté sur le même arbre que le rotor de l’alternateur. De plus, il est
alors possible de supprimer les contacts glissants nécessaires à l’alimentation de l’excitation (Fig. XIV-9).
L’excitatrice est en fait un alternateur inversé où le circuit d’excitation est placé sur le stator. Le rotor
comporte un système d’enroulement triphasé dont les courants sont redressés afin d’alimenter l’inducteur de
l’alternateur.

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Rotor triphasé de Stator triphasé de


l’excitatrice l’alternateur
Redresseur
‘tournant’

Rotor à pôles
lisses de
l’alternateur

Vers le
Convertisseur réseau
Stator de l’excitatrice
fournissant le courant générant un champ
d’excitatrice de magnétique fixe
l’excitatrice

Fig. XIV-9.

6. Système d’excitation turbine-générateur


Le fonctionnement du générateur peut être appréhendé en le considérant comme un composant de
base d’un système impliquant le réseau électrique externe, la turbine et l’excitateur. La turbine
produit un couple mécanique (Tm) dans la direction de rotation, comme indiqué à la Figure XIV-10.

Fig. XIV-10:

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Le couple (Tm) est directement contrôlé par la vapeur dans la turbine et ainsi donc par la valve
principale. Ce cycle est opposé à un couple électromagnétique égale (Te), physiquement crée par
l’interaction entre les champs magnétiques du rotor et du stator.
Le f.e.m. du générateur est controllée par le transformateur de tension (PT). PT envoi une image de
tension au regulateur. Ce dernier compare cette valeure ‘image’ à la valeur reference desirée et
utilise l’erreur ε = V - Vref pour contrôler l’excitateur qui finalement réagit pour changer Ef dans le
but de réduire ou éliminer l’erreur.
En additionnant les couples produits sur l’axe :

Tm − Te = J rm
dt
où J est la masse polaire, moment de l'inertie de toutes les pièces en rotation.
Dans une fonctionnement à vitesse constante, ωrm = ωs (où ωrm est la vitesse du rotor en rad.s-1 et ωs
= 2πf la pulsation) on a : Tm = Te
alors : ωrmTm = ωrmTe = ωsTe
d’où : Pm = Pe
Observons que la puissance mécanique fournie est intégralement transformée en puissance
électrique (si on néglige les pertes). Cependant, on note en général que Pe < Pm.

Tm Te
ωrm

Rotor de la Génératrice

Rotor de la Turbine
Fig. XIV-11:

La puissance électrique convertie à partir de de Pm est controllée par la valve principale de vapeur
et la tension de sortie par le regulateur. Dans ce qui suit, nous allons analyser analytiquement le
système.
6.1 Réglage de la fréquence
La fréquence correspond à l'équilibre en temps réel entre la production et la consommation
d'électricité. C'est en quelque sorte l'état de santé d'un réseau. La fréquence doit demeurer
identique. Sa valeur nominale est de 60 Hz.
Le réglage de la fréquence, c'est un peu comme un multi-tandem, sur lequel chacun pédale à la
même vitesse afin d'éviter de tomber. Les centrales hydroélectriques du parc de production d’Hydro
Québec sont particulièrement adaptées au réglage de la fréquence et à la gestion du bilan
d'équilibre: modification rapide de la puissance produite, démarrage en quelques minutes.
Tout manquement d’adéquation entre la génération et la demande entraîne l’augmentation de la
fréquence d'un système de courant alternatif (nominalement 60 cycles par seconde ou 60 Hertz)
quand la génération excède la demande ou sa diminution quand la génération est inférieure à la
demande (Figure XIV-12). Les variations aléatoires et petites de la fréquence sont normales, car les
charges viennent en marche et en arrêt et les générateurs modifient leur rendement pour suivre la
fluctuation de la demande. Cependant, les grandes déviations dans la fréquence peuvent faire flotter
la vitesse de rotation des générateurs, menant aux vibrations qui peuvent endommager les lames des
turbines de générateur et tout autre équipement.

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P (MW)

Time

f (Hz)

60

Time Fig. XIV-12 : Plages de fréquences normales et anormales.

Fig. XIV-13 : Réglage automatique de la fréquence.

6.2 Contrôle automatique de la tension délivrée

Fig. XIV-14 : Réglage automatique de la tension délivrée.

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7. Schéma équivalent d’une génératrice synchrone

b - Diagramme vectoriel correspondant à la


machine synchrone.

a - Schema d’une machine synchrone

Fig. XIV-15 : représentation d’une machine synchrone.


Une machine synchrone peut être représentée par le schéma de la figure 15a avec :
o R : résistance statorique,
o X : réactance directe statorique,
o E : f.e.m. statorique créée par l’enroulement d’excitation rotorique,
o U : tension aux bornes du stator en charge.
Le diagramme vectoriel correspondant est celui de la Figure XIV-15b : l’angle interne δ de la
machine est défini comme l’angle entre les vecteurs U et E
Cet angle est égal à celui dont le rotor est décalé par rapport à sa position de fonctionnement à vide
(si I = 0, δ = 0).
En négligeant R, un calcul rapide montre que la puissance électrique active transmise au réseau se
calcule par :
jXd
V = V 0°
I
E=E δ
δ : angle de puissance
E V E = jXdI + V
*
 E − V  VE V2
∠(90 − δ ) − j
*
S = VI =   =
 jX d  X d Xd

VE  VE V2 
On trouve finalement : S= sin δ + j cos δ − 
Xd  Xd Xd 
VE VE V2
Alors : P = Re (S) = sin δ et Q = Im (S) = cos δ −
Xd Xd Xd
La représentation graphique de P et Q en fonction de δ donne (Fig. XIV-16) :

V = cste; E = cste Î If = cste où If est le courant d’excitation du rotor.


VE
On a : Pmax =
Xd
L’angle correspondant δc est l’angle de puissance critique:
δc = 90 degrés.

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Fig. XIV-16 : variation de P et Q avec l’angle de puissance δ.


Si P croît au-dela de Pmax, le générateur ne pourra demeurrer synchronisé avec le système. Pour être
sûr de ne pas dépasser Pmax, on maintient l’angle de puissance δ très petit, c’est à dire inférieur à 20
degrés, car si on dépasse Pmax, on aura Pm > Pe et on perd la synchronisation entre le générateur et
le réseau.
8. Caractéristique à vide d’une génératrice synchrone
Le point de fonctionnement P se trouve généralement Ev (V)
entre les points A et B.
B E = If + AeBE
Sous le point A, la machine serait sous exploitée. P
Au-dessus du point B, une forte augmentation de If ne A
produit qu’une faible augmentation de Ev.
L’asservissement devient impossible.
Or Ev est fonction de Ie. Si Ie varie, E varie mais P
reste constante. Ie (A) ou
VE φ (Wb)
D’autre part: P = sin δ
Xd
Fig. XIV-17.

Fig. XIV-18.

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Alors : P = cste Î E sinδ = cste


Par conséquent, si E varie il faut que E sinδ reste sur la même ligne horizontale (Fig. XIV-18).
On voit que δ2 < δ1 et ϕ1 > ϕ2 ; la puissance réactive Q a augmenté.
- Si on varie les soupapes (valve), on varie la puissance active.
- Si on varie Ie (courant d’excitation) on varie la puissance réactive.
9. Fonctionnement dans les quatre quadrants
Une des particularités de la machine synchrone est sa capacité à fonctionner dans les quatre quadrants
électriques. Il est en effet possible de rendre à volonté la machine inductive ou capacitive, que ce soit en
fonctionnement moteur ou générateur. Il suffit pour cela de jouer sur l’amplitude de E, c’est à dire sur le
courant d’excitation rotorique. On obtient alors les diagrammes suivants :

Fig. XIV-19.

Compléments sur le moteur synchrone


Avantages
• La machine synchrone est plus facile à réaliser et plus robuste que le moteur à courant
continu.
• Son rendement est proche de 99%.
• On peut régler son facteur de puissance cos ϕ en modifiant le courant d’excitation Ie.
Inconvénients
• Un moteur auxiliaire de démarrage est souvent nécessaire. Il faut une excitation, c’est-à-dire
une deuxième source d’énergie.
• Si le couple résistant dépasse une certaine limite, le moteur décroche et s’arrête.

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Bibliographie
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(Collection générale Bibliothèque UQAC : TK1005G878).
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TK1001E412).
Olle I Elgerd, ‘Basic Electric Power Engineering’ Adison Wesley Publishing company, Inc.,
1977(Collection générale Bibliothèque UQAC : TK1001E41).

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