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Produits dérivés et

Couverture

DCESS
Finance et banque
Moustapha Hamzaoui
FSJES, Tanger
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Question

Donnez un exemple de deux


actifs dont les valeurs sont,
fortement, corrélés
négativement

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Introduction
 La théorie financière moderne repose
essentiellement sur deux théorèmes
fondamentaux :
– Théorème de l’arbitrage (Debreu)
– Théorème de l’équilibre général

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Généralisée peu après à des modèles (Radner
1973) regroupant notamment :
-Marché au comptant;
- Marché financier;
Modèles multi-états, multi- périodes.

Mais pourquoi faire ?


Choix d’un portefeuille optimal :

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 Approche moyenne-variance (Markowitz
1960)
 Théorie des prix et des rendements (Tobin
et Sharpe 1990)
Une continuité de la finance
microéconomique (Walras, Hicks, Debreu,
Karatzas, Séthi, Wendell…)

Bc de modèles de gestion de portefeuille


vue sous l’angle de consommation !
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Des hypothèses
relativement réalistes
 Existence d’un équilibre invariant ou
stable;
 Concurrence parfaite;
 Rationalité des anticipations, moins
évidente (finance comportementale/
informer par le prix ?)

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Un changement de la nature
du marché financier :
 L’épargne
 L’investissement au sens classique
(Samuelson, Merton …)
 L’assurance
Ne sont plus capables de contrôler la
rentabilité à cause de la volatilité (utile)

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question

 Quel est l’intérêt d’une volatilité ?

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 Motivation pour les investisseurs
 Redistribution de la richesse
 Opportunité
 Transfert du risque
 Motifs transactionnels
 Tentation et ambition…

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 Marché d’actifs primaires (actions
obligations)
 Marchés des assurances
Donnent naissance au

Marché des produits dérivées…


Des instruments pour
- Contrôler la valeur
- Transférer le risque
- Spéculer
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Nouveau concept d’équilibre
en théorie des jeux (Nash)
L’anticipation rationnel d’un agent dépend
des anticipations des autres !
la coordination imparfaite génère une
volatilité supplémentaire induisant une
dégradation « brutale » d’un équilibre
stable. (crise des banques)

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Prix Nobel 2012
Alvin Roth et Lloyd Shapley ont été
récompensés pour leurs travaux sur la
théorie des jeux coopératifs et la façon
d'ajuster les agents économiques en
réconciliant offre et demande pour la
détermination de l’équilibre
(concurrence et coopération)

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Des Marchés incomplets
 On ne peut couvrir tous les événements
défavorables
 Innovation institutionnelle déstabilisante
(panique bancaire)
 Aléa moral (indépendance des
comportements des intermédiaires)

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Autre approche moderne
(Knight)

 Passage du probable à l’incertain


 Ambiguïté des distributions de probabilités
 Théorie des ensembles flous
A suivre …

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Cycle risque-opportunité
Marché
classique

Théorie Maitrise de
d’évaluation la valeur

Nouveau x Innovation
produits financière
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Plan

 Produits dérivés dans le cas discret


 Produits dérivés dans le cas continu
 Concept de duration et couverture

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Produits dérivés dans
le cas discret

Définition
Un produit dérivé est un titre donnant droit
à des payoffs (revenus, dividende,
paiements…) qui dépendent des prix des
autres titres (titres primaires) qui sont
appelés sous-jacents.
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Les sous-jacents usuels sont

 Les taux d’intérêts


 Les devises
 actions
 Indices de valeurs boursières
…

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Produits dérivés simples ou « vanilles »
 Les options européennes
 Les produits à termes
Les autres sont dits « exotiques ».
 Dans tous les cas, les engagements sont
fermes ou optionnels. Les payoffs sont
honorés à une date terminale (maturité) T.
ces payoffs peuvent dépendre de la valeur
du (ou des) sous-jacent en T (europeen) ou
à des dates antérieurs.
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 On suppose souvent que les payoffs sont
placés avec un taux sans risque dans le cas
d’un paiement antérieur.
 Un dérivé est non européen promet un
revenu en T qui dépend des fois que le sous-
jacent aura franchi un seuil K (path-
dependant).
 K est appelé « Strike price » ou prix
d’exercice dans le cas d’une option. »

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Exemple
 Un investissement en capital garanti est un
produit dérivé.

 Le rendement de l’investissement est égal à


2/3 au rendement de l’indice CAC 40 s’il
est supérieur à l’inflation; et d’un
rendement égal à l’inflation sinon!...

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 Au sens large,
un dérivé peut être défini des variables qui
ne sont pas obligatoirement des prix de
titres. Par exemple promettre des payoffs
selon qu’une entreprise fait ou ne fait pas
défaut (assurance). Les méthodes
d’évaluation de ces produits ne sont pas les
mêmes dans ce cas et ne fait pas parti de
notre objet d’étude.

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Question pivot
Si un banquier émet un produit dérivé,
Que vaut ce produit? Ou plutôt combien
devrait-il valoir en absence d’opportunité
d’arbitrage?
Que faire avec la prime demandé pour le
produit dérivé avant d’honorer les
engagements pris?

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Hypothèses
 Arbre suit les états du monde
 Pas de frais de transactions
 Marché primaire complet : tout produit
dérivé peut être dupliqué par un portefeuille
autofinancé.
 Tous les titres sont négociables et peuvent
être vendus à découvert
 Il existe un titre sans risque localement de
taux r(e) où e représente l’incertain.
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Cas d’un arbre avec deux
états
 Deux dates 0 et 1
 Marché comportant deux titres
– Un titre sans risque (localement)
– Un titre risqué ne versant pas de dividende de
prix P(e).
 Un titre dérivé du titre risqué de prix C(e).
 Ce produit est nécessairement européen.

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 L’objectif est de déterminer la valeur du
produit dérivé à l’instant de son émission
soit C(0). Cette valeur dépend bien
évidement de la valeur du sous-jacent
P(0,1).
 Plusieurs méthodes existe pour ce faire …

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 Une première méthode propose
L’évaluation du dérivé en se basant sur une
stratégie de duplication de ce produit par un
portefeuille (Cox –Rubinstein).
 Ce portefeuille suit la valeur du dérivé en
l’adaptant à chaque fois afin que le banquier
couvre son engagement (option).

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Illustrons par exemple numérique :

- Taux sans risque 25%


- P(0) = 50
- P(1) = 100 avec une probabilité q et
- P(1) = 25 avec une probabilité 1-q
- Le dérivé est une option d’achat de prix
d’exercice K=50 et de maturité T= 1.
- On suppose que le banquier vend 3 options.

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Rappel
Le détenteur d’une option européenne
d’achat sur action (call) a le droit et non
l’obligation d’acheter l’action avec un prix
préétabli stipulé dans l’option dit prix
d’exercice K. l’achat se réalise uniquement
à la date de maturité de l’option T.
le détenteur n’exerce ce droit que si le prix à
la maturité est supérieur à K. Dans ce cas il
réalise un bénéfice de P(T)-K.
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 Dans notre cas l’Arbre titre :
100 = P’
q
P(0)
1-q
25 = P’’

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Déterminez la valeur du call
selon ces scenarios ?

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 Arbre call :
50= C’
q
C(0)
1-q
0= C’’

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Stratégie de duplication
T= 1 T= 1
Stratégie T= 0 Scénario bas Scénario haut
P(1) = 25 P(1) = 100

Vendre 3 calls +3C Pas d’exercice C’=0 Exercice 3C’’= -150


Acheter 2 actions -100 Vendre 2 actions +50 Vendre 2 actions +200
Emprunter 40 +40 Rembourser -40-10 Rembourser -40-10

Valeur du portefeuille 3C-60 Revenu du portefeuille Revenu du portefeuille


bas = 0 haut = 0

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