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Technologie topographique et calculs

topométriques
TOP 323

Module 2
Notions préliminaires et carnets de notes

Responsable du cours :
Louis Ramel NGOUAJIO M.
Ingénieur Géodésien Topographe,
Géomètre Expert

ramelmezatio@gmail.com

Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics


(ENSTP)

Département de Topographie

Session d’hiver 2015

Prémière édition Février 2015


Module 2: Notions préliminaires et carnets de notes TOP323

Table des matières


Introduction............................................................................................................... 3
Objectifs .................................................................................................................... 3
2.1. Généralités sur les operations de topométrie .............................................. 4
2.1.1. Présentation d’une note de calculs ........................................................................ 5
2.1.2. Vérification de calculs ............................................................................................. 5
2.1.3. Recherche d’une faute ........................................................................................... 6
2.1.4. Conseils pour la recherche d’une solution ............................................................. 6
2.1.5. Remarques ............................................................................................................. 6
2.2. Conventions et unités .................................................................................... 7
2.2.1. Conventions ........................................................................................................... 7
2.2.2. Unités ..................................................................................................................... 7
2.2.2.1. Unités linéaires ............................................................................................................ 7
2.2.2.2. Unités angulaires ......................................................................................................... 9
2.2.2.3. Unités de superficie ..................................................................................................... 9

2.3. Les chiffres significatifs ............................................................................... 10


2.4. Les nombres arrondis .................................................................................. 10
2.5. Les opérations mathématiques ................................................................... 11
2.6. Résolutions de triangles .............................................................................. 12
2.6.1. Formules dans le triangle quelconque ................................................................. 12
2.6.1.1. Notations .................................................................................................................... 12
2.6.1.2. Formules .................................................................................................................... 12
2.6.2. Cas classiques de résolutions .............................................................................. 13
2.6.2.1. Triangles rectangles .................................................................................................. 13
2.6.2.2. Triangles quelconques .............................................................................................. 14
2.6.3. Applications : ........................................................................................................ 16
2.7. Généralités sur les carnets de notes .......................................................... 17
2.8. La nature des notes ...................................................................................... 17
2.9. Les renseignements de base ....................................................................... 17
2.10. La qualité des notes .................................................................................. 18
2.11. Les sortes de carnets ................................................................................ 19
2.12. Recommandations générales ................................................................... 21
2.13. Le carnet de levés électronique ............................................................... 22
Référence ................................................................................................................ 22

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Module 2: Notions préliminaires et carnets de notes TOP323

Introduction
Ce module présente les différentes operations de topographie et topométrie

Objectifs

Au terme de ce module, vous serez en mesure de:

 Pouvoir présenter une note de calculs, vérifier ses calculs, rechercher les
fautes possibles;
 Connaître les différentes conventions et unités ;
 Connaitre les chiffres significatifs d’un nombre décimal pour mieux
appréhender les arrondis ;
 Résoudre un triangle quelconque à l’aide des différentes formules ;
 Connaitre comment utiliser un carnet de notes ;
 Connaitre les types de carnet de notes.

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2.1. Généralités sur les operations de topométrie

Toutes les opérations en topométrie se ramènent, de façon générale, à deux types de


mesures :

a) Mesure des distances ;

b) Mesures d’angles.

La mesure de distances peuvent s’effectuer horizontalement, c’est-à-dire en fonction


de la pente, ou verticalement (nivellement). Par convention et aussi parce que c’est
plus commode, on donne toujours les mesures horizontalement, à l’exception du
nivellement. Quant aux angles, on les mesure dans le plan horizontal, soit dans le plan
vertical.

Les opérations de calculs topométriques ont pour but de déterminer la position de


points qui serviront à établir le report du plan à partir de données mesurées sur le
terrain.

Ces points sont de deux sortes:

- les points de canevas qui servent de base au lever

- les points de détail qui sont l'ensemble des points levés servant à représenter l'état
des lieux.

Toute faute dans ces calculs a pour conséquence un plan inexact et donc une
représentation fausse du terrain.

On détermine aussi certains résultats indispensables pour différents travaux: des


angles (direction d'un tunnel,...), des altitudes (dénivelée pour une canalisation,...), des
surfaces (échanges de parcelles,...), etc...

Il faut donc impérativement éviter de faire des fautes de calcul, vérifier constamment
les opérations pour mettre en évidence des fautes et retrouver rapidement celles qui
auraient pu être commises. A cet effet, on doit toujours avoir une idée de l'ordre de
grandeur du résultat recherche.

En résumé, il ne faudra jamais perdre de vue que tout calcul non contrôlé est
par définition un calcul douteux. C'est là un grand principe du calcul
topométrique.

Afin de prendre des mesures précises et exactes, le spécialiste de la topométrie doit


posséder des notions mathématiques d’ordre général qui constituent la base de sa
pratique. C’est pourquoi nous consacrons ce chapitre à l’étude de notions telles les
unités de mesure et les différentes méthodes topométriques.

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2.1.1. Présentation d’une note de calculs


Pour réduire les risques de faute, il faut disposer les chiffres régulièrement, les aligner
rigoureusement les uns sous les autres, les former avec soin de façon à ne pas les
confondre.

Pour rendre les calculs clairs, lisibles et compréhensibles par tous, on peut les disposer
en tableaux judicieusement conçus. A cet effet, on utilise couramment des tableaux à
3 colonnes avec de gauche à droite :

- les données utilisées

- les formules utilisées, les croquis éventuels,…

- les résultats.

Données Formules, croquis, … Résultats

Les résultats définitifs doivent être repérés facilement dans une note de calculs : on
les met en évidence en les soulignant, en les encadrant ou en les écrivant en couleur.

En fin de note de calculs, il faut également établir un tableau récapitulatif des résultats
demandés.

2.1.2. Vérification de calculs


Cette étape est indispensable et fait partie de la déontologie professionnelle.

On doit :

 vérifier si chaque résultat est de l’ordre de grandeur estimé ;

 contrôler (si possible) au fur et à mesure les calculs sur une graphique à
l’échelle ;

 vérifier (si le calcul le permet) le résultat :

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- soit en effectuant un calcul avec fermeture (ex : cheminement polygonal)

- soit en calculant la quantité par une méthode différente

- soit en montrant que les résultats satisfont aux données (ex : le point cherché
est sur les lieux imposés, la surface est celle demandée,…)

2.1.3. Recherche d’une faute


Selon l’importance et la localisation d’une faute, on peut en déduire son origine (faute
de lecture, de transcription, de formule,…)

Une faute de signe par exemple se traduit par un écart égal au double du nombre
affecté du mauvais signe.

Les vérifications doivent être effectuées dans l’ordre suivant :

1- les données et transcriptions

2- les formules et opérations.

2.1.4. Conseils pour la recherche d’une solution


- Faire une figure à l’échelle et rechercher la solution sur cette figure (utiliser des
couleurs différentes pour les éléments connus et ceux recherchés).

- Ne pas admettre sans raison que des points sont alignés, que des droites
forment un angle droit, que des longueurs ou des angles sont égaux,…

- Etablir la liste des données (longueurs, angles, égalités, rapports, …) et faire


entrer toutes ces données dans une ou plusieurs équations qu’on cherchera à
résoudre.

- Chaque fois que la construction géométrique est possible, la solution numérique


directe est identique. La réciproque n’est pas vraie : un problème peut se
résoudre numériquement sans que la construction géométrique soit possible.

- Lorsqu’une solution directe ne peut être trouvée, penser à la solution par la


méthode des itérations successives (itérations de Gauss).

2.1.5. Remarques
- On doit conserver dans les calculs intermédiaires une décimale de plus que
dans les données. Les résultats doivent être arrondis à la décimale demandée
ou en général au centième pour les longueurs et au millième pour les
angles, quelques fois au décimilligrade.

- Les unités des données et résultats doivent toujours apparaître, même dans les
calculs intermédiaires. Un résultat sans unité est un résultat faux.

- Les zéros des décimales doivent toujours être indiqués.

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- Lors d’un contrôle, il est impératif de repartir des données à partir du texte et
non celles stockées dans la calculatrice par exemple. En effet, les fautes
proviennent souvent d’erreurs de transcription de valeurs.

2.2. Conventions et unités

2.2.1. Conventions
Dans une catégorie de grandeurs, l’unité est la grandeur particulière choisie comme
référence ; elle permet donc la comparaison mutuelle des grandeurs appartenant à
une même catégorie.

Le système international d’unit », l’unité de base, les multiples et sous-multiples


décimaux de l’unité sont définis sous la norme AFNOR NF 2006.

En topographie, les principales unités sont :

 Pour les distances

Kilomètre (Km), décamètre (dam), mètre (m), décimètre (dm), centimètre (cm) et
millimètre (mm).

 Pour les angles

Grade (gon ou gr), décigrade (dgon ou dgr), centigrade (cgon ou cgr), milligrade mgon
ou mgr) et décimilligrade (dmgon ou dmgr).

La plupart des appareils topographiques actuels sont gradués dans le système


centésimal, adopté par les géomètres en raison de la plus grande précision du grade
par rapport degré (1/400 de la circonférence au lieu de 1/360) et pour la simplification
des calculs dans ce système.

 Pour les superficies

Hectare (Ha), are (a), centiare (ca) ou mètre carré (m²)

2.2.2. Unités
2.2.2.1. Unités linéaires
Unités Symbole Valeur

Mégamètre 𝑀𝑚 106 𝑚

Kilomètre 𝐾𝑚 103 𝑚

Hectomètre 𝐻𝑚 102 𝑚

Décamètre 𝐷𝑎𝑚 101 𝑚

Mètre 𝑚 *

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Décimètre 𝑑𝑚 10−1 𝑚

Centimètre 𝑐𝑚 10−2 𝑚

Millimètre 𝑚𝑚 10−3 𝑚

Décimillimètre 𝑑𝑚𝑚 10−4 𝑚

Micromètre 𝜇𝑚 10−6 𝑚

Nanomètre 𝑛𝑚 10−9 𝑚

*Le mètre est l’unité de longueur égale à la longueur du trajet parcouru dans le vide
par la lumière pendant une durée de 1/299 792 458 de secondes (résolution de la
17ème Conférence Générale des Poids et Mesures, Paris Octobre 1983).

Le mètre est la dixmillionième partie du quart du méridien terrestre.

Toutefois à titre d’orientation nous signalons l’existence d’autres unités de mesures


telle que :

Le système anglais : Le pied, le pouce, Le Yard, Le mile.

1 pied = 12 pouces

1 pouce = 2.54 cm 1 pied= 0.3048 m

1 Yard = 3 pied

1 mile = 1610 m

1 Pied² = 1/11 m²

MILLE

Nom donné dans le passé à un grand nombre d’unités de longueur.

Actuellement sont encore utilisées :

- Le mille terrestre anglais valant 1760 yards soit 1 609,3426 m.

- Le mille terrestre américain valant 1760 yards soit 1 609,3472 m.

Pour ces deux milles, on utilise parfois l’orthographe anglaise « mile ».

- Le mille marin correspond à la distance de deux points de la surface


terrestre, vus du centre de la terre sous un angle de 1 minute
sexagésimale.

- Le mille marin international ou tout simplement mile international valant par


convention 1852 m.

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- Le mille marin britannique appelé « nautical mile » valant 1 853,1824 m.

2.2.2.2. Unités angulaires

Division sexagésimale
Unités Symbole Valeur
𝜋
Degré ° 𝑟𝑎𝑑
180
𝜋
Minute ′ 𝑑𝑒 °
60
𝜋
′′ 𝑑𝑒 ′
60
Division centésimale

Unités Symbole Valeur


𝜋
Grades 𝑔𝑜𝑛 𝑟𝑎𝑑
200
Décigrade 𝑑𝑔𝑜𝑛 10−1 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑒

Centigrade 𝑐𝑔𝑜𝑛 10−2 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑒𝑠

Milligrade 𝑚𝑔𝑜𝑛 10−3 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑒𝑠

Décimilligrade 𝑑𝑚𝑔𝑜𝑛 10−4 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑒𝑠

2.2.2.3. Unités de superficie

Unités Symbole Valeur

Kilomètre carré 𝐾𝑚2 1 000 000 𝑚²

Hectare ℎ𝑎 10 000 𝑚²

Are 𝑎 100 𝑚²

Centiare 𝑐𝑎 1 𝑚²

Mètre carré 𝑚2 1 𝑚²

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2.3. Les chiffres significatifs

Pour commencer, il est important de bien comprendre la différence fondamentale qui


existe entre les chiffres employés dans un dénombrement et ceux utilisés dans un
mesurage. Si on dit qu’il y’a 10 voitures, il n’y a pas d’équivoque quant à la quantité,
amis si on dit que la distance entre deux points est de 10 m, le renseignement est
incomplet. Il faut, dans ce dernier cas, ajouter le degré de précision avec lequel la
distance a été mesurée, et les chiffres significatifs constituent une bonne manière
d’apporter cette précision. Lors du mesurage, compte tenu de la destination et de
l’échelle, il faut choisir l’instrument et la méthode les plus appropriés pour obtenir une
précision suffisante mais non superflue.

Le nombre de chiffres significatifs, qu’il ne faut pas confondre avec le nombre de


décimales, est le nombre de chiffres qui ont un sens, c’est-à-dire dont on a la certitude
de leur exactitude. Par exemple, si on nous dit qu’une distance est de 274,3 m, nous
devons conclure qu’elle se situe entre 274,25 m et 274,35 m. Dans ce cas, il y’a 4
chiffres significatifs, c’est-à-dire que les 3 premiers chiffres sont sûrs et que le
quatrième est une approximation à une demi-unité près. Plus de chiffres donneraient
une fausse indication de la précision et entraîneraient une perte de temps dans les
calculs. Les zéros, qui sont à l’extrême gauche ou à l’extrême droite d’un nombre, ne
sont pas de façon générale significatifs. Toutefois, les zéros placés à droite du nombre
et à droite de la partie décimale sont toujours significatifs (ex. : dans 3,760, il y’en a 4).
Cependant, les zéros à droite d’un nombre entier peuvent porter à confusion ; ainsi,
dans 6700, il peut y avoir 2, 3 ou 4 chiffres significatifs. On peut éliminer l’incertitude
en utilisant la notation scientifique : 6,70 ∗ 103 comporte 3 chiffres significatifs. Une
autre façon de procéder consiste à placer une barre au-dessus du dernier chiffre
significatif ; par exemple, 670̅0 donne aussi 3 chiffres significatifs. On peut rendre
significatifs tous les zéros à droite du nombre en ajoutant la marque décimale (ex. :
dans 6700, il y’en a 4)

2.4. Les nombres arrondis


Pour arrondir un nombre de telle sorte que l’erreur absolue soit inférieure à la moitié
de l’unité du rang de la dernière place conservée, on peut procéder selon la règle
suivante : l’arrondissement d’un nombre à 𝑛 chiffres significatifs se fait par l’élimination
de tous les chiffres placés à droite de la ne place. Si les chiffres éliminés sont plus
petits que la moitié de l’unité du rang de la ne place, on laisse le dernier chiffre tel quel.
S’ils sont plus grands, augmente de 1 le ne chiffre significatif. Si les chiffres éliminés
valent la moitié de l’unité de la ne place, on laisse le ne chiffre tel quel s’il est pair, mais
on l’augmente de 1 s’il est impair.

L’arrondissement définitif d’un nombre doit se faire en une seule étape : par exemple,
3,8346 devient 3,83 et non 3,835 puis 3,84. Dans les grandes mesures, il faut être
conséquent. Par exemple, si une personne habite à 3 km passé Québec, qui est à
250Km de Montréal, on ne dira pas qu’elle habite à 253 de Montréal.

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2.5. Les opérations mathématiques

Lorsqu’on effectue des opérations mathématiques, on doit tenir compte des chiffres
significatifs en observant certaines règles.

Pour ce qui est d’une addition ou d’une soustraction, on procède comme suit :

a) On place toutes les valeurs en colonne, en respectant la marque décimale.


b) On identifie la position du chiffre significatif de droite qui est la plus à gauche
parmi les valeurs données (le chiffre 3 dans l’exemple suivant).
c) Tous les nombres, vers la droite, sont arrondis à l’unité qui suit celle trouvé en
b).
d) On fait la somme ou la différence.
e) Ensuite, on arrondit le résultat au chiffre significatif trouvé en b).
467,3 → 467,30

6,0875 → 6,09

0,0019 → 0,00

15,62 → 15,62
−−−
489,01 𝑑𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 489,0

Dans une multiplication ou une division, le nombre de chiffres significatifs du produit


ou du quotient et le même que le plus petit nombres de chiffres significatifs des
facteurs eux-mêmes. Ex: 1618,43 ∗ 4,73 = 7655,1739, qui devient 766̅0.
Toutefois, il faut tenir compte du chiffre significatif qu’on peut gagner en multipliant
ou perdre en divisant. Ainsi, 3 ∗ 5 donne 15, c’est-à-dire deux signes significatifs au
lieu de 1.

Lorsqu’un des facteurs est un nombre pur, il n’a aucune influence sur le choix du
nombre de signes significatifs. Par exemple, 3 fois la distance de 128,47 m est égal
à 385,41 m, soit 5 chiffres significatifs. Par contre, si un nombre est
incommensurable, il faut prendre un chiffre de plus que le nombre de chiffres
significatifs de k’autre ou des autres facteurs. Dans l’exemple precedent, si on
mtultiplie la distance par , on prend 3,141 59.

Le nombre de chiffres d’une moyenne est égal au nombre de chiffres significatifs


qu’il y’a dans les valeurs données, à moins que ke nombre de mesures soit plus
grand que 10. Dans ce cas, on ajoute autant de chiffres siginificatifs qu’il y’a de
puissances de 10 (ou tout simplement le log10) du nombre de mesures.

Ex: 17 + 16 + 15 + 16 + 17 + 15 + 17 + 17 + 16 + 17 → 16,3

Dns le cas des calculs intermédiaires, on recommande d’ajouter un chiffre


significatif, mais de le laisser tomber dans le résultat final.

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Remarque: En raison de la généralisation des calculatrices de poche, qui sont de


plus en plus programmables, nous avons jugé bon de conserver plus de decimals
que necessaire pour les calculs intermédiaires, mais nous noues ne avons tenu
compte pour exprimer le résultat final

2.6. Résolutions de triangles

Résoudre un triangle consiste, à partir de trois éléments connus de ce triangle (angles


et cotes), autres que les trois angles, à déterminer les autres éléments constitutifs de
ce triangle.

2.6.1. Formules dans le triangle quelconque


2.6.1.1. Notations
𝐴̂, 𝐵̂, 𝐶̂ : angles au sommet

a, b, c : cotes opposes aux angles

2𝑝 : périmètre du triangle

𝑆 : superficie du triangle

2.6.1.2. Formules
Les trois formules fondamentales pour résoudre un triangle sont les suivantes:

̂+𝑩
𝑨 ̂ = 𝟐𝟎𝟎𝒈𝒐𝒏 𝒐𝒖 ̂𝑨 + 𝑩
̂ +𝑪 ̂ = 𝟏𝟖𝟎°
̂ +𝑪

𝑃𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒𝑠 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑡𝑟𝑖𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒.

𝒂 𝒃 𝒄
= =
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝑩
𝐬𝐢𝐧 𝑨 ̂
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝑪

𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠.


̂ ; 𝒃𝟐 = 𝒂𝟐 + 𝒄𝟐 − 𝟐𝒂 ∗ 𝒄 ∗ 𝐜𝐨𝐬 𝑩
𝒂𝟐 = 𝒃𝟐 + 𝒄𝟐 − 𝟐𝒃 ∗ 𝒄 ∗ 𝐜𝐨𝐬 𝑨 ̂.
̂ ; 𝒄𝟐 = 𝒂𝟐 + 𝒃𝟐 − 𝟐𝒂 ∗ 𝒃 ∗ 𝐜𝐨𝐬 𝑪

𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑 ′ 𝐴𝑙 𝐾𝑎𝑠ℎ𝑖

Pour le calcul des superficies :

̂
𝒃 ∗ 𝒄 ∗ 𝐬𝐢𝐧 𝑨
𝑺 == = √𝒑 ∗ (𝒑 − 𝒂) ∗ (𝒑 − 𝒃) ∗ (𝒑 − 𝒄)
𝟐

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2.6.2. Cas classiques de résolutions


On entend par cas classique de résolution des triangles, le calcul des 3 angles ou des
3 côtés à partir de la connaissance de 3 de ces quantités, autres que les 3 angles. Ces
6 quantités (angles et côtés) sont appelées les éléments fondamentaux du triangle.

Dans tous les cas qui vont suivre, nous partirons du principe que des mesures ont été
effectuées sur le terrain et qu'il existe donc bien un triangle.

Un contrôle des résultats est effectué sous la forme d'une (re)détermination d'une
donnée à partir des résultats.

En général, la superficie du triangle est également calculée.

2.6.2.1. Triangles rectangles


 Dont on connaît l’hypoténuse et un côté de l’angle droit
𝑏 𝑏 C
sin 𝐵̂ = ; cos 𝐶̂ =
𝑎 𝑎
𝑐 = 𝑎 ∗ sin 𝐶̂
a
Contrôle : 𝑐 = √𝑎2 − 𝑏 2 b

B
A
c

 Dont on connaît l’hypoténuse et un côté de l’angle aigu


C

𝐶̂ = 100𝑔𝑜𝑛 − 𝐵̂ a
b
𝑏 = 𝑎 ∗ sin 𝐵̂
̂
𝑩
𝐶̂ = 𝑎 ∗ cos 𝐵̂ A
B
c
Contrôle : 𝑐 = √𝑏 2 + 𝑐2

 Dont on connaît un côté de l’angle droit et un angle aigu

𝐶̂ = 100𝑔𝑜𝑛 − 𝐵̂ C

𝑏
𝑎= a
sin 𝐵̂
b
𝑐 = 𝑏 ∗ cot 𝐵̂
̂
𝑩
Contrôle : 𝑏 = √𝑎2 − 𝑐2 A B
c
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 Dont on connaît les deux côtés de l’angle droit


𝑏
tan 𝐵̂ =
𝑐
C
𝐶̂ = 100𝑔𝑜𝑛 − 𝐵̂

𝑏 a
𝑎=
sin 𝐵̂ b

Contrôle : 𝑎 = √𝑏 2 + 𝑐 2
B
A
c

 Superficie d’un triangle rectangle


1
𝑆 = 𝑏∗𝑐
2

2.6.2.2. Triangles quelconques


 On connait un côté et les deux angles adjacents :𝒂, 𝑩 ̂ (1er cas)
̂, 𝑪

Ce cas correspond en topographie à l'intersection de deux droites. On mesure sur le


terrain une distance et à chaque extrémité les deux angles. La résolution de ce triangle
nous permet d'obtenir la distance à un point souvent inaccessible.

A
𝐴̂ = 200𝑔𝑜𝑛 − (𝐵̂ + 𝐶̂ )
𝑎
𝑏= ∗ sin 𝐵̂ c
sin 𝐴̂
b
𝑎
𝑐= ̂
∗ sin 𝐶̂
sin 𝐴 ̂
𝑩
B ̂
𝑪
a C
Contrôle : 𝑎 = √𝑏 2 + 𝑐 2 − 2𝑏 ∗ 𝑐 ∗ 𝑐𝑜𝑠𝐴̂

Application 1 : 𝑎 = 57,43 𝑚; 𝐵̂ = 53,789 𝑔𝑜𝑛 ; 𝐶̂ = 74,504 𝑔𝑜𝑛

 ̂ , 𝒃, 𝒄 (2ème cas)
On connait un angle et les deux cotés adjacents : 𝑨

En topographie ce cas-là correspond au cheminement polygonal; on mesure un angle


et deux côtés adjacents à cet angle. C'est aussi la détermination de la distance d'un
côté d'une propriété, qui a été relevée par rayonnement.
𝐵̂+𝐶̂ 𝐴̂
= 100𝑔𝑜𝑛 −
2 2

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A
𝐵̂−𝐶̂ 𝑏−𝑐 𝐴̂
tan = cot
2 𝑏+𝑐 2
̂
𝑨
𝐵+𝐶 ̂ ̂ 𝐵̂−𝐶̂
𝐵̂ = + ̂ b
2 2
c 𝑨
𝐵̂+𝐶̂ 𝐵̂−𝐶̂
𝐶̂ = −
2 2

𝑏 sin 𝐴̂ B C
𝑎= a
sin 𝐵̂

𝑐 sin 𝐴̂
Contrôle : 𝑎=
sin 𝐶̂

Application 2 : 𝐴̂ = 87,654𝑔𝑜𝑛 ; 𝑏 = 78,96𝑚 ; 𝑐 = 64,04 𝑚

 On connait les trois cotés adjacents :, 𝒂, 𝒃, 𝒄 (3ème cas)

En topographie ce cas-là correspond au cheminement polygonal; on mesure un angle


et deux côtés adjacents à cet angle. C'est aussi la détermination de la distance d'un
côté d'une propriété, qui a été relevée par rayonnement.

A
𝑎+𝑏+𝑐
𝑝=
2

𝐴̂ (𝑝−𝑏)(𝑝−𝑐)
tan = √ b
2 𝑝(𝑝−𝑎) c

𝐵̂ (𝑝−𝑎)(𝑝−𝑐)
tan = √
2 𝑝(𝑝−𝑏)
B C
a
𝐶̂ (𝑝−𝑎)(𝑝−𝑏)
tan = √
2 𝑝(𝑝−𝑐)

Contrôle : 𝐴̂ + 𝐵̂ + 𝐶̂ = 200𝑔𝑜𝑛

Application 3 : 𝑎 = 37,83𝑚; 𝑏 = 41,57𝑚 ; 𝑐 = 29,32 𝑚

C'est une manière de déterminer la valeur de certains angles lorsqu'on ne dispose pas
de goniomètre (terme général désignant un instrument permettant de mesurer des
angles).

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2.6.3. Applications :
PARTIE A :

Résoudre les triangles suivants en vous servant des données ci-dessous :

𝑎 = 175,52 𝑚; 𝐵̂ = 54𝐺 33` 17`` ; 𝐶̂ = 72𝐺 38` 45``

𝑐 = 215,82 𝑚; 𝑏 = 183,26 𝑚 ; 𝐴̂ = 78𝐺 24` 19``

𝑎 = 118,49 𝑚; 𝑏 = 95,25 𝑚; 𝑐 = 126,56 𝑚

PARTIE B :

 Unités de longueur

Combien de mètres représentent : 1 kilomètre ? ; 1 décamètre ?

Combien de centimètres représente : 1 mètre ?

Combien de millimètres représentent : 1 mètre ? ; 1 centimètre ?

 Unités de surface

Combien de m² représentent : 1 km² ? ; 1 hectare ?; 1 are ?; 1 centiare ?

Combien d’hectares représente : 1 km² ?

 Unités angulaires

Combien de minutes sexagésimales représente 1 degré ?

Combien de secondes sexagésimales représente 1 minute sexagésimale ?

Combien de secondes sexagésimales représente 1 degré ?

Combien de centigrades représente 1 grade ?

Combien de décimilligrades représente 1 centigrade ?

Combien de décimilligrades représente 1 grade ?

Combien de milligrades représente 1 grade ?

Combien de milligrades représente 1 centigrade ?

Quel est, e, degrés la valeur d’un angle droit ?

Quelle est, en grades la valeur d’un angle droit ?

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Module 2: Notions préliminaires et carnets de notes TOP323

2.7. Généralités sur les carnets de notes

On appelle “notes” l’ensemble des renseignements qu’on obtient sur le terrain. On doit
enregistrer et conserver ces renseignements dans un carnet de notes, qui constitue le
seul document official et permanent du travail fait sur le terrain. Le fait d’égarer un
carnet ou de le détruire peut représenter une perte considérable d’argent et entraîner
des problemes de toutes sortes, surtout si le but du levé est de permettre d’engager
des poursuites judiciaires.

Le secretaire, celui qui prend les notes sur le terrain, a une function très importante et
quelques fois difficile. Io doit faire prevue de vigilance, de jugement et d’intelligence.
Ce role devrait être assume par le chef d’équipe.

Évidemment, la façon de prendre les notes est personnelle. Néanmoins, ces notes
doivent avoir certaines propriétés et satisfaire à des norms généralement acceptées
ayant trait à l’accèssibilité, c’est-à-dire que quelqu’un du milieu devrait pouvoir s’y
retrouver sans trop de difficultés.

En plus du carnet de notes conventionnel, qui est manuscript, on trouve sur le marché
une grande variété de carnets de lévés électroniques qui permettent l’enregistrement
automatique des observations provenant des différents équipements de mesure. Dans
la presente section du module, les premières sous-sections concernent plus
spécifiquement le carnet de notes conventionnel, alors que les dernières sous sections
traitent du carnet de levés électronique. L’arrivée du carnet électronique ne signifie
pas la mise au rancart du carnet manuscript. En function des équipements disponibles
et des directives de l’employeur, c’est au chef d’équipe qu’il revient de juger s’il doit
utiliser le carnet manuscript seul ou en combinaison avec le carnet électronique pour
des croquis et des notes additionnelles.

2.8. La nature des notes

La prise de notes peut s’éffectuer de différentes façons: par description, tabulation,


croquis, photos ou enregistrement automatique.
Lorsqu’il s’agit de mesurer une simple distance, un croquis est peut-être indiqué. Si la
distance est assez grande et comporte des sections avec des pentes différentes, la
tabulation est probablement appropriée. Si on doit determiner rigoureusement certains
détails, alors une description s’impose, comme dans le cas d’un repère d’altitude. Pour
completer la prise de notes sur le terrain, il peut s’avérer très commode de prendre
des photos avec un appareil à developpement instantané. Par ailleurs, il ne faut jamais
hésiter à faire un croquis car, comme on le dit souvent, une image vaut mille mots.

2.9. Les renseignements de base

Au début de chaque travail et au fur et à mesure que le besoins s’en fait sentir, il faut
donner certains renseignements statutaires.

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Titre. On doit définir le projet en faisant une courte description et indiquer


l’emplacement. On ne doit pas oublier de commencer sur une nouvelle feuille, surtout
dans un carnet à feuilles mobiles.

Date. De façon générale, un document non daté a peu de valeur.. En ce qui a trait aux
poursuites judiciaires, la date a une valeur incontestable. Si le projet nécessite
plusieurs jours sur le terrain, il faut donner la date chaque fois. Dans certains cas,
l’heure est nécessaire.

Conditions atmosphériques. Il faut donner la temperature et indiquer si c’est


ensoleillé ou nuageux, s’il vente, s’il neige, etc. Ces conditions on tune certaine
influence sur la precision des mesurages. Si on mesure une quantité à deux periodes
différentes et que les valeurs ne concordant pas, les conditions atmosphériques seront
utiles pour attribuer des poids à ces mesures. La temperature peut server à la
correction du chaînage, notamment si on veut tenir compte de la dilatation.

Membres de l’équipe. Il faut inscrire les noms de tous les membres de l’équipe et
indiquer la function de chacun. Des explications supplémentaires pourraient être
requises ultérieurement et il faut savoir à qui s’adresser. Quelquefois, l’identité de
l’équipe est une indication de la valeur du travail.

Instruments. On inscrit les instruments utilisés. Le type d’instrument permet d’évaluer,


dans certains cas, la précision possible. On doit réserver quelques pages au début du
carnet de notes pour y inscrire une table de matières qui facilitera les références
ultérieures. Il est evident qu’il faut paginer le carnet, s’il ne l’est pas déja.

2.10. La qualité des notes


De bonnes notes doivent posséder un certain nombre de qualités que nous allons
expliquer brièvement.

Originales. On doit prendre les notes directement sur le terrain. Il ne faut pas les
rédiger sur des bouts de papier et ensuite les transcrire dans le carnet de notes. On
les inscrit sur-le-champ sans se fier à sa mémoire. Si, pour certaines raisons, on
transcrit des notes, on doit le mentionner. Lors d’un procès, des notes transcrites
pourraient être refusées.

Il n’es pas permis d’effacer dans un carnet de notes, sauf s’il s’agit d’un croquis. Si un
nombre est erroné, on doit le biffer proprement et inscrire au-dessus la nouvelle valeur.
Si toute une page est à recommencer, on y trace des diagonals, on écrit NUL en gros
caractères et on indique la raison du changement, s’il y’a lieu, mais il ne faut jamais la
détruire.

Exactes. Évidemement, l’exactitude est une qualité primordiale dans tous les travaux
de topométrie

Complètes. Il est important que les notes soient completes. Avant de quitter le terrain,
on doit les verifier pour s’assurer qu’il n’y a pas au d’omission. Une seule omission

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peut s’avérer très dispensieuse, surtout lorsque le lieu est éloigné du bureau. On
recommande de prendre plus de mesures que necessaire pour pouvoir faire des
verifications.

Lisibles. On recommande d’écrire en lettres moulées et de bien former les chiffres,


puisque les notes illisibles sont inutiles. On doit choisir un crayon qui n’est pas trop
mou ni trop dur, soit un crayon H ou 2H. Tout est function du peppier utilisé et du dégré
d’humidité de l’air.

Claires. Des notes claires, en plus de faciliter la comprehension et la mise en


plan,permettent de déceler plus facilement les erreurs et les omissions. On doit aérer
les notes en se disant que le papier coûte moins cher qu’une erreur d’interprétation. Il
n’est pas necessaire aur les croquis soient à l’échelle, mais il faut respecter les
proportions. L’utilisation d’une règle et d’un rapporteur d’angles peut s’avérer très
commode.

Intelligibles. On doit prendre les notes dans un ordre logique pour en faciliter la
comprehension et l’interprétation, et éviter tout equivoque.

2.11. Les sortes de carnets

Comme le carnet de notes a la vie dure sur le terrain et qu’il contient des
renseignements importants, qui doivent être permanents, il faut utiliser le meilleur. Pas
de fausses économies! Le papier doit être spécialement traité, de sorte qu’il puisse
supporter les temperatures humides sur le terrain.

Les carnets de notes sont généralement relies ou à feuilles mobiles. Le carnet relié
est plus fiable et plus sûr. Plus fiable, puisqu’on ne peut ni changer , ni ajouter des
feuilles. Plus sûr, car il n’ya pas de danger de perte de feuilles. Par contre, le carnet à
feuilles mobiles est plus souple. Par exemple, on peut en retirer les feuilles et les lever
directement au dossier concerné. Généralement, la page de gauche comporte six
colonnes et celle de droite est quadrille fig.2.1

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Figure 2.1 : Modèle de feuille de notes

Quoique le même carnet puisse servir pour tous les travaux sur le terrain, certains
préfèrent utiliser un carnet special lorsqu’il font du nivellement, soit un carnet n’ayant
pas de feuilles quadrilles. Il est possible de se composer des modèles personnels de
feuilles de notes (fig.2.2.)

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Figure 2.2: Modèle personnel de feuille de notes

2.12. Recommandations générales

En plus des remarques précédentes, nous faisons les suggestions suivantes:

a) Inscrire à l’encre, le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du propriétaire,


au cas où on perdait le carnet de notes.
b) Conserver le carnet de notes dans une voûte.
c) Etablir la concordance entre le croquis et la tabulation ou la description.
d) Utiliser des signes conventionnels pour économiser de l’espace.
e) Indiquer la direction du Nord sur les croquis.
f) Répéter à haute voix une valeur en l’inscrivant pour permettre à celui qui l’a
donnée de la vérifier.

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g) Si l’opérateur et le secrétaire sont éloignés, ils peuvent utiliser le langage


gestuel ou des talkings walking.
h) Pour les nombres plus petits que l’unité, toujours mettre un zéro avant la
marque décimale, par ex. : 0,58 plutôt que ,58.
i) Respecter la règle des chiffres significatifs. Par exemple, écrire 8,40 plutôt que
8,4 si le mesurage a été fait au centième.
j) Ne jamais superposer un nombre à un autre et ne jamais essayer de changer
un chiffre en un autre, comme 9 en un 8.
k) Ne jamais perdre de vue le but du travail, de façon à recueillir tous les détails
pertinents.

2.13. Le carnet de levés électronique


Avec l’invention des calculatrices de poche, qui n’ont cessé d’être plus performantes
et qui permettent d’emmagasiner un grand nombre de données et d’informations, on
a commence à remplacer graduellement, sans pour autant l’éliminer, le carnet de notes
conventionnel par le carnet de levés électronique. En général, peu importe le type
d’équipements de mesure utilisés en topographie (chaîne, niveau, théodolite,
télémètre électronique, etc.), on peut emmagasiner dans la mémoire d’une calculatrice
toute observation d’une grandeur (distance, angle, dénivelée, etc.) et récupérer cette
valeur pour effectuer des calculs. C’est ainsi qu’est apparue, sur le marché des
équipements d’arpentage, une gamme substantielle de carnets électroniques. Par
ailleurs, le jumellage de ces équipements aux goniomètres (appareils de mesure
d’angles) et télémètres (appareils de mesures à distance) électroniques à affichage
numérique a influé sur les approches et les méthodes de travail en topographie.

Référence

Roger Duquette, Ernest P.Lauzon, 1996, Topométrie générale, troisième edition.

Serge Milles , Jean Lagofun, 1999,Topographie et Topométrie générale, Tome 1 & 2.

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