Vous êtes sur la page 1sur 21

Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

A.U. 2017/2018
Université TAHRI Mohamed - Béchar
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie / Département de Biologie
Intitulé de la licence : Biotechnologie en santé
Module: LBIO1 F111: Chimie Générale et Organique Semestre: 01

CONTENU DE LA MATIERE
1. CHIMIE GENERALE
1.1. L’électron et la classification périodique
1.2. Noyau et radioactivité
1.3. Liaisons chimiques et structure
1.3.1. Orbitales et liaisons
1.3.2. Atomes et molécules
1.3.3. Configurations moléculaires
1.3.4. Dimensions cristallines
1.3.5. Mailles cristallines
1.3.6. Types de liaisons
2. Chimie organique
2.1. Composés organiques, formules, fonctions, Nomenclature
2.1.1. Formules des composés organiques
2.1.2. Fonctions, groupes fonctionnels
2.1.3. Nomenclature
2.1.4. Etude des fonctions organiques
* Hydrocarbures saturés ou alcanes
* Hydrocarbures saturés cycliques ou cyclanes
* Hydrocarbures éthyléniques ou alcènes
* Hydrocarbures acétyléniques ou alcynes
* Hydrocarbures benzéniques
* Dérivés halogénés, halogénures
* Alcools, thiols, phénols
* Ethers oxydes, thioethers
* Amines
* Aldéhydes
* Cétones
* Acides carboxyliques
* Composés polyfonctionnels
* Hétérocycles
2.2. Effets électroniques dans les molécules
2.2.1. Conjugaison
2.2.2. Résonnance et mésomérie
2.3. Isoméries et stéréochimie
2.4. Etude des mécanismes réactionnels
2.4.1. Réactions de substitution nucléophile
2.4.2. Réactions d’élimination
2.2.3. Réactions radicalaires
2.2.4. Réactions d’oxydation
2.2.5. Réactions de réduction

1
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Références

Chimie générale
1° Antoine GEDEON. Cours de Chimie Générale. Ellipses Edition Marketing S.A.2009.
2° M.SUARD, B.PRAUD et L. PRAUD. Elément de chimie générale. 4ème édition 1990.
3° Smail MEZIANE. Chimie générale Structure de la matière. 2ème édition 2006.
4° http://www.mpsi-lycee-saint-exupery.fr
5° Marie GRUIA, Michèle POLISSET. Chimie générale Rappels de cours et exercices corrigés.
Edition Marketing. Copyright 1993.
6° Méthode de datation 14C : Université de Lyon
http://carbon14.univ-lyon1.fr/methode.htm
7. Elizabeth Bardez. Manuel de chimie générale structure de la matière. Dunod, Paris 2007.
(Quota 540/172)
8. J.Ficini, N.Lumbroso-Barder, J.-C.Depezay. Structure de la matière Cinétique chimique.
Collection méthodes, Hermann, Editeurs des sciences et des arts. (Quota 540/130)
9. Alain sevin et al. Chimie générale tous le cours en fiches. Dunod 2012. ((Quota 540/256).

Chimie organique
1. Jaussaud P, Présence de l'histoire : Comment nommer les molécules organiques ? Pour la
science, septembre 2007, p. 8-12
2. J.-P. Mercier, P. Godard, Chimie Organique - Une initiation, PPUR, 1995, p. 32
(ISBN 978-2-88074-293-5).
3. M. Bernard, D. Plouin, La nomenclature en chimie organique et inorganique,
3e éd. (selon les recommandations 1988 de lUPAC), Société Française de
Chimie, Paris, 1991 (ISSN 0763-6911).
4. R. Panico, J.-C. Richer, Nomenclature IUPAC des composés organiques (version française de
« A Guide to IUPAC Nomenclature of Organic Compounds – Recommendations 1993 »),
Masson, 1994 (ISBN 2-225-84479-8).
5. Jacques Angenault, La Chimie - dictionnaire encyclopédique, 2e éd., Dunod, Paris, 1995
(ISBN 2-10-002497-3).
6. Robert Panico, Jean-Claude Richer, Jean Rigaudy, Nomenclature et terminologie en chimie
organique - Classes fonctionnelles, Stéréochimie, Techniques de l'Ingénieur, Paris, 1996 (ISBN
2 85 059-001-0).

2
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

1. CHIMIE GENERALE
1.1. L’électron et la classification périodique
1.1.1. Historique
La chimie commence dans les étoiles qui sont la source des éléments chimiques. A l’intérieur
de l’étoile il règne une chaleur telle 2.10 7 °C que les atomes d’hydrogène se heurtent
violemment, fusionnent et deviennent des atomes d’autres éléments : l’hélium est le plus
abondant et constitue la source principale d’énergie suivant la réaction de fusion:
411 H  42 He + 2 01 e e (positron).
Cet élément rentre dans la formation de plusieurs éléments chimiques via des réactions
nucléaires.
Les millions de produits chimiques connus à ce jour sont composés de 109 éléments.
1.1.2. Atomes
La notion d’atome remonte à 400 ans avant J.C., apparaissant dans les écrits de Démocrite,
un philosophe Grec. Mais les premières preuves expérimentales de l’existence des atomes
ont été rassemblées en 1805 par John Dalton. Mais avant dans la civilisation arabo-
musulman beaucoup de savants ont contribués avec leurs travaux dans le développement de
la chimie à savoir Jabir ibn hayan, Al razi, Ibn sina, Abou kassim al majriti, Azdine al Jaldaki,
Abou Hassan l Hamadani, Abou Mansour Al mowafaq…..etc.
1.1.3. Modèles de l’atome
1.1.3.1. Le modèle atomique de Rutherford
La matière est constituée de petits "grains", invisibles à l'œil nu : Les atomes. En 1911, Ernest
Rutherford propose un modèle planétaire de l'atome (disposition analogue au système
solaire). L'atome est composé d'un noyau autour duquel un ou plusieurs électrons sont en
mouvement.

Figure 01: modèle atomique de Rutherford


1.1.4. Constitution de l’atome
 Dans le noyau
Le noyau est composé de : nucléons (Les protons et les neutrons. Le diamètre de l’atome est
d'environ 10-15 m = 1 fm. Les protons sont chargés positivement (q p = + 1,6 .10-19 C). Les
neutrons ont une charge nulle: q n = 0C, il est découvert par Chadwick en 1932 lors de ses
travaux sur des réactions nucléaires. La masse d'un proton m p = 1,673 .10-27 kg est
pratiquement égale à celle des neutrons m n = 1,675. 10-27 kg. En outre, le rayon du proton est
égal 10-15 m.
 Autour du noyau
Les électrons sont chargés négativement. L’électron a été découvert par Joseph John
Thomson en 1897. Dans son expérience a pu déterminer le rapport e/m = 1,7588.10 11C.kg-1.
Millikan de sa part en 1910 a déterminé la charge de l’électron e = 1,6.10 -19C.
La charge d'un électron qe- est opposée à celle du proton: qe- = -qp = -1,6 . 10-19 C

3
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

La masse d'un électron me-= 9,1. 10-31 kg est environ 1836 fois plus petite que celle des
protons et neutrons. De plus, le rayon d’électron est égal à 2-3.10-15m.
Conclusion
Dans un atome, il y a autant d'électrons que de protons. Comme qe- = -qp, l'atome est donc
électriquement neutre.
Les atomes se différencient par le nombre de particule (protons, neutrons, et électrons)
qu'ils comportent.
Exemple
L'atome d'hydrogène est composées d'1 proton et 0 neutrons, soit d'un seul nucléon dans
son noyau, et donc d'un électron autour du noyau.
L'atome d'hélium comporte 2 protons et 2 neutrons, soient 4 nucléons dans son noyau, et
donc 2 électrons autour du noyau.
 QUARKS ( ‫)الكواركات‬
Un quark est une particule élémentaire et un constituant de la matière observable. Les
quarks se combinent entre eux pour former des hadrons (protons et les neutrons).
Murray Gell-Mann, né le 15 septembre 1929 à New York, est un physicien américain. Il est
surtout connu pour ses travaux sur la théorie des quarks dont il a fait la découverte. Il a reçu

le prix Nobel de physique de 1969. Il a découvert 6 types de quarks.

Figure 02 : Quarks
1.1.5. Représentation symbolique de l’atome
Symbole
Un atome X peut être représenté symboliquement par AZ X AZX où :
 X est le symbole de l'atome
 A est appelé nombre de masse et représente le nombre de nucléons dans le noyau de
l'atome.
 Z est appelé numéro atomique et représente le nombre de protons dans le noyau de
l'atome.
La différence A-Z donne donc le nombre de neutrons (N) dans le noyau et Z donne aussi le
nombre d'électrons que comporte l'atome.
Exemple: L'atome de carbone est représenté par 126 C , c'est-à-dire: Z = 6 → 6 protons dans
le noyau donc 6 électrons.
1.1.6. Masse caractéristique de l’atome
Masse du noyau
mnoyau = mP x (nombre de protons) + mN x (nombre de neutrons)
mnoyau (Fe) = mP×(Z) + mN ×(A - Z) mnoyau (Fe)=1,673.10-27×(26)+ 1,675.10-27 × (30) = 9,375.10-26 kg

4
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Il est à noter que la masse d'un électron est très petite comparée à celle des nucléons donc
la masse de l'atome est concentrée dans son noyau : matome ≈ A × mp.
Masse atomique= masse atomique de l’isotope x abondance relative + masse atomique de
l’isotope 2 x abondance relative….etc.
Mole et masse molaire
Les masses des atomes sont toutes très petites (entre 10 -24 et 10-26 kg) et donc peu pratique à
utiliser dans le monde macroscopique.
La mole (mol) est l’unité que les chimistes utilisent pour exprimer un grand nombre
d’atomes.
Une mole est le nombre d’atome qu’il y a dans 12 g de carbone. Le nombre d’atomes dans
une mole est appelé Nombre d’Avogadro :
12g
1 mole =  6,023.10 23 atomes
1,9926.10  23 g

On définit alors la masse molaire (M) qui la masse d’une mole d’atomes. On peut également
définir la masse molaire d’une molécule. L’unité de masse atomique est le 1/12 de la masse
d’un atome de carbone 12.
1,9926.10 23 g
1uma =  1,6605.10  24 g = 1,6605.10-27kg
12
Remarque: 1g = NA.uma avec NA est le nombre d’avogadro
1.1.7. Absorption et émission de lumière (photon) par un atome
Les niveaux d’énergie d’un atome sont discrets. Plus précisément, chaque orbitale à une
énergie particulière (voir règle de Klechkowski). Un électron dans une orbitale donnée,
d’énergie En, ne peut accéder à une autre orbitale d’énergie Em, que si l’énergie Eν = hν du
photon incident vérifie la relation h = Em - En. Au cours de la transition, le photon est
absorbé par l’électron. Il y a conservation de l’énergie. L’atome est alors dans un état excité
(état de l’atome de plus haute énergie que l’état fondamental). Après un certain temps,
l’atome se désexcite. Cette transition électronique d’un orbitale à l’autre s’accompagne de
l’émission d’un photon d’énergie E  E  E  h 
hc
 hc
m n

Absorption Emission
Figure 03: Excitation et Désexcitation d’un atome
La décharge électrique dans un gaz s’accompagne de phénomènes lumineux. La coloration
de la lumière émise dépend de la nature du gaz : lumière violette pour l’hydrogène, rouge
pour le néon, orangée pour la vapeur de sodium, bleue-verte pour la vapeur de mercure.
Cette propriété est d’ailleurs utilisée dans les enseignes lumineuses et l’éclairage: les
autoroutes sont éclairées par des lampes à vapeur de sodium.

5
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

L’énergie électrique ou thermique est absorbée par les atomes, qui passent ainsi d’un état
fondamental stable à un état excité instable. Retombant dans l’état fondamental, ils
restituent sous forme lumineuse l’énergie absorbée.
L’analyse de la lumière violette provoquée par la décharge électrique dans l’hydrogène à
basse pression révèle qu’il ya émission de rayonnement à des longueurs d’onde bien
déterminées. On y distingue quatre raies principales pour sa partie visible.

Figure 04: spectre d’émission de l’hydrogène monoatomique


En 1885, le physicien suisse Balmer proposa une formule empirique qui exprime les
longueurs d’ondes de ces quatre raies sous forme des quatre premiers termes d’une série.
La formule de Balmer fut exprimée par le Suédois Rydberg:
1 1
  RH( 2
 2 ) avec n1 =2 et n2 = 3 ; 4 ; 5 ; …..et RH = 109677,76 cm-1
n1 n 2
L’intérêt de la formule empirique de Balmer est renforcé par la découverte en 1906 et en
1909, par Lyman et Paschen, de deux nouvelles séries de raies dans le spectre de l’atome H,
correspondant à des valeurs de n égales à 1 et 3, respectivement dans le domaine ultraviolet
et dans le domaine infrarouge.
En 1922 et 1926, deux autres séries de raies ont été découverte par Brackett et Pfund.
Tableau 01 : différents séries de raies du spectre de l’atome d’hydrogène
Série n1 n2 Région d’émission
Lyman (1906) 1 2, 3 , 4…… UV
Balmer (1885) 2 3, 4, 5…… Visible/proche UV
Paschen (1909) 3 4, 5, 6……. IR
Brackett (1922) 4 5, 6, 7…… IR
Pfund 5 6, 7, 8…… IR

6
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Figure 05: représentation des cinq séries de raies du spectre de l’atome d’hydrogène
1.1.8. ATOME DE BOHR
1.1.8.1. Modèle de Bohr
Pour concilier le modèle planétaire (modèle de Rutherford) et le spectre de H, Niels Bohr
publie en 1915 un article intitulé de la constitution des atomes et des molécules dans lequel
il émet 3 postulats:
Postulat 1
L'électron circule à vitesse et énergie constante sur des orbites circulaires particulières pour
lesquelles il ya exacte compensation entre l’attraction coulombienne du noyau et la force
centrifuge.

Figure 06 : modèle de Bohr


L’électron est soumis à deux forces : La force d’attraction coulombienne (F1) et la force
centrifuge (F2).
1 Ze 2 mv 2
F1  . 2 Et F2 
4e 0 r r

avec e0 est la permittivité de vide = 8,85.10-12 C2.N-1.m2


Expression du rayon atomique
Pour que l’électron reste sur l’orbite, il faut qu’il soit maintenu par une exacte compensation
entre force centrifuge et attraction coulombienne.
2
1 Ze 2 mv 1 Ze 2
À l’équilibre F1= F2 soit . = d’où r . (1)
4e 0 r 2 r 4e 0 mv 2

7
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Expression de l’énergie totale

1 Ze 2 1
On sait que ET = Ep + Ec avec Ep   . et Ec  mv 2
4e 0 r 2

En remplaçant mv2 de l’expression (1), on obtient : 1 1 Ze 2


Ec  ( . )
2 4e 0 r
Donc : 1 1 Ze 2(2)
ET   ( . )
2 4e 0 r
Postulat 2 (Résultats de Bohr)
 Ces orbites particulières se limitent à celles pour lesquelles le produit de la quantité de
mouvement par la longueur de l’orbite est un multiple entier de la constante de Planck h.
 Dans le cas de l’électron sur orbite, pour réaliser une onde stationnaire, il faut que l’orbite
soit égale à un nombre entier de longueurs d’onde :
h h nh
2rn x mvn = nh Soit 2r  n  n soit mvr  n  vn  (3)
mv 2 2mrn

avec : n = nombre quantique principal, n Î {1 ; 2 ; 3 ;... }


m = masse de l’électron
rn = rayon de l’orbite de l’électron autour du noyau
vn = vitesse linéaire de l’électron sur son orbite
h = constante de Planck = 6,62.10-34J.s
Expression du rayon de l’orbite
On a 1 Ze 2 mv 2
 2 1 Ze 2 1
 v  . . (4)
4e r
0
2
r 4e 0 m r
h 1 h2 1
De la relation (3), on déduit v : vn .  v2  n 2 . 2 (5)
2m r 2 2
4 m r
En égalant les relations (4) et (5) on obtient :
1 Ze 2 1 h2 1 e0h 2 n 2
. .  n2 . 2  rn  . (6)
4e0 m r 2 2
4 m r me 2 Z
Avec :
n = nombre quantique principal, n Î {1 ; 2 ; 3 ; ... }
m = masse de l’électron
rn = rayon de l’orbite de l’électron autour du noyau
h = constante de Planck = 6,62.10-34J.s
On remplace les valeurs numériques des constantes: h= 6,626.10 -34J.s, m=9,109.10-31kg,
e=1,602.10-19C,  =3,14; e0= 8,85.10-12 C2.N-1.m2 dans l’équation (6):
n2 n2 n2
rn  0,529.10 10 (m)  0,529 (A)
Z Z (7) En général : rn  a 0 (A)
Z

Pour n =1, r1 noté a0= 5,3.10-11m soit 0,53A° c’est le rayon de la première orbite de Bohr de
l’atome d’hydrogène (Z=1).
Conclusion : Le rayon d’une orbite atomique est inversement proportionnel au nombre
atomique, soit à la charge du noyau. Le rayon des orbites possibles varie comme le carré du
nombre quantique.

8
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Expression de la vitesse de l’électron sur les orbites


Dans l’expression de la quantification et de la valeur du rayon, il possible de déduire la
vitesse de l’électron:
h n2
On a : mvr  n et r  0,53.10 10
2 Z
nh nh Z Z
Donc : v   .  v n  2,19.10 6 (ms 1 )(8)
2mr 2m 0,53.10 10 n 2 n

Conclusion : La vitesse de l’électron est directement proportionnelle à la charge du noyau et


inversement proportionnelle au nombre quantique de l’orbite.
Expression de l’énergie des électrons sur les orbites
D’après Rutherfurd: 1 1 Ze 2
ET   ( . )
2 4e 0 r

En y introduisant l’expression établie pour le rayon des orbites et la valeurs des constantes:
me 4 Z 2 18 Z
2
Z2
ET   .  2,18. 10 . ( J )  13, 6 (eV )
8e 02 h 2 n 2 n2 n2
Z2
Cette énergie exprimée en eV, s’écrit: E T  13,6 (eV(9)
)
n2
 L’énergie de l’électron est négative. C’est que l’énergie potentielle, plus grande en valeur
absolue que l’énergie cinétique, est nécessairement négative puisque les charges électriques
du noyau et de l’électron sont de signe contraire.
 Les deux particules s’attirent et amener l’électron de l’infini jusqu’à l’orbite correspond à un
dégagement d’énergie.
 L’état fondamental est l’état le plus stable, celui dont l’énergie est la plus faible. Il
correspond donc à la première orbite (n=1). Ainsi, l’énergie de l’état fondamental est pour
l’hydrogène égale à -2,18.10-18J ou -13,6 eV.
 La différence d’énergie de l’électron entre deux orbites successives diminue énormément
lorsqu’on s’éloigne du noyau.
Pour l’atome d’hydrogène (Z=1), la différence d’énergie entre deux niveaux énergétiques est
égale:
1 1 1 1
E ni   .13,6(eV)et E nf   .13,6(eV) E if  E n f  E n i  13,6(  2)
n i2 n f2 2
ni nf

Postulat 3
Le changement d’orbite se produit par absorption ou d’émission d’un photon. L’énergie du
photon absorbé ou émis correspond à la différence d’énergie des deux orbites.

9
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

avec RH = 109677,581cm-1

E if  h  E f  E i

hc
E if 
 if

1 1 1
 RH( 2  2 )
 if ni nf

1.1.8.2. Insuffisances du modèle atomique de BOHR


 L’atome de BOHR est instable. Selon les lois de l’électromagnétisme, une charge
électrique en mouvement accéléré doit rayonner de l’énergie. Le système devrait donc
perdre de l’énergie et l’électron retomber dans la position classiquement stable, c'est-à-dire
immobile et accolé au noyau.
 Le modèle atomique de BOHR ne parvient à justifier que les spectres d’émission et
l’énergie d’ionisation des systèmes monoélectroniques, soit l’hydrogène et les
hydrogénoïdes, c'est-à-dire les atomes dépourvus de tous leurs électrons, sauf le dernier :
He+, Li++, Be+++, ….
1.1.9. Interaction matière-rayonnement
Planck prouve que les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement
monochromatique de fréquence  ne peuvent se faire que par des quantités définies
d’énergie appelées quanta (c'est-à-dire l’électron reçoit ce quanta pour aller soit sur les
orbites 1, 2, 3,…etc mais pas entre les orbites « C’est la quantification de l’énergie »).
De sa part, Einstein prouve que le rayonnement monochromatique de fréquence  est un
flux de particules appelées photons. hc
E  h 

Donc, La lumière est un rayonnement électromagnétique. C’est un phénomène vibratoire,
une onde. Elle se caractérise par : * une vitesse de propagation (c) et * une longueur d’onde ()
1.1.10. Aspect ondulatoire de la matière
En 1905, Einstein écrit que l’énergie d’un photon :
E = h.ν est égale à mc2 en raison du caractère relativiste du photon:
hc
E  h   mc 2

En 1924, Louis de Broglie pose une relation analogue pour toute particule matérielle: pour
une particule élémentaire de masse m et de vitesse v, on peut associer une onde telle que:
h h
 
mv p
1.1.11. Principe d’incertitude d’Heisenberg
Pour une particule de masse très faible, Il n’est pas possible de déterminer, simultanément et
avec précision, sa position et sa vitesse à un instant donné.
Soit Δx l’incertitude sur la position d’une particule et Δp l’incertitude sur sa quantité de
mouvement (p = mv):
x.p 
h  x.v 

Remarques: 2 m

10
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

 La mécanique classique (Newton) est applicable à des objets macroscopiques animés de


vitesses normales. Le postulat de base admet que la masse d’un corps est constante.
 La mécanique relativiste (Einstein) applicable aux très grandes vitesses, elle admet en
particulier que la masse varie avec la vitesse selon la relation suivante :
1
m  m0
v2 où m0 est la masse au repos, v la vitesse du corps et c la vitesse de la lumière.
1
c2
 En mécanique classique, il n’y a pas de limite théorique à la précision avec laquelle
peuvent être simultanément déterminées position et vitesse d’un corps en mouvement. La
mécanique quantique oblige à admettre qu’on ne peut connaître simultanément avec une
précision absolue la position et la quantité de mouvement du corps. C’est ce qu’énonce le
principe d’incertitude d’Heisenberg.
Ce principe rend illusoire toute tentative visant à déterminer simultanément avec précision
les deux quantités,-position et impulsion-qui définiraient la trajectoire de l’électron à
l’intérieur de l’atome.
1.1.12. Modèle de Schrödinger
Suite aux travaux de Heisenberg et tenant compte de ses résultats, en 1926 le savant
Schrödinger a donné sa fameuse équation qui donne la relation fondamentale de la
mécanique quantique, adaptée aux particules de masse très faible.
H  E
H: opérateur hamiltonien
E: énergie totale
 : est la fonction d’onde. La mécanique ondulatoire permet de la calculer.
Dans le cas d’une particule de masse m, cette équation s’écrit:

h2 h2
( 2   E p )  Eavec    Ep  H
8 m 8 2 m

2 2 2
h: constante de Planck et    : opérateur Laplacien
x 2 y 2 z 2

Ep: énergie potentielle de la particule

Ou encore 8 2 m
  (E  E p )  0
h2
La résolution de cette équation permet d’obtenir:
Les fonctions d’ondes stationnaires, appelées orbitales atomiques (OA) ou fonctions
propres, permettent d’accéder à la probabilité de présence de l’électron en un point de
l’espace (mais pas à sa position exacte).
les valeurs d’énergie accessibles à l’électron pouvant régir le comportement de l’électron. A
chaque valeur de E correspond une ou plusieurs orbitales atomiques.
On notera comme très important que la fonction d’onde est une pure fonction
mathématique, sans signification physique. Seul son carré définit une réalité physique : la
densité électronique.
2
dP  (x , y , z) dxdydz

11
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Représente la probabilité de présence de la particule dans l’électron dans l’élément de


volume dt = dxdydz entourant le point (x,y,z),
et dP 2
 (x , y , z)
dt

La densité de probabilité de présence de l’électron dans l’élément de volume dt. Pour tout
l’espace:
¥
dP  
 2 dt  1
¥

C’est la condition de normalisation: on dit que la fonction est normée.


La fonction d’onde doit vérifier aussi certaines propriétés mathématiques:
- Continuité,
- Uniformité,
- (x,y,z)0, quand x ou y ou z  ¥
Remarques:
 La probabilité de trouver un électron augmente lorsqu’on s’approche du noyau.
 L’équation de Schrödinger n’a de solutions que pour certaines valeurs d’énergie (énergie
quantifiée) appelées énergie propres.
 L’équation de Schrödinger ne peut être résolue rigoureusement que pour un édifice à un
électron à savoir H, He+, Li++, ….etc. De plus l’équation n’accepte des solutions que pour
certaines valeurs de l’énergie. On retrouve ainsi la quantification de l’énergie que BOHR avait
introduire ; mais cette quantification est plus complexe et caractérisée, non par un, mais par
quatre nombres quantiques. Ils définissent les différents états dans lesquels peut se trouver
l’électron.
1.1.12.1. Solutions de l’équation de SCHRÖDINGER
i) Énergies propres
Les énergies propres ont comme formule: En = - 13,6 / n2 (en eV)
Ce résultat est le même que celui obtenu par le modèle de Bohr.
 énergie quantifiée.
 dans le cas de l’atome d’hydrogène, elle ne dépend que du nombre quantique
principal « n » (n > 0)
ii) fonctions propres ou orbitales atomiques (OA)
La résolution de l’équation de Schrödinger permet de rendre compte de l’organisation du
nuage électronique d’un atome. Les solutions sont appelées fonctions d’onde () et
dépendent de trois nombres quantiques n, l, m.
« n » : nombre quantique principal n Î N* n > 0
«ℓ » : nombre quantique secondaire ℓ Î N 0 £ ℓ £ (n – 1)
« m » : nombre quantique magnétique m Î Z -ℓ £ m £ +ℓ
Les quatre nombres quantiques
Description d’un état électronique
 Le nombre quantique principale n
C’est l’entier qui définit en priorité l’énergie. Plus n est élevé plus l’énergie de l’électron
occupant l’orbitale est élevé. C’est le nombre n du modèle de Bohr. n  1 , n Î N.
Ce nombre définit un niveau d’énergie, une couche électronique.
n 1 2 3 4
couche K L M N

12
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

 Le nombre quantique secondaire ℓ


Le nombre quantique secondaire ℓ définit la forme générale de l’orbitale atomique. Les
valeurs de ℓ sont limitées par les inégalités: 0 £ ℓ £ n – 1 ℓ Î N.
Les valeurs possibles de l dépendent de la valeur du nombre quantique principal (n)
ℓ désigne une sous-couche à laquelle on attribue une lettre.
ℓ 0 1 2 3
Sous-couche s p d f
Saturation 2 8 10 14
Ainsi, par exemple, la couche n = 3 contient trois orbitales de moments cinétiques respectifs
ℓ = 0, ℓ = 1, ℓ = 2 qu’on note 3s, 3p et 3d.
ℓ traduit la forme à l’orbitale. Donc, Le couple (n, ℓl) définit une sous-couche électronique.
Le couple (n, ℓ ) définit une sous-couche électronique.
Le fait que ℓ < n explique pourquoi on ne trouve pas des orbitales 1p, 1d, 2d, 3f ,….etc.
 Le nombre quantique tertiaire ou magnétique (m)
m peut prendre 2ℓ+1 valeurs. C’est un entier relatif qui traduit la quantification de la
projection du moment cinétique orbital suivant un axe de référence Oz.
Le nombre m est un entier entre -ℓ £ m £ +ℓ. Les valeurs possibles de m dépendent de la
valeur du nombre quantique azimuthal (ℓ).
Le nombre quantique magnétique (m) décrit l’orientation de l’orbitale dans l’espace (eg.; m
distinguera les orbitales px, py, et pz). En outre, il désigne une case quantique.
- Pour ℓ = 0, m = 0  1 seule orientation  1 orbitale s  1 case quantique.

- Pour ℓ = 1, m = -1 ; 0 ; 1  3 orientations correspondant aux trois axes d'un système


tridimensionnel  3 orbitales p de même énergie (px ,py ,pz )  3 cases quantiques.

- Pour ℓ = 2, m = -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2  5 orientations  5 orbitales d de même énergie  5


cases quantiques.

- Pour l=3, m = -3; -2; -1; 0; 1; 2; 3  7 orientations  7 orbitales d de même énergie  7


cases quantiques.

13
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Donc : chaque couche électronique n possède n-1 orbitales elles mêmes possédant 2 +1
nombres m différents eux mêmes pouvant accueillir 2 électrons chacun. En notant Zmax(n)
(notation non normalisée) le nombre d'électrons maximal qu'une couche n peut contenir on
peut écrire:
n 1
Z max   (2  1)x 2  2n
 0
2

où n² représente le nombre total d'orientation magnétiques différentes (donc de cases


quantiques) différentes sur une couche n.
 Le nombre quantique de spin de l’électron
L’électron possède une propriété intrinsèque, au même titre que sa charge, appelé spin S. Le
spin a la dimension d’un moment cinétique (Ce nombre définit la rotation de l’électron sur
lui-même). Ce nombre permet de quantifier le moment cinétique intrinsèque de l'électron. Il
définit l'orientation de l'électron dans un champ magnétique.

1
ms  
2

1 1
On parle de spin up (  pour s  ) et down (  pour s   )
2 2
Conclusion: L’état quantique d’un électron est entièrement déterminé par la donnée du
quadruplet (n, l, m, s). Les trois premiers nombres quantiques définissent l’orbitale que
l’électron occupera
1.1.13. Classification Périodique des Eléments
1.1.13.1. Remplissage des orbitales
a) Principe d’exclusion de Pauli
Deux électrons ne peuvent pas être dans le même état quantique.
Ainsi, une orbitale (n, l, m) ne peut contenir que deux électrons : un de spin up, l’autre de
spin down.

b) Règle de Hund
Dans l’état fondamental d’un atome, les électrons remplissent les niveaux d’énergie par
énergie croissante. Pour des niveaux d’énergie dégénérés, les électrons en occupent le
maximum avec des spins parallèles.

c) Règle de Klechkowski

14
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

La règle de Klechkowski permet d’ordonner les niveaux d’énergie. L’énergie d’une orbitale
croît lorsque n + l croît. A n + l fixé, l’énergie croît avec n. On peut retenir plus facilement
L’ordonnancement des niveaux d’énergie suivant la règle de Klechkowski à l’aide du schéma
suivant:
ou

Exemples
Quelques exemples de configuration électronique d’atome dans leur état fondamental.
- Pour l'atome d'oxygène (Z = 8, soit 8 électrons à placer): 1s22s22p4 ;
- Pour l'atome de sodium (Z = 11, soit 11 électrons à placer): 1s2 2s2 2p6 3s1;
- Pour l'atome de sodium (Z = 26, soit 26 électrons à placer): 1s2 2s2 2p6 3s23p64s23d6
1.1.13.2. Tableau Périodique
En 1869, Mendeleïev publie «relations des propriétés et des masses atomiques de 63
éléments ». La classification a été faite par ordre croissant des atomiques des éléments.
Actuellement, il existe 109 éléments chimiques dont 90 éléments naturels (z = 1 à 92, sauf
43
Tc et 61Pm). Une vingtaine d’éléments artificiels classés dans un tableau de 18 colonnes, par
ordre croissant de leur numéro atomique.
a) Groupes et Périodes
Une ligne horizontale du tableau constitue une période, une colonne verticale un groupe ou
une famille.

15
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

b) Périodes
Les périodes sont au nombre de 7 et de longueurs différentes. La règle de Klechkowski
permet de prévoir le contenu et la longueur de chaque période. Il existe une relation simple
qui permet de retrouver le nombre d’éléments x que peut contenir une période complète de
rang n.

(n  1) 2 (n  2)2
- n impair: x - n pair: x
2 2
c) Groupes
Le tableau est constitué de 18 colonnes réparties en 9 groupes (I à VIII et O) comportant des
sous groupes A et B.
Les éléments d’un même groupe ont le même nombre d’électrons sur la couche externe.

Sous groupe A
Les éléments des colonnes 1, 2, 13, 14, 15, 16 et 17 (blocs s et p) appartiennent au sous
groupe A. Leur configuration électronique se termine toujours sur une sous-couche s ou p.

16
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Dans ce sous-groupe, on trouve les familles suivantes:


 la famille des alcalins de structure électronique externe ns 1 (l’hydrogène n’appartient
pas à cette famille) (colonne 1).
 la famille des alcalino-terreux de structure électronique externe ns 2 (colonne 2).
 la famille du bore de structure électronique externe ns2np1 (colonne 13).
 la famille du carbone de structure électronique externe ns2np2 (colonne 14).
 la famille de l’azote de structure électronique externe ns2np3 (colonne 15).
 la famille de l’oxygène de structure électronique externe ns2np4 (colonne 16).
 la famille des halogènes de structure électronique externe ns2np5 (colonne 17).
Sous-groupe B
Les éléments des colonnes 3, 4, 5, 6, 7, 11 et 12 (bloc d) appartiennent au sous-groupe B.
Leur configuration électronique se termine toujours sur une sous-couche d.
Tableau 02 : Sous-groupe B du tableau périodique
colonne 3 4 5 6 7 11 12
Groupe IIIB IVB VB VIB VIIB IB IIB
Structure ns2(n-1)d1 ns2(n-1)d2 ns2(n-1)d3 Ns1(n-1)d5 ns2(n-1)d5 Ns1(n-1)d10 ns2(n-1)d10
électronique
externe
Nombre 3 4 5 6 7 1 2
d’électron
de valence
Sous-groupe VIII
Les éléments des colonnes 8, 9 et 10 (bloc d) appartiennent au groupe VIII. On les appelle les
triades. Leur configuration électronique se termine sur une sous-couche d.
Remarque: Les éléments du s/groupe B et du groupe VIII sont appelés métaux de transition.
Groupe O
Les éléments de la colonne 18 appartiennent au groupe O. Ces éléments qui sont présents en
très faibles quantités dans l’atmosphère, existent tous sous forme de gaz monoatomiques. Ce
sont les gaz rares ou gaz nobles. Ils sont caractérisés par des sous-couches s et p ( 2He
seulement) complètement remplies qui leur donne une grande stabilité.
1.1.13.3. Propriétés périodiques des éléments
a/ Rayon atomique-Rayon ionique
Le rayon atomique ra c’est la moitié de la distance qui sépare les noyaux des atomes d’une
molécule diatomique homonucléaire ou le rayon de l’OA de valence. Il donne une estimation
de la taille de l’atome. ra=a0.n2/Z* avec a0= 0,53A° pour l’atome d’hydrogène.
En revanche, on parle du rayon ionique ri quand on a un atome ionisé (cation ou anion).
Le cation, résultant de la perte d’électron à partir de l’atome, a un rayon r i plus petit que
l’atome. Par contre, l’anion, résultant du gain d’électron à partir de l’atome, a un rayon r i plus
grand que l’atome.
Dans le tableau périodique le rayon augmente dans une période de la droite vers la gauche
et dans une colonne du haut en bas.

17
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

b/ Energie d’ionisation (EI): c’est l’énergie minimale pour extraire un ou plusieurs électrons
de l’atome à l’état gazeux. L’énergie de la première ionisation est inférieure à celle de la
EI  
deuxième ionisation (I1 I2…..). A (g)  A (g)  1e

Dans le tableau périodique l’énergie d’ionisation augmente dans une période de la gauche
vers la droite et dans une colonne du bas en haut.
c/ Affinité électronique (A) : c’est l’énergie de la réaction
X(g) + e-  X-(g) A
Au cours d’une période, l’affinité électronique augmente avec le numéro atomique Z. Les
halogènes ont l’affinité électronique la plus élevée, les gaz rares la plus basse.
Retenir que globalement AE augmente de la gauche vers la droite.
d/ Electronégativité : L’électronégativité d’un élément est la tendance que possède cet
élément à attirer des électrons.
A + B  A + + B-
A cède facilement un électron et B capte facilement un électron.
 Electronégativité de Mulliken : elle est définie à partir de I et A par la relation :
1
= (I  A)
2
 Electronégativité de Pauling : elle est définie à partir des énergies de dissociation. La
différence d’électronégativité entre 2 atomes A et B est donnée par :
 A   B  0,102 
1
avec   D AB  (D A 2  D B 2 )
2
DAB , DA2 et DB2, respectivement, énergies de dissociation des molécules AB, A 2 et B2 exprimées
en Kj/mol. Si les énergies sont exprimées en eV :
A  B  
Pauling a choisi arbitrairement H = 2,2

18
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Dans le tableau périodique l’électronégativité augmente dans une période de la gauche vers
la droite et dans une colonne du bas en haut.
e/ Caractère métallique
 La plus part des éléments du tableau périodique sont des métaux. Les métaux ont
tendance à céder des électrons et à devenir des ions positifs.
K  K+ + 1e-
 Caractère de solide cristallisé à point de fusion élevé sauf pour le mercure, gallium et
césium.
 Forte conductivité thermique et électrique
 Forte cohésion n’excluant pas la malléabilité
 Métaux de transition : leur structure électronique se termine en (n-1)d xns2 (x 10) sont
appelés métaux de transition.
 Eléments du bloc f.
Evolution de quelques propriétés à l’intérieur du tableau
L’évolution de quelques propriétés en fonction du numéro atomique est donnée dans le
tableau ci-dessous:
Tableau 03: Evolution de quelques propriétés en fonction de Z
Z Rayon atomique Energie d'ionisation Electronégativité

dans une période

dans une colonne

1.1.13.4. Etude de quelques famille du tableau périodique


Famille des alcalins [Li, Na, K, Rb, Cs, Fr]
Familles numéro 1 (IA), les alcalins: Les alcalins sont des métaux qui ne possèdent qu'un seul
électron de valence. La caractéristique commune au alcalins est qu'ils réagissent tous lorsque
mis en contact avec de l'eau pour devenir une base. Ils sont tous brillants, mous et ont un
point de fusion (point où un élément passe de l'état solide à l'état liquide) très bas. Il est à
noter que l'hydrogène ne fait pas parti de cette catégorie.
Famille des alcalino-terreux [Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ra]
Famille numéro 2 (IIA), les alcalino-terreux: Les alcalino-terreux possèdent deux électrons de
valence. Ils se trouvent généralement dans des minéraux. Ils sont brillants et argentés et
conduisent bien l'électricité. Ils sont plus dur et ont un point de fusion plus haut que les
alcalins. Eux-aussi réagissent avec l'eau mais ont des réactions moins violentes.

19
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

Les métaux alcalino-terreux sont des métaux. Sous forme élémentaire, ils forment des
structures solides métalliques. Ils possèdent deux électrons de valence qui se trouvent dans
les orbitales s.
Les métaux alcalino-terreux sont des substances très réactives. Lors de leurs réactions, ils
donnent leurs électrons de valence et ils deviennent des ions chargés doublement positif. Ils
sont stables sous cette forme, ils possèdent la configuration électronique des gaz rares.
Famille des halogènes [F, Cl, Br, I, At]
Familles numéro 17 (VIIIA), les halogènes: Ils sont des non-métaux qui sont très réactifs, les
plus réactifs du tableau. Ils ont tous 7 électrons de valence. Ils sont tous dans des états de la
matière (Solide, liquide, gazeux) à température de la pièce. Ces éléments ne se trouvent pas
dans la nature en tant qu'atomes simple dans la nature. Normalement, ils sont lié à des
métaux ce qui fait d'eux des sels. Ils peuvent aussi se lier avec l'hydrogène pour former des
acides. Les halogènes sont corrosifs (Qui corrode. Substances corrosives, celles qui, mises en
contact avec les parties vivantes, les désorganisent peu à peu.
Famille de l’azote [N, P, As, Sb, Bi]
Les atomes des éléments du groupe 15/V ont la configuration électronique de valence ns 2np3
. Les propriétés chimiques et physiques des corps simples varient nettement dans ce groupe,
de l’azote gazeux presque inerte en passant par le phosphore, un non métal mou si réactif
qu’il s’enflamme à l’air, jusqu’aux matériaux semi-conducteurs importants que sont l’arsenic
et l’antimoine, et au bismuth, essentiellement métallique. La gamme des états d’oxydation
des éléments du groupe 15/V va de -3 à +5, mais seuls l’azote et le phosphore présentent
tous ces degrés d’oxydation.
L’azote est rare dans la coûte terrestre, mais le corps simple est le composant principal de
notre atmosphère (76% en masse). L’azote gazeux produit industriellement est utilisé
principalement comme matière première pour la synthèse de l’ammoniac. L’azote est très
électronégatif =3, à peu près comme le chlore. Il est le seul élément du groupe 15/V qui
donne des hydrures capables de former des liaisons hydrogène.
Pour le phosphore on l’obtient à partir des apatites qui sont des formes minérales du
phosphate de calcium Ca3(PO4)2. Il peut former jusqu’à six liaisons PCl6-
L’arsenic et l’antimoine sont des métalloïdes obtenus à partir de leurs minerais. Ils sont
utilisés dans l’industrie des semi-conducteurs et pour les alliages de plomb qui servent
d’électrodes dans les accumulateurs. Le bismuth métallique, avec ses gros atomes faiblement
liés, a un point de fusion bas et est utilisé dans les alliages qui servent de détecteurs
d’incendie dans les extincteurs automatiques : l’alliage fond lorsqu’un feu se déclare dans les
parages, et le système d’extinction est activé.
Famille de l’oxygène [O, S, Se, Te, Po]
Les éléments deviennent de plus en plus non-métalliques vers le côté droit du tableau
périodique ; dans le groupe 16/VI, même le polonium, au pied du groupe, doit être considéré
comme un métalloïde. Les atomes pour configuration électronique de valence ns2np4, et il ne
leur faut donc que deux électrons supplémentaires pour compléter leur couche de valence.
Les membres du groupe sont appelés collectivement chalcogènes.
L’oxygène est l’élément le plus abondant de la croûte terrestre, et il est beaucoup plus réactif
que l’azote. L’oxygène est un gaz incolore, insipide et inodore de molécules O 2. Les médecins
administrent de l’oxygène pour soulager les problèmes cardiaques et pulmonaires, et comme
stimulant. De sa part, le soufre est largement répandu sous forme de minerais sulfurés (PbS,
HgS, FeS2 et ZnS). On trouve le sélénium et le tellure dans les minerais sulfurés. Ils sont des

20
Chapitre I: Electron et la Classification Périodique

mauvais conducteurs électriques. Le polonium est un métalloïdes radioactif à bas point de


fusion. C’est une source intéressante de particules  (noyaux d’helium-4).
Références
1° Antoine GEDEON. Cours de Chimie Générale. Ellipses Edition Marketing S.A.2009.
2° M.SUARD, B.PRAUD et L. PRAUD. Elément de chimie générale. 4ème édition 1990.
3° Smail MEZIANE. Chimie générale Structure de la matière. 2 ème édition 2006.
4° Atkins Jones. Principes de chimie. De Book et Lancier a.a. 2008.
5° http://www.mpsi-lycee-saint-exupery.fr
6°http://julienmoukhtar.e-monsite.com/pages/familles-de-tableau-periodique-des elements-
alcalins-alcalino-terreux-halogene-et-gaz-inertes. html#rgH3lfs8 U oeHUOcT.99

21