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Interview « Le contrat-programme permettra de mieux valoriser les produits et d’accéder de manière plus

Interview

« Le contrat-programme permettra de mieux valoriser les produits et d’accéder de manière plus offensive aux marchés »

et d’accéder de manière plus offensive aux marchés » Mohamed Fikrat, Président de la Fenagri N°99

Mohamed Fikrat, Président de la Fenagri

N°99 15 Mai - 15 Juin 2017 35 DH
N°99
15 Mai - 15 Juin 2017
35 DH
Président de la Fenagri N°99 15 Mai - 15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité,

FOCUS

de la Fenagri N°99 15 Mai - 15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export…
de la Fenagri N°99 15 Mai - 15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export…
de la Fenagri N°99 15 Mai - 15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export…
de la Fenagri N°99 15 Mai - 15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export…

Innovation, naturalité, export…

15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R
15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R
15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R
15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R
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15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R
15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R
15 Juin 2017 35 DH FOCUS Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R

Des pistes pour les soft drinks

naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R E S S O U R C
naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R E S S O U R C
naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks R E S S O U R C

RESSOURCES

PROCESS
PROCESS
MARCHES
MARCHES

ENTREPRISE DU MOIS

Caroubier Une filière à mieux valoriser

Emballages de confiseries et BVP Se faire remarquer – mais pas à tout prix

Produits de la mer Les lauréats des Seafood Excellence Global Awards 2017

Carrefour Gourmet Vélodrome 1 er magasin gourmet au Maroc !

L’Interview
L’Interview

Mohamed Fikrat, Président de la Fenagri

L’Interview Mohamed Fikrat, Président de la Fenagri Le contrat-programme permettra de mieux valoriser les produits et
L’Interview Mohamed Fikrat, Président de la Fenagri Le contrat-programme permettra de mieux valoriser les produits et

Le contrat-programme permettra de mieux valoriser les produits et d’accéder de manière plus offensive aux marchés

et d’accéder de manière plus offensive aux marchés Prometteur, le secteur agroalimentaire marocain pré- sente

Prometteur, le secteur agroalimentaire marocain pré- sente des potentialités de croissance et de développement majeures, aussi bien sur le marché national, qu’à l’international. En marge de la 9 ème édi- tion des Assises nationales de l’agriculture, le secteur a signé son tant attendu contrat- programme. Ce dernier vise à développer l’agro-industrie au Ma- roc en accélérant l’intégration entre l’amont productif et l’aval de la transformation. Quelles sont les princi- pales idées de ce contrat-programme et qu’apporte- ra-t-il aux professionnels de l’agroalimentaire ?

FOOD Magazine Tout d’abord, pouvez-vous nous présenter la FENAGRI en quelques mots ? Mohammed FIKRAT La Fédération Nationale de l’Agroa- limentaire (FENAGRI) est une fédération fondée en 1996 et un interlocuteur majeur pour les diffé- rentes problématiques du secteur agroalimentaire. Elle assure un rôle de représentation et de défense des intérêts communs des filières agroalimentaires, afin de promouvoir le développement de ce secteur au Maroc. Elle est membre actif de la CGEM (Confédération Générale des Entreprises du Maroc), du Conseil National de l'Entreprise, de l'ASMEX (Association Marocaine des Exporta- teurs), du Conseil de la Concurrence et du Conseil Economique et Social. COMADER est un partenaire straté- gique de notre fédération. Nous intervenons sur trois plans :

• Afin de traiter les différentes pro- blématiques horizontales du secteur agroalimentaire, la FENAGRI parti- cipe activement en tant qu'interface

entre les différentes entreprises du secteur et les opérateurs écono- miques et institutionnels. À titre d’exemple, voici quelques aspects transverses traités par la FENA-

GRI : fiscalité et droits de douane, réglementation et normalisation, recherche et développement, logis- tique, ressources humaines, etc.

• Dans le sens d'une synergie maxi-

male, la FENAGRI coordonne les différentes actions ayant rapport aux problèmes communs à l'en- semble des filières de l'agroalimen-

taire.

• La FENAGRI développe également

différents services pour les entre- prises, comme la mise en relation, la mise à disposition de l’information, l’accompagnement, etc.

Combien d’entreprises adhèrent à la FENAGRI ? Actuellement, 15 associations et fédérations sectorielles adhèrent à la FENAGRI, représentant au total 2.100 entreprises. Par ailleurs, 108 entreprises sont adhérentes directes à titre individuel.

Le chiffre d'affaires annuel des entreprises que nous représentons s'élève à 150 milliards de dirhams.

Neuf mois après votre élection à la présidence de la Fédération, quel est votre diagnostic de la situation du secteur agroalimentaire au Maroc ? Le secteur est très prometteur. Nous souhaitons capitaliser sur l’expertise des opérateurs professionnels mais aussi sur la dynamique que nous espérons avoir avec tous les dépar- tements ministériels, à savoir l’agri- culture, l’industrie, les finances et la formation professionnelle. Nous am- bitionnons également de collaborer avec le Ministère de la Santé pour l’éducation nutritionnelle et pour faire en sorte que les produits que nous proposons à notre marché national et international soient les meilleurs et conformes aux normes sanitaires et de qualité.

Suite page 26-27

FOCUS

Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks

Au Maroc, le marché des soft drinks est très périodique. Les ventes enregistrent une croissance importante en période estivale et pendant le mois de Ramadan. Au total, ce marché a dégagé un chiffre d’affaires annuel de plus de 9 milliards de dirhams (MMDH) en 2016, dont 4,8 MMDH pour les boissons gazeuses et 3,3 MMDH pour l’eau embouteillée, les deux poids lourds du secteur.

RESSOURCES

Caroubier Une filière à mieux valoriser

Deuxième producteur mondial de la caroube et premier en matière de graine, le Maroc possède tous les atouts et ressources pour se positionner sur le marché international. Pourtant, le produit reste peu valorisé et les fluctuations du prix de la matière première limitent la rentabilité. Avec une structuration et des investissements en cours, des perspectives de développement semblent cependant se dessiner.

MARCHES

Produits de la mer Les lauréats des Seafood Excellence Global Awards 2017

À l’occasion du salon leader mondial consacré aux produits de la mer, Seafood Expo Global, qui s’est tenu à Bruxelles du 25 au 27 avril derniers, les produits les plus innovants ont été distingués lors de la cérémonie de remise des Seafood Excellence Global Awards. Découvrons- les !

L’ENTREPRISE DU MOIS

Carrefour Gourmet Vélodrome 1 er magasin gourmet au Maroc !

Ouvert à la place du Carrefour Market Vélodrome à Casablanca en mars 2017, Carrefour Gourmet est un nouveau concept de supermarché premium lancé au Maroc par le Groupe Label’Vie. Fort de son offre de produits « haut de gamme » et de ses partenariats de renom, ce nouveau magasin promet une expérience shopping unique au Maroc.

28

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N° 99 • 15 Mai / 15 Juin 2017

L’INTERVIEW

5

Mohamed Fikrat, Président de la Fenagri

7

Editorial

8 Agenda

L’ACTU

10

Maroc

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Monde

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Tableau de bord

21

Veille réglementaire

SALON

22

SIAM 2017

25

Drinktec

PROCESS

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Emballages : Emballages de confiseries et BVP

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Nouveautés : Solutions Fournisseurs

MARCHES

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Marché : Produits bio

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Lancements Maroc

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Lancements Monde

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FOOD Mondain

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Délices d’initiés

57 Bulletin d'abonnement

58 Délices d’initiés 57 Bulletin d'abonnement Edito Florence CLAIR Enfin ! Attendu depuis de (très)

Edito

Florence CLAIR

57 Bulletin d'abonnement Edito Florence CLAIR Enfin ! Attendu depuis de (très) longues années, le

Enfin !

Attendu depuis de (très) longues années, le contrat-programme de l’agro-industrie a en- fin été signé le 17 avril 2017, lors de la 9 ème édition des Assises de l’Agriculture. Alors que la plupart des grandes filières agricoles du pays s’étaient déjà engagées sur un premier, voire pour certaines un deuxième contrat-pro- gramme, il était temps que l’aval industriel puisse disposer de sa propre feuille de route et s’engager pleinement dans l’aventure du Plan Maroc Vert.

Doté d’une enveloppe de 12 milliards de di- rhams sur 5 ans, ce contrat ambitionne de renforcer l’intégration entre l’agriculture et l’in- dustrie agroalimentaire. Quelques objectifs chiffrés : création de 371 nouvelles unités in- dustrielles, chiffre d’affaires de 42 milliards DH à l’horizon 2021, 40.000 emplois supplémen- taires, etc.

Les ambitions sont donc là, comme le confirme Mohamed Fikrat, Président de la Fédération Nationale de l’Agroalimentaire (Fenagri), qui répond à nos questions dans l’interview de ce mois. L’occasion aussi pour celui qui préside le groupe Cosumar de témoigner d’une intégra- tion réussie entre amont et aval et d’exposer sa vision pour le secteur agroalimentaire dans son ensemble.

Enfin, l’entreprise du mois et le dossier pro- posent chacun des voies de valorisation « par le haut » : Carrefour Gourmet d’une part, nou- veau concept de distribution pouvant offrir des débouchés à des produits marocains pre- mium ; les soft drinks d’autre part, un marché dynamique au Maroc mais très concurrentiel. Notre enquête auprès de producteurs natio- naux, de fabricants de machines de condi- tionnement et de fournisseurs d’ingrédients nous donne les pistes et voies d’avenir pour ce secteur : même si elles sont encore em- bryonnaires, les tendances santé et naturalité devraient commencer à prendre de l’impor- tance dans le Royaume… enfin !

Crédit photo de couverture : © chachanit - Fotolia.com

Crédit photo de couverture : © chachanit - Fotolia.com Directeur Général Directeur de publication Adel AMOR

Directeur Général Directeur de publication Adel AMOR a.amor@foodmagazine.ma

Rédacteur en chef Florence CLAIR f.clair@foodmagazine.ma

Journaliste Ilias MARMOUZI Direct : +212 522 54 47 29 i.marmouzi@foodmagazine.ma

Maria MOUHSINE Direct : +212 522 54 47 21 m.mouhsine@foodmagazine.ma

Nargys ES-SETTE Direct : +212 522 54 47 20 n.essette@foodmagazine.ma

Assistante de direction Direct : +212 522 54 47 27 contact@foodmagazine.ma

Comptabilité

Abdelaziz TOUHAM

Conception graphique Othman EL MAHFOUDI Direct : +212 522 54 47 26 o.elmahfoudi@foodmagazine.ma

Publicité Mostafa BENCHARFA Direct : +212 522 54 47 24 m.bencharfa@foodmagazine.ma

Imprimerie Rotaco - Casablanca

Distribution Maroc : Sapress

FOOD MAGAZINE Une publication de

Agenda
Agenda

• Salons :

Summer Fancy Food Show 2017 (New York, USA)

25 au 27 juin 2017

Salon de l’alimentation et des boissons.

Salon International du Pompage Solaire (Oulad Teima, Maroc)

11 au 14 juillet 2017

La 3 ème édition du Salon International du Pompage Solaire est placée sous le thème : « Gestion du Changement Climatique par le Développement du Pompage Solaire ».

VietFood & Beverage (Hanoi, Vietnam)

9 au 12 août 2017

Exposition internationale sur les aliments et les boissons.

Drinktech

(Munich, Allemagne)

11 au 15 septembre 2017

Salon mondial des technolo-

gies de la boisson.

Expo Halal International (Marrakech, Maroc)

14 et 15 septembre 2017

SIAB Expo Maroc 2017 (Casablanca, Maroc) 18 au 21 mai 2017 La 1 è r

SIAB Expo Maroc 2017 (Casablanca, Maroc) 18 au 21 mai 2017 La 1 ère édition de SIAB Expo Maroc 2017, ren- dez-vous professionnel dédié à l’Alimentation, l’Industrie Alimentaire et les Boissons au Maroc,

ouvre ses portes aux professionnels et au grand public pendant 4 jours, au Parc d’Expositions Office des changes, Route d’El Jadida à Casablanca. Cet événement international proposera aux profession- nels une vision globale du marché marocain et les perspectives du marché

africain, les dernières tendances du secteur mais aussi les innovations dans le secteur de l’Alimentation et des Boissons.

les dernières tendances du secteur mais aussi les innovations dans le secteur de l’Alimentation et des

Salon international des indus- tries céréalières.

Elec expo

24 au 27 octobre 2017

9 ème édition de Pollutec Maroc, salon international des équipe- ments, technologies et des ser- vices pour tous les secteurs de l’environnement : eau, déchets, air, énergie.

MENOPE (Dubai, Emirats Arabes Unis) 7 au 9 novembre 2017 Salon entièrement dédié aux produits naturels et bio au Moyen Orient.

Food Ingredients Europe (Francfort, Allemagne)

28 au 30 novembre 2017

Principal salon des ingrédients et des PAI à destination de l’in- dustrie agro-alimentaire.

Maroc Food Expo 2017 (Casablanca, Maroc)

08 au 10 décembre 2017

2 éme édition du salon internatio- nal de l'Alimentation, de l'Hospi- talité et des Technologies.

FOOD'IN SUD (Marseille, France)

28 au 30 janvier 2018

Salon méditerranéen de la res- tauration & de l’hôtellerie.

Salon international des pro-

(Casablanca, Maroc)

CFIA Rennes

duits et services Halal.

4

au 7 octobre 2017

(Rennes, France)

Food & Hotel Kenya Trade Show 2017 (Nairobi, Kenya)

Salon international de génie électrique et des automatismes industriels.

13 au 15 mars 2018

Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire.

15

au 17 septembre 2017

Anuga

Anuga Food Tec

Salon international de l'ali-

(Cologne, Allemagne)

(Cologne, Allemagne)

mentation et de l'hôtellerie

7

au 11 octobre 2017

20

au 23 mars 2018

au Kenya.

Grand salon mondial de l'ali-

Salon international des fournis-

mentation.

seurs pour l'industrie alimentaire

Grain & Milling Expo (Casablanca, Maroc)

Pollutec Maroc

et de boissons.

4 et 5 octobre 2017

(Casablanca, Maroc)

Silvestri Media

 
   

L'info et + …

Nos Annonceurs

Dossier de presse 15/08 Dépôt légal 0046/2008 ISSN : 2028-0335 AVENUE DES F.A.R ,119 Espace Sofia B1 CASABLANCA 000 20 Tél. : +212 522 54 47 27 Fax : +212 522 44 14 05 contact@foodmagazine.ma www.foodmagazine.ma

Arômes & Co Dachser Gulfhost Gulfood Manufacturing IM Alliance Madec

 

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Qualimag

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Silvestri Media

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SOS Village

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Speciality Food

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2,

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Kerix

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Wild

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L’Actu
L’Actu
L’Actu • Morocco Awards La 8 è m e édition des Morocco Awards, concours annuel des

• Morocco Awards

La 8 ème édition des Morocco Awards, concours annuel des marques marocaines, vient d’être officiellement lancée : les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2017. Et voici la liste des différents Trophées qui seront attribués : Branding, Innovation technologique, In- novation design, Marque de l’année, Marque émergente, Marque qui se développe à l’international, Marque locale qui participe au dévelop- pement économique de sa région et Prix du public.

• Produits de la mer

Après plusieurs mois de contacts et de visites sur sites, Mutandis a finalisé l’inscription d’une première usine de conserves de sardines et de maquereaux auprès de la Food & Drugs Administration (FDA). Le marché nord-américain est un très grand marché pour les conserves de pélagique, qui sont très prisées, avec un positionnement haut de gamme. La volonté de développer ce marché pour Mutandis s’inscrit dans sa stratégie de montée en gamme et de maximisation de la valorisation industrielle des ressources halieutiques.

• Crédit Agricole du Maroc

Le Label RSE (Responsa- bilité Sociétale des Entre- prises) de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a été attribué au Groupe Crédit Agricole du Maroc. Ce Label a été octroyé pour 3 ans, suite à une évaluation managériale menée par un tiers expert accrédité par la CGEM.

Jus de fruits Mutandis acquiert la marque Marrakech

Le groupe Delassus, opérateur marocain

majeur dans le secteur des agrumes et ac- tionnaire de référence de Citruma, fabricant des jus de fruits Marrakech, vient de conclure un accord avec Mutandis, groupe industriel spécialisé dans les biens de consommation courante, pour la reprise de cette marque his- torique et la prise en charge de son développe- ment futur. Rappelons que la marque Marrakech, créée à l’origine par la société étatique Frumat en 1985, avait été relancée en 2006 par le groupe Delassus, à travers sa filiale Citruma. « Une nouvelle vie lui a été donnée avec un succès généralisé auprès des consommateurs tant sur le plan national qu’international. Les produits de la marque (pur jus, nectars, et boissons à base de jus) sont largement présents au Maroc dans la grande distribution ainsi que dans le commerce traditionnel de proximité. Ils

sont également exportés dans une vingtaine de pays. Symbole de qualité et de produits premium, la marque jouit d’une forte notoriété

produits premium, la marque jouit d’une forte notoriété auprès des consom- mateurs », indique le communiqué

auprès des consom- mateurs », indique le communiqué officiel. Désormais, Mutan- dis, qui se positionne comme un accélé- rateur de marques, entend donner à Mar- rakech une dimension plus grande encore tandis que Delassus se concentrera sur son coeur de métier qui est la production et l’exportation des pro- duits agricoles. La transaction a été facilitée par le Crédit Agricole, partenaire historique du Groupe Delassus. Le cabinet Naciri & Associés Allen & Overy est intervenu en tant que conseil juridique de Mutandis sur cette opération. Quant à Citruma, elle a été accompagnée par la banque d’affaires Ascent Capital Partners et le cabinet juridique Jeantet.

Vins marocains Deux récompenses pour Diana Holding au Challenge International du Vin !

pour Diana Holding au Challenge International du Vin ! • Premier rang, de g. à dr.

Premier rang, de g. à dr. : Jacques Legros (avenuedesvins.fr, partenaire du concours), Michèle Aström-Chantôme (Présidente de l’As- sociation des Sommeliers du Maroc), Philippe Faure-Brac (Président d’Honneur), Liane Foly (Invitée surprise), Laurent Séramour (Président

du concours), Bernard Montiel (Invité d’hon-

neur). Deuxième rang, de g. à dr. : Abdelghani Maar (propriétaire Château La Mariotte, Saint-Emi- lion), Zakaria Wahby (1 er Meilleur sommelier du Maroc 2017), et Josselin Desprez de Gesincourt (Sommelier, membre de l’ASMA, Directeur export du groupe Ebertec).

Bordeaux a accueilli, les 21 et 22 avril derniers, la 41 ème édition du Challenge International du Vin, plus grand et plus ancien concours international de vin organisé en France. Pendant ces deux jour- nées, 4.376 vins de 38 pays ont été dégustés par 740 professionnels et grands amateurs, qui leur ont décerné près de 1.400 médailles (or, argent ou bronze). Le Maroc, 2 ème exportateur africain de vins après l’Afrique du Sud, était le pays invité d’honneur de cette édition, signe du renouveau que connait depuis plusieurs années cette culture dans le Royaume. Les viticulteurs marocains ont ainsi présenté une quarantaine de vins à ce concours. Au terme des dégustations, 11 prix spéciaux ont été attribués, dont un Prix Spécial Maroc, par un jury composé de grands noms du vin : Philippe Faure- Brac (Président d’honneur 2017 du Challenge International du Vin, Meilleur sommelier du monde en 1992 et Président de l’Union de la Sommellerie Française), Patrick Masbatin (représentant du Gault

& Millau), Zakaria Wahby (Meilleur sommelier du Maroc), et Michèle Aström-Chantôme (Présidente de l’Association des Sommeliers du Maroc). Le gagnant de ce Prix Spécial Maroc est Tandem - AOG Zenata Rouge 2015. Produit par le Do- maine des Ouled Taleb (Diana Holding), ce vin rouge est, selon Philippe Faure-Brac, : « cohérent dans son âge, dans sa couleur, dans sa profondeur, dans sa typicité sans exagération ». Il a également apprécié « son côté épicé » et ses « tanins très frais, très nets. » Le jury a également décerné un Prix Coup de cœur au vin Les Trois Domaines - AOG Guerrouane Rosé 2016, millé- sime produit par Les Celliers de Meknès (Diana Holding également). Michèle Aström-Chantôme, Présidente de l’ASMA, a particulièrement apprécié « sa couleur très pâle extraordinaire. »

© Freeimages.com / Vixander.jpg
© Freeimages.com / Vixander.jpg

Palmagri 1,2 milliard DH investis d’ici 2020

Lancé en 2013, Palmagri, pôle agro-in- dustriel de Palmeraie Industries et Ser- vices, a réussi en seulement 4 ans à se constituer une assiette foncière de près de 3.000 ha. Dans le cadre de son plan de développement CAP 2020, Palmagri pré- voit aujourd’hui d’investir dans l’arboriculture fruitière (amande, pêche, nectarine, pomme) sur plus de 400 ha à El Hajeb, dans les agrumes (275 ha à Chichaoua) et dans les palmiers dattiers (200 ha supplémentaires à Boudnib, où elle détient déjà 1.000 ha). À partir de 2019, l’investissement dans une ferme laitière de 5.000 vaches sur 1.000 ha et dans un centre de R&D de 11 ha est également prévu. Rappelons que Palmagri produit déjà actuellement sur plus de 300 ha, dont la moitié en fruits rouges destinés à l’export. « Nous avons pris le pari de développer des filières à haute valeur ajoutée comme les fruits rouges dans les régions d’Agadir et de Moulay Bousselham, ou encore le palmier dattier (Majhoul) dans la région d’Errachidia, une stratégie ali- gnée sur le Plan Maroc Vert », précise Omar Berrada, Directeur Général de Palmagri. Grâce à son plan CAP 2020, Palmeraie Industrie & Services compte investir 3 milliards de dirhams à l’ho- rizon 2020, dont 40% alloué à son pôle agro-industrie, Palmagri, avec l’ambition de devenir leader dans ce secteur.

Cargill Fermeture des unités de production au Maroc

Le producteur et distributeur international de produits et services alimentaires, agricoles, financiers et industriels, Cargill, a annoncé la fermeture de deux usines au Maroc. Ces dernières concernent la production de gomme de caroube à Fès et Essaouira. Selon de multiple sources, le motif de fermeture est un problème de rentabilité. Ainsi explique-t-on sur un communiqué : « la gamme basique des produits et la structure des coûts des usines n’ont pas permis à l’entreprise d’être concurrentielle et d’assurer la rentabili- té souhaitée. » L’entreprise ajoute que « cette décision difficile n'a pas été prise à la légère. Au cours des cinq dernières années, Cargill a investi pour rénover et moderniser l'usine de Fès, mettre en place des normes de sécurité élevées sur les deux sites et renouveler le management. L’entreprise a également veillé au transfert de compétences en impliquant des experts fonctionnels et opérationnels. Malgré tous ces efforts et ces investissements, les activités de production de gomme de caroube de Cargill ont été déficitaires et ont eu un impact négatif sur la performance globale de l’entreprise. » Afin de trouver des solutions et des compensations appropriées, l’entreprise compte travailler, avec les autorités compétentes, les représentants des employés et les syndicats. « Nous remercions tous nos employés marocains pour leur dévouement à nos activités durant les 10 dernières années. Dans le même esprit, nous devons travailler ensemble afin de trouver des solutions appropriées pour accompagner chaque personne dans le futur, car nos collaborateurs sont notre priorité », a déclaré Bente Korsgar, Directeur régional Europe, Moyen-Orient et Afrique. Les deux sites emploient un effectif global de 82 personnes, dont trois temporaires.

Maroc

Pollutec Maroc 9 ème édition en vue !

Pour sa 9 ème édition, Pollutec Maroc, salon international des équipements, techno- logies et des services pour tous les secteurs de l’environnement, se tiendra du 24 au 27 octobre 2017, à la Foire Internationale de Casablanca. Ce grand rendez-vous annuel contribuera à faciliter la mise en relation de 250 éco-industries marocaines et internationales avec les 6 000 visiteurs professionnels attendus, issus du secteur public ou privé, décideurs et prescripteurs, à la recherche de partenariats technologiques et commerciaux, d’informations techniques et de nouveaux fournisseurs. Post COP22, Pollutec Maroc soutient le déploiement de la stratégie nationale du Royaume en matière de développement durable, en enrichissant son programme, avec notamment un Carrefour des métiers verts, afin de stimuler l’emploi dans ce secteur d’avenir. Se tiendront également les traditionnels Sym- posium « Territoires Durables » et remises de trophées pour promouvoir les innovations dans la valorisation des déchets, utilisation rationnelle de l’eau, efficacité énergétique, énergies renouvelables et bâtiments verts.

énergétique, énergies renouvelables et bâtiments verts. FOOD MAGAZINE N° 99 15 Mai - 15 Juin 2017
énergétique, énergies renouvelables et bâtiments verts. FOOD MAGAZINE N° 99 15 Mai - 15 Juin 2017
L’Actu
L’Actu
L’Actu • Packaging Le designer marocain Hicham Lahlou a été désigné membre du jury du prix

• Packaging

Le designer marocain Hicham Lahlou a été désigné membre du jury du prix « Pack Arabe » pour l’emballage des produits alimentaires. Il s’agit de la seconde édition de ce concours arabe, organisé par le Centre libanais pour l’emballage en collabora- tion avec l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et qui avait été remporté l’année dernière par un Marocain.

BERD / FAO Chaînes de valeur durables

En partenariat avec le Minis- tère Marocain de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural, et des Eaux et des Forêts, le Centre International des Hautes Etudes Agronomiques Médi- terranéennes (CIHEAM), la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Dévelop- pement (BERD) et l'Organisa- tion des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont organisé un forum sur les chaînes de valeur durable le 20 avril 2017. Dans son discours d'ouver-

ture, au nom du Ministre Aziz Akhannouch, Mohamed Sadiki, Secrétaire Général du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement rural, des Eaux et des Forêts, a précisé que : « l'interaction avec le secteur privé a été au cœur du Plan Maroc Vert depuis sa création. L’agrégation, qui constitue l'un des axes stratégiques du Plan, est un modèle innovant pour organiser les agriculteurs au- tour d'acteurs privés ou d'organisations professionnelles dotées d'une forte capacité de gestion. C’est un partenariat gagnant-ga- gnant entre la production en amont et la commercialisation et industrialisation en aval, limitant ainsi la fragmentation des terres et permettant aux agriculteurs d'accéder aux techniques de pro- duction modernes, aux finances et aux marchés. »

Laits infantiles État d’avancement de la norme Codex

Le Sous-Comité Technique des Questions Horizontales, organe subsidiaire du Comité National du Codex, a organisé, le 14 avril 2017 à Rabat, sa 2 ème réunion de restitution des travaux de la 38 ème session du Comité Codex sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime « État d’avancement de la norme Codex des laits infantiles – Préparations de suite ». La réunion a été officiellement ouverte par le Directeur Géné- ral de l’ONSSA, le représentant de la FAO, le représentant de l’OMS et la présidente de l’AMNI (Association marocaine de nutrition infantile). Au cours de cette journée, une convention de partenariat entre l'AMNI et l’ONSSA a été signée, afin de promouvoir la participation des professionnels aux travaux du Codex Alimentarius (Code Alimentaire). La réunion a également été marquée par différentes présentations : celle du bilan du Comité National Codex et du Comité du Codex sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime (CCNFSDU) par Dr Ihssane Beqqali, celle de l’état d’avancement de la révision de la norme Codex sur les préparations de suite par Pr Nezha Mouane, et enfin celle de l’engagement des professionnels dans les travaux du CCNFSDU par Dr Nawal Bentahila.

Oreo Mondelez Maroc invite ses fans au défi mondial

Oreo Mondelez Maroc invite ses fans au défi mondial Oreo a lancé récemment sa nouvelle campagne

Oreo a lancé récemment sa nouvelle campagne mondiale ‘Défi Trempe tes Oreo’, dont l’objectif est d’inspirer les fans à trem- per ces biscuits dans le lait, de façon à renouer avec leur enfant intérieur. Au Maroc, après des activations de grande envergure qui ont donné le coup d'envoi de ce défi dans les grandes sur- faces, Oreo met le consommateur au cœur du Défi en deman- dant aux fans de montrer comment ils trempent leurs biscuits Oreo dans le lait. Ces activations se poursuivront jusqu’en mai 2017 dans les grandes surfaces mais aussi à travers les médias sociaux ainsi qu’une plateforme digitale locale dédiée (defitrempetesoreos.ma). « Nous sommes ravis de faire vivre cette expérience internationale aux Marocains amateurs des biscuits Oreo », annonce Mâad Bouab, Directeur de la Caté- gorie Biscuits chez Mondelez Maroc. Un tirage au sort national sélectionnera les gagnants qui auront l'opportunité de vivre une expérience VIP : un voyage de cinq jours à Los Angeles ou Barcelone où ils vont tremper les biscuits Oreo dans le lait en compagnie de Neymar ou Christina Aguilera.

Groupe Crédit Agricole du Maroc Lancement d’un nouveau concept : le Relais Digital

Maroc Lancement d’un nouveau concept : le Relais Digital Fidèle à sa mission de service public

Fidèle à sa mission de service public visant à assurer l’inclu- sion financière du monde agri- cole et rural, le Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM) œuvre pour rendre les services bancaires accessibles en se rapprochant davantage de sa population cible. Le GCAM a donc donné naissance à un nou- veau concept d’agences innovant et inédit, « le Relais Digital». Le Relais Digital est un point de vente équipé d’automates à la pointe de la technologie offrant une panoplie de services tout en maintenant le contact visuel entre le client et son chargé de clientèle. Equipé de webcam, l’utilisateur peut ainsi échan- ger avec un chargé de clientèle qui lui indique les différentes démarches selon le type d’opération que le client souhaite réaliser. Retrait ou versement de cash, dépôt ou encaissement de chèques, transfert d’argent, paiement de factures, ouverture de compte, initiation de demande de crédit ou simple demande d’information, ce nouveau concept du Crédit Agricole du Maroc vise à rapprocher le réseau GCAM de ses clients et assurer une présence dans les zones rurales éloignées en mettant à leur disposition la majorité des prestations offertes par la banque en leur évitant de long et fastidieux déplacements. Cela sans sacrifier à la convivialité de la relation humaine, car non seulement le client peut échanger en direct avec un chargé de clientèle via la webcam, mais il trouvera au sein de chaque Relais Digital un chargé de clientèle qui pourra lui apporter une assistance particulière si nécessaire.

Cadre de Programmation Pays de la FAO Projets de coopération Sud-Sud

À Meknès, le 20 avril 2017, Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, et Michael George Hage, Représentant au Maroc de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), ont signé le nouveau Cadre de Programma- tion Pays de la FAO pour le Maroc (CPP/2017-2020) ainsi que les accords de financement pour deux projets de coopération Sud-Sud Maroc/FAO/Swaziland et Maroc/FAO/Mali. Le CPP 2017-2020 est un cadre stratégique qui répond aux nouveaux défis attendus, notamment la mise en œuvre des engagements pris pour les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) et pour répondre aux nouvelles priorités dans le domaine du changement climatique que le gouvernement du Ma- roc a identifié à l’occasion de la COP22. Les ressources totales requises pour la mise en œuvre de ce deuxième CPP s’élèvent à 37 millions de dollars.

Pour ce nouveau cycle (2017-2020), le gouvernement du Maroc et la FAO ont agréé de travailler conjointement sur trois priorités :

1. Le développement durable, inclusif et efficace des systèmes alimentaires et forestiers ;

2. La gestion durable, inclusive et intégrée des ressources natu-

relles et des espaces fragiles face au changement climatique ;

3. Le développement de la Coopération Sud-Sud et triangulaire

pour parvenir à la sécurité alimentaire, réduire la pauvreté et gérer durablement les ressources naturelles.

Maroc

La FAO continue à appuyer les élans du Maroc envers les autres

pays de l’Afrique et la mise en œuvre des Initiatives qu’il a lan- cées à la COP 22. À ce jour, des projets concrets ont été formu- lés, comme ces deux accords de financement qui ont été signés. Le premier concerne un projet de coopération Sud-Sud Maroc/ FAO/Swaziland, qui bénéficiera d’un budget de 233.000 USD.

À travers ce projet, le Maroc apportera son appui technique au

Swaziland avec la facilitation de la FAO dans les domaines de l’amélioration de la gouvernance et la gestion de l’eau d’irriga-

tion, l’augmentation de la production horticole par l'introduction de pratiques agricoles modernes et l’utilisation de semences de variétés hybrides à haut rendement ainsi que le renforcement des capacités dans les secteurs de l'élevage pour améliorer l'organisation et l'accès au marché. Le second projet de coopération Sud-Sud Maroc/FAO/Mali sera quant à lui financé à hauteur de 200.000 USD. Le Maroc appuie- ra le Mali dans les domaines de la mise en valeur agricole au niveau des Bas-fonds, des Petits Périmètres Irrigués Villageois

et des Petits Périmètres Maraichers, la promotion de l’insémina-

tion artificielle ainsi que l’opérationnalisation des résultats d’une étude sur les Agropoles.

Il est à rappeler aussi qu’une délégation d’experts marocains

s’est déplacée fin avril 2017 pour démarrer la formulation d’un autre projet de coopération Sud-Sud avec la Guinée Bissau.

Danone Maroc Symposium dédié aux habitudes alimentaires des enfants

Symposium dédié aux habitudes alimentaires des enfants En marge du 5 è m e congrès de

En marge du 5 ème congrès de la SOMIPEV (Société Marocaine d'Infectiologie Pédiatrique et de Vaccinologie), l’Institut Danone Maroc a organisé le 31 mars 2017 à Marrakech un symposium dédié à la thématique : « Comment installer de bonnes habi- tudes alimentaires chez l’enfant ? ». Le Symposium a mis en avant la nécessité de promouvoir des habitudes alimentaires saines auprès des enfants, en plaçant le rôle majeur de la famille au cœur du sujet. La séance a été animée par une brochette d’experts interna- tionaux et modéré par les experts marocains en gastroentéro- logie pédiatrique représentants 4 CHU. À travers ce partage d’expérience, Mohamed Merdji, Socio-anthropologue et Enseignant-Chercheur à Audencia Nantes, souhaitait montrer que des résultats très positifs peuvent être obtenus par la mise en place d’actions simples, mais construites et coordonnées, avec une implication de la famille : à la fois des cours dispen- sés en classe et des ateliers d’éveil sensoriel, de cuisine et de jardinage. À travers ces échanges scientifiques et partages d’expériences, l’Institut Danone Maroc marque sa volonté d’accompagner ces dynamiques de changement et d’évolution des comportements alimentaires des Marocains et encourage l’adoption d’habitudes alimentaires saines chez les enfants.

Nestlé Maroc Une solution innovante de gestion de la collecte et du paiement du lait

Nestlé Maroc

a introduit en

octobre 2016

le projet Global

Milk Solution, une innovation qui offre une nouvelle solu- tion standard et globale Nestlé pour gérer tous

les processus liés à la collecte et au paiement du lait. Cette nouvelle solution couvre ainsi le routage, l’ordonnancement,

la collecte du lait, l’analyse et l’acceptation du lait, la réception

et le paiement du lait ainsi que le transport, en tenant compte de toutes les conditions, avantages, allocations, déductions et primes. Cette solution vient également en remplacement du système de paiement du lait traditionnel marocain, permettant une traçabi- lité complète dans les opérations locales de collecte du lait et réduisant le risque d’erreurs humaines lors de la saisie de don- nées. La technologie Global Milk Solution met donc en place un outil plus fiable et instaurant une plus grande confiance avec les agriculteurs et les autorités locales. Elle permet également de mettre à niveau le processus de collecte grâce à la saisie d’informations fiables en temps réel.

collecte grâce à la saisie d’informations fiables en temps réel. FOOD MAGAZINE N° 99 15 Mai
L’Actu
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Maroc

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Crédit Agricole du Maroc Zoom sur l’inclusion financière

Agricole du Maroc Zoom sur l’inclusion financière Dans le cadre de la célébration de la Journée

Dans le cadre de la célébration de la Journée Arabe de l’Inclusion Finan- cière et en marge des activités du SIAM 2017, le groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM) a organisé le 20 avril dernier, une conférence sous le thème « la promotion de

l’inclusion financière en milieu rural au Maroc ». La conférence

a été inaugurée par Jamal Eddine El Jamali, Directeur Général

du GCAM, Asmaa Bennani, Directrice en charge de l’inclusion financière à Bank Al Maghrib (BAM) et Eric Baulard, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) à Rabat. Cet évènement a été l’occasion de faire le point sur la situation de l’inclusion financière au Maroc grâce à des interventions de BAM et de la Fondation Marocaine pour l’Education Financière (FMEF) et partager 3 expériences du GCAM en matière d’in- clusion financière, à travers des projets réalisés par son centre d’études et de recherches, le CERCAM, dont 2 cofinancés

avec l’AFD. La 1 ère expérience est un programme d’éducation financière de base qui cible 10.000 petits producteurs agricoles et ménages ruraux, avec une première phase finalisée en 2016 dans la région du Gharb et une 2 ème phase en cours de déploie- ment dans la région de Fès-Meknès. Sa duplication en 2018 et 2019 dans 10 autres régions se fera avec le concours de quelques bailleurs de fonds internationaux. Le second projet, finalisé début 2017, portait sur le renforcement des capacités de gestion des petites coopératives agricoles dans les zones

Nord. Enfin, la 3 ème expérience est une étude de terrain relative

à l’évaluation de l’impact social, économique et environnemen-

tal des crédits accordés par la filiale « Tamwil El Fellah » aux petites exploitations et coopératives agricoles. Elle vise à analy- ser comment le financement se répercute sur l’amélioration des revenus et conditions de vie de la population bénéficiaire.

Dar El Fellous 1 er label fermier avicole au Maroc

Le groupe Dar El Fellous, spécialisé en élevage de reproducteurs et produc- tion de poussins de chair standards et pontes, ainsi que dans l’alimentation animale, introduit sa marque de poulet fermier au Maroc, Al Hor. Un label permettant de mettre en valeur la qualité supérieure du poulet fermier et donnant la garantie d’un produit naturel et sain pour le consommateur. Selon Dar El Fellous, il s’agit du premier Label fermier avicole au Maroc et en Afrique. Il a été attribué au groupe par le Mi- nistère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime et du Développe- ment Rural et des Eaux et Forêts, département des Filières de Production, ainsi que l’ONSSA. Les élevages de produits fermiers Al Hor disposent d’une alimentation 100 % céréales et végétale sans apport chimique, vitaminée et sans aucun antibiotique. L’élevage de ces volailles, sans produits médicamenteux, s’effectue en plein air avec une durée minimum de 71 jours, permettant ainsi l’obtention d’un goût prononcé et d’une qualité de chair supérieure adaptée à tous les modes de cuisson.

de chair supérieure adaptée à tous les modes de cuisson. OCP Innovation Fund For Agriculture 8

OCP Innovation Fund For Agriculture 8 projets soutenus à ce jour

© OCP
© OCP

OCP Innovation Fund For Agricul- ture est un fonds d’investissement dédié à la promotion de l’innova- tion et de l’entreprenariat dans le domaine de l’agriculture et de l’agro-industrie, contribuant ainsi au développement durable de l’agriculture nationale. À l’occa- sion du SIAM, le fonds a dévoilé quelques éléments de son bilan. Ainsi, à fin avril 2017, 6 entre- prises ont bénéficié du fonds et 2 entreprises sont en cours d’in- vestissement (Unidrip et Shams). Dans le même sens, 2.100 em- plois indirects ont été générés, dont plus de 1.800 agriculteurs, et 400 emplois directs créés, le tout suite à un investissement global de 230 millions de dirhams (dont 90 MDH concernant le fonds). Parmi les projets soutenus, citons Innovag Processing à Rhamma (production et commercialisation de produits dérivés de la figue de Barbarie), COPAG (construction et exploitation d’une centrale solaire couvrant 20% des besoins énergétiques de la coopérative), Safrolait à Fkih Ben Salah (transformation et commercialisation de produits laitiers approvisionnés auprès d’environ 1.500 petits éleveurs agrégés de la région) ou encore un projet intégré de volaille axé sur le poulet fermier à Youssou- fia.

AgriAffaires.ma 1 ère plateforme de vente de matériel agricole au Maroc !

www.AgriMaroc.ma, 1 er site d’information agricole au Maroc, annonce le lancement de la première plateforme marocaine dédiée à la vente de matériel agricole neuf et occasion :

www.AgriAffaires.ma. Cette plateforme de petites annonces, qui profitera de la visibilité unique que lui confère AgriMaroc. ma et ses 50.000 professionnels réunis mensuellement, aura vocation à rassembler agriculteurs et professionnels du matériel agricole neuf et occasion afin de dynamiser la mé- canisation agricole du Royaume. « Notre objectif, à travers la création d’AgriAffaires.ma, est d’apporter une solution afin de faciliter le lien entre agriculteurs et vendeurs de matériels agricoles. Avec Internet, nous pouvons offrir plus d’informa- tions aux agriculteurs sur l’offre existante ou encore sur les caractéristiques des produits disponibles sur le marché et sur les subventions actuellement déployés par le Ministère de l’Agriculture. L’idée est de pouvoir centraliser l’information pour que l’agriculteur puisse faire son choix sereinement », précise le fondateur Hichem Bennani. Rappelons que le mar- ché du matériel agricole est un levier important pour moder- niser l’agriculture au Maroc, déjà fortement encouragé par la politique du Plan Maroc Vert, mais qui reste en dessous de son potentiel avec une année 2016 difficile, où moins de 2.000 tracteurs ont été vendus, la pire année de la décennie.

L’Actu
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ONSSA 478 tonnes de produits saisis en mars

Les contrôles des produits alimentaires effectués par l’ONSSA au cours du mois de mars 2017 ont concerné près de 1.750.000 tonnes. Sur le marché local, les inspecteurs de

l’ONSSA ont réalisé 5.546 visites de contrôle sur le terrain, dont

1.110 en commissions mixtes provinciales et préfectorales. Ces

investigations ont abouti au contrôle de 95.300 tonnes de pro- duits alimentaires ; à la saisie et à la destruction de 478 tonnes de produits impropres à la consommation (soit 0,5%) dont 320 tonnes de viandes rouges et blanches, 152 tonnes de produits de la pêche, 2 tonnes de lait et dérivés, et 4 tonnes de divers produits alimentaires. À l’importation, l’ONSSA a contrôlé 1.300.000 tonnes de divers produits alimentaires. À l’issue de ces contrôles, 4.653 certifi- cats d’admission ont été délivrés et 9.424 tonnes de produits alimentaires ont été refoulés pour non-conformité aux exi- gences réglementaires en vigueur. À l’exportation, les 348.850 tonnes de produits alimentaires contrôlés ont abouti à la déli- vrance de 9.926 certificats sanitaires et phytosanitaires.

Par ailleurs, dans le cadre de son programme préventif et conformément aux dispositions de la loi 28.07 relative à la sécuri- té sanitaire des produits alimentaires, les services de l’ONSSA ont délivré 72 agréments et autorisations sanitaires aux éta- blissements et entreprises alimentaires soit un total général de

5.146 établissements agréés et autorisés à ce jour. En plus de

cela, l’organisme a délivré 29 certificats d’agrément ATP pour le transport international et 797 certificats d’agrément sanitaire pour le transport national des produits périssables. Enfin, l’ONSSA a procédé à la suspension des agréments sanitaires de 6 éta- blissements et au retrait d’agrément de 2 établissements pour non-conformité aux exigences réglementaires en vigueur.

Compétition Dare2Pitch HydroBarley remporte le 2 ème prix

Dare Inc. l’ac- célérateur des entreprises so- ciales du Centre marocain pour l'innovation et l'entrepreneuriat social (Moroc- can CISE) a organisé le 20 avril dernier la toute première édition deDare2Pitch, soutenue officiellement par la Fondation Drososet accueillie par Orange Maroc. Cet événement est destiné à connecter les entrepreneurs sociaux avec des investisseurs et des partenaires potentiels. Les 6 Startups, qui appartiennent tous à l’accélérateur Dare Inc., ont été invitées sur scène en même temps pour répondre aux 4 questions du premier round, et elles avaient 30 secondes pour le faire ! La start-up Hydrobarley, qui utilise une méthode innovante pour produire des fourrages verts et frais (aliments pour animaux) pour les petits agriculteurs, a obtenu le 2 ème prix.

les petits agriculteurs, a obtenu le 2 è m e prix. Produits de la mer Le

Produits de la mer

Le Maroc en force au salon Seafood Expo Global

2017

Seafood Expo Glo-

bal, qui s’est tenu du

25 au 27 avril 2017

à Bruxelles, consti- tue un événement incontournable dans la promotion des produits de la mer. Avec plus de 26.000 visiteurs et 1.600 exposants re- présentant environ 80 pays, ce salon d’envergure internationale est érigé comme véritable espace de rencontres et d’échanges entre les professionnels du secteur. Organisée par l'EAC- CE, sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, cette dix-septième participation marocaine, à la 25 ème édition de ce salon, comportait une forte délégation composée de plus de 30 exposants. La participation marocaine à cette édition s'inscri- vait dans le cadre du plan Halieutis, notamment dans son volet labellisation et marketing international des produits de la mer. Le pavillon marocain s'est étalé sur une superficie de 587 m² permettant de présenter une large palette de produits sous l'étendard « Moroccan Seafood », une signature visant l'amé- lioration du positionnement de l'offre Maroc. Par ailleurs, en marge de cet événement, et en vue de marquer la présence marocaine, une série d'actions a eu lieu : parution du premier annuaire web officiel des entreprises exportatrices de produits agricoles et maritimes et organisation d’animations culinaires à base des produits exposés.

d’animations culinaires à base des produits exposés. Biobeef Inauguration d’un centre de formation en

Biobeef Inauguration d’un centre de formation en charcuterie

Inauguration d’un centre de formation en charcuterie • Hamid Lekouch, Directeur de Biobeef, à la nouvelle

Hamid Lekouch, Directeur de

Biobeef, à la nouvelle unité de production charcuterie

Un centre technologique

italo-marocain des viandes rouges a été lancé le

19 avril à Meknès. Fruit

d’une collaboration entre l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE) et l’abattoir privé Biobeef, ce centre, vise à former 40 pro- fessionnels chaque année à travers le Maroc pour valoriser et développer la filière des viandes rouges. D’un coût de 2,5 MDH, ce centre bénéficiera du savoir-faire italien en matière de technologies de transformation des viandes rouges. Interve- nant à cette occasion, Ahmed Bentouhami, Directeur Général de l’ONSSA, a noté que ce centre intervient dans le cadre du contrat-programme de cette filière. « Ce projet constitue une va- leur ajoutée pour les professionnels marocains, qui vont béné- ficier d’une formation intensive dans l’utilisation des machines pour la transformation des viandes rouges », a fait savoir M. Bentouhami. La nouvelle unité de charcuterie de Biobeef sera donc un centre de formation pilote pour les écoles de la région.

Nespresso Nouvel espace au Morocco Mall

Nespresso Nouvel espace au Morocco Mall C’est au sein de Morocco Mall, l’un des plus grands

C’est au sein de Morocco Mall, l’un des plus grands centres commerciaux au Maroc, que Nespresso vient d’ouvrir les portes d’un nouvel espace dédié à son univers. Situé au 1 er étage du Morocco Mall et ouvert tous les jours, cet espace dédié aux amateurs de café premium propose les 25 Grands Crus Nespresso, un café cultivé par Juan Carlos en Colombie, par Isaya au Sud du Sou- dan ou encore par Alamitoo en Ethiopie. Les clients peuvent également y découvrir la gamme des machines et accessoires Nespresso.

Salon professionnel 1 ère édition de SIAB Expo Maroc en mai

La 1 ère édition de SIAB Expo Maroc 2017, Salon de l’Industrie Alimentaire et des Boissons au Maroc, ouvrira ses portes aux professionnels et au grand public du 18 au 21 mai 2017, au Parc d’Expositions de l’Office des changes à Casablanca. Organisé par l’agence Aicom Events, cet événement internatio- nal proposera aux professionnels une vision globale du marché marocain et des perspectives du marché africain, les dernières tendances du secteur mais aussi les innovations dans le sec- teur de l’alimentation et des boissons. SIAB Expo Maroc proposera aux visiteurs, durant ces 4 jours, une plateforme d’échanges B to B et B to C, de rencontres et d’affaires pour s’informer et rencontrer les fournisseurs clés des marchés marocain et africain. Plus de 10.000 visiteurs et 70 exposants sont attendus, provenant des quatre coins du monde, notamment l’Egypte, la Jordanie, le Sénégal, le Gabon, l’Espagne, Italie, la Pologne, l’Inde, l’Iran, etc. « Nous sommes très heureux d’accueillir ce nouvel événement au Maroc, un salon qualitatif à fort potentiel de développement, totalement en phase avec l’impulsion donnée par Sa Majesté Le Roi Moha- med VI, et conforme à la vocation de notre Royaume », indique Rachid Bouguern, Directeur et Fondateur du salon.

indique Rachid Bouguern, Directeur et Fondateur du salon. Morocco Food Expo 2017 2 è m e

Morocco Food Expo 2017 2 ème Edition en décembre

Organisé par Elan Expo, le salon international de l'alimentation, de l'hospitalité et des technologies, Maroc Food Expo, aura lieu du 8 au 10 décembre 2017 à l’OFEC (Office des Foires & Expo- sitions de Casablanca). Morocco Food Expo constitue une occasion d’analyser les dernières tendances dans l'industrie alimentaire et l'hôtellerie et de comparer des centaines de produits. Des marques internationales en provenance du Bangladesh, de Dubaï, d'Egypte, d'Inde, d'Iran, du Maroc, du Pakistan, du Portugal, du Sri Lanka, de la Tunisie, de la Turquie et d'Ukraine présenteront leurs produits. Toutes les étapes de la transformation et du conditionnement des aliments seront également exposées.

Maroc

Nestlé Maroc Inauguration de deux nouvelles écoles de présco- laire

Inauguration de deux nouvelles écoles de présco - laire Zaouiat Sidi Hssain et Ouled Taleb Said

Zaouiat Sidi Hssain et Ouled Taleb Said ont fêté l’ouverture d’une école préscolaire dans leur douar. Ces 2 écoles sont le fruit d’un partenariat entre Nestlé Maroc et la Fondation Zakoura. Cette initiative profitera sur deux ans à plus de 80 enfants de ces douars et permettra à près de 90 mères de bénéficier de séances d’éducation parentale. L’ensemble de la communauté sera sensibilisée aux enjeux de la préscolarisation et les asso- ciations locales de ces douars bénéficieront d’un programme de renforcement de compétences. Dans le cadre de leur modèle de préscolaire ANEER, Nestlé Maroc et la Fondation Zakoura ont conçu un programme d’édu- cation parentale et de sensibilisation communautaire permet- tant d’agir sur l’ensemble du cadre de vie de l’enfant et de créer un environnement propice à sa préscolarisation et son épa- nouissement. Le programme consiste en une série de modules enseignés auprès des mères, des pères et de la communauté par les éducatrices de la Fondation et comprenant des apports d’information, des discussions et des exercices pratiques, adaptés au public cible, et dont les supports et les outils sont compilés dans une mallette pédagogique type. Le but de ce programme est de transmettre des conseils en éducation, santé et nutrition aux parents et à la communauté afin d’en faire de réels leviers dans l’éducation et le développement de la petite enfance.

MAMDA Expertises par drones

de la petite enfance. MAMDA Expertises par drones La MAMDA a initié un projet pilote d’évaluation

La MAMDA a initié un projet pilote d’évaluation des sinistres sur les parcelles au moyen de drones. L’objectif de cette technologie, qui vient tout juste de voir le jour en Europe, est de repérer les zones agricoles sinistrées par les événements climatiques et de disposer d’une vue d’ensemble des parcelles pour une évalua- tion des dégâts et une indemnisation des agriculteurs dans des délais considérablement plus réduits. L’assureur, en partenariat avec le leader mondial de la réas- surance agricole, s’est associé avec des sociétés spécialisées dans l’utilisation des drones dans le monde agricole, qui déve- loppent des drones dirigeables depuis une console mobile mise à disposition des experts. Les images capturées par les drones sont analysées par une application dédiée et permettent de déterminer l’état végétatif des cultures ainsi qu’une estimation du rendement. Ainsi, les données recueillies permettront aux agriculteurs d’améliorer les rendements de leurs exploitations et d’optimiser les investissements en termes d’intrants (conseil sur le dosage, fertilisation, identification des zones de traite- ment). Tous les conseils et informations seront transmises via Smartphone aux agriculteurs avec à court terme le montant de l’indemnisation à recevoir.

L’Actu
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Maroc

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FIVIAR et FIMALAIT Une forte participation au SIAM 2017

La Fédération Interprofessionnelle des Viandes Rouges (FIVIAR) a marqué sa participation au SIAM 2017 grâce à un programme riche et animé, qui a ciblé aussi bien les profession- nels que les consommateurs. Ainsi, et en collaboration avec le Centre de Conseil Agricole Maroco-Allemand (CECAMA) et l’Office National du Conseil Agricole (ONCA), la FIVIAR a orga- nisé le 21 avril une conférence dédiée à l’élevage de ruminants et à la protection de l’environnement, événement qui a connu la participation de représentants du secteur privé et public, mais aussi de plusieurs pays tels que l’Allemagne, la France, le Maroc et le Niger. Partant du constat émis par la FAO, qui avance que l’élevage des ruminants représente environ 14,5% des émissions de gaz à effets de serre à l’échelle mondiale, les experts ont présenté plusieurs recommandations et mesures pour réduire l’impact environnemental de l’élevage bovin, dont notamment : la valorisation de l’eau pluviale à la place de l’eau souterraine ; la gestion des effluents de l’élevage par leur dimi- nution ou leur valorisation dans la production du biogaz ; ainsi que la composition et la gestion de l’alimentation du troupeau. En parallèle, une convention tripartite entre la FIVIAR, l’ONCA et le CECAMA a été signée pour la formation professionnelle du secteur viandes rouges. Cette convention a pour objectif le perfectionnement des opérateurs de la filière dans tous les maillons de la chaine de valeur (production, valorisation/trans- formation et commercialisation) et l’organisation de visites pro- fessionnelles au Maroc et en Allemagne. Les formations dans les métiers de viandes réalisées jusqu’à présent au niveau du Zoopôle d’Ain Jamaa seront accompagnées et complétées par des formations pratiques au profit des producteurs au niveau du CECAMA. L’objectif fixé par les trois partenaires est de dépas- ser 3.000 bénéficiaires en 2017-2018. Par ailleurs, et dans le cadre de leurs deux contrats pro- grammes, la FIVIAR et la FIMALAIT ont organisé une confé- rence dédiée à la promotion de la consommation du lait et des viandes rouges. Cet événement marque le début de la stratégie de communication pour la promotion et la valorisation de ces produits. Elle vise à informer le consommateur sur leurs qualités organoleptiques et gustatives et sur leurs origines et bienfaits nutritionnels.

ANPO Présente au SIAM pour la promotion de l’œuf marocain

Dans le cadre de ses actions de promotion de la consomma- tion de l’œuf marocain, l’Association Nationale des Produc- teurs d’œufs de Consommation (ANPO) a initié et testé, lors de la dernière édition du salon Dawajine 2016, un concept de préparation de recettes à base d’œufs sous la supervision du chef cuisinier El Hadi, Ambassadeur de l’œuf marocain. Ce concept a rencontré un franc succès eu égard de la diversité des recettes préparées et du nombre important de visiteurs accueillis. Cette année au SIAM, l’ANPO a organisé, en colla- boration avec la FISA, le Restaurant de l’œuf marocain au Pôle Elevage, où les visiteurs ont été sensibilisés sur les avantages nutritionnels de l’œuf et informés sur la diversité des recettes à base d’œufs.

Sopexa Africa Souffle sa 1 ère bougie !

d’œufs. Sopexa Africa Souffle sa 1 è r e bougie ! Dirigée par Hassan Se- frioui,

Dirigée par Hassan Se- frioui, Sopexa Africa a pour mission d’accompagner les clients de l’agence sur l’ensemble du continent africain, principalement le Maroc, l’Algérie, le Ca- meroun, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Sénégal. Elle apporte également son expertise aux entreprises agroalimentaires marocaines et africaines qui souhaitent développer leur noto- riété et leurs ventes à l’international. S’appuyant sur l’ensemble du réseau international de Sopexa et sur son expérience en matière de communication agroalimentaire, Sopexa Africa, un an après sa création, compte déjà parmi ses clients plusieurs annonceurs marocains et français. Après avoir mis en place des campagnes internationales de communication pour des entreprises telles que le groupe Diana Holding, le Groupe Brasseries du Maroc ou des organismes comme Maroc Export, l’agence conseille aujourd’hui plusieurs entreprises marocaines des secteurs boissons, thés, condi- ments, produits de la mer et produits laitiers sur le lancement de nouvelles marques et produits ainsi que sur leur promotion au Maroc et aux États-Unis. Elle accompagne également le mi- nistère de l’agriculture marocain dans la création d’une identité visuelle du Maroc à l’export, dont l’objectif sera de renforcer la visibilité des entreprises nationales sur les grands rendez-vous BtoB internationaux. « Nous nous réjouissons de pouvoir d’ores et déjà accompagner un nombre croissant de nouveaux clients marocains au niveau national et international, qui bénéficieront ainsi de notre réseau intégré de 27 agences multiculturelles actives dans 63 pays », commente Hassan Sefrioui.

Raibi Jamila Changement de packaging !

Hassan Sefrioui. Raibi Jamila Changement de packaging ! • Alpha Condé, Président de l’Union Africaine, en

Alpha Condé, Président de l’Union Africaine, en visite du stand Centrale Danone, accompa- gné par Aziz Akhannouch, Ministre de l'agriculture.

Au premier jour de l’inaugura- tion du SIAM 2017, Centrale Danone a créé l’événement en dévoilant en avant-première le nouveau Raïbi Jamila, doté d’un packaging innovant, fruit d’une démarche de co-création avec

les consommateurs. Le bap- tême de feu du nouveau Raïbi Jamila s’est déroulé à l’occasion d’une présentation officielle lors de l’inauguration du salon, en présence de S.E. Alpha Condé, Président de l’Union Africaine et invité d’honneur du SIAM 2017, et de Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement du monde rural et des Eaux et forêts. Le nouveau packaging illustre le crédo de la marque qui place désormais le consommateur au centre de son action avec une signature engageante : « Nta Lli Kayn ». Cet engagement s’est traduit de manière concrète par une démarche pionnière de co-création, menée avec des milliers de consommateurs marocains (enfants, jeunes, mamans) pour aboutir au nouveau packaging.

SIAL China 2017 Innovation Analysis Rapport sur les grandes tendances alimentaires SIAL China, la plus

SIAL China 2017 Innovation Analysis Rapport sur les grandes tendances alimentaires

SIAL China, la plus grande exposition d’aliments et de boissons en Asie, en coopération avec le partenaire du SIAL en tendances et innovation, XTC World Innovation, a publié le rap- port annuel 2016 sur l'innovation alimentaire et ses tendances. Les informations relevées du rapport ont été discutées avec des experts locaux dans 7 différentes conférences du SIAL Chi- na, incluant la Corée du Sud, Taiwan, le Japon, le Vietnam, la Thaïlande, Hong Kong et l’Indonésie. En 2016, les innovations dans les produits de plaisir et de santé étaient en tête en Asie et dans le monde. Sur le marché chinois, selon les données de XTC, les innovations dans le segment « plaisir » représentaient 56,4%, tandis que les produits de santé représentaient 24,6%. SIAL Innovation, l'un des événements professionnels les plus populaires de SIAL China, a attiré l'année dernière 353 parti- cipants et 193 exposants. Au total, 151 produits innovants ont été sélectionnés par le jury, dont 10 ont été sélectionnés pour être finalistes pour leur contribution à l'innovation en produits alimentaires en Asie. « SIAL Innovation est le seul concours in- ternational avec une présence dans les quatre coins du monde. Composé d'experts de l'industrie alimentaire et organisé en partenariat avec XTC World Innovation, le jury récompense 10 finalistes et délivre les Gold / Silver / Bronze Awards. Il reconnaît les produits les plus innovants de l'industrie, et les gagnants bénéficient d'une exposition médiatique accrue et du droit d'utiliser le logo SIAL Awards dans le marketing de leurs produits. Tous les gagnants bénéficieront de l'occasion unique de voyager dans le monde, en affichant leurs produits dans un espace dédié, appelé World Champions Tour, dans toutes les expositions du réseau SIAL qui se déroulent au Canada, à Toronto et à Montréal, en Chine, aux Philippines, en Indonésie, en France et au Moyen-Orient », a déclaré Jim Liu, Président du SIAL China.

Monde

Norvège et FAO Navire de recherche océanique

La FAO et la Norvège ont lan- cé un nouveau navire d'études marines à la pointe de la technologie, parmi les plus sophistiqués au monde et le seul à battre pavillon avec le dra- peau des Nations Unies. Sa mission consiste à explorer l'un des océans les plus méconnus de la planète, à l'aide de technologies de pointe et d'équipements sophistiqués, afin d'aider les pays en développement à réunir les données scientifiques essentielles à la gestion durable des pêches et à étudier la manière dont le changement climatique affecte nos océans. Le nouveau navire Dr. Fridtjof Nansen abrite sept laboratoires différents équipés de multiples gadgets high-tech, faisant ainsi de ce navire l'une des structures de recherche marine les plus avancées au monde. « Ce nouveau navire nous permet d'améliorer les recherches et activités au sein desquelles les observations marines sont extrêmement limitées et de mieux comprendre les impacts du changement climatique et des autres facteurs externes sur les écosystèmes aquatiques et nos océans », a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. « Il est essentiel de permettre aux pays en développement d'améliorer la résilience de leurs écosystèmes et de leurs communautés côtières, surtout en ce qui concerne la pêche à petite échelle », a-t-il ajouté. Les nouveaux équipements à bord du dernier navire de recherche de la FAO et de la Norvège permettront de mieux déterminer les impacts du changement climatique et de la pollution sur les océans. L'année dernière, l'ancien Dr Fridtjof Nansen a mené une étude illustrative dans le sud de l'océan indien, collectant notamment des informations sur les déchets et les microparticules de plastique. La campagne scientifique sur les ressources pélagiques et l’écosystème dans la zone Nord-Ouest de l’Afrique a démarré depuis Casablanca le 5 mai 2017 et se terminera à Dakar au Sénégal le 18 juillet 2017.

© Norway/Institute of Ma- rine Research (IMR)
© Norway/Institute of Ma-
rine Research (IMR)

Intrants biologiques Éléphant Vert s’implante au Sénégal

Après le Maroc en 2012 et le Mali en 2015, le groupe Éléphant Vert se déploie au Sénégal, suite logique des engagements pris il y a 5 ans en faveur d’une agriculture saine et durable, en mettant à la disposition des agriculteurs africains des solutions biologiques et naturelles pour leurs cultures – biofertilisants, biostimulants et biopesticides – ainsi qu’un accompagnement technique et financier. Éléphant Vert entend ainsi contribuer à la croissance de l’agri- culture sénégalaise, impulsée par le Plan Sénégal Émergent (PSE), en proposant des solutions biologiques qui participe- ront au développement agricole et à la sécurité alimentaire du pays. René Bajikile Matala, Directeur Général d’ Éléphant Vert Sénégal, explique cette initiative portée par le groupe indus- triel, fabricant de bio-intrants : « la recherche, l’adaptation et le transfert de technologies innovantes permettent de lutter contre la dégradation des sols et de promouvoir une agriculture

la dégradation des sols et de promouvoir une agriculture durable en Afrique, et au Sénégal en

durable en Afrique, et au Sénégal en particu- lier. Par exemple, il est maintenant possible de généraliser l’utilisation de produits natu- rels, efficaces et compétitifs, pour compléter ou remplacer les intrants conventionnels. À travers ce type d’innovation, un nouveau modèle agricole innovant, performant et durable, se dessine. Le Sénégal, qui ambitionne d’atteindre une autosuffisance alimen- taire à moyen terme et de s’ouvrir sur de nouveaux marchés à l’export, peut compter sur un acteur comme Éléphant Vert pour accompagner cette montée en puissance ». Pour son lancement national, Éléphant Vert déploie d’avril à octobre 2017 une campagne de communication multicanale, en wolof et en français, destinée à interpeller agriculteurs, décideurs et consommateurs sur les enjeux liés à l’agriculture durable et aux pratiques agricoles saines.

* Estimations

(Source : EACCE)

L’Actu
L’Actu

Cours des matières premières

(en Dollars/Tonne)

Prix internationaux du cacao, du jus d’orange et du café

(Source : Les Echos)
(Source : Les Echos)

Prix internationaux du blé, du soja, de l’huile de palme et du sucre

(Source : Les Echos)
(Source : Les Echos)

Prix internationaux des produits laitiers

(Source : USDA)
(Source : USDA)

Tableau de Bord

Zoom sur les ventes de… CHEWING-GUMS

   

Croissance

Ventes (valeur)

annuelle

(valeur)

   

4,1%

2013

414,5 MDH

2012-2013

   

4,4%

2014

433 MDH

2013-2014

   

3,4%

2015

447,7 MDH

2014-2015

   

5,2%

2016

471,2 MDH

2015-2016

   

5,9%

2017*

499,0 MDH

2016-2017

   

6,2%

2018*

529,80 MDH

2017-2018

(Source : Euromonitor International – ventes en distribution moderne et traditionnelle)

Baromètre des exportations

À fin janvier 2017, la bonne tenue des

exportations de produits végétaux trans- formés se confirme, avec une hausse de 13% par rapport à la même période de la campagne précédente. Par contre, les exportations de produits de la pêche sont toujours en recul de 6 points par rapport à fin janvier 2016. Les exporta- tions atteignent ainsi :

• 158.897 T pour les produits végétaux

transformés (s +13% par rapport à la cam- pagne 2015/2016)

• 380.926 T pour les produits de la pêche (t -6%)

Tendances des exportations 2016/2017 (évolution en volume par rapport à la cam- pagne 2015/2016, cumul au 31 janvier 2017, soit 7 mois de campagne)

Produits végétaux Huiles végétales, vins s +29% Surgelés s +20% Conserves d’olives s +15% Epices & herbes s +6%

Par marché Maghreb s +84% ALENA s +23% Union Européenne s +6% Autre Afrique t -16%

Produits de la pêche Farine et huile de poisson s +5% Conserves de poisson t -7% Produits congelés t -9% Semi-conserves t -19%

Par marché Amérique du Sud s +74% Autre Europe s +13% Union Européenne t -3% Autre Afrique t -11%

L’Actu
L’Actu

Veille Réglementaire

Maroc

L’Actu Veille Réglementaire Maroc

Projet de loi n°19-17 portant modifi-

cation du droit d'importation appli-

cable au blé tendre et ses dérivés.

Le Conseil de gouvernement a adopté

un projet de loi visant à multiplier par

4,5 les droits de douane sur les im-

portations de blé. Ainsi, il a été décidé

d’augmenter de 30 à 135% les droits de

douane appliqués au blé tendre, dans

l'objectif d’assurer une commercialisa-

tion de la production nationale du blé

tendre dans de bonnes conditions et de

garantir un revenu adéquat aux agricul-

teurs. En vertu du projet de loi 17-19,

les nouveaux droits de douane entre-

ront en vigueur une fois la mesure pu-

bliée dans le Bulletin officiel, et seront

appliqués jusqu'à fin décembre 2017.

Arrêté du ministre de l’agriculture et

de la pêche maritime n° 148-17 du

rabii II 1438 (27 janvier 2017) portant agrément de la société « FRICUS » pour commercialiser des plants cer- tifiés de pomme de terre.

Arrêté du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime n° 149-17 du rabii II 1438 (27 janvier 2017) por- tant agrément de la société « TECH- NOBIZ » pour commercialiser des plants certifiés de pomme de terre.

Arrêté du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime n° 150-17 du rabii II 1438 (27 janvier 2017) portant agrément de la société « AGROMIL- LORA MAROC » pour commerciali- ser des plants certifiés d’agrumes.

Arrêté du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime n° 151-17 du 28

rabii II 1438 (27 janvier 2017) portant agrément de l’établissement « KARA- MA EL BACHIR » pour commerciali- ser des semences certifiées de maïs, des légumineuses alimentaires, des légumineuses fourragères, des plants certifiés des rosacées à pé- pins et des semences et plants certi- fiés des rosacées à noyau.

Arrêté du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime n° 152-17 du 28 rabii II 1438 (27 janvier 2017) portant agrément de l’établissement « PIONAGRI» pour commercialiser des semences certifiées de maïs, des légumineuses alimentaires, des légumineuses fourragères, des oléa- gineuses, des semences standard de légumes et plants certifiés de pomme de terre.

Union Européenne

et plants certifiés de pomme de terre. Union Européenne Règlement (UE) 2017/786 de la com -

Règlement (UE) 2017/786 de la com-

mission du 8 mai 2017 modifiant le

règlement (UE) n° 142/2011 en ce qui

concerne la définition des farines de

poisson et des huiles de poisson.

Le règlement (CE) n o 1069/2009 établit

des règles de santé publique et de san-

té animale applicables aux sous-pro-

duits animaux et produits dérivés, en

vue de prévenir et de réduire au mi-

nimum les risques que ces produits

comportent pour la santé publique et

la santé animale. Il classe ces produits

en catégories spécifiques en fonction

du degré de risque qu'ils présentent et

prévoit des exigences relatives à leur

sécurité d'utilisation et à leur élimina-

tion. Les normes de transformation

pour les huiles de poisson, telles qu'éta-

blies à l'annexe X du règlement (UE) n o

142/2011, doivent être étendues, afin

de permettre l'utilisation d'invertébrés

aquatiques et terrestres autres que les

espèces pathogènes pour l'être hu-

main ou les animaux pour la production

d'huiles de poisson, ce qui inclurait les

étoiles de mer et les invertébrés aqua-

tiques d'élevage autres que les mol-

lusques et les crustacés.

Règlement d'exécution (UE) 2017/787

de la commission du 8 mai 2017 por-

tant établissement d'une taille mini- male de référence de conservation pour la dorade rose dans l'océan At- lantique du Nord-Est. La dorade rose est une espèce d'eau profonde que l'on rencontre dans l'At- lantique du Nord-Est. Elle se carac- térise par une croissance lente, une maturité tardive, une longue durée de vie, une faible productivité et une vul- nérabilité à l'exploitation. Il ressort des données de marquage que la dorade rose est répartie sur une vaste étendue, qui chevauche la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Les mesures pré- vues au présent règlement concernent la conservation de stocks halieutiques épuisables. Elles ont pour objectif d'em- pêcher la surexploitation des stocks de dorade rose et de reconstituer les stocks concernés dans des limites bio- logiques sûres. La fixation d'une taille minimale de 33 cm pour les stocks concernés s'applique de manière égale aux produits de l'Union et aux produits importés, quelle que soit leur origine.

Règlement (UE) 2017/776 de la com- mission du 4 mai 2017 modifiant, aux fins de son adaptation au pro- grès technique et scientifique, le rè- glement (CE) n° 1272/2008 du Parle-

ment européen et du Conseil relatif à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges. De nouvelles propositions de classifi- cation et d'étiquetage harmonisés de certaines substances ainsi que des propositions d'actualisation ou de sup- pression de ces classifications et éti- quetages ont été soumises à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), conformément à l'article 37 du règlement (CE) n o 1272/2008.

Règlement d'exécution (UE) 2017/782 de la commission du 5 mai 2017 établissant les valeurs forfai- taires à l'importation pour la déter- mination du prix d'entrée de certains fruits et légumes.

Règlement d'exécution (UE) 2017/781 de la commission du 5 mai 2017 retirant l'approbation de la subs- tance active «méthylnonylcétone», conformément au règlement (CE) n o 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la mise sur le marché des produits phytopharma- ceutiques, et modifiant le règlement d'exécution (UE) n o 540/2011 de la Commission.

Salon
Salon

SIAM 2017

Véritable vitrine sectorielle !

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, le Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) s’est tenu du 18 au 23 avril derniers à Meknès, sous le thème « Agrobusiness et chaines de valeur agricoles durales ». Cette édition a drainé un peu plus de 800.000 visiteurs.

Cette édition a drainé un peu plus de 800.000 visiteurs. « C’est une édition par- ticulièrement

« C’est une édition par- ticulièrement chargée, avec un programme très intense, 21 délégations

étrangères, une quinzaine de ministres africains et 66 pays qui nous accompagnent pour cette édition. Au total 300 entreprises étrangères sont présentes. L’invi-

té d’honneur est l’Italie, choisie,

entre autres, pour son expertise

reconnue tant sur le plan agricole

que sur le plan agro-industriel.

Enfin, cette année nous avons

couvert 80.000 m 2 : il s’agit d’un

record historique sur un salon qui

se tient aujourd’hui sur 17 ha avec

1.250 exposants. Tous ces chiffres

font du SIAM le premier salon dé-

dié à l’agriculture en Afrique et l’un

des plus grands dans le monde »,

déclare Jawad Chami, Commis-

saire général du SIAM.

La thématique de cette 12 ème édi-

tion souligne la nécessité des sy- nergies entre les différents acteurs du secteur agricole et agro-indus- triel marocain, aujourd’hui confron- té à une économie mondiale en pleine mutation. Face aux transfor- mations en cours, seule la création de valeur pour chaque maillon de la chaine est susceptible de créer une performance collective et durable. C’est ainsi que cette thématique répondait à l’impératif mondial de concilier économie, sécurité ali- mentaire et durabilité des systèmes agricoles. Pour Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, à trois ans de la fin de la mise en œuvre du Plan Maroc Vert (2020), les résultats sont en ligne avec les objectifs fixés par le Royaume pour son secteur agri- cole.

De nos envoyées spéciales à Meknès,

Nargys ES-SETTE et Maria MOUHSINE

Récolte record à 102 millions de quintaux !

La 9 ème édition des Assises Natio- nales de l’Agriculture s’est tenue comme il est d’usage la veille de l’ouverture du SIAM, le 17 avril. Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce rendez-vous de débat, organi- sé sous le thème « Agriculture et sécurité alimentaire au fil de l’eau », avait pour invité d’honneur Son Excellence Alpha Condé, Pré- sident de la République de Guinée et Président de l’Organisation de l’Union Africaine. À cette occasion, Aziz Akhannouch a dévoilé les indicateurs de la campagne agri- cole actuelle, qui a bénéficié d’une pluviométrie favorable et de tempé- ratures modérées, ce qui a permis de réaliser des ventes record de semences certifiées, en hausse de 52% par rapport à la campagne précédente. « À l’aune de ces don- nées positives et satisfaisantes, les premières prévisions indiquent une récolte céréalière record autour de 102 millions de quintaux, ce qui représentera une hausse de 203% comparativement à la campagne précédente et en dépassement des objectifs ciblés par le Plan Maroc Vert », a affirmé Aziz Akhannouch. Le Ministre s’est ensuite attardé sur la question de la rareté des res- sources hydriques, thématique des 9 èmes Assises de l’Agriculture. « Nous sommes déterminés à adopter une vision proactive et tournée vers l’avenir pour une agriculture intelligente et durable répondant au double enjeu des objectifs du Plan Maroc Vert et aux défis du changement climatique », a ainsi déclaré M. Akhannouch. Pour sa

• Signature du contrat-programme relatif au développement des industries agroalimentaires au Maroc. part, Mohamed

Signature du contrat-programme relatif au développement des industries agroalimentaires au Maroc.

part, Mohamed Sadiki, Secrétaire Général du Ministère de l’Agricul- ture, a expliqué à FOOD Magazine que la question de l’adaptation et de l’agriculture se pose avec de plus en plus d’acuité. En effet, la problématique des changements climatiques s’accentue pour le secteur agricole : sècheresses ex- trêmes, températures très élevées ou très basses, inondations, etc. L’adaptation est donc une stratégie extrêmement importante qui est au cœur du Plan Maroc Vert. Dans ce contexte, plusieurs actions ont été élaborées. Elles concernent d’abord le choix de cultures plus

économes en eau, surtout dans les zones marginales où il n’y a pas d’irrigation, et ensuite l’amé- nagement hydro-agricole. L’objec- tif est de faire du facteur eau un outil de régulation de la production nationale et de la sécurité alimen- taire nationale. Les programmes d’aménagement hydro-agricole ont commencé à donner des résul- tats : « nous avons déjà étendu la superficie irriguée de 1.500.000 à 1.600.000 hectares. D’autre part l’économie d’eau d’irrigation est fondamentale puisque depuis l’avènement du Plan Maroc Vert, nous avons porté la superficie équi-

Maroc

pée en goutte-à-goutte avec des systèmes très modernes à 500.000 hectares, et d’ici la fin de l’année nous arriverons à 550.000 hec- tares (l’objectif tracé à 2020). Avec ces 500.000 hectares, nous avons économisé, en termes d’eau, l’équi- valent d’un grand barrage. Grâce à ces aménagements et à la recon- version vers des cultures beau- coup plus rentables et efficientes en termes d’utilisation d’eau, une récolte record de céréales (115 millions quintaux) a été obtenue en 2015 avec une pluviométrie qui était supérieure à la moyenne de 10 mm seulement. L’année suivante, la récolte n’a été que de 33 millions de quintaux avec une sécheresse historique. Quand nous comparons le PIB agricole entre ces 2 années, il était de 117 mil- liards de dirhams (MMDH) en 2015 et de 110 MMDH en 2016, soit une perte de 7 MMDH. Or, avant le Plan Maroc Vert, lorsqu’il y avait une sé- cheresse pareille, le PIB diminuait de 40 à 60%. Ce qui veut dire que nous sommes en train d’aller vers une résilience du système agricole marocain. »

L’agro-industrie signe enfin son contrat-programme !

Plateforme des dernières ten- dances mais aussi l’occasion de donner un nouvel élan aux diffé- rentes filières agricoles et de célé- brer la performance agricole dans

Témoignage d’exposant

« La participation de Centrale Danone à la 12 ème édition du SIAM rentre parfaitement avec la thématique du salon cette année. Centrale Danone a ainsi choisi de marquer un grand coup en ayant une double présence avec deux stands, afin d’être proche de l’aval - les consommateurs - comme de l’amont laitier. Ainsi, le premier stand, au pôle Produits, marquait notre proximi- té avec les consommateurs. Nous avons mis en avant la marque mythique Raibi Jamila, qui a fêté en 2016 ses 50 ans d’existence au Maroc. Le public marocain a pu aller à sa rencontre à travers un parcours ludo-pé- dagogique pour les petits enfants et une dégustation à grande échelle. Notre second stand se situait au pôle Élevage et présentait l’accompagnement des éleveurs laitiers par Centrale Danone », révèle Meriem Alaoui, Responsable communication de Centrale Danone.

des éleveurs laitiers par Centrale Danone », révèle Meriem Alaoui, Responsable communication de Centrale Danone.
Salon
Salon
Salon • Le Ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, lors des Assises. différents domaines, le SIAM a

Le Ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, lors des Assises.

différents domaines, le SIAM a connu cette année plusieurs temps forts, dont voici un aperçu. Tout d’abord, en marge de la 9 ème édition des Assises nationales de l'Agriculture, deux contrats-pro- grammes sur le développement de l'agro-industrie et l'agriculture ont été signés. Doté d'une enveloppe globale de 12 milliards de dirhams (MMDH), dont 4 MMDH de fonds publics, le premier contrat-pro- gramme, très attendu, est relatif au développement des industries agroalimentaires au Maroc. Il vise à développer le secteur de l'agro-in- dustrie au Maroc en accélérant l'intégration entre l'amont productif et l'aval de la transformation. Quant au deuxième contrat-programme, il s'agit d'un projet de sauvegarde de la plaine de Saïss sur une période de 5 ans (2017-2022) et avec une enveloppe de 4,8 MMDH, outre un prêt de 120 millions d'euros de la Banque Européenne pour la Re- construction et le Développement (BERD). Par ailleurs, dans le cadre de sa participation au SIAM 2017, Centrale Danone a décerné les trophées « Hlib Bladi » à l’occa- sion d’une cérémonie organisée en présence de Didier Lamblin, PDG de Centrale Danone, et Adil Benkirane, Directeur des Achats et de l’Amont Laitier. Cette cérémo-

nie marque le 1 er anniversaire du programme Hlib Bladi, lancé lors du SIAM 2016. Hlib Bladi accompa- gnera le développement de 10.000 petits éleveurs à l’horizon 2020 à travers un encadrement technique et humain assuré par des experts de Centrale Danone. Une année seulement après son lancement, plus de 1.500 petits éleveurs bénéficient déjà du programme et 30 centres de collecte sont enga- gés dans un processus de mise à

niveau. Une hausse de +30% du chiffre d’affaires des coopératives adhérentes a par ailleurs été en- registrée, attestant ainsi de l’effi- cience du programme. À l’issue de cette cérémonie, 5 trophées ont été décernés : le Trophée de la Meil- leure Qualité à la Coopérative Shib ; le Trophée du Meilleur Centre de col- lecte à la Coopérative Al Khadera ; le Trophée de la Responsabilité Sociale à la Coopérative Al Fajr ; le Trophée de l’Agriculture Durable attribué à la Coopérative Al Inbiaat ; et le Trophée de l’Éleveur Femme attribué à la Coopérative Arribh. Précurseur dans les nouvelles technologies, la participation de Cosumar n’est pas passée inaper- çue grâce à l’exposition d’un drone sur son stand, utilisé pour détermi- ner en temps réel les besoins des parcelles en eau mais aussi en nu- triments. La MAMDA a également lancé les expertises par drones, apportant ainsi une grande innova- tion à l’assurance agricole. Ce pro- jet considéré pilote permettra de re- pérer les zones agricoles sinistrées par les événements climatiques et de disposer d’une vue d’ensemble des parcelles pour une évaluation des dégâts et indemnisation des agriculteurs dans des délais consi- dérablement plus réduits.

dans des délais consi- dérablement plus réduits. • Son Excellence Alpha Condé, Président de la
dans des délais consi- dérablement plus réduits. • Son Excellence Alpha Condé, Président de la

Son Excellence Alpha Condé, Président de la République de Guinée et Président de l’Organi- sation de l’Union Africaine.

Allemagne

Drinktec 2017

Une participation record en prévision

Drinktec est l’un des plus grands événements internationaux de l’industrie des boissons. En septembre 2017, Drinktec affichera la plus forte participation de son histoire, longue de plus de 60 ans. Quelques 1.600 exposants prendront part du 11 au 15 septembre à Munich au salon leader mondial de la technologie des boissons et des aliments liquides.

© Drinktec
© Drinktec

T ous les grands noms seront présents à Drink- tec 2017. Les exposants couvriront toute la chaîne

des processus, de la fabrication au

remplissage, au conditionnement

et au marketing des boissons et

des aliments liquides, y compris les

matières premières, les ingrédients

et les solutions logistiques. Le salon

intégrera aussi plusieurs salons et

événements internationaux sur cette

édition.

Drinktec invite les industriels

arabes

À l’occasion d’une conférence

de presse au Caire, le 11 avril, le

Directeur général de la Chambre

germano-arabe de l'industrie et

du commerce (GACIC), Andreas

Hergenröther, a insisté sur la haute

importance de la participation des

industriels de la région et cela pour

« suivre et acquérir les dernières

tendances et technologies de traite-

ment, d'emballage, de contrôle de

la qualité et d'autres éléments de

la chaîne de valeur. » Des acqui-

sitions qui, selon lui, permettront

aux entreprises d’améliorer leur

niveau concurrentiel sur le marché

international. Georg Moller, membre

du conseil consultatif de Messe

München GmbH, et Beatrix Fraese,

Directeur de la division Machines et boissons de l'Association des fabricants allemands de machines et d’ingénierie (VDMA), ont aussi fait le point sur le marché et les avan- cées technologiques relatives aux boissons, produits laitiers, huiles et emballages. Selon les organisateurs, le salon prévoit d’attirer environ 1.600 exposants et environ 70.000 visiteurs commerciaux - dont deux tiers proviennent de l'extérieur de l'Allemagne - couvrant un espace total de 150.000 m 2 .

Technologie et innovation sur des stands spectaculaires

Drinktec braque les projecteurs sur les innovations, dont la plupart seront présentées pour la première fois à Munich. Le salon est connu aussi pour ses stands très specta- culaires, avec des lignes complètes de remplissage et d’emballage. En exposition, les bouteilles défilent sur la chaîne de production, les emballages innovants en PET sont fabriqués sous les yeux du public, tout comme dans une installation in- dustrielle et cela pendant cinq jours, alors que le salon bat son plein.

L’industrie du vin et des huiles s’intègre

Le salon SIMEI (Salon international des équipements pour l'œnologie et l’embouteillage), organisé par l’Unione Italiana Vini (UIV), fera pour la première fois partie intégrante de Drinktec. Tous les segments des techniques œnologiques viendront donc compléter la gamme des produits et technologies proposés à Drinktec. SIMEI continuera d’avoir

De notre envoyé spécial au Caire,

Ilias MARMOUZI

lieu tous les deux ans, mais alterne- ra à l‘avenir entre l’Italie et Munich. Drinktec partagera aussi son hall avec oils+fats, un salon européen hautement spécialisé et dédié à l’industrie des huiles et des graisses. 50 exposants y présenteront des systèmes, des composants et des adjuvants entrant dans la fabrication et le traitement des huiles alimen- taires, des graisses et des lubrifiants. Le salon comprendra en outre le nouveau secteur d’exposition Home&Craft, qui propose techniques et produits destinés au brassage maison et au micro-brassage. De plus, le salon PRO FachHANDEL, le salon leader pour tout le secteur allemand spécialisé dans les bois- sons et les plats cuisinés, aura lieu pour la première fois dans le cadre de Drinktec 2017. Les fabricants internationaux de boissons qui se rendent à Drinktec trouveront à PRO FachHANDEL les partenaires com- merciaux dont ils ont besoin pour pénétrer le marché allemand.

dont ils ont besoin pour pénétrer le marché allemand. • Conférence de presse Drinktec 2017 au
dont ils ont besoin pour pénétrer le marché allemand. • Conférence de presse Drinktec 2017 au

Conférence de presse Drinktec 2017 au Caire, (de g. à dr.) : Beatrix Fraese (VDMA), Mahmoud Elbasyouny (Directeur exécutif de la Chambre des industries agro-alimentaires en Egypte), Georg Moller (Directeur général Messe Munchen International), Amr Bishena (Juhayna Food Industries), Andreas Hergen- rother (Directeur général de la Chambre ger- mano-arabe de l'industrie et du commerce).

L’Interview
L’Interview
L’Interview Le Plan Maroc Vert est venu boos- ter l’amont agricole, qu’en est-il pour l’agro-industrie ?

Le Plan Maroc Vert est venu boos- ter l’amont agricole, qu’en est-il pour l’agro-industrie ? Le contrat-programme que nous venons de signer est une continuité qui s’inscrit naturellement dans les axes du Plan Maroc Vert. Cette stratégie a organisé le système agri- cole et a permis de booster la production de nombreuses filières. Le contrat-programme de l’agro-in- dustrie, limité dans un premier temps à quelques filières, va per- mettre de mieux valoriser ces produits agricoles, d’accéder de manière beaucoup plus offensive et plus dynamique aux marchés inter- nationaux et d’organiser aussi la profession de manière générale en la modernisant et en la mettant à jour.

Concrètement, quelles sont les principales idées du contrat-pro- gramme de l’agro-industrie et qu’apportera-t-il au secteur ? Quels sont les résultats atten- dus ? Comment sera-t-il mis en oeuvre ? Le contrat programme, que nous avons eu l’honneur et le plaisir de signer lors de la 9 ème édition des Assises de l'agriculture, a pour am- bition de renforcer l’intégration entre l’amont agricole et l’industrie agroali- mentaire d’une manière générale. En effet, l’industrie alimentaire est une partie de la chaine de valeur extrê- mement importante qui permet de renforcer la valeur ajoutée, d’amé- liorer les prix de revient, la qualité et la traçabilité des produits que nous

mettons à la disposition des consom- mateurs nationaux et internationaux. Dans ce cadre, le contrat-pro- gramme animé par le Ministère de l’Agriculture et les opérateurs vise

à encourager l’investissement dans

l’industrie agroalimentaire. En effet,

les opérateurs ont besoin de créer de nouvelles unités et de mettre

à niveau les unités existantes. Le

contrat-programme prévoit une enveloppe globale de 12 milliards de dirhams (MMDH), dont un tiers (4 MMDH) de fonds publics et deux tiers (8 MMDH) qui seront déboursés par les opérateurs en direct. Le contrat-programme a été signé par les représentants de six filières. Pour renforcer l’intégration avec le secteur agricole, la Confédération Marocaine de l'Agriculture et du Développement Rural (COMADER) est également signataire, et à travers elle la vingtaine de filières interpro- fessionnelles qu’elle regroupe. Cette volonté d’être complémentaire et intégré nous permet d’avoir comme cosignataire cette grande Confédé- ration. Enfin, en termes de durée et d’objec- tifs, le contrat-programme s’étale sur cinq ans (2017-2022) et vise la géné- ration d’un chiffre d’affaires supplé- mentaire de 42 MMDH et de 38.500 emplois sur ces 5 ans. Ceci à condi- tion que toutes les unités qui sont censées être créées ou modernisées (en tout 371 unités réparties sur les six filières) soient réalisées. Pour ré- aliser ces objectifs, l’un de nos défis avec nos partenaires consiste à faire en sorte que les modalités et la mise

en œuvre de ces mesures soient rapides, efficaces et efficientes.

Comment la FENAGRI accom- pagnera-t-elle l’exécution de ce plan ? La FENAGRI regroupe 2.100 en- treprises et plusieurs associations générant 150.000 emplois, avec un chiffre d'affaires annuel s'élevant à 150 MMDH et une quinzaine de mil- liards de dirhams en valeur exportée. La Fédération, avec la COMADER, le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, le Minis- tère de l’Economie et des Finances et le Ministère de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique, consti- tueront un comité de pilotage de ce contrat-programme.

Dans vos fonctions profession- nelles actuelles, vous êtes actif dans deux filières, l’industrie et l’agriculture. Comment jugez-vous les relations entre l’amont et l’aval agricole ? Le concept d’interprofession est un excellent concept d’élaboration et de coopération entre les différentes parties de la chaine de valeur. D’un côté, nous avons la partie agricole, qui a sa logique et ses défis, et de l’autre, nous avons la partie indus- trie de transformation alimentaire et l’interprofession. À titre d’exemple, la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre (FIMASUCRE), que j’ai l’honneur et le plaisir de diriger, fait partie des premières fédérations interprofessionnelles à être reconnues et a servi de modèle et d’exemple aux autres filières interprofessionnelles. Son fonctionnement repose sur un travail de collaboration et de coopération, mais aussi sur des accords entre les associations qui représentent les agriculteurs sur cinq régions (Douk- kala, Gharb, Loukkos, Tadla et Mou- louya) d’une part et les sociétés qui composent le groupe COSUMAR, organisées dans le cadre de l’As- sociation professionnelle Sucrière, d’autre part. Ces accords permettent d’organiser ensemble les opérations de plantation, de suivi de la culture,

Mohamed Fikrat, Président de la Fenagri

de son traitement, de son transport et bien sûr de l’extraction de sucre dans les usines installées sur les cinq régions. Ce travail collaboratif et de coopération, qui se fait en bonne harmonie et en bonne synergie, nous a permis d’obtenir des résultats très intéressants et très satisfaisants. Ainsi, au cours des dix dernières années, nous avons multiplié la pro- ductivité par 2,5 et les revenus des 80.000 agriculteurs qui opèrent avec nous ont augmenté en moyenne de

10%.

Nous avons également un lien direct avec les agriculteurs de manière très individuelle mais très cadrée et alignée sur ce qui se fait de mieux au niveau mondial. Nous travaillons aussi pour favoriser la couverture médicale des familles des agricul- teurs qui travaillent avec nous, ce qui apporte un plus pour l’agriculteur sucrier. Nous travaillons enfin sur d’autres chantiers, en réfléchissant par exemple à la retraite des agri- culteurs sucriers. Tous ces éléments font que nous contribuons d’une manière assez importante au dé- veloppement socio-économique régional de notre pays. Cela crée une dynamique vertueuse pour améliorer la productivité d’une ma- nière globale, pas uniquement de la plante sucrière mais aussi des autres cultures qui leur sont liées. C’est le cas des céréales, du maraichage, parfois des arbres fruitiers, etc. Ainsi, nous avons une relation stratégique avec nos partenaires agricoles. Nous avons la volonté d’être une entre- prise responsable socialement et je me plais toujours à rappeler les prin- cipes que nous utilisons dans notre stratégie RSE, qui est basée sur la politique des 3P :

- People : tout ce que nous faisons

doit avoir au centre l’Homme, qu’il soit agriculteur, collaborateur au sein de l’entreprise, fournisseur, action- naire, client, etc. C’est une finalité forte à laquelle nous faisons atten- tion. - Planet : nous utilisons des res- sources naturelles comme l’éner- gie et les plantes sucrières. Nous devons le faire avec beaucoup de responsabilité, d’efficacité et d’effi- cience. - Profit : à travers la création de la valeur et surtout à son partage avec l’ensemble de l’Ecosystème. Nous partageons la valeur que nous créons avec nos fournisseurs, parce que nous réalisons des investis- sements, nous achetons. Nous la partageons avec nos agriculteurs, chez qui nous achetons les plantes sucrières. Enfin, nous la partageons avec nos clients en leur offrant des produits au meilleur rapport qualité prix. Le prix du sucre au Maroc, en prenant en compte la compensation, figure parmi les plus bas au niveau mondial.

Le groupe Cosumar est souvent présenté comme une réussite en termes d’agrégation. Pouvez-vous nous présenter les facteurs clés de ce succès ? Les résultats obtenus nous encou- ragent et nous donnent confiance. Quand nous multiplions la producti- vité en un temps record de 10 ans, c’est une très belle performance ! C’est la récompense d’un travail mené depuis plusieurs années grâce à la contribution et la collaboration de tous nos partenaires au niveau central et régional, avec à leur tête le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développe- ment Rural et des Eaux et Forêts

mais aussi d’autres départements :

l’Industrie, les Finances, l’Intérieur et les Affaires Générales. Grâce à ce travail collectif, nous traçons des objectifs très clairs et nous menons une stratégie partagée. Notre effort se fait de manière professionnelle et sérieuse et nous pouvons aller plus loin encore et réaliser de meilleures performances.

Cette expérience peut-elle être dupliquée dans d’autres filières agro-industrielles ? À quelles conditions ? Tout à fait, mais cela dépend beau- coup des acteurs : il faut qu’ils tra- vaillent ensemble, main dans la main avec des objectifs bien tracés, qu’ils soient lucides, sérieux et pro- fessionnels. D’ailleurs la filière du sucre n’est pas la seule à l’avoir fait. Notre secret c’est cette synergie, cette harmonie et ce travail collectif, complémentaire et intégré. Il faut rendre hommage à la stratégie du Plan Maroc Vert qui favorise cette dynamique.

Enfin, quelle est votre vision d’avenir pour le secteur agroali- mentaire marocain ? Je suis très optimiste mais plusieurs chantiers doivent encore être pris en charge. Toutes les parties pre- nantes doivent s’écouter de manière très constructive, très sérieuse et très professionnelle. Je pense que les potentialités sont là pour relever d’autres défis. D’où notre engage- ment par rapport à ce contrat pro- gramme, qui n’est que le début !

à ce contrat pro- gramme, qui n’est que le début ! Propos recueillis par Nargys ES-SETTE

Propos recueillis par Nargys ES-SETTE

Parcours

Mohamed Fikrat est lauréat de l'Ecole Centrale de Paris et d'un DEA en Sciences des Ma- tériaux. En 1981 il a intégré le Groupe OCP, où il a occupé plusieurs fonctions de direction, notamment Directeur de stratégie et développement. En 2000, M. Fikrat a été décoré par S.M. Le Roi Mohammed VI du Ouissam Al Moukafaa Al Watanya de l'Ordre d'Officier. Il est depuis 2004 Président Directeur Général de COSUMAR. En 2010, M. FIKRAT a assu- ré la Présidence de l’Organisation Internationale du Sucre. Très actif sur le plan associatif, M. Fikrat est également Président de la Fédération Interprofessionnelle de Sucre (FIMA- SUCRE). En juillet 2016, il a été élu à la tête de la Fédération nationale de l'agroalimentaire (Fenagri).

SUCRE). En juillet 2016, il a été élu à la tête de la Fédération nationale de

© chachanit - Fotolia.com

Focus

• Le chiffre d’affaires du marché des soft drinks au Maroc dépasse les 9 milliards de dirhams par an

• Dominé par les boissons gazeuses et l’eau embouteillée, c’est un marché très concurrentiel

• Pour se développer, les producteurs misent sur l’innovation et l’export

• Fournisseurs d’équipements et d’ingrédients les accompagnent pour répondre aux nou- velles tendances de consommation

pour répondre aux nou- velles tendances de consommation Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft
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Innovation, naturalité, export…

tendances de consommation Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks Softs drinks Un marché
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Des pistes pour les soft

Innovation, naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks Softs drinks Un marché de plus de
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drinks

naturalité, export… Des pistes pour les soft drinks Softs drinks Un marché de plus de 9
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Softs drinks Un marché de plus de 9 milliards de DH

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Formulation des soft drinks Le retour à la naturalité :

une tendance qui se confirme !

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Les soft drinks en process De nouvelles technologies durables et économiques

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Soft drinks Softs drinks Un marché de plus de 9 milliards de DH Au Maroc,

Soft drinks

Softs drinks

Un marché de plus de 9 milliards de DH

Au Maroc, le marché des soft drinks est très périodique. Les ventes enregistrent une croissance importante en période estivale et pendant le mois de Ramadan. Au total, ce marché a dégagé un chiffre d’affaires annuel de plus de 9 milliards de dirhams (MMDH) en 2016, dont 4,8 MMDH pour les boissons gazeuses et 3,3 MMDH pour l’eau embouteillée, les deux poids lourds du secteur.

S elon Euromonitor Interna- tional, la modification des modes de vie et des habi- tudes de dépense ainsi que

l'urbanisation rapide et les problèmes de santé et de bien-être ont soutenu la croissance des softs drinks. Les jus, l'eau embouteillée, les boissons énergétiques et le thé RTD (ready-to- drink) en particulier, ont été positive- ment influencés par les tendances mentionnées ci-dessus. Les problé- matiques de santé et de bien-être ont entraîné des campagnes contre les édulcorants artificiels, qui ont eu un effet particulièrement négatif sur la croissance des volumes de ventes des boissons gazeuses et des bois- sons concentrées au Maroc, entraî- nant une croissance plus lente dans ces catégories. Face à cette percep- tion, les consommateurs se tournent vers les jus, en particulier les nectars, malgré leur prix unitaire élevé, car ils sont considérés comme une option plus économique par rapport au jus frais ou pur, plus cher. Sur la période 2012 – 2017, la struc- ture de consommation des soft drinks au Maroc est dominée par les bois- sons gazeuses avec plus de 60% en valeur, suivies de l’eau embouteillée avec une part de marché moyenne de 34% sur ladite période. Le marché a connu une croissance annuelle moyenne de 6,4% depuis 2012. Cette croissance est guidée principalement par la croissance de l’eau embouteil- lée et du thé RTD avec respective- ment 11% et 50% entre 2012 et 2017.

Nargys ES-SETTE

Aziz Mekouar, président de l’Associa- tion Marocaine des Boissons estime que le secteur des boissons ga- zeuses emploie de manière directe et indirecte plus de 30.000 personnes et pèse aujourd'hui plus de 5,5 milliards DH en termes de chiffre d'affaires ; « Que ce soit en volume ou en valeur, le secteur est en évolution positive sur les 3 dernières années avec cependant un ralentissement du taux de croissance de l'ensemble de la catégorie des boissons prêtes à boire (hors boissons alcoolisées) et qui s'explique, selon nous, par un réamé-

alcoolisées) et qui s'explique, selon nous, par un réamé - FOOD MAGAZINE N° 99 15 Mai

Focus

© GNT
© GNT

nagement des dépenses au sein des foyers. En comparaison avec d'autres pays, la consommation est relative- ment faible au Maroc en raison des habitudes alimentaires des Maro- cains, qui consomment une quantité importante de thé : 76 litres par an par habitant. Ceci étant les investissements dans le secteur restent et continueront à être très importants », ajoute-t-il. L’industrie des jus, quant à elle, s’accapare une part de marché stable de 10% avec une évolution moyenne annuelle de 8% selon Euromonitor In- ternational. Le Maroc se place parmi les pays où l’on consomme le moins de jus emballés. « La consommation moyenne est de 5 L per capita par an. Le chiffre d’affaires consommateur du secteur est estimé à 800 MDH et la croissance moyenne sur les 10 dernières années a tourné autour de 3%. Cependant, le marché est impacté par une baisse importante de la croissance sur les 4 dernières années », révèle pour sa part Reda Nasser, Chef de groupe marketing

à Margafrique. Contrairement à

d’autres pays voisins, la consomma- tion des jus emballés au Maroc est saisonnière ; 60% de la consomma- tion sont concentrés sur l’été et le mois de Ramadan. Un point commun avec le secteur des boissons ga-

zeuses : « en effet, le marché connait une saisonnalité importante avec une forte consommation durant la saison estivale et beaucoup moins pendant les mois froids », souligne Amine Cherkaoui, Directeur Général Adjoint

à VCR-Sodalmu.

En revanche, Mohamed Djabiri, Area

Sales Manager for Morocco chez KHS, un des leaders des systèmes de remplissage et de conditionne- ment, pense que le marché des jus est de plus en plus convoité : « à notre connaissance, le marché des jus est de plus en plus demandé, alors que la tendance actuelle pour les boissons gazeuses non alcooli- sées (CSD) est assez stable ; l'eau minérale augmentera également les volumes dans les prochaines 3-5 ans à venir. »

tentent de consommer moins de sucre. La majorité (58 %) le faisant pour des raisons de poids . Des entreprises lancent de plus en plus de produits à teneur réduite en sucre destinés à ce groupe cible. C’est le cas par exemple du Palatinose™ de Beneo, glucide fonctionnel, à faible indice glycémique qui permet d’uti- liser l’argument santé au niveau du marketing. « Une allégation de santé de l'UE sur les propriétés hypoglycé- miques du Palatinose™ est d’ores et déjà disponible. Elle peut être mentionnée sur l'emballage et utilisée pour la communication autour du produit », déclare Thomas Schmidt, Directeur Marketing de Beneo. Par ailleurs, les consommateurs du monde entier s'intéressent de plus en plus aux étiquettes. « Ils souhaitent des listes d’ingrédients plus faciles à comprendre comme le démontre notre étude réalisée par le TNS. Au Maroc, c'est une tendance qui dé- marre et qui prend de l'importance », révèle Baptiste Mattelin, Directeur de GNT France, fournisseur de denrées alimentaires colorantes. Sur le segment des allégés, Reda Nasser explique que les produits light représentent encore une niche. « Nous sommes actuellement quelques opérateurs à proposer des produits light sous un seul parfum qui est l’orange. C’est une gamme pur jus, sans sucre ajouté, sans conserva- teurs et sans colorants. La restitution des éléments nutritionnels du fruit et du goût avoisine les 100%. » Quant à Amine Cherkaoui, il juge que la tendance du segment « light », bien

Les nouvelles tendances de consommation

Le profil de la demande des consom- mateurs marocains évolue, la ten- dance est aux produits bio et aux produits naturels, sans aditifs, sans colorants et conservateurs. Des études récentes montrent que les consommateurs sont très préoccu- pés par leur absorption de sucre. En Europe, plus de 70 % d’entre eux

Taux de croissance annuels des ventes de soft drinks au Maroc

Catégorie

2012-2013

2013-2014

2014-2015

2015-2016

2016-2017

Soft Drinks

8,0

9,6

5,5

3,1

5,6

Eau embouteillée

17,1

20,3

10,1

1,5

7,2

Boissons gazeuses

3,5

3,9

2,6

2,8

3,5

Boissons

         

concentrées

4,5

4,6

3,2

3,1

3,4

Jus

8,0

8,1

7,4

7,3

8,0

Thé RTD

61,1

50,9

41,3

46,2

52,2

Boissons

         

énergisantes et

2,3

3,1

-22,3

28,6

16,5

sportives

Source : Euromonitor International

qu’embryonnaire comparati- vement à l’Europe ou d'autres pays occidentaux, est à la hausse. Au niveau

qu’embryonnaire comparati- vement à l’Europe ou d'autres pays occidentaux, est à la hausse. Au niveau des sodas, « le marché est dominé par les colorants artificiels. À l’échelle de la région, les changements sont plus importants : depuis no- vembre 2016, les pays du Golfe se sont inspirés de la législation européenne. En effet, les marques ont l’obligation d’informer les consommateurs sur les risques d’hyperactivité des enfants pour les produits contenant des colorants azoiques (tartrazine, carmoisine, Rouge Allura, Jaune orange S) », explique Sarah Le Naour, Technical account manager, Natural Color Division, de Chr. Hansen, fabricant de solutions de coloration naturelles. D’autre part, chez Sidel, fournisseur mondial de solutions PET pour le conditionnement des liquides, on constate « que le marché des CSD se diversifie en termes de recettes de boissons, avec un focus certain sur les bénéfices santé (pas de conservateurs, moins de sucre) et fonctionnels (boissons isotoniques). La consommation croissante pour des bouteilles petit format pour la consommation nomade se confirme au détriment des formats familiaux », déclare Stefano Baini, Responsable Produit Remplisseuse chez Sidel. « Cependant, dans la mesure où les boissons gazeuses restent l’une des catégories de boissons non alcooli- sées les plus profitables du monde, seule l’eau embouteillée enregistre des ventes plus importantes. Toutes ces tendances représentent autant d’opportunités de croissance et de diversification pour l’industrie des boissons. »

Des difficultés à surmonter

Il ressort que les difficultés du marché des softs drinks sont liées à plusieurs aspects. Reda Nasser explique que les difficultés les plus importantes concernent surtout la perception et la valorisation de la catégorie des jus au-

Soft drinks

près des consommateurs. « Selon les études que nous menons, le consom- mateur met en avant des freins à la consommation des jus emballés liés à une fausse perception : contenance en conservateurs et colorants, ainsi que d’autres produits jugés nocifs pour la santé. » Le second volet des difficultés est lié à l’importation des matières premières et emballages : « nous su- bissons la hausse des cours du dollar pour l’achat de certaines matières premières en provenance des pays de l’Amérique latine (fruits tropicaux), sans pour autant l’impacter sur nos prix de vente », déplore M. Nasser.

Stimuler le marché des soft drinks !

La valorisation des boissons passe par l’innovation. « C’est ainsi que nous avons mis sur le marché en 2016 deux nouvelles gammes de produits : Al Boustane Actifruits et Al Boustane Pur Jus. Les 1 ers contiennent des antioxy- dants naturels, les seconds sont de purs jus. D’autres innovations sont prévues pour 2017, dont très prochai- nement le premier pur jus bio 100% marocain », révèle Reda Nasser. GNT confirme cette dynamique d’in- novation, citant les données d’Inno- va Market Insights : le nombre de lancements de nouvelles boissons au Maroc est passé de 3 en 2014 à 80 en 2016 ! Se démarquer par l’in- novation est d’autant plus important sur le marché très concurrentiel des boissons gazeuses, historiquement dominé par deux multinationales. « Nous nous démarquons car nous sommes la première boisson ga- zeuse 100% marocaine à opérer sur le marché, qui réponde aux

standards de qualité inter- nationaux et qui offre une large gamme comptant 9 parfums », témoigne Amine Cherkaoui. Une autre voie de déve- loppement est l’export. La maitrise du cœur de métier permet aux producteurs d’adapter les recettes et les parfums selon les tendances et la demande des clients. « Nous avons mis en place un plan

stratégique de développement à l’export car nous pensons qu’il s’agit d’une opportunité importante pour développer nos volumes et notre chiffre d’affaires. Il s’agit aussi d’un volet important pour la valorisation du savoir-faire industriel du pays. Les exportations représentent plus d’un tiers de notre chiffre d’affaires jus. Nous exportons dans plus de 25 pays africains et notre marque Al Boustane est très bien établie dans certains pays du continent. Nous exportons aussi dans des pays européens, en ciblant principalement France, Espagne, Italie, Belgique et Hollande. Nous avons aussi réalisé en 2016 des opérations d’exporta- tions aux États-Unis et au Canada, opérations qui se sont avérées concluantes et qui seront renouveler et développer dans les années à venir », souligne Reda Nasser. L’avis de Reda Nasser est partagé par le Directeur Général d'Agro Juice Processing (AJP). « Pour l’Afrique, qui représente environ 60% de notre chiffre d’affaires à l’export, nous adaptons nos produits au pouvoir d’achat. Nous essayons toujours d’adapter l’offre et nos produits au marchés cibles », a souligné Ibrahim Belkora, lors d’une conférence-dé- bat, le 22 mars dernier à Casablan- ca, à l’initiative de la Chambre de commerce britannique (Britcham). VCR-Sodalmu exporte également ses produits vers l'Europe, l'Afrique et le Canada. « Nos produits connaissent de plus en plus de succès, notam- ment auprès des populations maro- caines résidant à l'étranger », conclut Amine Cherkaoui.

résidant à l'étranger », conclut Amine Cherkaoui. Evolution de la taille du marché par produit (en

Evolution de la taille du marché par produit (en MDH)

Evolution de la taille du marché par produit (en MDH)

Source : Euromonitor International

Focus

Formulation des soft drinks

Soft drinks

Soft drinks

Le retour à la naturalité : une tendance qui se confirme !

Les soft drinks contiennent des ingrédients qui varient selon la catégorie à laquelle ils appartiennent (sodas, jus, etc.). Néanmoins, selon qu’elle soit ou non gazéifiée, l’eau constitue de manière générale l’élément principal dans les soft drinks. Elle y est représentée à environ 90%. À cela peuvent s’ajouter des édulcorants, des arômes artificiels ou naturels, des acidifiants, des fruits, des colorants, et des conservateurs. Le point sur les dernières tendances en la matière.

© Chr. Hansen
© Chr. Hansen

L ’eau utilisée dans la pro- duction des soft drinks est généralement une eau courante, qui subit, avant

son introduction dans le processus de transformation, un traitement en fonction des besoins du producteur en termes de caractéristiques phy- siques, chimiques, microbiologiques et gustatives. L’eau minérale ou de source peut également être utilisée. La qualité de l’eau utilisée est pri- mordiale puisqu’elle joue le rôle de solvant pour le reste des ingrédients.

Multiples ingrédients

Le sucre est très souvent remplacé par du sirop de maïs qui est ca- ractérisé par une teneur élevée en fructose. Cet ingrédient aide à équi- librer les acides et les saveurs. Dans

les produits allégés en sucre, sont utilisés des édulcorants artificiels, comme l’aspartame, l’acésulfame ou le sucralose qui représentent l’avantage d’avoir une faible teneur en calories, mais qui confèrent à la boisson un goût différent du sucre naturel ou des extraits de fruits, obligeant le producteur à ajouter plus d’arômes artificiels ou naturels pour équilibrer le goût. Les acides sont ajoutés aux bois- sons gazeuses pour leur rôle acidu- lant mais aussi comme régulateurs de l’acidité. Les acides contribuent également à la stabilité microbiolo- gique des aliments. L’acide citrique est un acidifiant naturel, utilisé essentiellement dans les boissons. En plus de son effet acidulant, l’acide citrique contribue à la stabilité et à la

Maria MOUHSINE

conservation du produit. Outre le classique jus de fruits, d’autres formes de fruits peuvent être utilisées dans les soft drinks, comme par exemple la purée de fruits, obtenue à partir du fruit entier ou pelé, sans enlever le jus, ou encore les morceaux de fruits juteux, entre autres. Les colorants sont utilisés dans les soft drinks pour deux raisons : d’une part pour rendre le produit plus esthétiquement attrayant ; et d’autre part pour aider à préserver l'identité ou le caractère par lequel les bois- sons en question sont reconnues. On distingue 3 types de colorants :

naturels, artificiels et les caramels, qui sont obtenus par un processus de caramélisation de glucides. Le colorant caramel représente le colo- rant le plus ancien et le plus utilisé en agroalimentaire. Du côté des colorants naturels, « les principales sources utilisées en boissons sont les béta-carotènes pour les teintes jaune-orange et les anthocyanes is-

© Kancor
© Kancor

Focus

© Doehler © BENEO
© Doehler © BENEO

sues de raisin ou de carotte pourpre pour les teintes rouges à violettes », indique Sarah Le Naour, Technical account manager - Natural Color Division, à Chr. Hansen, fabricant d’une gamme complète de solutions de colorations naturelles. Enfin, les conservateurs permettent aux produits d'avoir une durée de vie plus longue en ralentissant ou en arrêtant la croissance des microor- ganismes (levures, moisissures et bactéries). Toutes les boissons ne contiennent pas de conservateurs, la nécessité d'un conservateur dépen- dant du type de produit et du traite- ment utilisé.

Tendances et innovations

Les tendances de consommation sont aujourd’hui dominées par le naturel, la qualité nutritionnelle et, en même temps, la découverte de nouvelles expériences gustatives, souligne-t-on chez Doehler, produc- teur d'ingrédients naturels, de sys- tèmes d'ingrédients et de solutions intégrées pour l’agro-industrie. Les consommateurs recherchent donc de plus en plus des produits offrant des expériences gustatives nouvelles et multi-sensorielles, qui allient plaisir et naturalité. Toutefois, « la conversion de l’artificiel au naturel doit s’accom- pagner d’un support technique fort pour assurer le succès », explique Sarah Le Naour. Un accompagne- ment qui va de la définition des teintes, de la formation des opéra- teurs en production et accompagne- ment lors des essais industriels, au conseil sur la valorisation marketing de cette boisson à base d’ingrédients

naturels. D’ailleurs, « nos clients marocains bénéficient du support technique de notre centre d’exper- tise mondial des boissons localisé à Montpellier », poursuit Mme Le Naour. Cette année, l’entreprise a d’ailleurs renforcé sa présence com- merciale au Maroc, en signant un partenariat avec le distributeur Ipexa, pour assurer une meilleure réactivi- té. De son côté, GNT veille aussi à aborder les projets de remplacement d’additifs par sa gamme de fruits et légumes concentrés de façon méthodique : « comme nos produits sont complètement naturels, ils réa- gissent à d'autres ingrédients. Nous ne pouvons donc pas simplement remplacer une couleur artificielle par notre alternative naturelle Exberry, nous devons travailler finement sur la recette. En plus du travail sur la couleur, nous proposons des études de vieillissement pour assurer la mise en marché », précise Baptiste Mattelin, Directeur de GNT France. La conversion vers la naturalité est aujourd’hui plus réalisable que jamais grâce aux progrès technolo- giques. En effet explique-t-on chez Chr. Hansen, « pendant longtemps les colorants naturels étaient consi- dérés comme moins stables à la lumière et à la chaleur et offrant des teintes moins brillantes. » Au- jourd’hui, les colorants naturels sont aussi variés que les colorants arti- ficiels. « Il reste toutefois quelques challenges techniques comme les teintes pâles en boisson ou le bleu et le vert naturel », poursuit la même source. Mais « les progrès en formulation ont permis d’élaborer de

nouvelles générations de colorants comme la gamme Capcolor ® , breve- tée par Chr. Hansen, qui grâce à une technologie innovante d’encapsula- tion garantit aux clients utilisateurs une plus grande stabilité à la lumière et à l’acide, ainsi qu’une utilisation simplifiée en production », affirme Sarah Le Naour. La vague du naturel ne concerne pas uniquement les colorants. Les an- ti-oxydants sont aussi de la partie, à l’image de la dernière innovation de Kancor, spécialiste indien des ingré- dients naturels : OxiKan, une gamme d’anti-oxydants naturels à base de romarin. En proposant des extraits complètement raffinés, désodorisés et décolorisés, parfaitement solubles dans l’eau, Kancor a surmonté les problèmes de saveur et de couleur traditionnellement associés à l’utilisa- tion du romarin dans les applications boissons. L’OxiKan ® CLS a d’ailleurs remporté le prix du Meilleur ingré- dient pour boisson aux Annual Beve- rage Awards du salon Brau Beviale 2016. Développé spécialement pour les boissons, il permet d’augmenter la durée de vie de façon naturelle, sans impact organoleptique sur le produit fini. Une autre tendance forte est la quête d’authenticité. « Un concept né de l'industrie brassicole américaine, la tendance des produits « artisanaux », a non seulement transcendé les fron- tières nationales, mais s'est également répandue dans divers secteurs de boissons à travers le monde », révèle

© Beneo
© Beneo

Soft drinks

© GNT
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Doehler. Les consommateurs sont attirés par les produits artisanaux car ils offrent un mélange attrayant d'authenticité, d'ingrédients naturels de qualité et de méthodes de production qui semblent presque faits maison, poursuit ce fournisseur. Dans cette même logique, le consommateur est aujourd’hui désireux d’acheter des produits bio, fruits d’un mode de pro- duction sain et durable. La contrainte pour l’industrie est alors, comme le rappelle Doehler, de diversifier l’offre biologique : « il ne s’agit plus de quelque chose d'aussi simple que le jus de pomme bio par exemple. Les consommateurs veulent une variété et un choix. » Ainsi, pour répondre à ces différentes attentes, Doehler a déve- loppé différents concepts de boissons innovantes, dont le « superfruit bio », le « soda herbal bio » ainsi que des « boissons plates à base de jus de fruits bio ». Avec la couverture médiatique mettant en évidence les inconvé- nients du sucre, les consommateurs partout dans le monde cherchent des alternatives. Ainsi, « des études récentes montrent que les consom- mateurs sont très préoccupés par leur absorption de sucre. En Europe, plus de 70 % d’entre eux tentent de manger moins de sucre », annonce Thomas Schmidt, Directeur Marke- ting de Beneo. Avec ses glucides fonctionnels Isomalt et Palatinose, ainsi qu’avec les fibres naturelles inuline et oligofructose, ce fabricant d’ingrédients propose des substi- tuts de sucre intelligents qui ont un

indice glycémique faible et disposant d’une allégation de santé de l’EFSA pouvant être mentionnée sur l’embal-

lage. Par ailleurs, sachant que l’utili- sation d’édulcorants génère souvent un changement de goût, Doehler a développé une gamme de saveurs naturelles qui peut être utilisée pour obtenir une réduction significative du sucre sans avoir besoin d'édulco- rants, ainsi que pour masquer l'arrière-goût des

édulcorants à haute intensité et/ ou pour amélio- rer la sensation en bouche des produits à teneur réduite en sucre. Parallèlement à la réduction du sucre, les produits avec la mention « sans », tels que le « sans gluten » deviennent de plus en plus po- pulaires. Le sans gluten en parti- culier est devenu une tendance de style de vie. Une croissance notable est éga- lement observée dans le segment du « sans lac- tose », avec des boissons à base de soja ou de riz à la place du lait.

Au Maroc, les industriels n’hésitent plus à surfer sur ces tendances. Ainsi, la marque de jus Al Boustane a lancé en 2016 deux nouvelles gammes, l’une apportant naturalité et l’autre une fonctionnalité nutrition- nelle, à savoir : Al Boustane Pre- mium Pur Jus 100% et Al Boustane Premium Actifruits. Al Boustane Pre- mium Pur Jus 100% est un pur jus naturel, sans colorants, sans conser- vateurs, sans sucres ajoutés, tandis qu’Al Boustane Premium Actifruits est un jus aux fruits sélectionnés pour leur goût et leurs propriétés ac- tives. Sans conservateurs, sans co- lorants, cette gamme est une source naturelle d’antioxydants bénéfiques pour la santé. Pour 2017, annonce Reda Nasser, Responsable Mar- keting à Margafrique/MFPO : « un lancement est prévu très prochai- nement pour le 1 er pur jus bio 100% marocain issu de l‘agriculture bio lo- cale. Nous sommes très fiers d’être la 1 ère marque de jus marocaine à mettre sur le marché des purs jus bio ! »

marque de jus marocaine à mettre sur le marché des purs jus bio ! » FOOD
marque de jus marocaine à mettre sur le marché des purs jus bio ! » FOOD

Focus Les soft drinks en process

De nouvelles technologies durables et économiques

Sur le marché mondial des soft drinks, les nouvelles technologies ouvrent sans cesse de nouvelles voies et aident les producteurs à créer de nouveaux produits et à suivre la tendance des consommateurs, tout en répondant à leurs propres exigences en termes de durabilité et d’économie.

Ilias MARMOUZI

en termes de durabilité et d’économie. Ilias MARMOUZI • Système TriBlock de KHS. « Il y

Système TriBlock de KHS.

« Il y a de plus en plus d’équi- pements capables de s’adap- ter facilement et rapidement aux différents types de

boissons à produire, que ce soit en termes de recettes, de formats ou de formes de bouteilles, d’étiquetage ou bien encore de packs. Avec cette flexibilité à gérer une grande diver- sité d’unités de gestion des stocks (SKU, Stock Keeping Units), les producteurs en profitent pleinement pour répondre aux différentes exi- gences du marché. Les lignes modu-

laires sont facilement adaptables en fonction des nouvelles recettes de boissons et des nouveaux formats de contenants. Elles offrent des so- lutions de conditionnement rapides et économiques pour commercialiser de nouveaux produits », explique-t- on chez Sidel, spécialiste des solu- tions complètes de conditionnement des boissons en PET

Rappel historique

En 1770, un chimiste suédois, Torbern Bergman, invente le proces- sus fabriquant de l'eau gazeuse à partir de la réaction entre la craie et l'acide sulfurique, permettant ainsi la production commerciale d'eau minérale aérée. Quelques années plus tard, en 1783, Jacob Schweppe, met au point un système efficace pour la fabrication d'eau minérale carbonatée et fonde la société Schweppes à Genève. Depuis lors, l'ajout d'arômes aux eaux gazéifiées a vu le développement de grandes marques de boissons gazeuses à travers le monde. Les réalisations remarquables de William Painter en

1892 et la production automatique

de bouteilles en verre à l'aide d'une machine de soufflage de verre en

1899 par Michael J. Owens ont

finalement permis que les boissons gazeuses soient mises en bouteille avec succès sans perte de carbona- tation significative. Depuis lors, les développements dans la technologie

de fermeture, la production de bou- teilles en verre et en PET (polyéthy- lène téréphtalate), la conception et la fabrication, les méthodes de fabri- cation du sirop, la technologie de la carbonatation et le développement des machines de remplissage et des emballages secondaires ont conduit à l'industrie mondiale des boissons telle que nous la connaissons au- jourd'hui.

L’indispensable sirop

« La conception et la fabrication des équipements de remplissage pour l'industrie des boissons gazeuses ont considérablement évolué. Au- jourd'hui, nous avons des charges extrêmement élevées, avec tous les types de produits sophistiqués », indique Maurice Shachman sur son livre « The Soft Drinks Companion ». Les charges comprennent les contrôles physiques et électroniques pour le dosage du sirop, la désaéra- tion de l'eau, le refroidissement du

produit et la carbonatation, l'inspec- tion des bouteilles vides et remplies, etc. La plupart de ces conceptions sont basées sur le fait que le sirop, et non la boisson RTD (Ready to drink), est livré au système de rem- plissage. Selon Shachman plusieurs raisons poussent l’industrie des soft drinks à garder le sirop:

- Les économies de coûts dans la

taille du réservoir et l'espace de stockage, - La souplesse de planification et d’exploitation,

- La résistance à la détérioration mi- crobienne pendant le stockage avant le remplissage.

• Bouteille et moules StarLite Tropical de Sidel. Un remplissage compact et performant La plupart

Bouteille et moules StarLite Tropical de Sidel.

Un remplissage compact et performant

La plupart des soft drinks carbonatées utilisent le système « eau-sirop » dans la machine de remplissage. La bois- son à carbonater peut d'abord être refroidie dans une unité de refroi- dissement séparée puis gazéifiée dans une unité de carbonatation. De nombreuses machines de rem- plissage ont une unité appelée « carbocooler » qui réalise ces deux processus de refroidissement et de carbonatation simultanément. L’une des innovations intéressantes en matière de remplissage et d’écono- mie d’espace est la Triblock (souf- flage/étiquetage/remplissage). En effet, le groupe KHS a lancé le sys- tème KHS InnoPET TriBlock, pour le remplissage des bouteilles PET.

« Un système qui intègre un mou-

lage par soufflage, une étiqueteuse et un remplisseur. Le bloc présente de nombreux avantages, y compris la facilité de manipulation des bou- teilles, l'efficacité et l'hygiène amé- liorée et l’économie d’espace grâce à la suppression des convoyeurs de bouteilles », souligne Mohamed Djabiri, Directeur Commercial de KHS au Maroc. « De plus en plus de clients veulent ainsi des lignes plus compactes », explique Frank Haesendonckx, Responsable des ventes et de la technologie à l'usine KHS de Hambourg, en Allemagne. M. Haesendonckx précise également que ce système permet de manipuler

des bouteilles PET allégées, jusqu’à moins de 8 grammes pour une bou- teille de 0,5 litre par exemple. Ceci est rendu possible par une manipula- tion qui se fait uniquement par le col.

« Cela signifie que les bouteilles lé- gères sensibles ne sont plus soumis

Soft drinks

à un stress inutile », déclare Frank Haesendonckx. « Avec ce système, les producteurs de boissons peuvent économiser jusqu'à 1,5 gramme de poids par bouteille de PET par rap- port aux systèmes standard utilisés jusqu'à maintenant. » De son côté, Sidel a lancé aussi sa remplisseuse Sidel Matrix SF300 FM, pour les boissons plates et gazeuses, avec une cadence pouvant atteindre 80.000 bouteilles par heure. Ce mo- dèle limite le recours au CO 2 et réduit la consommation électrique grâce à l’usage de servomoteurs. Sidel propose aussi une autre solution de remplissage, le modèle Blendfill, compacte, hygiénique et sûre, qui mutualise le réservoir de la remplis- seuse et du mélangeur. Un unique réservoir produit réduit le nombre de composants et de fonctions, ce qui offre une plus grande flexibilité de gestion produits (circuits produits réduits et simplifiés, plus faciles à nettoyer dans le cas de changement format ou de CIP) et limite les pertes lors des changements de boissons. « Les solutions de remplissage de Sidel offrent à la fois précision et efficacité, tout en assurant un traitement délicat des produits », explique Stefano Baini, Chef de produit remplissage chez Sidel.

Un packaging flexible et résistant

Sur le livre « Carbonated Soft Drinks », David Syrett décrit le packaging comme devant : « conte- nir le produit, empêchant ainsi les fuites, tout en maintenant la quantité nominale indiquée sur l’emballage, en empêchant la contamination de l'environnement et la lumière du soleil. » Traditionnellement, la plupart des boissons étaient emballées dans du verre. Le développement des lignes de production à base de polymère-aluminium utilisé avec em- ballage aseptique, a été une grande avancée en matière de production. Ce système offre une combinaison presque idéale de protection, un poids minimal et une taille économique. Divers plastiques ont été également utilisés : par exemple, le polyéthy- lène haute densité et basse densité (HDPE, LDPE), le polychlorure de vi-

nyle (PVC), le polystyrène (PS), etc. De loin, le plastique le plus important est le PET. « Le PET a des proprié- tés surprenantes comme celles du verre, sans les inconvénients du poids et la fragilité. Ainsi, les sys- tèmes de traitement qui emploient les petits contenants en PET de ma- nière aseptique sont de plus en plus utilisés », relate Dr Philip R. Ashurst, sur son livre « Chemistry and Technology of Soft Drinks and Fruit Juices ». Des bouteilles PET, comme la nouvelle StarLite Tropical de Sidel sont conçues pour les boissons ga- zeuses non alcoolisées produites et distribuées dans des conditions envi- ronnementales extrêmes. La résis- tance et la stabilité renforcées de ces bouteilles ont été prouvées grâce à des tests en interne. « Le fond Sidel StarLite Tropical est déjà en produc- tion dans des pays d'Extrême-Orient chez des clients Sidel qui ont testé le fond et enregistré d'excellentes performances, avec notamment des améliorations considérables en termes de résistance aux fissures sous contrainte », explique Vincent Le Guen, Vice-président de l'embal- lage chez Sidel. Au Maroc, le coût de l’emballage reste une charge importante pour les producteurs de boissons, notam- ment lorsque les matières pre- mières doivent être importées. Reda Nasser, Responsable Marketing chez Margafrique témoigne d’ail- leurs : « concernant les emballages et afin de répondre à des normes de préservation de nos produits, nous sommes obligées d’importer la tota- lité de nos emballages en carton de chez un seul fournisseur. Globale- ment les emballages devraient être à des prix raisonnables permettant un prix économiquement viable pour nos unités de production. »

économiquement viable pour nos unités de production. » • Système de remplissage pour boissons gazeuses de
économiquement viable pour nos unités de production. » • Système de remplissage pour boissons gazeuses de

Système de remplissage pour boissons gazeuses de Sidel.

Ressources

Caroubier Une filière à mieux valoriser

Deuxième producteur mondial de la caroube et premier en matière de graine, le Maroc possède tous les atouts et ressources pour se positionner sur le marché international. Pourtant, le produit reste peu valorisé et les fluctuations du prix de la matière première limitent la rentabilité. Avec une structuration et des investissements en cours, des perspectives de développement semblent cependant se dessiner.

Ilias MARMOUZI

semblent cependant se dessiner. Ilias MARMOUZI • Fruits mûrs de caroubier pendants sur l'arbre «

Fruits mûrs de caroubier pendants sur l'arbre

« Le caroubier, Ceratonia siliqua, est un arbre à croissance lente, pouvant atteindre une quinzaine de

mètres de hauteur. Sa longévité est importante, dépassant souvent les 200 ans », indique Pr Saadia Zrira, enseignant chercheur à l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II. Le Maroc se positionne parmi les grands producteurs du caroubier mais ce produit reste basique et très peu valorisé industriellement au Ma- roc. La quasi-totalité de la production

est en effet destinée à l’export et le reste est utilisé pour l’alimentation du bétail. Pire encore, de grandes unités de production, à l’image de Cargill, ont fermé récemment en rai- son du marché concurrentiel et très compétitif. Plusieurs questions se posent donc sur la structuration du marché, l’organisation de la filière et l’accompagnement des producteurs. Malgré tout, de nouveaux acteurs investissent dans la caroube et es- saient de promouvoir la filière.

Le Maroc bientôt premier producteur mondial

Au Maroc, le caroubier est présent sous forme de plantations naturelles ou artificielles, sur une superficie de 30.000 ha. Un professionnel du

secteur, estime que « le Maroc est le deuxième producteur mondial de la caroube après l’Espagne. » Culti- vée sur le bassin Méditerranéen, la caroube est essentiellement concentrée (80%) sur 4 pays : le Maroc, l’Italie, l’Espagne et le Portu- gal. Face au recul de la production espagnole, notre expert pense que le Maroc est en passe de devenir le premier producteur mondial. « Le Maroc est déjà premier producteur international en matière de graines, et cela grâce à la particularité du produit marocain, plus riche en graines. Ainsi, on peut obtenir 200 à 250 grammes de graines par kg de gousse au Maroc, doit deux fois plus qu’en Espagne. Au delà du rendement, nous avons l’une des meilleures qualités en termes de propriétés intrinsèques, avec notamment une viscosité intéres- sante », indique-t-il.

Evolution des exportations de caroube marocaine (en tonnes) (Source : EACCE)
Evolution des exportations de caroube marocaine
(en tonnes)
(Source : EACCE)

Agriculture

Agriculture • Produits du Domaine Errahma à base de caroubier Les producteurs ont également réali- sé

Produits du Domaine Errahma à base de caroubier

Les producteurs ont également réali- sé des progrès en matière de rende- ment. Jaouad Alami, Propriétaire du Domaine Errahma et Président de l’Association Nationale de la filière de la caroube (ANFCA), témoigne de

l’activité de ses fermes à Khmisset :

« grâce à nos efforts et notre straté-

gie agricole, nous avons pu passer de 7 à 8 d’années d’attente pour un rendement d’arbre de caroubier à 4-5 ans. L’amélioration de ce délai était l’un des obstacles majeurs face aux personnes qui veulent investir dans les caroubiers. »

Structuration en cours

Les acteurs intervenant de la filière

« s’organisent en quatre niveaux :

fournisseurs de la ressource, inter- médiaires de commercialisation, concasseurs et gommiers qui as- surent la valorisation de la gomme du caroubier », indiquent Mustapha Naggar (Chef de la Division d’Amé- nagement Forestier, HCEFLCD), et Saïd Lahssini (Enseignant chercheur

à l’Ecole Nationale forestière d’in-

génieurs). L’association ANFCA intègre désormais la majorité des producteurs au niveau national. Son objectif est de faire du Maroc le premier producteur mondial de la caroube. « La création de l’ANFCA a

été motivée par le manque d’organi- sation et d’accompagnement dans la

filière », affirme M. Alami. Pour arriver

à cela, l’association mise sur l’amélio-

ration des rendements. « Nous avons adopté un système de suivi individuel des arbres avec une traçabilité et une évaluation des rendements en graine. De 5 kg/arbre, nous sommes arrivés

aujourd’hui à 50 kg/arbre », explique M. Alami. L’association encourage les agriculteurs à planter de la caroube, en organisant des séminaires. La ferme de M. Alami abrite aussi une usine nouvellement installée, dédiée en première phase au concassage et

au criblage. Après 4 mois d’activité, une deuxième phase démarrera avec la production de farine torréfiée et d’aliments de bétail à partir de pulpe.

Un marché concurrentiel

Aujourd’hui, la capacité mondiale de production de gomme de caroube dépasse les besoins. « L’une des difficultés, ici au Maroc, est le prix non maitrisé de la matière première ; ce prix oscille d’une année à l’autre

et il est souvent impacté par les spéculations. Et la hausse ne peut pas forcément être répercutée sur le prix du produit fini », explique un opérateur. Au Maroc, il existe une vingtaine d’unités de concassage, de transformation et de production de gomme. Comme la caroube pos- sède des capacités intéressantes de conservation, « cela pousse plusieurs producteurs à stocker leur produit et par conséquence à influencer le prix sur le marché. L’inconvénient, c’est que la gomme de la caroube n’est pas un produit de très grande nécessité. Elle peut être facilement remplacée par d’autres substituts comme la gomme de guar, possédant des fonctionnalités simi- laires », insiste ce professionnel.

fonctionnalités simi- laires », insiste ce professionnel. • Gousses de caroubier Un ingrédient multi-usages Les
fonctionnalités simi- laires », insiste ce professionnel. • Gousses de caroubier Un ingrédient multi-usages Les

Gousses de caroubier

Un ingrédient multi-usages

Les fruits du caroubier sont les parties les plus utilisées en phytothé- rapie et en industrie agroalimentaire. Ceux-ci permettent d'obtenir deux produits bien distincts, à savoir la gomme de la caroube (LGB :

Locust bean gum, E410), qui est issue des graines, et la farine de la caroube (RCP : roasted carob powder) qui provient du séchage, de la torréfaction et du broyage des gousses. La partie la plus noble et recherchée du caroubier est la graine. La LGB est un ingrédient texturisant en industrie agroalimentaire, utilisé dans les glaces, les produits laitiers, les sauces, la charcuterie, etc. La RCP est utilisée comme substitut du cacao pour le chocolat. La caroube étant très sucrée, il n'est pas nécessaire d'ajouter de sucre lorsqu'on l'utilise à la place du cacao. « Le grand pourcentage de sucre donne la possibilité d'avoir deux fois plus de volume d’alcool que la betterave, depuis la caroube fraîche », indique Pr Zrira. Quand à l’utilisation en alimentation animale (2 ème en ordre d’importance après la LGB), elle concerne la pulpe de caroube extraite après concassage. Cette pulpe peut servir soit pour la production de la RCP, soit dans l’alimen- tation de bétail. On peut ainsi produire du bioéthanol à base de la caroube, un biocarburant utilisé en combinaison avec l’essence. Pour Pr Zrira, les possibilités d’exploitation, comme dans les biocarburants, vont au-delà de l’utilisation traditionnelle en agro-industrie : « de nom- breux coproduits de cette exploitation sont actuellement considérés comme des déchets. »

Process

Emballages de confiseries et BVP Se faire remarquer – mais pas à tout prix

La consommation de confiseries et de produits de boulangerie-pâtisserie est certes en hausse constante, mais les consommateurs ne sont pas en reste pour ce qui est de leurs exigences. Ils souhaitent non seulement être convaincus par le goût de ces produits mais aussi que les emballages répondent à leurs attentes, toujours plus poussées : si l'emballage doit être extravagant et offrir des fonctions supplémentaires, sa production se doit aussi d'être écologique. Ceci contraint les fabricants de confiseries et de produits de boulangerie-pâtisserie à la créativité et à l'efficacité. La bonne nouvelle est que les producteurs d'emballages et les constructeurs de machines peuvent apporter ici leur soutien en proposant des solutions moins gourmandes en matériaux et des lignes de production plus efficaces.

Photo : Bosch
Photo : Bosch

Quoi prendre ? Le choix de produits est immense. Les marques et les articles dont l'emballage est prégnant sont les mieux cotés.

Q ue ne ferait pas l'indus- trie des confiseries pour convaincre les consom- mateurs de leurs produits !

Désormais, il ne suffit plus d'emballer chocolats et autres gourmandises de manière appétissante et de faire du goût le facteur de choix pour tel ou tel produit. Pour appâter les consom- mateurs, les fabricants n'hésitent pas aujourd'hui à sortir le grand jeu : des vidéos et spots de courte durée sur le produit, que les consommateurs peuvent regarder pendant sa dégus-

tation, comptent parmi les nouvelles tendances. Le géant de l'agro-ali- mentaire Nestlé est un des précur- seurs du dit « Snackertainment » pour lequel le monde réel et le monde numérique ne font plus qu'un. Dans le cadre d'une campagne de marketing menée avec Google, autre

géant dans le monde du Web, Nestlé a fait imprimer des codes QR sur les emballages rectangulaires rouges de la barre choco- latée KitKat, codes qui mènent droit à la propre chaîne YouTube de la marque : « You- Tube my Break ». Là, les consommateurs sont distraits de ma- nière très diversifiée et ainsi liés au produit de

manière astucieuse. L'action a pour particularité d'avoir supprimé le logo frappant et repère de la marque KitKat au centre de

l'emballage de l'édition spéciale afin que YouTube puisse occuper la place centrale. D'autre part, après avoir déjà été baptisé Cupcake, Donut, Eclair, Froyo, Gingerbread, Honeycomb, Ice Cream Sandwich et Jelly Bean, le système d'exploita- tion Android de Google prend pour la toute première fois le nom d'une marque, en l'occurrence KitKat. Le fait que Nestlé ait dû payer gros pour obtenir ce privilège n'est plus un secret pour personne dans la branche. Le groupe souligne ainsi ce que les experts et les analyses ne cessent de constater depuis un cer- tain temps: l'emballage, messager de la marque, revêt aujourd'hui une

Article proposé par Interpack

importance primordiale – justement dans le domaine des confiseries. « La diversité des produits aug- mente, la concurrence se durcit. Quiconque souhaite avoir du succès sur le marché des confiseries doit soigner la présentation de son pro- duit », affirme Torben Erbrath de la Fédération allemande de l'industrie de la confiserie (BDSI).

Se démarquer parmi une offre pléthorique

Cela est d'autant plus valable que le choix des friandises et des produits de boulangerie-pâtisserie dans les points de vente ne cesse de grandir. Les produits traditionnels en vente depuis de nombreuses années déjà sont de plus en plus fréquemment complétés par des variantes sans sucre ou à teneur réduite en sucre et en matières grasses. L'offre de friandises adaptées à une alimen- tation végétarienne ou végane croît également. Presque tous les su- permarchés proposent d'autre part des confiseries sans gluten et sans lactose ou encore halal ou casher. D'après les indications fournies par la BDSI, une offre toujours plus différenciée et un grand choix de variantes de goût sont également proposés dans le domaine des produits à grignoter – qu'il s'agisse de noix et noisettes, de snacks frits ou encore d'en-cas salés cuits au

Photo : Bosch
Photo : Bosch

Pratique : des emballages astucieux sont indispensables pour les confiseries et les produits de boulangerie-pâtisserie présentés de manière appétissante.

four. « Cette grande diversité per- met à chaque consommateur de trouver le produit qui lui convient », ajoute Torben Erbrath. « L'emballage aplanit la voie qui mène au chariot. » Les concepteurs d'emballages se voient ainsi confrontés à une mission difficile : ils doivent faire connaître la friandise par des slogans percutants, si possible à l'échelle multi média, et les mettre en scène dans les rayons avec des couleurs et des formes hors du commun. Dans la lutte pour la présence, il convient toutefois de ne pas tom- ber dans l'excès. Car le recours excessif aux matériaux et donc aux ressources est mal vu par le consommateur. « Les clients at- tachent de plus en plus d'importance à la minimisation de leur empreinte écologique. De plus, ils manifestent fortement le désir de consommer des produits alimentaires sains et ultra frais, dont l'emballage doit en même temps être extrêmement pratique et esthétique », précise Andreas Steinle de l'Institut de l'avenir (Zukunftsins- titut), une usine à penser à l'échelle des tendances et de l'avenir. L'indus- trie devrait non seulement renoncer à des emballages trop ostentatoires et à la production coûteuse pour des raisons écologiques mais aussi pour les coûts qu'ils engendrent. En effet, le prix des matières premières comme le lait, le cacao et le sucre augmente et l'énergie et les maté- riaux d'emballages deviennent de plus en plus chers.

Produire durablement

Pour fidéliser les consommateurs

Emballage

qui souhaitent des marchandises produites de manière durable et pour que les coûts des matériaux et de la production n'explosent pas, l'industrie n'a pas le choix : elle doit économiser des matériaux, éviter surtout les emballages trop débor- dants et produire en consommant moins d'énergie. Des analyses effectuées par la société de conseil internationale Pacprojet révèlent que le « down-sizing » des matériaux est tout à fait possible. L'entreprise a par exemple examiné de plus près les emballages historiques des barres de muesli Corny et constaté que le film d'aluminium barrière dont se compose l'emballage de ces barres n'a cessé d'être réduit au cours de ces 30 dernières années pour finir par être remplacé par un nouveau composite barrière sans réper- cussions négatives sur le produit.

« Même sans protection barrière

intégrale, la barre Corny était encore d'un très bon niveau de qualité à la

fin de sa date limite de consomma- tion. Cette constatation a soulevé la question de savoir si les films actuels ne contribueraient pas à plus de protection et de barrière que ce que les barres céréales ont réellement besoin », précise Alexander Witt, ingénieur spécialisé dans les embal- lages chez pacproject. Les alternatives aux matériaux d'em- ballage classiques comme l'alumi- nium et le plastique gagnent déjà de plus en plus de terrain sur le mar- ché. Sous l'appellation Greenbox, la société Bionatic a mis au point un premier assortiment de quelque 250 solutions d'emballages issus de matières premières renouvelables ou recyclées comme le bois, la cellulose, le bioplastique et la feuille de palmier. Beaucoup de ces solutions seraient bio- dégradables ou écologiques à leur incinération, à en croire le fondateur de Bionatic, Robert Czichos. Quant à la production, elle serait simple :

« Pour qu'une feuille devienne

un emballage, elle doit tout d'abord être nettoyée à l'eau et sous haute pression. Sa

forme lui est ensuite donnée dans une presse mécanique

sous l'action de la pression et de la chaleur. Il s'agit en quelque sorte d'un emboutissage profond. Vient ensuite la finition qui consiste à rectifier les chants et à polir les surfaces. Un point c'est tout. » En attendant, les chercheurs visent d'autres matériaux alternatifs. L'institut IVV (Fraunhofer-Institut für Verfahrenstechnik und Verpackung) se penche, dans le cadre du projet ThermoWhey, sur un procédé de fabrication de revêtements barrières à partir de protéine de petit-lait, qui remplaceraient les revêtements polymères huileux conventionnels. Le petit-lait offre un avantage : ses composants peuvent prolonger de manière naturelle la durée de conservation des produits alimen- taires. Mais le petit-lait craint la chaleur et les chercheurs doivent donc trouver d'abord une formulation de revêtement qui puisse aussi être traitée à des températures élevées.

Optimisation du process

Beaucoup d'autres innovations dans le domaine des emballages pour confiseries et produits de boulan- gerie-pâtisserie seront présentées sur interpack 2017 qui se tiendra du 4 au 10 mai à Düsseldorf. 2 700 exposants sont attendus ; 1 000 d'entre eux ont fait de la filière des confiseries leur cible pour leurs produits et services – l'offre sera donc à la hauteur de cette partici- pation. Les constructeurs de ma- chines seront aussi à Düsseldorf avec de nombreuses innovations. « Une utilisation responsable des ressources naturelles et une exploi- tation respectueuse de l'environne-

Photo : Bühler
Photo : Bühler

Qualité plus quantité : les lignes de production mo- dernes produisent du chocolat et des confiseries de manière fiable et rapide.

Process

Emballage

Emballage

Photo : Bühler
Photo : Bühler

Efficace : dans la production du chocolat, il convient tout d'abord de traiter les fèves de cacao. Des installations qui permettent d'éco- nomiser de l'énergie sont demandées.

ment revêtent une grande valeur aux yeux des fabricants de machines à produits alimentaires et de machines d'emballage. Ils savent que des process de production durables ont de l'importance pour leurs clients », ajoute Vera Fritsche, conférencière de la Fédération professionnelle des machines pour produits alimentaires et machines d'emballage au sein du VDMA. De nombreuses possibilités d'op- timisation existent encore dans la production des confiseries. La technologie de la commande et de l'automatisation intelligentes, les en- traînements, les compresseurs, les ventilateurs ou les pompes écono- miques font partie des solutions clas- siques qui contribuent à économiser du courant et des consommables et à accroître l'efficacité sur le plan énergétique. Des moteurs efficaces et adaptés de façon optimale aux mouvements et aux accélérations des machines ont réduit la consom- mation de courant. D'autre part, des process innovants et optimisés ont abaissé la consommation d'énergie et d'eau, des concepts de machines innovants ont prolongé les intervalles de service et d'entretien ainsi que la durée de vie des équipements, ce qui a permis d'économiser de l'énergie, comme le souligne Vera Fritsche. Le constructeur Bühler, implanté en Suisse, figure parmi les protago- nistes de solutions de transformation efficaces et s'est fixé pour objectif de réduire encore au moins de 20% le besoin en énergie de tous ses process clés d'ici à 2020. « Nous pourrons ainsi accroître l'efficacité énergétique de nos produits tout

en contribuant à la protection de l'environnement », prédit Ian Ro- berts, technicien en chef du Groupe. Pour lui, l'aspect central se situe au niveau de la productivité, dans le raccourcissement de la durée des cycles par exemple. De plus, Bühler intensifie ses efforts pour améliorer l'efficacité énergétique des instal- lations déjà en service chez ses

clients. Ainsi, la fabrication du choco- lat est très complexe et coûteuse en raison des nombreuses étapes de la production comme le nettoyage, la torréfaction, l'élimination des bac- téries, le concassage et la mouture des fèves de cacao. Bühler promet de réduire de 65% les coûts énergé- tiques de la transformation du cacao,

à condition que ses clients utilisent

l'Energy Audit gratuit de l'entreprise et que sa nouvelle technologie d'in- cinération des coques de fèves soit utilisée. S'agissant de l'audit, il s’agit de détecter les pertes d'énergie dans le process de fabrication. Plutôt que d'éliminer directement les coques, le nouveau système d'incinération utilise l'énergie qu'elles fournissent pour torréfier les fèves et éliminer les bactéries – cette mesure évite d'avoir à acheter de l'énergie pour la chauffe.

Theegarten-Pactec ne lésine égale- ment pas sur les moyens pour faire

avancer les solutions machines qui permettent aux clients de réaliser des économies de coûts. L'entreprise se concentre ici, entre autres, sur le sujet Industrie 4.0, c'est-à-dire sur la numérisation de la production et une meilleure communication entre l'homme et la machine et de machine

à machine, à l'aide d'un tout nouveau

logiciel. « Rendre les process de pro- duction transparents, tenir toujours disponibles les données importantes, analyser ces données correctement et, au final, prendre les mesures qui s'imposent sont à la source d'un grand potentiel d'accroissement de l’efficacité », explique Markus Rus- tler, directeur de Theegarten. C'est dans ce but que l'entreprise s'est lan- cée dès 2011 dans la révision de son interface utilisateurs et du traitement des données qui en dépend pour les opérateurs et le management. « Nous avons ainsi créé une plate-

forme qui rend la performance de nos installations plus transparente. De ce fait, les pertes d'efficacité peuvent être mises en corrélation avec le temps, la température am- biante ou d'autres paramètres, et la localisation des dérangements et les remèdes peuvent être soutenus », ajoute-t-il. D'autre part, le soutien intuitif des process d'entretien et de nettoyage a été optimisé, en ce sens que la machine signale d'elle-même les intervalles de service et d'entre- tien. L'automatisation et la numéri- sation procurent l'avantage que les machines enchaînées en termes de technique de communication peuvent être commandées par peu d'opérateurs, voire par un seul. Et en intégrant l'interface utilisateurs à des appareils terminaux mobiles, les données des machines peuvent être appelées et traitées partout dans le monde, affirme M. Rustler. De son côté, l’entreprise suisse Kno- bel Maschinenbau, spécialiste des machines de fabrication de chocolat, aide les fabricants à économiser des coûts d'une autre façon. Elle propose des installations (mise en tablettes, machines de coulée et autres équipements) selon le principe de la modularité, ce qui permet aux clients de concevoir leur production pas à pas et, si cela est nécessaire, de la convertir ponctuellement à d'autres segments. Ces mesures sont le gage d'une grande flexibilité et permettent de passer de manière rapide et effi- cace à d'autres produits. Les temps d'équipement rapides ainsi obtenus peuvent aussi être mis sur le compte de l'intégration facile des nouvelles machines au système opérationnel par le biais de la méthode Plug-and- Play, affirme-t-on chez Knobel. Les constructeurs de machines ont tenu compte des exigences des fa- bricants de confiseries et de produits de boulangerie-pâtisserie en déve- loppant de nombreuses nouveautés visant à accroître l'efficacité. Ils ont donc le choix, non seulement pour ce qui est des matériaux d'embal- lage à disposition mais aussi pour la modernisation de leurs lignes de production. interpack est pour eux l'occasion de s'informer avec préci- sion sur ces innovations.

de s'informer avec préci- sion sur ces innovations. 4 2 FOOD MAGAZINE N° 99 15 Mai

Nouveautés

Solutions Fournisseurs

Nouveautés Solutions Fournisseurs • Économie de 60% de temps et 70% d’eau • Traitement des résidus

• Économie de 60% de

temps et 70% d’eau

• Traitement des résidus

et matières solides jusqu’à

1 mm max.

• Auto-nettoyage intérieur et extérieur

• QUALITÉ

Alfa Laval. Tête de lavage économique et rapide

Les économies de temps et d'eau font partie des KPI (indicateurs clés de performance) recevant la plus grande attention dans les industries dites « hygié- niques ». La nouvelle tête de lavage à jets rotatifs Alfa Laval TJ40G produit un jet à fort impact qui permet de nettoyer efficacement les résidus résistants dans les cuves, minimisant ainsi le risque de contamination du produit. Sa tête à jets rotatifs à quatre buses nettoie

également les cuves 60 % plus vite que la technologie statique de boule de pulvérisation, ce qui entraîne une

augmentation de la productivité. En nettoyant plus rapidement, ce nouveau dispositif utilise moins d'eau

et moins de produits de nettoyage, ce qui se traduit par une réduction jusqu’à 70 % des coûts d'exploitation.

Alfa Laval TJ40G est capable de traiter les résidus résistants dans les cuves ainsi que les matières solides présentes dans le liquide de nettoyage, jusqu'à un maximum de 1 mm. Cette caractéristique est particulièrement importante pour les lignes de process exigeantes, où la taille

et la quantité de particules, telles que les levures ou la pulpe, peuvent être re-circulées dans le fluide de nettoyage avant que le cycle de nettoyage ne soit terminé. La tête de lavage Alfa Laval TJ40G traite facilement les grandes cuves dont les capacités se situent entre 50 et 1.000 m 3 .

Minebea Intec. Système d’inspection à rayons X pour produits en vrac

Minebea Intec complète sa gamme de produits consacrés à la détection de corps étrangers avec un nouveau système d’inspection à rayons X :

Dymond Bulk. Spécialement conçu pour les pro- duits en vrac, ce système d’inspection innovant convient tout particulièrement pour les processus se déroulant entre la réception des marchandises et la chaîne de conditionnement dans l’industrie agroalimentaire.

Dymond Bulk inspecte de manière fiable les pro- duits en vrac tels que les noix, les fruits de petite taille, les légumes surgelés, mais aussi les épices, le café et les graines, et éjecte les corps étrangers identifiés. Le système d’inspection à rayons X détecte non seulement les corps étrangers en métal, en plastique ou de nature minérale, mais aussi les

amas de saleté et le verre. Un atout notable pour toutes les marchandises qui passent « directement du champ » au processus de production. « Dans la production agroalimentaire, l’opération "tri et nettoyage" des matières premières n’est pas un processus infaillible », explique Michael Zabawski, Global Product Manager chez Minebea Intec Aix-la-Chapelle. « C’est sur ce point que le système d’inspection à rayons X Dymond Bulk peut améliorer nettement des paramètres comme la sécurité et la qualité dès le processus de transformation. »

et la qualité dès le processus de transformation. » • Idéal pour le tri des matières

• Idéal pour le tri des matières premières en vrac

• Utilisation ergonomique

Détection en temps réel

• ÉTIQUETAGE

BestCode. Système d’impression à jet d’encre continu

BestCode. Système d’impression à jet d’encre continu • Imprimantes plus flexibles, de 0,6 à 19 mm

• Imprimantes plus

flexibles, de 0,6 à

19 mm

• Nettoyage auto-

matique de la tête d’impression

• Une ligne de texte

peut être imprimée à 600 m/minute

L’américain BestCode lance à Interpack 2017 sa nouvelle gamme Next Series 8 de systèmes d’impression à jet d’encre continu, de caractères, codes… Bref, tout ce qui permet d’identifier les produits et d’assurer leur

traçabilité. Plus simples d’utilisation, pouvant imprimer à la fois des petits caractères et des gros (de 0,6 mm à 19 mm), les Next Séries 8 impriment réellement sans contact grâce à une distance de jet de l’encre étendue et des vitesses plus rapides. Le système Advanced CleanStart TM permet d’augmenter les temps de fonc- tionnement jusqu’à 500 heures sans intervention humaine, en nettoyant au- tomatiquement la tête d’impression, ce qui élimine les habituelles opérations de nettoyage quotidiennes et hebdo- madaires. Dans le même ordre d’idée, à la fin de la journée, il suffit d’appuyer sur le bouton AutoOff TM Go Home : le système se nettoie automatiquement puis s’éteint. Plus besoin d’attendre la fin des procédures ou de tout faire en manuel. Grâce à différents types de machines

et différents réglages, les systèmes BestCode peuvent atteindre des

vitesses très rapides : 600 m/min pour

une seule ligne de texte, 200 m/min pour 2 lignes et 100 m/min pour 3 ou 4 lignes.

Erratum

Une faute de frappe s'est glis- sée dans les Solutions Four- nisseurs du n°98. Le produit de FrieslandCampina KIevit est le Vana-Monte DP570.

Marchés Produits de la mer

Les lauréats des Seafood Excellence Global Awards 2017

À l’occasion du salon leader mondial consacré aux produits de la mer, Seafood Expo Global, qui s’est tenu à Bruxelles du 25 au 27 avril derniers, les produits les plus innovants ont été distingués lors de la cérémonie de remise des Seafood Excellence Global Awards. Découvrons-les !

S électionnés parmi 43 finalistes de 15 pays et mis en avant sur le salon, les lauréats de cette compé-

tition ont été jugés sur le goût et l'expérience alimentaire générale, l'emballage, la commercialisation, la commodité, la valeur nutritionnelle et l’innovation. Les notes du jury, composé d’acheteurs spécialisés et d’experts en produits de la mer, ont été vérifiées par le cabinet comp- table Ernst & Young. Dans la catégorie « Meilleur pro- duit retail », la société Cosy Harbor Seafood a remporté les suffrages avec son entrée « Lobster Meat ». Toute la gamme de homards conge-

lés prêts à l’emploi de Cosy Harbor Seafood a également reçu l’un des cinq prix spéciaux de la

compétition, le prix « Sea- food Product Line ». Dans la catégorie « meil- leur produit HORECA (hôtellerie/restauration/ catering) », Globe Ex- port/Algues de Bretagne

a été récompensé pour

ses Algues marinées. L’entreprise a égale-

ment reçu le prix spécial

Santé et nutrition », toujours pour ce même produit.

«

Santé et nutrition », toujours pour ce même produit. « Florence CLAIR © Seafood Expo Global

Florence CLAIR

© Seafood Expo Global
© Seafood Expo Global

Meilleur produit retail et prix spécial « Seafood Product Line »

Selon le jury, le meil- leur produit retail était l’entrée de Cosy Harbor Sea- food, « Lobster Meat ». La queue, les pinces et la chair de homard du Maine sont cuits à la vapeur et congelés avec de l'azote liquide avant d’être condi- tionnées dans un récipient hermétique coloré. Les juges ont noté le goût frais et succulent des deux homards contenus dans le récipient. L’ensemble de la gamme de homards congelés prêts à l’emploi de Cosy Harbor Seafood a reçu un prix spécial. Les emballages de cette gamme offrent au détaillant la possibilité de présenter la photo du produit d'un côté de l'emballage, mais aussi une fenêtre complète du produit réel de l'autre.

la photo du produit d'un côté de l'emballage, mais aussi une fenêtre complète du produit réel

Meilleur produit HORECA et prix spécial « Santé et nutrition »

Les Algues Marinées de Globe Export/ Algues de Bretagne sont des légumes frais récoltés à la main, cuits puis marinés avec des épices, de l'huile, du vinaigre et du vin. Le produit est disponible en deux saveurs diffé- rentes : les algues Dulse à l'oignon rouge et au vin blanc ou les algues vertes aux échalotes Brittany et au vinaigre de cidre. Les juges ont retenu le goût unique de l’umami que ce produit apporte en accompagnement d'autres plats de produits de la mer. Le prix spécial « Santé et nutrition » a récompensé ce produit innovant, idéal en sauce pour les re- cettes à base de produits de la mer, et qui permet au chef de se débarrasser des alternatives tradi- tionnelles, plus lourdes.

à base de produits de la mer, et qui permet au chef de se débarrasser des

Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

Produit

- Distribution - Design - Lancements - Nutrition Produit Prix spécial « Praticité » Avec son

Prix spécial « Praticité »

Avec son produit Perles de la Mer, le belge Vichiunai Europe a remporté le prix de la pratici- té. Ces petites bouchées de surimi au goût de pétoncles offrent un moyen durable d'intégrer la saveur des pétoncles dans une grande variété de recettes. Elles peuvent être mangées froides, poêlées, grillées ou pochées dans des salades, des crustacés farcis ou des ragoûts de poisson.

Prix spécial « Innovation »

Golden Fresh de Butterwor- th, en Malai- sie, a reçu le prix spécial Seafood Excellence Global pour l'innovation avec Kuro Prawns. Original, ce produit est com- posé de crevettes rouges d’Argentine recouvertes de bambou noir infusé au charbon et au panko. Conçu pour les bars, les tapas, les réceptions et les restaurants japonais, ce produit présente des crevettes juteuses avec une enveloppe croustil- lante et une apparence unique.

japonais, ce produit présente des crevettes juteuses avec une enveloppe croustil- lante et une apparence unique.

Prix spécial « Retail packaging »

La société française Del- pierre a été récompensée par le prix spécial Seafood Excellence Global pour le packaging retail de son « Sushi Mix – Visiopack ». Nigiri et maki sushi sont associés à une sauce soja, du wasabi, du gingembre et des pics en bois, le tout dans un emballage inno- vant sous atmosphère modi- fiée, développé par Comptoir Sushi. Le packaging préserve le goût et la texture du sushi et permet de prolonger la durée de conservation jusqu’à 10 jours.

packaging préserve le goût et la texture du sushi et permet de prolonger la durée de
et permet de prolonger la durée de conservation jusqu’à 10 jours. FOOD MAGAZINE N° 99 15

Marchés Produits bio

Enjeux d’un marché en plein boom

Une conférence débat s’est tenue le 11 avril dernier à Rabat sous le thème : « Les enjeux des produits bio et bien être, apport aux consommateurs et à l’économie : alimentation, cosmétique, compléments alimentaires ». L’évènement a été animé par Mekki Zouaoui, Économiste, Benoît Soury, Président de Natexbio (Synabio, Synadiet, Synadis, Cosmebio) et Vice-président du Medef région Rhône Alpes, France, et Slim Kabbaj, Président du groupe La Vie Claire-Distribio, Dirigeant associatif, Maroc.

groupe La Vie Claire-Distribio, Dirigeant associatif, Maroc. • De gauche à droite : Mekki Zouaoui, Économiste,

De gauche à droite : Mekki Zouaoui, Économiste, Benoît Soury, Pré- sident de Natexbio (Synabio, Synadiet, Synadis, Cosmebio) et Vice-pré- sident du Medef région Rhône Alpes, France, et Slim Kabbaj, Président du groupe La Vie Claire-Distribio, Dirigeant associatif, Maroc.

a contribué à une

vraie prise de conscience. Les enjeux socio-éco- nomiques du bio sont consi- dérables pour le Maroc avec le développe- ment de petites, moyennes et grandes en- treprises, mais également de petits agricul-

teurs, artisans et coopératives.

« Aujourd’hui

L e marché du bio au Maroc est en pleine expansion et la demande est exponentielle. Le contexte actuel est marqué

par la naissance d’une vraie prise de conscience écologique d’un consom- mateur de plus en plus soucieux de sa santé. L’évolution de la consom- mation de produits bio dépasse les 20%. Cependant, le manque de confiance du consommateur à l'égard des produits mentionnant le terme bio est demeuré longtemps un handicap au développement de ce secteur. D'où le besoin de mettre en place un arsenal juridique complet de la filière biologique au Maroc.

Prise de conscience !

Depuis la COP22, on assiste à la naissance d’une conviction écolo- gique. L’évènement en question a eu un grand retentissement au Maroc et

nous savons que le beldi n’est pas bio. Le bio, ce n’est pas seulement l’absence de produits chimiques et d’Organismes Génétiquement Mo- difiés (OGM), mais aussi le respect d’une règlementation et d’un pro- cessus scientifique qui permet de donner confiance au consommateur en respectant un cahier des charges spécifique », explique Slim Kabbaj. « Il faut bâtir la crédibilité du proces- sus et que les opérateurs s’impliquent aux côtés de l’ONSSA, des départe- ments ministériels et des organismes professionnels pour avancer et orga- niser le secteur », ajoute-t-il.

Arsenal juridique

Le Maroc ne dispose pas de certifi- cation pour ses produits bio mais le gouvernement s’est d’ores et déjà engagé en adoptant la loi 39-12 relative à la production biologique

Nargys ES-SETTE

des produits agricoles et aquatiques. Cette loi ambitionne d'encourager et de valoriser la production biologique de ces produits et des produits de cueillette et de ramassage des es- pèces sauvages, ainsi que la contri- bution au développement durable à travers l'amélioration des revenus des producteurs intéressés par ce mode de production. Slim Kabbaj explique également que des textes relatifs au bio ont été

adoptés et publiés au bulletin officiel :

- Règlement intérieur de la Com-

mission nationale approuvant le règlement intérieur de la Commission

nationale de la production biologique ;

- Agrément des organismes de

contrôle et de certification des pro- ductions biologiques ; - Modèle de signe d’identification visuel ou « logo » à apposer sur les produits biologiques. En effet, le logo « Maroc Bio » existe mais n’est pas encore apposé sur les packages. D’autre part, et dans le but de per- mettre aux exportateurs de se mettre en conformité et de s’engager dans la démarche de certification vers d’autres pays, une équivalence entre le règlement marocain et le règle- ment des autres pays est nécessaire. Actuellement, pour qu’un produit biologique puisse être exporté, un organisme certificateur doit certifier le produit selon le règlement du pays en question.

Lourde procédure d’enregistrement

Les processus d’importation, de

Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition façonnage et de distribution des pro- duits

façonnage et de distribution des pro- duits sans gluten, sans lactose, bio,

« superfoods » ou tous les gammes de

produits alimentaires « bien-être » sont devenus très lourds pour les opéra- teurs. En effet, le Ministère de la Santé ainsi que l’Office National de la Sécu- rité Sanitaire des Aliments (ONSSA / Ministère de l’Agriculture) exigent de faire enregistrer ces produits auprès de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (Ministère de la Santé). Les informations nutritionnelles indi- qués sur ces produits (farines, pâtes

alimentaires, tisanes, huiles, sucres,

jus, thés, tisanes,

comme des allégations médicales.

sont considérées

)

Ainsi, ces produits sont traités comme des compléments alimentaires, voire quasiment des médicaments, et doivent se soumettre à la même procédure d’enregistrement que ces derniers. Les dossiers doivent conte- nir les monographies des matières premières, les analyses microbiolo- giques et toxicologiques, les études de stabilité et autres documents.

« Les procédures d’enregistrement

pour ces produits nécessitent jusqu’à deux ans d’attente. Avec ces nou- velles exigences, les produits qui cir- culent sans restriction ailleurs seront bloqués au Maroc en attendant l’en- registrement. Un enregistrement qui, pour beaucoup de ces produits, ne se fera pas à cause de la difficulté et du

temps nécessaire pour constituer les dossiers », déplore Slim Kabbaj.

L’exemple français