Vous êtes sur la page 1sur 11

Découvrez Wikivoyage pour son cinquième anniversaire et venez y partager vos

connaissances et vos expériences de voyage lors du Marathon du guide étoilé

Linguistique
La linguistique est une discipline scientifique s’intéressant à l’étude du langage. Elle se
distingue de la grammaire, dans la mesure où elle n'est pas prescriptivemais descriptive. La
prescription correspond à la norme, c'est-à-dire ce qui est jugé correct linguistiquement par les
grammairiens. À l'inverse, la linguistique descriptive des linguistes se contente de décrire la
langue telle qu'elle est et non telle qu'elle devrait être.
On trouve des témoignages de réflexions sur le langage dès l'Antiquité avec
des philosophes comme Platon. Cependant il faut attendre le XXe siècle pour voir se dégager une
approche scientifique autour des faits de langues. Ferdinand de Saussure a grandement
contribué à la description du langage et des langues, notamment avec son influent Cours de
linguistique générale (1916) qui est devenu un classique dans ce domaine1,2 et a imposé
la conception structurale du langage qui domine largement la linguistique contemporaine en dépit
des conflits d'écoles3. Martinet a aussi contribué à cette discipline avec son ouvrage Éléments de
linguistique générale présentant les divers faits de langues. On peut également citer Noam
Chomsky qui a posé les bases de la linguistique générative, qui est un modèle parmi d'autres.
Le travail descriptif de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux :

 études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse


seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états, tandis
que l’étude diachronique s'intéresse à son histoire, à son évolution, la situe dans une famille
de langues, et décrit les changements structurels qu'elle a subi dans le temps ;
 études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures
permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories cherchant à dégager
des invariances ou des symétries ;
 études contextuelles et indépendantes : l'étude contextuelle indique qu’on s’intéresse aux
interactions et aux relations entretenues entre le langage et le monde, tandis que l'étude
indépendante indique qu’on considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses
conditions extérieures.

Sommaire
[masquer]

 1Domaines de la linguistique théorique


 2Linguistique synchronique et linguistique diachronique
 3Linguistique des langues
 4Linguistique contextuelle
 5Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage
 6Démarche descriptive, démarche prescriptive
 7Parole et écriture
 8Domaines de recherches de la linguistique
 9Recherches interdisciplinaires
 10Langage et genre
 11Linguistes importants et écoles de pensée
 12Représentation écrite de la parole
 13Vers une conception plus étroite de la linguistique
 14Dans la fiction
o 14.1Littérature
o 14.2Cinéma
 15Notes et références
 16Voir aussi
o 16.1Bibliographie
o 16.2Articles connexes
o 16.3Listes

Domaines de la linguistique théorique[modifier | modifier le code]


La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins
indépendants :

 phonétique : étude des sons ou phones produits par l'appareil phonatoire humain ;
 phonologie : étude des sons ou phonèmes d'une langue donnée ;
 morphologie : étude des types et de la forme des lemmes/monèmes ;
 syntaxe : étude de la combinaison des monèmes pour former des énoncés et des phrases ;
 sémantique : étude du sens des lemmes, des phrases et des énoncés ;
 stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non (le style constitue-t-il un écart par
rapport à une norme ?) ;
 pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes
d'énonciation ;
 cohérence : étude des facteurs de cohérence dans le traitement du langage naturel.

Linguistique synchronique et linguistique


diachronique[modifier | modifier le code]
Alors que la linguistique synchronique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur
histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues
évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors
de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée),
voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles.
Le premier à avoir distingué ces deux types d'études est Ferdinand de Saussure4. La linguistique
historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique
que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides
(comme les lois phonétiques).
Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.

Linguistique des langues[modifier | modifier le code]


La linguistique peut évidemment s'attacher à une langue en particulier (par exemple au français,
et on parle alors de linguistique française) ou à un groupe de langues (exemples : linguistique
romane, linguistique germanique, linguistique finno-ougrienne, linguistique indo-européenne) ou
à des langues géographiquement groupées (exemples : linguistique balkanique, linguistique
africaine).
Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire, de manière générale, une langue
donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les
appliquer à d'autres domaines comme la didactique des langues, la pathologie du langage,
la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale (ces deux dernières approches étant
ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple), l'intelligence
artificielle.

Linguistique contextuelle[modifier | modifier le code]


La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres
disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde.
La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des
domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le
langage et la société.
De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique,
la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage.
D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des
approches psycholinguistique et neurolinguistique.
Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme
l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que
les sciences cognitives.

Locuteur individuel, communautés linguistiques et


caractéristiques universelles du langage[modifier | modifier le code]
Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains
analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue.
On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou
bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes.
C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de
Saussure, qui a été retenue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et
dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont
susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir
par exemple les fonctions du langage.

Démarche descriptive, démarche prescriptive[modifier | modifier le


code]
La majorité des recherches accomplies en linguistique sont purement descriptives : les linguistes
cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il
existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de
vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ces derniers vont juger un énoncé
selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, les linguistiques qui suivent une
démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs
qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière
une faute se cache un besoin de rationalisation de la langue.
Le site anglophone Language Log (en) est une bonne illustration de cette opposition : il s'agit
d'un blog tenu par des linguistes suivant une démarche descriptive, et expliquant clairement leurs
prises de position.

Parole et écriture[modifier | modifier le code]


La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée
est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont
évoquées :
 alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas ;
 l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
 nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau
un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée.
Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude
de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique informatique, les corpus oraux étant
difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie,
ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne
sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par
exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par
influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.

Domaines de recherches de la linguistique[modifier | modifier le code]


Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, le
xicographie, linguistique théorique, linguistique
comparée, sociolinguistique, dialectologie, linguistique descriptive, psycholinguistique, typologie
des langues, linguistique informatique, sémiotique, écriture, cohérence du langage naturel, etc.,
sont parmi les domaines les plus courants.

Recherches interdisciplinaires[modifier | modifier le code]


Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique
historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrement, anthropologie
linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du
discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des
langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus
généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines. Il est visible que la linguistique
comprend de divers chantiers de recherche. La créolistique qui s’est donné la tâche d’étudier les
langues issues du colonialisme (exemples : papiamentu de Curazao, la langue de Cabo Verde)
devient de plus en plus importante.

Langage et genre[modifier | modifier le code]


Les recherches linguistiques sur le genre recouvrent une grande diversité de travaux en sciences
humaines et sociales et en sciences du langage. Le foisonnement des travaux sur le langage, la
langue, le discours, le genre, le sexe et les sexualités donne une visibilité et une légitimité à ce
champ de recherche : langage et genre5.
Les études sur le genre et le langage se sont développés dans le sillage
des sociolinguistiques américaines. Les premiers travaux étudient la pratique de la langue par les
femmes ; leur vocabulaire serait moins important que celui des hommes, les hommes et les
femmes ne parleraient pas la même langue. La langue des hommes serait la langue de référence
et celle des femmes la langue dite «faible», les femmes présentant un déficit cognitif et
linguistique. Ce paradigme sexiste perdure jusque dans les années 19705.
Il est remis en cause par l'anthropologie linguistique et culturelle qui s'intéresse à la domination
exercée par les hommes sur les femmes à travers le langage. L'étude des genres et des styles
discursifs dans des sociétés non occidentales permet de souligner que les parlers masculin et
féminin relèvent de stéréotype sexistes5.
De même, dès les années 1940, des recherches ont tentés d'identifiés un parler gai et lesbien.
Ces recherches présupposaient l'existence d'une identité homosexuelle universelle. Déborah
Cameron et Don Kulick en font une critique sévère dans leur ouvrage The language and sexuality
reader publié en 20065.
C'est finalement l'ouvrage de Robin Lakoff, Language and women's place, publié en 1975 qui
marque la naissance des études sur le genre et le langage aux États-Unis. Il appréhende les
pratiques linguistiques des femmes comme effets de la domination masculine5.
Les recherches linguistiques sur les styles de communication et interactionnels attribuent les
différences à des socialisations différenciées. Les compétences communicationnelles féminines
sont valorisées. Ce paradigme rencontre un large public avec le succès de
l'ouvrage Décidément, tu ne me comprends pas! de Déborah Tannen publié en 19935.
Dans le même temps, de nombreux travaux francophones analysent le sexisme de la langue
française. Des travaux féministes questionnent les liens entre langue, sexage, sexisme et
sexualité. En 1978, Marina Yaguello étudie l'aliénation des femmes dans et par la langue, dans
son essai Essai d'approche sociolinguistique de la condition féminine5.
Au Québec, puis en Suisse et en Belgique les premières recommandations pour la féminisation
des noms de métiers et fonctions sont publiées. En France, le débat se cristallise, dès les années
1980.
Parlers masculins, parlers féminins, publié en 1983, par Véréna Aebischer et Claire Forel
interroge les stéréotypes linguistiques et les stratégies conversationnelles et propose de
dépasser la perspective différentialiste6. Des travaux de sémiologie, de sémantique,
de lexicologie mettent au jour les dissymétries lexicales, les désignations péjorantes des femmes,
l'occultation des femmes par le masculin dit «générique». Ces travaux font le parallèle entre la
dévalorisation et l'invisibilisation du féminin dans la langue et les femmes dans la société5.
Trois ouvrages marquent une étape importante pour la recherche linguistique sur le genre en
France. Il s'agit de Language, genre et sexualité d'Alexandre Duchêne7, publié en
2001, Intersexion : langues romanes, langues et genre de Fabienne Baider8 en 2011 et de La
face cachée du genre. Langage et pouvoir des normes de Natacha Chetcuti et Luca Gréco en
20129.
Ces recherches rejoignent parfois la linguistique queer qui remet en cause la binarité de sexe et
les systèmes de catégorisations. Il ne s'agit plus d'étudier le parler des hommes, des femmes,
des gays, des lesbiennes mais comment les normes sont construites et inscrites dans la langue
et comment les personnes les construisent ou les déconstruisent dans le discours5.
La recherche linguistique sur le genre en montrant l'inscription des normes dans la langue et en
remettant en cause leur immuabilité participent à la déstabilisation de ces normes5.

Linguistes importants et écoles de pensée[modifier | modifier le code]


Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a
compris et décrit la nature des modifications phonétiquestouchant les consonnes dans les
langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner,
inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de
la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par
vagues) en 1872.
Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique
structuraliste (ce terme lui étant postérieur) et, pendant longtemps, comme le père de la
linguistique moderne. Il s'est opposé au behaviorisme.
Edward Sapir, linguiste et anthropologue américain, contemporain de F. de Saussure, développa,
au début du XXe siècle, sa théorie dite du relativisme linguistique. Celle-ci démontre que le
langage n'est pas qu'un moyen de communication. Il peut aussi servir de représentation
symbolique des objets. Sapir, par ce biais, donne au langage une fonction expressive et
symbolique.
Dans les années 1920, Roman Jakobson fut l'un des chefs de file du formalisme russe et
du Cercle linguistique de Prague (invention de la phonologie).
Gustave Guillaume, s'opposant à Saussure, étudie la langue d'un point de vue plus
phénoménologique (Temps et verbe, 1929). De nombreux adeptes perpétuent ou redécouvrent
aujourd'hui sa théorie.
Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et
transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître distributionnaliste, Zellig
Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes distributionalistes de Leonard Bloomfield. Ce
modèle s'est imposé depuis les années 1960 dans le domaine de la linguistique cognitive
(compétence et performance).
En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables,
ainsi que ceux de Gustave Guillaume, d'Antoine Culioli et de Lucien Tesnière.
La linguistique n'exclut pas forcément le grand public, pas plus que la sémiotique : témoins les
ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter ou d'Umberto Eco.
Sur les applications en communication, il faut noter les travaux de Roman Jakobson, qui a établi
un modèle linguistique de communication, composé de six fonctions associées à des agents de
communication.
Pour plus de détails, consulter la liste de linguistes.

Représentation écrite de la parole[modifier | modifier le code]


Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet
phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus
commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle
de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis,
ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une
langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large).
En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique
historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une
tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui,
aujourd'hui, prédomine dans la recherche.
Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs
méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents
dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA.
Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.

Vers une conception plus étroite de la linguistique[modifier | modifier


le code]
Avec une approche sociologique de la discipline, les termes de linguistique et linguiste ne sont
pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes,
principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement,
« discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil national
des universités »10 et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi
considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet
apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle
n'inclut pas non plus l'étude littéraire.
En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un
polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni
même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par
exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas
la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas
particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle
des informateurs.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]


Littérature[modifier | modifier le code]

 (en) David Carkeet, Double Negative, Overlook Press, 2010, 224 p. (ISBN 2757862693)
Cinéma[modifier | modifier le code]

 Premier contact (Arrival), film de Denis Villeneuve sorti en 2016 ; dans ce film, une linguiste,
Louise Banks, dirige une équipe d'experts qui tente de comprendre les intentions de
mystérieux vaisseaux extraterrestres apparus en douze points du globe11. Elle tentera
d'appréhender leur langue grâce à ses connaissances.

Notes et références[modifier | modifier le code]


1. ↑ L'actualité du saussurrisme [archive]. Algirdas Julien Greimas à l'occasion du 40e anniversaire de la
publication du Cours de linguistique générale (texte paru dans Le Français moderne,
1956, no 24, p. 191-203).
2. ↑ Encyclopædia Universalis. Cours de linguistique générale, Ferdinand de Saussure [archive]. Par Gabriel
Bergounioux.
3. ↑ Jean-Pierre COMETTI, Paul RICŒUR, « LANGAGE PHILOSOPHIES DU », Encyclopædia
Universalis en ligne [archive], consulté le 20 novembre 2014.
4. ↑ Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale, p. 138-140.
5. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Juliette Rennes, Encyclopédie critique du genre : corps, sexualité, rapports sociaux,
Paris, La Découverte, 2016 (ISBN 9782707190482,OCLC 962555730, lire en ligne [archive])
6. ↑ Aebischer, Verena., Parlers masculins, parlers féminins?, Delachaux et
Niestlé, 1983 (ISBN 2603002945, OCLC 10059249, lire en ligne [archive])
7. ↑ Duchêne, Alexandre., Moïse, Claudine. et Auger, Nathalie, 1973-, Langage, genre et sexualité,
Éditions Nota Bene, 2011 (ISBN 9782895183662, OCLC 779872438, lire en ligne [archive])
8. ↑ Baider, Fabienne H., Intersexion : langues romanes, langues et genre, LINCOM
Europa, 2012 (ISBN 9783862883202, OCLC 802616389, lire en ligne [archive])
9. ↑ Chetcuti, Natacha. et Greco, Luca., La face cachée du genre : langage et pouvoir des normes,
Presses Sorbonne nouvelle, 2012 (ISBN 9782878545685,OCLC 810651259, lire en ligne [archive])
10. ↑ Le conseil national des universités - CNU [archive].
11. ↑ AlloCine, « Premier Contact » [archive] (consulté le 21 février 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]


Sur les autres projets Wikimedia :
 Linguistique, sur Wikimedia Commons

 linguistique, sur le Wiktionnaire(thésaurus)


 Département:Sciences du langage, sur Wikiversity
 Linguistique, sur Wikibooks

 Linguistique, sur Wikisource

 Linguistique, sur Wikiquote

 Linguistique, sur Wikinews


Bibliographie[modifier | modifier le code]

 Çoban, Ramazan Volkan. Dilbilimin Mitoloji Araştırmalarında Kullanılmasında


UlaşılanSonuçlar Üzerine Değerlendirme [archive], 12. Uluslararası Dil, Yazın ve Deyişbilim
Sempozyumu, Edirne, 2012
 Bühler, Karl, 2009, Théorie du langage, Agone (ISBN 978-2-7489-0086-6)
 Bautier, Élisabeth, La langue des cités est-elle fréquentable ?, éd. Lien social, Numéro 608, 7
février 2002
 Carvalho, Vera, 1980, Linguistique, Paris, PUF (ISBN 978-2-13-036354-5)
 Chomsky, Noam, 1975, Questions de sémantique, Paris, Le Seuil, traduit de l'américain
 Cortez, Yves, 2007, Le français ne vient pas du latin, Paris, L'Harmattan
 Durrer, Sylvie, 1998, Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux &
Niestlé (ISBN 978-2-603-01088-4)
 Feuillard, Colette, 2001, Le fonctionnalisme d'André Martinet, dans La linguistique, Paris,
PUF, vol 37:1
 Fuchs, Catherine & Le Goffic, Pierre, 1992, Les linguistiques contemporaines, Paris,
Hachette (ISBN 978-2-01-016909-0)
 García Calvo, Agustín, 1979-1999, Del lenguaje, Zamora, Lucina
 Garric, Nathalie, 2001, Introduction à La Linguistique, Paris, Hachette (ISBN 978-2-01-145460-7)
 Gobert, Frédéric, 2001, Glossaire bibliographique des Sciences du langage, Paris, Éditions
Panormitis [archive]
 Lerot, Jacques, 1993, Précis de linguistique générale, Paris, Minuit (ISBN 978-2-7073-1458-1)
 Mahmoudian, Mortéza, 1981, La linguistique, Paris, Seghers (ISBN 978-2-221-00836-2)
 Martin, Robert, 2002, Comprendre la linguistique, Paris, PUF, coll. « Quadrige » (ISBN 978-2-13-
054549-1)
 Maingueneau, Dominique, 1996, Aborder la linguistique, Paris, Le Seuil (ISBN 978-2-02-023031-5)
 Martinet, André, 1996, Éléments de linguistique générale, 4e édition, Paris, Armand
Colin (ISBN 978-2-200-26573-1)
 Métellus, Jean, 1996, Voyage à travers le langage [archive], Ortho-Edition Isbergues, (AISN
2906896497)
 Milner, Jean-Claude, 1989, Introduction à une science du langage, Paris, Le Seuil, collection
« Travaux linguistiques »
 Moeschler, Jacques & Auchlin, Antoine, 2000, Introduction à la linguistique
contemporaine, 2e édition, Paris, Armand Colin (ISBN 978-2-200-25124-6)
 Mounin, Georges (1971), La Linguistique, Paris, Seghers, coll. « Clefs »
 Neveu, Franck, 2011 (2e édition), Dictionnaire des sciences du langage, Paris, Armand
Colin (ISBN 978-2-200-27003-2)
 Normier, Bernard, 2007, L'apport des technologies linguistiques au traitement et à la
valorisation de l'information textuelle, Éditions ADBS (ISBN 978-2-84365-092-5)
 Perrot, Jean, 1993, Linguistique, Paris, PUF (ISBN 978-2-13-042772-8)
 Résano, Antoine (coord.), 2000, Linguistique hispanique. Nantes 1998, CRINI, Université de
Nantes, 413 pages (ISBN 978-2-86939-152-9)
 Saussure, Ferdinand de, 1916, 1995, Cours de linguistique générale, Paris, Payot (ISBN 978-2-
228-88942-1)
 Siouffi, Gilles & van Raemdonck, Dan, 1999, 100 fiches pour comprendre la linguistique,
Paris, Breal (ISBN 978-2-84291-453-0)
 Soutet, Olivier, 1997, Linguistique, Paris, PUF (ISBN 978-2-13-047186-8)
 Vendryes, Joseph, 1985, Le langage, Paris, Albin Michel (ISBN 978-2-226-04744-1)
 Wittmann, Henri, 1983, Les réactions en chaîne en morphologie diachronique [archive], Actes
du Colloque de la Société internationale de linguistique fonctionnelle, 10.285-92, Université
Laval, 9-11 mai
 Yaguello, Marina, 1981, Alice au pays du langage, Paris, Le Seuil (ISBN 978-2-02-005795-0)
Articles connexes[modifier | modifier le code]

 Grammaire
 Connecteur logique
 Interlinguistique
 Histoire des sciences du langage
 Linguistique informatique
 Langues par famille
 Liste de langues
 Liste de linguistes
 Liste des notions utilisées en linguistique
 Olympiades internationales de linguistique
 Philologie
 Psycholinguistique
 Rhétorique
 Sémantique
 Sémiologie
 Sociolinguistique
 Structuralisme
 Philosophie du langage
 Bibliographie sur la logique et la philosophie du langage
 Technesthésie
 Praxématique
 Langage
 Ortolang
 Information
 Techniques d'écriture
 Photographie
 Image
 World Atlas of Language Structures
Listes[modifier | modifier le code]

 Liste de linguistes
 (en) Liste de linguistes

 Portail de la linguistique

 Portail des langues


Catégorie :

 Linguistique
[+]
Menu de navigation
 Non connecté

 Discussion

 Contributions

 Créer un compte

 Se connecter
 Article
 Discussion
 Lire
 Modifier
 Modifier le code
 Afficher l’historique
Rechercher

 Accueil
 Portails thématiques
 Article au hasard
 Contact
Contribuer
 Débuter sur Wikipédia
 Aide
 Communauté
 Modifications récentes
 Faire un don
Outils
 Pages liées
 Suivi des pages liées
 Importer un fichier
 Pages spéciales
 Lien permanent
 Informations sur la page
 Élément Wikidata
 Citer cette page
Imprimer / exporter
 Créer un livre
 Télécharger comme PDF
 Version imprimable
Dans d’autres projets
 Wikimédia Commons
 Wikiversité
Dans d’autres langues
 ‫العربية‬
 বাাংলা
 English
 Español
 Gaelg
 हिन्दी
 Русский
 ‫اردو‬
 中文
156 de plus
Modifier les liens

 La dernière modification de cette page a été faite le 24 janvier 2018 à 18:47.


 Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes
conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que
les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner
la licence.
Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le
paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.

 Politique de confidentialité

 À propos de Wikipédia

 Avertissements

 Développeurs

 Déclaration sur les témoins (cookies)

 Version mobile