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2.3.3.

Le participe présent et l’adjectif verbal


2.3.3.1. Comment distinguer le participe présent de l’adjectif verbal ?
• Le participe présent est une forme du verbe composé du radical + ant.
il exprime une action non accomplie qui se passe en même temps qu’une autre action.
Le chimiste cherchant une nouvelle formule découvre un produit exceptionnel.
Le participe présent ne prend jamais de marques de genre ni de nombre.
Les chimistes cherchant de nouveaux produits font de remarquables découvertes.
Le participe présent est généralement suivi d’un complément du verbe.
Le chimiste découvrant une nouvelle formule fait progresser la recherche.
Le participe présent peut être précédé de l’adverbe de négation ne.
Le chimiste ne découvrant aucune nouvelle formule se désole.

• L’adjectif verbal est un adjectif qualificatif issu d’une forme du verbe : radical + ant.
Un produit blanchissant lavera ce linge.
L’adjectif verbal prend les marques de genre et de nombre du nom auquel il se rapporte.
Une poudre blanchissante fera merveille.
L’adjectif verbal peut être épithète ou attribut.
Une lessive étincelante vous étonnera. – Celle lessive est étincelante.
L’adjectif verbal peut être précédé d’un adverbe autre que ne.
Une poudre trop blanchissante usera votre linge.

2.3.3.2. Les formes du participe présent et de l’adjectif verbal


Le participe présent et l’adjectif verbal se distinguent parfois par l’écriture.

Le participe présent -quant L’adjectif verbal -cant


La porte communiquant avec le laboratoire. Les vases communicants.
Une actrice convainquant son public. Une argumentation convaincante.
Un agresseur provoquant sa victime. Une réflexion provocante.
Un agresseur suffoquant sa victime. Une atmosphère suffocante.
Une femme vaquant à son travail. Une place vacante.

Le participe présent -guant L’adjectif verbal -gant


Des enfants fatiguant leurs parents, Des enfants fatigants.
Une scène intriguant les spectateurs. Une femme intrigante.
Un voilier naviguant au loin. Une championne navigante.
Un ivrogne zigzaguant sur le trottoir. Une démarche zigzagante.

Quelques participes présents en -ant correspondent à des adjectifs en -ent.


Des jeunes adhérant à un club. Une pommade adhérente.
Des manifestations convergeant vers le centre. Des efforts convergents.
Un produit détergeant les taches. Une poudre détergente.
Une attitude divergeant de l’usage. Une opinion divergente.
Une épreuve équivalant à un championnat. Une épreuve équivalente.
Un chercheur excellant dans sa profession. Une réussite excellente.
Un élève négligeant son travail. Une élève négligente.
Un élève somnolant en classe. Une élève somnolente.

Le participe présent et l’adjectif verbal 57


S ois futé  ! Ne confonds pas  !


Le participe présent   L’adjectif verbal
est suivi d’une expansion, n’est pas suivi d’une expansion,
peut être précédé de l’adverbe ne, peut être précédé d’un adverbe (excepté ne),
est invariable. prend les marques de genre et de nombre.
La rue résonnant de mille bruits. La musique bruyante attire les curieux.
Les étalages ne fascinant pas les promeneurs. Les lumières très éblouissantes des étalages.

2.3.4. L’accord du verbe avec le sujet


2.3.4.1. Règle générale
Le verbe s’accorde en personne et en nombre avec son sujet.
Je pars au camp, tu marches sous la pluie, il chante sur la route,
nous portons notre sac, vous montez la tente, ils préparent le repas.

2.3.4.2. Cas particuliers


• L’accord du verbe avec un seul sujet
il, pronom sujet d’un verbe impersonnel,
le verbe est à la 3e pers. du singulier.
II faut préparer les bâches, il pleuvra peut-être.
qui, pronom relatif sujet, dans une phrase enchâssée,
le verbe s’accorde en nombre et en personne avec l’antécédent.
Les scouts qui partiront demain auront du soleil.
La cheftaine qui partira ce soir, préparera le camp.
Vous qui partez à la montagne, préparez vos chandails.
assez de, beaucoup de, combien de, peu de,
déterminant indéfini, marquant la quantité + nom,
le verbe s’accorde avec le nom.
Combien de découvertes feront la joie des campeurs
une foule de…, une multitude de…, une troupe de…
nom collectif au singulier + N pluriel complément du nom,
le verbe se met au singulier ou au pluriel selon le sens.
La patrouille des Castors dressera les tentes, ("la patrouille" fera ce travail)
Une foule de parents visiteront ce camp ("les parents" visiteront)
le peu de + N
= « trop peu, insuffisamment »
le verbe s’accorde au singulier avec « le peu »
on ne peut pas supprimer « le peu ».
Le peu de légumes qu’on a apporté ne suffira pas jusqu’à la fin du camp.
= « assez, suffisamment »
le verbe s’accorde avec le nom.
on peut supprimer « le peu »
Le peu de légumes qu’on a apportés suffiront pour cette journée.
plus d’un + N singulier
le verbe se met au singulier.
Plus d’un chef partira heureux.
plus d’un…, plus d’un (répété) le verbe se met au pluriel.
Plus d’un chef, plus d’une cheftaine partiront satisfaits.

58 L’accord du verbe avec le sujet


moins de deux + N pluriel
le verbe se met au pluriel.
Moins de deux scouts manqueront à l’appel.
la plupart de + N : le verbe s’accorde avec le nom.
La plupart des scouts ont un sac de couchage.
La plupart du temps se passe à jouer.
la plupart : le verbe se met au pluriel.
La plupart auront un matelas pneumatique.

• L’accord du verbe avec plusieurs sujets


Les sujets sont de la même personne (3e Pers, sing.)
le verbe s’accorde au pluriel.
Le chef et la cheftaine préparent le camp.
Les sujets sont de personne différente, le verbe se met au pluriel et à la personne qui a la priorité :
la 1re personne l’emporte sur la 2e et la 3e :
Toi et moi irons chercher l’eau à la source.
Le chef et moi préparerons la soupe.
la 2e personne l’emporte sur la 3e :
Le chef et toi éplucherez les légumes.
Les sujets sont juxtaposés, le verbe se met au pluriel.
Des poireaux, des oignons, un céleri feront une bonne soupe.
Les sujets sont synonymes ou sont placés en gradation,
le verbe s’accorde avec le sujet le plus proche.
Le petit matin, le lever du jour, l’aurore éveillera les campeurs.
La pluie, l’averse, le déluge mouillera les tentes.
Les sujets sont résumés par un seul mot,
le verbe s’accorde avec ce mot.
Le nouveau, la patrouille, le chef, tous participeront au camp.
Le nouveau, la patrouille, le chef, chacun accomplira sa tâche.
Les sujets singuliers sont joints par ou, par ni,
si chacun des sujets peut faire l’action,
le verbe se met au pluriel.
Le chef de patrouille ou la cheftaine prépareront le jeu de piste.
si l’action ne peut se rapporter qu’à un seul sujet,
le verbe s’accorde avec le sujet le plus proche.
Damien ou Olivier sera chef de patrouille.

2.3.5. L’accord du participe passé


2.3.5.1. Règles générales
• Le participe passé employé seul (il a la valeur d’une épithète)
s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
Une navette spatiale détectée par radar.

• Le participe passé employé avec l’auxiliaire « être »


s’accorde en genre et en nombre avec le sujet.
Les astronautes sont partis pour un mois.

• Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir »


s’accorde en genre et en nombre avec le complément direct du verbe si celui-ci précède le part. passé.
La lune que les astronautes ont foulée reste mystérieuse.

L’accord du participe passé 59


2.3.5.2. Cas particuliers

• Le participe passé d’un verbe impersonnel


ne varie jamais.
Les heures de préparation qu’il a fallu pour cette aventure sont récompensées.

• Les participes passés couru, couté, marché, mesuré, pesé, valu,…


ne varient pas
si le verbe est employé au sens propre (on peut remplacer le complément par un nombre).
Les millions que cette expérience a couté ne sont pas inutiles.
s’accordent avec le complément direct du verbe qui précède le participe passé
si le verbe est employé au sens figuré.
Les souffrances que cette préparation a coutées étaient indispensables.

• Les participes passés cru, dit, dû, pensé, prévu, pu, su, voulu,…
ne varient pas s’ils ont comme complément direct du verbe un infinitif ou une phrase enchâssée que l’on peut
sous-entendre après eux. Le pronom qui précède est complément du verbe sous-entendu.
Les astronautes réalisaient toutes les expériences qu’ils avaient voulu (réaliser).
La lune est plus belle qu’ils n’avaient pensé (ils avaient pensé qu’elle était belle).

• Le participe passé d’un verbe pronominal


– Le participe passé d’un verbe essentiellement pronominal
s’accorde avec le sujet du verbe, (rappel : se n’a pas de fonction grammaticale.)
La navette s’était arrachée à l’atmosphère terrestre.
– le participe passé d’un verbe pronominal par construction
• Le participe passé d’un verbe pronominal réfléchi ou réciproque
(la forme non pronominale se conjugue avec « avoir »),
– s’accorde avec le pronom réfléchi ou réciproque s’il est compl. direct du verbe,
– ne s’accorde pas si le pronom réfléchi ou réciproque est compl. indirect du verbe,
– si un autre compl. direct du verbe précède, il s’accorde avec celui-ci.
Les astronautes se sont applaudis avec enthousiasme.
      (se = compl. direct du V : ils ont applaudi eux-mêmes.)
L’équipe au sol et celle de la navette se sont félicitées pour cet exploit.
      (se = compl. direct du V : elles ont félicité l’une l’autre.)
Les deux équipes se sont parlé longtemps.
      (se = compl. indirect du V : elles ont parlé l’une à l’autre.)
Les informations qu’ils se sont données étaient importantes,
      (se = compl. indirect du V : ils ont donné… les uns aux autres)
      (que = C direct du V, antéc. « informations » : ils ont donné des informations)
• le participe passé d’un verbe pronominal passif
s’accorde avec le sujet du verbe.
Les informations se sont répandues rapidement.
      [les informations ont été répandues (par la presse).]

60 L’accord du participe passé


• Le participe passé suivi d’un infinitif
s’accorde avec le complément direct du verbe qui précède si celui-ci fait l’action exprimée par l’infinitif.
Les cinéastes que nous avons vus travailler étaient des cosmonautes.
      (Nous avons vu les cinéastes qui travaillaient.)
ne varie pas si le complément direct du verbe qui précède n’est pas sujet, mais complément de l’infinitif.
Les commentaires que nous avons entendu diffuser étaient passionnants.
      [Nous avons entendu (quelqu’un) qui diffusait les commentaires.]
Remarque : fait, laissé suivis d’un infinitif ne varient jamais.
Les films qu’on a laissé voir à la télévision étaient splendides.

• Le participe passé dont le complément direct du verbe est


– Le pronom « l’ » signifiant « cela » et représentant une phrase,
ne varie pas.
La terre est aussi bleue qu’on ne l’avait cru. (On avait cru cela : la terre est bleue.)
– le pronom « en » représentant un complément partitif du verbe ne varie pas.
Des photos des planètes, nous en avons découpé dans toutes les revues.
Remarque : en n’est pas toujours complément direct du verbe ; s’il y a un complément direct du verbe,
le participe passé peut s’accorder.
Cette expédition, nous collectionnons les photos que nous en avons reçues.
(Nous collectionnons les photos que nous avons reçues de cette expédition.)
– que = un collectif + N : une foule de…, une collection de…, un groupe de…
s’accorde selon le sens
soit avec le collectif.
Voici une collection de météorites que nous avons découverte chez un amateur.
soit avec le nom complément du collectif.
Voici une collection de coquillages que vous avez ramassés sur la plage.
– que = le peu de + N
s’accorde avec le nom si le sens est « suffisamment, assez ».
Le peu d’informations qu’ils ont rapportées fourniront des heures de travail.
ne s’accorde pas si le sens est « trop peu, insuffisamment ».
Le peu d’informations qu’ils ont rapporté ne suffira pas pour cette expérience.
– un déterminant marquant la quantité + N : beaucoup de…, combien de…, tant de…,
s’accorde avec le nom.
Combien de minutes ont-ils passées sur la lune ?

L’accord du participe passé 61


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L’A C C O R D D U PA R T I C I P E PA S S É

Tableau : l’accord du participe passé


LE PARTICIPE PASSÉ

employé seul employé avec l’auxiliaire ÊTRE employé avec l’auxiliaire AVOIR

ACCORD ACCORD ACCORD PAS D’ACCORD

AVEC LE NOM AVEC LE SUJET AVEC LE C DIRECT DU V si pas de si C direct


auquel il se rapporte SI le C direct du V C direct du V du V suit
précède le part. passé le part. passé
3. Les fonctions
3.1. Définition
Les fonctions des mots ou groupes de mots explicitent le rôle que ces mots ou groupes de mots remplissent
dans la phrase.
Le lion mange le chasseur.
« le lion » fait l’action, il est agent de l’action de « manger ».
      Il est le sujet grammatical de la phrase.
Un lion affamé.
« affamé » qualifie le nom « lion », c’est une épithète.

3.2. Les fonctions dans la phrase


3.2.1. Le sujet
• Le sujet désigne
– ce qui/celui qui fait l’action du verbe dans une phrase active.
Notre classe présente un montage audiovisuel.
– ce qui/celui qui subit l’action du verbe dans une phrase passive.
Les diapositives et les enregistrements ont été réalisés par les élèves.

• Comment reconnaitre le sujet ?


– Le sujet peut être encadré par c’est… qui, ce sont… qui…
C’est notre classe qui présente un montage audiovisuel.
Ce sont les diapositives et les enregistrements qui ont été réalisés par les élèves.
– Le sujet se place habituellement devant le verbe, mais pas toujours.
Les élèves présentent un montage.
Nombreux furent les spectateurs qui apprécièrent le spectacle.
Recommencerez-vous ce travail ?
– Le sujet commande l’accord du verbe en personne (Pe) et en nombre (No).
Une élève a dessiné les invitations.
Les spectateurs étaient nombreux.
Vous applaudissez.

3.2.2. Le complément du verbe


• Le complément du verbe forme un tout avec le verbe.
Les élèves préparent un spectacle.
(On prépare nécessairement quelque chose : un spectacle).

• Comment reconnaitre le complément du verbe ?


Le complément du verbe
– ne peut pas être déplacé en tête de phrase, il est soudé au verbe (non-déplacement).
*Un spectacle les élèves préparent. (Phrase incorrecte, agrammaticale)
– ne peut pas être effacé, il est indispensable (non-effacement).
Les élèves préparent (Phrase incomplète)
– ne peut pas être dédoublé par « il le fait » ou « et cela se passe » (non-dédoublement).
*Les élèves préparent et ils le font un spectacle.
*Les élèves préparent et cela se passe un spectacle.

Les fonctions dans la phrase 63


Le complément du verbe
– peut être remplacé par un pronom personnel : le, la, les, lui, leur. (transformation pronominale).
Les élèves allument les projecteurs. Les élèves les allument.
La classe présente le spectacle aux parents. La classe leur présente le spectacle.
– peut être remplacé par un pronom interrogatif : que ? à qui ? à quoi ? de qui ?… (transformation interrogative).
Que préparent les élèves ?
À qui la classe présente-t-elle le spectacle ?
– peut subir la transformation passive (transformation passive).
Un spectacle est présenté par la classe.

• Le complément direct du verbe est lié directement au verbe (sans préposition).


Quelques élèves ont dessiné des invitations. (On dessine quelque chose).
Le complément direct partitif du verbe se compose d’un Déterminant article partitif + Nom.
À l’entracte, on a vendu du chocolat. (On vend quelque chose).

• Le complément indirect du verbe est lié au verbe par une préposition.


Le choix des commentaires plait aux spectateurs. (On plait à quelqu’un)
Remarque : Certains verbes peuvent avoir deux compléments :
– un compl. direct du verbe et un compl. indirect du verbe.
Les élèves ont offert des photos à leurs invités. (On offre quelque chose à quelqu’un).
– deux compléments indirects.
Les élèves parlent de ce spectacle à leurs amis. (On parle de quelque chose à quelqu’un).
Remarque : Les verbes intransitifs n’ont pas de complément.

3.2.3. L’attribut du sujet


• L’attribut du sujet est une suite indispensable du verbe copule « être » ou d’un verbe analogue à « être » :
sembler, paraitre, devenir, rester, avoir l’air,…
Le résultat fut surprenant.
Le scénario est un succès.
Les spectateurs paraissaient enthousiastes.
Les élèves avaient l’air heureux.

• Comment reconnaitre l’attribut du sujet ?


– L’attribut du sujet est très étroitement lié à son sujet, avec lequel il s’accorde généralement en genre (Ge) et
en nombre (No).
L’évaluation fut satisfaisante.
Les élèves étaient contents.
– L’attribut du sujet peut être remplacé par : le, l’être, en (être) un, en (avoir l’air), (avoir l’air) de l’être
Le résultat fut surprenant. – Il le fut.
Le scénario est un succès. – Il l’est. – Il en est un.
Les élèves avaient l’air heureux. – Ils en avaient l’air. – Ils avaient l’air de l’être.

S ois futé  ! Ne confonds pas  !



L’attribut du sujet (être, verbe copule) Le compl. indirect du verbe (être V. non-copule)
Les élèves sont dans la lune. Les élèves sont dans la salle.
(= distraits)
Transformation pronominale : Ils le sont. Transformation pronominale : Ils y sont.

64 Les fonctions dans la phrase


3.2.4. L’attribut du complément du verbe
• L’attribut du complément du verbe est le résultat de la réduction d’une phrase complexe dont la P1
comporte un verbe : croire, estimer, trouver, juger,…
dont la P2 enchâssée est complément du verbe.
Avant la réduction, cette P2 comportait un verbe être ou un verbe analogue et un attribut du sujet, l’effacement
du verbe et du marqueur d’enchâssement de P2 produit un attribut du compl. du verbe.
Les parents trouvaient l’expérience intéressante.
(P1 Les parents trouvaient ceci.
(P2 L’expérience était intéressante…
( P complexe : Les parents trouvaient que l’expérience était intéressante.)
après réduction : Les parents trouvaient l’expérience intéressante.

• Comment reconnaitre l’attribut du complément du verbe ?


– L’effacement de l’attribut du compl. du verbe est impossible.
*Les parents trouvaient l’expérience.
– Après la T pronominale du GN compl. du verbe, l’attribut du compl. du V est détaché du GN et suit le verbe.
Les parents la trouvaient intéressante.

S ois futé  ! Ne confonds pas  !


L’attribut du complément du verbe   L’épithète
Tu trouvais l’expérience intéressante. Tu vis une expérience intéressante.
Transformation pronominale :
tu la trouvais intéressante. Transformation pronominale : tu la vis.
La transformation pronominale du GN complément La transformation pronominale porte sur le GN
du verbe détache l’attribut du complément du verbe. complet, l’épithète est liée au nom.

3.2.5. Le complément du verbe impersonnel


• Le complément du verbe impersonnel forme un tout avec un verbe impersonnel (verbe qui ne peut avoir
d’autre sujet que « il » indéterminé).
Il fallait beaucoup d’imagination.
Il s’agit d’une expérience intéressante.
Il pleuvait des applaudissements.

• Comment reconnaitre le complément du verbe impersonnel ?


On applique les mêmes critères d’impossibilité que pour le complément du verbe.
* Il fallait.
* D’une expérience intéressante, il s’agit.
* Il pleuvait et cela se passait des applaudissements.

3.2.6. Le complément du présentatif


• Le complément du présentatif forme un bloc avec un présentatif.
C’était un travail passionnant.
Il y avait de l’enthousiasme.
Voilà les résultats !

Les fonctions dans la phrase 65


• Comment reconnaitre le complément du présentatif ?
On applique les mêmes critères que pour le complément du verbe.
C’était un travail passionnant. – Ce l’était.
Il y avait de l’enthousiasme. – II y en avait.
Voilà les résultats. – Les voilà.

3.2.7. Le complément circonstanciel de la phrase (de l’ensemble GNs + GV)


• Le complément circonstanciel de la phrase (Compl. circ. de P) n’est pas lié au verbe, il complète l’ensemble
de la phrase.
Les élèves préparent un spectacle pour la fête de l’école.

• Comment reconnaitre le complément circonstanciel de la phrase ?


Le complément circonstanciel de la phrase
– peut être déplacé, il n’est pas lié au verbe.
Pour la fête de l’école, les élèves préparent un spectacle.
– peut être effacé, il n’est pas indispensable à la phrase.
Les élèves préparent un spectacle.
– peut être dédoublé par « et il le fait » ou « et cela se passe ».
Les élèves préparent un spectacle et ils le font pour la fête de l’école.

• Nuances sémantiques exprimées par le complément circonstanciel de la phrase


– le lieu : La fête se déroule à l’école.
– le temps : Demain, les élèves chanteront un « choral » de Bach.
– la manière : Ils chanteront tous ensemble.
– le but : Les parents participent en vue du voyage scolaire.
– la cause : Grâce à l’aide des parents, tous partiront en voyage.
et d’autres…

3.2.8. Le complément du verbe passif ou complément d’agent


• Le complément du verbe passif ou compl. d’agent exprime, dans une phrase passive, celui qui / ce qui
fait l’action exprimée par le verbe ; dans une phrase active, il serait sujet.
Le spectacle est réalisé par notre classe.
      (Notre classe réalise le spectacle.)

• Comment reconnaitre le complément du verbe passif ?


– Le complément du verbe passif devient sujet du verbe lorsqu’on transforme la phrase passive en phrase
active.
Les invitations sont dessinées par les élèves. (P. passive)
      (Les élèves dessinent les invitations. = P de base, active)
– Le complément du verbe passif se trouve après le verbe conjugué à la voix passive, il est introduit par la
préposition « de » ou « par ».
Le public est séduit par la musique.
Le compositeur est admiré de tous.

66 Les fonctions dans la phrase