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Réf.

: C3348 V1

Éclairage des bâtiments -


Date de publication :
10 février 2015
Normes, règlements et bonnes
pratiques

Cet article est issu de : Construction et travaux publics | Le second oeuvre et


l'équipement du bâtiment

par Bernard DUVAL

Mots-clés Résumé Les exigences en matière d'éclairage des bâtiments doivent répondre à trois
réglementation | lumière | besoins fondamentaux: le confort visuel, la performance visuelle et la sécurité.Des
normalisation | éclairage des
bâtiments | Eclairage | normes d’ergonomie et d’éclairagisme établissent les critères de niveaux et d’uniformité
éclairage intérieur d’éclairement, de luminance, de limitation de l’éblouissement et de bonne perception des
couleurs. Pour être conforme avec la réglementation et la législation en matière
d’efficience énergétique, la conception de projets d’éclairage doit être complétée par une
approche environnementale et économique de la gestion de l’éclairage suivant
l’occupation des locaux et la modulation de la lumière naturelle. [...]

Keywords Abstract The lighting requirements of buildings must meet three basic needs: visual
regulation | light | comfort, visual performance and safety.Ergonomic standards for lighting technology set
standardization | lighting of
buildings | lighting | indoor the criteria and levels of illumination uniformity, brightness, limitation of glare and good
lighting color perception. To comply with regulations and legislation on energy efficiency, the
design of lighting projects must be completed by an environmental and economic
approach to the management of lighting according to occupancy and modulation of natural
light. The development of electronic and digital technologies such as LED solutions and
management systems improve lighting while integrating quality of life and economic
efficiency at work.

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Éclairage des bâtiments


Normes, règlements et bonnes pratiques
par Bernard DUVAL
Expert du Comité AFNOR X90X – Lumière et éclairage
Expert de l’AFE

1. État des lieux de l’éclairage des bâtiments............................... C 3 348 – 2


1.1 Acteurs du marché ............................................................................. — 3
1.2 Nature et gestion du parc des équipements d’éclairage .................. — 3
2. Éclairagisme..................................................................................... — 4
2.1 Répartition des intensités lumineuses d’un luminaire ..................... — 5
2.2 Rendement, classe photométrique du luminaire et facteur
d’utilisation ......................................................................................... — 5
2.3 Avant-projet d’éclairage – Méthode du facteur d’utilisation ............ — 6
3. Exigences ergonomiques de l’éclairage ..................................... — 7
3.1 Éclairement et luminance à maintenir .............................................. — 7
3.2 Limitation des éblouissements .......................................................... — 7
3.3 Température de couleur ..................................................................... — 8
3.4 Diagnostic ergonomique .................................................................... — 8
4. Norme d’éclairage intérieur des lieux de travail ...................... — 8
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4.1 Domaine d’application ....................................................................... — 8


4.2 Prescriptions d’éclairage de la Norme .............................................. — 8
4.2.1 Éclairement moyen à maintenir .............................................. — 8
4.2.2 Facteur d’uniformité d’éclairement ......................................... — 10
4.2.3 Limitation de l’éblouissement ................................................. — 10
4.2.4 Autres critères de la Norme .................................................... — 11
4.3 Application à l’éclairage des bureaux – Bonnes pratiques ............... — 11
4.3.1 Couleurs à l’intérieur des locaux ............................................ — 11
4.3.2 Salles de réunion ..................................................................... — 11
4.3.3 Travail sur écran ...................................................................... — 11
4.3.4 Critères d’exigences pour l’éclairage des bureaux ................ — 12
5. Enjeux énergétiques de l’éclairage ............................................. — 12
5.1 Efficience énergétique d’une installation d’éclairage intérieur ........ — 12
5.1.1 Critères d’efficience énergétique ............................................ — 12
5.1.2 Exemple d’application ............................................................. — 13
5.2 Gestion énergétique d’une installation d’éclairage intérieur ........... — 13
5.2.1 Norme de performance énergétique....................................... — 13
5.2.2 Réglementation thermique ...................................................... — 13
6. Projets et modes d’éclairage ........................................................ — 15
6.1 Éclairage général ................................................................................ — 15
6.2 Éclairage d’appoint ou localisé .......................................................... — 15
6.3 Mode opératoire du projet d’éclairage .............................................. — 16
6.4 Choix des lampes ............................................................................... — 18
6.5 Choix des luminaires ......................................................................... — 18
6.6 Choix des systèmes de gestion de l’éclairage .................................. — 20
7. Conclusion........................................................................................ — 20
Pour en savoir plus.................................................................................. Doc. C 3 348

T ous les acteurs professionnels constatent la vétusté et le manque d’entre-


tien de l’éclairage des bâtiments. Cette situation a des conséquences sur les
conditions de travail et la perception de notre environnement au quotidien. Cet

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ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

état des lieux s’accompagnent d’une dépense énergétique excessive et des


coûts économiques indirects liés à la fatigue visuelle et à l’augmentation du
stress pour les personnes au travail.
Un éclairage adapté aux besoins de vision contribue à répondre aux condi-
tions psychosociales au travail. Les exigences en matière d’éclairage sont déter-
minées par la satisfaction de trois besoins fondamentaux pour l’individu :
– la performance visuelle pour réaliser les tâches visuelles en toutes circons-
tances et de manière prolongée ;
– le confort visuel qui contribue à la sensation de bien-être ;
– la sécurité pour réduire les risques d’accident.
Ces besoins sont traduits dans les normes d’ergonomie et d’éclairagisme par
des critères :
– de niveaux et d’uniformités d’éclairement ;
– d’équilibre de luminance ;
– de limitation de l’éblouissement ;
– de bonne perception des couleurs.
Le projet d’éclairage contribue à définir l’installation de l’éclairage dans ces
différentes composantes (lampes, luminaires, appareillages) pour répondre
aux « besoins de lumière » des utilisateurs. Désormais, pour se mettre en
conformité avec les exigences de la réglementation et de la législation en
matière d’efficience énergétique, cette phase de conception doit être complétée
par une nouvelle approche environnementale et économique de la gestion de
l’éclairage suivant l’occupation des locaux et la modulation de la lumière
naturelle.
Les solutions LED et les systèmes de gestion apportent des perspectives
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encourageantes d’amélioration de l’éclairage. Le développement de ces techno-


logies électroniques et numériques est porteur de progrès. Il devrait inciter les
acteurs professionnels à parfaire leurs pratiques pour valoriser le cadre de vie
au travail et l’efficience économique des entreprises.

1. État des lieux de l’éclairage Tableau 1 – Répartition de la consommation totale


d’électricité pour l’éclairage (49 TWh)
des bâtiments
Poids moyen sur la
Consommation facture globale
Les bâtiments tertiaires représentent en France une surface totale Secteurs
(en TWh) d’électricité
de 840 millions de m2 (dont 370 pour le secteur public) qui se répar- (en %)
tissent ainsi (chiffres résumés dans le tableau 1) :
– 180 millions de m2 pour le Commerce ; Résidentiel 9,9 11
– 170 millions de m2 pour l’Enseignement et la Recherche ;
– 160 millions de m2 pour le secteur Entreprises et Administra- Industrie 6,5 15
tion ;
– 110 millions de m2 pour les Cafés, Hôtels, Restaurants ; 6,5 / Éclairage
Collectivités locales 50
– 100 millions de m2 pour les secteurs de la Santé et de l’Action public : 4,7
sociale ;
– 120 millions de m2 pour le Transport, les Sports, le Loisir et la Commerces 9,1 23
Culture.
Bureaux 5,7 30
Le secteur de l’éclairage représente une consommation annuelle
de 49 TWh, soit plus de 10 % de la consommation annuelle d’élec- Santé 4,6 50
tricité suivant la répartition donnée dans le tableau 1 (source
Ademe – voir le site dans le Pour en savoir plus). Enseignements –
4,6 39
Dans l’habitat, la consommation annuelle d’éclairage représente Sports
une dépense de 150 kWh par habitant. Le nombre de lampes instal-
lées par logement est de 15 pour une densité moyenne de 0,2 sour- Cafés, Hôtels,
2,1 Non renseigné
ces lumineuses au mètre carré. Restaurants

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Si le bâtiment représente 43 % de la dépense totale d’énergie et fonctionnel. Le reste des ventes est établi par la distribution profes-
25 % des émissions de CO2, la part de l’éclairage dans la facture sionnelle spécialisée et les grandes surfaces de bricolage.
globale d’électricité est prépondérante dans les secteurs du tertiaire L’offre des matériels répond à une logique de produits distribués
public, de la santé (50 %) et des bureaux (30 %). en quantité limitée par de nombreuses agences régionales. La
Le marché total annuel de l’éclairage est de 2,3 milliards d’euros vente s’effectue au comptoir pour les artisans et le marché de la
dont le tiers représente les ventes de luminaires d’éclairage inté- maintenance. Dans le cadre de grands projets, une forme de distri-
rieur professionnel et 20 % les ventes de lampes. bution « in situ » se développe.
Des « conseillers éclairage » interviennent parfois comme pres-
cripteurs dans la chaı̂ne de décision. Les produits hauts de
1.1 Acteurs du marché gamme et les solutions de gestion de l’éclairage nécessitent le
Ils comprennent : plus souvent l’intervention des fabricants.

– les fabricants ; & Entreprises générales


– tous les maı̂tres d’ouvrage et maı̂tres d’œuvre ; Elles deviennent des acteurs majeurs dans les grands projets en
– les installateurs ; raison du manque de capacité des maı̂tres d’ouvrage et de la
– les grossistes/distributeurs ; dégradation des connaissances techniques. Des offres clé en main
– les entreprises générales. sont donc proposées en substitution à des offres par lot.
& Fabricants Le processus d’itération dans la conduite des projets et la passa-
tion de contrat global a pour conséquence d’inverser les rapports
Ils introduisent les nouvelles technologies des luminaires équi-
de force entre le maı̂tre d’ouvrage et les sous-traitants. La pratique
pés de ballasts électroniques moins énergivores, des systèmes de
du moins-disant produit un transfert de marge de la sous-traitance
gestion de l’éclairage et de lampes et systèmes d’éclairage à diodes
vers l’entreprise générale ; il en résulte une dégradation des projets
électroluminescentes qui arrivent maintenant à maturité
qui n’intègrent que rarement l’appréciation du coût global d’une
(voir [C 3 347]).
installation : premier investissement + exploitation dans le temps.
La prescription des solutions d’éclairage est réalisée auprès des
Malheureusement, la mise en œuvre de l’éclairage qui intervient
architectes, bureaux d’études et aménageurs sous la forme de pro-
en fin de chantier, l’organisation des marchés, la faiblesse de la
jets d’éclairage ; ils sont établis suivant les besoins exprimés et les
prescription conduisent à des solutions dégradées sous la pression
critères définis dans les normes d’éclairagisme et les exigences
de prix.
énergétiques (réglementation thermique pour les nouveaux bâti-
ments, décrets et arrêtés « rénovation » pour l’existant). Nous ne pouvons que dresser un tableau peu satisfaisant de
l’état des lieux de l’éclairage des bâtiments fondé sur :
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& Maı̂tres d’ouvrage et maı̂tres d’œuvre


– le manque d’intérêt de certains acteurs pour l’éclairage qui en
Ils assurent la gestion des projets d’éclairage avec une influence ignorent les bénéfices en termes d’ergonomie, de valorisation des
de plus en plus prépondérante des entreprises générales faisant espaces, de création d’ambiance et d’économie d’énergie ;
appel à de la sous-traitance ; cette pratique, courante dans les – la méconnaissance des besoins réels des opérateurs et des
grands projets, s’accompagne d’une pression sur les prix et d’une enjeux économiques et environnementaux fondés sur le respect
baisse des prestations. des normes et de la réglementation ;
Les deux types d’exécution de la fourniture des équipements – l’insuffisance de formation des acteurs qui entraı̂ne une dégra-
d’éclairage s’effectuent suivant : dation de la chaı̂ne de valeur dans la réalisation des projets ;
– les freins économiques à la pénétration des meilleures techno-
– un schéma de petits projets qui s’inscrit dans une logique de
logies disponibles.
service, de qualité et de pérennité des contrats commerciaux :
architecte + installateur + distributeur grossiste + fabricant ;
– un schéma général de grands projets qui correspond à l’activité 1.2 Nature et gestion du parc
des grandes entreprises avec intervention d’un acteur supplémentaire :
architecte + bureaux d’études + entreprise générale +
des équipements d’éclairage
installateur + fabricant. Une enquête a été réalisée par le Ceren en 2007 à l’initiative de
& Installateurs l’Ademe, d’EDF et du Syndicat de l’éclairage. Elle a porté sur l’éclai-
rage de 143 sites à usage de bureaux de toutes dimensions sur une
Il s’agit d’artisans, de petites et grandes entreprises dont les plus surface totale de 505 000 m2 qui concerne 22 000 personnes.
importantes appartiennent à des grands comptes. La fourniture des
équipements d’éclairage est assurée à 70 % par la distribution de & Résultats de l’enquête Ceren
matériel électrique et à 30 % par une négociation en direct avec Les réponses à un questionnaire détaillé ont montré que :
les fabricants.
– l’éclairage était préexistant à l’entrée dans les lieux sur 46 %
Une dizaine de grands groupes nationaux, de plus en plus inté- des surfaces ;
grés à des entreprises générales, dominent le marché des grandes – l’architecte est l’interlocuteur seul connu pour 85 % des
surfaces de bureaux. Ils négocient les marchés avec les promo- surfaces ;
teurs, les architectes, bureaux d’étude et entreprises générales. La – le Code du travail ou les réglementations relatives à l’éclairage
clientèle est gagnée sur résultats d’appel d’offre ou fidélisée dans le ne sont pas connus pour 55 % des entreprises ;
cadre de marchés d’entretien ou de maintenance. – la consommation en électricité des installations d’éclairage est
Différentes solutions techniques s’offrent à l’installateur, quand ignorée dans 96 % des cas ;
l’organisation du chantier lui en laisse la possibilité, pour respecter – le temps de présence annuel des personnes est de 1 650 h dans
le cahier des charges fondé sur les normes d’installation et les les bureaux pour une durée de fonctionnement de l’éclairage des
équipements suivant les exigences de sécurité et de performances parties communes comprise entre 1 600 et 1 700 h ;
de la réglementation. – un tiers des surfaces est concerné par un contrat de mainte-
nance où il existe une obligation de résultat dans 54 % des immeu-
& Grossistes/distributeurs
bles de plus de 2 500 m2 ;
Ils sont dominés par deux grands groupes de dimension mon- – le remplacement systématique des lampes ne concerne que
diale qui détiennent 70 % du marché de l’éclairage intérieur 6 % des surfaces.

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ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Les espaces de bureaux seuls comprennent 53 500 luminaires Les mesures d’éclairement effectuées sur le plan de travail ont
(115 500 lampes et 85 500 ballasts) pour un ensemble de montré que :
82 400 luminaires (170 000 lampes et 122 500 ballasts) soit une – 15 % des installations d’éclairage présentent un éclairement
densité de 0,2 luminaire par mètre carré. inférieur à la valeur sanction de 120 lx donnée dans le Code du
travail ;
 Les luminaires encastrés pour tubes fluorescents (4 x 18 W,
– 85 % d’entre elles ne sont pas conformes au critère de la Norme
2 x 36 W, 1/2 x 58 W) représentent 46 % du parc de luminaires (res-
européenne d’éclairage intérieur (500 lx sur le plan de travail) !
pectivement 15 % de luminaires en plafonnier).
Les mesures d’éclairement ont été réalisées pour une population
 Les tubes fluorescents représentent 85 % du parc des lampes de 1 500 occupants au niveau du clavier de l’ordinateur qui consti-
pour un taux d’équipement de ballasts électroniques inférieur à tue le poste de travail le plus fréquemment rencontré dans les
5 %. Les autres lampes de type halogènes Très basse tension et immeubles de bureaux (voir la figure 1).
Basse tension et les lampes à décharge iodures métalliques équi-
pent des lampadaires sur pied, appliques murales, luminaires
encastrés et projecteurs.

& Analyse des retours de l’enquête Ceren


2. Éclairagisme
Lors de cette enquête, il a été constaté :
– la vétusté des installations d’éclairage dont l’âge moyen est de Les techniques de l’éclairage destinées à répondre aux besoins
15 ans ; de lumière reposent sur :
– le caractère très énergivore des luminaires qui génère des coûts – la photométrie dont les grandeurs sont :
d’exploitation élevés ; la puissance installée constatée est de  l’intensité lumineuse (en candela - cd),
17 W.m-2 alors que les meilleures technologies disponibles permet-
 le flux lumineux (en lumen – lm),
taient d’atteindre moins de 10 W.m-2 ;
– le manque de maintenance préventive (remplacement systéma-  l’éclairement (en lux – lx),
tique des lampes et nettoyage des luminaires) et l’absence de sys-  la luminance (en candela par mètre carré – cd.m-2) ;
tème de gestion de l’éclairage (détection de présence et de lumière
– la colorimétrie dont les grandeurs sont la température de cou-
du jour) ;
leur (Tcp en Kelvin – K) et l’indice de rendu des couleurs (IRC ou Ra
– les conditions médiocres de l’éclairage qui engendrent des suivant une échelle graduée de 0 à 100).
situations d’éblouissement, d’éclairage inadapté du poste de travail
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qui sont préjudiciables sur le plan de la sécurité, de l’ergonomie, de Voir [C 3 340], [C 3 315] et [C 3 316] qui donnent les définitions de
la santé et de la performance économique. ces grandeurs.

120 lx 500 lx

Mesures au luxmètre (en lx)

1 000
200

300

400

500

600

700

800

900
100
0

0
10
20
Cumul de la population

30
40
50
60
70
80
90
100

Apport de l’éclairage général (en lx) Pratique de l’occupant (en lx)

- courbe bleu : le pourcentage des opérateurs qui utilisent l’éclairage général du bureau (en ordonnée) avec le niveau
d’éclairement (en lx) correspondant (en abscisse) ;
- courbe rouge : le pourcentage des opérateurs qui s’éclairent à la lumière du jour en éteignant leur éclairage ; c’est
ainsi que, pour une situation d’éclairage à un niveau de 120 lx, près de 15 % utilisent un éclairage de médiocre qualité,
alors que près de 30 % se privent d’éclairage ! Dans ces conditions, on rencontre une partie des occupants qui ne
jugent pas nécessaire de bénéficier de l’éclairage artificiel ou qui éteignent leur éclairage en raison de sa médiocrité
(par exemple, en présence d’un éblouissement gênant).

Figure 1 – Mesures d’éclairement sur le bureau (Enquête Ceren 2007)

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2.1 Répartition des intensités lumineuses luminaire de rendement hs est décomposé en deux luminaires fic-
tifs qui émettent :
d’un luminaire
– dans l’hémisphère inférieur, suivant une répartition lumineuse
La connaissance des intensités lumineuses émises dans toutes décrite dans 4 zones de p/2 stéradians et de rendement hsi suivant
les directions de l’espace (solide photométrique) est nécessaire 10 classes symbolisées par les lettres A à J (A pour les luminaires à
pour évaluer les performances photométriques d’un luminaire. répartition intensive, J pour les luminaires à répartition extensive) ;
– dans l’hémisphère supérieur, suivant une répartition lumineuse
Pour ce faire, on utilise dans le laboratoire de photométrie la décrite dans une zone de p stéradians et de rendement hss suivant
relation entre l’éclairement E et l’intensité lumineuse I. La cellule une classe unique symbolisée par la lettre T, tel que :
photométrique placée à une distance D (en m) mesure perpendicu-
lairement à la direction d’émission du luminaire un éclairement (en ηs = ηsi + ηss
lx) qui est converti en intensité lumineuse (en cd) par la formule :
La classe photométrique du luminaire s’écrit ainsi sous la forme :
I = E .D 2
ηsi ( A, J) + ηss T
Toutes les directions de l’espace sont repérées suivant un sys-
tème normalisé (par exemple, le système C-gamma de la Commis-  La signature photométrique du luminaire est complétée par :
sion internationale de l’éclairage – CIE) et les mesures des intensi- – les luminances moyennes sous certains angles ;
tés lumineuses sont conventionnellement présentées à l’aide de – le rapport s/h maximum (s est l’espacement entre les luminai-
tableaux ou de fichiers informatiques ; le plus souvent, les intensi- res et h la hauteur utile entre le plan de travail et les luminaires)
tés lumineuses sont exprimées en candela pour un flux lumineux qui garantit une uniformité satisfaisante de l’éclairage dans le
des lampes utilisées rapporté à 1 000 lm. local ;
Les catalogues des fabricants donnent les courbes de répartition – l’intensité maximale Imax et l’ouverture angulaire du faisceau à
des intensités lumineuses en coordonnées semi-polaire ou polaire Imax/2 pour les projecteurs.
dans quelques plans particuliers (voir figure 2) ; elles sont directe- & Facteur d’utilisation u d’une installation d’éclairage
ment utilisables pour choisir un luminaire et effectuer les calculs
d’éclairage. Il s’agit du rapport du flux utile reçu par le plan utile (situé géné-
ralement à 0,80 m du sol) à la somme des flux individuels des lam-
pes qui équipent les luminaires de l’installation, soit :
2.2 Rendement, classe photométrique Fu F
du luminaire et facteur d’utilisation u= = u (1)
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N .F la Ft

& Rendement en service d’un luminaire avec Fu flux utile reçu par la surface du local (lm),
Exprimé sous la forme du rapport entre le flux total sortant du N nombre de luminaires qui équipent l’installa-
luminaire et le flux total de la lampe (ou des lampes) qui équipent tion d’éclairage,
le luminaire (symbole hs), le rendement d’un luminaire est généra- Fla flux lumineux de la (ou des) lampe(s) qui équi-
lement compris entre 0,50 et 0,80. pent le luminaire,
 La norme NF C 71121 donne une classification photométrique Ft flux total des lampes qui équipent l’installa-
des luminaires de répartition lumineuse de révolution. Un tion.

a d’un luminaire d’éclairage intérieur b d’un projecteur


équipé de tubes fluorescent

I (en cd. klm-1)


I (en %)
100
T
0 90°
T L 50 T L L L
100

60° T
0
200 60° 40° 20° 0° 20° 40° 60°
L T T
L
300
0° 30°

Exemples de représentation graphique de la répartition des intensités lumineuses (courbes des intensités lumineuses).
a) Luminaire d’éclairage intérieur équipé de tubes fluorescents. Le plan longitudinal (L) correspond au demi-plan pour
lesquels C = 90° (ou 270°) et le plan transversal (T) au demi-plan C = 0° (ou 180°).
b) Projecteur (intensité lumineuse donnée en pourcentage de l’intensité maximale et exprimée en candela pour 1 000 lm
émis par la lampe.).

Figure 2 – Courbes de répartition des intensités lumineuses

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ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Le facteur d’utilisation d’une installation d’éclairage est générale- Des équations (1) et (2) il résulte que :
ment compris entre 0,35 et 0,70.
E .S
La norme établit un tableau des facteurs d’utilisation d’une ins- Ft = (3)
tallation constituée d’un maillage de luminaires implantés de u
manière régulière dans le local considéré.
Si on introduit l’éclairement moyen à maintenir Em ; l’éclairement
Ce tableau est donné suivant la classe photométrique du lumi- moyen initial E est tel que :
naire choisi en fonction :
Em
– des facteurs de réflexion du plafond, des murs et du sol du E= (4)
M
local ;
– d’un indice du lieu établi suivant la géométrie du local. On obtient le flux total à installer :
La connaissance du facteur d’utilisation permet le calcul des Em .S
Ft = (5)
éclairements dans un local, où l’implantation des luminaires et le M .u
flux lumineux des lampes les équipant sont connus.
Et le flux unitaire théorique Fla à installer dans chaque luminaire,
tel que :
2.3 Avant-projet d’éclairage – Méthode Em .S
F la = (6)
du facteur d’utilisation M .u.Nmin

Cette méthode qui s’applique à l’éclairage général vise à détermi- avec Em éclairement moyen à maintenir défini dans les
ner l’implantation et le nombre de sources lumineuses pour obtenir normes d’éclairagisme suivant la nature et la
un niveau donné d’éclairage suffisamment uniforme. difficulté de la tâche visuelle (voir 4.2.1),
Compte tenu du critère d’uniformité (rapport smaxi/h, limite supé- M facteur de maintenance* de l’installation,
rieure entre foyers voisins – rapport généralement compris entre
0,8 à 1,8), le nombre minimal de luminaires à installer Nmin est u facteur d’utilisation de l’installation d’éclairage,
défini. Nmin nombre minimal de luminaires dans le local.
L’implantation est réalisée suivant la figure 3 sous la forme de * Le facteur de maintenance s’exprime sous la forme du rapport de l’éclairement sur
lignes et de rangées de luminaires dont l’espacement est tel que : le plan utile après un certain temps de fonctionnement sur celui de l’éclairement obtenu,
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sur ce même plan, à l’état initial de l’installation.


s ≤ smax i / h La baisse du niveau d’éclairement d’une installation d’éclairage
dans le temps est liée à :
De plus, pour respecter le critère d’uniformité, on veillera à ce
– l’empoussièrement des parois du local et des luminaires ;
que la distance entre le dernier luminaire de chacune des lignes et
rangées soit tel que : – la baisse du flux des lampes et leur mortalité prématurée ;
– la dépréciation des performances photométriques des
s ≤ smax i / h /2 luminaires.

La mise en place de l’opération de maintenance préventive (rem-


Par définition de l’éclairement moyen reçu par une surface, le
placement systématique de la totalité des lampes, nettoyage des
flux utile s’exprime sous la forme :
luminaires et, éventuellement, remise en peinture du local) inter-
Fu = E .S (2) vient suivant une périodicité telle que :
– les performances d’éclairage ne sont pas dégradées ;

S3≤Smax/h/2 S1≤Smax/h
S2≤Smax/h
S4≤Smax/h/2

Figure 3 – Implantation des luminaires dans le local

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– la durée de fonctionnement des lampes est inférieure à leur


durée de vie économique. Tableau 2 – Rapports recommandés de luminance
dans le champ visuel

La durée de vie économique d’une lampe est la durée de vie Exigence visuelle
optimale du point de vue de son coût ; elle est définie en
considérant : Localisations Forte Moyenne Faible
– la durée de l’utilisation de l’installation d’éclairage et la
durée de vie réelle de la lampe variable suivant le type de Entre la zone de travail et
Entre 1 et 5 Entre 1 et 10 Entre 1 et 20
lampe et les influences externes (température ambiante, condi- la zone périphérique
tions d’alimentation électrique, vibrations, etc.) ;
– le flux de la lampe et la baisse des performances de celle-ci Entre la zone de travail et
dans le temps ; son environnement Entre 1 et 3 Entre 1 et 5 Entre 1 et 10
– les facteurs économiques liés au prix de la lampe et à son immédiat
coût d’installation ou de remplacement.
Entre un luminaire et son
< 20 < 50 < 80
pourtour
Exemples
Durée de vie économique de quelques lampes : Entre une baie vitrée et
< 20 < 50 < 100
– lampes à incandescence tungstène halogène : 2 000 à 4 000 h ; les murs adjacents
– lampes fluocompactes : 6 000 à 12 000 h ;
– tubes fluorescents T8 alimentés sur ballast ferromagnétique :
6 000 à 8 000 h ; 3.1 Éclairement et luminance à maintenir
– tubes fluorescents T8 et T5 alimentés sur ballasts électroniques :
Le diagnostic ergonomique privilégie la perception des luminan-
16 à 18 000 h ;
ces ; l’éclairement moyen à assurer pour les différentes tâches
– lampes iodures métalliques : 4 000 – 16 000 h ;
visuelles défini dans la Norme NF EN 12464-1 est un moyen pour
– lampes et luminaires à LED : 25 000 à 50 000 h.
les obtenir (voir § 4).
La notion de perception des contrastes de luminances, entre
La valeur minimale du facteur de maintenance ne doit pas être l’objet et le fond sur lequel celui-ci est perçu, est privilégiée.
inférieure à 0,70 afin de ne pas affecter les coûts d’exploitation et
Les valeurs recommandées pour les rapports de luminances sont
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d’entretien de l’installation d’éclairage.


indiquées dans le tableau 2.
Le niveau d’éclairement moyen initial sur le plan utile du local Er
Les exigences visuelles fortes, moyennes et faibles doivent être
est obtenu en prenant le flux total des lampes F ′la figurant dans le
évaluées à partir d’une analyse de la tâche et de l’activité en
catalogue des fabricants de lampes avec F ′la > Fla et :
contexte.
Nmin .F la′ .u
Er = (7) Exemple
S L’activité de lecture et d’écriture d’un document en papier (de fac-
teur de réflexion 0,80) requiert un éclairement moyen à maintenir de
3. Exigences ergonomiques 500 lx sur la tâche visuelle suivant la Norme NF EN 12464-1 ; soit,
pour une exigence visuelle forte, une luminance moyenne à mainte-
de l’éclairage nir d’environ 130 cd.m-2 (ceci en application de la loi de Lambert qui
définit la luminance moyenne Lmoy émise par une surface diffusante
de facteur de réflexion r recevant un éclairement moyen Emoy, tel
que : Lmoy = rEmoy/P).
Un éclairage satisfaisant crée un environnement visuel qui per-
L’équilibre de luminance est jugé satisfaisant si la valeur de lumi-
met aux personnes :
nance moyenne n’est pas inférieure à 43 cd.m-2 dans l’environne-
– de voir, d’être vu, de communiquer, de se déplacer en toute ment immédiat et à 26 cd.m-2 dans la zone périphérique. Si l’opé-
sécurité ; rateur est âgé de plus de 45 ans, la performance visuelle s’altère
– de réaliser des tâches visuelles avec efficacité et précision sans avec l’âge, l’éclairement moyen à maintenir est porté à 750 lx pour
causer de gêne ou de fatigue visuelle. atteindre 1 000 lx si la situation présente des risques.

3.2 Limitation des éblouissements


La norme AFNOR NF X35-103 – Principes d’ergonomie appli-
cables à l’éclairage des lieux de travail décrit les principes et une En aucun cas, la perception des luminances des sources ou de
méthode ergonomique visant à définir les éléments de perfor- leur perception sur des surfaces brillantes ne doit gêner la vision ;
mances et de confort visuel ayant les objectifs suivants : une luminance de 10 000 cd.m-2 constitue généralement une valeur
– éviter et évaluer les risques au travail ; en-dessous de laquelle il n’y a pas de risques de dégradation des
– adapter le travail à l’homme en utilisant les méthodes et fonctions visuelles.
technologies d’éclairage dans des conditions satisfaisantes de La limitation de l’éblouissement est jugée satisfaisante si les rap-
prévention et de protection ; ports de luminance du tableau 2 sont respectés. Des rapports de
– donner les critères d’éclairage permettant l’élaboration du luminance trop élevés, entre la source lumineuse directe ou indi-
projet d’éclairage. recte (par réflexion) et son environnement, provoquent un éblouis-
sement d’inconfort gênant sur le plan psychologique ou une inca-
pacité de nature physiologique qui entraı̂ne une baisse de la
Un diagnostic fondé sur l’activité réelle des opérateurs permet de performance visuelle. Dans ces conditions, la luminance de voile
réunir les données nécessaires à l’optimisation de l’éclairage pour réduit le contraste des luminances et, éventuellement, la discrimi-
l’ensemble des activités. nation des couleurs.

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Pour réduire ces phénomènes, il convient : 3.4 Diagnostic ergonomique


– de réduire la luminance excessive des sources par un choix
approprié de lampes et de luminaires ; Le diagnostic comprend :
– d’atténuer la luminance des fenêtres en disposant des stores. – une analyse de la demande (points de vue des acteurs en pré-
sence, documents disponibles) ;
Dans le cas d’un environnement visuel trop sombre, l’augmenta-
– un recueil d’informations (âge de la population, difficultés
tion des luminances dans le champ visuel assure un meilleur équi-
visuelles rencontrées, incidents de travail, etc.) ;
libre des luminances.
– un cahier des charges ergonomique (exigences réglementaires,
Le rapport de luminance entre une source lumineuse (la lumi- normes, recommandations pour établir le projet d’éclairage, exi-
nance d’un tube fluorescent peut dépasser 10 000 cd.m-2) et son gences visuelles, contraintes et accessibilité au poste de travail) ;
environnement immédiat ne doit pas dépasser la valeur de 50 – une évaluation qui permet de vérifier les solutions mises en
(dans le cas d’une exigence visuelle élevée, cette valeur est réduite place, la conformité au projet d’éclairage et le suivi de l’installation
à 20). d’éclairage.
Les surfaces spéculaires présentent un risque élevé d’éblouisse-
ment. Des précautions doivent être prises pour éviter la perception
des sources par réflexion. De même, un éclairage d’appoint mal
positionné, ou une orientation inappropriée du poste de travail
par rapport aux prises de jour, peuvent générer des éblouissements
4. Norme d’éclairage intérieur
perturbateurs pour l’opérateur. des lieux de travail
Pour améliorer la vision du volume et des reliefs des objets, il
convient :
– d’éviter des contrastes élevés de luminance ;
– de diriger la lumière en redonnant du relief par des ombres por- 4.1 Domaine d’application
tées qui en améliorent l’identification.
La Norme AFNOR NF EN 12464-1 – Éclairage des lieux de travail –
Partie 1 : lieux de travail intérieur donne les critères d’éclairage que
3.3 Température de couleur doivent respecter les installations d’éclairage intérieur pour assurer
la performance et le confort visuel des personnes au travail dans de
L’apparence colorée de la lampe traduit l’ambiance de l’éclairage. bonnes conditions de sécurité et de santé.
L’apparence colorée chaude (Tcp inférieure à 3 300 K) est préconisée Cette Norme s’applique à un grand nombre d’activité dans le
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pour l’éclairage domestique ou les lieux de repos et de relaxation. domaine du tertiaire, de l’industrie, des commerces, des établisse-
Les températures de couleur intermédiaires (Tcp entre 3 300 et ments d’enseignement et de santé et autres locaux où s’effectuent
5 300 K) sont recommandées pendant la journée dans les lieux de des activités professionnelles.
travail en complément à la lumière naturelle. Les teintes froides
(Tcp supérieure à 5 300 K) sont préconisées pour des éclairements
élevés ou dans les pays chauds.
4.2 Prescriptions d’éclairage de la Norme
L’indice de rendu des couleurs (IRC – suivant une échelle d’éva-
luation comprise entre 0 et 100 – voir la publication CIE n 15 – Colo- À partir des nombreux critères d’éclairage (environnement et
rimetry) indique la plus ou moins grande aptitude à restituer ambiances lumineuses, éclairage général et localisé, incidence de
l’aspect coloré habituel des objets éclairés par la lampe choisie la lumière du jour, coûts économiques…) les facteurs d’évaluation
par référence à une lumière conventionnelle de même température de l’éclairage peuvent se mesurent en termes de :
de couleur.
– niveaux d’éclairement et de luminance ;
Le tableau 3 indique, les valeurs minimales de l’IRC préconisées – équilibre des luminances ;
suivant les applications. – uniformité entre l’éclairage sur la tâche visuelle et
l’environnement ;
– perception du modelé des objets ;
Tableau 3 – Valeurs minimales d’indice de rendu – rendu des couleurs (Indice de rendu des couleurs – IRC) et per-
des couleurs recommandées ception de l’ambiance lumineuse (Température de couleur – Tcp) ;
– condition et coûts d’exploitation et de maintenance.
Valeurs
Qualités désirées limites de Exemples d’application 4.2.1 Éclairement moyen à maintenir
l’IRC
Cet éclairement Emoy (en lx) est donné sur la surface de référence
• Appréciation aussi de la zone de travail où la tâche visuelle s’effectue ; il doit être
• Contrôle des couleurs
exacte que possible des maintenu quels que soient l’âge et l’état de l’installation.
IRC ≥ 90 • Laboratoire
couleurs
• Industries textiles La Norme distingue (voir figures 4 et 5) :
• Excellent rendu des
• Imprimerie
couleurs – la zone de travail proprement dite ; elle peut-être la surface du
local si les emplacements des tâches visuelles ne sont pas définis ;
Rendu des couleurs de IRC ≥ 80 • Bureaux, écoles – la zone environnante immédiate définie par une bande de
bonne qualité • Magasins de vente 0,50 m de large qui entoure la zone de travail dans le champ visuel ;
– la zone de fond au-delà de la zone environnement immédiat qui
Rendu des couleurs mé- IRC ≥ 60 • Industries mécaniques doit avoir une dimension supérieure ou égale à 3 m ; l’éclairement
diocre mais secondaire et électriques, ateliers moyen à maintenir doit au moins être égal au tiers de la valeur
obtenue dans la zone environnante (aucune zone du local ne doit
• Industrie : fonderie, être laissée dans le noir).
Aucune exigence de
IRC < 60 grosse mécanique,
rendu des couleurs L’éclairement moyen est calculé en effectuant la moyenne arith-
magasin de stockage
métique ou pondérée des éclairements ponctuels relevés aux

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Tableau 4 – Éclairements moyens à maintenir suivant


le type d’activité

Éclairement
Tâche moyen à
Modes d’éclairage Types d’activité
maintenir
(en lx)
Environnement
Immédiat
• Minimum pour la
Surface de la pièce 10
circulation extérieure

Figure 4 – Zones d’éclairage Général avec activité • Parking 40


intermittente ou
tâche grossière • Zone de circulation, couloir 100
Bureau : tout l’espace est considéré
comme espace de travail • Escalier, voie de circulation
150
intérieure
Zone périphérique 0,5 m
• Minimum pour la tâche
150
visuelle

500 lx • Lecture et écriture, grosse


Uniformité > 0,7 300
mécanique

• Travaux de bureaux,
Général – Lieu de
dactylographie, mécanique 500
travail continu
moyenne

Bureau : un espace de travail, • Bureaux de dessin 750


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le reste de l’espace est doté d’un éclairage de base


• Mécanique fine,
Zone périphérique 0,5 m - 200 lx comparaison de couleurs, 1 000
dessins difficiles
300 lx Mécanique de précision,
500 lx Uniformité > 0,4 Général, localisé ou
Uniformité > 0,7 électronique fine, contrôle 1 500
local
divers
500 lx
Uniformité > 0,7 Tâche très difficile dans
Localisé ou local 2 000
l’industrie ou le laboratoire
Bureau constitué de différents espaces de travail

Tableau 5 – Rapport d’éclairement entre la tâche visuelle


Figure 5 – Zones d’éclairage et facteur d’uniformité
et les zones environnantes immédiates
différents points d’un canevas représentatif appliqué à chaque zone
de travail. Typiquement, on retient une distance maximale entre les Éclairements de la tâche Éclairements des zones
points de la grille de : visuelle environnantes
(en lx) (en lx)
– 0,20 m pour une grille de 0,60 m de côté ;
– 0,60 m pour une grille de 5 m de côté ; ≥ 750 500
– 1 m pour une grille de 10 m de côté ;
– 2 m pour une grille de 25 m de côté. 500 300
Le tableau 4 donne des valeurs caractéristiques de l’éclairement
suivant le mode d’éclairage et le type d’activité. 300 200

Ces valeurs d’éclairement peuvent être augmentées (multipliées 200 150


par 1,5) dans les cas suivants :
– erreurs de perception pouvant entraı̂ner des conséquences 150 Etâche
dangereuses ou coûteuses ;
– facteurs de réflexion ou contrastes visuels faibles entre la tâche 100 Etâche
et le fond, vitesse de perception élevée ;
– tâche à effectuer dans des locaux aveugles (en cas d’éclaire- ≤ 50 Etâche
ment recommandé inférieur à 300 lx) ;
– capacités visuelles des opérateurs inférieures à la normale (per-
sonnes de plus de 45 ans, malvoyants ou certains handicapés En cas d’une activité continue, l’éclairement moyen à maintenir
visuels). ne doit pas être inférieur à 200 lx.

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Prescriptions réglementaires – Sécurité et santé au travail Pour réaliser une distribution de luminance équilibrée dans le
L’éclairage des lieux de travail joue un rôle évident dans la pré- champ visuel, l’éclairement de la zone environnante doit être en
vention des accidents. Il y a lieu de se référer aux dispositions rapport avec la tâche visuelle afin d’éviter des conditions d’incon-
du Code du travail ; l’arrêté du 23 octobre 1984 définit, entre fort, de gêne ou de fatigue visuelle.
autres, les éclairements ponctuels minimaux de l’éclairage Le facteur d’uniformité recommandé de la zone environnante est
général et de la tâche visuelle qui peuvent donner lieu à sanc- supérieur ou égal à 0,40 (figure 5).
tion sur les lieux de travail. Les valeurs de pénalité retenues
sont de 120 lx dans les locaux recevant de la lumière naturelle, Suivant la géométrie des différentes zones de la figure 4, l’éclai-
et 200 lx dans les locaux aveugles. rement de la tâche visuelle et des zones environnantes immédiates
ne doit pas être inférieur aux valeurs données dans le tableau 5.

4.2.2 Facteur d’uniformité d’éclairement 4.2.3 Limitation de l’éblouissement


Le facteur d’uniformité Emin / Emoy est donné sur la surface de L’éblouissement d’inconfort affecte les conditions de vision de
référence de la zone de travail. Il est compris entre 0,40 et 0,70 sui- manière psychologique ; cet éblouissement est donné sous la
vant la nature de la tâche et de la zone d’activité (voir les tableaux forme d’une valeur limite d’UGR (la notion d’« Unified Glare
d’exigences 6 et 7). Rating » est définie dans la publication CIE n 117 – Disconfort

Tableau 6 – Critères d’exigences pour l’éclairage des bureaux


Éclairement moyen à
Uniformité Limitation de l’éblouissement
Tâches ou activités maintenir Indice de rendu des couleurs
U0 UGR
(en lx)
Classement 300 0,4 19 80
Écriture, dactylographie 80
500 0,6 19
Traitement de données Voir travail sur écran
80
Dessin industriel 750 0,7 16
Système de gestion recommandé
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80
Poste de travail CAO 500 0,6 19
Système de gestion recommandé
Salle de conférence et de 80
500 0,6 19
réunion Système de gestion recommandé
Réception 300 0,6 22 80
Archives 200 0,4 25 80

Tableau 7 – Performances comparées d’une installation d’éclairage de bureau


Plafonniers existants Plafonniers existants Commentaires
Caractéristiques techniques
2(4 x 18 W) T8* 2(3 x 14 W) T5** Gain obtenu par la rénovation

Flux lumineux 2 x 4 x 1 350 2 x 3 x 1 350 Coût d’exploitation réduit - 25 % de


(en lm) tubes fluorescents à remplacer

Facteur d’utilisation 0,40 0,62 + 55 %

Système optique existant dégradé


Facteur de maintenance 0,70 0,90
et empoussiéré

Éclairement en service
302 452 + 50 %
(en lx)

Puissance installée
150 96 - 36 %
(en W)

Efficience énergétique 4,96 2,12 + 234 %


(W.m-2 pour 100 lx)

* Les performances de cette installation sont typiques de celles mesurées en valeur moyenne lors de l’enquête CEREN (1.2 Nature et ges-
tion du parc des équipements d’éclairage).
** La rénovation de l’installation s’accompagne à la fois d’une augmentation des performances de l’éclairage (gain en éclairement de 50 %,
d’un meilleur contrôle de l’éblouissement) et d’une réduction de la puissance installée de plus d’un tiers.

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glare in interior lighting qui donne la méthode tabulaire d’évalua- 4.3.1 Couleurs à l’intérieur des locaux
tion du taux d’éblouissement unifié).
La couleur des surfaces dans les bureaux intervient dans l’agré-
Le système d’évaluation UGR prend en compte la luminance des ment, le confort visuel, la perception de l’ambiance. En général, des
luminaires et de l’environnement suivant la position de l’observa- surfaces plutôt claires sont conseillées pour les surfaces principa-
teur dans le local. les : les plafonds sont blancs ou presque blancs, tandis que les
Le calcul de l’UGR peut se faire par calcul informatique ; les logi- autres surfaces sont souvent colorées.
ciels de calcul de projet d’éclairage (voir le Pour en savoir plus) éta- Le choix des personnes varie en matière de couleur suivant le
blissent une échelle de valeur repères (13 – 16 – 19 – 22 – 25 – 28) ; goût, le sexe, le climat, la culture, etc. Néanmoins il est possible
les valeurs d’UGR inférieures à 13 correspondent à un éblouisse- d’exprimer quelques règles générales pour éviter de fréquentes
ment négligeable, et celles supérieures à 28 à un éblouissement erreurs :
intolérable.
– les objets de couleurs dites « chaudes » sont jugés comme
La Norme européenne NF EN 12464-1 spécifie une valeur seuil agréables à regarder sous une lumière chaude (température de
maximum de : couleur des sources inférieures à 3 300 K) ;
– 22, pour le déplacement dans un couloir ; – la couleur d’un objet est appréciée en fonction de la couleur du
– 19, pour le travail de bureau ; fond sur lequel il est présenté ;
– 16, pour les activités de dessin industriel. – les couleurs préférées des objets sont généralement très
saturées ;
4.2.4 Autres critères de la Norme – deux couleurs adjacentes de tonalité voisine sont jugées
harmonieuses.
& Conditions de défilement
Un environnement coloré doit paraı̂tre à la fois vivant et varié. La
Les sources lumineuses de luminance élevée peuvent entraı̂ner répétition exagérée d’un motif peut conduire à une certaine lassi-
des éblouissements gênants qui perturbent la perception des tude et à la monotonie, à l’encontre de l’effet souhaité. Un choix
objets. Pour se prémunir de ces effets, il convient d’assurer le défi- de teintes claires et non saturées entraı̂ne une augmentation signi-
lement convenable des lampes et des systèmes optiques, ainsi que ficative des niveaux d’éclairement et de luminance relativement à
l’occultation des fenêtres par des stores appropriés. des parois sombres (jusqu’à plus de 40 % dans un local de petites
C’est ainsi qu’un angle minimal de défilement de 15 est requis dimensions).
pour le système optique d’un luminaire équipé de tubes fluores- La rénovation des peintures suivant une fréquence minimale de
cents dont la luminance est comprise entre 20 000 et 7 ans (pour un local faiblement empoussiéré) conduit à une amélio-
50 000 cd.m-2 (un tube fluorescent T5 de 14 W présente une lumi- ration significative des conditions d’éclairage.
nance de 17 000 cd.m-2).
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& Lumière du jour 4.3.2 Salles de réunion


L’accès à la lumière du jour est prépondérant pour fournir tout ou Une très grande liberté de conception est accordée à l’éclairage
partie de l’éclairage sur la tâche visuelle et le modelé des objets de ces salles suivant leur utilisation dominante :
perçus. La lumière naturelle décroı̂t en fonction de l’éloignement
– conférence ;
des fenêtres latérales ; elle nécessite l’apport de l’éclairage élec-
– réception ;
trique pour le poste de travail aux points les plus éloignés des pri-
– manifestation de prestige ;
ses de jour afin d’équilibrer les luminances dans le champ visuel.
– représentation de l’image de marque de l’entreprise.
Un allumage automatique ou manuel, associé éventuellement à
un dispositif de gradation de la lumière, peut être utilisé pour assu- L’utilisation d’aide visuelle (tableau écran, dispositif de projec-
rer un dosage judicieux entre la lumière naturelle et la lumière élec- tion, écran…) implique une gestion de l’éclairage de ce type de
trique et assurer de substantielles économies d’énergie (entre 10 et salle.
70 % d’économie d’énergie suivant les technologies utilisées). Plusieurs systèmes d’éclairage, en disposition non régulière,
peuvent être utilisés seuls, ou conjointement, afin de réaliser des
ambiances lumineuses variées en termes de niveau, de couleur,
4.3 Application à l’éclairage des bureaux d’éclairage de renforcement, d’accentuation ou de mise en valeur.
– Bonnes pratiques De préférence, les systèmes d’éclairage seront alimentés par un
Pour réaliser des conditions d’éclairage satisfaisantes dans les dispositif de gestion par gradation de lumière et éventuellement de
bureaux, il faut veiller à : couleur. Leur dispositif de commande (tableau, télécommande
manuelle, etc.) doit être facilement accessible et regroupé dans la
– adopter des systèmes d’éclairage qui apportent une bonne salle, le cas échéant, avec les dispositifs de commandes d’obtura-
répartition spatiale de la lumière, non seulement sur les parois du tion des prises de jour. La gestion des scenarii de lumière (éven-
local, mais aussi sur tous les objets et personnes se trouvant dans tuellement programmée) doit être réalisée avec soin dans le
le local : reflets et ombres, modelé des visages, équilibre des temps et suivant les besoins.
luminances ;
– implanter les luminaires de façon à éviter, ou limiter, les reflets
gênants sur la tâche visuelle ;
4.3.3 Travail sur écran
– ne pas dépasser, sur la tâche visuelle, des rapports de lumi- L’éclairage des postes de travail avec écran de visualisation doit
nance supérieur à 3. En éclairage général, ce critère est facilement être approprié à des tâches, telles que la lecture de l’écran et d’un
atteint sur la table de bureau si on opte pour une surface mate dont texte imprimé, le travail sur le clavier et l’écriture sur papier.
le facteur de réflexion est judicieusement choisi (surfaces sombres
L’intégration des nouvelles technologies de visualisation au poste
à éviter) ;
de travail a augmenté l’efficacité et la productivité, mais au prix
– ne pas générer de situations qui perturbent l’équilibre de
d’un accroissement de la charge visuelle de travail. En effet, des
l’espace visuel telles que :
enquêtes épidémiologiques montrent que le travail sur écran de
 une implantation des luminaires en rupture avec la structure visualisation s’accompagne de nombreuses plaintes témoignant
architecturale ou l’aménagement du local, d’une fatigue visuelle. L’incidence des symptômes d’inconfort et
 des effets lumineux non secondaires recherchés sur les parois d’astreinte oculaire et visuelle est plus élevée pour les personnes
du local. qui travaillent avec écran que sans écran. Le travail sur écran révèle

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ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

des troubles de vision sans toutefois constituer un facteur d’altéra-


tion des capacités visuelles des opérateurs.
5. Enjeux énergétiques
L’augmentation de la charge visuelle des personnes qui travail- de l’éclairage
lent sur écran s’explique par l’intervention de plusieurs facteurs
tels que :
– la sollicitation permanente des fonctions visuelles (accommo- Un ensemble de réglementations (réglementation thermique) et
dation, convergence, adaptation) au cours de la lecture et de la de textes de lois (décrets et arrêtés sur la rénovation de l’éclairage)
recherche de l’information sur l’écran ; viennent accompagner la démarche du projet d’éclairage dans sa
– la charge que constituent les processus attentionnels, percep- phase de conception, de réalisation et d’exploitation pour réaliser
tifs et cognitifs en relation avec l’information présentée sur écran ; des installations d’éclairage économes en énergie.
– l’accroissement du nombre de tâches de routine, monotones,
répétitives, peu motivantes et souvent sous contrainte temporelle ; 5.1 Efficience énergétique d’une
– les insuffisances ergonomiques dans l’aménagement de l’envi-
ronnement lumineux et du poste de travail ; ces insuffisances
installation d’éclairage intérieur
entraı̂nent des attitudes posturales qui affectent la santé des opéra-
teurs sur postes de travail ; 5.1.1 Critères d’efficience énergétique
– la restriction des capacités visuelles des personnes (âge, Pour exprimer l’efficience énergétique, nous définissons la puis-
défauts visuels non corrigés ou mal corrigés, etc.). sance électrique surfacique Ps(W.m-2) de l’installation sous la
forme :
Le travail sur écran comprend donc une charge visuelle impor-
tante qui engendre des troubles fonctionnels considérés comme Wt
Ps = (8)
des manifestations de fatigue visuelle. En l’absence de mesures S
préventives, les symptômes de fatigue s’intensifient, le temps de
récupération s’accroı̂t et les signes subjectifs et objectifs de décom- avec Wt puissance totale de l’installation d’éclairage
pensation psychophysiologique se manifestent, non seulement (lampe + ballast + système de gestion),
dans l’environnement de travail, mais aussi dans la vie hors travail. S surface du local (m2).
Les écrans de visualisation peuvent entraı̂ner des réflexions,
cause d’éblouissement ; il est donc nécessaire de positionner les Pour une installation comprenant N luminaires, la puissance
luminaires afin d’éviter des réflexions perturbatrices. Pour une totale prend la forme suivante :
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luminance d’écran supérieure ou égale à 200 cd.m-2, la limite de


Wt = N .Wlum (9)
la luminance des sources pouvant se refléter sur l’écran doit être
inférieure à :
avec Wlum puissance totale d’un luminaire (W).
– 3 000 cd.m-2 pour un contraste positif et des exigences norma-
-1
les de perception des couleurs et des détails ; Si Fe(lm.W ) est l’efficacité lumineuse de la source qui équipe le
– 1 500 cd.m-2 pour un contraste négatif et des exigences élevées. luminaire, on a par définition :
F la
La Norme ISO 9241-7 Exigences ergonomiques pour travail de Fe = (10)
W lum
bureau avec terminaux à écrans de visualisation (TEV) – Par-
tie 7 ; Exigences d’affichage concernant les réflexions, donne
les exigences pour la qualité de l’image des écrans utilisés avec Fla flux lumineux (lm) de la (ou des) lampe(s) qui
dans des ambiances lumineuses qui peuvent produire des équipe(nt) le luminaire.
réflexions sur l’écran.
L’éclairement moyen E de l’installation à un instant t est tel que :

N .Fla.u
E= (11)
S
Les recommandations sur « l’éclairage et travail sur écran de
visualisation », sont publiées par la société LUX d’éditions et de for- avec u facteur d’utilisation de l’installation.
mation qui donne :
– les conditions de bonne visibilité des écrans et les valeurs Soit, à partir des équations (9), (10), (11), la puissance surfacique
recommandées de contraste et d’équilibre des luminances sur les Ps (8) de l’installation d’éclairage s’écrit :
écrans ; Wt N .Wlum N .F la E
– les données permettant l’évaluation de l’environnement visuel Ps = = = = (12)
S S Fe .S Fe .u
et la détermination des caractéristiques lumineuses du poste
informatique. À la mise en service de l’installation, cette puissance surfacique
prend la forme :
4.3.4 Critères d’exigences pour l’éclairage
des bureaux Ei Em
Psi = = (13)
Fe .u Fe .u.M
Le tableau 6 donne les niveaux et uniformités d’éclairement,
ainsi que la limitation de l’éblouissement et les indices de rendu avec Em éclairement moyen à la mise en service de
des couleurs préconisés par la norme. l’installation dans le local,
Les exigences de nombreuses activités figurent dans la norme en M facteur de maintenance de l’installation d’éclai-
matière d’éclairage des locaux scolaires, universités, commerces, rage dont l’éclairement moyen à maintenir est
hôtels, restaurants et industries. Em.

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De l’expression (13) on peut exprimer l’efficience énergétique de similaire à la méthode du Th-C-E développée par le CSTB de la
l’installation h, en W.m-2 pour 100 lx d’éclairement moyen à main- réglementation thermique 2012.
tenir, sous la forme : La consommation de l’éclairage du bâtiment s’établit en kWh.m-2
1 par an sous la forme de l’indicateur LENI tel que :
η= (14)
Fe .u.M W
LENI =
A
Pour atteindre une puissance installée minimale de l’éclairage, la
formule (14) décrit les critères d’efficience énergétique ci-après : avec W puissance totale (en W) consommée par l’éclai-
– une efficacité lumineuse la plus élevée possible, telle que celle rage (lampes et auxiliaires d’alimentation et de
obtenue par l’utilisation de tubes fluorescents équipés de ballasts gestion),
électroniques ou de luminaires à LED ; A surface totale utile au sol (en m2) du bâtiment.
– un facteur d’utilisation de l’installation optimisée suivant les
caractéristiques du local et un choix approprié des luminaires (voir Une équation plus complexe donne la consommation de l’éclai-
§ 6) ; rage dans un temps donné t (en heures) suivant :
– un facteur de maintenance le plus proche de 1 obtenu par l’uti-
lisation de sources d’éclairage à faible dépréciation lumineuse et – la durée de fonctionnement de l’éclairage de nuit et du jour
un programme de nettoyage suivi des luminaires et du local. avec un facteur de correction de la puissance totale installée
quand une régulation de l’éclairement est en service ;
– deux facteurs de dépendance reliant la puissance totale d’éclai-
5.1.2 Exemple d’application rage suivant la période d’occupation des locaux et la lumière du
Nous comparons dans le tableau 7 les performances d’une ins- jour disponible.
tallation d’éclairage de bureau de 10 m2 constituée de deux plafon-
Dans cette norme figurent des tableaux :
niers équipés de :
– des heures de fonctionnement par défaut en fonction du type
– 4 tubes fluorescents T8 de 18 W dans un réflecteur en acier
de bâtiment ; dans les bureaux, pour une utilisation annuelle de
laqué blanc alimentés par un ballast ferromagnétique (puissance :
l’éclairage de 2 500 h, le temps de fonctionnement en régime de
75 W) – ce type de luminaire est caractéristique d’un éclairage des
nuit est de 250 h ;
années 1980 ;
– de l’influence de la lumière du jour ; pour les bâtiments équipés
– 3 tubes fluorescents T5 de 14 W dans un réflecteur en alumi-
de système de gestion un facteur de dépendance de 0,8 est retenu
nium brillant de haute performance photométrique alimentés par
pour la gestion par cellule photoélectrique avec détection de
un ballast électronique (puissance : 48 W) – ce type de luminaire
lumière du jour ;
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est une solution qui peut être préconisée lors d’une opération de
– de l’influence de l’occupation des bâtiments ; par exemple, un
rénovation de l’éclairage de ce bureau.
facteur de dépendance de 0,9 pour une régulation automatique de
Les luminaires à LED permettent d’atteindre des performances plus de 60 % de la puissance raccordée.
similaires à cette solution pour les meilleures technologies disponi-
Il devient ainsi possible de calculer et de qualifier les économies
bles à condition de respecter les critères donnés dans
d’énergie résultant de l’utilisation de luminaires à ballasts électro-
l’article [C 3 347].
niques et des systèmes de gestion des installations d’éclairage :
L’arrêté du 3 mai 2007 relatif à la rénovation de l’éclairage des – horloges ;
locaux non résidentiels de plus de 100 m2 préconise une puissance – détecteurs de présence ;
installée de 2,8 W.m-2 pour un éclairement moyen à maintenir de – cellules de détection de lumière du jour ;
100 lx sur la zone de travail (respectivement 2,5 W.m-2/100 lx pour – multi-capteurs ;
la rénovation de l’éclairage de locaux de plus de 1 000 m2 suivant – gestion centralisée du bâtiment.
l’arrêté du 13 juin 2008) et l’emploi de luminaires de type direct ou
direct/indirect de rendement normalisé supérieur ou égal à 55 % Suivant les usages et les conditions locales, ces technologies
pour des lampes présentant une efficacité lumineuse supérieure conduisent à des économies d’énergie de 20 % à plus de 60 %.
ou égale à 65 lm.W-1.
5.2.2 Réglementation thermique
5.2 Gestion énergétique d’une La nouvelle Réglementation thermique 2012 relative aux caracté-
installation d’éclairage intérieur ristiques thermiques et à la performance énergétique des construc-
tions s’applique à tous les projets de bâtiments, tels que les
Les bâtiments doivent être conçus et disposés de telle sorte que bureaux et les établissements d’enseignement ayant fait l’objet
la lumière naturelle puisse être utilisée pour l’éclairage des locaux d’une demande de permis de construire. Elle a pour objectif d’accé-
destinés à être affectés au travail, sauf dans les cas où la nature lérer les économies d’énergie et de réduire l’émission des gaz à
technique des activités s’y oppose (article R. 4213-2 du Code du tra- effet de serre.
vail). L’éclairage artificiel est un éclairage complémentaire à celui La RT 2012 stipule que la consommation conventionnelle d’éner-
procuré par la lumière naturelle qui pallie son absence ou à son gie primaire d’un bâtiment pour le chauffage, la production d’eau
insuffisance. chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires doit être inférieure,
La gestion des temps d’allumage de l’éclairage suivant la pré- ou égale, à une consommation maximale. Cette consommation,
sence ou l’absence des occupants des locaux et de l’intensité de la notée Cep, s’exprime en kWhep pour une surface de plancher hors
lumière en fonction des apports de l’éclairage naturel devient un œuvre nette (en m2) et pour une année d’utilisation du bâtiment ;
facteur prépondérant de la gestion énergétique des bâtiments. on considère qu’il faut une énergie primaire de 2,58 kWh pour pro-
duire 1 kWh d’énergie finale électrique non issue du photovol-
5.2.1 Norme de performance énergétique taı̈que centralisé. Le maximum imposé Cmax est de 50 kWhep/m2/
an, avec une modulation de 40 à 65 kWhep/m2/an suivant la zone
La Norme NF EN 15193 (Performance énergétique des bâtiments – climatique et l’altitude du bâtiment.
Exigences énergétiques pour l’éclairage) fournit une méthodologie
L’éclairage est pris en compte selon les 2 coefficients suivants :
de calcul des consommations d’éclairage pour les bâtiments neufs
ou rénovés en ligne avec les critères de la Directive européenne sur – coefficient Bbio tel que Bbio ≤ Bbiomax. Ce coefficient qualifie la
la performance énergétique des bâtiments (DE 2002/91/CE) et qualité énergétique du bâtiment à partir de sa conception

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architecturale et valorise la bonne utilisation des apports du soleil L’apport énergétique de l’éclairage naturel est géré au moyen :
et de la lumière naturelle. En relation avec les conditions météoro- – de la gestion par gradation automatique à éclairement cons-
logiques, les flux de lumière naturelle issus des baies permettent tant au moyen de cellules photoélectriques à détection de lumière
de caractériser les systèmes d’éclairage artificiel qui compenseront naturelle avec les fonctionnalités suivantes :
les apports de lumière naturelle ;
 lorsque l’éclairement naturel n’est pas suffisant, la gradation
– coefficient Cep tel que C ep ≤ C epmax . Ce coefficient se calcule au
du flux lumineux des sources d’éclairage apporte le complé-
moyen de logiciels dont le moteur de calcul a été défini par le ment de lumière artificielle,
CSTB. Cette méthode de calcul Th-BCE permet de calculer les trois
coefficients Bbio, Cep et Tic (température d’été) et de les comparer  lorsque l’éclairement naturel dépasse l’éclairement à mainte-
par rapport aux valeurs seuils pour la totalité du bâtiment. nir, l’éclairage électrique est réduit à son minimum,
 au-delà d’un éclairement naturel plus important, égal à deux
L’expression de la consommation d’éclairage artificiel est donnée
fois l’éclairement intérieur, on considère que les lampes sont
par zone et par groupe. La maı̂trise des puissances installées (y
automatiquement éteintes et que les seuls périphériques et
compris celle des équipements d’alimentation, de gestion et
appareillages de gestion sont encore en fonctionnement ;
d’éclairage d’appoint) est faite sans dégrader les niveaux d’éclaire-
ment à maintenir ; le calcul du Cep éclairage fait référence aux – de la gestion par détection de franchissement du seuil d’éclai-
valeurs prescrites par la Norme NF EN 12464-1. La puissance surfa- rement au moyen d’un interrupteur crépusculaire avec les fonction-
cique (en W.m-2) correspond au régime de fonctionnement des nalités suivantes : allumage (ou extinction) automatique de l’éclai-
lampes à plein régime à laquelle on ajoute celle consommée par rage artificiel lorsque l’éclairage naturel intérieur est inférieur (ou
les appareillages et systèmes de gestion lorsque les lampes sont supérieur) à l’éclairement à maintenir dans le local. Le mode d’allu-
éteintes. mage et d’extinction peut être automatique ou semi-automatique
Le calcul du Cep éclairage prend en compte, au pas horaire, la (allumage manuel et d’extinction automatique).
consommation annuelle d’éclairage suivant :
– l’occupation effective des locaux, au moyen d’un coefficient C1 Exemple d’application d’un calcul simplifiée RT 2012 :
de pondération de la puissance consommée suivant l’occupation Nous considérons un immeuble de bureaux de 1 000 m2 de sur-
effective des locaux qui distingue les modes de gestion de la face comprenant :
Norme NF EN 15193 : – des bureaux (450 m2) ;
 interrupteur manuel, – des espaces communs et lieux de stockage (450 m2) ;
– des circulations, couloirs et escaliers (100 m2).
 interrupteur manuel et système de programmation horaire, La répartition et les niveaux de consommation d’énergie primaire
 marche et arrêt automatique, de cet immeuble sont définis pour chacun des usages (chauffage, cli-
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 marche manuelle et arrêt automatique ; matisation, eau chaude sanitaire, éclairage, auxiliaires) de sorte que la
valeur seuil de la consommation totale d’énergie primaire Cepmax de
– les apports de lumière naturelle, au moyen d’un coefficient C2 50 kWh/m2/an ne soit pas dépassée (tableau 8).
de pondération de la puissance consommée qui dépend du mode Dans ce projet, la consommation d’électricité annuelle de l’éclai-
de gestion de l’éclairage ; rage est de 7 kWh/m2.
– les deux modes de gestion marche/arrêt par détection du seuil
d’éclairement en mode marche et arrêt automatique ou mode arrêt
Le tableau 9 donne la répartition des consommations de l’éclai-
automatique.
rage sans utiliser de système de gestion de l’éclairage. Le projet
L’introduction du découpage du bâtiment par zone assure une d’éclairage préconise des luminaires équipés des meilleures tech-
gestion fine de l’éclairage ; en particulier par deux zones avec com- nologies disponibles (par exemple, tubes T5 avec ballasts électroni-
mande d’allumage fractionné de l’éclairage suivant la proximité ou ques) pour optimiser l’efficience énergétique de l’installation
non des baies. (2 W.m-2 pour 100 lx d’éclairement moyen).

Tableau 8 – Applications de la RT 2012


Consommations Cep projet
Usages Coefficient multiplicateur Cep max
(en kWh/m2 an) (en kWh ep/m2 an)

Chauffage 20 X 1 (ou 2,58) 20

Climatisation 0 X 1 (ou 2,58) 0

ECS 4,2 X 1 (ou 2,58) 4,2 50 x b

Éclairage 7 X 2,58 18,06

Auxiliaires 3 X 2,58 7,74

C ep projet ≤ C ep max = 50 × β
b = correctif de situation
Cep max dépend des paramètres suivants : zone climatique, altitude, type d’usage, taille, climatisation

Immeuble de bureau, Cep projet = Cep max

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Tableau 9 – Consommation annuelle de l’éclairage


Éclairement EN 12464-1 Durée annuelle d’utilisation Consommation annuelle Consommation annuelle
Usages
(en lx) (en h) (en KWh) (en kWh/m2)

Bureaux
500 2 500 11 250
450 m2

Stockage
300 1 500 4 050
450 m2
15,5
Circulation
100 1 000 200
100 m2

Consommation annuelle totale de l’éclairage 15 500

Immeuble de bureau sans système de gestion de l’éclairage

Le projet respecte : D’autres typologies d’éclairage peuvent être envisagées telles


– les critères de niveaux d’éclairement de la Norme NF EN 12464-1 ; que :
– la durée d’utilisation annuelle de la Norme NF EN 15 193. – l’éclairage d’ambiance pour créer un espace propice à la
2
détente ;
La consommation de 15,5 kWh/m est plus de deux fois supé- – l’éclairage d’accentuation pour la mise en valeur d’un objet sur
rieure à l’objectif fixé (7 kWh/m2). Une gestion de l’éclairage est une zone localisée ;
nécessaire afin de répondre aux critères énergétiques de la
– l’éclairage décoratif avec un design particulier de la source
RT 2012 (tableau 8) ; par exemple, au moyen de cellules de détec- d’éclairage associé parfois à des effets dynamiques ;
tion de présence dans les zones de stockage/circulation et de cellu-
– l’éclairage de balisage dont la fonction est de réaliser une
les de détection de lumière du jour pour les locaux les mieux
signalétique pour marquer un parcours ou un cheminement.
ensoleillés.
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6.1 Éclairage général


6. Projets et modes
Ce type d’éclairage assure aux opérateurs le repérage, le dépla-
d’éclairage cement et l’accomplissement des tâches les plus courantes. L’éclai-
rage d’appoint renforce l’éclairage du poste de travail suivant les
critères des normes. Les zones de déplacement le sont à un niveau
d’éclairement inférieur, suffisant pour se déplacer.
C’est le projet d’éclairage qui définit, suivant les besoins visuels
des occupants, les caractéristiques complètes de l’installation L’éclairage général met le plus souvent en œuvre des luminaires
d’éclairage (équipements et système de gestion), en conformité d’un même type. Selon la fraction du flux lumineux qui sort du
avec les normes d’ergonomie et d’éclairagisme et dans le respect luminaire et atteint le plan utile, la CIE distingue :
de la législation en vigueur. – l’éclairage direct : 90 à 100 % ;
Cette démarche constitue le cœur du calcul économique incluant – l’éclairage semi-direct : 60 à 90 % ;
les coûts de première installation et d’exploitation, ainsi que – l’éclairage direct/indirect (ou mixte) 40 à 60 %.
l’empreinte environnementale de l’éclairage (éco-conception des
produits, dépense énergétique de l’installation, traitement de fin L’éclairage semi-indirect (10 à 40 %) ou indirect (0 à 10 %) n’est
de vie des produits). La première étape du projet est de définir le pas recommandé pour l’éclairage général en raison de sa faible
mode d’éclairage qui sera retenu pour concevoir l’installation. efficience énergétique.
Lorsque, d’une façon générale, les exigences dans le local sont Les caractéristiques de l’éclairage général sont données dans le
connues, l’analyse poussée des tâches permet de préciser les tableau 10.
besoins spécifiques à chacune d’elle et les modes d’éclairage qui
répondent aux besoins. L’éclairage général du local peut être com-
plété par un éclairage localisé de renforcement des différentes
zones de travail avec, éventuellement, un éclairage d’appoint au 6.2 Éclairage d’appoint ou localisé
niveau de la tâche visuelle.
L’éclairage de sécurité remplit deux fonctions : l’éclairage d’éva- Cet éclairage est commandé séparément. Il peut être intégré au
cuation et l’éclairage d’ambiance ou anti-panique. mobilier de bureau ou à la machine constituant le poste de travail.
Il est conseillé en complément de l’éclairage général de la zone de
Un éclairage de sécurité doit être prévu dans les ERP (Établis- travail lorsque :
sement recevant du public) au titre de l’article R. 123-8 du Code – l’éclairage est insuffisant ou que la tâche visuelle est difficile ;
de la construction et de l’habitation. Selon le type de construc- – un éclairage directionnel est nécessaire pour la perception du
tion concerné, l’éclairage de sécurité est assuré soit par une modelé ;
source centralisée équipée d’une batterie d’accumulateurs ali- – un obstacle projette une ombre sur la surface de travail ;
mentant les luminaires, soit par des blocs autonomes de
– la capacité visuelle de certaines personnes est inférieure à la
sécurité.
moyenne et elle nécessite un éclairement plus élevé.

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Tableau 10 – Caractéristiques principales de l’éclairage Tableau 11 – Caractéristiques principales de l’éclairage


général (bureaux, ateliers) d’appoint

Types de lumière Types de lumière

• Lumière homogène et diffuse • Lumière directionnelle éventuellement réglable


• Éclairement modéré sur l’ensemble du local suivant l’activité la • Éclairement localisé élevé
moins contraignante • Fonctionnement à la demande, mais toujours en complément de
• Durée d’utilisation élevée l’éclairage général

Systèmes d’éclairage Systèmes d’éclairage

• Source de grande dimension • Source ponctuelle, éventuellement mobile


• Répartition uniforme • Faisceau relativement directionnel
• Éclairage des murs et du plafond • Système On/Off ou gestion présence/lumière du jour
• Système de gestion : détection de présence et apport de lumière • Gradation de lumière possible
du jour
• Gradation de lumière possible Types de lampes

Types de lampes • Lampes halogènes, fluocompactes


• Tubes fluorescents ou LED
• Tubes fluorescents
• Lampes à décharge haute pression (atelier de grandes dimen- Types de luminaires
sions)
• LED • Luminaire sur pied, à poser ou intégré au poste de travail, dirigé
vers le plan de travail
Types de luminaires

• Luminaires encastrés, plafonniers ou suspendus  présence de la lumière naturelle (orientation des ouvertures
• Lampadaires sur pied sur l’extérieur) ;
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– les caractéristiques de l’installation électrique et des conditions


Les caractéristiques de l’éclairage d’appoint sont données dans de maintenance :
le tableau 11.  type d’alimentation électrique,
 influences externes,
 facilité d’accès aux équipements,
6.3 Mode opératoire du projet d’éclairage
 nature du contrat d’électricité et d’entretien,
La demande de projet d’éclairage procède du processus suivant :  incorporation éventuelle d’un système de gestion,
& Analyse des besoins  liaison avec la thermique ;
Il faut considérer : – la nature de l’ambiance lumineuse que l’on recherche (éclairage
– la nature et les conditions d’exécution des tâches visuelles à de valorisation) ;
assurer ; – les exigences relatives à la qualité des équipements :
– les conditions de mise en sécurité des sites ;  marque de qualité (ENEC, ENEC+),
– la perception esthétique et psychologique du cadre de vie au  esthétique et intégration architecturale des luminaires,
travail pour une bonne interprétation de l’espace qui contribue au
 références aux normes pour les environnements particuliers,
bien-être et à la santé des personnes au travail ;
– les conditions environnementales et économiques dans les-  performances photométriques des lampes et luminaires,
quelles s’inscrit le projet (utilisation des ressources énergétiques,  conformité à la réglementation (RT 2012, ERP),
ressources financières allouées pour l’acquisition et les coûts  recyclage.
d’exploitation et de maintenance de l’exploitation).
Le déroulement du projet s’effectue suivant le processus opéra-
& Données d’entrée du projet d’éclairage toire décrit dans la figure 6.
Il faut prendre en compte : La réception de l’installation doit considérer :
– le plan du local et la description de nature de l’activité (défini- – le contrôle des caractéristiques du projet d’éclairage ;
tion de la tâche visuelle) ; – la réception et la conformité des matériels au cahier des
– le niveau d’utilisation du local : charges ;
 permanente, – la vérification des performances photométriques et de la sécu-
 occasionnelle, rité électrique de l’éclairage.
 réduite ; & Calcul par logiciel informatique
– les caractéristiques du local et les conditions Pour compléter la méthode de l’avant-projet de l’article 2.1.3, des
environnementales : logiciels permettent la simulation des caractéristiques de l’éclairage
artificiel et naturel dans un local (voir la rubrique Outils logiciels
 hauteur des plafonds,
dans le Pour en savoir plus).
 couleurs des parois,
À partir de la géométrie du local et de bibliothèques de données
 type et encombrement du mobilier, d’entrée (caractéristiques photométriques et colorimétriques des
 durée et fréquence d’occupation, luminaires et des surfaces, nature des ouvrants, textures des

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Données d'entrée

- Besoins et exigences visuelles

- Local et environnement

- Installation, maintenance

- Énergie

Exigences particulières ERP/IGH, etc.

Avant-projet et projet d'éclairage

Critères de choix du produit : type,


nombre et implantation des luminaires
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Exigences énergétiques

Neuf - RT 2012 Rénovation


Calcul du Cep Puissance surfacique (en W/m2)
Consommation (en kWh/m2/an) Consommation (en kWh/m2/an)

Critères d'installation électrique


Choix du système de gestion
(détection de présence/lumière du jour,
gradation, horloges, etc.)

Calcul économique
Bilan environnemental

Figure 6 – Mode opératoire du projet d’éclairage

revêtements, éléments de mobilier, etc.), il est possible de calculer d’éclairement et de luminance requis sur le plafond, les murs et le
et d’implanter les sources d’éclairage pour obtenir les niveaux plan utile.

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ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Les résultats sont complétés par le calcul du facteur de lumière La Directive européenne ErP (Energy Relating Product) qui
du jour, de la puissance installée, de la consommation, etc. Cer- porte sur l’éco-conception des produits a initié trois règle-
tains logiciels disposent d’outils de photosimulation pour présenter ments qui portent sur l’efficience énergétique des produits de
ces résultats sous une forme imagée. l’éclairage :
– la réglementation n 244/2009 conduit à l’élimination pro-
gressive des lampes à incandescence classique pour l’éclai-
rage domestique ;
6.4 Choix des lampes – la réglementation n 245/2009 introduit des exigences de
qualité, d’efficacité et d’étiquetage énergétique pour les lam-
Les lampes doivent avoir des caractéristiques adaptées aux exi- pes à décharge haute et basse pression, les luminaires et les
gences spécifiques des diverses installations en éclairage intérieur appareillages d’alimentation ;
(tableau 12). Les caractéristiques qui justifient le choix des lampes – la réglementation n 1194/2012 comprend des exigences
sont principalement : minimales d’efficacité et de qualité pour les lampes direction-
nelles (ayant au moins 80 % de l’émission de flux lumineux
– le flux lumineux des lampes (en lm) choisis suivant le niveau dans un cône de 120 ) et les lampes LED (modules LED inclus).
d’éclairement requis ;
– la puissance (en W) ;
– l’efficacité lumineuse (en lm.W-1) qui tient compte de la puis- Le marquage codé des tubes fluorescents indique la puissance,
sance consommée par la lampe et son appareillage ; l’IRC et la température de couleur.
– la durée de vie économique (en h), au terme de laquelle la moi-
tié des lampes va fonctionner, ou au terme de laquelle il ne restera Exemple
plus que 70 % (lampes LED) ou 80 % (lampes à décharge) du flux Le code 28/930 signifie qu’il s’agit d’une lampe de puissance 28 W
lumineux initial. Un remplacement systématique des lampes est dont l’IRC est supérieur à 90 et la température de couleurs est supé-
rieure à 3 000 K.
alors nécessaire pour retrouver le niveau d’éclairement initial de
l’installation ;
– le rendu des couleurs (en kelvins – K) qui qualifie l’ambiance Afin d’orienter le choix du concepteur vers des solutions efficien-
lumineuse de l’espace éclairé. Elle varie des teintes chaudes tes sur le plan énergétique, le tableau 13 donne l’efficacité des
(< 3 300 K), au blanc intermédiaire (entre 3 300 et 5 300 K pour tubes fluorescents fonctionnant sur ballasts électroniques
l’éclairage des bureaux) jusqu’au blanc froid (> 5 300 K) ; (consommation inférieure de 20 % aux lampes connectées à des
– l’indice de rendu des couleurs (IRC ou Ra) qui définit la capacité ballasts ferromagnétiques).
de la lampe à restituer fidèlement les couleurs. Le maximum est de
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100 pour un minimum de 80 requis en éclairage intérieur (y com-


pris pour les LED) ; 6.5 Choix des luminaires
– les dimensions et le type de culot des lampes qui conditionnent
l’intégration dans le luminaire ; Un luminaire est un appareil qui répartit, filtre, transforme la
– l’aptitude au ré-allumage immédiat : lampes LED et tubes T5 ; lumière émise par une ou plusieurs lampes ; il comprend tous les
– la possibilité de réaliser une variation de la lumière pour les dispositifs nécessaires pour la fixation, la protection des lampes,
tubes fluorescents fonctionnant sur ballasts électroniques (A1 ou les appareillages d’alimentation (et éventuellement les équipe-
A1+) et sur certaines lampes LED. ments de gestion de l’éclairage), ainsi que le raccordement au
réseau d’alimentation.
Pour l’aide au choix des lampes, les constructeurs ont pour obli- Suivant le type d’éclairage choisi (direct ou direct/indirect), les
gation, au titre de la réglementation européenne, de mettre à dis- luminaires d’éclairage général existent sous la forme de plafon-
position sur un site web ces informations techniques. niers, encastrés, suspensions, lampadaires ou appliques.

Tableau 12 – Caractéristiques techniques principales de lampes


Iodures métalliques
Lampes
Types de lampes Tungstène halogène LED
Ancienne génération Nouvelle génération fluorescentes
Brûleur à quartz Brûleur céramique

Efficacité Lumineuse
54 - 120 86 - 118 55 - 104 19 - 25 47 - 67
(en lm.W-1)

Durée de vie économique 2 000 sous tension


4 000 - 9 000 4 000 - 16 000 6 000 - 18 000 25 000 à 50 000
(en h) assignée

Température de couleur
3 700 - 6 700 2 800 - 4 300 2 700 - 6 500 2 900 - 3 200 2 700 à 4 200
(en K)

Indice de rendu des codeurs


65 - 93 60 - 98 60 - 98 100 80
(IRC)

Avec ou sans
Ballast, amorceur Ballast, amorceur Ballast, starter transfo. Alimentation dans la
Appareillage auxiliaires
Ballast électronique Ballast électronique Ballast électronique Convertisseur lampe
électronique

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Tableau 13 – Efficacité lumineuse des tubes fluorescents T8 et T5


Flux Puissance totale
Puissance
Nb de lampes / Types de Ballasts lumineux à « lampes + appareilla- Efficacité lumineuse
Luminaires Culots lampe
luminaires lampes électroniques 35  C ges » (en lm.W-1)
(en W)
(en lm) (en W)

1 1 x 18 W T8 G13 A2 1 350 16 18 75,0

2 2 x 18 W T8 G13 A2 2 700 36 36 75,0

3 3 x 18 W T8 G13 A2 4 050 48 54,5 74,3

4 4 x 18 W T8 G13 A2 5 400 64 73 74,0

1 1 x 36 W T8 G13 A2 3 350 32 35 95,7

2 2 x 36 W T8 G13 A2 6 700 64 70 95,7

1 1 x 58 W T8 G13 A2 5 200 50 54 96,3

2 2 x 58 W T8 G13 A2 10 400 100 107 97,2

1 1 x 14 W T5 G5 A2 1 250 14 16 78,1

2 2 x 14 W T5 G5 A2 2 500 28 31 80,6

3 3 x 14 W T5 G5 A2 3 750 39,4 49 76,5

4 4 x 14 W T5 G5 A2 5 000 52,4 65 76,9

1 1 x 24 W T5 G5 A2 2 000 22,5 26 76,9


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2 2 x 24 W T5 G5 A2 4 000 45 48,5 82,5

3 3 x 24 W T5 G5 A2 6 000 67,5 76 78,9

4 4 x 24 W T5 G5 A2 8 000 90 99 80,8

1 1 x 28 W T5 G5 A2 2 700 25 30,5 88,5

2 2 x 28 W T5 G5 A2 5 400 50 61 88,5

1 1 x 49 W T5 G5 A2 4 900 49,2 52,5 93,3

2 2 x 49 W T5 G5 A2 9 800 98,4 107 91,6

1 1 x 54 W T5 G5 A2 5 000 54,1 57,5 87,0

2 2 x 54 W T5 G5 A2 10 000 108,2 114,5 87,3

1 1 x 80 W T5 G5 A2 7 000 80 88 79,5

2 2 x 80 W T5 G5 A2 14 000 160 172 81,4

Un luminaire présente des caractéristiques mécanique, optique Il existe maintenant des systèmes d’éclairage équipés de LED
et électrique qui doivent répondre aux différentes exigences constituant des lampes, des tubes ou des modules incorporables
requises par son utilisation. En particulier, le choix du système dans des luminaires. Ils présentent :
optique et des lampes est conditionné par les performances pho-
– une gamme de puissance comprise entre 6 à 17 W pour les
tométriques retenues (rendement, classe photométrique, limita-
lampes (respectivement 8 à 40 W pour les modules) avec une effi-
tion de l’éblouissement) pour répondre aux critères du projet
cacité lumineuse comprise entre 40 et 100 lm/W ;
d’éclairage.
– une température de couleur comprise entre 2 700 et 6 500 K
Les normes de la série NF EN 60 598 définissent, pour chaque pour un IRC compris entre 70 et 90 ;
catégorie, les exigences de sécurité des luminaires pour les – une durée de vie comprise entre 20 000 et 50 000 h.
conditions d’emploi et divers essais auxquels ils doivent satis-
faire : caractéristiques mécanique (degré de protection contre les Les luminaires à LED sont équipés d’appareillages d’alimentation
chocs IK), électrique (classe électrique et degré de protection IP** (convertisseur électronique) qui assurent, pour certains, une grada-
contre la pénétration des solides et des liquides) et thermique. tion de lumière de 0 à 100 %.
La marque de qualité (« ENEC » pour les luminaires, Les luminaires à LED permettent de réaliser des éclairages auto-
ENEC + pour les luminaires à LED) garantit au consommateur matiques et dynamiques. Il devient possible de réaliser des scéna-
européen la qualité du produit et sa conformité aux normes ; rios de lumière grâce aux possibilités de variation de flux lumineux
sa fabrication fait l’objet d’une procédure d’assurance qualité
et de température de couleur (salle de conférence, éclairage de
et d’un contrôle par un laboratoire qualifié.
valorisation et d’accentuation).

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ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Les OLED (diodes électroluminescentes organiques) constituent des Les bénéfices liés à l’emploi de la gestion de l’éclairage sont les
bandeaux lumineux qui ne permettent pas encore de réaliser l’éclai- suivants :
rage général d’un local ; cette technologie offre des solutions intéres-
– qualité de service pour l’utilisateur qui peut gérer l’apport de
santes pour l’éclairage décoratif, le balisage et la signalétique.
lumière suivant ses besoins visuels ;
– économies d’énergie substantielles de l’ordre de :
6.6 Choix des systèmes de gestion  10 % avec une horloge,
de l’éclairage  20 % avec un détecteur de présence,
 30 % au moyen d’une cellule photoélectrique (détection de la
L’objectif de la gestion de l’éclairage, relativement à l’éclairage lumière du jour),
conventionnel commandé par un interrupteur (marche-arrêt), est
de réaliser tout ou partie des fonctions suivantes :  plus de 40 % en combinant les deux dispositifs précédents ;
– gradation du flux lumineux de la lampe par commande – possibilité de réaliser des scenarios lumières suivant la nature
manuelle (ballast électronique avec télécommande infra-rouge) ou des activités et la durée d’occupation des locaux ;
commande murale (bouton poussoir ou potentiomètre) ; – télésurveillance et contrôle de l’éclairage pour une mainte-
– détection de mouvement dans les couloirs ou de présence nance à distance de l’éclairage – mise en réseau par un logiciel de
dans les bureaux qui permettent l’extinction de l’éclairage en gestion des équipements in situ ;
l’absence d’occupant ;
– interconnexion avec des systèmes de gestion GTB/GTC (Ges-
– prise en compte de la lumière naturelle par système tout ou tion technique du bâtiment, Gestion technique centralisée).
rien (horloge ou détecteur crépusculaire) ou par gradation continue
du flux lumineux (cellule photoélectrique ou multicapteurs incorpo-
rant la détection de présence et pour faire varier le flux lumineux).
La gradation de lumière a pour avantage de réaliser des installa-
tions d’éclairage à éclairement constant qui intègrent aussi le vieil-
lissement des lampes et l’empoussièrement des luminaires.
7. Conclusion
Un système de gestion comprend :
– des équipements de commande et de contrôle (incorporés ou
non dans le luminaire) ; L’éclairage est à l’aube de formidables progrès liés à l’émergence
des nouvelles technologies de la lumière électronique. Les LED, et
– des auxiliaires d’alimentation appropriés (ballast électronique
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de type A2 pour les tubes fluorescents ou convertisseurs électro- bientôt les OLED, représenteront dans un proche avenir plus de
nique pour les LED) ; 80 % du marché de l’éclairage. Ces technologies donneront plus
d’intelligence à la gestion programmée de nos éclairages pour
– des capteurs de détection de présence et/ou de lumière du jour
(incorporés ou non dans le luminaire). répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques
de notre société.
Les protocoles de communication utilisés par la gestion de En particulier, le besoin est croissant de lumières plus efficientes
l’éclairage sont à commande : devant la montée des exigences au travail (charge mentale, stress)
– numérique adressable de type DALI (Digital Adressable Lighting et les facteurs de « santé visuelle » liés au vieillissement de la
Interface) pour le contrôle individuel de 64 ballasts ou de 16 groupes population et à la croissance des handicaps visuels (une enquête
de ballasts d’éclairage. Il s’agit d’un protocole ouvert qui assure le menée en 2005 fait apparaı̂tre un effectif de 3 335 000 déficients
fonctionnement de produits normalisés suivant ce protocole ; visuels parmi lesquels 1 750 000 répondent aux critères de
– numérique non adressable de type DSI (Digital Lighting Inter- malvoyance).
face) permettant de raccorder les ballasts HF sur une longueur
maximale de 250 m ; Mais cet avenir ne sera prometteur que si une chaı̂ne de valeur
professionnelle se met en place dans la prescription des solutions
– à réglage analogique de tension continue 0-10 V dans un bal-
d’éclairage performantes. En effet, si on constate la participation
last haute fréquence modulable relié à une résistance variable
pour varier le flux lumineux ; des architectes, concepteurs lumière, éclairagistes, décorateurs,
ergonomes, médecins du travail à l’élaboration et à la gestion de
– à réglage de phase commandé par un système de bus comme
l’espace visuel, ces acteurs ne pèsent pas suffisamment dans la
DSI, DALI, 1-10 V ;
chaı̂ne économique d’élaboration de l’éclairage. Pour des raisons
– numérique adressable du type DMX qui contrôle jusqu’à
de manque de formation et de culture professionnelle insuffisante,
512 canaux avec un seul câble ; ce protocole est utilisé pour réaliser
force est de constater que la diversité des perceptions n’est pas un
des scénographies.
facteur de qualification lumière des espaces ; sans parler de la diffi-
La variation du flux des lampes est réalisée au moyen de ballasts culté d’interroger le réel besoin et les attentes de l’utilisateur final
électroniques à haute fréquence (ou de convertisseurs électroni- sur son lieu de travail.
ques pour les systèmes à LED). Ces ballasts présentent, relative- La consommation de l’éclairage représente un poids non
ment aux ballasts conventionnels (ferromagnétiques) équipant négligeable dans le mix énergétique du bâtiment (elle est similaire
90 % du parc des luminaires installés, les avantages suivants : à celle des postes informatiques dans les bâtiments tertiaires) et
– puissance dissipée inférieure de 20 % à flux de lampe contribue à près de 80 % du coût global de l’installation établie
équivalent ; sur sa durée de vie (15 ans). Dans la période de transition
– plus grande légèreté et moindre dissipation thermique ; énergétique que nous vivons, les meilleures technologies disponi-
– conditions de fonctionnement des lampes améliorées en terme bles représentent donc une formidable opportunité économique
de maintien du flux lumineux, tenue aux variations de réseau et pour les responsables et les gestionnaires pour s’éclairer mieux à
durée de vie économique ; coût maı̂trisé et dans le respect des nouvelles exigences
– gradation du flux lumineux possible de 0 à 100 %. environnementales.

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P
O
U
Éclairage des bâtiments R
Normes, règlements et bonnes pratiques
E
par Bernard DUVAL
Expert du Comité AFNOR X90X – Lumière et éclairage N
Expert de l’AFE

Ouvrages, articles, actes de colloques


Guide de l’éclairage intérieur des lieux de
ZISSIS (G.) et DAMELINCOURT (J.-J.). –
Sources de lumière du XXIe siècle. Référence
IN26 (10 nov. 2004).
Rénovation de l’éclairage dans les bâtiments
tertiaires, Eclairage des parties communes
des bâtiments tertiaires et résidentiels. Bro-
S
travail – Bâtir un projet durable. AFE (Asso-
ciation Française de l’Éclairage) – Éditions
LUX.
ZISSIS (G.), BHOSLÉ (S.), BUSO (D.) et TER-
NISIEN (M.). – Nouvelles technologies de
chures de l’ADEME en partenariat avec
l’AFE, le Syndicat de l’éclairage, Recylum et
les fédérations et syndicats professionnels :
A
LUX. – La revue de l’éclairage http://www.
lux-editions.fr/revue_eclairage.asp
l’éclairage et économies d’énergie dans les
bâtiments. Proc. Journées 2012 de la section
électrotechnique du club EEA, Cergy (France)
CAPEB, FEDELEC, FGME, FFIE, IGNES,
SERCE. V
DAMELINCOURT (J.-J.), ZISSIS (G.), CORBÉ
(Ch.) et PAULE (B.). – Éclairage d’intérieur et
ambiances visuelles. Éditeur Lavoisier.
(15-16 mars 2012).
O
À lire également dans nos bases
I
MOINE (B.). – Matériaux luminescents pour MASSOL (L.). – Promesses et faiblesses de LA TOISON (M.). – Éclairage électrique.
R
l’éclairage et le photovoltaı̈que. [E 6 357] l’éclairage intérieur à LEDs. [C 3 347] (2010). [D 5 805] (1987).
(2014).
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BOUVIER (F.), COURRET (G.) et PAULE (B.). – LA TOISON (M.). – Éclairage électrique.
FÉRY (C.) et LE ROY (P.). – OLED pour l’affi- Éclairage naturel. [C 3 315] (2008). [D 5 800] (1983).
chage et l’éclairage. [R 620] (2014).

ZISSIS (G.) et DE LOGIVIERE (X.). – Diodes


COURRET (G.) et PAULE (B.). – Dispositifs
d’éclairage naturel. [C 3 316] (2008)
P
électroluminescentes LED pour l’éclairage –
Panorama et tendances technologiques.
[IN18] (2011).
PERRAUDEAU (M.). – Lumière et couleur.
[C 3 340] (2004).
L
U
Outils logiciels
Projet d’éclairage – Logiciels de calcul d’éclairage  Relux
S
 Dialux http://www.relux.biz
http://www.dial.de/DIAL/fr/dialux

Sites Internet
 ADEME – Agence de l’environnement et de la Maı̂trise de l’énergie :  Direction générale de l’énergie et du climat :
http://www.ademe.fr http://www.industrie.gouv.fr
 AFE – Association française de l’éclairage :  GreenLight :
http://www.afe-eclairage.com.fr http://www.eu.greenlight.org
 AFNOR – Association française de normalisation :  Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la
http://www.afnor.org mer :
http://www.developpement-durable.gouv.fr
 Association HQE – Haute qualité environnementale :
http://www.assohqe.org  Promotelec :
http://www.promotelec.com
 CIE – Commission internationale de l’éclairage :
http://www.cie.co.at  Textes de lois et réglements :
http://www.legifrance.gouv.fr
 Centre scientifique et technique du bâtiment :
http://www.cstb.fr  UTE – Union technique de l’électricité :
http://www.ute-fr.com

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P ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

O
U Événements
R Journée Nationales de la Lumière organisée toutes les années paires par
l’AFE.
Colloques et conférences de CIE-France, et de l’AFE : Collège Santé,
Comité Scientifique et ses quatorze Centres Régionaux.

E Normes

N & Photométrie
NF EN 12665 Lumière et éclairage – Termes de base et critères
NF EN 15193 Performances énergétiques des bâtiments – Exi-
gences énergétiques pour l’éclairage.
pour la spécification des exigences en éclairage. NF C 71-121 Méthode simplifiée de prédétermination des éclai-
NF EN 13032-1/2 Mesure et présentation des données photométri- rements dans les espaces clos et classification cor-
ques des lampes et des luminaires. respondantes des luminaires applicables à l’éclai-

S & Éclairagisme
NF EN 12464-1/2 Lumière et éclairage – Éclairage des lieux de travail
NF X 35-103
rage des lieux de travail.
Ergonomie – Principes d’ergonomie visuelle appli-
cables à l’éclairage des lieux de travail.

A – Partie 1 : lieux de travail intérieur – Partie 2 : lieux


de travail extérieur. & Installation électrique
NF EN 1838 Éclairagisme – Éclairage de secours. NF C 15-100 Installations électrique à basse tension.
V
O Textes de lois et réglementation
I & Code du travail
Articles R. 4213-1 à R. 4213-4 et R. 4223-4 à R. 4223-11 du décret n 2008- 
Applicable pour tous travaux à partir de 100 m2, l’article 40 donne le choix
entre deux solutions de rénovation de l’éclairage général :

R 244 du 7 mars 2008 portant obligations des chefs d’établissement et des maı̂-
tres d’ouvrages.
– soit la puissance installée est inférieure ou égale à 2,8 W.m 2 par tranche de
niveaux d’éclairement moyen à maintenir de 100 lux sur la zone de travail ;
– soit la nouvelle installation est composée de luminaires de type direct ou
-

 L’article R. 4223-4 fixe les valeurs minimales d’éclairement à maintenir direct/indirect de rendement normalisé supérieur ou égal à 55 %.
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et à respecter en tous points dans les locaux affectés au travail :


D’autres dispositions concernent les automatismes de commande à met-
– 40 lux pour les voies de circulation intérieure ; tre en œuvre, notamment pour tenir compte des apports de lumière natu-
P – 120 lux pour les locaux de travail, vestiaires, sanitaires… Le rapport
d’éclairement entre les zones d’un même local ou avec un local contigu doit
être compris entre 1 et au maximum 5.
relle, ainsi que du comptage d’énergie pour l’éclairage.

 L’arrêté du 13 juin 2008 – Performance énergétique des bâtiments exis-

L  L’article R. 4223-11 stipule que le matériel doit être entretenu aisément.


Le chef d’établissement doit fixer dans un carnet de maintenance la périodi-
tants d’une surface supérieure à 1 000 m2.
Ce texte s’applique à des bâtiments bâtis après 1948 pour un montant
total de l’ensemble des travaux supérieur à 25 % du prix du bâtiment.
U cité des opérations d’entretien afin de s’assurer du bon état des systèmes de
commande et d’éviter d’atteindre les valeurs minimales, d’uniformité, de
niveau d’éclairement et d’équilibre de luminance exigées.
Les exigences sont les mêmes que celles définies pour le bâtiment neuf.

& Réglementation thermique 2012 – (voir article 5.2.2)


S  L’arrêté du 1er août 2006 – Accessibilité des personnes à mobilité réduite
dans les établissements recevant du public. RT 2012 et attestations de prise en compte de la réglementation
thermique
La qualité de l’éclairage artificiel ou naturel, des circulations intérieures et
extérieures, doit être telle que l’ensemble du cheminement est traité sans  Décret n 2010-1269 du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques ther-
créer de gêne visuelle. miques et à la performance énergétique des constructions.
L’éclairage artificiel doit permettre d’assurer des valeurs d’éclairement
d’au moins :  Décret n 2011-544 du 18 mai 2011 relatif aux attestations de prise en
compte de la réglementation thermique et de réalisation d’une étude de fai-
– 100 lux pour les circulations intérieures horizontales ; sabilité relative aux approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs
– 150 lux pour les escaliers et équipements mobiles ; ou les parties nouvelles de bâtiments.
– 50 lux dans les parkings.
La détection de présence doit couvrir l’ensemble de l’espace concerné et  Décret n 2012-1530 du 28 décembre 2012 relatif aux caractéristiques
deux zones de détection successives doivent obligatoirement se chevaucher. thermiques et à la performance énergétique des constructions de bâtiments.
La mise en œuvre des points lumineux doit éviter tout effet d’éblouisse- Arrêtés « exigences » de la RT 2012
ment direct des usagers en position debout comme assis, ou de reflet sur la
signalétique.  Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et aux
exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des par-
Les dispositifs de commande doivent être repérables par un contraste
ties nouvelles de bâtiments.
visuel ou tactile.
 Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et aux
 Règlement de sécurité relatif aux ERP (Établissements recevant du
exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des par-
public)
ties nouvelles de bâtiments (rectificatif).
Dans le chapitre VIII « Éclairage » il est requis d’assurer une circulation
facile du public et d’en permettre l’évacuation sûre et facile, d’effectuer les  Arrêté du 28 décembre 2012 relatif aux caractéristiques thermiques et
manœuvres intéressant la sécurité. aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des
L’article EC 5 concerne les appareils d’éclairage. parties nouvelles de bâtiments, autres que ceux concernés par l’article 2 du
L’article EC 6 porte sur les règles de conception et d’installation de l’éclai- décret du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et à la per-
rage, tandis que les articles EC 7 à 15 concernent l’éclairage de sécurité qui formance énergétique des constructions.
est mis ou maintenu en service en cas de défaillance de l’éclairage normal.  Arrêté du 28 décembre 2012 relatif aux caractéristiques thermiques et
& Efficacité énergétique aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des
parties nouvelles de bâtiments autres que ceux concernés par l’article 2 du
 L’arrêté du 3 mai 2007 – Caractéristiques thermiques et performances décret du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et à la per-
énergétiques des bâtiments existants. formance énergétique des constructions (rectificatif).

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– ÉCLAIRAGE DES BÂTIMENTS


P
O
Arrêtés « méthode » de la RT 2012  Décret 2005-829 du 20 juillet 2005
U
Arrêté du 20 juillet 2011 portant approbation de la méthode de calcul Th-B-
C-E prévue aux articles 4, 5 et 6 de l’arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux
caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique
Composition des équipements électriques et électroniques et élimination
des déchets issus de ces équipements.
Il impose aux producteurs d’organiser et de financer la collecte et l’élimi-
R
des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments – Annexe à nation des équipements qu’ils mettent sur le marché. Recylum est l’éco-
l’arrêté du 20 juillet 2011. organisme chargé de la collecte et du recyclage des lampes à décharge,
 Arrêté du 16 avril 2013 modifiant l’annexe à l’arrêté du 20 juillet 2011 tubes fluorescents et lampes à LED.
portant approbation de la méthode de calcul Th-B-C-E prévue aux articles 4,
5 et 6 de l’arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et
 Décret 2011-610 du 31 mai 2011
Diagnostic portant sur la gestion des déchets issus de la démolition totale
E
aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des
parties nouvelles de bâtiments – Arrêté du 16 avril 2013 et son annexe.
 Arrêté du 30 avril 2013 portant approbation de la méthode de calcul Th-
ou partielle de certains bâtiments.

& Installations électriques


N
BCE 2012 prévue aux articles 4, 5 et 6 de l’arrêté du 26 octobre 2010 relatif
aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergé-  Recueil UTE C 18-510 MAJ 2004 du 1er novembre 1988 sur les instruc-
tique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments – Arrêté tions générales de sécurité d’ordre électrique.
du 30 avril 2013 et son annexe.
& Environnement
 Guide pratique UTE C 15-559 de novembre 2006 d’installation électrique
en Très Basse Tension.
S
Loi 75-633 du 15 juillet 1975
« Toute personne qui produit ou détient des déchets.. est tenue d’en assu-
 DTU 70-1 des installations électriques des bâtiments d’habitation, par-
ties privatives et des services généraux pour les immeubles collectifs.
A
rer ou d’en faire assurer l’élimination », dans des filières respectueuses de
l’environnement. Le producteur de déchets est légalement responsable de
sa complète élimination sauf à le remettre à un éco-organisme agréé par les
 Guide Promotelec d’installations électriques pour les locaux d’habita-
tion, immeubles collectifs, logements existants et règlements de sécurité
V
pouvoirs publics. dans les IGH (Immeubles de grande hauteur) et ERP.
O
Annuaires I
& Constructeurs

 Syndicat de l’éclairage
 LNE Laboratoire national de métrologie et d’essais
http://www.lne.fr R
http://www.syndicat-eclairage.com  Centre technique et scientifique du bâtiment CSTB
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& Laboratoires – Centres de recherche – Universités – Enseignement http://www.cstb.fr

 Groupe de recherche Lumière et Matière du Laboratoire plasma et


conversion d’énergie
 Centre de formation professionnelle en éclairage CFPE – Lux
Courriel : formations@lux-editions.fr P
http://www.laplace.univ-tlse.fr/research-groups/lumiere-et-matiere-36
 École nationale des travaux publics de l’état (ENTPE)
 Licence Professionnelle – IAE Lyon – Conception et management en
éclairage…
http://iae.univ-lyon3.fr/formation/licence-professionnelle-conception-et-
L
http://www.entpe.fr
 LCIE Bureau Veritas
management-en-eclairage
U
http://www.lcie.fr
S
Données statistiques et économiques
 CEREN Centre d’études et de recherches économiques sur l’énergie  Syndicat de l’éclairage
http://www.ceren.fr http://www.syndicat-eclairage.com

Glossaire
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