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La hiérarchie comprend 4 niveaux :

E1 2 Mbit/s Niveau 1 En fait 2 048 kbit/s


E2 8 Mbit/s Niveau 2 En fait 8 448 kbit/s
E3 34 Mbit/s Niveau 3 En fait 34 368 kbit/s
E4 140 Mbit/s Niveau 4 En fait 139 264 kbit/s

LTE : Line Terminating Equipment

Chaque niveau est un multiplex fait d’affluents et de données de contrôle.

Ensuite on a les concentrateurs de trafic qui iront vers le cœur de chaîne du commutateur téléphonique par un
lien multiplex MIC E1 à 2 Mbit/s. Puis on relie les commutateurs sur le cœur de réseau par des liens de débits plus
élevés.

Ordre de la Débit Affluents Débit Débit de


trame d’informations justification
de contrôle par affluent
Niveau 1 2048 kbit/s 30 × 64 kbit/s 2 × 64 kbit/s 0
E1 = 1920 kbit/s

Niveau 2 8 448 kbit/s 4 × 2048 kbit/s 216 kbit/s G742 + 10 kbit/s


E2 = 8192 kbit/s 256 kbit/s G744 0
224 kbit/s G745 +/- 8 kbit/s

Niveau 3 34 368 kbit/s 4 × 8448 kbit/s 486,8 kbit/s G751 + 22,3 kbit/s
E3 = 33792 kbit/s 512 kbit/s G753 +/- 16 kbit/s

Niveau 4 139 264 kbit/s 4 × 34 368 kbit/s 1201,6 kbit/s G751 + 47,6 kbit/s
E4 = 137872 kbit/s 1136 kbit/s G754 +/- 64 kbit/s

=> P.D.H. est inadapté aux réseaux modernes ( haut débit, flux de débits différents, extraction rapide ).

=> P.D.H. ne dispose pas d' horloges précises, leurs fluctuations impliquent des mécanismes ( justification ) qui
empêchent un accès direct aux niveaux inférieurs du multiplex ( il faut à chaque étape analyser s’il y a eu justification ).

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En 1984 Bell développa SONET ( Synchronous Optical Network ). L’UIT normalisa une technique issue de
Sonet sous le nom de S.D.H. à partir de 1986 : G707.

S.D.H. permet au contraire de PDH l’insertion et l’extraction d’informations de débits variés dans des
multiplex. => réseau synchrone pour les niveaux supérieurs = juxtaposition de containers de données.
=> trame incluant des entêtes et pointeurs pour identifier et trouver le début des flux.

La synchronisation ne concerne que la partie supérieure à haut débit. Les affluents ne sont pas synchrones. On
doit donc s’intéresser à 2 parties de réseaux distinctes et voir comment on les relie.

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La partie synchrone du réseau est faite à la base de modules de transport synchrone STM1 ( Synchronous
Transport Module ) : Trames de 19440 bits de période 125µs => débit de 155,52 Mbit/s.

Grâce à la synchronisation, il est facile de faire des entrelacements de modules STM. On définit alors les STM-
n qui sont faits de l’entrelacement d’octets de n trames STM1. Leur période est aussi 125 µs.

Contrairement à P.D.H., on a un facteur entier entre les débits des niveaux STM => Pas d’ajout d’informations
de contrôle. Les niveaux courants sont :

STM1 155,52 Mbit/s


STM4 622,080 Mbit/s
STM16 2 488,320 Mbit/s
STM64 9 953,280 Mbit/s

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%

C Opération de projection ( mapping ) des données ( affluent = Tributary ) dans des


Conteneur conteneurs. Le conteneur est un format de données accepté par S.D.H. Il forme la
charge utile ( payload ) du VC.

La norme définit C1 qui est soit C11 : 1,544 Mbit/s soit C12 : 2,048 Mbit/s
C2 : flux à 6,312 Mbit/s
C3 : flux à 34,3468 Mbit/s ou 44,736 Mbit/s
C4 : flux à 139,264 Mbit/s

On retrouve les valeurs de flux P.D.H. européens et américains sauf le flux E2 à 8,448
Mbit/s qui est juste un intermédiaire de multiplexage P.D.H. En fait il est abandonné.

' ' ( )*+ %


% $ *+ *, *-.

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Exercice: On suppose que les appareils du schéma suivant peuvent traiter tous les flux de la norme SDH.
Sur le multiplexeur de gauche du schéma

Q1) Combien peut on injecter de C4 si on n'a qu'eux comme affluents ?


Q2) Si on utilise 2 C3, combien peut on encore mettre de C12 ?

Cas réel: ADR155C de Sagem

Q3) Quels sont les débits SDH disponibles avec cet appareil ?
Q4) Quels sont les affluents que l'
on peut amener sur cet appareil ?

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