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LE CHANT DU MONDE LDX 274 675

:'\OllVELLI<: s1<:RIE DE ))JSQUE8 COMPACTS


INSTRUMENTS DE MUSIQUE
Alhanie. l'olyphonies vocales et instrumentales
Azerhayjan. Musü.¡ue traditionndle
LDX 274897
LDX 274901 DUMONDE
Flutes Ju Rajasthan LDX 274645
Ladakh. Musique de monastt:re L't de village LDX 274662
".lüüzli" . .lodcl du Muotatal, fütisse LDX 2747 LCi
lndc du Sud. Musiqucs rituelles et théatre du Kcrala LDX 274910
l'olyphonies des lles Salomon (< ;uadaleanal et Savo) LDX 27466.1
lnstruments de musique du monde LDX 274675
Tehac.l. Musiquc du Tihesti LDX 274722
Roumanic. l'olyphonic vocalc des Aroumains LDX 2748C>J
Ben,gale. Chant.' des « fous • LDX 274715
At:ghanistan. Chants des 1':1shaY LDX 274752

-·-------------
NE\V 8EWE8 OF COMPALT Dl8C:S

,\llmnia. Vocal awl Instnnncntal Pol_vphony LDX 274897


J\zer/)(liian. Tnulitional 1'vlu.-;ic LDX 27490 1
Flutes <if Rc~iasthan LDX 274645
Latlahh. Monastic and Villa.~e Music LDX 274ú62
"JiW.zli". Yoclel of the Muotatal, Switzerland LDX 2747H>
,C,'outh India. Rinml Music rmd Theatre of Kerala LDX 27491 0
l'ol_vphoriies c!f' the Solomrm lslaruLo; (U~culcdccmal and Swvo) LDX 2746ú:l
Musical instruments of the World LDX 274675
Chac/. Mu.-;ic fmm Tihesti
Numania. Vo.cal l'olyplumy of thc Arumanians
LDX
LDX
LDX
274722
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...,
MUSICAL INSTRUMENTS
Hc:n~al. Son_4s <!f' thc: "Mrulmen''
¡\f~ lwnistan. 8m1~s r!f tlw Puslwi LIJX
2747 15
274 752 l OF THE WORLD
[_SWl:!Jlii•)IH(•Jll•lt(J
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INSTRUMENTS DE MUSIQUE
tous l'instrument en tant qu'outil pro·
ducteur de sons, se fondent logique· a cordes; avanadha (couvert) méme par pincement, lorsque le maté·
DUMONDE vadhya, autrement dit tambours a
ment sur la matiere vibrante et les riau est réduit en fines lamelles. Dans
modes de mise en vibration. Autre- membranes; ghana (solide) vadhya les aérophones, c'est le volume d'air
Depuis des milliers d'années jusqu'a qui réunit les instruments dont la
ment dit, pour reconnaitre n'importe contenu dans un tube que le souffle va
nos jours, imagination créatrice et matiere rigide vibre sous !' action de dif·
que! instrument de musique, il suffirait faire vibrer.
génie humain regnent en maitres dans férents procédés ; sushira (creux ou
de poser deux questions préalables :
le domaine prodigieusement riche et percé) vadhya qui correspond aux
varié des instruments de musique et se QU'EST-CE QUI VIBRE? et COM·
manifestent d'un peuple a l'autre, a tra· MENT? tuyaux dans lesquels on souffle, c'est·a· INSTRUMENTS A CORDES
dire aux instrumcnts a air ou a vent.
vers toutes les cultures musicales du Les Chinois furent les premiers a orga·
monde, qu'elles soient de tradition niser les instruments de musique en S'inspirant directement du systeme Tout cordophone se compose d'une ou
orale ou écrite, populaire ou savante. huit familles définies en fonction de la indicm, les premiers organologues de plusíeurs cardes tendues entre deux
matiere produisant le son : soie des européens, tels que Mahillon a la fin du poínts fixes sur un support qui consti·
Il en résulte une étonnante profusion XIX" siecle, Sachs et Hombostel au tue le corps de l'instrument. La forme
d'especes et de types d'instruments. cordes, peau des tambours, bambou
des tuyaux, calebasse, terre cuite, début du XX" et, plus tard André de ce demier ainsi que la disposition
Diversité qui s'exprime, tout a la fois, des cordes permettent de distinguer
bois, métal, pierre pour les autres ins- Schaeffner, mirent au point une classi·
dans les matériaux, les formes, les fac· des types différents.
~ruments. fication également en quatre familles
tures et les techniques de jeu. Pour Si l'on tend des cordes, parallelement á
s'orienter dans un domaine aussi foi· Mais c'est a l'Inde que nous devons la au sein desquelles on peut regrouper
tous les instruments de musique, du un batan, a un tube de bambou, á une
sonnant, il faut quelques reperes, á classification en quatre catégories, caisse ou a toutc autre espece de sup-
savoir les bases d'une systématique. aujourd'hui quasi universellement plus fruste au plus complexe. Dans les
membranophones d'une part, les cor- port, de fa<;:on a ce qu'elles demeurent
Cette opération de classification - qui adoptée par les spécialistes. Dans les paralleles entre elles, il y a de fortcs
répond au besoin del' esprit humain de premiers siecles de notre ere nous dophones d'autre part, la matiére
chances pour que I' on obtienne une
gérer le réel, qu'il s'agisse des etres, des trouvons, en effet, dans le traité sans· vibrante est tendue sous forme de
des multiples sortes de cithare dési·
choses ou des idées - a été effectuée, krit du Natyashastra, quatre classes mcmbranc sur une caisse (tambours), gnées, selon la forme du corps de l'ins·
pour ce qui conceme les instruments d'instruments définies par rapport aux soit sous forme de cardes disposées sur trument, sous les termes de cithare-
de musique, par différentes cultures propriétés sonares des matieres soli- des éléments dont l'agencement radeau, tubulaíre, sur baton, sur table
bien avant que la civilisation occiden· des (rigides ouélastiques) eta celles de donne naissance aux différents types (plage 2), sur caisse (plage 1), etc.
tale n'en établisse a son tour. l'air. On a ainsi dans le systeme d'instruments á cardes. Pour les idio- Leurs cordes sont, selon les cas, pin·
indien: tata (tendu) vadhya (instru- phones, c'est une matiére rigide qui est <.-'ées avec les doigts, soit frappées avec
11 est intéressant de noter que les diffé- mise en vibration par entrechoc, frap·
rents systemes élaborés, considérant ment) correspondant aux instruments de fines baguettes. Des instruments á
pement, sccouemcnt, raclcmcnt voire clavier commc le clavecin (cardes pin·
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ancienne. Des millénaires avant notre instruments - de formes les plus ques. La lyre, dont on peut voir de
cées par des sautereaux) et le piano ere, elle existe déja, sous des aspects variées, avec manche court ou long - nombreuses représentations sur les
(cardes frappées par des marteaux) différents en Mésopotamie et en relevant de la catégorie des luths ; ils bas-reliefs et les peintures d'Assyrie,
représentent une étape ultime dans la Égypte ou l'on voit ses cardes pincées ont en commun d'avoir leurs cordes d'Égypte, de la Grece et de la Rome
facture des cithares sur caisses trapé- par les musiciennes des pharaons. La pincées, avec les doigts, ou avec un antique, n'y est plus en usage depuis
zo1dales aux lointaines origines orien- harpe a disparo en Chine et en Inde ou onglet, soit encare avec un plectre (pla- longtemps. Elle existe toujours cepen-
tales. elle étaitjadis florissante. Le continent ges 3 et 4). dant en Éthiopie, sur les rives du golfe
Une corde tendue entre les deux extré- africain constitue aujourd'hui le véri- Persique et, dans une autre partie du
table domaine de l'instrument (plage Du frottement des cordes de luths par monde, parmi des populations sibé-
mités d'une branche courbée consti- un archet, naquit, par la suite, la famille
tue l'un des plus anciens instruments a 7). Quant aux harpes européennes, riennes, sous la forme curieuse du nar-
probablement d' origine orientale, elles des 'Oieles (plage 5). Rappelons qu'il y yukh, compasé d'une longue caisse
carde connu, l'arc musical (plage 6) .
comportent, des leur apparition vers le a des vieles dont les cardes sont frot- plate pourvue de deux courts mon-
Son origine remonterait au chasseur
VIII• siecle, un élément de consolida- tées a l'aide d'une roue; il s'agit des tants retenant l'élément transversal ou
préhistorique et sa distribution est
quasi universelle. tion reliant la caisse au manche. Il est a
'Vielles roue bien connues des cultu- sont attachées les cinq cordes. Parmi
appelé "colonne" dans l'imposant ins- res paysannes de l'Europe médiévale les instruments de facture plus com-
Quand on se trouve devant un instru· trument, a un ou plusieurs plans de etjouées encare de nosjours dans cer- plexe associant des caracteres de diffé-
ment dont le corps est compasé par cardes, utilisé dans l'orchestre classi- taines provinces fran9aises. La vaste rents types de cordophones, on en
l'assemblage d'une caisse et d'un famille des vieles englobe aussi bien retiendra deux, d'origine africaine.
manche, il peut s'agir d'une harpe, soit que occidental.
violes et violons de la tradition occi- Dans la kora de l'Afrique de l'Ouest,
d'un luth, soit d'une viele, voire méme Avec un manche droit situé dans \'axe dentale, que sarangi de l'Inde, irnzad caisse et manche sont agencés comme
d'une lyre. Pour les distinguer, il faut de la caisse, les cordes courent dans un touareg, rebab malais, nanhu chinois, ceux d'un luth, alors que la disposition
considérer !'agencement des parties plan apeu pres parallele a celui de l'ins- gusle yougoslave, kamanche persan et des cordes, soulevées obliquement par
trument. Cet agencement constitue la
constituantes. beaucoup d'autres encore. un haut chevalet, ressemble a celle des
caractéristique principale de la famille cordes de la harpe, d'ou le nom de har-
Quand le manche décrit un angle ou des luths. Nous connaissons en Quant a la lyre, sa construction se dif-
une courbe par rapport a la caisse de pe-luth (plage 8), créé a l'intention de
Europe - notamment a la Renaissance férencie radicalement de celle des ins-
résonance, c'est assurément a une cet instrument.
- l'instrument a caisse bombée en truments précédents. Les cardes sont
harpe que nous avons a faire et, du fait "cótes de melon", avec manche court Il en va un peu de méme pour le mvet
tendues entre une caisse et un manche
de la disposition des deux éléments, les et chevillier renversé, dont \'ancétre horizontal - ou joug - qui n'est pas des conteurs gabonais. Sa construc-
cordes sont tendues obliquement et direct est le 'ud arabe. Mais il existe a
non parallelement au plan de l'instru- fixé a la caisse mais relié a celle-ci par tion est celle d'une cithare-sur-baton,
travers le monde une infiníté d'autres l'intermédiaire de deux montants obli- tandis qu'un chevalet vertical, dressé
ment. La harpe est également fort
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au centre, am~me les cordes dans une villées, cerclées, etc.), voire méme les
disposition semblable a celle de la dispositifs permettant d'accorder le breuses régions méridionales d'Eu-
rope. la mise en vibration d'une colonne
harpe, d'oü sa dénomination de har- tambour comme dans le tabla indien d'air contenue, le plus souvent, dans
pe-cithare. Ces deux types d'instru- par exemple (plage 13), soit de modi- Quant aux modes de mise en vibra- un corps tubulaire. Cette vibration
ments ont, comme la harpe, leurs cor- fier la hauteur des sons en cours de jeu tion, le plus répandu est le frappement peut étre obtenue de différentes manie-
des pincées. comme c' est le cas pour les tambours a de la (ou des) membrane(s) soit avec res selon les types instrumentaux.
tension variable d'Asie ou d'Afrique les mains soit avec une ou deux Dans les flutes, on envoie un jet d'air
(plage 10). En regard d'une telle baguettes. Ce frappement peut aussi sur l'a rete de I'embouchure qui peut se
variété, les quelques spécimens de étre effectué par deux petites boules trouver sur le cóté ou sur le bout du
TAMBOURS membranophones utilisés dans l'or- suspendues au bout de cordelettes tuyau. On a (linsi des flt1tes a embou-
chestre classique occidental, aussi attachées au tambour et qui viennent chure latérale (<lites traversieres) et
Les membranophones comportant bien que dans la batterie de jazz, peu- heurter les membranes Iorsqu'on agite des flutes dont l'embouchure termi-
une ou deux peaux tendues, plus vent se compter sur les doigts de la l'instrument; appelé tambour a boules nale présente divers agencements :
connus sous le nom de tambours, ne main, méme si l'on y ajoute les instru- fouettantes, on ne le trouve qu'au Tibet biseau (plage 18), encoche, bandeau,
posent guere de difficulté d'identifica- ments empruntés, a différentes épo- et en Inde du Nord. Un autre procédé bloc (plage 20), bec (plage 19), etc.
tion: une peau recouvre l'ouverture ques, a d'autres traditions musicales. pour ébranler la membrane consiste a
d'une caisse ou d'un récipient quelcon- On sait que nos timbales ont une loin- frotter une tige traversant le centre de Dans les instruments a anches,
que. La remarquable diversité de cette taine origine arabe et que l'on doit a la la peau. II s'agit alors de tambours a l'ébranlement de l'aif' s'effectue par
famille découle tout a la fois de la fanfare turque l'introduction de la friction en usage, notamment, chez l'intennédiaire d'une mince !amelle
matiere (bois, calebasse, bambou, grosse caisse dans l'orchestre classi- certaines populations d'Europe et vibrante. Lorsqu'elle est plus étroite
terre cuite, métal) et de la forme des que, au XVIII° siecle. Quant au tam- d'Afrique. que l'orifice aménagé pour elle, on a a
caisses de résonance : gigantesques bour sur cadre ( appelé parfois abusive- faire a une anche libre, qui peut étre
futs cylindriques et caisses sculptées ment tambourin), on peut voir ses disposée sur un tube comme dans l'or-
d'Afrique et d'Océanie; tonnelets imposants ancétres sur les bas-reliefs gue a bouche (plage 22) ou sur une
d' Asie; mortiers, gobelets, sabliers ; sumériens ou égyptiens. Il est toujours INSTRUMENTS A AIR plaquette comme dans l'harmonica,
cadres circulaires ou quadrangulaires en usage chez les Eskimos, en Mongo- l'hannonium ou encore l'accordéon
pourvus, ici ou la, de cymbalettes. lie et en Sibérie, ou en Amérique Plus couramment appelés instruments (plage 23). A l'inverse, quand elle est
lnterviennent également le nombre indienne, comme instrument rituel et a vent, les aérophones regroupent un plus Iarge, ses eótés viennent "battre"
des membranes (une ou deux) etleur magique du chaman, aussi bien qu'au grand nombre de spécimens diffé- les bords de 1'orífice dans Jeque) elle est
systeme de fixation (les peaux pou- Népal et en Inde, dans tout le Moyen- rents, fonctionnant cependant selon découpée ou rapportée, d'ou son nom
vant étre lacées, collées, clouées, che- Orient, au Maghreb et dans de nom- un méme príncipe acoustique, a savoir d;anche battante. Clarinettes et saxo-
phones fonctionnent avec une anche

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rebelle au classement par genre ou par un récipient en calebasse, en terre, en


battante simple (plages 25, 26, 27), bois ou en vannerie, en secouant des disque se propase d'illustrer avec des
alors que deux !amelles accolées cons· catégorie. documents originaux, enregistrés par
disques enfilés sur une tige, en entre·
tituent l'anche double du hautbois Dans l'orchestre de la musique occi- choquant des objets semblables, en des chercheurs dans diverses régions
(plage 24) . Quant aux comemuses, dentale on a tendance a englober tout raclant avec une baguette les bords du monde. Les pieces musicales qui y
pourvues d'un réservoir d'air, leurs cela dans le groupe des percussions. dentelés d'un baton, en attachant figurent témoignent de ce que ces ins-
tuyaux de jeu peuvent étre équipés, Association pour le moins hative car, autour de son corps des coquilles, des truments universels et millénaires
selon les instruments, d'anches battan· en effet, qu'y a·t-il de commun entre noyaux de fruits, des plaques ou des n'appartiennent pasa un passé révolu
tes simples et/ ou doubles. cymbales, xylophones, hochets, ra· anneaux de fer, en frappant, ici une mais continuent a vivre, a se perpétuer
Pour les trompes, cors et trompettes, cleurs et des tambours? On a, d'un branche ou un tronc d'arbre évidé, la et a se diversifi.er, aujourd'hui encare,
ce sont les levres du musicien qui, en cóté, des instruments a sons fixes, dont un disque ou un vase de métal, ou dans les cultures musicales des cinq
la matiére rigide est ébranlée de diver· continents.
vibrant contre l'embouchure de l'ins· encore des séries d'éléments faits de
trument, jouent le role d'anches natu· ses manieres - les idiophones et, de pierre, de bois ou de métal, en pin9ant
relles (plages 15, 16, 17). l'autre, les membranophones dont les l'extrémité d'une mince languette
sonorités résultent de la mise en vibra· devant la bouche, nos ancetres ont
Q¡.¡ant au rhomhe, c'est le toumoie· tion de membrane(s) tendue(s) sur inventé le hochet, le sistre, les crota- INSTRUMENTS Á CORDES
ment d'une plaque qui fait vibrer l'air une caisse de résonance. n s'agit done les, les cymbales et autres c/aquettes
ambiant. bien de deux catégories organologi· (plage 33), le racleur, les sonnailles l . CITHARE SUR CAISSE
ques distinctes. corporelles qui bruissent aux pas des
Parmi les idiophones se trouvent les danseurs, le tambour de bais afente INDE, Madhya Pradesh.
plus anciennes inventions destinées a (plage 30), le gong et la cloche, le Enregistrement G. Doumon.
LES AUTRES ...
faire de la musique, en dehors de la lithophone, le xylophone (plages 31, Les cithares sur caisse, généralement
Restent les instruments qui n'ont pas voix. ns' avére que, de tout temps, l' étre 32), mais aussi la guimbarde (plage de forme trapézoidale, dont les cordes
de tube dans lequel on souffle, pas de humain a utilisé son propre corps pour 28) tout comme le jeu de languettes sont ébranlées, selon les cas, par pince-
corde ou de membrane tendue. Ils sont produire des sons et des rythmes (bat· pincées (plage 29). Autant d'instru· ment ou par frappement, ont de nom-
constitués de matieres rigides qui pro· tements de mains, frappement des ments de musique dont la liste est loin breux représentants dans plusieurs
duisent des sons lorsqu'on les frappe, pieds sur le sol, etc.). Il a également mis d'etre close si l'on considere tous les régions du monde : kan/des d'Estho·
en oouvre, avec une inépuisable ingé· peuples qui en font usage. nie, cyrnbalum hongrois, hackbrett
les secoue, les racle ou les pince. Il
s'agit d'une catégorie instrumentale niosité, les propriétés sonores des suisse, épinette des Vosges, qanun et
matériaux qu'il trouvait dans la nature. C'est la musique instrumentale de dif·
particuliérement riche, sans doute la férentes traditions du monde que ce santur du Moyen·Orient, surmandal
plus ancienne, en tout cas la plus En agitant des cailloux enfennés dans indien, ou encore yang-qin chinois.
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koto japonais, kayakeum en Corée, répertoire traditionnel du Vietnam par un récipient hémisphérique en
L'instrument que les musiciens jouée par Tran Quang Hai, a été enre-
indiens appellent shantoor, constitue jetakh en Mongolie, et dan tranh au bois, en courge ou en métal (il s'agit
Vietnam en sont les principaux repré- gistré dans le studio du Département souvent d'un ustensile ménager) que
une variante de grande taille du santur d'Ethnomusicologie du Musée de
d'origine persane. Sa caisse en forme sentants. recouvre une peau de chameau.
l'Homme.
de trapeze isocele porte cent cordes L'instrument vietnamien, dont la L'usage de cet instrument est réservé
métalliques, disposées par groupes de forme a été fixée au XII" siecle, com- aux hornmes qui en jouent, en solo,
trois, que soulevent de petits chevalets porte 16 cordes tendues parallelement lors des veillées ou pour distraire la
mobiles. Le musicien frappe les cardes au-dessus d'une caisse oblongue avec 3.LUTH solitude du voyageur éloigné de son
avec deux fines baguettes de bois léger une table bombée dont Ja longueur TCHAD village.
a bout recourbé qui, en rebondissant, peut varier de 90 cm a 110 cm. Les car- Enregistrement Monique Brandüy
créent un trémolo caractéristique. En des en acier, tendues sur toute la Ion·
usage principalement au Cachemire, gueur de Ja table d'harmonie, sont divi· Parmi les multiples factures sous les- 4. LUTH
dans les traditions musicales de carac- sées en deux parties par une série de quelles le luth se présente dans le
monde, les instruments africains ont
U.R.S.S., Azerbayjan.
tere religieux, la cithare sur caisse a été chevalets mobiles en bois. Elles sont Enregistrement Jean During
introduite, il y a une vingtaine d'an- attachées d'un cóté a des chevilles et souvent une caisse de résonance en
nées, dans Ja musique classique de de l'autre, nouées sous Je cordier. Le forme de barque, couverte d'une peau Le tdr est l'instrument principal de la
l'Inde du Nord par le maitre Shivku· musicien, portant au pouce et a l'index qu'embroche un manche, plus ou musique savante de l'Azerbayjan et du
mar Sharma. Un de ses disciples, de la main droite des onglets en écaille moins long, en bois. Leur existence est Caucase. D apparait en Iran au début
Omprakash Chourasiya de Bhopal, ou en acier, pince les cardes pres du tres ancienne puisqu'on retrouve des duxrx· siecle oü ¡¡ supplante le rebab.
interprete sur son instrument Je raga cordier. L'index, Je majeur et l'annu· instruments semblables représentés ns'agit d'un luth amanche long dont la
du soir kirwani dont on entend un !aire de Ja main gauche appuient sur la entre les mains de musiciennes sur les caisse, en bois de mllrier, dessine deux
partie des cardes situées entre les che- bas-reliefs et les peintures de l'Égypte parties arrondies que recouvre une
extrait. des pharaons.
valets et les chevilles pour modifier la fine membrane de péricarde de boeuf
hauteur des sons. La cithare peut étre Au Tchad, chez les populations du constituant la table d'harmonie. C'est
jouée par les hommes ou par les fem- Tibesti, le luth a deux cardes accordées sur sa partie la plus grande que repose
2. CITHARE SUR TABLE BOMBÉE le chevalet de come. Aux six cardes,
mes en solo, ou avec d'autres instru· a la tierce - on peut y ajouter une groupées par paire, qui équipaient ini·
VIETNAM ments a cordes, ou encare dans des carde supplémentaire pour jouer cer-
Enregistrement Jean Schwarz ensembles plus importants accompa- tains morceaux - qui sont attachées tialement le tdr, ont été ajoutées, vers
gnant des représentations théatrales. au manche par des liens de cuir ; la 1870, cinq autres cardes pincées a
La cithare sur table bombée n'existe vide. Le manche porte 24 frettes mobi·
qu'en Extréme Orient: zheng chinois, "Le Chant du merle", une piece du caisse de l'instrument est constituée
les en boyau couvrant une octave et

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une quarte. La tessiture totale couvre sarangi, sarinda et kamayacha dans 1


fricaine utilisent !'are musical mbéla 7. HARPE
deux octaves et une quinte. L'instru· lesquelles trois cardes mélodiques en pour les rites de la chasse aux pieges.
boyau sont soutendues par un (ou Fabriqué par le musicien-chasseur, CENTRAFRIQUE
ment mesure pres de 90 cm de long. Le
deux) réseau(x) de cordes sympathi- l'instrument se compase d'une Enregistrement S. Arom
tar caucasien se tient sur l'avant·bras,
la caisse serrée contre la poitrine, les ques en métal. branche fortement arquée, entre les L'instrument, appelé ngomb~ com-
cordes sont pincées avec un plectre de extrémités de laquelle est tendue une porte une caisse volumineuse (sou-
La viele kamayacha, qui se distingue
come. Technique et style de jeu furent laniere végétale tenue devant la vent surmontée d'une figure sculptée)
par la forme hémisphérique et la
élaborés a la fin du siecle demier par dimension de sa caisse couverte de
bouche entrouverte. La carde, frappée a laquelle est fixé un manche arqué
des mus101ens d'Azerbiiyjiin et avec une fine baguette, produit une pourvu de petites chevilles pour y atta-
peau constitue, avec les claquettes kar-
d'Arménie. Le solo de tar, dont on seule note, assez faible; pour en pro- cher les cordes. Celles-ci, au nombre
tal (plage 33), l'instrument spécifique 1
peut entendre un extrait, est une com- des Manghaniyar, une caste de musi-
duire une seconde, le joueur touche la de dix (deux fois cinq redoublées a
position dans le muquam (mode) laniere avec une lame. La cavité buc- !'octave), sont pincées avec les doigts
ciens professionnels vivant dans le
Esfahan. cale, véritable résonateur a forme et a des deux mains.
désert de Thar. Leur répertoire com-
volume variables, assure l'amplifica-
prend un grand nombre de ballades La harpe arquée, dont la courbure du
tion et la modulation des sons. Le
chantées avec accompagnement de manche rappelle celle de l'arc musical,
joueur d'arc musical ngbaka, Nicolas
5. VIELES viele, mais aussi despieces instrumen- était autrefois largement répandue
Masemokombo, interprete un des airs
tales comme cette composition, jouée dans le monde, notamment en Chine
INDE, Rajasthan. destinés a charmer les génies de la
par deux kamayacha, dans laquelle et en Inde oil elle a pratiquement dis-
Enregistrement G. Doumon foret, leur faisant ainsi oublier d'écar-
l'air proprement dit est introduit par paru. Si la harpe birrnane représente
ter le gibier des pieges du chasseur.
Au Rajasthan, comme d'ailleurs dans un prélude non mesuré 01i peuvent se !'un des demiers spécimens de l'instru-
1
1¡ Considéré comme l'ancetre des instru-
le reste de l'Inde, les instruments a donner libre cours le talent et l'inspira- ment asiatique, en revanche le conti-
ments a cardes (tout au moins celui de
archet se diversifient considérable- tion du musicien. la harpe), !'are musical trouverait sa nent africain en est abondamment
ment. On peut distinguer deux types trace la plus ancienne sur une gravure pourvu. De la Mauritanie au Cap, les
principaux : viele a long manche tra- rupestre de l'Ariege, datant de plus de harpes revetent les aspects les plus
versant une petite caisse de résonance, quinze mille ans, qui représente un variés avec un nombre de cardes allant
et viCle dont la caisse massive et le 6. ARC MUSICAL homme déguisé en animal tenant un de trois, quatrc, cinq, huit a dix.
manche pourvu d'un volumineux che- CENTRAFRIQUE are devant son visage dans une posi- En Afrique centrale, la harpe accom-
villier sont taillés dans une seule piece Enregistrement Simha Arom tion semblable a celle du musicien cen- pagne le plus souvent des répertoires
de bois. Il existe de nombreuses trafricain. chantés de caractere épique et lyrique,
variantes de ce demier type, telles que Les Ngbaka vivant dans la foret centra-
mais elle peut ctre jouée aussi en solo.

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I"
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n s'agit ici d'un chant paur les génies, de la peau qui constitue la table d'har- un des nombreux themes rythmiques
sont construits de telle sorte que la ten·
interprété par un musicien ngbaka monie, un grand chevalet en bois sou- destinés il faire danser les Dansi ou
s'accampagnant au ngombi, tandis leve les cardes pour les disposer sur prétresses du Serpent, au cours de la sion des membranes puisse étre modi-
qu'un second chanteur foumi le deux rangs paralleles. Le joueur main- cérémonie organisée annuellement en fiée en cours de jeu afin de produire
répons, tout en frappant avec une tient l'instrument face a lui, de maniere l'honneur de leur divinité. des sons différents. Ces instruments
baguette une petit cloche dauble en a pincer les cardes entre le chevalet et ont généralement une caisse en forme
le manche avec le pouce et l'index des L'instrument, compasé d'une caisse de sablier; les peaux, tendues chacune
fer. tronconique en bois recouverte d'une
deux mains. sur un cercle rigide, sont reliées entre
membrane lacée, est joué de la main elles par un réseau de lanieres de cuir
Instrument des griots, la harpe-luth droite il l'aide d'une baguette crochue en Afrique, ou de cordelieres de soie en
8. HARPE-LUTH soron (comme la kora) est jouée en et, de la gauche il main nue, les deux Asie. En accentuant ou relachant la
solo ou pour accompagner des chants mains utilisant complémentairement pression exercée sur le réseau de
GillNÉE
de louanges. C'est un célebre musicien les frappes bloquée/ non blaquée et
Enregistrement Gilbert Rouget la9age on modifie la tension des mem-
guinéen de Kankan qui improvise ici, distribuant les coups sur différents branes. Pour ce faire, le griot africain,
Bien que leurs cardes saient égale- au soron, de brillantes variatians sur points de la peau. La baguette percute maintenant le tambour soqs son ais-
ment pincées, les imposantes harpes- un air traditiannel malinké. également, de temps il autre, le bois de selle, se sert de son bras pour actionner
luths - kora et soron - que l'on jaue la caisse de résonance. Outre la cloche les tendeurs, et percute !'une des peaux
en Cóte-d'Ivoire, au Sénégal, en Gam- de fer, indispensable marqueur de avec une baguette recourbée. Il peut
bie, en Guinée et au Mali méridional, tempo, deux autres tambours, égale-
MEMBRANOPHONES ainsi non seulement frapper les ryth·
ont une facture bien différente de celle ment il une membrane, accompa- mes de danse, mais aussi "faire parler"
de la harpe. L'instrument est compasé gnent l'instrument principal en four-
9. ENSEMBLE DE TAMBOURS l'instrument comme c'est le cas dans
d'une large caisse hémisphérique en nissant un ostinato rythmique diffé-
A UNE PEAU cette piece oú sont enchainées des
caurge que traverse un long manche rent. louanges il l'adresse du prince des
cylindrique dont l'extrémité infé- BÉNIN Bariba. On les entend d'abord jouées
rieure, dépassant de la base de la Enregistrement Gilbert Rouget par un seul, puis par deux musiciens,
caisse, sert de point de départ a toutes
n s'agi.t d'une batterie pour le vodoun !'un frappant les formules parlées tan-
les cardes en tendons de bceuf (21
paur la kora, 19 paur le soron). Celles- Dan (divinité du Serpent), exécutée 10. TAMBOURS A DEUX PEAUX dis que l'autre foumit un soubasse-
sur un tambour consacré a ce culte et A TENSION VARIABLE ment rythmique a cette déclamation
ci sant attachées autaur du manche tambourinée.
par des anneaux de cuir tressé qu'on nommé, en langue goun, dan hun, BÉNIN
fait caulisser pour accorder l'instru- c'est-il-dire "tambour de Dan''. Le tam- Enregistrement S. Arom
ment. Dressé verticalement au centre bourinaire fait entendre, en le variant,
Certains tambours d'Afrique et d'Asie
ló / 27467!' 2741>75 / l 7

11. TAMBOUR SUR CADRE 12. TAMBOUR EN POTERIE dents, d'en modifier les sonorités en pée il main nue; il droite, dayan avec
A UNE PEAU cours de jeu, en revanche, les joueurs
INDE, Rajasthan deux peaux fixées par des lanieres de
expérimentés, comme le musicien cuir sur la caisse en bais en forme de
Enregistrement G. Doumon ÉGYPTE
Enregistrement Hugo Zemp égyptien en toumée qui exécute ici deux troncs de cónes accolés par la
Dans toute l'Inde, les fétes du prin- une brillante improvisation, peuvent base. Une seule membrane est frappée,
temps, Holi, donnent lieu il de grandes Darbouka ou daraboukkeh designe produire des effets sonares aussi sub·
un tambour avec une caisse de réso· l'instrument repasant sur la seconde.
manifestations de liesse populaire ou tils que variés. En combinant diffé· Pour l'accarder, le musicien fait varier
la musique a une part prépondérante. nance en terre cuite en forme de gobe- rents parametres tels que force et angle
let dont la membrane, souvent en peau la tension des peaux en glissant des
d'attaque, parties des mains et des cylindres de bois entre la caisse et les
Au Rajasthan, ce sant principalement d'agneau, est collée. C'est un instru· doigts frappant les coups, points de
des instruments de percussian qui ment communément répandu dans lanieres ; il peut également alaurdir le
frappe sur la peau ou les bords de la centre de la peau avec une substance
accampagnent les chants et les danses taut le Maghreb, sur les bards arien- caisse, le joueur peut réaliser une pro·
des villageais. Chang, l'un des nom· taux de la Méditerranée, jusqu'en piiteuse. Le jaueur de tabla peut ainsi
fusion de timbres, de variations et d'or- multiplier et varier les effets sonares,
breux tamhaurs sur cadre en usage Égypte. Sa forme particuliere se nements.
dans la région, est particulierement retrouve dans le zarb iranien (dont la quasiment il l'infini, en combinant les
apprécié en raison de ses sonorités caisse est en bois) ainsi que dans cer· modes de frappe avec l'intensité des
résultant de sa dimension et de sa tech · tains tambours de formes voisines, coups et leurs points d'impact. La tech-
nique de jeu ariginale. La peau, sau· montés d'une peau lacée, qu'on jaue nique de jeu complexe s'enseigne pen-
13. TIMBALE ET TAMBOUR TABLA dant un apprentissage long et ardu, au
vcnt omée de motifs peints, est collée au Cambodge et en Thailande.
sur un rohuste cadre circulaire en bois INDE cours duque! les futurs percussionnis-
Il s'agit plutót d'un ínstrument de tradi- Enregistrement Groupe de tes doivent mémoriser et solfier, il
mesurant pres d'un metre de diametre. tion populaire. Cependant, au Maroc
Tenant le cadre d'une main, le joueur Recherches Musicales (!.N.A.) l'aide d'onomatopées ou bol, toutes les
on !'integre parfaís dans l'orchestre formules rythmiques et les nuances de
principal percute la membrane avec classique arabo-andalou qui est com· Utilisé principalement dans la musi-
son autre main tandís que, símultané· frappe, avant de poser les mains sur les
posé traditiannellement d'instruments que savante du nard de l'Inde, l'instru-
ment, un ou deux acolytes víennent instruments. Une éblouissante dé-
il cardes pincées et frottées avec, pour ment désigné saus le nam de tabla se
frapper le cóté pile ou le cóté face de la manstration de cette pratique est faite
l'accompagnement rythmique, un compase en réalité de deux tambaurs ici par Chatur Lal, un des grand-;
peau avec deux fines baguettes de bois. petit tambour sur cadre muni de cym- distincts joués par le méme musicien :
L'instrument est accampagné par un maitres du tabla, qui énonce les diffé-
balettes, tar. il gauche, bayan, une timbale dant la
petit gong métallique et par le bruis· rentes formules rythmiques avant de
caisse hémisphérique, en paterie ou en les interpréter sur le cauple de tam-
sement des grelots que les danseurs Si la facture de la darbouka ne permet métal, porte une membrane lacée frap-
pas, comme pour les tambours précé- bours.
portcnt il leurs chevilles.

lL
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tres et aux rites d'initiation des adoles- rapide, crée un effet polyphonique
(doute, hésitation, colere, combat, cents. Ces ensembles traditionnels, dont le caractere "brisé" évoque la
14. TAMBOURS, CYMBALES etc.) . Le second tambour, shuddha
ET GONGS dont le nombre se raréfie, sont égale- forme en "hoquet" de la musique
maddalam, estjoué horizontalement. ment requis pour anirner des festivités médiévale.
INDE, Kerala Les deux membranes, lacées sur une officielles telles que celles commémo-
Enregistrement Pribislav Pitoeff caisse de bois en forme de tonneau rant l'lndépendance du pays. n s'agi.t
Le drame chanté et dansé kathakali fuselé, sont percutées avec les deux d'orchestres comptant de douze a 16. TROMPES EN MÉTAL
est soutenu par un ensemble d'instru- mains de maniere différente. Le joueur vingt instruments de taille différente,
ments de percussions : un petit gong frappe la peau, dont le centre est TIBET
n'émettant chacun qu'une seule note. Enregistrement Mireille Helffer
en bronze chengalam frappé par le alourdi par un emplatre, avec les doigts L'ensemble ongo (que l'on entend
chanteur principal avec une batte de de la main droite, raidis par desbande- dans l'enregistrement) comprend dix- Les longues trompes dung chen du
bois, une paire de cymbales üattalam, lettes de tissu enduit d'un apprét, tan- huít trompes dont la répartition est la Tibet sont en métal (généralement en
également en bronze, jouées par le dis qu'avec les doígts nus de sa main suivante : six aigués faites dans des bronze et en argent) et peuvent mesu-
second chanteur et deux tambours gauche il ébranle l'autre membrane. comes d'antilope et percées d'une rer de deux a trois metres de long. Elles
che7Ula et shuddha maddalam dont Les tambours du kathakalisontjoués embouchure latérale avec, pour certai- sont composées de trois a cinq parties
la forme et la technique de jeu sont dif- par les membres des castes Marar et nes d'entre elles, un trou d'intonation ; emboitables qui s'ajustent comme ce!·
férentes. Pothuval. Il s'agit ící d'une scene de dix autres, dans le registre médium, les d'un télescope, la demiere s'éva-
La caisse cylindrique du chenda, en combat faisant intervenir, vers la fin, le sont creusées dans des racines sant en pavillon ; l'embouchure en
bois, est montée de deux membranes, dieu Shiva dont la présence est mar- d'arbre; elles ont une embouchure ter· cuvette (assez semblable a celle d'un
d'inégale épaisseur, tendues chacune quée par les coups que le musícíen minale découpée en biais de sorte que cor) se trouve a l'extrémité opposée.
sur un cadre circulaire et maintenues frappe alors sur la membrane épaisse l'instrument estjoué en position trans- Instruments rituels du bouddhisme
en tensíon par un la9age en W. Le du che7Ula. versale ; les deux instruments les plus tibétain, les trompes sont toujours
joueur, tenant l'instrument verticale- graves, taillés dans des troncs de papa- jouées par paire. Elles interviennent
ment, ne frapp e qu'une des membra- yer, ont une embouchure terminale dans l'orchestre du monastere lors des
nes, généralement la plus mince, avec AÉROPHONES simple. Selon la place et la fonction services religieux, avec les tambours,
deux baguettes, ou avec une main nue qu'elle occupe dans !'ensemble, cha- cloche et cymbales qui ponctuent les
et une baguette. Le jeu implique une 15. TROMPES EN BOIS que trompe ongo joue sa note de hau- psalmodies des lamas et ainsi que lors
grande variété de frappes qui accom- CENTRAFRlQUE teur fixe suivant une formule rythmi- des processions, comme e' est le cas ici.
pagnent les évolutions du danseur, ou Enregistrement S . Arom que définie dans un cadre métrique Les trompes ont aussi un répertoire
imítent des bruíts de la nature (pluie, tres précís. L'imbrication complexe propre qui consiste en de longues son·
L'usage des trompes en boís des Banda des formules, émises sur un tempo neries destinées il saluer les divinités
vent, vol d'abeilles) , ou encore illus- est étroitement lié au culte des aneé-
trent des sentiments ou des actions
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présidant au lever et au coucher du appuie ses levres pour les faire vibrer la longueur du tuyau obligent le musi-
comme dans Je jeu de Ja trompe. En désignent, au Rajasthan, des flutes a
jour. Comme le hautbois (plage 24), cien a tenir celui-ci obliquement, conduit d'air et a bec jouées en paire
les trompes ont été enregistrées au outre, il joue avec la technique du comme c' est le cas pour nombre d'ins-
souffle continu qui permet de produire par le méme musicien. Sur !'une d'elles
monastere de Dhannsala. truments de méme type, appelés com- estjouée la mélodie, l'autre foumissant
un son ininterrompu du début a la fin munément "flútes obliques", dont on
de la piece musicale. Le résultat musi- le bourdon d'accompagnement. La
trouve le prototype dans le ncy d'ori- technique de jeu caractéristique est
17. TROMPE cal est étonnant tant par la continuité gine persane. Elles sont largement
que par Ja profondeur et les variations celle du souffle continu: inspirantl'air
INDE, Madhya Pradesh répandues dans les traditions musica- par le nez, le joueur en exhale une par-
Enregistrement G. Doumon d'intensité des sons. Instrumentsjoués les du Proche-Orient, des Balkans et du
en solo, en duo, ou encore pour accom- tie dans les instruments sans inter-
Maghreb, notamment rompre la circulation d' air. Cela a pour
Bans "le bambou", désigne un aéro- pagner un répertoire de ballades épico-
phone tout a fait particulier puisqu'il religieuse, les bans revétent, pour les La fl11te nari du Rajasthan comme ses effet de produire un son stable et per-
combine une facture de fhite avec la Rawaut, un caractere sacré. homologues du Pakistan et du Balou- manent du début a la fin du morceau.
mise en vibration d'une trompe. Cet chistan, se joue avec une technique Chaque tlúte mesure environ 60 cm de
instrument original - et pratiquement tres particuliere : le flutiste accom- long et comporte un nombre variable
inconnu jusqu'ici en dehors de cette pagne la mélodie avec un bourdon de trous de jeu : parmi les douze percés
région de l'Inde - constitue, avec plu- 18. FLÜTE AVEC BOURDON VOCAL modulé émis simultanément par sa dans le tuyau mélodique (ou "ma.Je")
sieurs autres flUtes toutes différentes, gorge. De la combinaison des techni- seuls les six trous supérieurs sont utili-
INDE, Rajasthan sés et pour accorder le tuyau bourdon
l'essentiel du patrimoine instrumental Enregistrement G. Doumon ques vocale et instrumentale résultent
des communautés hindoues de ber- d'insolites effets sonores que peut mul- (ou "femelle"), on obture certains de
gers Rawaut, qui vivent dans la partie L'originalité de cette flute réside dans tiplier a son gré un joueur expéri- ses trous avec de la cire.
orientale du Madhya Pradesh. la complexité de la technique de jeu menté, comme ce berger du désert de Jouées au Pakistan et au Rajasthan par
L'instrument, qui ressemble beaucoup contrastant avec une facture instru- Thar dont le répertoire se limite aquel- des bergers nomadisant dans le désert
ala flute nar jouée au Rajasthan (plage mentale des plus simples. Le tuyau fait ques mélodies de caractere pastoral. de Thar, les flfites satara ont été adop-
18), est fait dans un épais tube de bam- dans une espece de roseau mesure tées, depuis des générations, par quel-
bou mesurant plus d'un metre de long pres d'un metre de long ; quatre trous ques communautés de musiciens pro-
et percé de quatre trous de jeu. L'ou- de jeu sont percés pres de l'extrémité 19. FLOTES A BEC fessionnels populaires, les Langa
verture supérieure du tuyau est légere- inférieure. A l'autre bout, l'embou- INDE, Rajasthan notamment. En rnaitrisant remarqua-
ment biseautée, mais, au lieu de l'utili- chure est constituée par l'ouverture du Enregistrement G. Dournon blement la technique, ils utilisent les
ser comme une embouchure de flute, tube au pourtour faiblement biseauté. ressources sonores de l'instrurnent
en y projetant le jet d'air, le musicien y La forme de l'embouchure autant que Satara, pawa ou encore algojha avec une rare virtuosité, comme on

~
-.:
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peut en juger dans la piece interprétée entraine celle de I'air contenu dans le Chez les 'Aré'aré des Iles Salomon, les le vaste domaine de cet instrument
par Kammu Khan, un musicien du vil- tuyau. Ces instruments se jouent en flütes de Pan sontgénéralementjouées polyphonique a anches libres et réser-
lage de Bamawa, accompagné par un duo pour accompagner des cérémo· en orchestres comportant plusieurs voir d'air qu'on appelle orgue a
second joueur qui percute un pot en nies. Deux musiciens soufflent altema- instruments de dimensions différen- bouche. La partie inférieure de chaque
terre avec ses doigts bagués d'anneaux tivement, ou en méme temps, dans les tes. Chaque morceau, composé sui· tuyau dans laquelle est découpée ou
métalliques. deux tuyaux de leur flüte dont la Ion· vant des regles rigoureuses, a un insérée )'anche est enfennée dans une
gueur varie de 2,30 m pour le plus auteur et porte un titre évoquant les petite caisse en courge ou en bois. Le
grand a l,70m pour le plus court. sons produits par la nature (chants musicien souffle dans ce réservoir par
d'oiseaux, coassement des grenouilles, un orifice ou par un tube d'insufflation.
20. FLÚTES DOVELES A BLOC bruit de la pluie, murmure du vent) ou L'air s'échappe sans bruit par tous les
BRÉSIL par l'homme (pleurs d'enfants, ronfle· tubes a la fois; pour que !'un d'eux
Enregistrement S. Dreyfus-Gamelon 21. FLÜTES DE PAN ments des donneurs, etc.). Le clapotis sonne, il suffit de fermer avec Je doigt le
ILES SALOMON de la riviere Waitoritori donne son petit orifice percé dans la paroi, Une
Deux tubes de bambou d'inégale Ion· nom a la piece interprétée par !'en· réaction peut alors s'exercer entre
gueur, ligaturés ensemble, constituent Enregistrement H. Zemp
semble au paina. Il se compose de huit !'anche vibrante etle tube, sous la pres·
la grande flUte double qui est com- Pour produire des sons différents, on flütes de Pan de taille différente, com· sion de l'air et produire ainsi un son. Le
mune a de nombreuses populations peut percer des trous de jeu dans le portant chacune douze tuyaux (le plus nombre des tubes peut varier de un a
indiennes du Haut-Xingu. De part et tuyau d'une flüte ou bien assembler long mesure 1,60 m et le plus court dix-sept, leur disposition, parallele,
d'autre d'un nreud du bamhou fer· plusieurs tubes de longueur différente 4 cm) qui jouent une polyphonie a convergente ou divergente, ainsi que la
mant le tuyau, a faible distance de produisant chacun un son unique. deux parties quadruplées a !'octave. forme du réservoir varient, d'une
l'embouchure, ont été percées dans la L'instrument de musique ainsi obten u, Chaque piece est traditionnellement population a l'autre. D'origine lao-
paroi deux petites ouvertures carrées connu depuis la plus haute Antiquité jouée deux fois de suite. tienne, le khene qui est égalementjoué
que recouvre une bande d'écorce fixée sous le nom de syrinx ou encore de au Cambodge et en Thailande -
avec de la cire. Une partie du jet d'air flute de Pan, est toujours en usage en comme on peut l'entendre daos un
envoyé dans l'embouchure par le Europe méridionale, notamment en solo interprété par un musicien thai" -
joueur s'échappe par le premier orifice, 22. ORGUE A BOUCHE
Roumanie, ou la musique folklorique comporte seize tuyaux disposés sur
pénetre dans I'étroit conduit délimité l'exploite habilement. Toutefois c'est THAILANDE deux rangs paralleles dans un étroit
entre la bande d'écorce et la paroi en Amérique indienne et en Océanie Enregistrement Jacques Brunet réservoir en bois.
exteme du tube pour aller buter sur que ce type d'instrument présente le
!'arete de la seconde ouverture. Il se plus de diversité et les spécimens les L'Asie du Sud-Est, la Chine, la Corée,
produit ainsi une vibration qui plus grands. le Japon et méme Boméo constituent
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23. ACCORDÉON également a un instrument a anche, bles, mais le plus souvent !'un d'eux bourdon. L'émission ininterrompue
ITALIE, Sardaigne mais il s'agit d'une anche battante foumit le bourdon accompagnant la du souffle assure la permanence et la
Enregistrement Bernard Lortat· Jacob double. Elle est constituée par deux mélodie qui est exécutée avec de nom- stabilité de ce bourdon qui soutient,
!amelles végétales, souvent de forme breux omements sur l'autre instru- tout au long de la piece, les brillantes
Souvent désigné sous son nom italien triangulaire, dont la base s'adapte sur ment. La piece, qui s'intitule "Le Palais variations mélodiques et rythmiques,
organetto, le petit accordéon diatoni- un mince tube de métal. L'anche pla- du Dalai Lama'', a été enregistrée dans les traits de vélocité et les omements
que utilisé par les Sardes a huit basses cée dans la bouche du joueur, les un monastere de Dharmsala en Inde, que combine avec brio un musicien
permettant de jouer sur deux tonalités. !amelles vont vibrer !'une contre oil viten exil le chef religieux tibétain. de la communauté Langa. Signalons
L'instrument sert essentiellement que le méme type de clarinette double
l'autre sous l'action du souffle, mettant
pour accompagner des danses collecti- pourvue d'un réservoir en courge et de
ainsi en vibration l'air contenu dans le
ves traditionnelles dont la principale, ressources sonares plus réduites, appe-
ballu tundu, "danse en cercle", réunit corps de l'instmment. Celui-ci, généra-
25. CLARINETTE DOUBLE lée pung~ est utilisé par les char·
les gens du village. Introduit en Sar- lement en bois, a une perce conique.
AVEC RÉSERVOIR D'AIR meurs de serpents pour leurs démons-
daigne a la fin du siecle demier, l' accor- Le hautbois, dont on attribue !'origine
au Moyen-Orient, se serait répandu INDE, Rajasthan trations, dans une grande partie de
déon diatonique venant d'Italie conti-
nentale, est actuellement joué princi- avec l'expansion de !'Islam, en Europe, Enregistrernent G. Dournon l'Inde.
palement par des musiciens semi-pro- dans le nord de l'Afrique ainsi que vers
l'Asie et l'Indonésie. Les murali des musiciens du Rajas·
fessionnels invités pour animer des
than sont des aérophones de facture
fetes villageoises, aussi bien celle célé- Le hautbois tibétain, rgya-gling, est 26. CLARINETTE TRIPLE
complexe et raffinée. L'instrument est
brant le Saint patron que celle de toujours fabriqué etjoué en paire. Son constitué par l'assemblage de trois par- ITALIE, Sardaigne
l'Unita (parti communiste italien). La
tuyau conique, que prolonge un pavil- ties distinctes : une chambre en bois, Enregistrement B. Lortat·Jacob
musique d'organetto accompagne
lon en métal, est percé de sept trous de un tube d'insufflation, deux tuyaux de
également les nombreuses festivités Trois minces roseaux de taille inégale,
calendaires qui jalonnent le vie mrale jeu, plus un dessous pour le pouce. jeu accolés. Dans l'orifice supérieur du
Entre )'anche et le corps de l'instm- réservoir se trouve le tube qu'em· munis chacun d'une anche battante,
en Sardaigne.
ment est disposé un disque métallique bouche le musicien; a l'opposé est constituent la triple clarinette sarde,
sur Jeque! le joueur peut appuyer forte- enfoncée la partie des tuyaux de jeu oil launeddas. Sur les deux plus courts,
24. HAUTBOIS ment ses levres. Ceci facilite la prati- est découpée !'anche battante. I1 peut percés de cinq trous de jeu, se joue la
que du souffle continu, permettant s'agir de deux tuyaux mélodiques mélodie tandis que le plus long, qui
TIBET
d'obtenir un son ininterrompu (plages mais, le plus souvent, le musicien foumit le bourdon, est accordé a la
Enregistrement M. Helffer quinte ou a !'octave infeneure de la
17, 19, 25, 26). Les partiesjouées sur obture avec de la cire plusieurs trous
Avcc le hautbois, nous avons a faire les deux hautbois sont parfois sembla- de l'un des tubes pour l'utiliser comme note fondamentale d'un des deux

l-
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tuyaux de jeu. Tenant de la main 27. ENSEMBLE DE CLARJNETIES


gauche le tuyau mélodique attaché au IDIOPHONES dont on pince l'extrémité libre qui
bourdon et, de l'autre, le second tuyau GUYANE, Haut-Oyapock dépasse du cadre connait un usage
de jeu indépendant, le musicien les Enregistrement Jean-Míchel Beaudet 28. GUIMBARDE sporadique en Occident D'origine
insuffle ensemble en pratiquant la asiatique, ce type d'instrument estjoué
Comme d'autres populations amazo- INDE, Rajasthan par des populations montagnardes au
technique du souffle continu et en se
niennes, les Amérindiens Wayapi utili- Enregístrement G. Doumon Vietnam, au Cambodge, au Népal, en
scrvant de sa bouche comme réservoir
d'air. sent pour animer les réunions villa- Afghanistan. En Inde, on la nomme
geoises, des ensembles de clarinettes Le jeu de la guimbarde met en ceuvre
conjointement la vibration d'une lan-
morsíng dans le sud et morchang
Le jeu des launeddas demande un tule. L'instrument se compose de deux dans le nord.
long apprentissage pour assurer tout éléments distincts, l' anche et le résona- guette fixée ou découpée dans un
a la fois la continuité du son et le teur. L'anche, une languette longue et cadre et l'utilisation de la cavité buc- Fabriqués par les forgerons, les mor-
contróle des anches fragiles qu'on étroite découpée dans un segment de cale comme résonateur. Le joueur, en chang du Rajasthan sontjoués par des
accorde en les chargeant d'une quan· roseau, est introduite a travers le nceud modifiant la forme et le volume de ce hommes appartenant a des commu-
tité adéquate de cire. Reste la difficulté supérieur d'un bamhou, plus large et résonateur naturel, fait ressortir et nautés de charmeurs de serpents et par
majeure, l'exécution de la musique de plus long, servant de tube de réso- amplifie certaines harmoniques du quelques musiciens professionnels
danse dont la complexité requiert de la nance. La piece, intitulée tamanuwa, son fondamental produit par la lan- populaires. n n'y a pas de répertoire
part dujoueur une grande dextérité, en "le grand founnilier", fait partie de la guette. Les guimbardes peuvent se spécifique pour cet instrument II
méme temps qu'une connaissance suite dansée tuleaka. Elle estjouée par répartir suivant deux types princi- s'agit, le plus souvent, d'improvisa-
parfaite des compositions que lui a un ensemble de dix clarinettes de diffé- paux. Les plus nombreuses et les plus tions sur des airs connus mettant en
léguées sa tradition musicale. La rentes tailles qui assurent les trois par- anciennes sont faites en bambou ; leur valeur la virtuosité du joueur, en l'oc-
maitrise du jeu de launeddas se mani · ties alternantes. Chaque instrument languette, dont l'extrémité libre ne currence Kammu Khan, un musicien
feste particulierement dans ce fioras- ne produisant qu'une seule note, les dépasse pas du cadre, est actionnée de Langa venant d'un modeste village du
síu, désignant a la fois un type de clari- themes musicaux sont réalisés par différentes manieres a l'exception du désert.
nette et une forme musicale, que joue la succession et la superposition des pincement de la languette. Ces instru-
Aurelio Procu du village de Villaputzu. parties. ments sont en usage en Mélanésie, en
Indonésie, en Asie du Sud-Est, jus- 29. JEU DE LANGUETTES PINCÉES
qu'en Chine. On en trouve également
CENTRAFRIQUE
au Tibet et au Népal ainsi qu'en Inde
qui représente la limite occidentale de Enregistrement S. Arom
leur aire de répartition. La guimbarde L'Afrique est la tcrrc d'origine de ce
en métal comportant une languctte lamellophonc. Panni les noms sous
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lesquels le désignent les nombreuses 30. TAMBOURS DE BOIS A FENTE ralement utilisés en batterie de trois 31. XYLOPHONES
populations africaines (et afrocubai· (ou quatre) instruments de taille diffé-
nes) qui en font usage, sanza et mbira CENTRAFRIQUE rente - le plus grand pouvant mesurer GUINÉE. Enregistrement G . Rouget
sont les plus répandus. L'instrument se Enregistrement S. Arom pres de deux métres de long - qui Le xylophone des Malinké, appelé
compase d'une série de languettes Le principe du tambour de boís est constituent une sorte de famille. Cha- bala (d'ou dérive l'expression popu-
d'inégale longueur, en fer ou en bam· aussí simple qu'ingénieux. On creuse que batteur martéle les bords de la laire balafon) se compose d'un chassis
bou, fixées sur une planchette ou sur un tronc d'arbre ou un bloc de bois fente avec une paire de mailloches ter- has sur lequel sont disposées paralléle·
une petite caisse de résonance trapé- massif de maniere adégager, sur le des- minées par une boule de latex, produi- ment 11, 18 ou 21 lames de bois
zo!dale. Le musicien tient l'instrument sus, une fente longitudinale dont les sant ainsi deux notes différentes. d'épaisseur et de longueur inégales.
entre ses deux mains et pince avec ses bords, d'épaisseur inégale, produisent, En pays banda, les linga sont emplo- Au-dessous de chacune d'elles sont
pouces le bout libre et légerement lorsqu'on les frappe, deux sons de hau· yés a deux fins: l'accompagnement fixés de petits résonateurs sphériques
relevé des languettes dont la matiere, teur différente. La répartition de ce en courge, de taille décroissante, per-
des danses (principalement celles des
le nombre et la disposítion varient sui· type d'instrument est quasi univer- cés d'un orifice recouvert d'une mem·
rites d'initiation) et la transmission des
vant les díverses factures régionales. brane en cocon d'araignée qui produit,
selle : on trouve au Vanuatu un tam· messages. Communiqués de village a
bour a fente de taille imposante, érigé en vibrant, un timbre de mirliton.
En Centrafrique, la sanza est le plus village au moyen du langage tambou-
souvent jouée en solo pour soutenír la verticalement comme un véritable riné qui reproduít fidelement la hau- En pays malinké, les xylophones sont
marche solitaire du voyageur ou la Ion· "arbre-tambour" ; dans de nombreuses teur des tons et le rythme de la parole, généralementjoués par des griots pour
gue veille du gardien de nuit. En pays régions africaines, il est horizontal ces messages peuvent étre compris par faire de la musique purement instru·
gbaya l'instrument accompagne un avec une fente ou des "levres" ; au tous les locuteurs de la langue. Pour les mentale ou pour accompagner des
répertoire masculin de "chants a pen· Mexique, une double découpe délimite rythmes de danse, une formule de base chants de femmes, comme c'est le cas
ser'', genre de complaintes comme les langues du teponaztli d'origine ostinato est frappée sur le ou les tam· pour cette piece. Le groupe de musi-
celle de "l'homme qui n'a pas de maya ; il se présente sous les formes bours plus petits, tandis que le meilleur ciens est constitué par troís joueurs de
femme" chantée en langue gbaya par stylisées d'un grelot ou d'un poisson en joueur improvise des variations sur le bala, dits balafola. Au centre, l'ínstru-
deux hommes. Chacun d'eux pince les Extréme-Orient d'ou provient égale- tambour de bois le plus grand qu'on ment conducteur improvise sur un
languettes de son instrument qu'il a ment le petit woodblock rectangulaire appelle "la mere". La danse qu'on ostinato joué par les deux autres.
entourées de petits anneaux métalli- adopté par la musique occidentale. entend ici est accompagnée par deux Apres un prélude instrumental, deux
ques dont le grésillement se superpose Les linga des Banda-Linda de Centra- linga. chanteuses interviennent tout en per-
aux sons propres des sanza. frique ont un corps pansu, posé sur cutant une cloche tubulaire en fer don t
quatre pieds, évoquant la forme d'un les sons métalliques se mélent a ceux
des grelots que lesjoueurs de xylopho-
buffle. Ces tamhours de bois sontgéné· nes portent autour des poignets.
JO / 274C.7S 274675 / 31

32. DOUBLE XYLOPHONE enviran et longue de pres de 2 m. Le chants avec vieles (plage 5). De facture ceaux. Cette piece est exécutée par
SUR FOSSE musicien frappe les touches de gauehe tres simple, l'instrument se compose trois jeunes femmcs qui se répartisscnt
(les plus graves) avec une massue en de quatre minces plaques rectangulai- douze tuyaux de bambou de hauteur
BÉNIN, région de Tori bois assez mou, et celles de droite avec
Enregistrement G. Rouget res en bois dur de 15 cm x 5 cm. Le et de diametre différents. Chacune des
une lourde batte reeourbée faite d'un joueur les tient, deux par deux, en tra- musiciennes percute une grosse
Les touches, ou lames de bois, des bois extrémement dur. Le clavier du vers de la paume de chaque main et les pierre, posée sur le sol entre ses jam-
xylophones sont souvent pourvues de petit instrument (dóso kpevi) forme fait s'entrechoquer !'une contre l'autre bes, avce deux tubes tcnus vcrticale-
résonateurs destinés á en amplifier les une série contin ue, posée sur une fossc avee dextérité. Il improvise des varia- ment dans chaque main entre le pouee
sonorités. JI peut s'agir de petits réso- moins profunde ; il est battu avec deux tions rythmiques de 4, 5, 6, 8 ou 12 et l'index.
natcurs individuels comme dans les baguettes scmblables en bois. C'cst luí unités avec infiniment de nuanees
bala malinké (plage 31) ou d'un réso- qui foumit l'ostinato mélodico-rythmi- qu'il souligne de mouvements corpo-
nateur commun constitué par une que sur lequel se regle le grand xylo- rels. Assis sur les talons, décrivant des 35. BAMBOUS OSCILLANTS,
eaisse, dans le cas des instruments phonc pour exl>eutcr les différents the- arabesques avec ses bras, il fait virevol- ANGKLUNG
d' Asie et d'Indonésie, ou par une fosse mes propres aux diverses divinités ter ses mains avec vélocité tout en
ereusée dans le sol commc e'est le eas qu'il a pour mission de faire danser au balam;ant le bustc d'avant en arriere. INDONÉSIE, Java
pour le xylophone qu'on appelle au cours des cérémonies pour les vodum. Sadiq, un musicien manghaniyar che- Enregistrement J Brunet
Bénin aso ou doso. C'cst eertaine- Une paire de hochets et une cloche de vronné, fait ici une démonstration du Cctte piccc préscnte un ensemble
ment, par ses dimensions, le plus fer completent toujours le jeu du grand jeu des kartal. d'idiophones actionnés par secoue-
grand instrument de ce type existant xylophone double qui est souvent
ment, typiquement indonésien, qu'on
au monde. Véritablcs poutres, les plus accompagné par des chants.
appelle angklun~. Il se compase de
longues touehcs atteignent 1,80 m de 34. BAMBOUS PILONNANTS neuf a quatorze instruments de format
long. Le clavier du grand instrument différent, done de tonalités différentes.
(dóso dahó) est toujours divisé en 33_ CLAQUETTES DE BOIS !LES SALOMON
Enregistrement H. Zemp Chacun d'eux est eonstitué par trois
dcux parties: !'une á droite, l'autrc á INDE, Rajasthan tubes de bambou aceordés á !'octave
gauche du musicicn qui est assis entre Enregistrement G. Doumon "Les bambous du sol", comme les et disposés vertiealement dans une
les deux, les jambes reposant dans la appellent les 'Aré'aré dt! Malaita, sont légere structure égalemcnt en bam-
fosse qui constitue le résonateur. Les Les claquettes kartal constituent l'ins- joués par les hommes aussi bien que bou. En imprimant il l'instrument un
touches sont disposées parallelement trument de percussion par excellence par les femmes pour se divertir. Le mouvement de va-ct-vient, le musicien
les unes aux autres, au-dcssus et entra- des musieiens Manghaniyar qui l'utili- répertoire des meilleurs d'entrc eux fait oseiller les tubes dont la base, glis-
vcrs de cette fosse profunde de 70 cm sent pour accompagner certains comprend plusieurs dizaines de mor- sant dans la gouttiere du chássis, vient
32 / 274675 274675 / JJ

heurter les butoirs aménagés á cet central, disposés sur des sacies ou sus- deux peaux kendang que frappe, á dique estjouée par une série de six gen-
effet. Chacun des éléments de l'or- pendus á un portique. L' accord des ins- mains nues, le musicien assurant Ja der accordés deux par deux, du grave á
chestre produit ainsi une note triplée á truments suit l'un des deux systemes direction de l'orchestre, d'un petit l'aigu. Il s'agit de métallophones dont
!'octave. L'intervention des instru- musicaux: slendro (l'octave est divi- gong kajar posé sur les jambes du les James de bronze, frappées avec des
ments, suivant la technique du hoquet, sée en cinq degrés sans demi-ton) et joueur, d'un grand gong suspendu mailloches á disque, reposent sur des
produit une musique polyphonique. pelog (!'octave comprend sept degrés hempur et de deux paires de cymbales résonateurs en bambou disposés verti-
avec demi-tons dont seulement cinq horizontales amg am,g. La partie mélo- calement dans un chássis de bois.
L 'angklung, dont Java revendique
!'origine ancienne, se rencontre sur- sont utilisés).
tout a l'ouest de l'ile, en pays Sounda, A Bali, chaque village ou quartier pos-
ou il est joué par les paysans dans le sede au moins un orchestre d'impor- Avec les documents sonores et photographiques de membres du Départemcnt
cadrc de rites liés á la culture du riz. tance variable selon ses moyens. Il d'Ethnomusicologie du Musée de l'Hommc et de l'Unité Proprc de Recherche
Son usagc s'est étendu aux mariages, accompagne de nombreuses cérémo- nº 165 du CNRS (Beaudet, Brandily, Doumon, llclffer, Lortat-Jacob, Pitocff,
naissances et circoncisions et, plus Rouget, Trim Quang Hai, Zcmp) et avec ceux de chcrcheurs appartcnant au
nies et diverses manifestations musi- CNRS ou á d'autres institutions (Arom, Berthe, Brunet, Dreyfus-Gamelon,
récemment, aux manifestations mu- cales, parmi lesquelles figurent notam- During)_
sicales urbaines. ment le théátre d'ombres wayang
kulit, représentant les épopécs hin- Photographies de couverturc :
doues du Ramayana et du Mahábha- Tambour sur cadre, bendir. MAROC (photo Lortat-Jarob).
36. ENSEMBLE rata ainsi que le Barong. Barong est un Trompe, bans_ MADHYA PRADESH (photo Doumon).
DE MÉTALLOPIIONES drame musical balinais qui constitue Guimbardc, ghoraliyo. RAJASTHAN (photo Doumon).
également une véritable cérémonie Harpe-luth, kora. COTE-D'IVOIRE (photo Zemp) .
INDONÉSIE, Bali d'exorcisme. 11 meten scene le combat
Enregistrement Lauis Berthe entre deux protagonistes mythiques Publication de l'Unité Propre de Recherche nº 165 du CNRS et du Départcment
Barong et Rangda, qu'animent des d'ethnomusicologie, Laboratoire d'Ethnologie du Musée de l'Hommc,
L'Indonésie, domaine privilégié des Muséum National d'Histoire Naturclle.
musiques de bambous, est également danseurs masqués. La musique suit,
célebre pour ses ensembles d'instru- du début á la fin, les évolutions des Ce CD constituc une nouvelle édition completement remanice et augmcntée (pie-
ments de percussion en bronze, appe- deux forces antagonistes. ces l, 2, 4, 9, 11, 14, 17, 23, 26 ét 27) du disque Chant du Monde/ JMF LDX
lés gamelan á Java et gong á Bali. 11 L'ensemble, que l'on entend dans le 74675,
s'agit principalcment de métallopho- prélude instrumental accompagnant
nes composés de séries de lames et de l'entrée de Barong (au masque de © 1990 CNRS / Musée de l'Homme
différentes sortcs de gongs á mamelon tigre), est composé d'un tambour a

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.14 1 274675
274675/.15

1. Are musical / Musical bow, mbela. CENTRAf'RlQUE (photo Arom). Plage / Band 4 2. Pluriarc, ngwomí. 3. Harpc arquée / Arched harp, kundí.
GABON (photo Musée de l'Homme) CENTRAFR!QUE (photo Musée de l'Homme)

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7. Luth / Lutc, 'ud. TURQUIE 9. Luth / Lutc, keleli. TCllAD 10. Luth / Lute, ~oni. MALI
(plwto Musée <le l'llomme)
8. Luth / Lute, pipa. (;HJNE
(photo Musée <le l'llomme)
li (photo Musée de l'llomme) (photo Muséc de l'llomme) (photo Muséc de l'llommc)

Plage I Band 3
40 /2 74675

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13. Viele / Fiddle, rebab. 14. Viele / Fiddle, qeychak.


~ 12. Luth / Lute, tar. ASIE CENTRALE (photo Musée de l'Homme). Plage / Band 4 MAROC (photo Muséc de l'Homme) BALOUCHISTAN (photo Musée de l'Hommc)

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22. Cithare tubulaire avcc rósonateur / Tube zither with rcsunator, sasando. TIMOR (photo Musec de l'l!ommc) 23. Cithare sur haton avce résonatcurs I Stick zither with rcsonators, .iantar Ri\Ji\STIIAN (photo lloumon)

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50 / 2746 7~ 27467~ / SJ

27. Tamhour il une peau I Single head drum, clan hun. BENIN (phnto Rougct). Plage / Band 9 28. Tambour sur cadre I Frame drum, chang. RAJASTIIAN (photo lloumon). Plage I Band 11
52 / 274675 274675 / 53

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29. Tambour li boules fouettárttes /
Hourglass pellets drum, damaru.
TIBET (photo Musée de l'Homme) ·

Jl. Tambour Atension variable I


Do u ble head drum with variable tension kalungu.
AFRIQUE (photo Musée de l'Homme)

.10. Tamhour a tension variahlc /


Double hcad drum with variable tension J2. Tamhours a deux peaux I Doublc head drums, chenda et shudda maddalam.
kotsuzumi. JAPON (photo Muséc de l'llomme) KERALA (photo PitoMf). Plage / Band 14
54 / 274¡,75 274675/ SS

36. Tambour á friction / Frictio n drum xibomba


ESPAGNE (photo Musée de l'Homme)
34. Tambour a une peau / Single head drum
PAPOUASIE ! NOUVELLE GUINÉE
(photo Musée de l'llommc)

33. Tamhoursurpoterie / Gobletdrum, darbuka


\IAROC (photo Musée de l'llomme)

35. Tamhour a deux peaux / Double head drum, ha.zolahy 37. Tambour á friction / Frfotion drum. COTE D'IVOIRE (photo Muséc de l'llommc)
MADAGASCAR (photo Musée de l'l lomme)
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CONDUIT FXTERNE AVEC BAGUE

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44. Flütc ll bourdon vocal / Flute with vocal drone, nar. RAJASTHAN (photo Doumon) Plage / Band 18 45. Flütes en paire / Pair of flutes, satara. RAJASTllAN (photo Doumon) Plage / Band 19
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46. Orgue il houchc / 47. Orgue a bouche/ 48. Orguc a bouche / 49. Clarinette double / Douhle clarinct, ma~na SO. Hauthois / Ohoc, shanai.
Mouth organ, mlmat. VIETNAM Mouth organ, shcng. CHINE Mouth organ, khenc. LAOS TUNISIE (photo Musée de l'Hommc) NEPAL (photo Musée de l'Homme)
(photo Muséc de l'Hommc) (phnto Musée de l'llommc) (phnto Musée de l'Homme)
6 4 / 274675 274675 / 65

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S l. Clarinette double / Douhlc clarinet, murali. RAJASTHAN (photo Doumon) Plage I Band 25 52. Clarinette triple/ Triple clarinet, launeddas. SARDAIGNE (photo Muscc de l'llommc) Plage / Band 26

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53. Clarinettes / Clarinets, tulé. GUY ANE (photo Beaudet). Plage I Band 27 54. Comemuse I Bagpipe, gadja. BULGARIE (photo Ribeyrol)

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59. Trompes en métal / Metal trumpets, dun!l·chen. NÉPAL (photo Helffer). Plage I Band 16 60. Trompe en bambou / Bamboo trumpct, bans. MADHYA PRADESH (photo Doumon). Plage / Band 17
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65. Lithophone préhistorique / Prchistorical lithophone. VIETNAM (photo Musée de l'Ilornrne)

66. Xylophone / Xylophonc, bala. MALI (photo Muséc de I'Hornmc) 67. Double xylophone sur fosse I Double pit xyluphone, doso. BENIN (photo HouAet). Plage / Band 32
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71. Lamellophone / Lamellaphone, san.za


CENTRAFRIQUE (photo Musée de l'Homme)
68. Guimbarde en bambou / Bamboo Jew's harp. NOUVELLE-GUINÉE (photo Musée de l'Homme)
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70. Lamellophone I Lamellaphone


ANGOLA (photo Musée de l'Homme)

72. Lamellophone I Lamellaphone CAMEROUN


69. Guimhardc en fer / !ron Jcw's harp, marchan¡¡. RAJASTHAN (photo Musée de l'llommc) Plage I Band 28 (photo Musée de l'Homme)
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86 / 27467S 274675 / 8 7

MUSICAL INSTRUMENTS ent systems of classification evolved


OFTHE WORLD have ali considered a musical
instrumentas a soundproducing tool
For thousands of years up to our day, and, in consequence, are founded on
creative imagination and human its vibrating material and the modes
genius have reigned supreme in the of creating that vibration. In other
wonder.fully rich and varied domain words, to identif:y any musical
of musical instruments. From one instrument whatsoever, it is
population to another, those qualities necessary to ask two preliminary
h.ave been displayed throughout the questions: WHAT VIBRA TES? and
musical cultures of the world, HOW DOES IT VIBRATE?
whether they belong to oral orwritten,
jolk or art traditions. The Chinese were thefirst to organíze
musical intruments into eight
The result is an astonishing array of families and defined them, accor·
kinds and types of instrument.s, a
dingly, by their soundproducing
diversity expressed in materials,
material : silk for strings, skin for
shapes, structures and performing
drums, bamboo for pipes, gaurd,
techniques all at the same time. Amid
such pro.fusion, if we are not to lose terracotta, stone, wood, metal for
our way, a few pointers will be others. But we stand indebted to India
necessary, namely sorne bases for a for the classification into four
systematic approach. categories, now almost universally
accepted by specialists. During the
Classification answers a mental need first centuries of our era, in the
to arder the tangible world, be it of Sanskrit treatise, the Natyashastra,
men, things or ideas. Where musical we indeed find four classes of instru·
instruments are concerned, it was ments listed in relation to the sound
undertaken in this sense by severa[ properties of salid materials (rigid or
cultures well bejore Western civiliza· elastic) and air. Thus, under the
tion set out to do the same. Indian system, we have : tata (taut)
It is interesting to note that the differ· vadhya (instrument) , corresponding
88. Tuhes pilonnants / Stamping tu bes, 'ou ni mako. !LES SALOMON (photo Zcmp). Pla~e I Band 34
88 / 274675 274675 / 89

to stringed instruments; avanadha plucking, when the sound material is fingers or struck with rods, as the aslant the sound-table. The harp, too,
(cO'Oered) vadhya, meaning drums reduced to lamellae. In aerophones, case may be. Keyboard instruments is extremely old. Thousands of years
with membranes; ghana (salid) the volume of air contained in a tube like the harpsíchord (strings plucked befare our era, it already existed in
vadhya, comprising the instruments is made to 'Oibrate by blowing. The by jacks) and the piano (strings various guises .in Mesopotamia and
made of rigid materíals that 'Oibrate outer air is set in 'Oibration by struck by hammers) representa final Egypt, where the women musicíans
when different procedures are whirling a thin plate, or bullroarer. stage in the manufacture of the trape- of the Pharoahs plucked its strings.
applied; sushira (hollow or píerced) zoidal box zither, of remate oriental The harp also thrived in China and
vadhya, corresponding to the pipes ancestry. India, but has almost disappeared
actually blown, that is to say air or from those regions. Nowadays its true
wínd instruments. STRINGED INSTRUMENTS One of the earliest stringed instru- domain may be said to be the African
ments known consists of a piece of continent (band 7). As Jor the
Deri'Oing inspíratíon directly from the cord pulled between the two ends of a
All chordophones are composed of European harps, which are probably
Indían system, the .first European curved branch. This instrument
one or more strings, secured between of oriental origin, they have included
organologists like Mahülon in the late belongs to the musical bow f amily
two .fixed poínts on the body of the a steadying piece ever sínce their
nineteenth century, Sachs and (band 6) and its origin is said to date
instrument The structure of the body appearance towards medieval times.
Hornbostel in the early twentíeth, and back to prehistoric hunting societies.
and the posítion of the strings allow This de'Oice connects the sound-box to
later André Schaefjner, put together lt is still in use in many parts of the
the different types ofinstruments to be the neck and is called the 'Jorepülar"
another form of classi.fication into world.
distinguished. in the impressive instrumentwíth one
Jour Jamílies. This catered Jor every or more rows of strings played in the
type oj instrument, from the most lj the strings are stretched parallel When we come across an instrument
with a body made up of a sound-box Western classícal orchestra.
prímitive to the most sophisticated. In over a stick, a bamboo tube, a
membranophones and chordo- resonator or any other kind of and a neck it may be a harp, a lute, a When a straight neck is set in the line
phones, the 'Oibrating material is support, so that they also líe parallel fiddle or even a lyre. In arder to distin- of the sound-box, the strings rnn
stretched and consists either of a to one another, it is híghly likely that guish between these types, it is almost parallel to the plane of the
membrane pulled overa sound·box the result wíll be one oj the many important to observe the way the instrument. This structure is the chief
(drums) or of strings arranged on versíons of the zither. These may be component parts are fitted together. characteristic of the lute family. In
de'Oices in such a way as to engender distinguished by the shape of the body lj the neck describes an angle or a Europe, especíally duri~ the Renais-
the difjerent types of stringed instru- of the instrument, as follows : raft curve in re/.ation to the sound-box, sance, the lute was an instrument
ments. In idiophones, a rigid zither, tube zither, stick zither, box or then the instrument is quite de.finitely wíth a melon-like ribbed resonator
material is set in rrwtion by clashi~, board zither (bands 1 and 2) etc. The a harp and, owíng to the arrangement and a short neck wíth an inverted
striking, shaking, scraping or even strings may be plucked wíth the of the two parts, has strings stretched peg-box, a direct descendant of the
274675 / 91
90 / 274675

Arabian 'ud. Throughout the world, reliefs and paintings of the ancient zither, but a bridge standing upright the Indian tabla (band 13), or far
however, countless other inst:ruments world, Assyria, Egypt, Greece and in the centre brings the strings into an altering the pitch of the sounds during
of most varied shape with a short ora Rome, although the inst:rument went array clase to that of harp strings, performance, as in the variable
long neck, also fall into the lute out of use in those regions many which accounts for the term harp- tension drums of the Far East and
category. The commonfeature is that centuries ago. It is still found in zither. Like the harp, both types of Africa (band 10). Compared with
the strings are plucked with fingers, Ethiopia, on the shores of the Persian inst:rument are plucked. this tremendous range, the few
ora plect:rum (band 3 and 4) . Gulf and, in anotherpart of the world, specimens of membranophones used
among the Siberian populations, in in the Western classical orchestra or
lt was by ''rubbing" the lute strings DRUMS the jazz ensemble can be counted on
with a bow that the fiddle family was the odd shape of the naryukh. This
lyre is composed of a longflat sound· Membranophones, .fitted with either the jingers of one hand, even when we
brought into being (band 5). Some include the inst:ruments borrowed
box fitted with two short shafts one or t:wo stretched skins, better
fiddles, it should be remembered, are from other musical traditions at
securing the traTIS'Versal piece which known as drums, pose no problems
set in motion with the aid of a wheel, difjerent periods. We know, for
holds the five strings. of identi.fication : the skin covers the
namely the familiar hurdy-gurdies of instance, that our kettledrums are of
opening of a wooden resonator or
the peasant cultures of mediaeval Of those inst:ruments which have a another kind of vessel. The remar· early Arabian origin and that the
Europe, still played in a f ew French more complex st:ructure combining kable variety found in this f amily of bass drum introduced into the
provinces today. This vast f amily of features of different types of chordo· inst:ruments is due both to the classical orchestra in the eighteenth
inst:ruments comprises the vio! and phones, two of A.frican origin are of material (wood, gourd, bamboo, century hails from the Turkish
the violín of Western tradition, the particular interest: the kora of West terracotta, metal) and to the shape of f anfare. As for the frame drum, its
lndian sarangi, the Tuareg imzad, the Africa and the mvet of Gabon. In the the resonators : h~e cylindrical venerable lineage can be traced back
Malay rebab, the Chinese nan·hu, the West Africa kora, the sound·box and t:runks and sculptured sound·boxes in to Sumerian or Egyptian reliefs. It is
Y~oslavian gusle, the Persian the straight long neck are positioned Africa and Oceanía ; kegs in Asia ; still in use among the Eskimos, in
kamanche and many more. as in the lute, whereas the arrange· mortars, goblets, hour·glasses in Asia Mongolia and Siberia, among the
The lyre differs radically in ment of the strings, raised aslant by and Africa ; round or square frames American Indians, as the magic and
const:ruction from all these instru· a tall vertical bridge, resembles that now and again provided with tiny ritual inst:rument of the shaman, in
ments. lts strings are stretched found in the harp, hence the organo· oymbals or other sounding devices. Nepal and India, throughout the
between a sound·box and a logical name harp-lute (band 8) Further factors are the number of Middle East, the Maghreb and very
horizontal bar-oryoke -not directly specially created for this instrument. heads (one or two), the way they are many regions of southern Europe.
fixed into the resonator butjoined to it The case of the mvet of the Gabonese attached (the skins can be laced,
by two upright shafts set aslant. The bailad singers is somewhat similar. lt glued, nailed, pegged, hooped) and As regards modes of causing
lyre is plentifully represented in the is built in the manner of the stick the devicesfor tuníng the drums, as in vibration, the most widespread
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carry a single or douhle beating reed úiiophones : their rigid vibrating


metlwd is to beat the single or douhle depending on the type of instrument or both, depending on the instrument material is set in motion in a variet;y
head with the bare hands or with one In the flute, a stream oj air is of ways. Then we have the mem-
or two sticks. The same effect may be projected on to the rim oj the mouth· With trumps, homs and trumpets, the
musician's lips actas a double reed, branophones : their saunds are
achieved by means of two small balls hole situated at the side or end of the produced by the vibration of
hanging .from cords tied to the drum; pipe. We therefore have flutes with a vibrating against the mauth·hole of
membranes stretched over a
these hit the membrane when the lateral mouth·hole (called transverse the instrument (bands 15, 16, 17).
resonator. The two clearly belong to
instrument is shaken. This variet;y, flutes) andflutes with an end mauth· distinct organological categories.
called the drum with the "lashing" hole faund in a variet;y of shapes :
balls, isfaund only in Tibet, Nepal and bevelled (band 18), notched, with air· Among the úiiophones are the
North India. Another technique for duct devices such as the block (band earliest inventions for making music,
setting the membrane in motion is to 20), ring, beak (band 19), etc. OTHERS... apart from voice. From time
ruh a stem, flexible or rigid, placed immemorial, man has indeed used
through the centre of the skin. Such In reed instruments, the air is set in There remain tlwse instruments his own body to produce saunds and
instruments are known as friction motion by means of a fine quivering which have no pipe for blowing and rhythms (clapping hands, tapping
drums and are used chiefly among lamella. When this piece is narrower no taut strings ar membranes. They feet, etc.). He has also discemed and,
certain European and A.frican than the opening provided, it is a free are made of rigid materials and with tireless ingenuit;y, made use of
populations. reed and can be fitted to a tube, as in produce saunds when struck, the saund materials he faund in the
the mouth-organ (band 22), or to a shaken, scraped or plucked. They natural world. By shaking pebbles
plate, as in the harmonica, the form a particularly rich instrumental inside a vessel of gaurd, terracotta,
harmonium or the accordeon (band domain, daubtless the oldest of all wood or wicker, by jingling disks
AIR INSTRUMENTS 23). Conversely, when the piece is and definitely the one least amenable threaded on a rod, by clashing
wider, its sides "beat" the rim of the to classification by genre or category. together objects of a similar type, by
More commonly known as wind opening where it has been cut aut or In the Western classical orchestra, scraping the serrated edge of a stick
instruments, aerophones embrace a to which it is applied, hence the name there is a tendency to place all these with a rod, by festooning the human
large number of specimens that differ of beating reed. Clarinets and instruments in the percussion group. body with cowrie shells,fruit kernels,
greatly but nevertheless obey a single saxophones have a single beating This is a hasty association to say the iron plates or rings, by striking a
acoustic principie, namely the reed (bands 25, 26, 27) whereas two least What, after all, do cymbals, hollowed·out tree·trunk, a metal disk
vibration of an air column more often lamellae joined together form the rattles, scrapers and drums have in ora vase, or even a series of elements
than not contained in a tubular or douhle reed oj the oboe (band 24). As common? On the one hand, we have made of stone, wood or metal, by
globular container. The vibration can for the bagpipes, they have an air instruments with .fixed pitch, the plucking the end oj a slender tangue
be obtained in a number of ways, chamber and their performing pipes
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in front of the mouth, our ancestors CHORDOPHONES chiefly jound in Kashmir, where it is are divided into two sections by a set
invented the rattle, the sistrum, the used in religious musical traditions. oj movable wooden bridges. At one
crotals, the cymbals and other l. BOX ZITHER About twenty years ago it was also end they are Jastened to pegs and on
clappers (band 33), the scraper, the introduced into the classical music oj the other knotted below the tail-piece.
jingles tinkling to the dancer's steps, INDIA, Madhya Pradesh North India óy master musician The musician, wearing tortoiseshell
the wooden slit-drum (band 30), the Recorded by Gencvieve Doumon Shivkumar Sharma. One oj his or steelfinger·stalls on the thumb and
gon¡t and the bell, the lithophone, the Box zithers are general/y trapezoidal disciples, Omprakash Chorasiya of Jorefinger oj his right hand plucks the
xylophone (bands 31, 32) but also and have parallel strings that are set Bhopal, perjorm8 this excerpt from strings clase to the tail-piece; thefirst,
the Jew's harp (band 28) as well as in motion by plucking or striking, the evening raga, kirwani. míddle and Jourth fingers of the left
the set of plucked tongues, or lamel- depending on the type aj instrument. hand stop the strings between the
laphone. No list of musical instru· Theír many versions are wídely bridges and the pegs to alter the pitch.
ments such as these can ever be represented in severa[ regions of the 2. BOARD ZITHER The dan tranh can be played óy either
closed, since there are so many world : the kankles in Estonia, the men or women, either solo ar with
people who play them. Hungarian cymbalum, the Swiss VIETNAM. other stringed instruments, or in
Hackbrett, the épinette des Vosges, the Recorded by Jean Schwarz larger ensembles to accompany stage
This record sets ow to ülustrate the
instrumental music of different tradi· qanun and santur in the Míddle East, The board zither with a convex perjormances. "The Song oj the
the Indian surmandal, as well as the sound-table is played mainly in the Blackbird'', a piece from the tradi-
tions aj the world, with original
documents recorded by researchers Chinese yang-qin. Far East, where it is chiefly repre- tional Víetnamese repertoire, played
sented óy the Chinese zheng, the óy Tran Quang Hai, was recorded in
in many regions. The pieces played Tlie instrument which Indian
here are prooj that these universal Japanese koto, the Korean the studio oj the Department ofEthno-
musicians call shantoor is actually a musicology oj the Musée de l'Homme.
instruments dating back thousands large-size variant aj the Persian kayakeum, the Mongolian jetakh and
ojyears do not belong to a bygone age santur. Its wooden sound-box in the the Vietnamese dan tranh.
but live on, perpetuating and shape of an isoceles trapeze, carries The Vietnamese instrument took on
diversifying themselves even today in one hundred metal strings, arranged its present form in the tweljth 3. LUTE
the musical cultures oj the five con· in groups of three, lying on small century; it consists of sixteen steel
tinents. movable bridges. The player strikes strings placed parallel above an CHAD.
the strings with two líghtweight oblong sound-box made oj wood that Recorded by Monique Brandily.
wooden rods ending in a crook; as varies in lengthjrom 90 to 110 centi- Of the many lutes which appear in
the rods rebound, they create a metres. The strings are stretched over different guises thoughout the world,
distinctive tremolo. This zither is the full extent of the sound-table and those played in Africa often have a
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boat-shaped sound-box with a fairly Caucasus. It made its appearance in 5. FIDDLES Here, the tune proper is introduced by
long neck, of wood, which enters the Iran in the early nineteenth century, a free prelude during which the
soon ousting the rebab. This type of INDIA, Rajasthan.
resonator through the skin sound- Rccorded by Genevieve Doumon. musician is able to give jull rein to his
table. These lutes must have existed in lute, with a long neck, has a belly of talent and inspiration.
early antiquity, as similar instru- mulberry wood in two bulging In Rajasthan, as in the rest of India,
ments may be seen in the hands of the sections shaped like a figure·of-eight. various kinds of bowed instruments
women musicians depicted in the The two sections are covered with a are Jound. Of these, two main types
reliefs and paintings of ancient Egypt. thin membrane of ox pericardium, stand out: thejiddle with a long neck 6. MUSICAL BOW
serving as the sound·table. A bridge of crossing a small sound·box, and the
In Chad, the lute used among the horn rests on the largest of the two CENTRAL AFRICAN REPUBLIC.
jiddle comprising a body and a short
populations ofTibesti has two strings bulges. The six strings found in the Recorded by Simha Arom.
wide neck topped with an imposing
tuned to the third - an extra string instrument in its initialform, grouped peg-box, the whole carued out of a The Ngbaka, who live in the Jorested
may be added in arder to perform in pairs, were complemented by a single piece of salid wood. There are area of the country, use their mbela, or
certain pieces ; these are f astened to further five open strings towards many variants of the second type, musical bow, in their trapping rites.
the wooden neck with leather straps. 1870. The long neck isfitted with 24 such as the sarangi, the sarinda, and This instrument, made by the
The belly of the instrument consists of movable frets of gut covering an the kamayacha, which has three musician·hunter, is composed of a
a hemispherical vessel, of wood, octave and a Jourth but the ful! melodic strings of gut underlaid with strongly arched branch and a string
gourd or metal (often a household compass is two octaves and a fifth. at least one network of sympathetic cut .from a species of creeper; the
utensil), covered with a camel skin. Altogether the instrument mea;,-ures strings of metal. Like the clappers string is stretched between the two
Its use is reserved Jor the men, who nearly 90 centimetres in length. The known as kartal (band 33), the ends of the branch and held infront of
play their lutes as a solo instrument at Caucasian tar is played on the fore- kamayacha, also remarkable f or the the halfopen mouth. When struck
evening gatherings or to beguile the arm, the sound·box being clasped hemispherical shape and the size of with a thin stick, the string produces a
solitude of the traveller far from his tightly agAinst the torso ; the strings its skin-covered sound-box, is the f airly faint single note ; to bring out
village. are plucke with a horn plectrum. Both instrument traditionally played by the another note, the player then touches
the technique and the style of playing Manghaniyar, a caste of professional it with a blade. The mouth cavity,
4. LUTE were evolved in the latter part of the musicians who live in the Thar acting as a natural resonator of
nineteenth century by Azerbaijani desert. Their repertoire includes a varying shape and volume, amplifies
U.R.S.S., Azerbaijan. and Armenian musicians. The tar large number of ballads sung to fiddle and modulates the tones. Here, the
Recorded by Jean During. solo performed in this excerpt is accompaniment but also instru- Ngbaka musician, Nicolas Masemo·
The tar is an important instrument of composed on the muqam (mode) mental pieces such as this compo- kombo, plays one of the tunes
the art music of Azerbaijan and the Esfahan. sition, played on two kamayacha. designed to charm the Jorest genies
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and, so doing, make them forget to Arched harps, with a curve recalling 8. HARP-LUTE instrument used by professional
protect the game from the hunter's that of the musical bow, were musicians, the Griots ; like the kora, it
GUINEA.
snares. formerly very widespread in many Recorded by Gilbert Rouget is played either in solo performance
The very earliest traces of the musical parts of the world, especially China or to accompany songs of praise.
and India, although they have Although the kora and the soron, the Here, a reputed Guinean musician
bow, which is regarded as the f ather
'Virtually disappeared from those impressive harp-lutes played in the from Kankan, improvises brilliant
of stringed instruments, or at any rate
of the harp, may be those left in a cave regions now. The Burmese harp, in lvory Coast, Senegal, Gambia, variations on a traditional Malinké
engra'Ving in Ariege, dating back fact, may well be one of the last Guinea and southern Mali, have theme, on his soron.
more than.fifteen thousandyears. The specimens of the Asian instrument. plucked strings, they difjer greatly in
engra'Ving portrays a man dressed up On the African continent, however, structure from the harp proper. These
asan animal, holding a bow infront bowed harps are still very plenti.ful instruments are composed of a large
of his face, in a position similar to that and countless versions, with strings hemispherical sound·box of gourd, MEMBRANOPHONES
adopted by the musician of the varying in number from three, Jour, crossed by a long and straight cylin·
.five, eight to ten, are Jound jrom drical neck, the lower end of which 9. DRUMS ENSEMBLE
Central Ajrican Republic.
Mauretania to the Cape of Good extends beyond the base and serves BENIN
Hope. as the string-holder. All the strings, Recorded by Gilbert Rouget
made of ox tendon (21 in the kora, 19
In the Central African Republic, the in the soron), are fastened round the This percussion piece is played in
7. HARP harp more often than not accom· honour of the vodun Dan (the Serpent
wooden neck with plaited leather
CENTRAL AFRICAN REPUBLIC. panies the vocal repertoire, both epic rings that can be slid up and downjor deity) on a sacred drum devoted to
Recorded by Simha Arom. and lyrical, but it can also be played tuning. A large notched bridge, his cult, called dan hun, or "Dan's
as a solo instrument. The piece standing upright in the centre oj the drum", in Gun language. Here, the
This instrument, called the ngombi, recorded here is sung in praise of the sound·table, raises the strings and drummer gives a performance with
has strings stretched between a stout genies by an Ngbaka musician, who maintains them in two parallel rows. variations on one of the many
wooden sound·box covered with a accompanies himself on his ngombi. The player holds the instrument rhythmic themes designed to invite
skin (topped with a carved figure) Another singer supplies the response, opposite himself so as to be able to the Dansi, who are the priestesses of
andan arched branch of woodfit:t.ed striking a small double bell of iron pluck the strings between the bridge the Serpent, to dance at the annual
with small tuning pegs. The ten with a stick. and the neck with thumb and ceremony organized Jor their deity.
strings (two sets of five an octave forefinger. The instrument is composed of a
apart) are plucked with thefingers oj conical sound·box of wood, covered
both hands. The harp-lute named soron is the by a laced membrane, and is played
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large frame drum used in the region, throughout the M<11:1hreb and along
with a crooked stick hekl in the right accentu.ating or releasing the is particularly appreciated on the Eastem shores oj the Mediter-
hand and with the bare left hand. pressure exerted on the network of account of the sound range it can ranean as far as Egypt. Its distinctive
Both hands also use blocked and laces. To do this, the A.frican Griot produce, owing to its si.ze and an Jorm is also f ound in the Iranian zarb
unblocked beats, striking difjerent holds the drum in his armpit and uses unusual performing technique. In this (which has a wooden sound-box)
points on the drum·head. Now and his arm to modify the tension, beating
instrument, the skin is glued to a and certain drums of similar appea·
again, the stick also taps the wooden one of the skins with a curved stick.
strong circular frame of wood rance, mounted with a laced skin,
frame of the sound·box. In addition to This enables him not only to mark the measuring almost one metre in played in Cambodia and Thailand.
the iron bel!, which is essential to dance rhythms but also to make the diameter and is often decorated with
mark the tempo, two more drums, instrument "speak ", as in this piece painted designs. The leading Generally speaking, this instrument
also single·headed, accompany the which lauds the Prince of the Bariba. Jorms part of the folk heritage. In
musician holds the frame in one
main instrument, each supplying a The rhythms are first heard played by Morocco, however, it is sometimes
hand, beating the head with his other
different ostinato rhythm. one musician, then by two, the one hand while one (or two) of his included in the Arab·Andalusian
beating out the speech patterns while acolytes strikes its inner or outer classical orchestra traditionally
the other fumishes a rhythmic made up of plucked or bowed
surface simultaneously with two thin
10. VARIABLE TENSION DRUMS structure for the drummed decla- wooden sticks. The piece played here stringed instruments and a small
mation. is also accompanied by a small metal frame drumfitted with tiny cymbals,
BENIN called the tar, Jor rhythmic accom-
Recorded by Simha Arom gong and the tinkling of the jingles the
male dancers wear to adom their paniment.
A number of drums in A.frica and 11. FRAME DRUM ankles. While, the darbuka has no device to
Asia are specially built so that the permit the adjustment of tones during
tension of the membranes may be INDIA, Rajasthan performance, in the hands of an
tightened or slackened during perfor· Recorded by Genevieve Doumon 12. GOBLET DRUM experienced player, it can produce
manee and different sounds may be All over India, the spring festivals of sorne of the most subtle and varied
produced. These instruments EGYPI'
Holi prO'Vide an opportunity for Recorded by Hugo Zemp sound effects. Such is the case here,
generally have a wooden body demonstrations of great popular where an Egyptian musician on tour
shaped like an hour·glass ; each skin rejoicing, where music plays a Darbuka or darabukkeh is the name plays a brilliant improvisation.
is stretched over a rigid circle and preponderant role. given to a drum with a pottery body in Through a combination of different
f astened together by a network of the shape of a goblet, with a glued effects such as power and angle of
leather thongs, in A.frica, or silk In Rajasthan, 'Vill<11:1e songs and membrane, often of lambskin. This attack, dexterity oj hands andfingers
cords, in the Far East. The tension of dances are chiefly accompanied by instrument is in common use as they strike the blows and points of
the drum·heads can be altered by percussion instruments. The chang, a
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impact on the skin or the edges of the of the membrane with a pasty chengalam, a &'mal! gong of bronze, the fingers of his right hand, wearing
body, the player succeeds in substance. The tabla player is con· which the main singer strikes with a strips offabric coated with stiffening,
achieving a remarkable profusion oj sequently able to increase and vary wooden hammer, the ilattalam, a pair while the other skin is set in motion by
notes, variations and embellish- his saund effects almost endlessly, of cymbals also of bronze, clashed by the bare fingers of the left hand.
ments. combining modes of beating with the another singer, and the chenda and
intensity of the blows and their points shudda maddalam, two drums of The drums in the Kathakali drama
of impact. This complex technique is are played by the members of the
different shape played with different
13. SET OF DRUMS: TABLA handed down over a long and performing techniques. Marar and Pothuval castes. The
arduaus period of apprenticeship, scene evoked here is one of combat, at
INDIA Both heads of the cylindrical wooden the end of which the god Shiva inter·
during which future percussionists
Recorded by the Groupe de body of the chenda are covered with a venes. His entrance is marked by the
may not let their hands touch the
Recherches Musicales (I.N.A.). membrane ofunequal thickness, each blows the musician then gives on the
instrument until they have
The instrument called tabla, mainly memorized and mentally trans· mounted on a circular frame and thick membrane of the chenda.
u.sed in the art mu.sic of North India, cribed, with the help of mnemotech· kept taut by lacing in a W design.
actually consists of two distinct nical exercizes called bol, all the Holding the instrument upright, the
drums played by the same musician: rhythmic patterns and stylistic player beats only one of these, usually
on the left, the hayan, a kettledrum nuances. An outstanding demon· the thinnest, either with two sticks or AEROPHONES
with a hemispherical body of pottery stration of this technique is given here with his bare hand and one stick. This
or metal, is covered with a laced by Chatur Lal, one of the great tabla playing produces a great variety of 15. WOODEN TRUMPETS
membrane beaten with the bare masters, who announces the different strokes intended to accompany the
dancer's steps, imitate the saunds of CENTRAL AFRICAN REPUBLIC
hand; on the right is the <layan, which rhythmic patterns before proceeding
nature (rain, wind, flight of a bee), Recorded by Simha Arom
has two skins fastened by leather to play them on his two drums.
thongs to a wooden body in the shape ülustrate emotions or actions ( doubt, The use oj wooden trumpets by the
of two conical trunks meeting at the hesitation, anger, jighting, etc.). The Banda people is closely linked to the
base. Only one of these membranes is 14. DRUMS, CYMBALS, GONGS shuddha maddalam, the second drum, ancestor cult and adolescent
struck, while the instrument rests on is held horizontally. Its two heads, initiation rites. These traditonal
INDIA, Kerala laced on a wooden resonator shaped
the other. In order to tune his drums, Recorded by Pribislav Pitoeff. ensembles, now becoming few and
the musician alters the tension of the like a tapering keg, are beaten with far between, are also in demand for
skins by slipping wooden cylinders The Kathakali, a sung and danced both hands in difjerent ways. The entertainment at o!ficial Jestivals,
between the resonator and the drama, is supported by an ensemble player strikes one skin - weighted such as those commemorating the
thongs; He may also weight the centre of . percussion instruments : the down in the centerwith plaster-with Independence of the country. The or·
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chestra numbers between twelve and METAL TRUMPETS 17. BAMBOO TRUMPET is astonishing, both in steadiness and
twenty instrnments aj varying dimen- in the depth and variations in
TIBET INDIA, Madhya Pradesh intensity of the sounds. The bans may
sions, each aj which produceB a Recorded by Mireille Helffer Recorded by ·Genevieve Dournon
be played solo, ar in duet, ar e-ven as
single note. an accompaniment to a repertoire aj
The long trnmpets of Tibet called dung Bans, m eaning "bamboo ", is the name
The ongo ensemble (heard in this chen are made oj metal (usually given to a very special aerophone epic and religious ballads, but are
recarding) comprises eighteen brass, bronze and silvc.>r) and that combines the structure of a flute always regarded as sacred instru·
trumpets assembled as jollows : six, sometimes measure as much as two with the blowing technique of a ments by the Rawauts.
highpitched, are made aj antelope or three metres in length. They are trumpet. Along with severalflutes, ali
hom and are side·blown ; they composed aj three to five interlocking different, this unusual instrument,
sometimes have a finger·hole, parts, which can be adjusted as in a still virtually unknown outside this 18. FLUTE WITH VOCAL DRONE
whereby grace-notes can be telescopc. The narrow end is fittcd region of India, forrn..<; the core of the INDIA , Rajasthan
obtained; ten more, with a medium with a mouthpiece (rather like that instrumental heritage of the Rawauts, Recorded by Genevieve Dournon
register, hollowed out aj tree roots ; found in the hom) and the last part Hindu herding communities who live
these have an end mouth-hole cut fiares out into a bell. The dung chcn in the east of Madhya Pradesh. The originality of this flute lies in its
aslant, which means that they must are ritual instruments of Tibetan complex performing technique,
be played in a transversal position ; Buddhism and are always played in The bans closely resembles the flute which contrasts with its extremely
two low-pitched instruments, cut out pairs. In the monastery, they Jorm nar, played in Rajasthan (band 18), simple structure. The pipe is made out
aj the trunks aj the papaw trec, end· part of the orchestra and are used at being cut out of a thick bamboo tube of a species of wood and m easures
blown through a mouth-hole cut religious services, along with the measuring more than a metre in almost one metre long : four jinger·
straight. Depending on the place and drums, bell and cymbals, to length and pierced with four finger- hales are pierced towards the lower
purpose aj each ongo trnmpet in the punctuate the chanting of the lamas. holes. The upper aperture on the pipe end. The simple mouth-hole cut at the
ensemble, it plays its note at a set They are also played at processions, is slightly bevelled but the musician, opposite end has a slightly bevelled
pitch to a rhy thmic pattem defined which is the case h<.>re. Furthermore, instead of blowing on to the edge of rim. Both the type of this mouth-hole
within a very preciBe metrical the trumpetB have a repertoire of their the mouth-hole, as in flute-playing, and the length of the pipe oblige the
framework. The very clase inter- own, consistin¡¡ oj long calls desi.Rned uses the vibration of his lips as in musician to keep his instrument in a
locking oj the individual trumpets to greet the deities who preside at trumpet-playink Moreover, he uses slanting position. This occurs in a
within thatframework, performed in sunrise and sun..<;et. Like the piecefor the continuous breathing technique, number of instruments of this kind,
quick tempo, c.-reates a "broken" oboe (band 24), this excerpt was which enables him to produce an end-blown flutes held obliquely, of
polyphonic efject that calL~ to mind recorded at the monastery oj unbroken sound from begínning to which the prototype is the Persian
the style of the mediaeval "hocket". Dharrrnmla. end of the piece. Musically. the result nay. They are widespread in the
1
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musical traditions of the Near East, one pipe while the drone is provided village of Barnawa. He is accom· duet to accompany ceremonies
the Balkans and the Maghreb in par· by the other. The performer charac· panied by a second mu.sician who where the musicians blow their
ticular. teristically u.ses the continuou.s beats a terracotta pot with his fingers, instru.ments either altemately or
The nar o/ Rajasthan, like its breathing technique, inhaling thraugh adomed with metal rings. together.
namesakes in Pakistan and the nose as he plays and partly
Baluchistan, is played with a very exhaling by blowing into the
special technique, whereby the instrument, never interrupting the 20. ENDBLOWN DOUBLE FLUTES
flow of air. The effect is a steady and 21. PANPIPES
musician accompanies the melody BRAZIL
with a modulated drone uttered persistent sound from beginning to SOLOMON ISLANDS
end of the piece. Eachflute measures Recorded by Dreyfus-Gamelon
simultaneously from the throat. This Recorded by Hugo Zemp
combination of vocal and instru· about 60 centimetres long and Two bamboo tubes of unequal length,
possesses a variable number of In arder to produce different sounds,
mental practices creates unusual bound together, make up the long
jinger·holes. Oj the twelve holes bored ane can either bore jinger·holes in a
sound effects, to which a skilled double flute commonly Jound among
in the melodic ("male ") pipe, only the pipe or assemble severa! pipes of
performermay add atwill. Hereis an many Indian populations aj the
upper six are u.sed, and in arder to different length, each of which will
example played by a herdsman.from Upper Xingu. On either side of a knat
tune the drone (the 'Jemale" pipe), give a separate note. The musical
the Thar desert, whose repertoire as in the bamboo, closing the pipe natfar
some of the holes have to be stopped instru.ment obtained in the second
such remains confined to just a Jew from the mauth·hole, are twa small
way, known since remate antiquity
pastoral tunes. withwax. square apenings that have been bared
as the syrinx, or panpipes, is still in
into the cane and cavered with a strip
The satara flutes played in Pakistan use in southem Eurape, particularly
of bark secured by wax. Part aj the
and Rajasthan by the nomad in Rumania, where it is played with
stream of air sent thraugh the mouth-
19. AIRDUCT FLUTES herdsmen of the Thar desert were hale escapes through the first skill and is a distinguishedfeature of
taken up generations ago by a Jew opening, enters the narrow air·duct
folk mu.sic. Nevertheless, it is among
INDIA, Rajasthan communities of professional folk the Amerindians and in Oceanía
Recorded by Genevieve Doumon left between the strip of bark and the
musicians, especially the Langa. where most varieties and also the
outer wall of the tube and breaks on
In Rajasthan, satara, pawa or algojha Their remarkable mastery of their largest specimens of this type of
the edge of the second opening. Thus
are the names given to different end- technique has enabled them to use the instrument are found .
the air contained in the pipe is set in
blownflutes that have in common an musical resources of this instrument vibration. The length of the pipes Among the Aré'aré people of the
air·duct terminating in a beak. They with unu.sual virtuosity, as may be rangesjrom 2.30 metres in the lar~est Solomon Islands, the panpipes are
are played in pairs by the same judged .from this piece played by to 1.70 metres in the smallest. These generally played in orchestras made
musician, the melody being given on Kammu Khan, a musician .from the unusu.ally long flutes are played in up of severa! instruments of different
J
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size. Each piece, composed encased in a small container ofgourd Italian name, organetto. This of two vegetable lamellae, often tri-
according to strict rules, has an or wood. The musieian blows into the instrument has eight bass notes, angular in shape, .fitted at the base to
author and carries a title suggesting chamber through a mouth-hole or a which mean._<; that it may be shifted to a slender tube of metal. When the reed
the sounds produced by nature blowing tube and the air is released another tone-6ystem in the course of is placed in the mouth, the lamallae
(birdsong, frogs croaking, the patter silently by all the tubes at once. All performance. Its chief use is to quiver against each other as the
of rain, the whisper of the wind) or by that is needed to make one of them accompany traditional community player blows, causin~ the air
man ( children wailing, snoring, etc.). sound is to stop, with the finger, the dances, particular(v the ballu tundu contained in the bodv of the
The lapping of the River Waitoritori small hale pierced in the wall of the or "round dance", which gathers instrument to vibrate. The instr=ument
has inspired the name of the present pipe. Under the pressure of the flow of together all the villagers. The diatonic is generally a canica{ wooden tube
piece performed by the eru;emble 'au air, a reaction may then be obtained accordeon was introduced into about 60 cm. lon~-
paina. This orchestra is composed of between the vibrating reed and the air Sardinia from mainland Italv at the
eight different instruments, each with contained in the tube to give a note. erul of th.e last century and· is now Oboes as such are believed to have
twelve pipes (the longest measures The number of pipes may vary from mostly played by s~i-professional originated in the Middle East and to
1.60 metres and the shortest 4 centi- one to seventeen,from one populati<m mu.sician..<> who are enlisted to have spread throu,¡¡h Europe and
metres) playing in two-part to another, as may their arrangement, provide entertainment at'Villagefesti· North A.frica as well as towards Asia
polyphony quadrupled to the octave. which will be either parallel, vities, such a.-; those to commemorate and Indonesia with the expansion of
Traditionally, each ítem is performed convergent or divergent, and aL<;o the a Saint's day, or lUnita (the Italian Islam. The 11ibetan version, known as
twice in succession. shape of the air chamber. The khene, communist party). The music of the the rgya-gling, still manufactured
of Laotian origin, is aL-;o played in organctto may lihewise be heard at today, is always played in pairs. The
Cambodia and Thailand. Thfr; solo is the many annual celehrations which conica.l pipe ends in a metal j7ared
22. MOUTHORGAN
performed by a Thai musieian, who stud the cmirse <d rural /~fe in bel/ and is bored with se-ven finger-
plays an instrument with sixteen Sardinia. holes plus a thumb-hole on the
THAILAND pipes set in two parallel rows inside a underside. Between the double reed
Rccor<led by Jacques Brunct narrow wooden air chamber. and the bodv of the instrument is a
South-east Asia, China, Korea, 24. OBOE metal disk · d~signed to f acilitate
Japan, even Borneo Jorm the vast TIBET control of the continuou._-; breathing
23. ACCORDEON
domain of the polyphonic instrument Recor<lcd by Mireille Helffer
technique. By pressing his lips firmly
with free reeds and an air chamber ITALY, Sardinia again..<>t the disk the pú~yer is ahle to
known as the mouth·organ. The lower Rccor<le<l by Bemard Lortat-.lacob. In the olJOe, we encounter yet another achieve an un/Jroken Jlow of sound
portian of each pipe, where the free The small diatonic accordeon played type <~f reed instrument, this time eme (ba.nds 17, 19, 25, 26). The partB
reed has been cut out or inserted, is in Sardinia is often called &y il<; with a <loub/e beating reed. Jt is made played on the two oboes may
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in the left hand and the other the Wayápi Indians use ensembles of
wax in order to tune the drone. His independent pipe in the right, the clarinets, called tule, for enter·
sometimes be the same but more often
steady blowing technique ensures the musician blows both simultaneausly, tainment at village gatherings. These
than not one instrument supplies the continuaus and stable drone
accompanying drone while the using the continuous breathing instruments are composed of two
thr~hout the piece. This permits the technique and letting the oral cavity separate elements, a reed and a
melody is performed with conside·
brilliant melodic and rhythmic varia· serve as an air chamber. resonator. The reed, a long narrow
rabie embellishments on the other.
tions, florid passages and embellish· tongue cut out of a segment of cane, is
This piece, entitled ''The Dalai Lama 's Playing the launeddas is an art
ments combined here with brio by a inserted through the upper knot of a
Palace ", was recorded at the requiring a long period of apprenti·
Langa musician. It should be noted broader and longer stem of bamboo
monastery of Dharmasala in India, ceship in order to ensure an even
that in many parts of India, a similar that serves as the amplifier. The piece
the Tibetan religiaus leader's saund and .full control of the jragile
type of double clarinet, with an air played here, entitled Tamanuwa, "the
residence in exile. chamber of gourd and more reeds, which are tuned by adding a
given quantity of wax. Then there is great ant·eater", is taken from a
restricted musical resources, called dance suite called tule aka. It is
pungi, is used by the snake-charmers the major difficulty of performing
25. DOUBLE CLARINET complex dance music. This demands performed by an ensemble of ten
WITH AIR CHAMBER for their demanstrationS. clarinets of different size, which
considerable dexterity of the player,
as well as a perfect knowledge of the provide three alternating parts. Since
INDIA, Rajasthan each instrument produces only one
Recorded by Genevieve Doumon 26. TRIPLE CLARINET compositions handed down to him by
musical tradition. The fiorassiu, a note, the musical themes are created
The murali of the musicians of ITALY, Sardinia term meaning both a type of clarinet as the parts f ollow on and overlap.
Rajasthan are very refined Recorded by Bemard Lortat·Jacob and a musical Jorm, heard here by
aerophones. The instrument has been Aurelio Porcu jrom the village of
made by assembling three separate Three slender pieces of cane, of
unequal size, eachfitted with a single Villaputzu, is a remarkable example IDIOPHONES
parts : a wooden container, a blowing of skill in launeddas playing.
tube and two playing pipes joined beating reed, make up the Sardinian
triple clarinet called launeddas. The 28. JEW'S HARP
wgether. Inserted in the upper
melody is played on the two shortest
opening of the air chamber is the tube INDIA, Rajasthan
pipes, which have five jinger·holes,
thr~h which the musician blows; 27. CLARINET ENSEMBLE Recorded by Genevieve Doumon
the opposite end contains the section while the drone is supplied by the
of the playing pipes where the beating longest pipe, tuned to the fifth orto the GUYANA, Upper Oyapock Playing the Jew's harp involves
octave below the .fundamental note of Recorded by Jean·Michel Beaudet setting in motion a tangue fixed in or
reed has been cut One pipe is usedfor
one of the performin.g pipes. Holding Like other Amazonian populations, cut out of a frame, u.'ling the mouth
the melody ; the musician then stops
severa! holes in the other pipe with the melodic pipe attached to the drone 1

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cavity as a resonator. As the player snake·charmer communities as well
alters the shape and volume of his as by a jew projessional folk arrangement with the regional style of
making and playing. instrnment is known virtu.ally all o'Oer
natural sound-box, he accentu.ates musicians. The instrument has no the world: in the New Hebrides a slit
and amplifies certain harmonics of speci.fi.c repertoire. More often than In the Central African Republic the drum of impressive size, standing
the fundamental note given by the not the music consists of improvisa- sanza is usually played as a solo upright like a real "tree-drum ", is
instrument. Among Jew's harps one tions on well·known tunes to show off instrument, to relieve the tra'Oeller's Jound; in many regions ofAfrica, it is
can distinguish two main kinds. The a performer's virtu.osity, such as solitary trek or the night caretaker's sometimes found with a "lipped" slit;
most plentiful and oldest are made oj those played here by Kammu Khan, a long watch. Among the Gbaya in Mexico, a double outline marks the
bamboo. In these, the free end of the Langa musicianfrom a hamlet in the people, the instrument accompanies tongues oj the teponaztli oj Maya
tangue remains confined within the desert. a male repertoire of "songs Jor orí.gin ; in the Far East, the wooden
frame and the tangue itself is moved thought", or laments, such as that oj slit-drum takes the form of a stylized
in various ways but not plucked. "the man who has no wife", sung here fish. The Far East, moreover, is al.so
Such instruments are found in 29. LAMELLAPHONE in Gbaya language by two men. Each the birthplace of the small rectan·
Melanesia, Indonesia, South-east CENTRAL AFRICAN REPUBLIC singer has adorned the reeds oj his guiar wood-block adopted in Western
Asia and China, as well as Tibet, Recorded by Simha Arom. intrnment with tiny metal rings ; as he music.
Nepal and India, which marks the plays, their clicking stands out above
Africa is the homeland of a peculiar the sounds of the sanza proper. The wooden !inga o/ the Banda-Linda
western boundary of their area of
plucked lamellaphone. Oj the many people of Central A.frica are big-
distribution. In the other type, made of
names given to the instrument by the bellied drums, set on Jour Jeet, oj a
metal, the free end oj the tongue shape not unlike that of the bu.jjalo.
overlaps the frame and is plucked. different African (and Afro·Ct.lhan)
populations who use it, sanza and 30. WOODEN SLITDRUM They are generally used in groups of
This kind, still used sporadically in three (or four) instrnments oj
Europe, is Asian in origin and is mbira are the most widespread. It is CENTRAL AFRICAN REPUBLIC
composed oj a series of flexible Recorded by Simha Arom different size (the largest may
mainly played by mountain popula· measure up to two metres long) and
tions in Vietnam, Cambodia, Nepal tangues of uneven length, made of
metal or bamboo, fixed to a small The principie of the wooden slit·drum form a kind of Jamily. Each player
and Ajghanistan. In India, the is as simple as it is ingenious. A tree hammers the edges oj the slit with a
instrument is called morsing in the wooden plate or trapezoidal sound·
box. The musician holds the trunk or a solid block of wood is pair of mallets ending in a ball of
South and morchang in the North. hollowed out to leave a longitudinal latex, to produce two different notes.
instrument in both hands and uses
The morchang of Rajasthan are his thumbs to pluck the slightly opening on the upper side. The edges Among the Banda, the !inga are used
manufactured by the blacksmiths uptumed free end of the lamellae. of this slit are of unequal thickness
for two purposes : to accompany
and played by men who belong to the These vary in material, number and and produce two sounds of different dances (mainly for initiation rites)
pitch when struck. This type of
and to send messages. As the

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drumming communicates the professíonal musicíans, the Griots, this is doubtless the largest xylophone 33. WOODEN CLAPPERS
messages from village to village, it eíther to make purely instrumental of its type in the world. The longest
INDIA, Rajasthan
faithjully reproduces the pitch of the musíc or to accompany women 's keys are hu.ge beams measuring 1.80
Recorded by Genevieve Dournon
tones and the rhythm of the speech, so songs, as is the case here. The music metres. The keyboard of the big
that they can be understood by all group in this record is composed of instrument (doso daho) is always The clappers known as kartal
those familiar with the language. In three bala players, called balafola. In divided into two sections : one to the represent the most distinctive
dance rhythms, a basic ostinato the centre, the leading instrument right and the other to the left of the percussion instruments used by the
pattern is beaten on the smallest improvises on an ostinato played by musician who is seated between Manghaniyar musícians, who play
ínstrument(s) while the best player the other two. After an instrumental them, resting his legs in the pit which them to different songs with a fiddle
improvises variations on the largest, prelude, two women singers join in, acts as the resonator. The keys lie accompaniment (band 5). In
called ''the mother". Two linga are beating a tubular bell of iron. Its parallel to one another over and structure, the instrument is very
played to the dance heard here. metallic ringing merges with the across the pit, which is about 7Ocenti· simple, consisting offour rectangular
sound of the jingles which adorn the metres deep and almost 2 metres plates of thin hard wood, measuring
xylophone player's wrists. long. The musician strikes the left· 15 by 5 centimetres. The player holds
31 . XYLOPHONE ENSEMBLE hand keys (the bass) with a club of the clappers two by two across the
fairly soft wood and the right-hand palm of each hand and clashes them
GUINEA 32. DOUBLE PIT XYLOPHONE
Recorded by Gilbert Rouget keys with a heavy crooked beater together with great dexterity. He
BENIN, Tori Regían made of extremely hard wood. The impro'Vises rhythmic variations of 4,
The xylophone of the Mandinka, keyboard oj the small instrument 5, 6, 8 or 12 units with countless
called bala (hence the popular Recorded by Gilbert Rouget
(<loso kpevi) is set above another nuances, underlining them with
expressíon balafon) consists of a low The keys, or wooden slats, of shallower pit. Its role is to provide a movements oj the body. Squatting on
framework carrying parallel wooden xylophones are often fitted with melodic and rhythmic ostinato as a his heels, he describes arabesques
keys of unequal thickness and length. resonators to amplify the tones. The cue far the main xylophone which with his arms and twirls his hands at
Fixed under the keys are small resonators can take the shape of renders the different themes designed high speed, while rocking his torso to
spherical resonators of gourd, of small separate devices as in the to persuade each deity to dance at the and fra . Here, Sadiq, an inveterate
decreasing size, each of which has an Malinké bala (band31) oracommon ceremonies far the vodun. A pair of Manghaniyar musician, gives a fine
opening CO'Vered by a membrane of sound·box, as is the case in the Asian rattles and an iron bell always demonstration of the technique of
spider cocoon; this acoustic device and Indonesian versíons, or even a complete a performance on the kartal playing.
adds a bu.zzing tone. pit dug into the ground, as here, in the double xylophone, which is also often
Anwng the Mandinka peaple, xy· xylaphone called aso or doso in accompanied by songs.
lophones are usually played by Benin. Composed of two instruments,

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34. STAMPING TUBES the octave, placed upright in a light· instruments, called ¡:\amelan in Java
weight.frame, also of bamboo. With a mythical characters, Barong and
SOLOMON ISLANDS and gong in Bali. These instnmwnts
to·andjro mO'Vement, the musician l<angda, played by masked dancers.
Recorded by Hugo Zemp are mainly metallophones composed
induces the base of the tubes to slide The musicfollows the steps of the two
oj a series of keys and dif.ferent sons
opposing forces from beginnin,i:¡ to
"The bamboos of the ground", as the into the groO'Ve at the bottom oj the oj .[¿onf!s with a central hoss, set on a end.
'Aré 'aré of Malaita call them, are frame and strikes the stops specially wooden .frame or hanginf! in a
played by both men and women for provided. The note of each orchestral portico. Thcy are tuned according to The ensemble heard in the instru-
entertainment. The repertoire of the element is therefore tripled to the one of the two musical 6ystems: mental prelude marking the entrance
best of these performers comprises octave. The interlocking playing, slendro (five notes) or pelog (st'Vt>n of Raron~ (wearing a tí~er mask)
several dozen pieces. This one is reminiscent of the "hocket" technique, notes). consists of a double-headed drum, the
played by three young women, who creates a kind of instrumental kendang, beaten with the bare harul
Each village or quarter possesses at
share twelve bamboo pipes of polyrhythmy. least one orchestra, uf varying size by the musician who corulucts the
different length and diameter. Each orchestra, a small ¡¿ong, the kajar,
The angklung, of which Java claims depmding on its means. These
musician strikes a large stone placed placed on theperfonner's legs, a lar~e
to be the cradle, is mainlyJound in the groups play at many ceremonies and
on the ground between her legs with hanging gong, the kempur, and twu
west of the island, among the Sunda musical events and, ahove ali,
pairs oj horizontal cymbals, the oeng
two pipes held upright in either hand people, where it is played by the accompany the shadow theatre, the
by the thumb and the Jorefinger. ocng. The me/odie part is played by a
peasants as part of the rites linked to wayang kulit, which performs the
series of six gender, tuned two by twu,
rice·growing. Its use has spread to great liindu epics, the Ramilyana arul
.from bass to trehle. The gender are
weddings, births and circumcision the Mahabharata, aB well as Barong in
35. SLIDING RATTLE. ANGKLUNG metallophones; their bronze keys,
ceremonies and, more recently, to Bali. Barong is a musical drama and
struck with mallets fitted with disks,
INDONESIA, Java urban musical events. a/so a gmuine exorcizing rite. It are set above resonators fi.xed upri,i:¡ht
Recorded by Jacques Brunet stages the combat between two in a wooden frame.
This piece is illustrated by an
ensemble of idiophones, typical of 36. METALLOPHONE ENSEMBLE
Indonesia, called angklung, INDONESIA, Bali
composed oj from nine to fourteen Recorded by Louis Berthe
instruments oj di/ferent size. They
thus produce different tones when set Indonesia is a pri'Vileged domain Jor
in 'Vibration. Each instrument is bamboo music and is also Jamousfor
made oj three bamboo tubes tuned to its orchestras of bronze percussion

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CHORDOPHONES
17. Bamboo Trumpet
l. Box Zither (Madhya Pradesh) 3'00 (Madhya Pradesh) 1'32
2. Board Zither (Vietnam) 3'06 18. Flute with Vocal Drone (Rajasthan) 1'43
With sound and photographic documents pravided by members of the Depart· 3. Lute (Chad) 19. Air-duct Flutes (Rajasthan) 2'01
ment of Ethnomw,'icology of the Mus ée de l'Homme and Researchgroup 165 1'25
of the Centre National de la Recherche Scientifique (Beaudet, Brandily, Dour·
4. Lute (Azerbaijan) 2'10 20. Double Flutes (Brazil) 1'26
non, Helffer, Lortat·Jacob, Pitoéff, Rou¡¡et, 'Jhin Quan¡¡ Hai, Zemp) and 5. Fiddles (Rajasthan) 2'33 21. Panpipes (Solomon lslands) 1'57
researchers belonging to the Centre National de la Recherche Scientifique or 6. Musical Bow 22. Mouth-organ (Thailand) 1 '37
other institutions (Arom, Berthc, Brunet, Dreyfus·Gamelon, During). (Central African Republic) 1'52 23. Accordeon (Sardinia) 2'00
7. Harp (Central African Republic) 1'32 24. Oboe (Tibet)
1'29
8. Harp-lute (Guinea) 1'55 25. Double Clarinet (Rajasthan)
Cover photographB : 2'00
26. Triple Clarinet (Sardinia) 1'53
Frame·drum, hendir. MAROCCO (photograph Lortat·Jacob).
Trumpct, bans. MADHYA PRADESH (photograph Dournon). 27. Clarinet Ensemble (Guyana) 1'53
Jew·s harp, gboraliyo. RAJASTHAN (photograph Dournon) .
Harpe lute, kora. COTE D'NOIRE (photograph Zemp) . MEMBRAPHONES
9. Drums Ensemble (Benin) 2~9
Publication of Unité Propre de Recherche n" 165 of the CNRS and the Département 10. Variable Tension Drums (Benin) IDIOPHONES
1~7
d 'ethnomw,'icologie, Laboratoire d'Ethnologic of the Musée de l'Homme, 11. Frame Drum (Rajasthan) 28. Jew's Harp (Rajasthan)
1~8 1'54
Muséum National d'Histoire Naturelle, Pan~. 12. Goblet Drum (Egypt) 2~4 29. Lamellaphone
13. Set of Drums : Tabla (India) 2~3 (Central African Republic) 2'28
This CDanewedition, entirelyre"Uised and au¡¡mented (Bands 1,2, 4 , 9, 11, 14, 17, 14. Drums, Cymbals, Gongs (Kerala) 1~2 30. Wooden Slit-drurn
2J , 2 6 and 27) of thc record: Chant du Monde / .JMF LDX 74 675. (Central African Republic) 1'31
31. Xylophone Ensemble (Guinea) 1'41
32. Double Xylophone (Benin) 1'37
© 1990 CNRS / Musée de l'Homme AEROPHONES 33. Wooden Clappers (Rajasthan) 1'30
34. Starnping Tubes
15. Wooden Trumpets (Solomon Islands) 1'52
(Central African Republic) 3 '24 35. Sliding Rattle, AngklÚng (Java) 1'32
16. Metal Trumpets (Tibet) 1'25 36. Metallophone Ensemble (Bali) 2'58

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