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African Journal of Science and Technology (AJST

)
Science and Engineering Series Vol. 7, No. 2, pp. 8 - 22

CARACTERISATION PAR L’IMAGERIE SATELLITALE DE TROIS GRANDES STRUCTURES D’EFFONDREMENT DANS LES HAUTES TERRES DE l’OUEST CAMEROUN
Par Mesmin Tchindjang*, Isaac Konfor Njilah**, Marcellin Nziengui***, Clair Réné Banga* et Vincent Francis Menga* *Université de Yaoundé I, BP 30464 Yaoundé Cameroun, mtchind@yahoo.fr **Université de Yaoundé I, Faculté des Sciences ; BP 812 Yaoundé Cameroun ***Université Omar BONGO, BP 3960 Libreville Gabon m_nziengui@yahoo.fr

RÉSUMÉ: Les hautes terres de l’ouest Cameroun (4°55 - 5°57N et 9°50-10°55E) constituent un vaste ensemble granitique volcanisé par endroits et d’altitude moyenne de près de 1300m. Elles sont séparées des régions environnantes par de vigoureux escarpements de près de 700m de dénivellation à revers en falaise. Le milieu physique est constitué d’un plateau portant un substratum granitique ou métamorphique tectonisé et volcanisé, profondément disséqué et recouvert par des basaltes qui ont été cuirassés par endroits. Ce plateau est une constellation d’une variété de versants et de massifs aux substratums diversifiés tels que : le Mont Pou (1724m) et le massif du Bani (1921m), granitiques ; le mont Bana (2097m) et le massif du Mbam (2263m), anorogéniques, le massif de Bangou (1924m), la caldeira des monts Bamboutos (2740m), et le mont Oku (3011m), volcaniques. Ce vaste plateau dissymétrique se termine par de vigoureux escarpements tectoniques. Les bordures occidentales et méridionales sont soulevées et relevées et surplombent la région côtière par des escarpements tectoniques de 700 à 1000m de dénivellation. A l’Est, le plateau surplombe la plaine du Noun (1100m) par un escarpement de faille de 200 à 300m de commandement alors qu’au Nord, le plateau entre en contact avec la région des Grassfields (1800-3011m) de Bamenda qui domine le bassin d’effondrement de Ndop (1200m) par un escarpement de faille de 500m. à 700 m. 1000m de dénivellations séparent aussi la plaine tikar des High Grassfields Au total, il s’agit d’une région très affectée par des fractures encore actives comme peuvent le témoigner : le tremblement de terre de Magba en 1983, l’éruption du lac Monoun en 1984, du lac Nyos en 1986 et du mont Cameroun en 1999-2000. Si la région a fait l’objet de la curiosité des premiers géologues allemands qui ont foulé le sol au Cameroun, les possibilités d’une étude approfondie n’ont jamais été aussi opportunes que de nos jours avec les avantages offerts par la télédétection satellitale. Cet article explore par les outils et méthodes de la télédétection des effondrements subcirculaires au cœur et en bordure des hautes terres. Les sites de Ndop, Mapé et Batié ont été choisi pour cette étude et nous pensons poursuivre et approfondir nos investigations sur ces sites avant leur extension vers d’autres portions du territoire camerounais. Les résultats obtenus montrent que la télédétection constitue une source irremplaçable en géomorphologie. Mots clés : Cameroun, Hautes terres, images, structures d’effondrement, télédétection.

AJST, Vol. 7, No. 2: December, 2006

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the calderas of Mt. français et britanniques. 2006 . the volcanics of Bangou massif (1924m).The high plateau of west Cameroon (4°55 . Results from this work show that Remote Sensing remains an irreplaceable tool for the geomorphologic studies in this area. Certes. est un indice montrant que les terrains tectoniques anciens ainsi que les terrains néotectoniques sont sujets à l’extension et au développement des risques naturels. is composed of a vast granitic domain with sporadic volcanic outpours. the toxic gas emission of Lake Monoun (1984) and lake Nyos (1986) and the Mt. Bana (2097m) and the Mbam massif (2263m).5°57N et 9°50-10°55E). ceux-ci ont trouvé l’essentiel des éléments pouvant expliquer la mise en place des reliefs et des grands ensembles. To the east.Caracterisation par L’imagerie Satellitale de trois Grandes Structures d’effondrement dans les Hautes Terres de l’ouest Cameroun ABSTRACT:. it is a region that has been greatly affected by tectonic activities testified by: the Magba earthquake of 1983. l’imagerie satellitaire gagne en précision tant dans l’analyse des informations que dans celle des résultats.1) n’échappe pas à l’ensemble de ces critères et il apparaît comme un milieu très tectonique parcouru dès les premières heures (19001960) de la colonisation par des géologues allemands. and Mt. Oku (3011 m). 7. The western and southern borders imposingly overlook the coastal region by tectonic escarpments of 700 to 1000 m high. Cameroon eruption of 1999-2000. L’ouest du Cameroun (fig. Ndop. les hautes terres de l’Adamaoua ont une orientation N73°E qui dérive de la faille de Pernambouco au Brésil. Il porte sur 1200 km un alignement de massifs volcaniques et de complexes anorogéniques selon la direction N30°E. 2: December. Celle-ci est reconnue comme un linéament panafricain réactivé à plusieurs reprises jusqu’à nos jours. It is separated from the neighbouring regions by steep escarpments that step down 700 m to lower plains. These vast dissymmetrical massifs end in steep tectonic escarpments. Par contre. located at an average altitude of 1300 m. En effet. Cela lui confère une place de choix sur le continent africain en tant que zone de cisaillement majeur dont les conséquences au plan géomorphologique sont indéniables. Et. No. Le taux élevé des mouvements de la croûte et des secousses sismiques fréquentes et parfois imperceptibles. The German scientists did rudimentary work in this area during the colonial periods and now it has become imperative to use Satellite Images to circumscribe these sub-circular depressions surrounded by higher ground. Vol. les reliefs élevés forment une dorsale des hautes terres allant du Golfe de Guinée jusqu’au Tibesti en passant par le Nord Cameroun suivant un axe N30°E dénommée Ligne du Cameroun. INTRODUCTION Le Cameroun est une suture géologique unique en Afrique Centrale. Bamboutos (2740m). Pou (1724m) and the Bani massif (1921m). In all. surtout. On relève 4 grandes directions structurales au Cameroun avec une 9 AJST. Aussi avons - nous voulu caractériser des secteurs déprimés par la tectonique de block faulting par l’utilisation des données satellitaires et celles des autres sources ! SITUATION GÉOMORPHOLOGIQUE ET TECTONIQUE Le contexte géomorphologique camerounais est assez complexe et il peut grosso modo présenter 3grands ensembles : ♦ ♦ ♦ Le littoral méridional ainsi que les basses terres et plaines septentrionales (300m d’altitude) Le plateau Sud camerounais forestier (700m) Les montagnes constituant les hautes terres de l’Ouest et de l’Adamaoua (1200-3000m) Cette présentation simplifiée est plus compliquée dans le détail. Mape and Batie were chosen for detail studies and a similar method will be used for a wider study in the whole country and the sub region. the plateau overlooks the Noun plain (1100 m) by a faulted escarpment of 200 to 300 m while to the north it comes in contact with the Grassfield region (1800-3011m) of Bamenda which dominates the Ndop plain (1200 m) by a faulted escarpment of 500 to 700 m. anorogenic ring complexes of Mt. This region is a constellation of a variety of massifs with diversified basements such as: the granitic Mt. The physical milieu is made up of plateaux of granitic or metamorphosed substratum that have been subjected to tectono-volcanic activity and presently covered by highly dissected basalts that have been weathered into hardpan in places. A 1000 m escarpment also separates the Tikari plain from the High Grassfields. L’avènement de l’imagerie satellitaire offre de nouvelles perspectives par rapport à l’étude tectonique.

Vol. No. 2006 10 .M. TCHINDJANG 20° 40° 0° 20° 40° 60° ? NI GE RI A Mar oua ? 0° 20° G ar oua ? TC HA D Z one d'étude 6° Bamenda ? ? N gaoundér é ? Fulani Tikar Bamileke B afoussam A DA MA O UA A DA M AO UA RCA Bertoua ? 4° B uea ? ? D ouala YAO U ND E ? ? Ebolow a 2° GUINEE GABON Figure1: carte de localisation AJST. 7. 2: December.

Dans l’Ouest Cameroun individualisé.pédiments rocheux. coup de cuillère. corniche sur versants cuirassés. Les accidents N65-70°E qui constituent la direction de l’Adamaoua (qui apparaît plus récente et affectée de décrochements orthogonaux) appartiennent au second groupe. talus d’éboulis. dômes nus et dégagés. boules isolées. Elle est le résultat des mouvements des plaques. l’activité volcanique s’est déplacée d’Ouest en Est et du Nord Ouest au Sud Est édifiant des mars. creux de soutirages. pénitents etblocs rocheux. • Les accidents N20-40E qui représentent la Ligne du Cameroun. 7. • La direction N58° E est panafricaine et elle apparaît marquée par des secteurs de broyage qui donnent lieu aux mylonites. levées alluviales 2b. caldeira 8b-fortes pentes 7c. éboulements 4c-Blocs éboulés. serres 11 AJST. et sont responsables des couloirs volcaniques et du volcanisme récent arrivent en 4ème position (Tchindjang. vallon sec. serre 8c-avalanches. lames de granite. Même si les mouvements des plaques ne paraissent pas mieux suivis par manque d’instruments de Tableau I : Paysage naturel des Hautes terres de l’Ouest Cameroun Grands ensembles et Unité Géosystème >1km de paysage de paysages Paysages Plaine et pédiplaine (1000_1200m d’altitude) forêt galerie et savanes d’altitude 1a-plaine alluviale 2a-Pédiplaine cristalline Géotope paysage (1001000m) 1b-terrasse. 2c-boules.010100m) 1c-affouillement des berges. fortes pentes 4b-dômes de flanc.Caracterisation par L’imagerie Satellitale de trois Grandes Structures d’effondrement dans les Hautes Terres de l’ouest Cameroun prédominance des directions N20 à N60°E qui sont les principales. champs de boules. lavakas. champs et chaos de boules. prairie à Sporobolus. cuirasse pyroclastiques.ravines. très fortes pentes 4a-Rebord de plateau de caractère montagnard (3001000m de dénivellation) Plateaux granitiques et basaltiques (1300-2400m). Ces principales directions se subdivisent en : • Les accidents 0-20°E qui représentent la direction des Grassfields occidentaux du Nord Ouest du Cameroun. Ce sont des anciens coulissages senestres. bad-lands. avalanche. éboulements. cannelures. galets sous berge. 1993). 1996). sommitale rigoles. Géofaciès paysage (0. cônes basaltique et pyroclastique. tors. versants nus. vallées imprimées. demi-orange 6a-plateau basaltique et plateau basaltique cuirassé 6b-croupes convexes. Pelouse à Sporobolus. La direction de la Bénoué est représentée par les accidents N 125-140°E avec des failles décalées en échelons. 6c. forêt submontagnarde et montagnarde 7a-montagnes granitiques et 7b-formes de glissement et massifs anorogéniques pseudo glaciaires 8a-montagnes volcaniques. tors. cônes de déjections. pinacle rocheux cupules de dissolution. corniche sur bowé de cuirasse. blocs parallélépipédiques. pelouse à Loudetia simplex et Ctenium newtionii sur bowé 5a-plateau granitique (1300-1800m) 5b-lourdes croupes convexes. L e Cameroun se situe ainsi dans le Golfe de Guinée en pleine bordure de la plaque tectonique africaine dont l’indice d’activité tectonique récente est l’éruption fréquente du Mont Cameroun (7éruptions pour le 20ème siècle).lavakas. tors. Rebords de plateau 3a-Escarpement de faille 200—300m de commandement 3b-Gorges rocheuses. vallées sèches. Ces failles représentent le 3ème groupe alors que les accidents N160-180°E qui sont récents. cirque Montagnes 1700-3011m d’altitude). pinacle rocheux. Vol. dômes dégagés. vallées en berceau. avalanche. (Tchindjang. colluvions 3c-ravines. 2006 . griffures. 2: December. ravinement généralisé. cônelet de buttes cuirassées. 5c-Surface de récurage. No. depuis le Miocène. ravines de berges. vieux linéament réactivé du Tertiaire à l’Actuel.

En 1990. il butte sur les contreforts des High Grassfields de la région de Bamenda qui domine le bassin d’effondrement de Ndop par un escarpement de 500m de commandement. Ministère des Mines et de l’Energie NB 32 SE 028 NB 32 SE 029 NB 32 NE 040 & E 41 NB 32 E 41 Feuille Sud et Ouest Les données utiles à la présente description proviennent de trois sources principales et complémentaires. L’ouvrage méthodologique de Jean Yves Scanvic (1983) nous a été utile pour l’identification des types de réseau hydrographique. le massif granitique du Bani (1921). Tchindjang 1996) s’achève en ses bordures par de grands escarpements de faille. 3b. on a enregistré en 1987 un séisme à Magba. Enfin. 2: December. TCHINDJANG mesure. 7. 2c. le plateau Bamiléké s’achève sur la plaine du Noun par un escarpement de 200 à 300m de dénivellation. tectonisés et profondément disséqués. 1c. Au nord. Il faut y ajouter une image LANDSAT du 17 novembre 1978. Par la suite. Ce vaste plateau dissymétrique (Morin 1989. 1a. En gros.nous avons réalisés des profils topographiques et des coupes géologiques. de taille et de localisation variables. un autre séisme de magnitude IV a été enregistré à Ndu dans le Nord-Ouest (Njilah.1991). des cartes géologiques et de leurs notices explicatives. 2006 12 . le Cameroun enregistre de fréquents mouvements sismiques d’ampleur. AJST. le massif anorogénique de Bana (2097m) le volcan bouclier de Bangou (1924m). ERS1 et ERS 2 nous ont été fourni par le biais de l’initiative TIGER à partir du projet soumis aux évaluateurs et dont le numéro est ID 2948. Ainsi. quelques photographies aériennes dont celles de 1955 (AEF). Nous avons utilisé les notices explicatives de Dumort (1968). A l’est. siège du barrage de la Mapé. Le plateau Bamiléké est également constellé de massifs de tous genres d’ampleur et de taille variables tels : le mont Pou (1724m). 1b. MATÉRIELS ET MÉTHODES Tableau II Cartes topographiques et géologiques utilisées Cartes topographiques Dénomination Echelle BAFOUSSAM 1d 1/50000 BAFOUSSAM 1/200 000 BANYO 1/200 000 LINTE 1/200 000 NKAMBE 1/200 000 NKAMBE 1/500 000 Cartes géologiques DOUALA OUEST 1/500 000 DOUALA EST 1/500 000 WUM BANYO 1/500 000 BANYO CAMEROUN 1/500 000 1/ 1000 000 Mission/ Feuille NB 32 XI NB 32 XI NB 32XVIII NB 32 XII NB 32 XVII Année d’édition 1973 1978 1978 1961 1983 1972 1968 1957 1969 1969 1979 Auteur IGN Yaoundé IGN Yaoundé CGN Yaoundé IGN Yaoundé IGN Yaoundé IGN Paris JC Dumort G Weeksteen Y Peronne P Koch Direction des mines. 4cd etc. Ainsi les bordures occidentales et méridionales sont relevées et surplombent la région côtière par un escarpement de 700 à 1000m de commandement. une autre localité des hautes terres de l’Ouest. 2a. les paysages de cette région montagneuse du Cameroun peuvent être résumés dans le tableau 1. 4ab.M. puis recouverts de basalte de plateaux et cuirassés par endroits. No. celles de 1961-1964 (Mission NB-32-XI. Les données iconographiques sont représentées par les cartes topographiques au 1/200 000 et les cartes géologiques regroupées dans le tableau 2.) ont été consultées. le Mont Bamboutos (2740m). 3c. Vol. Sur le plan physique le milieu Bamiléké est constitué d’un ensemble de plateaux granitiques. A partir de des cartes topographiques. situé sur la faille panafricaine de Foumban (N 58°E). Péronne (1969) et Weecksteen (1957). 1d. 2ab. les supports essentiels consultés et utilisés pour cet article sont les images satellitales regroupées dans le tableau 3.

S’il est une réalité historique. la texture normale et la macro texture qui peut concerner la distribution du réseau de drainage. Le milieu physique se compose de la lithosphère (nature et composition des roches. 2: December. Vol. Les données compilées à partir de la carte topographique et des observations de terrain ont été rassemblées et présentées dans le tableau 1. 2006 . lignes. des routes. (2003): il s’agit notamment d’étudier les unités images et les confronter aux unités paysages pour extraire des informations. surface) Il y a 3 niveaux de texture à l’échelle d’une image : la micro texture qui concerne la distribution des différents types de pixels. polarisation. 7. processus d’altération etc. géomorphologie). . Les éléments biologiques interviennent pour modifier les conditions offertes par le milieu. Le contexte a trait au critère de voisinage ou de proximité 13 AJST. contexte : distribution spatiale 2D ou 3D.5 pour la cartographie des fractures. phase radar . ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS Dans nos observations et au cours de la visualisation des images. mais conditionnant la vie. de la pédosphère (sols. nous avons établi des critères fondés sur l’ouvrage de Chorowicz et al. Le milieu biologique se compose des êtres vivants animaux et végétaux. Les caractères images se manifestent à travers 5 paramètres : .Caracterisation par L’imagerie Satellitale de trois Grandes Structures d’effondrement dans les Hautes Terres de l’ouest Cameroun Tableau III : liste des données Radar et optiques Série/orbite 601 701 39474-3483 19801-3683 P186/r56 P186/r56 BAFOUSSAM BANYO LINTE NKAMBE Capteur Radar JERS Radar JERS Radar ERS1 SAR SLC Radar ERS 2 SAR SLC LANDSAT TM LANDSAT TM 1/200 000 1/200 000 1/200 000 1/200 000 Nombre de Bandes 1 1 1 1 7 7 NB 32 XI NB 32XVIII NB 32 XII NB 32 XVII Résolution spatiale 100 x 100m 100 x 100m 25 x 25 25 x 25 28 x 28 28 x 28 Version numérique Région Cameroun Cameroun Ouest Cameroun Ouest Cameroun Bafoussam Bafoussam Ouest Cameroun Adamaoua Centre Nord Ouest date Janv-mars 1996 Oct-nov 1996 1er février 1999 2 février 1999 05/02/2001 15/05/2002 1978 1978 1961 1983 Pour le traitement des données. parallaxe.) et de l’atmosphère (climat et influence sur les modalités de l’érosion) qui sont tous des éléments abiotiques. rayonnement thermique. la visualisation et le découpage des images et à MAPINFO 7. C’est pour cette raison que le paysage apparaît comme fruit de l’histoire. Les caractéristiques du paysages proviennent des principaux éléments qui la composent groupés en deux : le milieu physique et le milieu biologique. pénétration radar») .Texture : La texture est la répartition d es éléments texturaux (points. intensité « réflectance optique.Intensité (. Il résulte de l’histoire naturelle des régions et de l’histoire de l’homme. nous avons eu recours au logiciel ENVI 4. de l’anthroposphère ou sociosphère. retrodiffusion radar. Certes nous avons procédé à une observation des cartes topographiques pour reconnaître les grandes unités de paysages dans la région.Couleurs : distribution spectrale. No.0 pour la manipulation. le paysage est aussi une réalité autant naturelle que culturelle. du réseau de crêtes et v du parcellaire formes : relief. C’est le fruit de la rencontre entre l’homme et son milieu et des évolutions que ce milieu a subi en fonction des types de sociétés. des escarpements et des différents effondrements.

Le réseau hydrographique de Batié est dendritique. celle-ci n’a exploité que les lignes de faiblesse offerte par la structure (faille.). Chorowicz et al.2). plateaux. Son allure ramassée et ovalaire (fig. L’effondrement au sud du massif de Batié (1200-1724m) L’effondrement au sud de Batié est dominé par l’escarpement sud et sud ouest du Bamiléké qui surplombe la plaine littorale du Nkam. Il en est de même de l’image optique LANDSAT dont le seul élément de différenciation est une zone d’ombre qui signale un escarpement vigoureux. 2006 14 . (2003) insiste également sur des traces lithologiques qui apparaissent aux intersections entre la surface topographique et les discontinuités du sous-sol. TCHINDJANG L’orientation se fait par rapport au soleil en télédétection optique et au capteur en système Radar. En effet l’image radar montre une surface homogène très lisse. No. l’amplitude de soulèvement étant maximal à Batié. Ces secteurs correspondent aux traces lithologiques. nous avons choisi trois secteurs d’effondrement sur les hautes terres. L’effondrement à ce niveau correspond à une limite entre le plateau Bamiléké et la plaine du Nkam à travers un couloir de fracturations bien mis en exergue par les images radar ERS1 et 2 et JERS (fig.3) en fait une structure batholitique confirmant la présence des granites qui donnent des reliefs positifs et des unités images homogènes. on observe une rugosité sur l’effondrement alors que la plaine est lisse (fig. Figure 2 : couloir de fracturation. Cependant. Le pendage y est important et la surface topographique coïncide avec une discontinuité lithologique. plaines. L’érosion est l’un des critères essentiels d’appréciation. La description qui suit est une tentative (regroupée dans le tableau 4) d’analyse des différentes unités de paysage confrontées aux unités images des hautes terres de l’Ouest Cameroun en fonction des paramètres ci-dessus évoqués. 2). des discordances et des décrochements : c’est le cas de Batié dont le point de départ est une faille listrique senestre. Les lieux d’interruption des traces lithologiques permettent de dessiner les failles et certains chevauchements. etc. Si l’aspect image de la région apparaît complexe. niveaux de reliefs et escarpement à Batié AJST. A priori. car elle peut fortement disséquer et ronger les plateaux et permettre ainsi la mise en place des principales unités de paysage. 7.Les coupes géologiques (fig 4) montrent des mylonites en bordure des secteurs effondrés.M. Vol. 2: December.

No. les deux autres effondrements sont subcirculaires.3 : Réseau hydrographique et structure à Batié La densité de drainage liée à la nature granitique du terrain permet également de déceler de grands styles tectoniques et surtout tout l’agencement structural de ce massif granitique (fig. la forme en boucle du massif mis en exergue par le réseau hydrographique traduit des relations entre ce massif et les structures circulaires. Vol. 15 AJST.3). La rosace réalisée par comptage des directions sur la carte topographique et les observations de terrain donnent la prééminence aux directions N48-50°E (SO-NE) qui sont à l’origine du soulèvement de ce massif granitique circonscrit. ces failles sont généralement marquées de rejets verticaux importants en horsts et grabens (300-400m d’amplitude). La deuxième grande direction de la zone est N112° et qui rassemble un faisceau d’accidents guidant les cours d’eau. mais de nature différente l’une de l’autre. il s’agirait de décrochements dextres conséquents aux rejeux successifs de vieux linéaments et de vieilles fractures panafricaines (précambrien supérieur). 2: December. 7. De l’avis de Tchindjang (1996). En dehors de cela. Cette faille est une composante de la faille senestre de Foumban (N58°E) qui a rejoué au tertiaire et provoqué un tel morcellement en horst et graben. Ces cassures de tension ont une incidence sur la morphologie. En effet. En dehors de Batié qui apparaît comme la terminaison méridionale des hautes terres dont le contact avec le bassin sédimentaire côtier se fait par les failles.Caracterisation par L’imagerie Satellitale de trois Grandes Structures d’effondrement dans les Hautes Terres de l’ouest Cameroun Fig. 2006 .

M. 2006 16 . 7. Vol. l’état et l’origine des reliefs granitiques à Batié AJST. No. 2: December. la structure. TCHINDJANG Figure 4 : Coupes géologiques montrant.

7. Le lissage observé au niveau de l’effondrement de Batié cède la place ici à une structure rugueuse sur image. apparaît à première vue comme une caldeira. De petits cônes volcaniques et pointements rocheux interrompent la monotonie de cette plaine d’altitude. Cette fausse impression lui est conférée par son allure de rempart circulaire. L’effondrement circulaire est bien observé sur les images et son rayon est d’environ 80 à 90km (fig 6). 150°E) s’allongent sur des centaines de km. celui de Ndop. à la base. 2006 . 5 et 6). Les parties Ouest et Nord sont plus relevés que les parties Est et Sud. Cet effondrement doit être consécutif au volcanisme secondaire de la série blanche moyenne (Dumort 1968. Gèze . Cela traduit l’importance des mouvements de compression et de distension qui ont marqué cette région pendant et après le volcanisme. La rugosité est de règle autant que la présence de grands linéaments. Les directions les plus importantes que nous avons relevés (N90°E. 2: December. la plaine de Ndop se termine sur un couloir de fracturations marqué par un faisceau d’accidents orientés N40-52°E et recoupés par des cassures transverses orientées N101° . 1943) constituée de rhyolites et de trachytes. Figure 5: Coupes géologiques à travers la plaine de Ndop 17 AJST. 119°E.112° E. Ndop apparaît comme suspendu entre deux massifs montagneux tant de l’Ouest à l’Est que du Nord au Sud. Vol.Bamendjing. Si au sommet les reliefs sont volcanisés et portent des trachytes. Vers le Sud Est. Les coupes géologiques (fig 5) réalisées montrent un morceau bien effondré et ennoyé sous les eaux de la rivière Noun. Un grand lac s’est mis en place et ce lac a conduit secondairement à la création d’un barrage. les plus grands massifs volcaniques se situant tous à l’Ouest de la région. (fig 6). No.Caracterisation par L’imagerie Satellitale de trois Grandes Structures d’effondrement dans les Hautes Terres de l’ouest Cameroun L’effondrement de Ndop qui se présente comme une plaine ou mieux un bassin intramontagnard effondré. L’observation des images radar JERS et ERS montre très bien l’effondrement et ses limites et nous avons pu l’identifier comme escarpement subcirculaire très dissymétrique (fig. on observe un champ volcanique récent portant des cendres et traduisant que le volcanisme de la région a évolué de l’Ouest vers l’Est .

Les cassures et failles qui l’affectent préférentiellement sont des accidents N 45°E et N72°E pour la rivière Mbam dont la rivière Mapé est tributaire. Au sud. la Mapé tout le long de son cours est orienté par des failles ou des faisceau de failles N19 et N41°E. il est affecté en bordure des reliefs par des mylonites qui traduisent un rejeu des failles de l’orogenèse panafricaine datée de 560-600MA par Bessoles et Trompettes (1976). La plaine Tikar est un vaste bassin d’effondrement situé à 700m d’altitude et que surplombe à l’Ouest et Sud Ouest les massifs volcaniques des High Grassfields de la région de Bamenda (1600-2500m). Les massifs anorogéniques circulaires et bien arrondies observées dans la plaine Tikar demeurent visible en toute saison sur l’image radar autant que l’effondrement subcirculaire. 7. L’autre élément original mis en exergue par l’observation et l’interprétation des images est l’apparition des massifs AJST. Elles sont de textures mylonitique œillée à tendance 18 . L’effondrement de la plaine Tikar a un rayon de 40 à 45km soit environ la moitié du rayon de celui de Ndop. N150 et N158°E. l’image Landsat de 1978 montre que l’actuel ennoyage de la Mape n’existait pas (fig. Vol. la plaine (700m) transite avec le plateau sud camerounais (Surface Africaine N°1 de Segalen) par un entonnoir qui prolonge ce relief et qui est de temps à autre hérissé de massifs résiduels. Au total. Le barrage a été construit dans les années 1980. 172°E. N104. 2006 anorogéniques (Sabongari) qui se présentent comme des boutonnières (de 1200 à 1500m) au milieu d’une vaste dépression (fig. cette plaine est dominée par le plateau de l’Adamaoua avec les massifs de Banyo (1200-1800m). TCHINDJANG Figure 6 : l’effondrement de Ndop: observer la structure subcirculaire et la rugosité des unités images L’effondrement de la Mapé Avant la mise en place du barrage réservoir de la Mapé. No. 2: December. Les directions les plus importantes que nous avons relevées sont : N 150°E.7).M. 85°E et 13°E. N78 et N90°E. les structures observées dans les trois exemples sont caractéristiques de l’orogenèse panafricaine (560600MA) parce qu’elles sont accompagnées de mylonites qui ont rejoué au tertiaire lors de la mise en place du volcanisme. Autre fait important.8 et 9) et qui font l’originalité de ce secteur de la Mapé. A l’Est et au Nord. Les mylonites quant à elles sont bel et bien des témoins de failles anciennes (Le Maréchal 1976). En réalité.

7. 2006 . 2: December.Caracterisation par L’imagerie Satellitale de trois Grandes Structures d’effondrement dans les Hautes Terres de l’ouest Cameroun Figure7 : La Mapé sur l’image Landsat de 1978 (L’image analogique digitalisée par nos soins comporte un seul canal) Figure 8 Coupes géologiques dans la plaine Tikar 19 AJST. Vol. No.

Ces deux stades peuvent expliquer le rejeu des failles. lisse. AJST. Cependant. monotones et très moutonnées (700-1100m) des barres de mylonites recouvertes de minces pellicules de basalte ou de cendres (11001300m) des crêtes et échines sinueuses comprises entre 1300 et 1500m et très abrupts (30-40°) Par ailleurs nous n’avons pas voulu décrire dans le détail les différents effondrements. Vol.M. le paysage des plaines de la Mapé et de Ndop est rugueux et par endroits. L’effondrement de Batié apparaît lisse et montre un bon lissage des unités paysagiques en contrebas du plateau. No. TCHINDJANG Figure 9: L’effondrement de la plaine Tikar et l’ennoyage de la Mapé sur l’image Radar protoclastique. Le tableau 4 est une synthèse caractéristique des unités images et des unités paysages observées dans toute la région. mais simplement les caractériser. Il existe deux stades de mylonitisation : l’une intense et l’autre moins. Les mylonites d’après Tchindjang (1996) s’organisent en croupes molles et profondes parallèles en général au tracé des escarpements. On y distingue : des collines très douces. par endroits. Par contre. 2: December. caractéristique d’une cataclase à haute température. 2006 20 . la texture devient ultra à blastomylonitique. 7.

chutes de pierre. parallaxe 7a. distribution spectrale.plaine alluviale / lisse et rugueuse 2D.plateau basaltique induré ou cuirassé / rugueux sur corniche.glissement et formes pseudo glaciaires / intensité IRT.pédiplaine cristalline / texture 3D Géotope 100-1000m 1b. 3D.rebord de plateau a caractère montagnard (700-1000m) / rugosité. intensité 3D 2c. dômes nus. galets / rugueux.terrasses.boules. 3D 8c.gorges rocheuses. versants pentes raides / rugosité. forme 3D 6b.lavaka.sables. 2: December. 3D Plateau granitique et basaltique (13002400m) prairie à Sporobolus.avalanches. levées alluviales / forme 2D. blocs isolées. 7c. boules chaotiques pentes raides / rugueux. Vol. corniches sur cuirasse. texture. intensité 3D 3c. vallées profondes rugueux.versants raides / / intensité IRT. réflectance.escarpement de faille 200-300m / rugosité. cônes basaltiques et pyroclastiques. versant a pente d’éboulis.avalanches pentes raides / rugosité. tors.montagne granitique et massif anorogénique / réflectance. forme 3D. distribution spectrale. 3D. No. distribution spectrale 2b. / rugosité. falaise / rugosité.lourdes croupes convexes. pinacle. tors. / rugosité. Géofaciès 0. intensité 6b. pentes raides / rugueux.surface de récurage. 3D Géosystème >1km 1a. 3D 21 AJST. ravines. pente) distribution spatiale 3D / intensité. versants nus. 3D 2a. vallées sèches cônelets pyroclastiques.plateau granitique (1300-1800m) / rugueux texture. 2006 . distribution spectrale 4c. rugosité. réflectance.dômes nus. rugosité. coup de cuillère. 3D 3a. glissement. forme 3D Montagne 17003011m) prairie à Sporobolus. pente prononcée. texture. sec. cannelures granitiques. Distribution spatiale 2D. 3D 5b. dômes. réflectance. blocs parallélépipédiques. / rugueux.ravines. champs chaotiques. 3D 8b.pédiments rocheux.croupes convexes. texture. rugosité polarisation. signature spectrale Rebord de Plateau. ravinements généralisées. lavaka.ravines. collines en demi orange / intensité. forêt montagnarde et submontagnarde / hétérogène (parallaxe. pénitents rocheux colluvions. tors. vallées sèches et en berceau. contexte 5a. humidité réflectance. IRT 8a. pelouse à Ctenium newtonii et Loudetia simplex sur bowé et cuirasse / Distribution spatiale 3D. éboulements / intensité. éboulements.Caracterisation par L’imagerie Satellitale de trois Grandes Structures d’effondrement dans les Hautes Terres de l’ouest Cameroun Tableau IV : Les Relations Unités paysages/Unités images des hautes terres de l’Ouest Unité de paysage Plaine et pédiplaine 1000-1200m Ripisylve et savane d’altitude / balayage. IRT 7b. 7. 3D. pente. intensité 3D 3b. texture. cirque / rugosité. pente 3D 4a. avalanches. marmites de dissolution. cônes alluviaux. texture.montagne volcanique et caldeira / réflectance. creusement de marmites. pinacle rocheux. badlands / rugosité. distribution spectrale 5c. distribution spectrale 6c. glissement. 3D. 3D.010-100m 1c. 3D 4b. 3D.

Notre approche n’est qu’une ébauche.Cahiers Géologiques N° 121. 198p. REMERCIEMENTS 1. 7.. Travaux et Documents de l’ORSTOM N° 69. (1943) – Géographie physique et Géologie du Cameroun Occidental. (1989). Bordeaux. Paris. Ed.Nous remercions également l’Agence Spatiale Européenne pour les images ERS 1 et ERS 2 qu’elle nous a fourni gratuitement à travers le projet TIGER N° ID 2948. 2) 3) Braque René. Paris. Ed du Muséum. . En effet. Contemporaring Publishing International sous Editions Scientifiques. 48p. Paris pp. Paris.Nous adressons nos sincères remerciements au Professeur Jean Chorowicz pour nous avoir initiés à cette méthode d’observation et d’interprétation unités images/ unités paysages. 1359-1367. Les perspectives offertes par la télédétection ne sont plus à démontrer. – La notion de maar : l’exemple du laquet Banefo dans les reliefs du Bamiléké Central et Oriental (Ouest-Cameroun). Bamboutos 2740m) et ses bordures tectonisées. Le Marechal A. 867p. Etudes Géomorphologiques. Université de Paris VII.M. Paris. 141p. (1983) – Utilisation de la télédétection dans les sciences de la terre. AJST. Paris. Paris-Milan-Barcelone-Mexico.. La chaine panafricaine de l’Afrique centrale. Thèse. Chorowicz J & Deroin JP (2003) La télédétection et la cartographie géomorphologique et géologique. 1 . Vol. (1957).. 4) 5) 6) 7) 8) 9) 10) Tchindjang M (1993). partie sud et zone mobile soudanaise. Manuels et Méthodes.. 470p. Cette région tectoniquement très active peut être soumise à des études interférométriques pour ses grands massifs (Oku 3011m. 65 photos. 3 vol. Yaoundé. Coll.. 2006 22 . Weecksteen G.Notice explicative de la feuille de Douala Est. 321p. 176p. Peronne Y (1969) Notice explicative de la feuille de Wum-Banyo. Contribution à l’étude pétrographique du Cameroun par Élisabeth Jérémine. . Or l’évolution du milieu s’accélère par la conjonction des facteurs naturels et humains que l’homme n’arrive pas toujours à contrôler. 65 tab. Geze B. Que l’on se souvienne de la catastrophe du Lac Nyos qui a fait 1750morts en 1986. 2t. Paris. Université de Bordeaux III. qui ajoutés à la pression démographique sont sources de risques et de catastrophes pour le milieu. 5fig.Y. Thèse d’Etat. No. Institut de Géographie et d’études Régionales. & Trompettes R (1976) Géologie de l’Afrique.Le Bamiléké central et ses bordures : morphologie régionale et dynamique des versants. Etude Géomorphologique. BRGM N° 7.Hautes terres et bassins de l’Ouest Cameroun. 2: December. . Dumort JC (1968) Notice explicative de la feuille Douala Ouest. Mémoire BRGM. les conditions naturelles (équilibre morphodynamique fragile et subsidence tectonique) et les effondrements subcirculaires de la plaine de Ndop et de la plaine Tikar constituent de précieux indices pour l’étude de l’organisation générale des reliefs et de la dissymétrie des hautes terres de l’Ouest Cameroun. 1190p. Scanvic J. 12. (1976) Géologie et Géochimie des sources thermominérales du Cameroun. 402 P. Notre essai a voulu simplement caractériser les effondrements à partir des images radar ERS 1et 2 et JERS et des coupes géologiques. Paris. 11) Tchindjang M (1996). Ed. l’Ouest Cameroun est une région caractérisée par une instabilité tectonique quasi permanente en raison des séismes et du volcanisme fréquents datant du Tertiaire jusqu’à nos jours. car nous entendons poursuivre nos investigations sur les risques hydrogéologiques et géomorphologiques par des méthodes analogiques classiques et des méthodes numériques modernes appuyées sur les images de télédétection.. (1988) – Biogéographie des continents. TCHINDJANG CONCLUSION En définitive. 69p. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 1) Bessoles B. Morin S. Mémoire du Muséum d’Histoire Naturelle N° 17. N° 92 Paris. 144 fig.49p.. Masson. Cette situation tectonique amplifie les mouvements de la croûte.