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Définition

La technologie WDM (Wavelength Division Multiplexing) consiste à transporter


plusieurs signaux, d’ondes de différentes longueurs , sur un brin de fibre optique
en même temps. En émission, chaque signal est placé sur une longueur donnée
grâce à un transpondeur. Puis via un multiplexeur optique, toutes les longueurs
d’ondes sont envoyées sur le même brin de fibre optique. A la réceptio n, un
démultiplexeur va séparer les longueurs d’onde les unes des autres, puis un
transpondeur va reconvertir le signal en signaux d’origines. L'intérêt de la fibre
optique est que ces signaux ne peuvent pas se confondre à la réception, car ils
seront parfaitement distingués.
Dans la figure suivante chaque longueur d'onde est représentée par une couleur.
Chaque couleur est retransmise sur un canal différent.

Types de WDM
1. CWDM :
Le système CWDM (Coarse WDM) est utilisé lorsque le simple multiplexage
de deux longueurs d’ondes (1310nm/1550nm) ne suffit pas à répondre au
besoin de la bande passante. Il a été développé après le DWDM, afin de
réduire les coûts du multiplexage dans les réseaux métropolitains. Les deux
éléments différentiateurs que sont les lasers et les composants passifs
(multiplexeurs/démultiplexeurs) sont plus économiques. Un laser peu
coûteux pourrait être utilisé à cause de l'espacement relativement large
entre les canaux, 20nm, tolère une déviation du signal sans influer sur les
canaux adjacents.
2. DWDM :
Le système DWDM (Dense WDM) est utilisé lorsque le multiplexage CWDM
ne suffit pas à répondre au besoin de la bande passante ; ou pour de longues
distances nécessitant une amplification. Il augmente la capacité du réseau
et utilise la totalité des ressources de la bande passante des fibres optiques.
Cette technologie est dite dense lorsque l'espacement utilisé est égal ou
inférieur à 100 GHz. Des systèmes à 50 GHz (0,4 nm) et à 25 GHz (0,2 nm)
permettent d'obtenir respectivement 80 et 160 canaux optiques.
Actuellement on utilise des canaux espacés de 100 GHz (0,8 nm), ce qui
permet de compter environ 40 longueurs d'onde dans la bande C.
Ce système se caractérise par sa fiabilité de performance et permet une
augmentation facile du réseau, car il suffit d’ajouter une nouvelle longueur
d’onde en connectant un nouveau transmetteur et récepteur aux extrémités
de la liaison.

Eléments d’un réseau WDM


Parmi les éléments constituant un réseau WDM, ou ce qu’on appelle NE (Network
Element), je cite quatre éléments essentiels :
1. Les multiplexeurs terminaux (Optical Terminal Multiplexer (OTM)) :
Le multiplexeur terminal optique réalise le multiplexage de n signaux
optiques (n=4, 16, 32, ...) de longueurs d'ondes différentes.
A l’émission, l’OTM reçoit les signaux STM-N de n longueurs d’onde
(λ1…λn) à partir d’un équipement client (ex : équipement SDH), convertit
ces signaux, multiplexe, amplifie, ajoute le canal de supervision λs puis les
envoie sur la fibre optique.
A la réception, l’OTM traite d’abord le canal de supervision λs ensuite
démultiplie les n signaux dans des canaux individuels et les distribue à
l’équipement client correspondant.
2. Les multiplexeurs Add-Drop (Optical Add-Drop Multiplexer (OADM)) :
Cet élément de réseau réalise le transfert ou l'insertion-extraction d'une ou
plusieurs longueurs d'ondes. Il se constitue d’un ensemble de multiplexeurs
qui rajoutent ou enlèvent une ou plusieurs longueurs d'ondes vers la
destination appropriée sur le réseau, et toutes ces opérations sont faites
sans passer par une conversion électrique du signal comme le montre la
figure suivante :
Les amplificateurs de ligne (Optical Line Amplifier (OLA)) :
Il consiste à réaliser en ligne une amplification de l’ensemble du spec tre optique.
Toutes les longueurs d’ondes du spectre se trouvent ainsi ré-amplifiées sans avoir
besoin de démodulation individuelle. Les gains des amplificateurs optiques varient
entre 20 et 30 dB, ce qui permet de récompenser les pertes de la liaison sur des
distances de l’ordre de 100 km.
Le schéma suivant reproduit le fonctionnement d'un amplificateur de ligne d'un
terminal A à un terminal B :
Les régénérateurs électriques (REG) :
Un REG met en oeuvre la fonction 3R (reshaping/re-timing/regenerating). C'est-à-
dire remodeler, re-synchroniser et régénérer, afin d’améliorer la qualité du signal et
étendre la distance de transmission. Une station REG contient :
- Unité de transpondeur optique (OTU)
- Multiplexeur optique (OM)
- Démultiplexeur optique (OD)
- Amplificateur optique (OA)
- Unité de canal de supervision optique (OSC)
- L'unité d'interface de la fibre (FIU).

Types de topologies d’un réseau WDM


1. Point à point : Cette topologie est utilisée pour la transmission de services
de bout en bout comme le montre le schéma suivant :
2. Chaîne : La topologie en chaîne est utilisée quand il est nécessaire d'ajouter
ou extraire quelques longueurs d'ondes, cela explique l’utilisation d’un
OADM dans cette topologie.
Le schéma suivant montre l'utilisation d'une topologie en chaîne :

3. Anneau : Cette topologie de réseau est la plus dominante des réseaux


DWDM vue qu’elle se caractérise par sa fiabilité et sa capacité de survie.
La photo ci-dessous montre l'utilisation d'une topologie en anneau lors du
déploiement d'une fibre optique :
Conclusion
Dans le but d’optimiser l’utilisation de la fibre optique, la technologie WDM s’est
émergé car elle offre un très haut débit en adoptant la technique de multiplexage
d’un nombre important de longueurs d’ondes sur une seule fibre optique.
En effet, le besoin d’un système plus flexible en termes de gestion de réseau est
toujours présent, ce qui a donné naissance à une nouvelle génération de WDM,
nommée NG WDM.