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CAPTEURS ET

TRANSDUCTEURS

1
Objectifs du cours de capteurs

1) Connaitre quelques principes physiques de différents capteurs


2) Connaitre les principes du conditionnement du signal
3) Connaitre les caractéristiques et les limitations de différents
capteurs

Point de vue utilisateur

• Bon choix du capteur pour une application concrète


• Savoir utiliser un capteur
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SOMMAIRE

• Introduction
• Capteurs et métrologie
• Electronique de conditionnement des
capteurs
• Principes physiques des capteurs
(température, position, pression…)

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I. Introduction
Exemple

4
I. Introduction

5
I. Introduction

• Domaines : industrie, recherche


scientifique, services, loisirs…
• Paramètres physiques à mesurer :
température, force, position, vitesse,
luminosité…
• Le capteur est l’élément indispensable à la
mesure de ces grandeurs physiques

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II. Capteurs et métrologie
- Définitions et principes généraux

- Caractéristiques métrologiques

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Capteurs et métrologie
1. Définitions et principes généraux

A) Qu’est-ce qu’un CAPTEUR


« Un capteur est un transducteur dont le signal de sortie est de type
électrique ».

➢ Il permet la mesure d’une grandeur physique

➢ La grandeur physique d’entrée s’appelle le mesurande, notée


généralement m

mesurande Grandeur électrique


m CAPTEUR S
Grandeur physique d’entrée
S = F(m)

Selon le capteur, on peut parfois être amené à distinguer entre mesurande


primaire et mesurande secondaire
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Capteurs et métrologie

La fonction de transfert F dépend :


▪ Des lois physiques mises en jeu
(thermique, optique…)
▪ Des matériaux utilisés dans la réalisation
du capteur
▪ De l’environnement du capteur

Pour tout capteur la relation S = F(m) sous sa forme


numériquement exploitable est explicitée par étalonnage

D’où la nécessité, la plupart du temps d’un étalonnage du


capteur
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Capteurs et métrologie

Réponse de la sortie à une


• On définit ∆s = S. ∆m
variation du mesurande

S est la SENSIBILITE du capteur qui doit être le plus


possible indépendant de :

➢ la valeur du mesurande m linéarité du capteur


➢ la fréquence de variation du mesurande bande passante
➢ l’action du temps vieillissement
➢ l’action des grandeurs physiques autres que le mesurande
insensibilité à l’environnement

❖ On s’efforce d’utiliser le capteur dans sa partie linéaire


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Capteurs et métrologie

- Classification des mesurandes

• Mécanique : déplacement, vitesse, accélération, force,


pression, masse, débit…
• Électrique : courant, charge, impédance…
• Thermique : température, flux thermique…
• Magnétique : champ magnétique, perméabilité…
• Radiation : lumière visible, rayons X, radioactivité…
• Bio/chimique : humidité, détection de gaz, sucre,
hormone, paramètres vitaux…

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Capteurs et métrologie

- Corps d’épreuve, Capteurs composites


Pour des raisons de cout ou de facilité d’exploitation, on
peut être amené à utiliser un capteur, non pas sensible
au mesurande mais à l’un de ses effets. Le corps
d’épreuve est le dispositif qui, soumis au mesurande
étudié en assure une première traduction en une autre
grandeur physique non électrique, le mesurande
secondaire, qu’un capteur adéquat traduit alors en
grandeur électrique

Mesurande Signal
Corps Mesurande Capteur actif
primaire d’épreuve secondaire ou passif électrique

Capteur composite 12
Capteurs et métrologie
B) Modes de fonctionnement des capteurs

1) Capteurs actifs
Il assure la transformation de l’énergie propre au mesurande en
énergie électrique. Ces capteurs sont auto générateurs

Exemples
Mesurande Effet utilisé Grandeur de sortie

Température Thermoélectricité tension

Flux lumineux Pyroélectricité Charge


Photoémission Courant
Effet photovoltaïque Tension
Effet photo électromagnétique Tension
Force
Pression Piézoélectricité Charge
Accélération
Position Effet Hall Tension
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Capteurs et métrologie

2) Capteurs passifs

Impédances sensibles au mesurande, mais dépendant aussi d’autres termes


sur lesquels peut agir le mesurande. Ils nécessitent une alimentation externe

Exemples :

Mesurande Caractéristique Types de matériaux


électrique sensible utilisés
Température Résistivité platine, nickel, cuivre
Très basse température Constante diélectrique verres
Flux lumineux résistivité Semi-conducteurs
Déformation Résistivité Alliages de nickel,
silicium dopé
Perméabilité magnétique Alliage ferromagnétique

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Capteurs et métrologie
- Effets physiques

15
Capteurs et métrologie

16
Capteurs et métrologie

17
Capteurs et métrologie

18
Capteurs et métrologie

C) Grandeurs d’influences

Ce sont des grandeurs physiques autres que le mesurande, dont les


variations sont susceptibles d’agir sur la grandeur électrique de sortie.
Les principales grandeurs d’influence sont :

• Température → principale grandeur d’influence, car la quasi-totalité


des phénomènes physique dépend de la température
• Pression

• Vibrations, accélérations

• Champs électromagnétiques → peut nécessiter une protection


spécifique (blindage)

• Sources d’alimentation pour les capteurs passifs → bruits,


ondulation, dérive…

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Capteurs et métrologie

2. Caractéristiques métrologiques

2.1. Les erreurs de mesure

2.2. Etalonnage d’un capteur

2.3. Limites d’utilisation d’un capteur

2.4. Classement des capteurs

20
Capteurs et métrologie
2. Caractéristiques métrologiques

2.1. Les erreurs de mesure


a) Erreurs systématiques
Ce sont des erreurs constantes (ou à variation lente par rapport à la durée de
mesure), qui ont différentes origines :

α) erreur sur la valeur d’une grandeur de référence


• de zéro (offset, dérive…)
• Erreur sur la ou les tensions d’alimentation (capteur passif)

β) erreur sur les caractéristiques du capteur


• Erreur de sensibilité
• Erreur d’étalonnage (dépassement de la pleine échelle, capteur mal étalonné…)

γ) erreur dues aux conditions d’emploi


• Erreur de rapidité (bande passante)
• Erreur de finesse (perturbation du mesurande par le capteur)
• Capteur mal installé

δ) erreur dans l’exploitation des mesures


• Problème d’unités
• Erreur sur le type de sortie (tension/courant)
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Capteurs et métrologie

b) Erreurs accidentelles
Ces erreurs sont aléatoires et si leurs causes peuvent parfois être connues,
leurs valeurs et leurs signes sont inconnus.

α) erreurs liées aux indéterminations intrinsèques des caractéristiques


instrumentales
• erreur de résolution
• erreur d’hystérésis

β) signaux parasites aléatoires


• parasites électromagnétiques
• bruit thermique
γ) erreur dues aux grandeurs d’influence
• variation de température ou de pression

c) Fidélité – justesse – précision


Les erreurs accidentelles amènent une dispersion des résultats lors de
mesures répétées.
On peut alors faire un traitement statistique des mesures.
On peut, en général, considérer une statistique de type gaussien, ce qui
permet de définir les grandeurs « valeur moyenne » et « écart type ».
A une série de n mesure, on associe :
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Capteurs et métrologie

m i
(m1  m) 2  ...  (m n  m) 2
m i
(Valeur moyenne)  (écart type)
n n 1

Lorsque les erreurs sont indépendantes (non corrélées), la densité de probabilité est
donnée par :
( mm )2
1 
p(m)  e 2 2
p(m ± 3σ) = 99,73
 2
On peut alors définir les notions de fidélité, justesse et précision.
Un appareil de mesure est fidèle lorsque l’écart type σ est faible, il est juste lorsque
la valeur moyenne est confondue avec la valeur « vraie ».
Un appareil est précis lorsqu’il est juste et fidèle.

p(m)
précis
fidèle

juste
m
« vrai »
m 23
Capteurs et métrologie
2.2. Etalonnage d’un capteur
C’est l’ensemble des opérations qui permettent d’expliciter sous forme graphique
ou algébrique, la relation entre la sortie s et le mesurande m. Cette relation peut
dépendre non seulement du mesurande mais aussi des grandeurs d’influence. S’il
n’y a pas de grandeurs d’influence l’étalonnage est simple, dans le cas contraire il est
multiple.

-Validité d’un étalonnage

Un étalonnage est dit valide tant que :


✓ Le capteur présente une répétabilité inférieure à l’erreur spécifiée par le constructeur
✓ Le capteur n’a pas été utilisé en dehors de son domaine utile maximal

2.3. Limites d’utilisation d’un capteur


On distingue généralement plusieurs limites dans l’utilisation des capteurs :

Domaine nominal d’emploi (il correspond aux conditions normales d’utilisation du capteur)
Ce domaine correspond à la pleine échelle (PE) d’utilisation du capteur. On parle aussi
de l’étendue de mesure (EM). Dans les notices anglo-saxones, on parle de full scale
output (FSO)
24
Capteurs et métrologie

Domaine de non détérioration


Correspond au domaine de surcharge admissible, transitoire ou non. Le réétalonnage
est souhaitable.

Domaine de non destruction


Correspond à une surcharge non admissible, entrainant la perte des qualités
métrologiques. Le réétalonnage est obligatoire

- Finesse

C’est une spécification qui permet d’exprimer l’influence que le capteur peut avoir sur
le mesurande. La finesse est définie par la valeur d’une grandeur physique qui dépend
de la nature du capteur.
Par exemple, dans le cas d’une mesure thermique, on cherchera un capteur à faible
capacité calorifique vis-à-vis des grandeurs l’environnant.

25
Capteurs et métrologie

2.4. Classement des capteurs


Les capteurs peuvent se classer de deux manières :

- A partir du mesurande
« je veux mesurer une grandeur physique, telle que la position, la vitesse, l’accélération
d’un mobile ».
Quels sont les capteurs utilisables pour ce type de mesure ?

-A partir du principe physique mis en jeu


« avec les propriétés magnétiques, thermique, optiques,…d’un corps ou d’un système,
quelles sont les grandeurs que je peux mesurer »?
La première approche est une approche « utilisateur », la seconde plutôt une approche
«concepteur ».

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III. Electronique de conditionnement
des capteurs

1. Capteurs passifs – préconditionneur

2. Conditionnement analogique du signal

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Electronique de conditionnement des capteurs

Le signal issu du capteur est de nature électrique et est utilisé dans une chaine
de mesure dont au moins la première partie est réalisée en analogique.
Remarque : dans le cas de capteurs passifs, il faut transformer la variation d’impédance
en variation de tension. On parle souvent de précondionnement du signal.

1) Capteurs passifs - préconditionneur


Il y a alors nécessité d’une source électrique extérieure de type :
✓ Tension (le plus courant) → le capteur fonctionne à tension constante
✓ courant → le capteur fonctionne à courant constant ( ex : thermorésistances)

1.1) Capteurs résistifs


La tension de sortie du capteur est régie par une équation de forme générale :
Vm = E.F(R) E : tension d’alimentation
F(R) : loi de variation de la résistance
On peut utiliser deux types de montages :
➢ montage potentiométrique, avec une résistance additionnelle R1
➢ montage en pont, avec 0, 2 ou 3 résistances additionnelles et le complément
de résistances variables (capteurs)

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Electronique de conditionnement des capteurs

1.1.1) Montage potentiométrique

C’est un montage simple, mais qui est très peu utilisé dans le préconditionnement
des capteurs.
Rs : impédance de la source
Rm : impédance du système de mesure
Rs R1

E Rc Rm On choisit Rs << R1, Rc << Rm

En appelant Rc0 la résistance du capteur non sollicité (m = 0), la tension mesurée


aux bornes du capteur s’écrit :

Rc Rc 0  Rc
vm  E .  E. La réponse du Montage
Rc  R1 R1  Rc 0  Rc est non linéaire

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Electronique de conditionnement des capteurs

Pour linéariser, on peut :


• travailler en source de courant (R1>>Rc0), ce qui donne :
Rc 0 R
vm  E . (1  c )
R1 Rc 0
• utiliser pour R1 une résistance de non linéarité inverse du capteur
• travailler en « petits signaux », soit ∆Rc<<Rc0, ce qui donne :
R1.Rc
vm  E.
( Rc 0  R1 ) 2
Mais il persiste de toute façon le problème du mode commun qui interdit d’amplifier
de manière importante le signal utile.
1.1.2) Montages en ponts

Dans le cas de capteurs résistifs, le montage généralement utilisé est un montage en


pont de WHEATSTONE

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Electronique de conditionnement des capteurs

Rs << devant toutes les autres résistances


R1 R4 Rm = ∞ (système de mesure)
Rs vm
A B On a : vm = vA – vB = Rmim
E Rm im soit
R2 R3  R2 R4  R1 R3 
vm  E  
 1
( R  R2 )( R3  R4 
)
Le pont est dit équilibré si vm=0, ce qui implique, pour les
résistances du montages, la condition :
R2R4 = R1R3

Pour maximiser la sensibilité du montage, on choisit R1 = R2 = R3 = R4 = R0, R0 étant


la valeur de la résistance du (ou des) capteur « à vide ».
Lorsque un capteur est sollicité, sa résistance devient Rc=R0+∆R.
En fonction du nombre de résistances variables (capteurs) utilisées, on obtient pour
la tension de mesure vm des expressions différentes :
• une résistance variable (R2) → montage « quart de pont » :

R
vm  E
4R0 31
Electronique de conditionnement des capteurs

• deux résistances variables → montage « demi pont », deux cas peuvent


se présenter :
→ les deux résistances variables sont opposées (R1 et R3) et varient dans
le même sens
→ les deux résistances variables sont adjacentes (R1 et R2) et varient en
sens inverse
Dans les deux cas, la variation de la tension de mesure est donnée par :
R
vm  E
2R0
• quatre résistances variables → montage « pont complet » et les variations des
résistances doit respecter les règles du montage précédent. On a alors :
R
vm  E
R0
Avantages:
✓ pas de tension de mode commun d’alimentation si le montage est suivi d’un
amplificateur différentiel ou d’instrumentation
✓ variabilité du montage (1/4, ½ pont et pont complet)
✓ permet de supprimer l’action de certaines grandeurs d’influence, comme la
température

32
Electronique de conditionnement des capteurs
Inconvénients:
✓ réponse non linéaire, d’où la nécessité de travailler en « petits signaux »
✓ la précision des résistances est capitale
✓ la dérive en température des résistances fixes doit être très faible
✓ utilisation d’amplificateurs à faible offset
✓ importance des résistances parasites (fils de liaison)

2) Conditionnement analogique du signal


Le capteur passif et son préconditionneur, ou le capteur actif, est l’élément initial
d’une chaine de mesure.
Cette chaine de mesure a pour but de transmettre les variations d’une grandeur
physique sous forme d’une grandeur électrique exploitable par le système de mesure :
niveau, rapport signa/bruit,…
2.1) Adaptation de la source de signal à la chaine de mesure
Un capteur, soit actif, soit passif avec son préconditionneur, est une source de signal
électrique et peut se modéliser comme :

▪ une source de tension V et une impédance interne Zs


▪ une source de courant I et une impédance interne Zp
▪ une source de charge Q
Ces trois types de sources vont imposer l’architecture du premier maillon de la chaine
de mesure.
33
Electronique de conditionnement des capteurs

a) Source de tension
Correspond à un modèle de Thévenin du capteur, ce qui impose, pour l’étage d’entrée
de la chaine de mesure :

Impédance d’entrée élevée (>> impédance interne du capteur)

Grande bande passante


On utilise un montage adaptateur d’impédance :

+ Vs= Vm Un tel montage apporte une impédance d’entrée


- quasi infinie (>108Ω) et une impédance de sortie
Zc faible (<10Ω). Compte tenu des faibles courants
d’entrée mis en jeu, il faut faire très attention aux
Vm
Ec problèmes d’offset.

b) Source de courant
Correspond à un modèle de Norton pour le capteur, et son impédance interne est élevée.
L’étage d’entrée de la chaine de mesure doit donc présenter comme caractéristiques :

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Electronique de conditionnement des capteurs

Impédance d’entrée faible (<< impédance interne du capteur)

On utilise un convertisseur courant/tension

R L’impédance interne de la source de courant


Im - modélisant le capteur étant élevée, on a :
+ Vm # -RIc
Ic
Zc Vm= -RIm

c) Source (ou générateur) de charges


Ce type de capteur actif génère un signal sous la forme de charges électrique (capteur
piézoélectrique). On utilise un montage spécifique à ce type de capteur, convertisseur
charges/tension que l’on appelle souvent amplificateur de charges.

35
Electronique de conditionnement des capteurs

CR
- Ce type de montage permet de s’affranchir des
+ problèmes posés par l’impédance et la longueur
- des fils de liaison. Il est dit à haute impédance.
+
Q +
Cc Vm= -Q/CR
-

2.2) Linéarisation
On distingue deux méthodes : - à la source
- en aval du capteur
Linéarisation à la source
On cherche à obtenir une réponse la plus linéaire possible du capteur – tout au moins
autour d’un point de fonctionnement donné – en associant au capteur une résistance.
C’est une méthode très employée pour les capteurs résistifs (thermorésistances).

Linéarisation en aval
Elle peut être obtenue par un traitement analogique du signal, mettant en jeu des
fonctions mathématiques, comme multiplication, division, log, exponentielle, lorsque
la réponse du capteur est assimilable à un polynôme.
36
Electronique de conditionnement des capteurs

2.3) Amplification
Très souvent, le signal issu du capteur est de faible amplitude et une amplification
est nécessaire. Celle-ci devra :

Éliminer la (ou les) tension de mode commun, quel qu’en soit l’origine

Amplifier la partie utile du signal et augmenter le rapport signal/bruit du capteur

La première condition impose l’utilisation d’un amplificateur différentiel, souvent appelé


amplificateur d’instrumentation, et la seconde, l’utilisation d’amplificateurs à faibles
offsets et de composants passifs de qualité.

a) Problème de la tension de mode commun


Le problème de la tension de mode commun se pose lorsque le signal issu du capteur
n’est pas référencé à la masse (sortie flottante), alors que la chaine électronique est,
elle, référencée à la masse. L’amplificateur ne doit amplifier que la partie utile du signal
du capteur, ce qui impose une structure particulière de l’étage d’entrée.

37
Electronique de conditionnement des capteurs

VA

capteur VB amplificateur

On définit :
V A  VB
• Vmc  → tension de mode commun
2

• Vm  Vd  VA  VB → tension différentielle

Ce qui donne :

• VA= Vmc + Vm /2 • VB= Vmc - Vm /2

Le montage amplificateur utilisé dans le premier étage de la chaine d’acquisition


devra amplifier le signal utile Vm et fortement atténuer la tension de mode
commun Vmc

38
Electronique de conditionnement des capteurs

b) Origine du mode commun

▪ Due à l’alimentation
Ex : pont de Wheatstone E
VA 
2
On en déduit que :
E E.Rc
E
R0 R0 VB  
2 4 R0
V A  VB
VB VA VMC   VA
2
R0+∆Rc R0
E.Rc
Vm  
4 R0
Exemple
La résistance variable est une thermorésistance (sonde de température), dont la variation relative
de résistance, à une température donnée est de 10-2. Le pont est alimenté sous la tension de 20 V.
L’application des relations précédentes donne :
VMC # 10V
Vm # 5 10-2 V
Le signal utile est 200 fois plus faible que le signal perturbateur !!!

39
Electronique de conditionnement des capteurs

▪ Due aux masses

Lorsque des points de masse sont éloignés, il apparait :


• Une impédance de masse Zm, telle que 1Ω< Zm <10 Ω
• Une fém de masse Em, dont la valeur efficace peut atteindre 50V, essentiellement
à la fréquence de 50Hz. C’est une des raisons qui font préférer des capteurs dont
la sortie est « flottante » (non référencée à la masse).

capteur amplificateur

Zm
Em

c) Amplificateur différentiel et réjection de mode commun

L’utilisation d’un amplificateur différentiel, souvent appelé amplificateur


d’instrumentation, permet d’atténuer très fortement la composante de
tension de mode commun

40
Electronique de conditionnement des capteurs

On a : Vs = A1V1 – A2V2
V1
A1
Vs On pose : VMC = (V1 + V2)/2 et Vd = V1 – V2

V2 VMC : tension de mode commun
A2
Vd : tension différentielle d’entrée

On définit deux coefficients d’amplification Ad et Ac , respectivement amplification


différentielle et amplification de mode commun, par :

A1  A 2
Ad 
2
A c  A1 - A 2
La tension de sortie s'écrit alors sous la forme :
 A 
Vs  A d  Vd  c VMC 
 Ad 

41
Electronique de conditionnement des capteurs

On voit apparaitre la condition d’un bon amplificateur différentiel :

Ac
 0  A c  0  A1  A 2
Ad
(Ad est limité par les performances des composants, Ad # 106 )

On définit le taux de réjection de mode commun TRMC (CMRR en anglais) par :

Ad
TRMC  20log
Ac
Plus la valeur est élevée, meilleur est l’amplificateur différentiel, on considère qu’un
bon amplificateur différentiel doit avoir un TRMC > 80 dB.

42
d) Amplificateur d’instrumentation

Exemple d’amplificateur d’instrumentation à deux AOP

43
44
Electronique de conditionnement des capteurs

2.4) Filtrage
Le signal de mesure, support de l’information recherchée est caractérisé par son spectre
de fréquences; on définit le spectre utile par l’ensemble des fréquences, limité
supérieurement à la fréquence haute Fh , nécessaire à une transmission convenable de
l’information.

La fonction du filtre est d’éliminer le mieux possible l’ensemble des fréquences


extérieures (bruits, parasites, …) au spectre utile. Cette fonction est indispensable
pour éviter le repliement du spectre lorsque le signal doit être échantillonné.

On utilise généralement un filtre de type passe-bas, sa bande passante étant limitée


au strict minimum imposé par le spectre utile du signal de mesure.

a) Réponse des filtres

La fonction de transfert d’un filtre passe-bas est donné par la relation :

G0
G (w)  avec A (0)  1 G0 gain statique (en continu)
A (w)
Dans les cas les plus courants, A(w) est un polynôme dont l’ordre k définit l’ordre
du filtre.
45
Electronique de conditionnement des capteurs

b) Structure des filtres


Selon les moyens mis en œuvre, on distingue les filtres passifs et les filtres actifs.

▪ Filtres passifs
Ils sont réalisés à partir d’inductances et de condensateurs, ne nécessitent pas
d’alimentation, mais sont très peu utilisés en basse fréquence. Ce type de filtre
est plutôt utilisé en radiofréquence.

▪ Filtres actifs
Ils utilisent, pour leur réalisation, des résistances, des condensateurs et des
amplificateurs intégrés. Comptes tenu des performances des AOP, ces filtres
sont parfaitement adaptés aux basses fréquences.
Un AOP et des impédances associées (R et C) permettent de réaliser un filtre
d’ordre 1 ou 2 dont la transmittance normalisée (forme canonique) s’écrit :

1
G (w)  G 0 pour le premier ordre
w
1 j
w0
1
G (w)  G 0 pour le deuxième ordre
1 w w 2
1 j  (j )
Q w0 w0 46
IV. Principes physiques des capteurs

Capteurs thermiques

47
Capteurs thermiques

1. Introduction
La température agit sur de nombreux phénomènes physiques et/ou propriétés de la
matière. C’est pour cela qu’il existe une grande diversité des méthodes de mesure :
• Electriques (thermocouples, thermorésistances…)
• Mécaniques (fréquences de vibration)
• Optique (pyrométrie, pyroélectricité…)
• Acoustiques (célérité des ondes acoustiques)

Contrairement aux autres grandeurs physiques habituellement mesurées (pression,


longueur…) la température est une grandeur intensive et non extensive

2. Thermométrie par thermocouples


2.1. Effets thermoélectriques
Ce sont des effets croisés de circulation du courant dans les (semi)conducteurs et
d’échanges thermiques avec l’extérieur. Les trois effets sont :
➢ effet Seebeck
➢ effet Peltier
➢ effet Thomson
Remarque : si l’effet Seebeck a été découvert en premier, sa mise en équation ne
peut se faire qu’à l’aide des deux autres effets.
48
Capteurs thermiques

2.1.1. Effet Peltier


Le passage d’un courant à travers les soudures de deux métaux différents entraine
un refroidissement de l’une des soudures et l’échauffement de l’autre.

A B A

Soudure chaude Soudure froide

On a : Pth   TAB .I

Où Pth est la puissance échangé par effet Peltier et ΠTAB la fém de Peltier entre les
deux métaux A et B à la température T.

49
Capteurs thermiques

2.1.2. Effet Thomson


La circulation d’un courant dans un métal où règne un gradient de température produit
une absorption ou un dégagement de chaleur.
La puissance mise en jeu s’exprime :
P = EthI
La fém d’échange Eth s’exprime habituellement sous la forme :
T2

E TA1T2   H A (T)dT HA(T) : coefficient de Thomson du métal A à


T1 la température T

E
I
Ag
T1 T2
2.1.3. Effet Seebeck
En terme énergétique, c’est l’inverse de l’effet Peltier : lorsque l’on chauffe une soudure
et que l’on refroidi l’autre, il apparait une fém thermoélectrique.
La fém thermoélectrique de Seebeck ES est la somme des fém dues aux effets Thomson
et Peltier des deux métaux A et B et de leurs soudures.
50
Capteurs thermiques
On a :
T2 EBA EAB
❖ métal A : E A   H A (T)dT EA/2 EB EA/2
T1
T1 Fe Ni Fe
❖ métal B : E B   H B (T)dT Point chaud Point froid
T2

❖ soudure froide : E F   TA2/ B


ES
❖ soudure chaude : E C   T1
B/ A

La tension mesurée aux bornes du couple thermoélectrique est la somme de ces


différents termes :
T2

ES  TB1/ A - TA2/ B   (H A  H B )dT


T1
On voit que : si T1 est fixée (température de référence), par exemple à 0°C, alors
ES ne dépend que de la température T2

51
Capteurs thermiques
2.1.4. Loi des thermocouples
Α) loi des métaux successifs
Soit trois métaux A, B et C, dont les couples A/B et C/B ont comme fém, pour des
soudures aux températures T1 et T2 :
ESA/B
ESC/B

On en déduit facilement que :


ESA/C = ESA/B - ESC/B

Cette relation après établissement de tables de fém en prenant comme référence


un métal –le plomb-, permet de connaitre la fém de n’importe quel couple.

Exemple de fém :

Matériau fém(μV/K) Matériau fém(μV/K)


Se +1000 Ag +2,6
Ge +300 (réf) Pb 0,0
Sb +35 Al -0,5
Fe +16 Pt -3,1
Zn +3 Ni -19
CU +2,8 Bi -70

52
Capteurs thermiques

B) Loi des températures intermédiaires


Dans le cas d’un couple de deux métaux A et B, si la température de référence T1 prend la valeur
T’1 , on peut écrire :
E T T '  E T2T1  E T 'T
2 1 1 1

On peut alors connaitre la température de la soudure chaude, même si la soudure froide n’est pas
à 0°C.

C) Loi des métaux intermédiaires


Lorsque dans un circuit thermoélectrique comportant le couple A/B on introduit un troisième
métal C, la fém de Seebeck aux extrémités du circuit n’est pas modifié, à condition que les
extrémités du métal C soient à la même température.

Métal C
Bloc isotherme
T0

Métal B Métal B

T2 Métal A T1

Le conducteur C développe une fém qui s’écrit :


T0

TB0/ C   HcdT  TC0/ B  0


T0
On peut alors utiliser comme fils de liaison des métaux moins onéreux que les métaux de
thermocouples. 53
Capteurs thermiques

2.2. Réalisation et utilisation des thermocouples


2.2.1. Force électromotrice des thermocouples
La fém des thermocouples est proportionnelle à la différence de température des deux
soudures, froide et chaude, soit :
ET = α(TC-TF)
Où α : coefficient de Seebeck dépend de la température.
Par définition, la sensibilité du capteur est donné par :

C / 0 C
dE TA/B
S(TC ) 
dTC
α n’est généralement pas indépendant de la température. C’est-à-dire que la réponse
du thermocouple est non linéaire.

Exemple de quelques thermocouples :

Thermocouple (type) Utilisation (°C) fém (mV)


Cuivre/constantan (T) -270/+370 -6,26/+19,03
Fer/constantan (J) -210/+800 -8,1/+45,5
Chromel/alumel (K) -270/+1250 -5,35/+50,63
Chromel/constantan (E) -270/+870 -9,8/+66,5
PtRh(10%)/Pt (S) -50/+1500 -0,25/+15,6
54
Capteurs thermiques

2.2.2. Montages de mesure


La structure des thermocouples permet de mesurer soit la température d’une soudure
(soudure chaude), soit la différence de température entre les deux soudures :

Bloc isotherme

M mesure B M mesure
A

B B
Tréf
A
TC TC TF

2.2.3. Avantages-Inconvénients :

▪ Capteurs actifs
▪ Pas d’autoéchauffement
▪ Mesures ponctuelles – vitesses élevées
▪ Etendue de mesure

▪ Température de référence
▪ Non linéarité
▪ Faible sensibilité
55
Capteurs thermiques
3. Thermométrie par résistance
3.1. Généralité
D’une façon générale, la valeur d’une résistance dépend de sa température de manière
directe selon la relation :
R(T) = R0.F(T)
Où R0 est la résistance à une température T0 et F(T) une fonction caractéristique du
matériau utilisé.
▪ Pour une résistance métallique, on a :
R(T) = R0(1 + AT + BT2 +CT3)
T est exprimé en °C et T0 = 0°C
▪ Pour une thermistance, mélange d’oxydes semi-conducteurs, on a :
 1 1 
 B   
 T T 
R (T)  R 0 e   0 

T est la températu re absolue en K.


3.1.1. Sensibilité thermique
Quelque soit le type de résistance considéré, on peut linéariser la réponse autour d’un
point de repos :
R(T+∆T) = R(T)[1 + αR.∆T]
Le coefficient αR est le coefficient de température ou la sensibilité à la température. Il
est définit par :
56
Capteurs thermiques
1 dR
R  -1
et s' exprime en T .
R (T) dT

Ce coefficient dépend évidemment de la température et du matériau.


Exemple : fil cylindrique (longueur l, section s, résistivité ρ). On a :

1 dR 1 d 1 dl 1 ds
R    
R (T) dT  dT l dT s dT
Soit :
αR = αρ - αl αρ : coefficient de température de la résistivité
αl : coefficient de température de la dilatation

3.1.2. Influence du courant de mesure et autoéchauffement


Les sondes thermiques à résistance sont des capteurs passifs, ils sont donc alimentés par une
source extérieure. La variation de ∆R est le plus souvent traduite en variation ∆V en alimentant le
capteur à courant constant.
Pour obtenir une bonne sensibilité, on peut être tenté d’utiliser un courant d’intensité élevée.
Mais celui-ci va provoquer un autoéchauffement par effet joule, proportionnel à I2.
En notant :
▪ Rθmc la résistance thermique du capteur
▪ Rc la résistance du capteur
▪ ∆Ti la variation de température due à l’autoéchauffement

Ti
on a : i  iM 
R mc .Rc 57
Capteurs thermiques
3.2. Résistances métalliques
3.2.1. Théorie élémentaire de la conductivité métallique
Dans une théorie classique, on peut considérer que l’électron (masse m, charge q),
accéléré par le champ électrique E subit des collisions. On note ζ et Λ le temps de
relaxation et le libre parcours moyen.
On en déduit que la résistivité a comme expression :
2m

Nq 2
Où N est la densité d’électrons libres.
Or, le temps de relaxation est inversement proportionnel à l’énergie d’agitation
thermique du réseau.
1
Il en résulte que :  2
T si T  TE
NMTE

Où M est la masse des atomes du réseau et TE la température d’Einstein définie par :

1 K
h  kTE avec  
2 M
K étant la « force d’interaction » des atomes
Les métaux utilisés sont le platine (Pt), le nickel (Ni) et plus rarement le cuivre (Cu) et
le tungstène (W).
58
Capteurs thermiques

3.2.2. Métaux utilisés et critères de choix


Les métaux utilisés sont le platine (Pt), le nickel (Ni) et plus rarement le cuivre (Cu)
et le tungstène (W).
• Platine
→ pureté (> 99,999 %)
→ domaine d’utilisation : de -200°C jusqu’à 1000°C
• Nickel
→ sensibilité > au Pt
→ oxydation pour T > 250 °C
• Cuivre
→ bonne linéarité
→ oxydation pour T > 180 °C
→ faible résistivité encombrement
• Tungstène
→ linéarité et sensibilité bonnes
→ mauvaise stabilité dans le temps

59
Capteurs thermiques

3.3. Thermistances
3.3.1. Principe
Les thermistances sont généralement des matériaux polycristallins, constitués d’oxydes
métalliques semi-conducteurs, dont les principaux sont :
MgO, MgAl2O4, MnO2, ZnTiO4 …
La propriété la plus importante est leur sensibilité à la température, environ 10 fois plus
élevée que pour les résistances métalliques.
La conductivité d’un semi-conducteur s’écrit :

σ = q(μn.n + μp.p)

Avec μn et μp : mobilité des porteurs; n et p : concentration des porteurs.


Dans ces matériaux, l’action de la température agit beaucoup sur la densité des porteurs
et peu sur la mobilité, contrairement aux résistances métalliques. La variation de la
conductivité est le résultat de deux phénomènes antagonistes :
❖ création de charges par agitation thermiques
❖ recombinaison des porteurs
L’expression de la conductivité en fonction de la température s’écrit finalement :

qWi
  CT e
b T
avec  
2k
b est compris entre 1 et 4
60
Capteurs thermiques
La résistance a donc comme expression :
b 1 1 
 T    T  T0 
R (T)  R0   e
 T0 
À la température d’utilisation, le terme exponentiel est prépondérant, et on écrit :
1 1 
   
R (T)  R 0e  0 
T T

La sensibilité thermique est alors donné par :


B
R   2
T
B est généralement compris entre 3000 et 5000 K

3.3.2. Comportement des thermistances


Selon le signe de αR et de son mode de variation, on distingue différents comportements
de thermistances :
• αR >0 → R augmente lorsque T augmente → CTP
• αR <0 → R diminue lorsque T augmente → CTN
• αR <0 et présente une discontinuité importante pour une température donnée→ RTC

61
Capteurs thermiques
3. Thermométrie par jonction semi-conductrice
3.1. Principe de fonctionnement
Les jonctions semi-conductrices ont une chute de tension directe, à courant constant,
qui est fonction de la température de la jonction. On montre que la sensibilité est donné
par :
V
S  2,2 mV.K -1
T
Les capteurs à semi-conducteurs sont basés sur deux types de montages :
❖ diodes ou transistors montés en diodes
❖ montages différentiels de transistors appairés montés en diodes
+VCC

V V1 V2
Vm
Transistor monté I2
en diode I1
-VCC
Montage différentiel
à transistor appairés
62
Capteurs thermiques

Autour des ces deux montages de base, on peut intégrer d’autres éléments conduisant
à la réalisation de circuits qui offrent des signaux de sortie de type :
▪ courant I = A.x (mA/°C)
▪ tension V = B.y (mV/°C)

3.2. Relation entre tension et température


3.2.1. Transistor monté en diode
Dans le cas ou la jonction est suffisamment polarisée, c’est-à-dire si VBE>>VS, on peut
écrire :
qV qU 0
I  I0e kT
avec I 0  ISe mkT

avec m voisin de 3 pour le Si


La tension VCE s' exprime par :

VCE  U 0  T
k
ln I  LnC - mLnT 
q
Lorsque l' on travail le à courant I constant, cette expression devient :
VCE  U 0  BT ( D  mLnT )  réponse non linéaire, mais la non
linéarité est du meme ordre de grandeur qu' une résistance Pt 63
Capteurs thermiques

3.2.2. Transistors appairés


Dans le cas où les transistors sont correctement polarisés, on a, pour les courants,
les expressions suivantes :

qV1 qV2
I1  I 0 e kT
et I 2  I 0 e kT

On en déduit l' expression de la tension différenti elle v m


kT I
vm  Ln 1
q I2
Or en électroniq ue, il est facile de réaliser des sources de courant dont
le rapport soit constant (montages à miroir de courant, par exemple).
Si la températu re est exprimée en K, la tension, exprimée en V, a pour
expression :
v m  86,56.T .Ln
Ou  est le rapport des courants.
La sensibilit é en tempéra ture d' un tel montage est donc :
dv k
S  m  Ln  86,56 Ln en V.K -1 64
dT q
V. Principes physiques des capteurs

Capteurs de position et de déplacement

65
Capteurs de position et déplacement

Plan

Introduction
Potentiomètres résistifs
Capteurs capacitifs
Capteurs inductifs
Capteur ultrasonore
Capteurs digitaux
66
Capteurs de position et déplacement

Introduction (1)

Mesure de position et déplacement :

▪ Elément important pour le fonctionnement correct de beaucoup


de machines :
- machines outils
- robotique …

▪ Pour mesurer d’autres grandeurs physiques (corps d’épreuve)


- mesurande primaire : force, pression, accélération …
- mesurande secondaire : déplacement ou position

67
Capteurs de position et déplacement

Introduction (2)
Principes de mesure :

1. Capteurs absolus (fréquemment utilisée): le capteur fournit un signal qui


est fonction de la position de l’une de ses parties liée à l’objet mobile
Ex : potentiomètre résistif, inductance à noyaux mobile, condensateur à
armature mobile, codeurs digitaux absolus…

2. Capteurs incrémentaux : le capteur délivre une impulsion à chaque


déplacement élémentaire. La position et les déplacements sont
déterminés par comptage des impulsions émises, ou décomptage selon le
sens du déplacement

3. Capteurs de proximité : ils sont caractérisés par l’absence de liaison


mécanique avec l’objet dont ils mesurent la distance ou le déplacement.
68
Capteurs de position et déplacement

Potentiomètre résistif (1)

Réalisation :

- une résistance fixe Rn (fil bobiné ou piste conductrice)

- un curseur : ✓ assure le contact électrique


✓ est lié mécaniquement à la pièce dont on veut
traduire le déplacement
✓ isolé électriquement de cette pièce

➢ Selon la forme géométrique de la résistance fixe et donc du mouvement


du curseur, on distingue :
- potentiomètre de déplacement rectiligne,
- potentiomètre de déplacement angulaire
69
Capteurs de position et déplacement
Potentiomètre résistif (2)

1. Le potentiomètre de déplacement rectiligne

l
R( l )  . R n
L

2. Le potentiomètre de déplacement angulaire


R( )  . Rn
M

Potentiomètre circulaire Potentiomètre hélicoïdal


αM < 360° αM > 360°
70
Capteurs de position et de déplacement

Potentiomètre résistif (3)


Avantages :
- Simplicité
- Peu couteux
- La sortie est indépendante de R => stable par rapport à la température

Inconvénients :
- Charge mécanique
- Usure par frottements
- Influence de la source
- Influence de l’appareil de mesure. Solution : amplificateur suiveur pour
garantir la validité de l’utilisation du diviseur de tension

71
72
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs capacitifs (1)

73
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs capacitifs (2)

L’objet dont le déplacement est à étudier forme une des armatures


du condensateur.

74
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs inductifs (1)

75
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs inductifs (2)

Ω : pulsation de la tension d’excitation


(Rotary variable Differential Transformer)

76
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs inductifs (3)

77
Capteurs de position et de déplacement

Capteur ultrasonore

78
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs Digitaux (1)

- surface amagnétique ou ferromagnétique

79
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs Digitaux (2)

80
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs Digitaux (3)

81
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs Digitaux (4)

82
Capteurs de position et de déplacement

Capteurs Digitaux (5)

83
Capteurs de position et de déplacement

signal

84
Capteurs de position et de déplacement

85