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Le Livre de la Beauté

Écrit par Ibn Al-Qaiym et Ibn Taymiya


Traduit par Sofiane Abou ‘Abderrahman
Authentification des hadiths selon Cheikh Al-Albani, sauf hadiths des Deux Authentiques.
Glossaire
Subhanahu : gloire à Lui
Tabaraka : béni soit-Il
Ta’ala : élevé soit-Il
‘Azza wa jell : Puissant et Majestueux
Jella wa ‘ala : Puissant et Élevé
Salla Allah ‘alaihi wa sallam : qu’Allah prie sur lui et le salue
‘Alayhi al-salam : paix soit sur lui
‘Alayhim al-salam : paix soit sur eux
Radi Allah ‘anhu : qu’Allah soit satisfait de lui
Radi Allah ‘anha : qu’Allah soit satisfait d’elle
Radi Allah ‘anhum et Radi Allah ‘anhuma : qu’Allah soit satisfait d’eux
Rahimaho Allah : qu’Allah lui fasse miséricorde
Le mérite de la beauté et le penchement des êtres vers elle en permanence [1]
Sache que la beauté se divise en deux catégories : la beauté extérieure et la beauté intérieure. La
beauté intérieure est celle qui est aimée pour elle-même. C’est la beauté de la science, de la raison,
de la générosité, de la chasteté et du courage. Cette beauté intérieure est ce qu’Allah observe et aime
chez son serviteur, comme dans le hadith authentique : « Allah n’observe pas vos apparences et vos
biens, mais Il observe vos cœurs et vos actes[2]. » Cette beauté intérieure embellit l’aspect apparent.
Elle donne à quiconque la possède de la beauté, du prestige et de la suavité, en fonction du
revêtement de son âme par ces caractéristiques, même si la personne n’est pas belle. En effet, le
croyant reçoit du prestige et de la douceur en fonction de sa foi. Celui qui le voit le craint et celui qui
le fréquente l’aime. Cela est visible par les yeux. Tu vois que l’homme pieux, bon et ayant un bon
comportement a la plus douce des apparences, même s’il est noir et laid, notamment s’il prie la nuit,
car cela illumine et embellit le visage. Certaines femmes multipliaient les prières nocturnes. Il leur
fut demandé pourquoi. Elles dirent : « Cela embelli le visage, et j’aime que mon visage soit
embelli. » L’admiration, l’amour et le penchement permanent des cœurs pour la personne dotée de
beauté intérieure montre que cette dernière est meilleure que la beauté extérieure.
La beauté extérieure est un embellissement accordé par Allah à certaines
apparences
Quant à la beauté extérieure, c’est un embellissement accordé par Allah à certaines apparences plutôt
qu’à d’autres. Elle fait partie du surplus de création sur lequel Allah a dit : {Il augmente en création
qui Il veut.} Ils ont dit : « C’est la belle voix et la belle apparence. » La nature des cœurs est de
l’aimer et de l’admirer. Dans le hadith authentique, le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit :
« Celui qui a dans son cœur le poids d’un grain d’orgueil ne rentre pas au paradis. » Ils dirent : « Ô
Messager d’Allah, nous aimons que notre sandale et notre vêtement soient beaux, cela fait-il partie de
l’orgueil ? » Il dit : « Non, Allah est beau et aime la beauté. L’orgueil est de nier la vérité et de
mépriser les gens[3]. » Nier la vérité est la renier et la repousser après l’avoir connue. Mépriser les
gens est le fait de les regarder en les dédaignant, les humiliant et les rabaissant. Celui qui les rabaisse
car il se croit supérieur est celui qui ne rentre pas au paradis.
La beauté intérieure est l’un des plus grands bienfaits d’Allah envers Son
serviteur
Tout comme la beauté intérieure est l’un des plus grands bienfaits d’Allah -ta’ala- envers Son
serviteur, la beauté apparente est également un de Ses bienfaits nécessitant d’être remercié. Si Son
serviteur Le remercie par sa piété et son attention, il augmente en beauté. S’il utilise sa beauté pour
Lui désobéir, Il l’enlaidit en apparence ici-bas avant l’au-delà. Ces beaux attributs deviennent alors
étrangeté, mocheté et laideur. Celui qui le voit le fuit. Donc si la personne ne craint pas Allah dans sa
beauté et son charme, cela se transforme en mocheté et en laideur. Il l’enlaidit ainsi entre les gens. La
beauté intérieure surpasse et dissimule la laideur extérieure. La laideur intérieure surpasse et
dissimule la beauté extérieure.
Ô beau visage, évite la grossièreté, ne change pas la beauté en laideur
Ô laid visage, sois bon, ne rassemble pas les deux laideurs
Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- appelait les gens à la beauté intérieure par la beauté
extérieure, comme a dit Jarir bn ‘Abdallah -radi Allah ‘anhu- (‘Omar bn Al-Khattab -radi Allah
‘anhu- l’appelait : « Youssouf de cette communauté ») : « Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi
wa sallam- m’a dit : « Tu es quelqu’un dont Allah a embelli la création alors embellis ton
comportement[4]. »
Certains sages ont dit : « L’adorateur doit se regarder tous les jours dans le miroir. S’il se voit beau,
qu’il ne s’enlaidisse pas par la laideur de ses actes. S’il se voit laid, qu’il ne rassemble pas entre la
laideur de l’apparence et la laideur des actes. »
La beauté étant aimée par les gens et admirée par les cœurs, Allah n’a pas envoyé de prophète sans
qu’il ne soit de belle apparence, de beau visage, de noble lignée et de belle voix. C’est ce qu’a dit
‘Ali bn Abi Taleb. Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- était le plus beau et le plus magnifique
des créatures d’Allah, comme a dit Al-Bara bn ‘Azib -radi Allah ‘anhu- lorsqu’il fut
interrogé : « Est-ce que le visage du Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- était comme
l’épée ? » Il répondit : « Non, il était comme la lune[5]. » Dans sa description -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- : « C’est comme si le soleil était sur son visage. » Celui qui l’a décrit a dit : « Avant lui et
après lui, je n’ai jamais vu quelqu’un comme lui.[6] » Rabi’a Al-Jarchi a dit : « La beauté a été
divisée en deux parties : entre Sarah et Youssouf, il y a la moitié de la beauté, et entre le reste des
gens il y a la deuxième moitié. » Dans les deux Authentiques, il est rapporté que le Prophète -salla
Allah ‘alaihi wa sallam- vit Youssouf la nuit du voyage nocturne et que la moitié de la beauté lui
avait été donnée.[7] Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- aimait que le messager qu’il
envoyait ait un beau visage et un beau nom. Il disait : « Si vous envoyez un messager, qu’il ait un beau
visage et un beau nom[8]. » Al-Kharaiti a rapporté le hadith d’Ibn Jureyj : d’après Ibn Abi Muleyka,
d’après Ibn ‘Abbas -radi Allah ‘anhu-, le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Celui à
qui Allah a donné un beau visage, un beau nom, un beau comportement et qu’il a mis à un endroit ne
l’enlaidissant pas, fait partie de l’élite de la création d’Allah[9]. » Wahb a dit : « Daoud a dit : « Ô
Seigneur, lequel de Tes serviteurs aimes-Tu le plus ? » Il dit : « Un croyant beau. » Daoud dit :
« Lequel de Tes serviteurs détestes-Tu le plus ? » Il dit : « Un mécréant laid. » Il est rapporté de
‘Aicha -radi Allah ‘anha- qu’en attendant un groupe de ses compagnons devant chez lui, le Messager
d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- coiffa ses cheveux et sa barbe en regardant dans d’eau. Elle
dit : « Ô Messager d’Allah, tu fais cela ? » Il dit : « Oui, quand l’homme sors voir ses frères, qu’il
s’embellisse, car Allah et beau et aime la beauté[10]. »
Yahya bn Abi Kathir a dit : « Un homme aux yeux sales entra chez Mou’awiya. Mou’awiya diminua
son salaire et dit : « Qu’est ce qui vous empêche de prendre soin de votre visage quand vous sortez
de chez vous ? »
‘Aicha bint Talha était l’une des plus belles personnes de son époque, ou la plus belle. Anas bn
Malik -radi Allah ‘anhu- dit : « Par Allah, je n’ai vu personne de plus beau que toi, sauf Mou’awiya
sur le minbar du Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam-. » Elle dit : « Par Allah, je suis
plus belle que le feu pour celui qui a froid dans une nuit froide. » Un jour, Anas -radi Allah ‘anhu-
entra chez elle pour une affaire. Il dit : « Les gens veulent entrer chez toi pour voir ta beauté. » Elle
dit : « Si tu me l’avais dit, j’aurais mit mes vêtements. »
Mous’ab bn Al-Zubeyr était parmi les plus beaux des gens. Les gens étaient jaloux de sa beauté. Un
jour, alors qu’il donnait un discours, Ibn Joudan rentra du côté des Azd et il était beau. Il regarda
ailleurs. Ibn Hamran rentra de ce côté-là et il était beau. Alors il regarda au fond de la mosquée. Al-
Hassan Al-Basri entra et il était parmi les plus beaux des gens. Alors, Mous’ab bn Al-Zubeyr
descendit du minbar.
Des femmes sortirent le jour de l’id et regardèrent les gens. Il leur fut dit : « Qui est le plus beau à
être passé devant vous ? » Elles dirent : « Un cheikh avec un turban noir. » C’est-à-dire Al-Hassan
Al-Basri.
Mous’ab bn Al-Zubeyr arrêta un suiveur d’Al-Mokhtar et ordonna de lui couper la tête. L’homme dit :
« Ô gouverneur, n’est il pas détestable que je me lève le jour de la résurrection vers ta belle
apparence et ton visage lumineux puis que je t’attrape en disant : « Ô Seigneur, demande à Mous’ab
pourquoi il m’a tué ? » Mous’ab dit : « Relâchez-le. » L’homme dit : « Ô gouverneur, octroie-moi un
don pour la vie que tu m’as accordée. » Mous’ab dit : « Donnez lui 100000 dirham. » Il dit :
« J’atteste à Allah que je donne la moitié à ‘Abderrahman bn Qays Al-Ruqayat. » Mous’ab dit :
« Pourquoi ? » Il dit : « À cause de sa parole :
Mous’ab est un météore d’Allah, l’obscurité a disparu de son visage. »
Mous’ab rit et dit : « Tu mérite une faveur. » Il ordonna que son salaire soit régulier.
Al-Zubeyr bn Bakkar a dit : Mous’ab Al-Zubeyri a dit : ‘Abderrahman bn Abi Al-Hassan a dit :
« Abou Hazem est sorti un jour pour jeter les cailloux (pendant le pèlerinage) avec un groupe
d’adorateurs. Il leur parlait, leur racontait et leur contait. Alors qu’il marchait avec eux, il vit une
fille cachée par son voile, regardant les gens à droite et à gauche. Elle occupait les gens. Ils la
regardaient, étonnés et s’entrechoquaient sur la route. Abou Hazem la vit et dit : « Ô toi, crains Allah
car tu es dans un des grands lieux du pèlerinage d’Allah et tu as troublé les gens. Rabat ton voile car
Allah -‘azz wa jell- dit : {Et qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines.} » Elle rit de ses
paroles et dit : « Par Allah je fait partie
De celles qui n’ont pas fait le pèlerinage pour être remontrées mais pour tuer l’innocent
inattentif. »
Abou Hazem se tourna vers ses compagnons et dit : « Invoquons Allah pour qu’Il ne châtie pas cette
belle apparence en enfer. » Il se mit à invoquer et ses compagnons disaient : « Amine. »
Damra bn Rabi’a a rapporté de ‘Abdallah bn Chawdhab : « Une belle femme rentra chez Al-Hassan
Al-Basri. Elle dit : « Ô Abou Sa’id, les hommes ont-ils le droit de marier plusieurs femmes ? » Il
dit : « Oui. » Elle dit : « Et pour moi ? » Puis, elle découvrit son visage d’une beauté inégalée. Elle
dit : « Ô Abou Sa’id, ne dit pas aux hommes de faire cela. » Puis elle partie. Al-Hassan dit : « Si un
homme a celle-là dans un coin de sa maison, qu’a-t-il raté de la vie d’ici-bas ? »
‘Abdelmalik bn Qarib a dit : « J’étais près d’un puits quand j’entendis les gens dire : « Elle est
arrivée, elle est arrivée ! » Les gens se tournèrent. Je me levai avec eux, quand une jeune fille puisa
de l’eau. Je n’avais jamais vu de semblable à elle, dans la beauté de son visage ni dans la perfection
de sa création. Lorsqu’elle vit que les gens la regardaient, elle mit son vêtement, comme si un nuage
cachait le soleil. Je dis : « Pourquoi empêche tu de regarder un visage si beau ? » Elle dit :
Lorsque tu envois ton regard, guidant ton cœur, les visions t’épuisent
Tu as vu ce que tu n’es ni capable d’avoir ni ne patiente de regarder
Un bédouin la regarda et dit : « Par Allah, nous sommes de ceux qui manquent de patience. » Puis, il
dit :
Ô sauvage des yeux, où est ta famille, dans la montagne ou dans la plaine ?
Quelle terre t’as faite sortir, car je te crois originaire du paradis, si je cherche ton origine
Arrête-toi et dit nous qu’as-tu mangé, qu’as-tu bu et où t’es-tu arrêtée ?
Car les signes des jardins sont clairs sur toi et la forme ressemble à la forme
Tu as atteint le summum de la beauté chez les femmes et si la lune dans l’obscurité n’as pas de
descendance, tu es sa descendance
Un autre dit :
Ô celle qui fait oublier au triste sa tristesse lorsqu’il reçoit les condoléances
Elle les a reçues avec son apparence, elles se levèrent, riantes et pleurantes
Ce visage mérite de retirer la tristesse de celui qui est triste
Un autre dit :
Illumine la place de la lune quand la lune disparait et sois à la place du soleil quand le matin se
retarde
Car tu as la lumière du soleil éclairant et il n’a pas ton sourire et ta bouche
Un autre dit :
Ô mon regard, il m’est illicite de dormir sur toi, alors fait couler des larmes comme des flots
Car il y a dans la larme l’éteignement du feu du désir enflammé entre les courbures des côtes
Ô mon foie dur déchiré par l’émotion, fonds, tu n’es pas blâmé
Ô Visage de Celui pour Qui les visages des puissants se sont humiliés, doté d’une Puissance
inatteignable
Protège de la passion celui qui T’appelle au secours, levant vers Toi les mains alors que les yeux
dorment
Al-Kharaiti a cité qu’un descendant d’Ali bn Abi Taleb dit : « Alors que j’étais chez Al-Hassan bn
Hani, il récita :
Malheur aux yeux noirs, aux seins levés, aux fines tailles
Celles qui nous parlent de l’intérieur par la langue des paupières
Un bédouin s’arrêta avec son fils. Il dit : « Répète. » Il répéta. Le bédouin dit : « Malheur à toi
cousin, qui est-ce ? Malheur à moi et à toi, malheur à mon fils, malheur à ces gens et malheur à tous
nos voisins. »
Al-Kharaiti a dit : Yamout bn Al-Mouzri’ nous a rapporté, Mohamed bn Humayd nous a rapporté,
Mohamed bn Salama nous a rapporté : « Mon père m’a dit : « Je suis allé voir ‘Abdel’aziz bn Al-
Muttalib pour l’interroger sur l’origine de l’allégeance des jinns au Prophète -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- à la mosquée des partis. Je l’ai trouvé allongé, chantant :
Qu’est un jardin de bonne terre à Al-Hazn où la rosée fait pousser ses pulicaires et ses genévriers
Par rapport l’origine de ‘Azza de nuit alors qu’elle enflamme l’encens humide
Les blanches timides ne t’ont pas rendu malheureux, comme la lignée cachée et pure
Si elle t’apparait, elle réjouit tes yeux, si elle disparait de ta vue, sa honte ne t’attriste pas
Je lui dis : « Tu chante, qu’Allah te réforme, dans cette noblesse et majesté ? » Il dit : « Par Allah,
j’enverrais cette poésie aux cavaliers du Najd. » Par Allah, c’était trop pour moi. Il se remit à
chanter :
Qu’est une gazelle ferme vibrante de l’intérieur qui se balade par ses sabots dans les monts de la
plaine
Par rapport à une plus belle qu’elle, lorsqu’elle parle avec douceur et que ses larmes coulent,
emplies de khôl
Profite de ce jour court car il est l’otage de longs jours de rejets
Je regrettai ma parole et lui dit : « Qu’Allah te réforme, me raconterais-tu cela ? » Il dit : « Oui. Mon
père m’a raconté qu’il entra chez Salim bn ‘Abdallah bn ‘Omar alors qu’Ach’ab lui chantait :
Changeante comme la pleine lune, aux vêtements purs et larges
Elle a une origine noble et une apparence polie, évitant toutes choses détestables
Tu n’as pas douté des blanches timides et un poète ne l’a pas préféré à la crainte d’Allah
Salim lui dit : « Continue. » Alors il lui chanta :
Elle nous est apparue dans l’obscurité de la nuit, comme l’aile d’un corbeau enlevant la rosée
Le parfum a disparu chez nos hommes et seul son bon parfum était porté par la nuit
Salim lui dit : « Par Allah, si les rapporteurs ne la répandent pas, je te donnerais ta récompense car tu
es bien placé dans cette affaire. »
Al-Kharaiti dit : « Al-‘Abbas bn Al-Fadl m’a raconté, d’après certains de ses compagnons : « J’ai
fait le pèlerinage en l’an 60. Alors que j’étais à Al-Rabdha, une jeune fille ayant une burqa sur le
visage s’est arrêtée devant nous. Elle dit : « Ô pèlerins, nous fuyons de Houdheyl, la pluie a détruit
leurs bienfaits, les jours se sont arrêtés et ils n’ont plus de pâturages. Qui désirant l’au-delà leur
donnera le droit de la fraternité ? Qu’Allah le récompense en bien. » Nous l’écoutâmes. Je lui dis :
« As-tu dit quelque chose là-dessus ? » Elle dit :
Le temps nous a éprouvés, ses doigts ont paralysés les bédouins
Lorsque les biens portants sont à notre porte, ils donnent leurs efforts sans compter
Nous lui dîmes : « Pouvons nous voir ton visage ? » Elle enleva sa burqa sur un visage, par Allah, à
la beauté indescriptible. Lorsqu’elle vit que nous étions troublés par sa beauté, elle dit :
Le temps a montré une page, nous étions chez nos parents avant que les jours ne nous exercent
Alors profitez de sa beauté dans vos yeux et empêchez vos membres de pécher
Puis elle partit.
Mohamed bn Humayd Al-Toussi aimait une esclave. Il lui envoya une fois un cédrat. Elle pleura
fortement. Il lui fut dit : « Celui que tu aime t’envoie un cadeau et tu pleure comme cela ? » Elle
chanta :
Ses bien-aimés lui offrirent un cédrat, il pleura et s’attrista de la fuite de l’oiseau
Il craint la colorisation et la séparation car sa couleur intérieur diffère de celle de l’extérieur
Lorsque le messager l’informa de ce qui l’avait attristée, il lui écrivit :
Tu as perdu la recommandation d’un jeune homme qui protège ton secret, sa protection et ta perte
sont étonnantes
Tu l’as repoussé et il ne peut rien faire sauf attendre ton retour
Si tu le tue et prend sa vie, c’est par la beauté de ton visage, pas par la beauté de ton geste
Lorsqu’elle reçue la lettre, elle pleura, au point que son entourage la réconforta. Puis, elle dit avec
ardeur :
Mes yeux ont-ils un intercesseur pour dormir ? Mon cœur est terrifié de maladie
Tu ne me vois pas être avare de larme pour toi, non, par Allah je n’ai pas de larmes
Mon cœur verse sa tristesse vers toi, mes côtes se sont reposées dans le sanglot
Il n’y a pas d’innovation dans le penchant, ô mon amour, mais quitter celui qu’on aime est
étonnant
Puis, elle lui écrit : « Je suis une esclave, je ne peux rien faire. Si tu me veux, achète-moi, pour que je
sois à toi. » Il l’acheta et elle resta chez lui. Elle fut une de ses esclaves préférées. Puis, il mourut
lors de la bataille de Babek Al-Kharmi. Elle dit dans son éloge funèbre :
Mohamed bn Humayd, sa dépouille est abimée, l’eau des mérites a coulé depuis que son sang a
coulé
Je l’ai vu au fourreau de l’épée, serrant ses jambes, dans le sommeil, comme une pleine lune, les
ténèbres ont disparues de son visage
Je dis, alors que la larme coulait de tristesse et d’angoisse, versée sur les joues, se mélangeant
« N’es tu pas mort, ô frère de l’âme depuis un moment ? » Il me dit : « Celui dont la générosité
n’est pas morte n’est pas mort. »
La réalité de la splendeur et de la beauté
C’est quelque chose que l’on peut connaitre seulement par la description. Il fut dit : « C’est
l’harmonie, l’équilibre et l’égalisation de la forme. » Cependant, il se peut qu’une apparence
harmonieuse ne soit pas belle. Il fut dit : « La beauté du visage est la beauté des yeux. » Il fut dit :
« La beauté est composée de plusieurs choses : la pureté, l’avenance, la bonne composition, le tracé
et le sang à fleur de peau. » Il fut dit : « La beauté est un sens inatteignable par l’expression et
impossible à cerner par la description. Les gens en ont seulement des caractères qu’ils peuvent
exprimer. »
Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- était au summum de la beauté. Un jour, ‘Aicha le
regarda et sourit. Il lui demanda : « Pourquoi cela ? » Elle dit : « C’est comme si Abou Kubeyr Al-
Hudhali te visait par sa parole :
Exempt de tout défaut de menstrues, corruption de nourrice et mal mauvais
Si je regarde son visage, il s’illumine comme l’éclair des nuages brillants[11]
Un Sahabi[12] rencontra un prêtre. Ce dernier lui dit : « Décrit moi Mohamed comme si je le voyais
car j’ai vu sa description dans la Torah et l’Évangile. » Il dit : « Il n’était ni grand et immense, ni
petit, mais plus grand que la moyenne. Il était blanc, teinté de rougeur, aux cheveux légèrement
crépus. Il les rassemblait vers ses oreilles. Il avait un front large, de grandes joues, de grands yeux,
noirs et blancs, un nez relevé et des dents espacées. Son cou était comme une coupe d’argent et son
visage était comme une lune ronde. » Alors, le prêtre se convertit. Sa description -salla Allah ‘alaihi
wa sallam- par Hind bn Abi Hala est complète : « Il n’était ni grand et élancé, ni petit et réduit, mais
il était de la taille moyenne des hommes. Il n’avait ni des cheveux crépus ni des cheveux raides. Il
n’était ni maigre ni gros. Son visage était arrondi et blanc allant vers la rougeur. Ses yeux étaient
grands et noirs. Ses cils étaient longs. Ses clavicules et ses épaules étaient grandes. Ses mains et ses
pieds étaient énormes. Les poils de son torse étaient fins. Il marchait avec force, comme s’il tombait
de haut. Lorsqu’il se tournait, il se tournait complètement. C’était comme si le soleil parcourait son
visage. Avec cette beauté, il -salla Allah ‘alaihi wa sallam- avait reçu de l’amour et de la prestance.
Celui qui le voyait l’aimait et le respectait.[13] » Allah -subhanahu- paracheva pour lui les degrés de
la beauté extérieurement et intérieurement. Il était la plus splendide créature d’Allah en forme et en
comportement, et la plus belle en apparence et en sens.
Ainsi était Youssouf le Sincère -salla Allah ‘alaihi wa sallam-. C’est pourquoi, lorsque les femmes le
virent, la femme d’Al-‘Aziz leur dit, pour qu’elles l’excusent de l’avoir aimé : {Voici celui pour
lequel vous m’avez blâmée.} C’est-à-dire : « Voici celui qui m’a troublé et dont l’amour toucha mon
cœur. Qui donc peut me blâmer de l’aimer alors que telle est la beauté de son visage ? » Puis, elle
dit : {J’ai tenté son être, mais il s’est protégé.} C’est-à-dire : « Malgré cette beauté, son intérieur est
plus beau que son extérieur car il est au summum de la chasteté, de la pureté et de l’éloignement de la
bassesse. » Lorsque l’aimant critique son aimé, il cite seulement ses qualités et son éloge.
La Parole d’Allah -ta’ala- décrivant les gens du paradis est liée à cela : {Il leur donna une beauté et
une joie.} Il a donc embelli leurs apparences par la beauté et leurs intérieurs par la joie. Également,
Sa Parole : {Des visages seront ce jour-là embellis, regardant leur Seigneur.} En effet, il n’y a rien
qu’ils désirent plus, ne les réjouit plus et est meilleur pour leurs intérieurs que de Le regarder. Il a
donc embelli leurs visages par la beauté et leurs cœurs par le fait de Le regarder. Sa Parole -ta’ala-
est proche de cela : {Ils occupèrent des maisons d’argent.} C’est la beauté apparente. Puis Il dit : {Et
leur Seigneur leur servi une boisson purifiante.} C’est-à-dire : « Purifiant leurs intérieurs de toute
nuisance. » C’est la beauté intérieure. Sa Parole -ta’ala- rassemble à cela : {Ô fils d’Adam, Nous
avons fait descendre sur vous un vêtement qui couvre vos parties et un embellissement.} C’est la
beauté apparente. Puis Il dit : {Et le vêtement de la piété est meilleur.} C’est la beauté intérieure.
C’est discrètement visible dans Sa Parole -ta’ala- {Nous avons embelli le ciel d’ici-bas par la
parure des astres et une protection} : Il a embelli son apparence par les lumières et son intérieur par
la protection contre les diables. Sa Parole -ta’ala- : {Prenez vos provisions, et la meilleure des
provisions est la piété} est proche de cela : Il a cité la provision apparente et la provision intérieure.
Ceci fait partie de la beauté intérieure du Coran, associée à la beauté de ses termes, sa clarté et son
éloquence apparente. Parmi cela, il y a Sa Parole -ta’ala- à Adam : {Pour toi, tu n’y auras pas faim ni
ne sera dénudé. Tu n’y auras pas soif, ni chaud.} Il a donc opposé la faim et la nudité, sans la faim et
la soif, à la soif et la chaleur, sans la soif et la faim. En effet, la faim est la nudité et l’humiliation de
l’intérieur, et la nudité est la faim et l’humiliation de l’extérieur. Il a donc opposé la négation de
l’humiliation intérieure et extérieure et celle de la faim intérieure et extérieure. La soif est la chaleur
de l’intérieur et la chaleur est à l’extérieur. Il les a donc opposées.
Al-Moutanabbi fut interrogé sur la parole d’Imro Al-Qays :
Comme si je ne montais pas les chevaux pour le plaisir, ni ne connaissait une femme aux seins
relevés ayant des bracelets aux chevilles,
Ni n’avait acheté la gourde de vin pleine et ni n’avait dit à mon cheval de revenir après une fuite
Il lui fut dit : « Il fut critiqué pour avoir rapproché l’achat de la gourde de vin pleine du retour du
cheval. C’était mieux de l’opposer à la connaissance d’une femme aux seins relevés, pour rassembler
les deux plaisirs. De même, opposer la montée des chevaux à leur retour est meilleur que l’opposer à
la connaissance d’une femme aux seins relevés. » Il dit : « Plutôt, ce qu’il a composé est meilleur, car
il a opposé la montée du courage à la montée du plaisir et du jeu. Ceci est la monture du plaisir et
cela est la monture de la guerre et de l’attaque. De même, il a opposé les deux achats : l’achat de la
gourde et l’achat de l’asservissement. » Je dis : « Le buveur se vante également de courage, comme a
dit Hassan :
Nous la buvons et elle nous rend rois et lions, nous ne craignons pas la bataille
Cette phrase d’opposition est l’une des meilleures oppositions. »
Il fut dit : « La beauté est la glorification et l’unification d’Allah prononcées par les bouches de ceux
qui l’observent, comme il fut dit :
Dotée d’une apparence, gloire à Celui qui amène le matin, des cous qui ont fait apparaitre le
serment du planteur
‘Ali bn Al-Jahm a dit :
Elle apparut, alors ceux qui regardaient son apparence dirent : « Comme Allah est grand »
Elle se rapprocha, fut timide lorsqu’elle salua et ses joues tournèrent comme une pomme
Comme si elle était sur le monceau de la tombe et sous la branche du moringa
Jusqu’à être soit ivre de joie, ses yeux lurent le livre du mariage
Un autre a dit :
Ayant une apparence humaine et lunaire, faisant glorifier Allah par les bouches
Un autre a dit :
Lorsqu’elle apparait pour une affaire, elle fait glorifier Allah par les bouches
Bachar a dit :
Elle entraine une glorification tellement elle est bellement créée et provoque le tremblement des
entrailles de celui qui regarde
J’ai écrit ces vers :
Ô image de la pleine lune, par Celui qui t’as formé, la pleine lune ne te décrit pas
Désir des yeux, ne soit pas avare d’un regard car l’œil est ta rançon
Si cela te gène, combien celui qui te regarde a glorifié le Tout-Miséricordieux
Ibn Chabrama a dit : « Il te suffit comme beauté que la beauté [housn] sois dérivée de la bonne action
[hasana]. » ‘Omar bn Al-Khattab -radi Allah ‘anhu- a dit : « Si la blancheur de la femme complète la
beauté de ses cheveux, sa beauté est parfaite. » ‘Aicha -radi Allah ‘anha- a dit : « La blancheur est la
moitié de la beauté. » Certains Salafs ont dit : « Allah a mit l’éclat et la stupidité dans la grandeur,
ainsi que la ruse et la laideur dans la petitesse. Le mieux est ce qui est entre les deux. »
Parmi ce qui est blâmé chez les femmes il y a la petite et la grosse. C’est elle que le poète a visé dans
sa parole :
Tu es celle qui m’a fait aimer toutes les petites et les petites n’ont pas senti cela
Je veux dire les petites femmes, pas celle qui a des petits pas, les pires femmes sont les petites
grosses
Certains exagèrent dans cela et vont jusqu’à préférer les maigres aux grosses.
Al-Zamachkhari a dit :
Je n’aime pas les blanches gonflées de graisse mais j’aime les mates maigres
Je suis quelqu’un qui monte les poneys alors laisse moi et monte les éléphants
Certains préfèrent les grosses et disent : « La graisse est la moitié de la beauté, elle cache tout les
défauts de la femme et montre sa beauté. » Les meilleurs des choses sont celles du milieu.
Parmi ce qui est apprécié chez la femme il y a la longueur de quatre choses : ses membres, sa taille,
ses cheveux et son cou, et la petitesse de quatre choses : ses mains, ses pieds, sa langue et ses yeux.
Alors, elle ne dépense pas ce qu’il y a dans la maison de son mari, elle ne sort pas de chez elle, elle
n’allonge pas sa langue, ni ne désire par ses yeux. Ainsi que la blancheur de quatre choses : sa
couleur, son cuir chevelu, ses dents et ses yeux, la noirceur de quatre choses : ses cils, ses sourcils,
ses yeux et ses cheveux, la rougeur de quatre choses : sa langue, ses joues, ses lèvres avec de la
noirceur et sa blancheur, la finesse de quatre choses : son nez, ses doigts, sa taille et ses sourcils,
l’épaisseur de quatre choses : ses jambes, ses poignets, ses fesses et cela d’elle, et la largeur de
quatre choses : son front, son visage, ses yeux et sa poitrine, et l’étroitesse de quatre choses : sa
bouche, ses narines, le trou de ses oreilles et cela d’elle. Celle la mérite le plus la parole de
Kutheyr :
Si ‘Azza disputait sa beauté avec le soleil du matin chez quelqu’un de prospère, elle aurait gagné
Un autre a dit :
S’il voit son visage de nuit, défait et ayant ses ennemis derrière lui, il se serait arrêté
Un autre a dit :
Ô bon pâturage qui ne craint pas par ses joues la réprimande des gardiens
Elle apparut par un visage ne manquant pas d’eau, pas secoué par les yeux des gens
Un autre a dit :
Sa joue ne cesse d’être un appui vers lequel je me réfugie, l’armée de sa joue protège des pierres
Al-Moubarrad a dit :
[…] Mes yeux remarquent deux amoureux, chacun d’entre eux a un œil sur la joue de son aimé
Tha’lab a chanté :
Aux côtés bien découpés [khuza’a], pleine [miriya] à l’intérieur, aux yeux de tigresse [fezariya],
douce [tayia] de bouche
Mecquoise de parfum et d’odeur permanente, elle nous est apparue entre Al-Huteym et Zamzam
Puis il dit : « Elle mérite d’être décrite par toutes les tribus. » [Les noms entre crochets sont des
noms de tribus.]
Saleh bn Hassan dit un jour à ses compagnons : « Connaissez-vous un vers de galanterie pour une
femme timide ? » Nous dîmes : « Oui, un vers de Hatim sur sa femme Mawiya :
Elle éclaira la maison ombrée lorsqu’un jour elle essaya de sourire
Il dit : « Vous n’avez rien fait. » Nous dîmes : « Un vers d’Al-A’cha :
Comme si sa marche vers la maison de sa voisine était le passage d’un nuage, ni lent, ni rapide
Il dit : « Vous l’avez fait entrer et sortir. » Nous dîmes : « Ô Abou Mohamed, de quel vers s’agit-
il ? » Il dit : « La parole de Qays bn Al-Aslat :
Ses voisines l’honorent et l’invitent et elle prétexte de ne pas pouvoir venir et s’excuse
Ce qu’a dit Ibrahim bn Mohamed surnommé Naftawaih -rahimaho Allah- est mieux que tout cela
lorsqu’il a dit :
Les critiques l’ont informée que son image couvre mon lit et mon oreiller lorsque je dors
Ils lui firent craindre un manque de pudeur alors elle écrivit pour me critiquer, en colère
Parmi ce qui est apprécié chez la femme : la finesse et la douceur de sa peau, comme a dit Qays bn
Dharih :
Mon âme était attachée à la sienne avant qu’on soit créés et après qu’on soit dans les ventres et
les berceaux
Il grandit comme nous grandîmes et s’agrandit. Si nous mourrons, il ne s’arrêtera pas
Il reste en toutes circonstances, il nous amuse dans l’obscurité de la tombe et du trou
L’eau coulante griffe presque sa peau quand elle se lave tellement sa peau est fine
J’ai écrit ces vers :
Sa peau embellit la soie au toucher car sa peau est plus fine et plus douce
Ô amoureux par ton ouïe avant ton regard
Ô amoureux par ton ouïe avant ton regard, les oreilles aiment avant l’œil parfois et l’armée de
l’amour rentre parfois dans la ville par la porte de l’ouïe comme elle rentre par la porte de la vue.
Les croyants aiment le paradis sans l’avoir vu, et s’ils l’avaient vu ils l’aimeraient encore plus. Le
cœur de celui qui n’a pas fait le pèlerinage fond presque par amour de voir la Maison sacrée. Si ton
cœur aime ces attributs et que ces qualités ont pris ton cœur :
Nomme par tes yeux des femmes dont la dot est l’action pieuse
Parle à ton être de celles dont l’amour est le commerce profitable
Agis pour l’atteindre car ces causes sont possibles et le temps passe
Allah décrivit les Houres du paradis par les meilleures caractéristiques
Allah décrivit les Houres du paradis par les meilleures caractéristiques et les dota des meilleures
parures. Il les rendit désirables par la parole, comme si on les voyait par l’œil.
Al-Tabarani a dit : Bakr bn Sahl Al-Dumiyati a rapporté d’Amr bn Hicham Al-Bayrouni, de
Suleyman bn Abi Kureyma, de Hicham bn Hassan, d’Al-Hassan, de sa mère, d’Oum Salama -radi
Allah ‘anha- qui a dit : « Je dis : Ô Messager d’Allah, informe moi sur la Parole d’Allah : {Des
Houres aux yeux.} » Il dit : « Houre est la blancheur et yeux veut dire des grands yeux. Les cheveux
de la Houre sont comme l’aile de l’aigle. » Je dis : « Informe moi sur Sa Parole : {Semblable à la
perle renfermée.} » Il dit : « Leur pureté est la pureté de la perle dans les huitres que les mains n’ont
pas touchées. » Je dis : « Ô Messager d’Allah, informe moi sur Sa Parole : {Ils contiennent des
bonnes belles.} » Il dit : « Bonnes dans leur caractères, belles du visage. » Je dis : « Informe moi sur
Sa Parole : {Semblable à un œuf renfermé.} Il dit : « Leur finesse est comme la finesse de la peau à
l’intérieur de l’œuf, après la coquille. » Je dis : « Ô Messager d’Allah, informe moi sur Sa Parole :
{Claires et égales.} » Il dit : « Ce sont celles qui sont mortes dans la vie d’ici-bas vieilles, aux yeux
sales et grises. Allah les créa après la vieillesse. Il les rendit vierges, claires, désirables, voilées,
égales, de même âge. » Je dis : « Ô Messager d’Allah, les femmes d’ici-bas sont-elles meilleures que
les Houres ? » Il dit : « Les femmes d’ici-bas sont meilleures que les Houres, comme l’extérieur du
vêtement est meilleur que son intérieur. » Je dis : « Ô Messager d’Allah, pourquoi cela ? » Il dit :
« Pour leur prière, leur jeûne et leur adoration. Allah revêtit leurs visages de lumière et leurs corps
de soie. Blanches, aux vêtements verts, à la parure dorée, leur parfum est de perle et leurs peignes
sont d’or. Elles disent : « Nous sommes les éternelles, nous ne mourrons pas. Nous sommes les
douces, nous ne faisons jamais de mal. Nous sommes les sédentaires, nous ne partirons jamais. Nous
sommes les satisfaites, nous ne sommes jamais en colère. Bonheur à celui pour qui nous sommes et
celui qui est pour nous. » Je dis : « Ô Messager d’Allah, chez nous les femmes se marient deux, trois,
quatre fois et meurent. Puis, elles rentrent au paradis et ses maris rentrent avec elle. Lequel sera son
mari ? » Il dit : « Ô Oum Salama, elle a le choix et elle choisit celui au meilleur comportement. Elle
dit : « Ô Seigneur, celui là avait le meilleur comportement avec moi dans la vie d’ici-bas alors marie
moi à lui. » Ô Oum Salama, celui qui a un bon comportement a obtenu le bien ici-bas et dans l’au-
delà.[14] »
Allah les décrivit comme ayant des seins relevés
Allah les décrivit comme ayant des seins relevés. C’est la femme dont les seins sont pointés et
arrondis, sans se rabaisser vers le bas. Cela fait partie de la meilleure création de la femme et c’est
lié à la jeunesse. Il les décrivit de « Houres », c’est-à-dire la beauté et la blancheur de ses couleurs.
‘Aicha -radi Allah ‘anha- a dit : « La blancheur est la moitié de la beauté. » ‘Omar bn Al-Khattab -
radi Allah ‘anhu- a dit : « Si la blancheur de la femme complète la beauté de ses cheveux, sa beauté
est parfaite. » Les arabes élogent la femme par la blancheur.
Le poète a dit :
Blanches compagnes ne se précocuppant pas d’un doute, comme les gazelles de la Mecque, il est
interdit de les chasser
On les croit fornicatrices à cause de la douceur de leurs paroles mais l’islam leur empêche la
bassesse
Al-‘Ayn est le pluriel de ‘Ayna. C’est la femme qui a des grands yeux, fortement noirs, purement
blancs, avec des cils longs et noirs. Il les décrivit comme étant bonnes et belles. La bonne est celle
qui a rassemblé les qualités extérieurement et intérieurement. Son apparence et son comportement ont
donc été parachevés. Elles sont bonnes de comportement et belles de visage. Il les décrivit comme
étant pures, disant : {Ils y auront des épouses purifiées} : purifiées des menstrues, de l’urine, des
excréments et de tout nuisance présente chez les femmes d’ici-bas. Leurs intérieurs sont purifiés de la
jalousie, de la nuisance aux époux, du fait de leur faire du mal et de vouloir autre qu’eux. Il les
décrivit comme étant limitées dans les tentes, c’est-à-dire empêchées de l’embellissement et de
l’effort pour autre que leurs époux. Elles ont été limitées à leurs époux, elles ne sortent pas de chez
eux et ne veulent pas autre qu’eux. Il les décrivit -subhanahu- comme étant limitées du regard. Cette
caractéristique est meilleure que la première. C’est pour cela qu’elles sont les habitants des deux
premiers paradis[15]. Le regard de ces femmes est limité à leur mari, à cause de leur fréquentation et
leur satisfaction envers lui. Elles ne regardent pas autre que lui, comme il fut dit :
Je te défends des regards venimeux, ils ne peuvent pas t’atteindre
Il en est ainsi de la situation des limitées. Cependant, celles-ci ont été limitées par autrui, alors que
celles-là sont limitées par elles-mêmes. Il les décrivit par Sa Parole : {Vierges, claires, égales.}
Ceci en raison du mérite, de la douceur et du plaisir de la relation avec la vierge plutôt qu’avec la
non-vierge. ‘Aicha -radi Allah ‘anha- a dit : « Ô Messager d’Allah, si tu passais par un jardin où est
passé un troupeau et un jardin où un troupeau n’est pas passé, dans lequel tu reposerais ton
chameau ? » Il dit : « Dans celui où un troupeau n’est pas passé. » C’est-à-dire qu’il ne se marierait
pas avec une vierge à part elle[16]. Il est rapporté authentiquement qu’il a dit à Jaber lorsque celui ci
se maria avec une femme non vierge : « Tu aurais pu prendre une vierge, tu jouerais avec elle et elle
jouerait avec toi[17]. » S’il est dit : « Cette caractéristique disparait lors de la première relation et elle
devient non vierge, » on dit : « La réponse est de deux côtés. Premièrement, l’objectif de la relation
avec la vierge est que personne ne l’a goutée personne auparavant, ce qui plante son amour dans son
cœur, et cela est meilleur pour perpétuer la relation. Cela la concerne elle. Quant à celui qui fait la
relation, il s’occupe d’un jardin dont personne ne s’est occupé avant lui. Allah a indiqué ce sens dans
Sa Parole : {Elles ne furent pas touchées auparavant par un homme ou un jinn.} Puis, le plaisir de la
relation reste lorsque la virginité disparait. Deuxièmement, il a été rapporté qu’à chaque fois que les
gens du paradis ont une relation avec leur femme, elle redevient vierge comme elle était. À chaque
fois qu’il a une relation, il la trouve vierge. » Quant aux claires, c’est celles qui ont réunies avec la
douceur de l’apparence, la bonne patience, l’obéissance et le fait de se faire aimer par leur mari, par
leur ardeur, leur parole, la douceur de leurs mots et la beauté de leurs gestes. Al-Boukhari a rapporté
dans son Authentique : « Les égales sont les égales en âge jeune, ni rabaissées par l’enfance, ni
visitées par la vieillesse. Leur âge est plutôt la jeunesse. » Allah -ta’ala- les a comparées à la perle
renfermée, à l’œuf renfermé, au rubis et au corail rouge. Prend de la perle la pureté de sa couleur, la
beauté de sa blancheur et la douceur de son toucher. Prend de l’œuf renfermé, qui est le protégé
intouché, l’équilibre de sa blancheur et son mélange léger avec ce qui l’embellit comme un peu de
jaune, contrairement à l’œuf très blanc. Prend du rubis et du corail rouge la beauté de sa couleur dans
sa pureté, mêlée à un rouge léger.
Écoute maintenant leur description par le véridique, le crédible
Écoute maintenant leur description par le véridique, le crédible, si l’être penche et que je te parle par
le discours, car la foi est intruse.
Mouslim a rapporté dans son Authentique le hadith d’Ayoub : Mohamed bn Sirine a dit : « En se
vantant ou en révisant, est-ce les hommes ou les femmes qui sont plus nombreux au paradis ? » Abou
Houreyra -radi Allah ‘anhu- dit : « Abou Al-Qasim -salla Allah ‘alaihi wa sallam- n’a-t-il pas dit :
« Le premier groupe qui rentre au paradis a l’image de la lune la nuit de sa plénitude. Celui qui le
suit a la lumière d’un astre lumineux dans le ciel. Chaque homme d’entre eux a deux femmes. Il voit
la moelle de sa jambe derrière la chair. Il n’y a pas de célibataires au paradis. »
At-Tabarani a dit dans Al-Mu’jam : Ahmed bn Yahya bn Al-Halawani et Al-Hassan bn ‘Ali Al-
Qaswi m’ont dit : Sa’id bn Sulayman m’a dit : Fadl bn Marzouq -radi Allah ‘anhu- m’a dit que le
Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Le visage des gens du premier groupe qui rentre au
paradis est comme la lune la nuit de sa plénitude. Le deuxième groupe est comme le plus bel astre
lumineux dans le ciel. Chacun d’entre eux a deux femmes des Houres et chaque femme a 70 parures.
On voit la moelle de leurs jambes derrière leur chair et leurs parures, comme on voit la boisson
rouge dans la bouteille blanche[18]. » Le Hafizh Abou ‘Abdallah Al-Maqdissi a dit : « Pour moi, c’est
conforme au critère du hadith authentique. »
Dans le hadith de Hammam bn Mounabih, dans les Deux authentiques, d’après Abou Horeyra, le
Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « L’image des gens du premier groupe qui
rentre au paradis est comme la lune, la nuit de sa plénitude. Ils n’y crachent pas, n’y morvent pas et
n’y défèquent pas. Leurs coupes et leurs peignes sont d’or et d’argent, leurs parfums sont d’encens.
Le musc coule d’eux. Chacun d’entre eux a deux femmes. On voit la moelle de leurs jambes derrière
la chair tellement elles sont belles. Il n’y a pas de divergence ni de haine entre eux. Leurs cœurs sont
unis, ils glorifient Allah matin et soir. »
L’Imam Ahmed bn Hanbal a dit dans son Musnad : Younous bn Mohamed m’a dit : Al-Khazraj bn
‘Othman Al-Sa’di m’a dit : Abou Ayoub le mawla d’Othman bn ‘Affan -radi Allah ‘anhu- m’a dit :
Abou Houreyra -radi Allah ‘anhu- a dit : le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit :
« La corde de vos fouets au paradis est meilleure que la vie d’ici-bas et ce qu’elle contient. Le bois
de vos arcs au paradis est meilleur que la vie d’ici-bas et son équivalent avec elle. La coiffe d’une
femme du paradis est meilleure que la vie d’ici-bas et son équivalent avec elle. » Je dis : « Ô Abou
Horeyra, quelle est la coiffe ? » Il dit : « Le voile[19]. » Si ceci est la valeur du voile, quelle est la
valeur de celle qui le porte ?
Ibn Wahb a dit : ‘Amr nous a informé que Darraj Abou Al-Samh lui a dit d’après Abou Al-Haytham,
d’après Abou Sa’id Al-Khudri -radi Allah ‘anhu- : Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- a dit : « Un femme va voir un homme au paradis et frappe son épaule. Il voit son visage dans
sa joue, plus pure qu’un miroir. La plus petite perle sur elle éclaire la distance entre le lever et le
coucher du soleil. Elle le salue et il lui rend le salut. Il lui demande : « Qui es-tu ? » Elle dit : « Je
suis le surplus. » Elle a 70 vêtements sur elle. Le plus proche est comme le sang. Son regard le
transperce jusqu’à ce qu’il voie la moelle de sa jambe derrière lui. Ils portent des couronnes sur
lesquelles la plus petite perle éclaire la distance entre le lever et le coucher du soleil[20]. » Une partie
de ce hadith est dans le Jami’ d’Al-Tirmidhi et il est conforme à ses critères.
Dans l’Authentique d’Al-Boukhari, Anas -radi Allah ‘anhu- a rapporté que le Messager d’Allah -
salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Aller ou venir dans la voie d’Allah est meilleur que la vie
d’ici-bas et ce qu’elle contient. Le bois de vos arcs ou la place de votre corde, c’est-à-dire vos
fouets, est meilleure que la vie d’ici-bas et ce qu’elle contient. Si une femme du paradis descendait
sur terre, elle remplirait la distance entre la terre et le paradis de parfum et de lumière. Sa coiffe sur
sa tête est meilleure que la vie d’ici-bas et ce qu’elle contient. »
Dans le Musnad, d’après Mohamed bn Sirine, d’après Abou Horeyra, d’après le Prophète -salla
Allah ‘alaihi wa sallam- : « Chaque homme du paradis a deux femmes des Houres, chacune d’entre
elles a 70 parures. On voit la moelle de ses jambes derrière ses vêtements. »
Ibn Wahb a dit : ‘Amr nous a informé que Darraj Abou Al-Samh lui a dit d’après Abou Al-Haytham,
d’après Abou Sa’id Al-Khudri -radi Allah ‘anhu- : Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- a dit : « Le moindre des gens du paradis a 80000 serviteurs et 72 épouses. Il lui est placé une
tente de perles, de péridot et de rubis, de la distance entre Al-Jabia et San’a[21]. » Rapporté par Al-
Tirmidhi.
Dans le Mou’jam d’Al-Tabarani, Abou Oumama -radi Allah ‘anhu- rapporte du Prophète -salla Allah
‘alaihi wa sallam- : « Les Houres ont été créée de safran[22]. »
Si tu veux entendre leurs chants, écoute maintenant son récit
Si tu veux entendre leurs chants, écoute maintenant son récit. Dans le Mou’jam d’Al-Tabarani, ‘Omar
-radi Allah ‘anhu- a dit : Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Les femmes
des gens du paradis chantent pour leur maris par des voix plus belles que ce qu’ils n’ont jamais
entendu. Parmi ce qu’elles chantent : « Nous sommes les bonnes, les belles, épouses de nobles gens,
regardant avec la jouissance des yeux. » Parmi ce qu’elles chantent : « Nous sommes les éternelles,
nous ne mourrons pas. Nous sommes les sûres, qu’ils ne craignent pas. Nous sommes les sédentaires,
qui ne partons pas[23]. » Il fut dit que Sa Parole -ta’ala- : {Ils sont dans des jardins, se réjouissant}
concerne la bonne écoute. Il ne fait pas de doute que cela fait partie de la réjouissance.
‘Abdallah bn Mohamed Al-Baghawi a dit : ‘Ali m’a dit : Zuheyr m’a dit : d’après Abou Ishaq,
d’après ‘Asim, d’après ‘Ali -radi Allah ‘anhu- : {Ceux qui ont craint leur Seigneur furent conduit au
paradis en groupe} jusqu’à arriver à une de ses portes, où ils trouvent un arbre. Deux sources
coulantes sortent de sous son tronc. Ils vont vers l’une d’entre elle comme s’ils en avaient été
ordonnés et en boivent. Allah fait ainsi disparaitre toutes les saletés, nuisances ou maux qu’il y avait
dans leurs ventres. Puis, ils vont vers l’autre, s’y purifient et la beauté du bienfait apparait sur eux.[24]
Leurs cheveux ne changeront plus jamais et leurs têtes ne seront plus jamais poussiéreuses, comme
s’ils avaient été enduits de graisse. Puis, ils arrivent au paradis et disent : {Paix sur vous, vous avez
été bons, alors rentrez-y éternellement.} Puis, les enfants les accueillent et tournent autour d’eux
comme les gens de la vie d’ici-bas tournent autour de la pluie après son absence. Ils leurs disent :
« Réjouissez-vous de la générosité qu’Allah vous a préparée. » Puis, un de ces enfants va voir leurs
femmes des Houres et dit : « Untel est arrivé, » l’appelant par son nom dans la vie d’ici-bas. Elle
dit : « Tu l’as vu ? » Il dit : « Je l’ai vu et il arrive. » Elles se réjouissent et se tiennent à l’entrée de
leurs demeures. Lorsqu’il arrive à sa demeure, il regarde la fondation. C’est un rocher de perle sur
lequel il y a un château vert, rouge, jaune et de toutes les couleurs. Puis, il lève la tête et regarde son
toit, qui est comme l’éclair. Si Allah l’avait décidé, cela l’aurait rendu aveugle. Puis, il baisse la tête
et voit ses femmes, des coupes posées, des oreillers en rangée et des tapis éparpillés. Puis ils
s’appuient et disent : {Louange à Allah qui nous a guidé vers cela, et nous n’aurions pas été guidés si
Allah ne nous avait pas guidé.} Puis, un clameur appelle : « Ils vivent et ne meurent jamais, habitent
et ne partent jamais, sont en bonne santé et ne tombent jamais malades.[25] »
Dans les Sounans d’Ibn Maja, d’après Oussama bn Zayd -radi Allah ‘anhu- : Le Messager d’Allah -
salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Y a-t-il quelqu’un pour s’efforcer pour le paradis ? En effet, le
paradis est inimaginable. Par le Seigneur de la Ka’ba, c’est une lumière éclatante, un basilic
bougeant, un château embelli, un fleuve coulant, un fruit mur, une belle et magnifique femme, de
nombreuses parures, un lieu éternel dans une demeure saine, un fruit, un légume, une jouissance et un
bienfait dans un endroit élevé et magnifique. » Ils dirent : « Oui, ô Messager d’Allah, nous nous
efforçons pour lui. » Il dit : « Dîtes : « Si Allah veut. » Ils dirent : « Si Allah veut.[26] »
Écoute maintenant le plaisir et la grandeur de leur rencontre
Ceci est leur description et leur beauté. Écoute maintenant le plaisir et la grandeur de leur rencontre.
Dans le Musnad d’Abou Ya’la Al-Mawsouli, d’après Abou Houreyra -radi Allah ‘anhu-, le
Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit dans un long hadith : « Je dis : « Ô Seigneur,
Tu m’as promis d’intercéder, alors accepte mon intercession pour que les gens du paradis rentrent au
paradis. » Allah -ta’ala- dit : « J’ai accepté ton intercession et les ai autorisés à rentrer au paradis.
[27]
»
Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- disait : « Par Celui qui m’a envoyé avec la
vérité, dans la vie d’ici-bas, vous ne connaissez pas vos femmes et leurs demeures plus que les gens
du paradis ne connaissent leurs femmes et leurs demeures. Les hommes d’entre eux rentrent chez 72
femmes qu’Allah créé et deux femmes des enfants d’Adam, ayant un mérite sur celles qu’Allah a créé
par leur adoration d’Allah dans la vie d’ici-bas. Il rentre chez la première d’entre elle, dans une
chambre de rubis, sur un lit d’or, incrusté de perles, avec 70 sortes de soie et de brocart. Il met sa
main entre ses épaules puis regarde sa main depuis sa poitrine, derrière ses vêtements, sa peau et sa
chair. Il aperçoit la moelle de sa jambe comme vous voyez le fil à l’intérieur d’une parure de rubis.
[…] Lorsqu’il est avec elle, il ne s’ennuie pas d’elle et elle ne s’ennuie pas de lui. À chaque fois
qu’il lui vient, il la trouve vierge. Alors qu’il est ainsi, il est appelé : « Nous savons que tu ne
t’ennuie pas ni n’est ennuyé, il n’y a ni sperme ni de mort, mais tu as d’autres femmes qu’elles. » Il
sort et va les voir une par une. À chaque fois qu’il arrive chez l’une d’entre elles, elle dit : « Par
Allah, il n’y a rien au paradis de meilleur que toi et il n’y a rien que j’aime plus au paradis que toi.
[28]
» C’est une partie du long hadith de la trompe rapporté par Isma’il bn Rafi’.
Dans l’Authentique de Muslim, d’après Abou Moussa Al-Ach’ari -radi Allah ‘anhu-, le Prophète -
salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Le croyant a au paradis une tente d’une seule perle creuse
longue de 60 miles. Le croyant y a des proches. Le croyant tourne autour d’eux et ils ne se voient pas
entre eux[29]. » Al-Boukhari l’a rapporté et a dit : « 30 miles. »
Dans le Jami’ d’Al-Tirmidhi, d’après Anas -radi Allah ‘anhu- le Messager d’Allah -salla Allah
‘alaihi wa sallam- a dit : « Il est donné au croyant au paradis une force de tant et tant de femmes. » Je
dis : « Ô Messager d’Allah, il supporte cela ? » Il dit : « Il lui est donné la force de cent hommes.
[30]
» Al-Tirmidhi a dit : « C’est un hadith authentique et unique. »
Dans le Mou’jam d’Al-Tabarani, d’après Abou Houreyra -radi Allah ‘anhu-, il fut dit : « Ô Messager
d’Allah, atteignons-nous nos femmes au paradis ? » Il dit : « Au paradis, l’homme atteint 100 vierges
par jour[31]. » Dans une version : « Nous dîmes : « Ô Messager d’Allah, aurons nous nos femmes au
paradis ? » Il dit : « Oui, par Celui dont mon âme est dans Sa Main, l’homme a 100 vierges en un
jour. » Le Hafizh Abou ‘Abdallah Al-Maqdissi a dit : « Les rapporteurs de ce hadith sont pour moi
conforme aux critères de l’authenticité. »
Dans le long hadith de Luqayt Al-‘Uqayli rapporté par Al-Tabarani, ‘Abdallah bn Ahmed dans La
Sounna et d’autres, il a dit : « Ô Messager d’Allah, y aurons nous des femmes pieuses ? » Il
dit : « Les pieuses pour les pieux, ils les font jouir comme votre jouissance ici-bas et elles vous font
jouir, mais il n’y a pas d’enfantement[32]. »
Ibn Wahb a rapporté de ‘Amr bn Al-Harith d’après Darij, d’après ‘Abderrahman bn Hujeyra, d’après
Abou Houreyra -radi Allah ‘anhu- qu’il a dit : « Avons-nous des relations au paradis ? » Le
Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- dit : « Oui, par Celui dont mon âme est dans Sa
Main, fortement, fortement, lorsqu’il la quitte elle redevient pure et vierge.[33] » Le Hafizh Abou
‘Abdallah a dit : « Darij est Abderrahman bn Sam’an Al-Masri. Ibn Ma’in l’a jugé de confiance.
Abou Hatim a rapporté de lui dans son Authentique. Certains rejetaient une partie de ses hadiths et
Allah est le plus savant. »
Dans le Mou’jam d’Al-Tabarani, dans le hadith d’Abou Al-Moutawakkil, d’après Abou Sa’id Al-
Khudri -radi Allah ‘anhu- le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Lorsque les
gens du paradis ont des relations avec leurs femmes, elles redeviennent vierges.[34] » Il contient
également le hadith d’Abou Oumama -radi Allah ‘anhu- : « Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi
wa sallam- a été interrogé : « Est-ce que les gens du paradis ont des relations ? » Il dit : « Avec un
pénis qui ne s’ennuie pas et un désir qui ne s’arrête pas, fortement, fortement.[35] » Il contient
également que le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a été interrogé : « Est-ce que les
gens du paradis ont des relations ? » Il dit : « Fortement, fortement, mais sans sperme et sans mort.
[36]
»
De l’amour de la beauté[37]
Il est affirmé dans l’Authentique de Mouslim, d’après ‘Abdallah bn Mas’oud, que le Prophète -salla
Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Celui qui a dans son cœur l’équivalent d’un grain de moutarde de
foi ne rentre pas en enfer. Celui qui a dans son cœur l’équivalent d’un grain de moutarde d’orgueil ne
rentre pas au paradis.[38] »
Dans une version : « Celui qui a dans son cœur le poids d’un grain d’orgueil ne rentre pas au
paradis. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, nous aimons que notre sandale et notre vêtement soient
beaux, cela fait-il partie de l’orgueil ? » Il dit : « Non, Allah est beau et aime la beauté. L’orgueil est
de nier la vérité et de mépriser les gens.[39] »
La beauté des vêtements en question fait partie de sa parole : « Allah est beau et aime la beauté. » Il
est donc connu qu’Allah aime la beauté et le beau dans les vêtements. La beauté dans toute chose
rentre également dans la généralité et le contenu de cette expression. C’est comme sa parole dans le
hadith rapporté par Al-Tirmidhi : « Allah est propre et aime la propreté.[40] »
Il est authentiquement affirmé qu’il a dit : « Allah est bon et n’accepte que le bon.[41] » La
préférabilité de l’embellissement pour les vendredis et les fêtes est en partie déduite de cela, comme
du hadith authentique où ‘Omar bn Al-Khattab vit un costume en vente au marché. Il dit : « Ô
Messager d’Allah, achèterais-tu cela pour le porter ? » Il dit : « Cela est porté seulement par ceux qui
n’ont pas de part dans l’au-delà.[42] »
Cela correspond dans la beauté des vêtements au hadith d’Abou Al-Ahwas Al-Jachmi dans les
Sounans : « Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- me vit porter des vêtements usés. Il dit :
« As-tu de l’argent ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « De quel bien ? » Je dis : « De tout ce qu’Allah a
donné comme chameaux et moutons. » Il dit : « Alors, fais en sorte qu’on voit le bienfait et la
générosité d’Allah sur toi.[43] »
Également, dans les Sounans, d’après ‘Amr bn Chou’ayb, d’après son père, d’après son grand-père :
« Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Allah aime voir les traces de Son
bienfait sur Son serviteur.[44] » Cela est à cause du fait que l’apparition du bienfait d’Allah contient
Son remerciement. Il aime être remercié à cause de l’amour de la beauté. Ce hadith a égaré un groupe
dans leur façon de l’interpréter. D’autres ont cru qu’il s’oppose à d’autres textes et n’ont pas été
guidé à la manière de les rassembler entre eux.
Les premiers peuvent dire : « Toute créature du Seigneur est belle, à cause de Sa Parole : {Celui qui
a parfait toute chose qu’Il a créé.} [Al-Sajda, 7] Il aime donc tout. » Ils s’appuient peut-être sur la
parole de certains Cheikhs : « L’amour est un feu qui brûle tout dans le cœur, sauf le désir de l’aimé,
et Il a voulu toutes les créatures. » Ceux-là déclarent que toute chose est belle. La moindre des choses
qui les touche [à cause de cela, NdT] est de délaisser la jalousie pour Allah, l’interdiction du
blâmable, la haine en Allah, le jihad dans Sa voie et l’établissement de Ses peines. En cela, ils sont
contradictoires, car ils ne peuvent pas agréer toute chose existante. En effet, les choses détestables
sont nuisibles pour eux et pour les autres. Ils restent donc avec leur nature, leur goût et se séparent de
la religion d’Allah. Il se peut que certains d’entre eux rentrent dans l’union et l’incarnation
absolue[45]. Parmi eux, certains spécifient l’incarnation et l’union à certaines créatures comme le
Messie, ‘Ali bn Abi Taleb, ou d’autres, ou les Machayekhs, les rois et les jeunes imberbes. Ils
croient donc en Son incarnation dans les belles apparences et les adorent. Certains d’entre eux ne
croient pas en cela mais aiment religieusement les belles apparences des femmes étrangères, des
jeunes imberbes et autres. Ils l’aiment en croyant que cela fait partie de la beauté qu’Allah aime. Ils
confondent l’amour naturel illicite et l’amour religieux, se rapprochant d’Allah par ce qu’Il a interdit.
{Lorsqu’ils font une turpitude, ils disent : « Nous avons trouvé nos pères sur cela et Allah nous l’a
ordonné. » Dis : « Allah n’ordonne pas la turpitude. »} [Al-A’raf, 28]
Les autres disent : « Il est affirmé dans l’Authentique de Mouslim, d’après Abou Houreyra, que le
Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Allah ne regarde pas vos apparences et vos biens
mais regarde vos cœurs et vos actes.[46] » Allah a dit sur les hypocrites : {Lorsque tu les vois, leurs
corps te plaisent.} [Al-Mounafiqoun, 4] Il a dit -ta’ala- : {Combien avons-nous détruit avant eux de
générations ? Ils avaient de meilleurs biens et de meilleures apparences.} [Mariam, 74] Les biens
concernent les vêtements et ce qui y est proche. L’apparence est l’aspect. Il a donc informé qu’Il a
détruit avant eux des gens ayant une plus belle apparence et de meilleurs biens et argents, pour
montrer que cela n’est pas utile auprès de Lui et qu’Il n’y prête pas attention. Le Prophète -salla
Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « L’arabe n’a pas de mérite sur le non-arabe, ni le non-arabe sur
l’arabe, ni le blanc sur le noir, ni le noir sur le blanc, sauf par la piété.[47] » Dans les Sounans il est
rapporté qu’il a dit : « L’aspect miséreux fait partie de la foi.[48] » Il nous a également interdit de
porter la soie et l’or, les récipients d’or et d’argent, ce qui fait partie des plus belles choses de la vie
d’ici-bas. Allah a interdit la vantardise et l’orgueil et le vêtement contenant de la vantardise et de
l’orgueil, comme l’allongement du vêtement, au point qu’il est affirmé dans le hadith authentique qu’il
a dit : « Celui qui fait trainer son pagne par orgueil, Allah ne le regarde pas le Jour de la
résurrection.[49] » Également, dans le hadith authentique rapporté par Abou Houreyra, le Messager
d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Le Jour de la résurrection, Allah ne regarde pas celui
qui fait trainer son pagne par orgueil.[50] » Dans le hadith authentique rapporté par Ibn ‘Omar, le
Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Alors qu’un homme faisait trainer son vêtement par
orgueil, il fut englouti. Il tremble dans la terre jusqu’au jour de la résurrection.[51] »
Allah -ta’ala- a dit : {Ô fils d’Adam, nous avons fait descendre sur vous un vêtement couvrant vos
parties et un embellissement. Le vêtement de la piété est meilleur. Cela fait partie des signes
d’Allah.} [Al-A’raf, 26] Il a donc informé que le vêtement de la piété est meilleur que cela. Il -
ta’ala- a dit : {Ou ce qui grandit dans la parure et n’est pas clair dans la dispute ?} [Al-Zukhruf, 18]
Allah -ta’ala- a dit sur Qaroun : {Il sorti vers son peuple dans son apparat.} [Al-Qasas, 79] Ils
dirent : « Avec des vêtements pourpres. » C’est pourquoi il est affirmé d’après ‘Abdallah bn ‘Amr
que le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- dit lorsqu’il le vit portant deux vêtements
teintés de carthame[52] : « Cela fait partie des vêtements des mécréants, ne les porte donc pas. » Je
dis : « Je les lave. » Il dit : « Brule-les.[53] »
C’est pourquoi les savants ont jugé détestable le rouge vif, tout comme la selle de soie rouge est
interdite. ‘Omar bn Al-Khattab a dit : « Laissez aux femmes ces choses brillantes. » Beaucoup de
paroles ont été rapportées dans ce sens. Il -ta’ala- a dit : {Dis aux croyants de baisser leurs regards
et de préserver leurs sexes} jusqu’à sa parole {repentez vous tous à Allah, ô croyants, afin que vous
réussissiez.} [Al-Nour, 30-31] Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit dans le hadith
authentique d’après Abou Houreyra : « Les deux yeux forniquent et leur fornication est le regard.[54] »
Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit dans le hadith authentique, d’après Jarir bn
‘Abdallah : « J’ai questionné le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- sur le regard furtif.
Il dit : « Détourne ton regard.[55] » Dans les Sounans, il a dit à ‘Ali : « Ô ‘Ali, ne fait pas suivre le
regard par un regard, car tu as le premier mais tu n’as pas le dernier.[56] » Il -ta’ala- a dit : {N’étend
pas ton regard vers ce par quoi Nous avons fait profiter à des catégories d’entre eux l’embellissement
de la vie d’ici-bas pour les y tenter. La subsistance de ton Seigneur est meilleure et plus durable.}
[Taha, 131] Il a dit : {N’étend pas ton regard vers ce par quoi Nous avons fait profiter à des
catégories d’entre eux. Ne t’attriste pas pour eux et rabaisse ton aile pour les croyants.} [Al-Hijr, 88]
Il a dit : {L’amour des désirs des femmes a été embelli aux gens} jusqu’à Sa Parole : {Dis : « Vous
informerai-je de quelque chose de meilleur que cela ? Il y aura pour eux qui ont cru, auprès de leur
Seigneur, des jardins sous lesquels coulent des fleuves.} [Âl ‘Imran, 14-15] Allah -ta’ala- a dit,
malgré son blâme de cette bassesse : {Dis : « Qui a interdit la parure d’Allah qu’Il a fait sortir pour
Ses serviteurs et les bonnes choses de la subsistance ? » Dis : « C’est pour ceux qui ont cru dans la
vie d’ici-bas et uniquement pour eux dans l’au-delà. »} [Al-A’raf, 32]
Nous disons donc : sache que la déclaration par le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- de
l’amour et de la détestation de sortes de choses, d’attributs et d’actes est semblable à son ordonnance
et à son interdiction des actes. En effet, l’amour et la haine sont le fondement de l’ordre et de
l’interdiction. Ceci est l’équivalent de la récompense promise pour les bonnes actions et de la
punition menaçant les auteurs des mauvaises actions. Son ordre et son interdiction, sa promesse et sa
menace, son amour et sa haine, sa récompense et sa punition sont donc tous de même sorte. Les textes
prophétiques sont absolus et généraux des deux côtés. Certaines personnes et certains actes
s’opposent, placés dans les textes de l’éloge et du blâme, de l’amour et de la haine, de l’ordre et de
l’interdiction, de la promesse et de la menace. Nous avons exposé ce qui se rapporte à cette règle à
plusieurs endroits, en raison de son rapport avec les fondements et les branches de la religion.
Parmi les plus grandes questions dépendant de cela, il y a la question des noms et des jugements
concernant les pécheurs des gens du culte[57] : la récompense et la punition peuvent-elles se
rassembler chez eux, comme le disent les gens de la Sounna et du groupe ? ou non, comme le dit la
majorité des kharijites et des mou’tazilites ? Est-ce qu’une même chose peut être aimée d’un côté et
détestée d’un autre, louée d’un côté et blâmée d’un autre ? Est-ce qu’une même action peut être
ordonnée d’un côté et interdite d’un autre ?
Les gens de science, parmi les légistes, les dialecticiens et autres, ont différé là dessus. L’opposition
entre les textes a seulement lieu à cause de l’opposition des attributs de cette personne, entrainants à
la fois la louange et le blâme. C’est pourquoi cette sorte de sujets entraine la mécréance et le trouble.
En effet, la première question à avoir divisé la communauté est la question du pécheur musulman. Les
kharijites l’ont inclut dans les textes de la menace, de l’éternité en enfer et l’ont jugé mécréant. Les
mou’tazilites se sont accordés avec eux pour l’inclure dans les textes de la menace et de l’éternité en
enfer, mais ne l’ont pas jugés mécréant. Si une chose est purement bonne, elle n’entrainerait pas de
division. Si elle est purement mauvaise, cela n’aurait échappé à personne. Cependant, la réunion de
ces deux choses chez le pécheur musulman a entrainé la discorde.
De même, la question du destin fait partie des conséquences de ce fondement, car les actes interdits
par Allah et ayant lieu se réunissent avec le fait qu’Il les a voulu car ils existent. Cependant, Il ne les
aime pas, ni ne les agrée, mais les détestent car ils font partis des interdits.
Des groupes de dialecticiens ont dit : « La volonté, l’amour et l’agrément sont la même chose ou sont
interdépendants. » Puis les qadarites dirent : « Allah n’aime pas et n’agrée pas ces actes mais ne les
a pas empêchés. » Ils ont donc affirmé l’existence de choses en dehors de la Volonté d’Allah. C’est
pourquoi, lorsque Ghilan le qadarite dit à Rabi’a bn ‘Abderrahman : « Ô Rabi’a, je te demande par
Allah, Allah aime-t-il être désobéi ? » Rabi’a lui dit : « Tu crois qu’Allah est désobéi contre son
gré ? » C’est comme s’il l’avait réduit au silence et lui disait : « Tu L’as exempté d’aimer le
désobéissant et Lui a ainsi retiré la Volonté et la Capacité. Tu L’as rendu opprimé et contraint. »
Un opposant des qadarites dit : « Plutôt, Il aime et agrée tout ce qu’Il a voulu. » Cela implique que la
mécréance, la perversion et la désobéissance sont aimées et agréées par Allah. Ils dirent
également : « Il ordonne ce qu’Il ne veut pas et ne veut pas tous les actes pieux qu’Il ordonne. » Ils
ont peut-être dit : « Il aime et agrée seulement ce qui existe, mais Il ordonne et demande. »
Il leur fut dit : « Est-il possible de demander, vouloir et appeler sans volonté, amour et agrément ?
C’est un rassemblement entre deux contraires. » Cela les rendit perplexes.
Ceux-là ont enlevé au Seigneur Sa création, Sa Capacité et Sa Volonté. Ceux-ci Lui ont enlevé Son
Amour, Son Agrément, Sa Volonté religieuse et ce que cela entraine comme ordre et interdiction. Tout
comme les premiers n’ont pas affirmé que la même personne peut-être récompensée et punie mais
plutôt qu’elle est soit récompensée, soit punie, les seconds n’ont pas exprimé que la même action
peut être voulue d’un côté et pas d’un autre, voulue mais pas aimée. Plutôt, selon eux, elle est soit
voulue et aimée, soit ni voulue, ni aimée. Ils n’ont fait de la volonté qu’un genre unique. La réalité est
que la chose voulue peut être ni aimée ni agrée, voulue d’un côté et pas d’un autre, et la chose aimée
et agréée peut ne pas être voulue.
La volonté est de deux sortes :
une volonté religieuse, rapprochée de l’ordre et l’interdiction, de l’amour et la haine, de
l’agrément et la colère
une volonté universelle, rapprochée du décret et du destin, de la création et de la capacité.
Tout comme ils ont divergé sur les Attributs du Créateur, ils ont divergé sur les attributs de la
créature. Ceux-là lui ont affirmé seulement une volonté unique précédant l’action. Ceux-ci lui ont
affirmé seulement une capacité unique au moment de l’action. Ceux-là ont nié la Capacité universelle
par laquelle l’acte a lieu. Ceux-ci ont nié la Capacité religieuse par laquelle Allah ordonne et interdit
à Son serviteur.
Ceci fait partie des fondements de leur division sur la question de l’imposition de ce qui n’est pas
supportable. Ils se sont divisés en qadarites zoroastriens, affirmant l’ordre et l’interdiction et niant le
décret et le destin, en qadarites polythéistes, pires qu’eux, affirmant le décret et le destin et démentant
l’ordre et l’interdiction, ou une partie de cela, et en qadarites iblissiens, affirmant les deux choses
mais croyant cela contraire à la vérité et la sagesse.
Ceci est la situation de la plupart des affaires où les causes s’opposent aux preuves. Tu trouve un
groupe affirmant ceci sans cela, un groupe le contraire et un groupe croyant aux deux choses en les
croyants contradictoires. Ils devinrent ainsi confus, détournés de la croyance aux deux ou
contradictoires, avec ceci par moment et avec cela par moment.
Tu trouve cela dans les sujets de dialectique et de croyances, les sujets de la volonté et des
adorations, comme le sujet de l’écoute auditive, le sujet de la parole, le sujet des Attributs, de la
Parole d’Allah et d’autres questions.
Le fondement de la parole dans cela est que soit les deux choses s’opposent, donc l’une prépondère
forcément, soit elles sont égales. On juge donc entre elles en fonction de la prépondérance et de
l’égalité. Chacune des deux actions ou chacun des deux agissant se distinguent par des attributs. Celui
qui prépondère est donc le prépondérant et s’ils sont égaux, on les égalise dans le mérite et le degré.
Il en est de même pour les causes des intérêts, des méfaits et pour les preuves. Chaque preuve doit
recevoir son dû. En même temps, selon la majorité des savants, il n’est pas permis que les preuves
soient égales, mais elles sont égales dans le regard de celui qui les observe. Quelqu’un doté de
raison ne peut pas dire que la même chose du même côté est affirmée et niée.
Le fondement de tout cela est la justice par l’égalisation entre les semblables. Allah -ta’ala- dit :
{Nous avons envoyé Nos envoyés avec les preuves et avons fait descendre avec eux le Livre et la
Balance pour que les gens établissent la justice.} [Al-Hadid, 25] Nous avons exposé ce qui se
rapporte à cela et expliqué à plusieurs endroits que la justice est l’union de la religion, de la vérité et
de tout le bien.
La vraie justice peut être impossible à connaitre ou à appliquer, mais la similitude de tous les côtés
n’est pas possible ou elle n’est pas connue. Ce qui ressemble et se rapproche le plus de la justice est
alors obligatoire dans cette situation. C’est la meilleure voie.
Il -subhanahu- a dit : {Remplissez totalement le poids et la balance avec justice. Nous n’imposons à
un être seulement ce qu’il peut supporter.} [Al-An’am, 152]
D’après cela, la vérité existante est fixe, opposée à la fausseté niée, et la vérité visée est ordonnée et
aimée, opposée aux choses interdites et haïes.
Il y a trois catégories de vérité visée :
Soit une affaire où l’intérêt aimé est prédominant. Cela est ordonné.
Soit une affaire où le méfait détesté prépondère. Cela est interdit.
Soit une affaire où les deux sont égaux. Cela n’est ni ordonné, ni interdit. Ni l’amour, ni la
haine ne prépondèrent. C’est plutôt permis.
Au delà de ça, même si cela existe, les gens diffèrent sur son existence. Il fut dit : « Cela existe. » Il
fut dit : « C’est une action estimée inexistante, car il y a forcément prépondérance, » comme il fut dit
sur l’égalité des preuves
D’après cela, le côté de l’amour a le dessus pour la chose ordonnée où l’intérêt prépondère, même si
celle contenant un méfait est détestée, mais voulue. Elle est voulue et détestée et la chose où le côté
de l’intérêt prépondère est aimée…
Au final, la chose voulue d’une volonté déterminée est soit une action, soit un délaissement. La
première est ce qui est ordonné et la deuxième est ce qui est interdit. Cependant, il se peut que la
conséquence de l’action contienne une chose détestée possible et que la chose délaissée par le
délaissement contienne une chose aimée refusée. C’est une règle utile.
Cela concerne l’action seule. Quant à l’agissant seul, faisant à la fois une bonne et une mauvaise
action, la distinction entre elles est possible, mais il fait les deux ensemble ou délaisse les deux
ensemble, car son amour de l’une implique son amour de l’autre et sa haine de l’une implique sa
haine de l’autre. Dès lors, dans les deux actions, seule la bonté lui est ordonnée et seul faire le mal
lui est interdit. S’il s’attache à délaisser la bonne action, il ne doit pas être ordonné d’accomplir une
bonne action moindre, car c’est comme lui ordonner une mauvaise action. Il ne doit pas être interdit
d’effectuer la moindre mauvaise action, car c’est comme lui interdire la bonne action prépondérante.
De même, la personne qui aide doit aider à effectuer la bonne action prépondérante et à délaisser la
pire mauvaise action.
Ceci est un grand fondement dans lequel rentrent de grandes choses, comme l’obéissance des
gouverneurs injustes, le délaissement de la révolte contre eux et d’autres questions religieuses. Il en
est de même pour le jugement du groupe dont les actes contiennent des bonnes et des mauvaises
actions, semblable à l’agissant seul, selon ce que nous avons cité sur l’action seule et l’agissant seul.
Beaucoup de choses apparaissent : soit la vérité est présente, soit la chose est en elle-même affirmée
et niée. Cependant, l’opposition est souvent entre une affirmation générale et une négation générale.
La vérité est alors dans le détail, qui est l’affirmation d’une partie de cette généralité et la négation
de l’autre. C’est le cas dans la majorité des grands sujets où les partis de la dialectique, de la
philosophie et leurs semblables diffèrent.
Si la preuve est connue, elle est totalement vraie. Cependant, on croit souvent que la chose est connue
alors qu’elle n’est pas connue. Donc si quelqu’un suppose une contradiction entre les preuves, il s’est
trompé dans cela. L’une des deux a plutôt une implication. La preuve est soit inconnue, totalement ou
en partie, soit vraie et sans opposition. Même si quelqu’un suppose leur opposition, la vérité présente
n’annule pas la vérité présente. Les deux sont plutôt présentes, contrairement à la vérité visée, car il
se peut que l’on vise deux choses opposées, si les deux contiennent des intérêts recherchés, mais
deux choses contradictoires n’existent pas. Si la preuve a le dessus sur la supposition, on en tire une
croyance. Si ces preuves s’opposent, on fait prépondérer celle qui prépondère et égalise celles qui se
valent.
Une fois ceci établi, la parole du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Allah et beau et aime la
beauté » est comme sa parole à celui à qui il apprit l’invocation : « Ô Allah, Tu es pardonneur, Tu
aime le pardon, alors pardonne moi[58], » Sa Parole : {Allah aime les repentants et Il aime les
purifiés} [Al-Baqara, 222] et « Allah est propre et aime la propreté. »
S’Il -subhanahu- aime le pardon, cela n’entraine pas qu’il n’y ait pas d’opposition prépondérante à
cet amour du pardon dans certaines sortes de pardon. Sinon, Il devrait pardonner pour tout les
interdits et ne pas punir les polythéistes et les débauches, ni ici-bas, ni dans l’au-delà. Cela est
contraire à la réalité. Cela aurait entrainé qu’Il rende préférable notre pardon envers tout mécréant et
débauché. Nous ne punirions donc personne pour quoi que ce soit. Cela est contraire à ce qui nous a
été ordonné, ce qui contient notre bien et ce qui nous est utile ici-bas et dans l’au-delà.
De même, l’amour des purifiés et l’amour de la propreté n’empêche pas la présence d’une opposition
prépondérante à cela, comme le fait que la purification soit avec de l’eau dont on a besoin pour
étancher la soif. Son amour pour l’abreuvement de l’assoiffé prépondère donc sur Son amour pour la
purification et la propreté.
Il en est de même pour l’ensemble des oppositions entre les obligations et les surérogations. Elles
sont toutes aimées par Allah, mais lors de l’opposition, on privilégie celle qui est la plus aimée par
Allah. Se rapprocher de Lui par les obligations Lui est plus aimé que se rapprocher de Lui par les
actes surérogatoires et certaines obligations et surérogations Lui sont plus aimées que d’autres.
Il en est de même pour l’opposition entre l’ordonné et l’interdit. Il se peut que ce qu’Il aime s’oppose
à ce qu’Il haït. On privilégie alors le plus grand dans cela. Si Son amour de ceci est plus grand que
Sa haine de cela, on le privilégie. Si Sa haine de cela est plus grande que Son amour de cela, on la
privilégie.
Comme Il -ta’ala- a dit : {Ils t’interrogent sur le vin et le pari. Dis : « Ils contiennent un grand péché
et des bénéfices pour les gens. Leur péché est plus grand que leur bénéfice. »} [Al-Baqara, 219] La
Législation s’est fixée sur la prépondérance du meilleur des deux biens, le repoussement du pire des
deux maux et la prépondérance du prépondérant dans le bien et le mal réunis.
Allah -subhanahu- aime les attributs de perfection, comme la science, l’aptitude, la miséricorde etc.
Dans l’Authentique de Mouslim, d’après Abou Houreyra, le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam-
a dit : « Le croyant fort est meilleur et plus aimé par Allah que le croyant faible et les deux
contiennent du bien.[59] » Dans l’Authentique, il est également rapporté qu’il a dit : « Allah ne fait pas
miséricorde à celui qui ne fait pas miséricorde aux gens.[60] » Il a également dit dans
l’Authentique : « Allah fait seulement miséricorde aux miséricordieux parmi Ses serviteurs.[61] »
Dans le hadith authentique des Sounans : « Le Tout-Miséricordieux fait miséricorde aux
miséricordieux. Faite miséricorde à ceux qui sont sur terre, Celui qui est au ciel vous fera
miséricorde.[62] »
Malgré cela, Il -ta’ala- a dit sur la peine du fornicateur et de la fornicatrice : {Que la pitié pour eux
ne vous prenne pas en la religion d’Allah, si vous croyez à Allah et au Jour dernier.} [Al-Nour, 2] Il -
ta’ala- a dit : {Ô Prophète, lutte contre les mécréants, les hypocrites et soit dur envers eux.} [Al-
Tawba, 73]
En réalité, cela fait partie de la miséricorde d’Allah pour Ses serviteurs. En effet, Allah n’a envoyé
Mohamed que comme miséricorde pour les mondes. Il est -subhanahu- plus miséricordieux pour Ses
serviteurs que la mère ne l’est envers son enfant. Cependant, il se peut que la miséricorde recherchée
ne se produise qu’avec une sorte de douleur et de dureté touchant certaines personnes, comme il est
cité dans la parole rapportée, lorsqu’ils dirent au malade : « Ô Allah, fait lui miséricorde, » Allah
dit : « Comment lui ferais-Je miséricorde d’une chose par laquelle Je lui fais miséricorde ? »
De même, le fait qu’une action soit permise est une caractéristique impliquant l’amour d’Allah pour
elle. Si elle s’oppose avec ce qu’Allah aime plus qu’elle, ou contient ce qu’Allah déteste plus que
son amour de cette permission, la chose prépondérante a le dessus.
Le fait qu’une chose soit belle implique qu’Allah l’aime. Il -subhanahu- a parfait toutes les choses de
Sa création car toute chose existante contient nécessairement une sorte de sagesse pour laquelle Allah
l’a créé. De ce côté, elle est belle et aimée, même si d’un autre côté, cela implique une chose
qu’Allah aime et agrée plus que Sa détestation pour cette chose.
Cela est présent en nous. Une personne peut faire une action comme boire un médicament détestable.
Il le déteste plus qu’il ne aime, mais le veut et le désire car il contient une chose dont l’amour est
plus fort que sa détestation du médicament. Il l’a voulu d’une volonté déterminée rapprochée de la
capacité, faisant ce qu’il hait plus qu’il aime, car il est obligé de repousser ce qu’il déteste plus et de
réaliser ce qu’il aime plus qu’il ne déteste. C’est pourquoi la détestation du malade pour la maladie
et son amour de la santé sont supérieures à sa détestation du médicament.
Il créa donc et voulu l’existence des choses que nous détestons, comme les diables et les mécréants,
et des actes que nous détestons, comme la mécréance, le péché et la désobéissance, car cela entraine
une sagesse qu’Il aime et repousse ce qu’Il déteste plus. Il les a donc voulues tout en les détestant et
les haïssant, comme nous l’avons expliqué à d’autres endroits.
Quant à la beauté spécifique, Il -subhanahu- est Beau et aime la beauté. La beauté du comportement,
comme la science, la foi et la piété, est plus grande que la beauté de la création, qui est l’image
apparente.
De même, le vêtement de la piété est plus grand et plus parfait que la beauté des vêtements apparents.
Il aime la beauté contenue dans le vêtement de la piété plus qu’Il n’aime la beauté dans le vêtement
d’apparat. Il aime la beauté du comportement plus qu’Il n’aime la beauté de la création, comme il est
affirmé dans le hadith authentique sa parole : « Le croyant le plus parfait est celui au meilleur
comportement[63]. » Dans l’Authentique de Mouslim, d’après Al-Nawwas bn Sam’an : « J’ai
questionné au Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- sur la bonté et le péché. Il dit : « La
bonté est le bon comportement et le péché est ce qui s’enracine dans ta poitrine et que tu déteste que
les gens sachent[64]. »
Dans les Sounans, il a dit : « Ce qui pèse le plus dans la balance est le bon comportement[65]. »
Il est rapporté qu’il a dit à Oum Salama : « Ô Oum Salama, le bon comportement est parti avec le
bien de la vie d’ici-bas et de l’au-delà[66]. »
Il est connu que les croyants sont ceux qu’Il préfère de Sa création. Si celui ayant la foi la plus
parfaite est celui ayant le meilleur comportement, la personne dotée du meilleur comportement est
donc la plus aimée. Le comportement est la religion, comme Allah -ta’ala- a dit : {Tu as un
comportement éminent.} [Al-Qalam, 4] Ibn ‘Abbas a dit : « Une religion éminente. » Cela a été
expliqué ainsi par Sofiane bn ‘Uyayna, Ahmed bn Hanbal et d’autres, comme nous l’avons exposé à
d’autres endroits.
Il -subhanahu- déteste les turpitudes. Il ne les aime pas et ne les ordonne pas, comme Il -ta’ala- a dit :
{Allah n’ordonne pas la turpitude.} [Al-A’raf, 28]
Si la beauté contient l’absence de ce qu’Il aime plus ou l’existence de ce qu’Il déteste plus, cela
implique la perte de ce qui est aimé dans la beauté. Donc, si la beauté des vêtements contient de
l’orgueil, de la vanité et de la vantardise, Il n’aime pas tout orgueilleux vaniteux. Il -ta’ala- a dit :
{Ceux qui lorsqu’ils dépensent ne dilapident pas, ni ne sont avares.} [Al-Furqan, 67] Plutôt, Il
déteste l’orgueilleux, fier, vaniteux et le dilapideur. Il a dit : {Les dilapideurs sont parmi les gens de
l’enfer.} [Ghafir, 43] C’est pourquoi il a dit -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Le Jour de la
résurrection, Allah ne regardera pas celui qui a fait trainer son pagne par orgueil et par vanité[67]. »
En effet, Il le déteste et ne le regarde pas, même s’il contient de la beauté, car il est tombé du côté de
l’orgueil et de la vanité qu’Allah déteste.
De même, la soie contient de la dilapidation, de la vanité et de l’orgueil qu’Allah déteste, et annule la
piété qu’Allah aime, comme il est affirmé dans les deux Authentiques, il retira un vêtement de soie et
dit : « Cela ne convient pas aux pieux[68]. »
Il en est de même pour tout ce qu’Allah a interdit, déteste et contient de la beauté, car cela contient
une chose détestable plus grande que ce qu’Il y aime et fait perdre ce qu’Il aime plus que cela.
Il en est de même pour les belles apparences des hommes et des femmes. L’un d’entre eux peut avoir
un comportement mauvais, en étant débauché ou mécréant, affiché ou hypocrite, et la détestation ou la
méprise de son comportement et de sa religion peut avoir le dessus sur ce qu’il a comme beauté.
Comme Il -ta’ala- a dit sur les hypocrites : {Lorsque tu les vois, leurs corps te plaisent.} [Al-
Mounafiqoun, 4]
Il a dit : {Parmi les gens, la parole de certains sur la vie d’ici-bas te plait.} [Al-Baqara, 203] Seule
l’apparence visible et les paroles audibles de ceux-là te plaisent, car elles sont étonnantes. Mais les
réalités de leurs comportements les dominent et contiennent les choses les plus détestables et
méprisables, donc la belle apparence et la belle parole ne leurs sont pas utiles.
Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Allah ne regarde ni vos apparences, ni vos
biens, mais Il regarde vos cœurs et vos actes. »
Il en est de même pour la femme et l’enfant. S’ils sont débauchés, cela leur fait perdre le bon
comportement et la piété qu’Allah préfère à que leur beauté. Cela entraine la détestation, le mépris et
la colère d’Allah envers la turpitude, celui qui la commet et celui qui se comporte mal. Cela est
beaucoup plus grand que leur beauté apparente qui entraine l’amour.
Il en est de même pour la force, même si elle fait partie des attributs de perfection qu’Allah aime. Si
elle aide à la mécréance et à la débauche dont la détestation, le mépris d’Allah pour cela, la perte de
la foi et de l’action pieuse aimée par Lui que cela entraine sont beaucoup plus grands que le côté
aimé de la force, le côté de la détestation prépondère en fonction de cela.
Si la force est dans la foi, comme a dit le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Le croyant fort
est meilleur et plus aimé par Allah que le croyant faible, » il est connu qu’Allah aime les bonnes
actions, leurs gens et déteste les mauvaises actions et leurs gens. Il aime tout ce qu’Il a ordonné, que
cela soit obligatoire ou surérogatoire, et tout les attributs qu’Il loue et éloge, comme la science, la
foi, la véracité, la justice, la piété, la bonté et autres. Il aime les justes, Il aime les repentants, Il aime
les purifiés, Il aime les généreux et ceux qui combattent dans Sa voie en rang comme s’ils étaient un
bâtiment renforcé. Il déteste la mécréance et ses sortes, l’injustice, le mensonge et les turpitudes
apparentes et cachés. Personne n’est plus jaloux que Lui et Il déteste tout ce qu’Il a interdit.
Si des choses détestables, comme les turpitudes, le mensonge, l’injustice, ou autres, sont avec la
beauté -ou autre chose en partie aimée- c’est comme il fut dit sur Sa Parole : {Dis : « Mon Seigneur
n’a interdit que les turpitudes apparentes et cachés, le péché, la transgression sans droit, que vous
associez à Allah ce sur quoi Il n’a pas fait descendre de preuve et que vous disiez sur Allah ce que
vous ne savez pas.} [Al-A’raf, 33] Cela dépasse de loin la beauté aimée par Allah et entraine la
haine et la détestation d’Allah beaucoup plus que Son amour de la beauté. Cela entraine l’interdiction
de ce qu’entrainent ces nombreuses mauvaises actions et dépasse la meilleure beauté, qui est la
perfection et l’excellence du comportement, et les bonnes actions impliquées par cela. Ces choses
détestées et le délaissement des choses aimées contenues dans cela prépondère sur l’amour de la
beauté.
D’après cela, si l’amour d’une personne pour une belle chose, comme une apparence, la regarder et
ce que cela inclus comme force et surplus d’amour appelé ‘ishq, est vide de méfait prépondérant,
cela est bien. Par exemple, quelqu’un aime sa femme, son esclave ou ce qui ne contient pas de
trouble, d’un amour modéré, comme son amour de la beauté des montures, des vêtements, de son fils,
son père, sa mère et ce qui y ressemble dans l’amour des liens familiaux, comme sorte de beauté,
d’un amour modéré.
Par contre, s’il aime les femmes étrangères, les jeunes imberbes ou autres, c’est un amour contenant
de l’animalité et non un simple amour de la beauté. Allah déteste et haï l’amour animal. Ses
conséquences sont interdites, que cet amour inclut l’acte de grande turpitude ou soit par le plaisir du
regard, de l’écoute ou autres.
En effet, la délectation précède l’accouplement. Si l’accouplement est licite, ses prémices sont licites
et s’il est illicite, ses prémices sont illicites, même si cela inclus un rejet de la beauté, comme cela
inclus un rejet de plaisir de l’accouplement illicite, car cela contient ce qu’Allah déteste et haï plus
que la simple beauté incluant l’amour. Cela inclus de perdre ce qu’Allah aime beaucoup plus que le
contenu du simple amour de la beauté, comme la piété, la chasteté et l’orientation de la personne vers
les intérêts de la religion et de la vie d’ici-bas. C’est pourquoi cela est blâmé et interdit, au point que
le Législateur a rendu illicite de regarder cela avec et sans plaisir et désir, si la personne craint le
trouble. On craint le trouble lors du regard de la belle étrangère et du beau jeune imberbe dans une
des deux paroles des savants, authentifiée par beaucoup de chafi’ites, de hanbalites et d’autres. Cela
peut diverger en fonction de la divergence des habitudes et des natures.
Quant au regard pour le besoin, sans désir, ni plaisir, c’est permis.
C’est pourquoi, ni Allah, ni Son Messager, ni les gens de science et de foi n’ont ordonné d’aimer les
belles apparences et élogé celui qui les aime. Il en est de même pour les gens de raison de toutes les
nations. Cependant, un groupe de philosophes et de soufis ordonne cela et l’éloge, car cela contient -
comme ils le prétendent- l’amélioration de l’être, son entrainement spirituel, la purification des
comportements et l’acquisition d’attributs loués comme la générosité, le courage, la science,
l’éloquence, la superbe etc. Un groupe de philosophes romains, perses et leurs suiveurs arabes
ordonnent même cela, de même pour un groupe de soufis, au point qu’ils disent : « Il convient au
disciple d’adopter une apparence sur laquelle il va concentrer son cœur, puis il passe d’elle à
Allah. » Ils ont peut-être dit voir Allah dans cette apparence et disent : « Ce sont les manifestations
de la beauté. » Ils donnent à sa parole -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Allah et beau et aime la
beauté » un sens qui n’est pas le sien.
Ceux-là et leurs semblables rentrant dans cela prétendent que leur voie correspond à la voie de la
raison, de la religion et de la moralité, même si des turpitudes y trouvent leur place.
Ils ont une part de Sa Parole -ta’ala- : {Lorsqu’ils font une turpitude, ils disent : « Nous avons trouvé
nos pères sur cela et Allah nous l’a ordonné. » Dis : « Allah n’ordonne pas la turpitude. »} [Al-A’raf,
28]
Mais la turpitude des arabes étant la cause de ce verset était seulement leur circumambulation autour
de la Ka’ba nus, car ils croyaient ne pas pouvoir adorer Allah dans des vêtements dans lesquels ils
Lui avaient désobéi. Ils exemptaient l’adoration d’Allah de toucher leurs vêtements et tombaient ainsi
dans la turpitude, qui est le dévoilement de leurs parties.
Quant à ceux-là, leur affaire est plus claire et plus grande. En effet, les œuvres de ceux-ci étaient tout
au plus la circumambulation des hommes et des femmes, nus et mélangés, au point qu’une femme
d’entre eux disait :
Aujourd’hui, il apparait totalement ou en partie et je ne rends pas licite ce qui apparait de lui
Cette mixité et ce rassemblement était seulement dans une adoration apparente où la grande turpitude
n’avait pas lieu. Par la nudité, ils ne visaient que l’exemption des vêtements des péchés, selon leur
prétention.
Les hommes, femmes et jeunes imberbes se réunissant pour entendre les sifflements,
l’applaudissement et éteignant les lumières au point de ne pas se voir entre eux et de se réunir dans le
chant, la fornication et les mauvaises nourritures, faisant de cela une adoration, sont donc pires que
ceux-ci, car ils ont ouvert les portes de l’enfer.
Comme rapporta Abou Houreyra : « Le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- fut
interrogé sur ce qui fait le plus entrer les gens en enfer. Il dit : « Les deux creux : la bouche et le
sexe[69]. » Al-Tirmidhi a dit : « Hadith bon ou authentique. »
De même, il fut rapporté qu’il a dit : « Ce que je crains le plus pour vous sont les désirs du
fourvoiement dans vos ventres, vos sexes et les troubles qui égarent[70]. »
Dans le hadith authentique, d’après Abou Houreyra, le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- a dit : « Le feu a été caché par les désirs et le paradis a été caché par les choses
détestables[71]. » Dans la version de Mouslim, il y a « entouré » est à la place de « caché. »
Si l’enfer est caché et entouré par les désirs, seuls eux font entrer en enfer. Si le paradis est caché et
entouré par les choses détestables, seules elles font entrer au paradis.
Dans l’Authentique d’Al-Boukhari, d’après Sahl bn Sa’d, le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi
wa sallam- a dit : « Celui qui me garanti ce qui est entre ses joues et ses jambes, je lui garanti le
paradis[72]. »
Ce qui est entre ses joues inclut la parole et la nourriture, comme il est affirmé dans les deux
Authentiques, dans le hadith d’Abou Houreyra et d’Abou Choureyh Al-Khuza’i, le Messager d’Allah
-salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, qu’il dise du bien
ou se taise. »
Le Messager d’Allah a donc exposé qu’il garanti le paradis à celui qui lui garanti ces deux choses.
Cela entraine le fait que ces deux choses font entrer en enfer. C’est pourquoi Allah rendit illicite les
turpitudes apparentes et cachées tout comme Il rendit illicite, la diffamation des honneurs et mit pour
l’accusation de la turpitude une punition mesurée, qui est la peine de l’accusateur, 80 coups de fouets.
Il exposa -salla Allah ‘alaihi wa sallam- que la fornication fait partie des grands péchés et
qu’accuser les femmes mariées et inattentives fait partie des grands péchés. C’est une sorte de grands
péchés si l’accusateur n’apporte pas quatre témoins, même si cela s’est réellement produit, car il a
montré ce qu’Allah a rendu obligatoire de cacher.
Comme Il a dit -ta’ala : {Ceux qui aiment que la turpitude se répande parmi ceux qui ont cru ont un
châtiment douloureux dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà.} [Al-Nour, 19]
Dans le hadith des deux Authentiques, le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Toute ma
communauté est pardonnée, sauf ceux qui pèchent ouvertement. Parmi le fait de pécher ouvertement il
y a le fait que l’homme fasse quelque chose la nuit puis dise le matin, alors qu’Allah l’a caché : « Ô
untel, j’aie fait ceci et cela hier. » Allah l’a caché quand il s’est couché et Allah l’a dévoilé quant il
s’est levé. »
Il dit : « Celui qui est éprouvé par quelque chose de cette saleté, qu’il se cache par la dissimulation
d’Allah, car nous établissons le Livre d’Allah sur celui qui nous montre son vrai visage[73]. »
Dans les deux Authentiques, d’après Safwan bn Mahrez, un homme demanda à Ibn ‘Omar ce qu’il
entendit le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- dire sur la conversation secrète. Il dit : « L’un de
vous se rapproche de son Seigneur au point qu’Il le dissimule. Il dit : « Tu as fait ceci et cela ? » Il
dit : « Oui. » Il dit : « Tu as fait ceci et cela ? » Il dit : « Oui. » Il l’approuve. Puis, Il dit : « Je te l’ai
caché dans la vie d’ici-bas et Je te le pardonne aujourd’hui. » C’est pourquoi, beaucoup de gens
tombent dans ces deux péchés.
Certaines personnes sont éprouvées par la turpitude, même s’ils s’abstiennent d’en parler et certaine
personnes sont éprouvées par la parole et l’agression des autres par la langue, même s’ils sont
chastes vis-à-vis de la turpitude.
Dans la parole interdite il y a aussi le fait de parler de religion par les innovations et les égarements.
Cela inclus également le désir de nourriture et ce qu’il y a entre les deux jambes contient le plus fort
des désirs. Ceci est le fait de profiter de sa part dans la vie d’ici-bas. Allah -ta’ala- a rassemblé ces
deux là dans Sa Parole : {Ils ont profité de leur part et vous avez profité de votre part comme ceux
d’avant vous profitèrent de leur part. Vous avez parlé comme ils ont parlé.} [Al-Tawba, 69] Le
premier inclus les ambiguïtés et le deuxième les désirs. Le premier contient la corruption de la
religion et le deuxième contient la débauche de la vie d’ici-bas.
Les Salafs mettaient en garde contre ces deux sortes : l’innovateur dans sa religion et le débauché
dans sa vie d’ici-bas. Ces deux sortes, même si ce n’est pas de la mécréance pure, font partie des
péchés et des mauvaises actions qui ont lieu chez les gens de la qibla.
Même si le genre des innovations est mauvais, la débauche est aussi mauvaise d’un autre côté. En
effet, le débauché croyant considère la débauche comme mauvaise d’un autre côté. Elle est purement
illicite et il rapproche cela de sa croyance en son illicéité. C’est une bonne action dans le fondement
de la croyance. Quant à l’innovateur, son innovation rassemble nécessairement du vrai et du faux,
mais il croit que son faux est vrai. Il contient donc du bien qui n’est pas dans la débauche et du mal
qui n’est pas dans la débauche, et inversement.
Donc, celui qui s’est débarrassé des désirs interdits et des désirs innovés mérite le paradis. Il y a
trois choses : la parole interdite, la nourriture interdite et la relation interdite. Si ces trois grands
péchés sont rendus licites, c’est une chose. Qu’en est-il de les considérer comme une obéissance à
Allah, un rapprochement de Lui, une raison et une religion ?
Ceux-là méritent le même châtiment que leurs semblables parmi les nations. Comme il est affirmé
dans le hadith authentique, il y aura dans cette nation des gens métamorphosés en singes et en porc. Il
est rapporté qu’il y aura un engloutissement, un jet[74] et une métamorphose.
Certains Salafs ont dit sur Sa Parole -ta’ala- : {Elle n’est pas loin des injustes} [Houd, 83] : « C’est-
à-dire des injustes de cette communauté. » Il y a trop de hadiths pour être cités ici, et dans la plupart
d’entre eux, il est cité qu’ils rendent licites leurs péchés.
Le fondement de l’égarement et du fourvoiement de ceux qui rendent bien, louent et ordonnent
d’aimer les apparences, même s’ils conditionnent cela par la chasteté, est que l’amour est la base de
tout mouvement dans le monde. Donc, si l’être n’a pas de mouvement, ni de forte détermination et de
volonté produisant un amour fort, ces interdits deviennent les fondements du mal. Lorsqu’ils
apparaissent, l’Heure a lieu, comme dans les deux Authentiques, d’après Anas : « Je vais vous dire
un hadith que personne ne vous dira après moi. Je l’ai entendu du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa
sallam-. J’ai entendu le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- dire : « Parmi les signes de
l’Heure : la disparition de la science, l’apparition de l’ignorance, l’absorption du vin, l’apparition de
la fornication, la rareté des hommes et l’augmentation du nombre de femme, au point qu’il y aura un
seul responsable pour 50 femmes. »
Parmi l’apparition de l’ignorance, il y a l’apparition du fait de parler de religion sans science. C’est
la parole sans preuve d’Allah et la preuve d’Allah est son Livre. Parmi l’apparition de la fornication,
il y a l’apparition de la sodomie -même si elle a un nom spécifique- car c’est la pire des sortes de
fornication. En effet, l’apparition des désirs du fourvoiement -le ventre et le sexe- est ce qui fait le
plus entrer les gens en enfer, comme il fut rapporté du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- dans
les deux Authentiques, d’après Abou Houreyra le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit :
« Le fornicateur n’est pas croyant lorsqu’il fornique, le voleur n’est pas croyant lorsqu’il vole, le
buveur de vin n’est pas croyant lorsqu’il boit et le repentir est exposé après cela. »
Le plus grand objectif du vol des biens est le fait de manger. C’est pourquoi il est appelé par le fait
de manger, comme dans Sa Parole : {Ne mangez pas vos bien entre vous par le faux.} [Al-Baqara,
188] Les légistes établissent les chapitres des peines sur ces trois là : le chapitre de la peine de la
fornication, le chapitre de la peine du vol et le chapitre de la peine de l’absorption du vin. Le
quatrième est le chapitre de la peine de l’accusation. Il est compris dans ce qui est entre les joues et
les jambes.
Al-Boukhari a rapporté le hadith d’Ikrima d’après Ibn ‘Abbas, le Messager d’Allah -salla Allah
‘alaihi wa sallam- a dit : « Le serviteur n’est pas croyant lorsqu’il fornique, il n’est pas croyant
lorsqu’il vole et il ne boit pas du vin en étant croyant. » ‘Ikrima dit : « J’ai dit à Ibn ‘Abbas :
« Comme la foi est enlevée de lui ? » Il dit : « Ainsi, » il croisa ses mains puis les délia, « puis s’il
se repend il redevient comme cela » et il croisa ses mains.
Si cet amour se rassemble avec ces grands péchés chez celui qui les commet, cela entraine son
mouvement et la force de sa volonté. Il donne alors de l’argent qu’il ne donnait pas avant, il affronte
les peurs qu’il n’affrontait pas avant, il ruse et gère alors qu’il ne le faisait pas avant et devient
éperdu dans la pensée et la réflexion alors qu’il ne l’était pas avant. Lorsqu’ils virent ces choses,
dont le genre est loué, ils les louèrent pour cela. Cela est du même genre que louer le vin pour le
courage, la générosité, la joie etc. que cela entraine.
Ceux-là ont remarqué dans cela le genre des choses louables et ont été inattentifs sur ce que cela
contient comme choses blâmées. En effet, l’amour excessif [‘ichq] entraine un manque de raison et de
science, la corruption du comportement et de la religion, et le fait de se détourner des intérêts de la
religion et de la vie d’ici-bas beaucoup plus que ce que cela contient de louable.
Le témoin le plus véridique sur cela est les situations connues des nations et les informations des
gens. Cela permet de se passer de le voir et de l’essayer. Celui qui essaye ou voit cela en tire
suffisamment de leçons, car il n’y a pas d’amour excessif sans qu’il ne soit plus nuisible que
bénéfique.
C’est pourquoi Abou Al-Qasim Al-Quchayri a dit dans son Épitre : « Parmi les défauts les plus durs
de cette voie, il y a la fréquentation des jeunes. Celui qu’Allah a éprouvé par cela est, à l’unanimité
des Chouyoukhs, un serviteur humilié, délaissé par Allah et détourné de l’occupation de sa personne,
même s’il a fait mille miracles et est au rang des martyrs, en raison de la clarté de cela dans les
textes. N’a-t-il pas occupé son cœur par une créature ? Minimiser cela dans son cœur et ne pas le
juger grave est encore plus dur. Allah -ta’ala- a dit : {Ils le croient facile et auprès d’Allah c’est
immense.} [Al-Nour, 15] »
Al-Wassiti -rahimaho Allah- a dit : « Lorsqu’Allah veut humilier un serviteur, il le jette vers ces
saletés et ces charognes. »
Il a dit : « J’ai entendu Abou ‘Abdallah Al-Soufi dire : j’ai entendu Mohamed bn Ahmed Al-Najjar
dire : j’ai entendu Abou ‘Abdallah Al-Husari dire : j’ai entendu Fath Al-Mossouli dire : « J’ai
fréquenté pendant 30 ans un cheikh compté parmi les ascètes suprêmes [abdal]. Ils m’ont tous dit en
recommandation, lorsque je les ai quittés : « Prend garde à la fréquentation des jeunes et au mélange
avec eux. »
Ceux qui ont dépassé la perversité dans ce domaine et dit que cela fait partie des maux des âmes, que
cela ne nuit pas… leurs paroles font partie des hantises des gens croyant en l’écoute. Ils auraient
mieux fait de baisser le rideau sur leurs défauts et leurs bassesses plutôt que de rapporter certaines
histoires sur certains cheikhs, car cela équivaut au polythéisme et ressemble à la mécréance.
Que le disciple prenne garde aux assises et à la fréquentation des jeunes, car une petite quantité de
cela ouvre la porte du délaissement et déclenche l’état de la désertion. Nous nous réfugions auprès
d’Allah du mauvais décret. »
Ceci est un grand fondement qui doit être médité : les choses blâmées dans la Législation -comme
nous l’avons cité- sont ce dont la corruption prépondère sur l’intérêt, tout comme les choses louées
sont celles dont l’intérêt prépondère sur la corruption. Donc, les intérêts ont le dessus dans les
bonnes actions et les méfaits ont le dessus dans les mauvaises actions. Les bonnes actions ont des
degrés, certaines sont supérieures aux autres. Certaines mauvaises actions sont plus grandes que
d’autres. Tout comme les gens des bonnes actions se divisent en bons modérés et en précurseurs
rapprochés, les gens des mauvaises actions se divisent en débauchés injustes et en mécréants
démenteurs. Chacun d’eux a un degré auprès d’Allah.
Il est connu que plus les bonnes actions sont grandes, plus leur auteur est méritant. Lorsque l’homme
passe d’une bonne action à une action meilleure qu’elle, il se rapproche plus et s’il passe à ce qui est
en dessous d’elle, il se retarde et retourne. De même pour les mauvaises actions, plus elles sont
grandes et plus leur auteur mérite la colère, la malédiction et la punition.
Il -ta’ala- a dit : {Les stationnant parmi les croyants, sauf ceux ayant une nuisance, ne sont pas égaux
à ceux qui luttent dans la voie d’Allah par leurs biens et leurs personnes. Allah a préféré ceux qui
luttent par leurs biens et leurs personnes à ceux qui stationnent par un degré.} [Al-Nissa, 95]
Il a dit : {Avez-vous rendu l’abreuvement des pèlerins et l’occupation de la Mosquée sacrée} jusqu’à
Sa Parole {ceux qui ont cru, émigré et lutté dans la voie d’Allah par leurs biens et leurs personnes
ont un plus grand degré auprès d’Allah. Ceux-là sont ceux qui réussissent.} [Al-Tawba, 20]
Il a dit : {Ceux qui ont dépensé et combattu avant la conquête parmi vous ne sont pas égaux.} [Al-
Hadid, 10]
Il a dit : {Allah élève en degrés ceux qui ont cru parmi vous et reçus la science.} [Al-Moujadila, 11]
De même, Il a dit sur les mauvaises actions : {Le report[75] n’est qu’un surplus de mécréance.} [Al-
Tawba, 37]
Il a dit : {Nous leur avons ajouté un châtiment au châtiment.} [Al-Nahl, 88]
Il a dit : {Quant à ceux qui ont une maladie dans le cœur, Nous leur avons rajouté une impureté sur
leur impureté.} [Al-Tawba, 125]
Il a dit : {Ils ont une maladie dans le cœur. Allah les a donc augmentés en maladie.} [Al-Baqara, 10]
Il a dit : {Il fait descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Il
n’augmente les injustes qu’en perte.} [Al-Isra, 82]
Il est connu que le repentir est le retour total des mauvaises actions vers les bonnes actions. C’est
pourquoi seul le repentir annule toutes les mauvaises actions. L’apostasie est le retour total des
bonnes actions vers les mauvaises actions. C’est pourquoi seule l’apostasie de la foi annule toutes les
bonnes actions.
Il en est de même pour la disparité des mauvaises actions que nous avons cité, dans la mécréance, le
péché et la désobéissance. Certains mécréants sont donc en deçà des autres. C’est pourquoi les
légistes disent dans le chapitre de l’apostasie et de l’Islam : « Le passage d’un homme -comme l’un
des deux époux- d’une religion à une religion est un passage à une religion meilleure que la sienne, en
deçà de la sienne ou semblable à la sienne. » Ils disent donc : « Si la personne du Livre[76] devient
zoroastrien ou polythéiste, il est passé à une religion pire que sa religion. Si le polythéiste ou le
zoroastrien devient une personne du Livre, il est passé à une meilleure religion. Si le chrétien se
judaïse -ou l’inverse- il est passé à une religion semblable à sa religion. » Le zoroastrisme est toléré
à l’unanimité. Quant au polythéisme, il n’est pas toléré, sauf selon certains chez certains savants. Les
sabéens sont de deux sortes selon les savants vérificateurs et ont deux croyances selon d’autres. Il est
nécessaire de connaitre les degrés des religions dans beaucoup de domaines pour connaitre les
degrés des bonnes actions.
Les légistes citent cela pour connaitre leurs règles, le jugement de se marier avec eux, de manger leur
viande, de leur sang, de leur combat, de les tolérer avec le tribut leur étant imposé (jiziya) et autres
règles venues dans le Livre et la Sounna sur les gens des religions et les partis au sujet desquels
Allah a dit : {Celui qui mécroit en lui parmi les partis, le feu est son rendez-vous.} [Houd, 17]
Allah -ta’ala a dit à son Prophète : {Appelle à cela, sois droit comme tu en as été ordonné et ne suit
pas leur passions. Dis : « J’ai cru au Livre révélé par Allah et j’ai été ordonné de faire justice entre
vous. »} [Al-Choura, 15]
La justice est de mettre chaque chose à sa place, tout comme l’injustice est de mettre les choses hors
de leur place.
C’est pourquoi, lorsque les perses zoroastriens et les chrétiens romains se combattaient, alors que le
Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- était à la Mecque, avec un petit groupe ayant cru en lui, lui
et ses compagnons aimaient la victoire des romains, car ils étaient des gens du Livre et les
polythéistes aimaient la victoire des perses, car ils étaient de leur sorte et n’étaient pas des gens du
Livre. Allah a donc révélé sur cela : {Alif, lam, mim. Les romains furent vaincus dans la plus basse
terre.} [Al-Roum, 1-2] L’histoire est connue dans les livres de hadith, d’exégèse et de batailles.
Dès lors, quelqu’un peut être sur une grande voie du mal et passer à ce qui est moins mauvais et plus
proche du bien. Cette voie est donc louée et élogée car elle est la voie du bien élogé. L’exemple de
cela est que toute l’injustice est illicite et blâmée. La plus haute injustice est le polythéisme, car le
polythéisme est une énorme injustice et Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe. L’injustice moyenne
est l’injustice envers les gens par la transgression et l’animosité. La plus petite injustice est
l’injustice du serviteur envers sa personne, entre lui et Allah. Donc, si la personne est polythéiste et
mécréante puis se convertit intérieurement et extérieurement, devenant croyant, et que, malgré son
Islam, il est injuste envers les gens et envers lui-même, il est meilleur que celui qui est resté sur sa
mécréance, même s’il délaisse cette injustice.
Par contre, s’il s’est convertit seulement en apparence et est hypocrite intérieurement, il est dans
degré le plus bas de l’enfer. Quant à la vie d’ici-bas, il peut être plus nuisible envers les musulmans
s’il reste sur sa mécréance, ou non, car la nuisance des hypocrites envers les croyants diffère en
fonction des différentes situations.
Mais s’il s’est converti hypocritement, on espère pour lui le bon Islam et de devenir croyant, comme
le converti par l’épée, de même le converti par désir, par peur etc. car l’Islam et la foi sont la base et
le rassemblement de tout bien.
De même, lorsque la personne injuste envers les êtres, les biens et les honneurs des gens passe à être
injuste seulement envers sa personne par le vin et la fornication, son péché est plus léger et son
châtiment moindre.
Il en est ainsi pour les voies contenant une innovation. Il se peut qu’une personne soit rafidite puis
devienne zaydite. Cela est meilleur pour lui. Il peut être jahmite qadarite et devenir jahmite non
qadarite, qadarite non jahmite ou être parmi les grands jahmites et devenir jahmites dans certains
attributs et pas d’autres, etc.
Donc, ces philosophes, ces soufis et autres louant l’amour excessif, la chanson etc. et faisant de cela
une aide pour leur entrainement spirituel, la purification et l’amélioration de leurs êtres, font partie
de cela. En effet, Seul le Majestueux peut compter le polythéisme et l’égarement contenus dans leur
voie. Il se peut que les philosophes adorent les idoles, le soleil, la lune etc. Lorsque l’un d’eux
s’entraine spirituellement par l’amour excessif pour adorer Allah seul ou comme entrainement
spirituel absolu où il n’adore qu’Allah, c’est mieux pour lui que d’adorer autre qu’Allah.
Il en est de même pour les panthéistes ayant fait d’Allah l’existence absolue ou disant : « Il est
incarné dans les belles apparences. » Lorsque la personne se repend de cela et calme son être par
l’amour excessif de certaines apparences tout en adorant qu’Allah, seul, cette situation est meilleure
que celle-ci.
Avec la validité du monothéisme, ces péchés sont meilleurs que la corruption du monothéisme sans
ces péchés. C’est pourquoi, nous trouvons que les gens préfèrent les rois ou autres injustes envers
eux-mêmes par l’absorption du vin, la fornication, les turpitudes, en évitant l’injustice envers les
gouvernés et en cherchant à être juste envers eux à ceux qui évitent les turpitudes, le vin, la
fornication et sont injustes envers les êtres, les biens et les honneurs des gens.
Par ignorance, ces injustes peuvent faire de l’injustice une religion par laquelle ils se rapprochent
d’Allah, tout comme les injustes envers eux-mêmes peuvent, par ignorance, faire de cela une religion
par laquelle ils se rapprochent d’Allah. Satan a embelli à beaucoup de ceux-ci et de ceux-là leurs
mauvaises actions. Ils les ont alors crues bonnes.
Mais beaucoup de gens rassemblent ceci et cela. En effet, la punition de la mauvaise action est d’être
suivie par une mauvaise action et la récompense de la bonne action est d’être suivie par une bonne
action. Les bonnes et les mauvaises actions peuvent être interdépendantes et appeler les unes aux
autres, comme dans le hadith authentique rapporté par ‘Abdallah bn Mas’oud où le Prophète -salla
Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Il vous incombe d’être véridiques car la véracité guide à la bonté et
la bonté guide au paradis. La personne ne cesse d’être véridique et de chercher la véracité jusqu’à
être écrite auprès d’Allah parmi les sincères. Prenez garde au mensonge, car le mensonge guide à la
débauche et la débauche guide à l’enfer. Le serviteur ne cesse de mentir et de chercher le mensonge
jusqu’à être écrit auprès d’Allah comme grand menteur[77]. »
La véracité est donc la clé de tout bien, tout comme le mensonge est la clé de tout mal. C’est pourquoi
ils disent sur certains Machayekhs qu’ils dirent à certains de leurs compagnons à qui ils demandèrent
de se repentir : « Je ne te recommande que la sincérité. » Ils méditèrent et trouvèrent que la sincérité
appelle à tout bien.
C’est pourquoi Allah distingua les gens du bonheur et les gens du malheur par cela. Il dit : {Qui est
plus injuste que celui qui a menti sur Allah et a démenti la véracité lorsqu’elle lui parvenue ? N’y a-t-
il pas en enfer une place pour les mécréants ? Et celui qui vint avec la véracité et y cru, Ceux-là sont
les pieux. Ils ont ce qu’ils veulent auprès de leur Seigneur. Ceci est la rétribution des bons, afin
qu’Allah expient leurs pires actions et leur rétribuent leur récompense selon les meilleurs choses
qu’ils faisaient.} [Al-Zumar, 32-35]
Le classement des grands péchés est fixe dans le Livre et la Sounna, comme dans les deux
Authentiques, selon ‘Abdallah bn Mas’oud : « Je dis : « Ô Messager d’Allah, quel est le plus grand
péché ? » Il dit : « De donner à Allah un égal alors qu’Il t’a créé. » Je dis : « Puis quoi ? » Il dit :
« De tuer ton enfant par peur qu’il mange avec toi. » Je dis : « Puis quoi ? » Il dit : « De forniquer
avec la femme de ton voisin. » La confirmation de cela est dans le livre d’Allah : {Ceux qui
n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, qui ne tuent l’être rendu sacré par Allah qu’avec le
droit et ne forniquent pas.} [Al-Furqan, 68]
C’est pourquoi les légistes ont dit : « Le plus grand des grand péché est la mécréance, puis le meurtre
de la personne sans droit, puis la fornication. » Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a
cependant cité à Ibn Mas’oud le genre suprême. La mécréance suprême est de donner à Allah un égal,
contrairement à la personne du Livre qui n’est pas polythéiste et est moindre que cela. Le pire des
meurtres est celui de son enfant et la pire des fornications est de forniquer avec la femme de son
voisin.
Comme nous avons dit, l’injustice est de trois niveaux : le polythéisme, puis l’injustice envers les
créatures, puis l’injustice envers soi-même. Le meurtre est une injustice envers les créatures. Si le tué
est l’enfant qui est une partie de lui, il a rassemblé les deux injustices. La fornication est une injustice
envers soi-même, mais si c’est avec la femme de son voisin, elle rassemble alors aussi les deux
injustices. Cependant, l’injustice d’autrui a le dessus dans le meurtre et l’injustice de la fornication
est une injustice envers soi-même.
C’est pourquoi le talion dans le meurtre est un droit de l’enfant d’Adam, s’il veut il l’exécute et s’il
veut il lui pardonne, et la peine de la fornication est un droit d’Allah pour lequel l’enfant d’Adam n’a
pas de droit spécifique. Mais il peut se rapprocher de certaines sortes de fornication et entrainer des
choses nuisant beaucoup plus aux gens que le meurtre, lequel nuit seulement au tué.
De même, l’interprétation entre plus dans le meurtre que dans la fornication, car les choses rendues
licites par Allah sont claires par rapport aux choses rendues illicites, contrairement au meurtre, car il
peut être illicite, obligatoire, préférable, ou autorisé. Il contient ce qui est ambigu. C’est pourquoi
Allah y a mis une chose qu’Il n’a pas mise pour la fornication par Sa parole : {Ils ne tuent pas l’être
[rendu sacré par Allah qu’avec le droit.]} [Al-Furqan, 68]
Concernant l’écoute
Allah a créé la belle voix et fait que les êtres l’aiment et en tirent du plaisir. Lorsque nous nous
aidons de cela pour écouter ce que nous avons été ordonnés d’écouter, c’est-à-dire Son Livre, et pour
embellir la voix de sa récitation, comme nous en avons été ordonnée, lorsqu’il dit : « Embellissez le
Coran par vos voix[78], » comme le faisait ses compagnons en sa présence, comme Abou Moussa et
d’autres, nous avons utilisé ce bienfait dans l’obéissance. Cela est bien et ordonné, comme disait
‘Omar bn Al-Khattab à Abou Moussa : « Ô Abou Moussa, rappelle nous notre Seigneur. » Il lisait et
ils écoutaient. Lorsque les compagnons de Mohamed -salla Allah ‘alaihi wa sallam- se réunissaient,
ils ordonnaient à l’un d’entre eux de lire et les autres écoutaient.
C’était leur écoute. Ils utilisaient dans cette écoute la belle voix et s’aidaient de leur plaisir tiré de la
belle voix à l’obéissance et l’adoration d’Allah, par l’écoute de Son Livre. Ils sont donc
récompensés pour ce plaisir car le musulman est récompensé pour le plaisir qui lui a été ordonné
d’avoir, comme la nourriture, la boisson et les relations, tout comme son cœur tire plaisir de la
science et de la foi. Ce dernier plaisir est le plus grand des plaisirs et cette douceur est la plus grande
des douceurs.
Son plaisir en lui-même, même s’il est né de Sa Largeur, est une récompense. Le musulman est
récompensé pour son acte et pour l’acte engendré par son acte. Il est récompensé pour ce dont il tire
plaisir par un plaisir encore plus grand. Il ne cesse donc de se retourner dans le bienfait et la grâce
de son Seigneur.
Quant au fait de prouver par le seul plaisir de l’homme par la voix, par le penchement de l’enfant
vers cela ou par le repos des bêtes par cela, que c’est permis ou préférable dans la religion, c’est un
des plus grands égarements. C’est très répandu chez ceux qui adorent Allah sans science religieuse.
Il est connu que l’enfant et les bêtes se reposent par la nourriture et la boisson. Peut-on prendre ça
comme preuve pour dire que la nourriture et la boisson sont biens et ordonnées ?
La base de l’erreur de ces arguments faibles est qu’ils mettent le spécifique comme général dans les
preuves écrites et la globalité des termes déduits. Ils penchent vers les termes du Livre et de la
Sounna qui ont autorisé ou loué une sorte d’écoute, puis ils incluent dans cette écoute le sifflement et
l’applaudissement. Ou bien, ils penchent vers les sens indiquant l’autorisation ou la préférabilité
d’une sorte de voix et d’écoute, puis mettent dans cela l’écoute du sifflement et de l’applaudissement.
Ceci est un rassemblement de ce qu’Allah a séparé, comme l’analogie de ceux qui ont dit : « La vente
est comme l’usure. » La base de cela est l’analogie des polythéistes ayant donné à Allah des égaux,
les rendant semblables au Seigneur des mondes dans leurs adorations ou le fait de les prendre pour
divinités. De même, pour celui qui rend un faux prophète comme Mouseylima le menteur égal au
Prophète, qui rend Son Livre, sa récitation et son écoute comme une autre parole, sa lecture et son
écoute ou qui rend sa législation religieuse égale à ce que ses associés ont légiféré religieusement.
Tous cela sont les actes des polythéistes, même si certains croyants rentrent dans cela en partie à
cause de leur interprétation. En effet, les gens sont comme Allah -ta’ala- a dit : {La plupart d’entre
eux ne croient pas en Allah sans Lui associer.} [Youssouf, 102]
Le polythéisme dans cette communauté est plus discret que la marche d’une fourmi. C’est un sujet que
les croyants doivent méditer car la religion d’Allah dans les nations anciennes et dans cette nation a
seulement été changée par ce genre d’analogies. C’est pourquoi il fut dit : « Le soleil et la lune ont
été adorés seulement par analogie. »
Le fondement du polythéisme est de considérer Allah égal à Ses créatures dans des choses qu’Il
mérite seul. En effet, personne n’a considéré les créatures égales à Allah dans tout. Celui qui adore
ou se remet à autre que Lui a associé cette chose à Lui, comme celui qui rend égale la parole révélée
d’Allah, dont l’écoute est ordonné, à l’écoute de certaines poésies.
Il fut rapporté du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- qu’il a dit : « Le mérite du Coran sur toutes
les paroles est comme le mérite d’Allah sur Sa création[79]. »
Il fut également rapporté de lui : « Les serviteurs ne se sont pas rapprochés d’Allah par meilleur que
ce qui est sorti de Lui[80], » c’est-à-dire le Coran. Il est rapporté de Khabbab bn Al-Arat, un des
premiers devanciers et émigrés : « Ô untel, rapproche toi d’Allah comme tu peux, car tu ne te
rapprocheras pas de Lui par une chose plus aimée de Lui que Sa Parole. » Donc, lorsqu’une personne
rend quelque chose égale à cela, il n’a pas exempté Allah et Son Prophète de défauts comme Sa
Parole : {Nous ne lui avons pas appris la poésie et cela ne lui convient pas} [Yassin, 69] et en a fait
un coran de satan, comme dans le hadith : « Quel est mon coran ? » Il dit : « La poésie[81]. » Celui là a
donc rendu la parole de satan égale à la parole du Tout-Miséricordieux et celui-ci a rendu satan égal
au Tout-Miséricordieux. Il est donc du genre de ceux sur qui Allah a dit : {Ils y furent jetés, eux, les
égarés et tout les soldats d’iblis. Ils dirent, s’y disputant : « Par Allah, nous étions dans un égarement
clair lorsque nous vous considérions égaux au Seigneur des mondes. »} [Al-Chou’ara, 94-98]
L’argumentation par le fait que la belle voix est un bienfait et que les êtres en tirent du plaisir pour
prouver l’autorisation de l’utiliser dans la chanson ou la préférabilité de cela dans certaines
apparences est comme l’argumentation par le fait que la beauté est un bienfait et que les êtres aiment
les belles apparences pour prouver l’autorisation de profiter de la beauté des enfants par la vision, le
toucher et autre. Des groupes de philosophes, de soufis et de gens de la masse sont tombés dans cela,
comme certains sont tombés dans cette argumentation pour la voix, plus nombreux que ceux-ci.
Cependant, il y a, chez ceux qui tombent dans l’argumentation pour les apparences, des gens dotés de
raison et de religion, contrairement à ceux-là. Il n’y a personne de connu parmi les gens chez eux,
contrairement aux gens de l’écoute, mais ils leur ont tracés la route et trouvés le moyen, au point que
les gens font avec la voix la même chose que ceux-ci dirent et firent avec les apparences. Ils
argumentent sur la préférabilité du regard et de la vision de cela par sa parole -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- : « Allah est beau et aime la beauté, » oubliant sa parole « Allah ne regarde pas vos
apparences et vos biens mais Il regarde vos cœurs et vos actions. »
Ceux-ci et ceux-là argumentent par le repos et le plaisir des êtres contenu dans cela. Ceux-là honorent
la personne dotée d’une apparence pour ce qu’elle donne de son apparence et la leur fait voire, tout
comme ceux-ci honorent la personne dotée d’une voix pour ce qu’elle donne de sa voix et la leur fait
écouter. La même personne rassemble souvent l’apparence et la voix, comme ils le font avec les
chanteuses esclaves.
Satan a embelli à beaucoup d’ascètes et d’adorateurs l’amour des belles apparences, leur faisant
croire que c’est comme aimer Allah si cela ne contient pas de turpitudes, comme il a embelli à ceux-
ci qu’écouter ces chansons est pour Allah. Certains d’entre eux disent cela par accord, certains
montrent qu’ils l’aiment sans turpitude et cachent l’amour de la turpitude. C’est le plus fréquent.
Cependant, l’opinion corrompue montrée par eux est d’aimer pour Allah ce qu’Allah n’a pas ordonné
d’aimer. C’est le moyen pris par l’hypocrite d’entre eux pour commettre les grands péchés.
Probablement, cette innovation de leur part est plus grande qu’un grand péché commis en
reconnaissant la grande faute et craignant la punition d’Allah. En effet, celui-là est au plus un croyant
pécheur ayant rassemblé une mauvaise et une bonne action alors que ceux-là sont des innovateurs
égarés car ils ont placé l’interdiction d’Allah comme un ordre d’Allah. Le mal de leurs actions leur
fut embelli, ils le virent donc beau. Avec eux, ceux-ci s’égarent au point de ne pas interdire le
blâmable, croyant que c’est une adoration d’Allah.
Celui qui place ce qu’Allah n’a pas ordonné d’aimer comme étant aimé pour Allah a légiféré une
religion non autorisée par Allah. C’est le principe du polythéisme, comme Il -ta’ala- a dit : {Parmi
les gens, certains prennent en dehors d’Allah des égaux. Ils les aiment comme ils aiment Allah et ceux
qui ont cru sont plus fort en amour pour Allah.} [Al-Baqara, 165]
En effet, l’amour des êtres pour l’apparence et la voix peut être très grand. Dès lors, si c’est pris
comme une religion pour Allah, cela devient une dévotion et une adoration, comme l’amour des égaux
et des idoles. Comme Il -ta’ala- a dit : {Leur cœurs absorbèrent l’amour du veau à cause de leur
mécréance.} [Al-Baqara, 93] Il -ta’ala- a dit qu’ils dirent : {Marchez et patientez sur vos divinités.}
[Sad, 6]
Cela est différent de la personne qui aime les interdits et croit en leur interdiction. En effet, celui qui
aime le vin, la chanson, la prostitution et les efféminés, en croyant en la détestation et la haine
d’Allah pour cela, ne les aime pas d’un amour pur. Plutôt, sa raison et sa foi détestent et haïssent cette
action, mais sa passion l’a dominé. Il se peut qu’Allah lui fasse miséricorde par un repentir, si la
détestation et la haine de cela contenues dans sa foi se renforcent jusqu’à repousser l’amour de la
passion, ou par des bonnes actions effaçant les mauvaises, par des épreuves expiatrices, ou autres.
Par contre, s’il croit que cet amour est pour Allah, sa foi en Allah renforce et soutien cet amour et n’il
n’a pas de foi le dissuadant de cela. Plutôt, l’appel de la nature et de la législation, la foi et la guidée
se rassemblent en lui. C’est pire que le chrétien buvant du vin car il ne se repend pas de ce péché ni
ne se débarrasse de son mal sauf si Allah le guide.
Il lui apparait alors que cet amour n’est pas pour Allah, ni ordonné par Allah, mais plutôt détesté et
interdit par Allah. Si l’un d’entre eux délaisse cet amour, ce n’est pas un repentir car il croit toujours
que c’est un genre de religion, dans la mesure où il l’accepte si d’autres le font, les en ordonne et
l’approuve. S’il le délaisse, c’est comme si le croyant délaisse certains actes surérogatoires et
certaines adorations.
Dans la religion d’Allah, l’amour d’une personne n’est nullement pour sa beauté, car Allah ne
récompense, ni ne rétribue pour la simple beauté. S’il en était ainsi, Youssouf -‘alaihi al-salam-
serait meilleur que d’autres prophètes en raison de sa beauté. Si deux personnes sont égales dans les
actions pieuses, même si l’un d’entre eux a une belle apparence et une belle voix, ils sont égaux
auprès d’Allah. En effet, la plus noble des créatures auprès d’Allah est la plus pieuse. Cela englobe
la personne dotée d’une belle voix et d’une belle apparence. Si elle utilise cela dans l’obéissance
d’Allah et sans désobéissance, elle est meilleure de ce côté, tout comme la personne dotée d’argent et
de pouvoir, lorsqu’elle utilise cela dans l’obéissance d’Allah et sans désobéissance. De ce côté, elle
est meilleure que celui qui n’a ni partagé cette obéissance, ni été éprouvé par les mêmes épreuves,
puis a craint le jugement d’Allah et a interdit la passion à son être. Puis, il se peut que cette autre
personne ait une autre action pieuse la rendant égal à lui. Sinon, le premier est meilleur dans l’absolu.
Ceci est général, dans toutes les choses qu’Allah a accordées aux enfants d’Adam et par lesquelles Il
les a éprouvés. Celui qui patiente et remercie pour cela est parmi les pieux alliés d’Allah. Il a fait
partie des éprouvés au point de patienter et remercier. Si l’éprouvé n’est pas patient et reconnaissant
mais délaisse l’ordre d’Allah et commet les interdits d’Allah, il est alors désobéissant, pécheur ou
mécréant. La personne sauvée de cette épreuve est meilleure que lui, sauf si elle a d’autres péchés la
rendant égale à lui.
S’il rassemble obéissance et désobéissance et que l’obéissance prépondère, il est meilleur que celui
n’ayant pas eu cela. Si la désobéissance prépondère, celui n’ayant pas subi cela est meilleur que lui.
S’il a de l’argent par lequel il peut pratiquer les turpitudes et l’injustice, mais contredit sa passion et
le dépense dans la quête de la Face d’Allah, Allah aime cela de sa part, l’honore et le récompense.
Celui qui a une belle voix, délaisse son utilisation dans l’efféminité et la chanson et l’utilise dans
l’embellissement et la psalmodie du Livre d’Allah, est par cette action pieuse et ce délaissement de
la mauvaise action meilleur que celui qui n’est pas ainsi. Il est récompensé pour la récitation du
Livre d’Allah. Le sens de la prière et de l’aumône légale rentre donc dans son action.
C’est pourquoi le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Allah n’a rien écouté comme Son
écoute d’un prophète doté d’une belle voix par laquelle il psalmodie le Coran à voix haute[82]. » Il a
dit : « Allah écoute plus un homme doté d’une belle voix récitant le Coran que le propriétaire d’une
chanteuse n’écoute sa chanteuse[83]. »
Celui qui a une belle apparence, s’abstient de ce qu’Allah -ta’ala- a interdit, contredit sa passion et
patiente par l’habit de piété sur lequel Allah -ta’ala- a dit : {Ô enfants d’Adam, Nous avons fait
descendre sur vous un vêtement couvrant vos parties, un embellissement et le vêtement de la piété est
meilleur.} [Al-A’raf, 26] Allah aime cette beauté et il est meilleur de ce côté que celui qui n’a pas
reçu cette beauté, tant que les désobéissances n’habillent pas son visage. Si son comportement est
bon, il augmente en bonté et a de la lumière et de la beauté sur son visage en fonction de cela.
Quant aux gens de la débauche, leurs visages sont couverts de l’obscurité de la désobéissance au
point d’éclipser la beauté créée. Ibn ‘Abbas -radi Allah ‘anhu- a dit : « La bonne action donne une
lumière dans le cœur, une lueur sur le visage, une force dans le corps, une augmentation dans la
subsistance et un amour dans les cœurs des créatures. La mauvaise action donne une obscurité dans le
cœur, un aspect poussiéreux au visage, une faiblesse dans le corps, une diminution de la subsistance
et une haine dans les cœurs des créatures. »
Le Jour de la résurrection, cela se complète, jusqu’à apparaitre pour tout le monde, comme Il -ta’ala-
a dit : {Le jour où des visages blanchiront et des visages noirciront. Quant à ceux dont les visages
noirciront, avez-vous mécru après votre foi ? Goûtez donc au châtiment pour votre mécréance. Quant
à ceux dont les visages blanchiront, ils sont dans la miséricorde d’Allah. Ils y sont éternellement.}
[Âl ‘Imran, 106-107]
Il -ta’ala- a dit : {Le Jour de la résurrection tu vois les visages de ceux qui ont menti sur Allah
noircis. N’y a-t-il pas en enfer une place pour les orgueilleux ?} [Al-Zumar, 60]
Il -ta’ala- a dit : {Ce Jour-là, des visages seront embellis, regardant leur Seigneur. Ce Jour-là, des
visages seront renfrognés, pensant qu’ils vont subir une catastrophe.} [Al-Qiyama, 22-25]
Il -ta’ala- a dit : {Ce Jour-là, des visages seront lumineux, riant et se réjouissant. Ce Jour-là, des
visages seront poussiéreux et noircis. Ceux-là sont les mécréants, les débauches.} [‘Abassa, 38-42]
Il -ta’ala- a dit : {Ce Jour-là, des visages seront humiliés, agissant, fatigués et brulés dans un feu
chaud.} [Al-Ghachiya, 2-4] et {Ce jour-là des visages seront embellis et satisfait de leurs efforts.}
[Al-Ghachiya, 8-9]
Il -ta’ala- a dit : {Lorsqu’ils appellent au secours, ils sont secourus par de l’eau comme le métal
fondu, brûlant les visages.} [Al-Kahf, 29]
Il -ta’ala- a dit : {Les bons sont dans un bienfait. Sur les lits, ils regardent. Tu reconnais sur leurs
visages la beauté du bienfait.} [Al-Moutaffifin, 22-24]
Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Ils ne cessent de demander jusqu’à venir le Jour
de la résurrection sans chair sur leur visage[84]. »
Il a dit : « Celui qui demande aux gens en ayant ce qui lui suffit, sa demande vient le Jour de la
résurrection, griffant et déchirant son visage[85]. »
Il a dit -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Le premier groupe rentrant au paradis ont l’image de la
pleine lune et ceux qui les suivent sont comme le plus lumineux des astres du ciel[86]. » Il a dit le jour
de Houneyn : « Que les visages soit enlaidis[87] » pour les visages des polythéistes.
Il y a beaucoup d’exemples de cela. Les gens du bonheur ont été décrits par le summum de la
magnificence, de la beauté et de la splendeur. Les gens du malheur ont été décrits par le summum du
mal, de la laideur et du défaut.
Il -ta’ala- a dit dans leur description ici-bas : {Mohamed est le Messager d’Allah. Ceux qui sont
avec lui sont durs envers les mécréants et doux entre eux} jusqu’à Sa Parole : {leurs traits sont sur
leurs visages, dus aux traces des prosternations.} [Al-Fath, 29] C’est les traits sur les visages des
croyants. Le trait [sima] est le signe. Il vient du mot wasm. C’est beaucoup utilisé pour la beauté,
comme dans la description du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Élégant et beau » [wassim
qassim.]
Le poète a dit :
Un enfant reçu la beauté de la part d’Allah, peu avant la puberté. Il a un signe qui ne trompe pas
le regard
Allah -ta’ala- a dit dans la description des hypocrites : {Si Nous voulions, Nous te les aurions
montrés et tu les aurais connus par leurs traits.} [Mohamed, 30] Il a donc également mis des traits aux
hypocrites.
Il -ta’ala- a dit : {Lorsque tu leur récite nos versets clairs, tu reconnais le renfrognement sur le visage
de ceux qui ont mécrus.} [Al-Hajj, 72] Ce trait et ce renfrognement peut exister sur le visage de celui
dont l’apparence crée est belle, comme c’est le cas sur les hommes, les femmes et les enfants, mais
l’hypocrisie enlaidi son visage. Il n’a donc pas la beauté aimée par Allah. La base de cela est
l’hypocrisie et le mensonge.
C’est pourquoi le menteur est décrit par la noirceur du visage, tout comme le véridique est décrit par
la blancheur du visage, comme Allah en a informé. C’est pourquoi il est rapporté d’Omar bn Al-
Khattab qu’il ordonna de corriger le témoin menteur par le noircissement de son visage et le fait de le
faire monter à l’envers sur une bête. En effet, la punition est du même type que le péché. Lorsqu’il
noircit son visage par le mensonge et retourna la parole, son visage fut noirci et il fut retourné sur sa
monture. C’est une chose sensible pour celui qui a un cœur. En effet, la lumière et l’obscurité, le bien
et le mal contenus dans le cœur ressortent beaucoup sur le visage et sur l’œil, ces deux là étant les
choses les plus liées au cœur.
C’est pourquoi il est rapporté d’Othman ou d’autres qu’il dit : « Personne n’a caché de secret sans
qu’Allah ne le montre sur les faces de son visages et les tournures de sa langue. » Allah a informé
dans le Coran que cela peut apparaitre sur le visage. Il dit : {Si Nous voulions, Nous te les aurions
montrés et tu les aurais connus par leurs traits.} [Mohamed, 30] Cela dépend donc de la Volonté
d’Allah. Puis Il dit : {et tu les connaîtras certainement dans les tournures de la parole.} [Mohamed,
30] Cela est un serment réalisé, sans conditions, car l’apparition du contenu du cœur de l’homme sur
sa langue est plus grande que son apparition sur son visage. Cependant, cela apparait légèrement sur
son visage et cela est su par Allah. Lorsque cela devient un comportement, cela apparait à beaucoup
de gens. La noirceur et la beauté peuvent se renforcer jusqu’à apparaitre à la majorité des gens. Il se
peut qu’il se métamorphose en singe ou en porc, comme dans les nations avant nous et également dans
cette communauté. C’est comme la voix du chanteur, si elle contient du mensonge et de la débauche,
elle est décrite par la laideur et le mal, ce qui l’emporte sur la douceur de la voix.
Soit la chasteté et le bon comportement prépondère chez la personne dotée d’une belle apparence,
soit le contraire de cela prépondère ou soit c’est égal.
Si la droiture prépondère, sa beauté est en fonction de cela et elle est plus belle que celle n’ayant pas
été éprouvée par la beauté.
Si la corruption prépondère, elle n’est pas belle, mais laide et blâmée. Elle ne rentre donc pas dans
sa parole : « Allah est beau et aime la beauté. »
Si ces deux choses sont égales, elle a de la beauté et de la laideur en fonction de cela. Elle n’est donc
ni aimée, ni détestée.
Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a cité cette parole pour différencier l’orgueil détesté par
Allah et la beauté aimée par Allah en disant : « Celui qui a dans son cœur le poids d’un grain
d’orgueil ne rentre pas au paradis. » Un homme dit : « Ô Messager d’Allah, l’homme parmi nous
aime que son vêtement et ses sandales soient beaux. Cela fait-il partie de l’orgueil ? » Il dit : « Non,
Allah est beau et aime la beauté. L’orgueil est de nier la vérité et mépriser les gens. » Il informa donc
que l’embellissement du vêtement peut être une beauté aimée par Allah, comme Allah -ta’ala- a dit :
{Prenez votre embellissement à toutes mosquées.} [Al-A’raf, 31] Cela n’est alors pas de l’orgueil.
On peut répondre qu’Allah n’aime pas tous les beaux vêtements et toutes les belles sandales. En effet,
Allah déteste le fait de porter de la soie, le gaspillage et l’orgueil dans les vêtements, même s’ils
contiennent de la beauté. Si cela concerne le port des vêtements et est la cause de cette parole, qu’en
est-il des autres choses ?
L’exégèse de cela est sa parole -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Allah ne regarde pas vos
apparences et vos biens, mais Il regarde vos cœurs et vos actes. »
Il est donc connu qu’Allah ne regarde pas la beauté apparente des apparences et des vêtements. Il ne
regarde que les cœurs et les actes. Si l’extérieur est embelli et enjolivé par la situation intérieure,
Allah l’aime. S’il est enlaidi et souillé par la laideur intérieure, Allah le déteste. Il aime -subhanahu-
la belle beauté et déteste la laide turpitude.
Les gens de belle apparence sont souvent éprouvés par la turpitude, dont le nom est opposé à la
beauté. En effet, Allah l’a appelée turpitude, laideur, corruption et mal. Il -ta’ala- a dit :
{N’approchez pas la fornication, c’est une turpitude et un mauvais chemin.} [Al-Isra, 32]
Il a dit : {N’approchez pas les turpitudes apparentes et cachées.} [Al-An’am, 151]
Il a dit : {Commettez-vous une turpitude sur laquelle personne des mondes ne vous a précédés ?}
[Al-A’raf, 80]
Il a dit : {Son peuple vint, se précipitant vers lui et auparavant, ils faisaient des mauvaises actions.}
[Houd, 78]
Il a dit : {Nous le sauvâmes de la ville qui faisait des mauvaises choses.} [Al-Anbiya, 74]
Il a dit : {Seigneur, secoure-moi du peuple corrupteur.} [Al-‘Ankabout, 30]
Il a dit : {Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie. Regarde donc comment était la fin des criminels.}
[Al-A’raf, 84]
La turpitude et le mal sont opposés au bon et à la beauté. S’il est ainsi, Allah n’aime pas cela et le
déteste. Cela ne fait pas partie du beau.
L’équivalent de cela est sa parole -salla Allah ‘alaihi wa sallam- : « Allah n’aime pas la vulgarité et
la grossièreté » et sa parole : « Allah déteste le grossier vulgaire. » Allah déteste donc que la
personne soit grossière et vulgaire dans sa parole.
Exiler les efféminés est une Sounna du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- affirmée à deux
endroits : pour le fornicateur et la fornicatrice non mariés, comme il a dit : « 100 coups de fouets et
un exil d’un an[88] » et pour l’efféminé. Il s’agit de le faire sortir des gens, car la turpitude se produit
seulement en fonction de la capacité et de la possibilité de la personne. Elle la cherche seulement si
elle la désire en voyant les causes la rendant possible. La punition de cela est donc de couper les
causes de la possibilité. Lorsque l’homme est exilé de sa famille, de ses aides et de ses soutiens qui
l’aident et le soutiennent, son être s’humilie et se rabaisse. C’est donc la rétribution punitive d’Allah
car il corrompt les situations de ceux avec qui il habite. Il est donc éloigné d’eux. De même pour
l’efféminé, il corrompt à la fois les situations des hommes et des femmes. Il n’habite donc avec
aucune des deux catégories.
La Sounna du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- et de ses successeurs était de distinguer les
hommes des femmes et les mariés des célibataires. Il était donc recommandé dans la prière que les
hommes soient à l’avant de la mosquée et les femmes à l’arrière.
Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Le meilleur rang des hommes est le premier et le
pire est le dernier. Le meilleur rang des femmes est le dernier et le pire est le premier[89]. » Il a dit :
« Ô femmes, ne levez pas vos têtes avant les hommes[90], » à cause de l’étroitesse du pagne. Lorsqu’il
saluait dans la prière, il restait un moment court avec les hommes, le temps que les femmes partent,
pour que les hommes ne soient pas mélangés aux femmes. De même le jour de l’id, les femmes
priaient d’un côté. Lorsqu’il avait fini la prière, il donnait un discours aux hommes puis allait donner
un discours aux femmes. Il les exhortait et les incitait à l’aumône, comme c’est affirmé dans le hadith
authentique. ‘Omar bn Al-Khattab et d’autres ont rapporté cela du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa
sallam-. Il a dit sur une des portes de la mosquée -je crois que c’est la porte Est- : « Si nous la
laissions aux femmes[91]. » ‘Abdallah bn ‘Omar ne rentra pas par cette porte jusqu’à sa mort.
Dans les Sounans, il est rapporté que le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit aux femmes :
« Ne marchez pas au milieu de la route mais marchez sur ses côtés[92]. » ‘Ali -radi Allah ‘anhu- a dit :
« N’êtes vous pas jaloux que l’épaule de votre femme croise les bonhommes ? » C’est-à-dire au
marché.
De même, lorsque les émigrés arrivèrent à Médine, les célibataires allaient dans une maison connue
pour eux et différente de la maison des mariés. Le célibataire n’habitait pas chez les mariés car la
mixité entre ces deux catégories entraine le trouble. Lorsque les hommes se mélangent aux femmes,
c’est comme si le feu se mélange aux brindilles. De même, la présence du célibataire entre les mariés
contient un trouble car il n’y a pas ce qui l’empêche. En effet, le trouble a lieu a cause de la présence
de la cause et de l’absence de l’empêchement. L’efféminé qui n’est ni un homme pur ni une femme
pure ne peut donc être mélangé à aucunes de ces catégories. Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- a donc ordonné de le faire sortir d’entre les gens.
D’après cela, l’efféminé parmi les enfants ou autres ne peut pas fréquenter les hommes et la femme
ressemblant aux hommes ne doit pas fréquenter les femmes. On doit plutôt séparer certains hommes et
certaines femmes si l’on craint le trouble, comme a dit le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- :
« Ordonnez les de prier à sept ans, frappez les pour la prière à dix ans et séparez-les dans les
lits[93]. »
Il a été interdit que deux hommes soient en contact dans le même vêtement et que deux femmes soient
en contact dans le même vêtement, bien que les Sahabas ne connaissaient ni la sodomie ni le
lesbianisme, mais c’est pour préserver parfaitement les limites d’Allah, comme Allah l’a ordonné
dans Son Livre. Il fut rapporté qu’Omar appris que des enfants se rassemblaient autour d’un homme.
Il interdit cela.
Plus que cela, il exila un homme dragué par les femmes, Nasr bn Hajjaj, lorsqu’il entendit une femme
le draguer et le désirer. Il vit que c’était une cause de tentation et coupa ses cheveux. Il se peut que la
tentation cesse par cela. Il vit qu’il était l’homme aux plus belles pommettes et l’envoya à Al-Basra.
Puis cet homme lui demanda de revenir dans son pays, disant n’avait commis aucune faute. Il refusa et
dit : « Pas tant que je suis vivant. »
En effet, la femme a été ordonnée de se voiler, de délaisser l’embellissement et autres choses causant
une tentation pour et par elle. Donc si un homme devient également une tentation pour les femmes, il
est également ordonné d’éloigner les causes de la tentation, soit en changeant son apparence, soit en
quittant l’endroit où il cause une tentation car cela protège sa religion et la religion des femmes. Sans
cela et avec la présence de sa cause et de la leur, on n’est pas sur de l’absence de tentations. Les
enfants qui tentent les femmes sont également ordonnés de cela.
En effet, si on a besoin de l’éloignement pour supprimer la tentation, il est plus facile d’éloigner une
personne que d’éloigner un groupe d’hommes ou de femmes, car cela n’est pas possible. On préserve
ainsi les limites d’Allah et on évite ce qui entraine le trépassement des limites d’Allah en fonction de
la possibilité. Si c’est le cas pour celui n’étant pas soupçonné ni n’ayant commis de péchés, qu’en
est-il de celui connu pour le soupçon et le péché ?
Il en est de même pour la femme connue pour être soupçonnée de tenter les hommes. Elle doit être
éloignée des lieux du soupçon selon la possibilité. En effet, repousser la nuisance de la religion selon
la possibilité est obligatoire. Si c’est la Sounna, qu’en est-il de celui qui rassemble des causes de
tentation qu’Allah sait, et l’homme ressemblant aux femmes dans leurs vêtements ?
L’utilisation des noms de la beauté, de la magnificence, de l’embellissement etc. dans les actes pieux,
et la laideur, la mocheté et la souillure pour les actes corrompus est une chose apparente dans le
Livre, la Sounna et les paroles des savants, tout comme les noms de la bonté, de la purification, du
mal et de l’impureté. Parmi cela, il y a le hadith connu d’Abou Dhar rapporté par Abou Hatim Ibn
Hibban dans son Authentique où le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Parmi la
sagesse de la famille de Daoud, il y a le fait que la personne dotée de raison doit avoir un moment où
elle implore son Seigneur, un moment où elle se juge, un moment où elle doit être avec ses
compagnons qui l’informent de la réalité de son être et un moment où elle s’isole pour son plaisir,
occupant et s’embellissant[94]. » Il a donc cité l’occupation et l’embellissement.
Cela témoigne de la parole des légistes sur la droiture de la personne, disant que c’est la validité de
la religion et la noblesse du comportement [mouroua]. Ils ont dit : « La noblesse du comportement est
d’utiliser ce qui l’embellit et l’enjolive et d’éviter ce qui le souille et l’enlaidit. » Cela revient à la
beauté et à la laideur dans les actes. Les actes peuvent être beaux ou laids, même si la beauté est le
convenable et l’utile alors que le laid est le repoussé.
En effet, la chose se perfectionne et s’embellit par ce qui lui convient, lui correspond, lui est utile et
lui donne du plaisir, tout comme elle se corrompt et s’enlaidi par ce qui s’y oppose, lui nuit et la fait
souffrir. Les actes pieux sont ceux qui correspondent à l’humain et les actes corrompus sont ceux qui
le contredisent.
C’est pourquoi certains bédouins ont dit : « Mon éloge est belle et mon blâme est laid. » Le Prophète
-salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « C’est Allah[95] » car Son éloge embellit auprès de Lui car elle
est vraie et Son blâme enlaidit car il est vrai.
La magnificence et les beautés présentes dans les actes pieux du cœur atteignent le visage. La laideur
et la mocheté présentes dans les actes corrompus du cœur atteignent le visage, comme ci-dessus.
Puis, cela se renforce par la force des actes pieux et des actes corrompus. Donc plus la bonté et la
piété augmentent, plus la magnificence et la beauté augmentent. Plus le péché et la transgression
augmentent, plus la laideur et la mocheté augmentent, au point que cela abroge la beauté et la laideur
que cette apparence avait. De combien n’ayant pas une belle apparence les actes pieux ont augmenté
la beauté et la splendeur, au point que cela apparaisse sur leur apparence ?
C’est pourquoi, cela apparait clairement lorsque l’on persiste sur les mauvaises actions à la fin de la
vie et à l’approche de la mort. On voit que plus les gens de la Sounna et de l’obéissance vieillissent,
plus leur beauté et leur splendeur augmentent, au point que certains d’entre eux sont plus magnifiques
et beaux dans leur vieillesse que dans leur jeunesse. On trouve que plus les gens de l’innovation et de
la désobéissance vieillissent, plus la laideur et la mocheté de leur visage grandit, au point que celui
qui était admiratif de leur beauté pendant leur jeunesse ne peuvent pas les regarder.
Cela est apparent chez ceux dont l’innovation et la débauche sont énormes, comme les rafidites, les
injustes et les gens des turpitudes parmi les Turcs et autres. En effet, plus le rafidite grandit, plus la
laideur de son visage et sa mocheté augmente, au point de ressembler à un porc. Il est possible qu’il
soit changé en porc et en singe, comme cela est fréquemment rapporté d’eux. On trouve que
l’adolescent imberbe, Turc ou autre, peut être parmi les gens de la plus belle des apparences, puis tu
trouve ceux qui multiplient les turpitudes ayant les visages les plus laids lors de la vieillesse, au
point que dans la catégorie où cela se produit beaucoup, parmi les Turcs et autres, l’un d’entre eux a
une des plus belles apparences dans sa jeunesse et une des plus laides apparences dans sa vieillesse.
La cause de cela n’est pas la nature du corps car la nature est stable et correspond à cette chose. La
raison est plutôt la turpitude et l’injustice qui a le dessus sur eux, les rendant efféminés, sodomites,
injustes et aides des injustes. Cela revêt leur visage de laideur et de mocheté.
Parmi cela, il y a le fait que les nations précédentes chez qui la transgression a été forte ont été
métamorphosées par Allah en singes et en porcs. Il est affirmé dans le hadith authentique qu’il y aura
aussi dans cette nation des gens métamorphosés en singes et en porcs. En effet, les punitions et les
récompenses sont du même type que les mauvaises et les bonnes actions, comme cela a été expliqué
dans plusieurs endroits.
Il ne fait pas de doute que ce qui n’est pas aimé par Allah, parmi ce qui le met en colère et autres, est
embelli pour beaucoup de gens au point qu’ils le voient beau et magnifique. Ils y trouvent des plaisirs
soutenant cela, même si les plaisirs contiennent des douleurs encore plus grandes.
Comme Il -ta’ala- a dit : {L’amour des désirs des femmes, des enfants, des quintaux entassés d’or et
d’argent, des chevaux magnifiques, des bestiaux et des champs fut embelli aux gens. Ceci est la
jouissance de la vie d’ici-bas et auprès d’Allah il y a un bon retour.} [Âl ‘Imran, 14]
Il a dit : {Et celui dont les mauvaises actions lui ont été embellies et les a vues belles ? Allah égare
qui Il veut et guide qui Il veut.} [Fatir, 8]
Il -ta’ala- a dit : {C’est ainsi que ses mauvaises actions furent embellies à Pharaon et qu’il fut
repoussé de la voie. La ruse de Pharaon n’est que perte.} [Ghafir, 37]
Il a dit : {Lorsque satan embelli leurs actions et dit : « Les gens ne vous vaincront pas aujourd’hui et
je suis un protecteur pour vous.} [Al-Anfal, 48]
Il -subhanahu- a dit sur les croyants : {Mais Allah vous a fait aimer la foi, l’a embellie dans vos
cœurs et vous a fait détester la mécréance, le péché et la désobéissance. Ceux-là sont les guidés.}
[Al-Houjourat, 7]
Il -subhanahu- embelli à tout agissant son acte. Il le croit donc bien, même si l’acte est mauvais, car
s’il ne le croyait pas bien, il ne l’aurait pas fait et s’il le croyait mauvais, il ne l’aurait pas voulu ni
choisi. En effet, la nature de l’homme est d’aimer le bon et de détester le mauvais. Le beau bon est
donc aimé et voulu et le mauvais laid est détesté et haï. Les personnes et les actes détestables de tous
les côtés ne sont jamais voulus, tout comme s’ils sont aimés de tous les côtés, ils ne sont jamais
détestés. Cependant, il se peut qu’une chose soit aimée d’un côté et détestée d’un autre, laide d’un
côté et belle d’un autre. C’est pourquoi le fornicateur n’est pas croyant lorsqu’il fornique, le voleur
n’est pas croyant lorsqu’il vole et le buveur ne vin n’est pas croyant lorsqu’il boit d’une foi parfaite
car si sa croyance en la laideur de cet acte était complète, il ne l’aurait jamais fait. C’est pourquoi,
toute personne désobéissant Allah est ignorante, comme ont dit les compagnons de Mohamed -salla
Allah ‘alaihi wa sallam- car s’il savait vraiment ce qu’il faisait, il n’aurait pas fait de mauvaise
action, ni délaissé d’obligation, mais les actions de chaque nation leur ont été embellies.
Cependant, le désobéissant a avec lui le fondement de la foi donc son acte ne lui est pas embelli de
tout les côtés. Il lui est embelli d’un côté et il le déteste d’un autre, mais lorsqu’il le fait,
l’embellissement de l’acte a eu le dessus. C’est pourquoi Il a dit : {L’amour des désirs fut embelli
aux gens.} [Âl ‘Imran, 14] Il y a donc ici deux choses : l’amour des désirs et l’embellissement et
l’enjolivement de cette grossièreté. Ils ont donc cru cet amour beau. C’est pourquoi cet amour s’est
établi chez eux et ils profitèrent de ces choses aimées. S’ils avaient cru cet amour laid, ils ne
l’auraient pas suivi à cause de la nuisance. Cela ne se serait pas établi dans leurs cœurs car voir cet
amour comme beau incite à cela et le voir comme laid fait fuir de cela.
De même, Il a dit sur la foi qu’Il la leur fit aimer et l’a embellie dans leurs cœurs. Sur les désirs, Il a
dit : {L’amour des désirs fut embelli aux gens.} [Âl ‘Imran, 14], sans citer qui l’a embelli. Il a plutôt
dit cela de façon générale.
Il -ta’ala- a dit : {C’est ainsi que Nous avons embelli à toute nation leurs actes.} [Al-An’am, 108]
Tout comme Il y a effacé l’embellisseur, Il a dit : {L’amour des désirs fut embelli aux gens.} [Âl
‘Imran, 14] Il a donc fait de l’embellisseur l’amour de ces choses en lui-même et n’a pas fait que
l’embellisseur soit les choses aimées, tout comme Il a informé qu’Il a embelli à toute nation leurs
actes. L’embellisseur est donc leur amour en lui-même. Il n’a pas fait que l’embellisseur soit les
choses aimées, mais c’est l’amour des désirs. En effet, si l’embellisseur est l’amour et l’acte en lui-
même, le cœur ne se détourne pas de ça, contrairement si l’embellisseur est la chose aimée. Il se peut
que la chose aimée soit embelli, mais la personne ne l’aime pas car il connait et déteste sa situation
dans son cœur.
Il y a donc une différence entre l’embellissement lié au cœur et l’embellissement de la chose séparé
de lui. C’est une réfutation des qadarites qui mettent l’embellissement comme séparé. De même pour
Sa Parole : {Le mal de ses actions lui fut embelli, il les vit donc belles.} [Fatir, 8] Il -subhanahu-
nous a gratifiés de deux choses sur la foi : Il nous l’a fait aimer et l’a embellie dans nos cœurs. Son
bienfait se complète donc par la science et par l’amour.
Il est affirmé dans le hadith authentique de plusieurs côtés que le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- a maudit les hommes efféminés et les femmes masculinisées. Dans le hadith authentique, il a
également maudit les hommes ressemblant aux femmes et les femmes ressemblant aux hommes. Dans
le hadith authentique, il a ordonné de faire exiler l’efféminé et de le faire sortir des maisons.
De même, Al-Boukhari a rapporté dans son Authentique d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbas : « Le
Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a maudit les hommes ressemblant aux femmes et les femmes
ressemblant aux hommes. »
Dans une version : « Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a maudit les hommes efféminés, les
femmes masculinisées et a dit : « Sortez les des maisons. » Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa
sallam- a fait sortir untel et ‘Omar a fait sortir untel[96]. »
Si l’homme ressemblant aux femmes dans leurs vêtements, leurs habits et leurs parures est maudit et
le Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- l’a maudit, que dire de celui qui leur ressemble
dans ses relations avec les hommes, permettant aux hommes de tirer plaisir de lui pour un salaire ou
parce qu’il aime cela ? Plus la ressemblance augmente et plus la malédiction grandit. Il est alors
maudit de deux côtés : il est maudit du côté de la turpitude interdite, même si c’est lui l’agissant, et il
est maudit du côté de son efféminité, car c’est comme s’il la subissait.
Celui qui a rendu religieuse une sorte d’efféminité ou a demandé cela à des enfants, comme
l’embellissement des enfants dans leurs apparences ou leurs vêtements pour le regard des hommes et
leur plaisir de cela, dans une écoute ou non, n’a-t-il pas changé la religion d’Allah, comme ceux qui
lorsqu’ils firent une turpitude dirent : {« Nous avons trouvé nos pères sur cela et Allah nous l’a
ordonné ? » Dis : « Allah n’ordonne pas la turpitude, dites-vous sur Allah ce que vous ne savez
pas ? »} Si la turpitude des arabes polythéistes était de dévoiler leurs parties lors de la
circumambulation, pour ne pas circumambuler dans des vêtements dans lesquels ils ont désobéi à
Allah, que dire de celui qui est pire que cela ?
Le but de l’efféminé peut être la fréquentation et le toucher des femmes, le toucher, le regard et
l’amour des hommes, ou les deux. Chez les ascètes, il y a beaucoup de ces trois catégories.
Ces gens sont pires que ceux qui font ces choses là irréligieusement. En effet, on trouve beaucoup de
gens chez les nations antéislamique comme les Turcs ou autres où les femmes ressemblent aux
hommes et les hommes ressemblent aux femmes, au point que leurs femmes, contrairement aux autres
nations, ont du pouvoir, de la royauté, de l’obéissance, de l’apparition aux gens et autres choses
spécifiques aux hommes, au point que la femme choisi l’homme qu’elle veut -esclave ou autre- pour
la dominer, se marier avec elle et la contrôler. Beaucoup de leurs enfants sont efféminés, les hommes
se rapprochent d’eux et les honorent pour cela. C’est une affaire énorme, au point que certains de
leurs enfants sont jaloux des femmes et que les hommes les prennent comme des femmes esclaves.
Cependant, ils ne font pas cela religieusement.
Ceux qui font cela religieusement sont pires qu’eux car ils ont fait de la débauche une religion et de la
turpitude une bonne action, à cause du penchement des natures pour cela. De même, ceux qui
considèrent la simple voix aimée par les natures comme bonne en religion ressemblent à ceux-là.
Cependant, certains polythéistes de cette communauté prennent cela comme religion à cause des
diables, comme on trouve chez les polythéistes Turcs Tatares et leur sorcier le taghout magicien,
appelé « bouq » par les Turcs. Les diables le montent, lui parlent et il leur demande ce qu’il veut. Il
leur offre des offrandes comme les moutons étranglés et autres. Il frappe pour eux les tambours et
autres. Le critère du « bouq » est d’être efféminé. Il est forniqué comme la femme. En effet, plus les
actes méritent l’interdiction et plus ils sont proches des diables.
Nous avons cité que lorsque la personne craint Allah dans la belle apparence, la belle voix et
l’ensemble des bienfaits d’Allah comme la force, la beauté etc. elle est meilleure que ceux qui n’ont
pas reçu ces épreuves, car les bienfaits sont des épreuves. En effet, les gens des désirs parmi les
femmes et les hommes penchent vers la personne dotée d’une belle apparence, l’aiment
excessivement, le désirent par des sortes d’honneurs et craignent d’être privés de lui par des sortes
de peurs comme il s’est produit pour Youssouf -‘alaihi al-salam- et d’autres. De même, sa beauté
l’incite à chercher ses passions, car sa beauté peut être plus grande que l’argent dépensé dans cela.
De même, la belle voix peut inciter à être utilisée dans les choses détestables, tout comme l’argent et
le pouvoir donnent une capacité incitant à des sortes de turpitudes et d’injustices. En effet, la
personne ne s’ordonne pas un acte sans une sorte de capacité et fait avec sa capacité seulement ce
qu’elle veut. Les désirs de l’égarement sommeillent dans les êtres. Donc, lorsque la capacité se
produit, l’épreuve apparait. La personne est alors soit heureuse, soit malheureuse et Allah accorde le
repentir à celui qui revient vers Lui. Soit les gens éprouvés s’élèvent, soit ils se rabaissent. La
réaction des êtres à la simple voix est aussi une chose sensible. Elle les fait beaucoup réagir par la
réjouissance, la tristesse, la colère, la peur et autres réactions psychologiques, tout comme les êtres
réagissent aux les apparences, parfois par l’amour et parfois par la haine. Les nourritures font réagir
parfois par la détestation et parfois par la fuite. La réaction des enfants et des bêtes à la voix relève
donc de cela, mais plus ils sont faible et plus la réaction est grande. La réaction des femmes est donc
plus forte que la réaction des hommes, la réaction des enfants est plus forte que la réaction des
adultes et la réaction des bêtes est plus forte que la réaction des humains. Cela indique que la force
de la réaction à la simple voix dépend de la force de la faiblesse de la raison. Cela n’est donc pas
louable et contient plus de blâme que de choses louées. Les gens de raison réagissent seulement à la
voix contenant des lettres assemblées en sens aimés. L’écoute du Coran est la plus parfaite dans ce
sens là.
Ni la Législation n’a rendu préférable, ni les gens de raisons n’ont ordonné de réagir aux simples
voix. Pour eux, cela fait plutôt partie du manque de raison et de la faiblesse de l’opinion, comme
celui qui est terrifié par les simples voix terribles et effrayantes et par les simples voix colériques.
Abou Al-Qassim a dit : « Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Allah n’a rien écouté
comme Il a écouté un prophète psalmodiant le Coran. » Il est rapporté d’après Abou Houreyra : « Le
Messager d’Allah -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Allah n’a rien écouté comme Il a écouté un
prophète psalmodiant le Coran. »
Il a dit : « Il fut dit : « La lecture de Daoud -radi Allah ‘anhu- était écoutée par les jinns, les humains,
les bêtes sauvages et les oiseaux lorsqu’il lisait les Psaumes. 400 cortèges funèbres de gens morts de
sa lecture partaient de son assise. Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit qu’Abou Moussa
Al-Ach’ari a reçu une belle voix de la famille de Daoud[97]. Mou’adh a dit au Messager d’Allah : « Si
je savais que tu écoutais, j’aurais embelli ma voix[98]. »
Je dis : cette parole est celle d’Abou Moussa, pas de Mou’adh. Ces paroles rapportées contiennent la
préférabilité de l’embellissement de la voix par le Coran. Il n’y a pas de différent sur cela. Prendre
cela comme preuve pour l’embellissement de la voix par la chanson est plus corrompu que la
comparaison de l’usure à la vente car c’est rendre la poésie égale au Coran.
Il -ta’ala- a dit : {Nous ne lui avons pas appris la poésie et cela ne lui convient pas. Ce n’est qu’un
rappel et un Coran clair.} [Yassin, 69]
Il -ta’ala- a dit : {Les diables ne l’ont pas fait descendre. Cela ne leur convient pas et ils ne le
peuvent pas. Ils sont empêchés d’écouter.} [Al-Chou’ara, 210-212] {N’as-tu pas vu qu’ils s’engagent
dans toute sornette et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas.} [Al-Chou’ara, 225-226]
Il -ta’ala- a dit : {Ce n’est ni la parole d’un poète, comme vous croyez peu, ni la parole d’un devin,
comme vous vous rappelez peu.} [Al-Haqqa, 41-42]
Cette analogie est comme la comparaison entre l’écoute du sifflement et de l’applaudissement, blâmé
par Allah dans Son Livre et sur lesquels Il a informé que c’est la prière des polythéistes, et l’écoute
du Coran ordonnée par Allah dans Son Livre, sur laquelle Il a informé que c’est l’écoute des
prophètes et des croyants. C’est comme la comparaison entre les imams de la prière, comme les
califes guidés et tous les imams croyants et les chanteurs efféminés et la comparaison entre le
muezzin appelant à la prière et à l’écoute du Coran et les sifflements et les applaudissements incitant
à la réaction des écouteurs.
Al-Tabarani a rapporté dans son Mou’jam d’après Ibn ‘Abbas la parole du Prophète -salla Allah
‘alaihi wa sallam- : « Satan a dit : « Ô Seigneur, met moi un coran. » Il dit : « Ton coran est la
poésie. » Il dit : « Met moi un muezzin. » Il dit : « Ton muezzin est la flûte. » Il dit : « Met moi une
écriture. » Il dit : « Ton écriture est le tatouage. » Il dit : « Met moi une maison. » Il dit : « Ta maison
est la salle de bain. » Il dit : « Met moi une nourriture. » Il dit : « Ta nourriture est ce sur quoi le Nom
d’Allah n’a pas été cité[99]. » Allah récompense celui qui compare le coran de satan au Coran d’Allah
comme il le mérite.
Allah -ta’ala- a dit : {Une descendance leur succéda après eux. Ils délaissèrent la prière et suivirent
les désirs. Ils rencontreront bientôt une perte.} [Mariam, 59] Ceux-là se détournent de la prière par
les désirs.
Certains de ces chouyoukhs cherchent à se réunir dans les bains et y ont un état et une apparition car
c’est la matière des diables. En effet, la trace de satan apparait dans sa maison, près de ses alliés, de
l’appel de son muezzin et de la lecture de son coran, comme cela apparait chez les gens du sifflement
et de l’applaudissement.
Si l’écoute est de deux sortes : l’écoute du Tout-Miséricordieux et l’écoute de satan, il y a une
énorme différence entre elles deux. Cependant, il y a ici quatre catégories : soit le serviteur s’occupe
par l’écoute du Tout-Miséricordieux au détriment de l’écoute de satan, par l’écoute de satan au
détriment de l’écoute du Tout-Miséricordieux, soit par les deux écoutes ou soit par aucune d’entre
elles.
La première catégorie est la situation des premiers devanciers parmi les émigrés, les secoureurs [Al-
Mouhajirine wa Al-Ansar] et leurs suiveurs dans le bien.
La deuxième catégorie est celle des polythéistes sur lesquels Allah a dit : {Leur prière auprès de la
Maison n’est que sifflement et applaudissement.} [Al-Anfal, 35] C’est la situation de ceux qui ont
pris cela pour une religion et n’écoutent pas le Coran. S’ils s’occupent par cette écoute par désir, non
par religion et se détournent du Coran, ils font partie des débauchés hypocrites ayant dissimulés l’état
des polythéistes.
Quant à ceux qui s’occupent des deux écoutes, c’est beaucoup de soufis.
Ceux qui se détournent des deux comme cela ne convient pas, sont beaucoup de bédouins.
Ces paroles rapportées du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- contiennent l’éloge de la belle
voix récitant le Coran et l’incitation à l’écouter. C’est donc un argument contre ceux qui se détournent
de cette écoute religieuse et spirituelle. Ce n’est pas un argument pour l’écoute innovée et polythéiste.
Plutôt, ceux qui désirent les deux écoutes et ceux qui se détournent des deux écoutes sont sortis de la
pure droiture et de la législation coranique parfaite. Ceux-là sont transgresseurs et ceux-ci sont
négligents. Le véritable désir doit être celui de l’écoute spirituelle et religieuse et la véritable
privation doit être celle de l’écoute polythéiste et innovée.
Puis, Abou Al-Qassim cita une histoire d’Abou Bakr Al-Raqqi sur un enfant guidant des chameaux en
chantant. Ses chameaux traversèrent la distance de trois jours en un jour et moururent lorsqu’il
s’arrêta. Il guida également un chameau qui se désorienta et rompu ses liens. Al-Raqqi a dit : « Je ne
crois pas avoir entendu de voix plus belle que la sienne. Elle me marqua, au point qu’il lui fut
demandé de se taire et il se tut. » Il dit : « C’est histoire a été rapporté d’Al-Raqqi d’après Abou
Hatim Al-Sajistani, d’après Abou Nasr Al-Sarraj. »
Je dis : Le contenu de cette histoire est que la voix extrêmement belle peut faire très fortement et
inhabituellement réagir les êtres. Il n’y a aucun doute dans cela. En effet, les voix entraient un
mouvement de la volonté par leur beauté. Elles viennent à la base de mouvements voulus et leur
influence diverge selon la sorte et le degré de la voix. C’est même l’un des plus grands ou le plus
grand stimulant. Dès lors, si la force de l’agissant correspond à la préparation du lieu récepteur,
l’influence est forte. Donc, lorsqu’une grande, belle et forte voix touche les êtres préparés par la
jeunesse, la féminité, la tristesse ou autres, l’inactivité et l’inoccupation ou la faiblesse de la raison,
elle les perturbe énormément. Cependant, cela n’indique pas la permissivité de cela, ni ne contient ce
qui entraine sa louange ou son blâme. C’est même plus proche du blâme et de l’interdiction que de la
louange et de l’éloge car cela corrompt les êtres plus que cela ne les améliore. Cela leur nuit plus
que cela ne leur est utile. Si cela contient un bénéfice, son péché est plus grand que son utilité.
Allah a dit sur satan : {Provoque par ta voix qui tu peux d’entre eux.} [Al-Isra, 64] La voix satanique
provoque donc les enfants d’Adam. Le Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam- a dit : « Seulement
deux voix stupides et débauchées m’ont été interdites[100]. » Il cita donc[101] la voix de la mélodie et la
voix de la désobéissance. Il les décrivit par la stupidité et la débauche, c’est-à-dire l’injustice et
l’ignorance.
Luqman a dit à son fils : {Modère ta marche et baisse ta voix} [Luqman, 19] Celui qui chante par sa
voix ne l’a pas baissée. Ceux qui y réagissent par la danse n’ont pas modéré leur marche. Les
chanteurs ont plutôt apporté les voix stupides, ignorantes, injustes débauchées. Ceux qui y ont réagi
ont apporté les mouvements stupides, injustes, ignorants et débauchés. Il se peut que quelqu’un
rassemble ces deux sortes et en fasse l’une des plus grandes adorations.
Sommaire
Texte d’Ibn Al-Qaiym
Glossaire
Le mérite de la beauté et le penchement des êtres vers elle en permanence
La beauté extérieure est un embellissement accordé par Allah à certaines apparences
La beauté intérieure est l’un des plus grands bienfaits d’Allah envers Son serviteur
La réalité de la splendeur et de la beauté
Ô amoureux par ton ouïe avant ton regard
Allah décrivit les Houres du paradis par les meilleures caractéristiques
Allah les décrivit comme ayant des seins relevés
Écoute maintenant leur description par le véridique, le crédible
Si tu veux entendre leurs chants, écoute maintenant son récit
Écoute maintenant le plaisir et la grandeur de leur rencontre
Texte d'Ibn Taymiya
De l’amour de la beauté
Concernant l’écoute

[1] Tiré du livre Rawdat Al-Mouhibbine wa Nuzhat Al-Mouchtaqin de l’Imam Ibn Al-Qayim
[2]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Ibn Maja]
[3]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[4]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Al-Silsila Al-Da’ifa]
[5]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Mukhtasar Al-Chamail]
[6]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Mukhtasar Al-Chamail]
[7]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[8]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[9]
Hadith jugé inventé par Cheikh Al-Albani [Al-Silsila Al-Da’ifa]
[10]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Al-Silsila Al-Da’ifa]
[11]
Authenticité inconnue
[12]
NdT : un Compagnon du Prophète -salla Allah ‘alaihi wa sallam-
[13]
Version proche jugée faible par Al-Albani [Mukhtasar Al-Chamail]
[14]
Hadith rejeté par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[15]
Voir sourate Al-Rahman.
[16]
Version proche authentifiée par Al-Boukhari
[17]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Nasai]
[18]
Texte authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Targhib]
[19]
Hadith jugé bon ou authentique par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Targhib]
[20]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[21]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[22]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Jami’]
[23]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[24]
Voir Sourate Al-Moutaffifine
[25]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[26]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[27]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Charh Al-Tahawiya]
[28]
Hadith rejeté par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[29]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[30]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Takhrij Michkat Al-Masabih]
[31]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Al-Silsila Al-Sahiha]
[32]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Takhrij Kitab Al-Sounna]
[33]
Hadith jugé bon par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Mawarid]
[34]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Jami’]
[35]
Cheikh Al-Albani a dit : « Il contient Hachim bn Zayd, ses hadiths sont faibles. » [Al-Silsila Al-Sahiha]
[36]
Jugé faible par Al-Bousiri [Ithaf Al-Khayra Al-Mahara]
[37] Tiré du livre Al-Istiqama de Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya
[38]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Ibn Maja]
[39]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[40]
Cheikh Al-Albani a dit : « Ses rapporteurs sont de confiance, sauf Abou Taleb Haroun bn Mohamed qui est très faible. » [Jilbab Al-
Mara]
[41]
Hadith jugé bon par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Targhib]
[42]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Nassai]
[43]
Formulation proche authentifiée par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Nassai]
[44]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Takhrij Michka Al-Masabih]
[45]
Du Créateur avec et dans la créature
[46]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[47]
Formulation proche authentifiée par Cheikh Al-Albani [Charh Al-Tahawiya]
[48]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Abou Daoud]
[49]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[50]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Abou Daoud]
[51]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[52]
Plante jaune
[53]
Chaine d’une formulation proche jugée bonne par Cheikh Al-Albani [Al-Silsila Al-Sahiha]
[54]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Ghaya Al-Maram]
[55]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Ghaya Al-Maram]
[56]
Hadith jugé bon par Cheikh Al-Albani [Ghaya Al-Maram]
[57]
Les pécheurs affiliés à l’Islam
[58]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[59]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Ibn Maja]
[60]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Adab Al-Mufrad]
[61]
Hadith jugé bon par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[62]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[63]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Al-Iman li-Abi ‘Obeyd]
[64]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[65]
Version proche authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[66]
Hadith rejeté par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[67]
Version proche authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[68]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Nassai]
[69]
Hadith jugé bon par Cheikh Al-Albani [Sahih Ibn Maja]
[70]
Version authentifiée par Cheikh Al-Albani : « Je ne crains pour vous que les désirs de du fourvoiement dans vos ventres, vos sexes et
les passions qui égarent. » [Sahih Al-Targhib]
[71]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[72]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[73]
Version proche authentifiée par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Targhib]
[74]
Un lancer de pierre comme le châtiment du peuple de Lot. [Voir Touhfa Al-Ahwadhi]
[75]
Des mois sacrés
[76]
Le juif ou le chrétien
[77]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[78]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[79]
Version proche jugée faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Jami’]
[80]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[81]
Formulation proche rejetée par Cheikh Al-Albani [Al-Silsila Al-Da’ifa]
[82]
Version proche authentifiée par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[83]
Hadith jugé faible par Cheikh Al-Albani [Da’if Al-Targhib]
[84]
Formulation proche authentifiée par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[85]
Formulation proche authentifiée par Cheikh Al-Albani [Sahih Ibn Maja]
[86]
Formulation proche authentifiée par Cheikh Al-Albani [Sahih Ibn Maja]
[87]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[88]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[89]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Tirmidhi]
[90]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Abou Daoud]
[91]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Abou Daoud]
[92]
Formulation proche jugée bonne par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[93]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Hijab Al-Mara]
[94]
Authenticité inconnue
[95]
Authentifié par Cheikh Al-Albani avec « louange » à la place de « éloge » [Sahih Al-Tirmidhi]
[96]
Également authentifiée par Al-Boukhari
[97]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Adab Al-Mufrad]
[98]
Cheikh Al-Albani a dit sur une version proche : « Sa chaîne de transmission a les conditions de Mouslim. » [Asl Sifat Al-Salat]
[99]
Formulation proche rejetée par Cheikh Al-Albani [Al-Silsila Al-Da’ifa]
[100]
Authentifié par Cheikh Al-Albani [Sahih Al-Jami’]
[101]
Dans le hadith complet