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Cours AEP

GTU 2 - 2013/2014
Enseignant : ABDELGADER AHMED
« Et nous avons désigné (créé)
de l’eau tout être vivant »
(Coran 21/30)
Références bibliographiques
AEP et Assainissement

- R. Bourrier, M. Satin, B. Selmi, 2010: Guide


technique de l’assainissement. Édition le Moniteur,
Paris.
- C. Gomella, H. Guerrée, 1980: La distribution
d’eau dans les agglomérations urbaines et rurales.
Édition Eyrolles, Paris
- Régis Bourrier, 1997: Les réseaux
d’assainissement. Édition Lavoisier, Paris
- François G. Brière, 2013 : Distribution et collecte
des eaux. Presses Internationales Polytechnique.
Alimentation en Eau Potable

• Le corps humain contient 70%


d’eau.
• S’il perd 2% de cette eau c’est la
soif, et s’il en perd 8% c’est la
déshydratation.
Généralités
• L'eau est très présente sur notre planète, les océans recouvrent
près des trois quarts de la surface terrestre (70%).
• La totalité de l’eau sur Terre représente un volume de 1,4 milliard
de km3, sous forme liquide, solide ou gazeuse.
• Cependant, la majeure partie de l’eau (97 %) est contenue dans
les océans.

Les grands réservoirs du globe


Généralités
• L’eau douce n’en représente que 2,6 %, et concerne :
– les glaciers de montagne (glaces polaires) près de 2 % ;
– les eaux douces souterraines moins de 1 % ;
– les eaux de surface 0,03 % ;
– l’atmosphère 0,001% ;
– les êtres vivants 0,0001%.
• La moitié de cette eau douce représente l’eau douce disponible pour l’usage humain
soit seulement 0,3% du volume d’eau de la planète, soit 4 millions de km3.

L’eau douce n’est pas une ressource inépuisable.


Quelques définitions
Bassin versant (bassin
hydrographique) : est
une portion de
territoire délimitée par
des lignes de crête (ou
lignes de partage des
eaux), à l'intérieur de
laquelle, toutes les
eaux reçues suivent, du
fait du relief, une pente
naturelle et se
concentrent vers un
même point de sortie
appelé exutoire.
Quelques définitions

• Le débit d’eau (Q): est le volume de l’eau (V) qui


traverse une section par unité de temps (t).

V
Q =
t

Il est exprimé en : m3/s, l/s,…


Quelques définitions
Le cycle de l'eau en
6 étapes :
- Évapotranspiration
- Condensation
- Action du vent
- Précipitations
- Ruissellement
- Infiltration

Le cycle de l’eau, le mouvement perpétuel.


Quelques définitions
• Le bilan hydrologique de l’eau est le bilan
régional du cycle de l’eau.
établir le bilan entre les entrées et les
sorties en eau d'une unité hydrologique.

Le bilan hydrologique peut être décrit d'une façon simplifiée par l’équation :

Évapotranspiration (E)
P=E+R+I
Précipitations (P)
Infiltration (I)

Ruissellement (R)
Quelques définitions

• Densité de population : la densité de population


s’exprime généralement en nombre de personnes
par unité de surface (hectare, km²,…).
Zone résidentielle
Maisons unifamiliales, grands terrains 10 – 30
pers./hect.
Maisons multifamiliales 70 – 200 pers./hect.
Immeubles d’habitation 200 – 2000 pers./hect.
Zone commerciale 30 - 60 pers./hect.
Zone industrielle 10 – 30 pers./hect.
Quelques définitions
• Durée d’utilisation prévue : on appelle durée d’utilisation le
nombre d’années qui sépare la mise en service de l’ouvrage et
la fin de la période pendant laquelle ce dernier est censé
satisfaire aux besoins de l’agglomération.

Durées d’utilisation de quelques ouvrages


Ouvrages Caractéristiques D.U. (années)

Barrage Difficile et coûteux à agrandir 50 - 75

Prise d’eau et conduite d’adduction Assez difficile à agrandir 25 - 50

Station de purification et réseau de Si l’accroissement de la population et :


distribution Faible 50
Élevé 25
Conduite de plus de 300 mm de Ф Remplacement coûteux 25 - 30

Conduite de moins de 300 mm de Ф Construction facile 15 - 20


Sources d’approvisionnement en eau
• Eaux souterraines: l’infiltration des eaux de pluie
dans le sol forme un réservoir d’eau souterraine
appelé aquifère ; cette nappe constitue la source de
prise d’eau pour l’adduction en eau potable.
• Eaux de surface: fleuves, rivières, lacs,… alimentés
généralement par les précipitations tombées sur le
bassin versant du lieu récepteur, constituent la
source de captage des eaux de surface.
Sources d’approvisionnement en eau
• Eaux de pluie: les eaux de pluie sont
habituellement de bonne qualité, tant pour
l’alimentation humaine que pour autres usages
domestiques. Très douces, elles sont peu
minéralisées et agressives.
• Eaux de mer et eaux saumâtres: en l’absence
d’eaux souterraines, d’eaux de surface ou d’eaux de
pluie exploitables, on peut recourir à des eaux
saumâtres (1500 mg/l de sels dissous) ou même à
des eaux de mer (≥2500 mg/l de sels dissous). Les
techniques de dessalement sont coûteuses étant
donné la grande quantité d’énergie requise.
Les ressources en eau en Algérie

• Estimées en moyenne à 17,2 milliards de


m3/an dont:
– 12 milliards m3 dans les régions nord du pays :
10 milliards m3 (écoulements superficiels),
2 milliards m3 (ressources souterraines).
– 5,2 milliards m3 dans les régions sahariennes :
0,2 milliards m3 (écoulements superficiels),
5 milliards m3 (ressources souterraines).
Source : La politique nationale de l’eau en Algérie.
Présenté par Bouchedja Abdellah - Directeur Général ABHCSM
(Euro-RIOB 2012 : 10ème Conférence Internationale, Istanbul – Turquie – 17 au 19 Octobre 2012)
Les ressources en eau en Algérie
• Avec une moyenne de 175 l/habitant/jour
(environ 600 m3/habitant/an), l'Algérie se
situe dans la catégorie des pays pauvres en
ressources hydriques.
(Norme OMS : 250 l/habitant/jour, seuil
Banque Mondiale : 1000 m3/habitant/an).

• Pour un niveau de vie moyen, le besoin minimal en eau par personne se situe à 120 l/habitant/jour
L’AEP en Algérie

Biskra : 93% Biskra : 220 l/j/hab

Source MRE : http://www.mre.dz/baoff/fichiers/Taux_de_raccordement.pdf


Source des données pour Biskra : ADE
Les ressources en eau en Algérie
Diversification des ressources en eau face à la
montée des besoins : barrages, stations de
dessalement de l’eau de mer.
La gestion et la distribution de l’eau potable
est confiée à :
L'Algérienne des Eaux ("ADE") dans la plupart des
wilayas notamment à Biskra.
La Société des Eaux et de l'Assainissement d'Alger
("Seaal") pour Alger et Tipaza.

Organisation administrative

• L’administration de l’eau en Algérie :


– Administration centrale (Ministère des ressources en
eau).
– Administration décentralisée (Directions des Ressources
en Eau des Wilayas).
– Établissements sous tutelle.
Administration centrale
• L’administration centrale de l’eau en Algérie est
confiée au Ministère des Ressources en Eau (MRE).

DEAH : Direction des Études et des Aménagements Hydrauliques.


DMRE : Direction de la Mobilisation des Ressources en Eau.
DAEP : Direction de l'Alimentation en Eau Potable.
DAPE : Direction de l'Assainissement et de la Protection de l'Environnement.
DHA : Direction de l'Hydraulique Agricole.
DPAE : Direction de la Planification et des Affaires Économiques.
DRHFC : Direction des Ressources Humaines, de la Formation et de la Coopération.
DBM : Direction du Budget et Moyens.
DRC : Direction de la Réglementation et du Contentieux.
DGMR : Direction Générale des Moyens de Réalisation.
DISI : La Direction de l’Informatique et des Systèmes d’Information.
Détails sur le site du MRE: http://www.mre.dz
Administration décentralisée
• L’administration décentralisée de l’eau en Algérie
est confiée aux Directions des Ressources en Eau
des Wilayas. Elles sont organisées en services et en
subdivisions territoriales et sont chargées
principalement :
– de veiller à la sauvegarde, à la préservation et à la
protection du domaine public hydraulique,
– de veiller à l’utilisation rationnelle des ressources en eau
– de contribuer au développement des ouvrages de
mobilisation des ressources en eau,
–…

Plus de détails sur le site du MRE: http://www.mre.dz/index.php?action=formunik&type=sous_menu&idformunik=43


Administration décentralisée
Plus de détails sur : http://www.mre.dz/index.php?action=formunik&type=sous_menu&idformunik=43

Directions des Ressources en Eau des wilayas

Service de la Service de Service de Service de


Service de
mobilisation des l’alimentation en l’hydraulique l’administration
l’assainissement
ressources en eau eau potable agricole des moyens

MISSION PRINCIPALE

Participe aux études et à Participe à l’élaboration Participe à


Participe aux études et à Participe aux études et à
l’élaboration du des programmes de l’élaboration des
la programmation des la programmation des
programme d’actions développement de la budgets
projets d’alimentation en projets d’assainissement
visant la mobilisation de petite et moyenne d’équipement et de
eau potable. et de protection contre
la ressource superficielle hydraulique agricole. fonctionnement et
les inondations.
et souterraine. leur exécution.
Établissements sous tutelle
Agence
Nationale des
Agence
Barrages et
Nationale des
Transferts Algérienne Des
Ressources
(ANBT) Eaux (ADE)
Hydrauliques
(ANRH)

Office National de
Agence Nationale de Établissements l'Assainissement
(ONA)
Gestion intégrée des
Ressources en Eau sous tutelle
(AGIRE)

Office National de
l'Irrigation et de
Drainage (ONID)
Institut National de
Les Agences des
Perfectionnement de
Bassins
l’Équipement (INPE)
Hydrographiques
(ABH)

Pour s’informer sur les missions attribuées aux établissements sous tutelle du MRE :
http://www.mre.dz/index.php?action=formunik&type=sous_menu&idformunik=57
Cadre juridique de l’eau
• L’Eau dans la Constitution : sur le plan législatif et
réglementaire plusieurs lois ont été promulguées. En voici
quelques unes :
– Loi n° 01-20 du 12/12/2001 relative à l’aménagement du
territoire : schéma national d’aménagement du territoire (art. 11,
14, 15, 16, 22), schéma directeur de l’eau (art. 25).
– Loi n° 03-10 du 19/07/2003 relative à la protection de
l’environnement : pollution, normes et objectifs de qualité et
protection de l’eau douce (art. 4,10, 48 à 51, 100).
– Loi n° 04-20 du 25/12/2004 relative à la prévention des risques
majeurs : prévention des inondations (art. 10,16, 19, 24, 25).
– Loi n° 85-05 du 16/02/1985 relative à la protection et à la
promotion de la santé : normes de qualité de l’eau de
consommation humaine (art. 32, 33).
– Loi n°05-12 du 04/08/2005 relative à l’eau : fixe l’ensemble des
conditions organisationnelles, financières et de régulation des
services publics de l’eau.
Plan directeur d’aménagement des
ressources en eau (PDARE)
Institué par la loi de l’eau 2005 (articles 56, 57, 58).
Il est élaboré par l’agence de bassin et approuvé par le comité
de bassin.
Il définit les choix stratégiques de mobilisation, d'affectation
et d'utilisation des ressources en eau en vue d'assurer :
la satisfaction des besoins en eau correspondant aux usages
domestique, industriel et agricole et autres usages économiques
et sociaux ;
la protection quantitative et qualitative des eaux souterraines et
superficielles ;
la prévention et la gestion des risques liés aux phénomènes
naturels exceptionnels, tels que la sécheresse et les inondations.
Plus de détails sur : http://www.droit-afrique.com/images/textes/Algerie/algerie_loi_eau.pdf
Stockage : une fois rendue
Distribution : l’eau est Le cycle de l’eau
distribuée au
potable, l’eau est
transportée à travers un
consommateur à en milieu urbain
travers un système
réseau de conduites vers complexe de
des réservoirs situés conduites dotées de
généralement en hauteur. vannes et d’appareils
Traitement : une fois de régulation (réseau Restitution : une fois épurée
prélevée, l’eau subit, si de distribution). en usine de dépollution,
nécessaire, plusieurs types l’eau est restituée au milieu
de traitements afin de la naturel et poursuit son
rendre propre à la processus naturel
consommation. d’épuration dans la rivière
ou dans la mer.

Collecte et dépollution : la
collecte des eaux usées se
fait à travers un réseau
Captage : l’eau est d’assainissement qui
pompée par forage ou permet d’acheminer les
prélevée directement eaux usées vers une usine
en surface. de dépollution.
Produire l’eau potable…
une affaire de pro !
• Définition : une eau potable, c’est une eau que tu peux
boire à volonté, toute ta vie, sans aucun danger pour ta
santé.
Elle ne doit pas contenir de microbes ou de virus
susceptibles de provoquer des maladies ni de
substances indésirables en trop grande quantité.
Alimentation en eau potable d’une agglomération
Plusieurs questions se posent???

• Avant d'alimenter en eau potable une agglomération, il


faudrait répondre à une série de questions :
– Les populations à desservir ?
– Les besoins en eau ?
– La source d'eau ?
– La qualité de cette eau ?
– Le traitement nécessaire ?
– Le mode de transport (adduction) ?
– Le réseau de distribution ?
– Le réseau d'assainissement des eaux usées ?
– Le degré de pollution des eaux usées ?
– L'épuration des eaux usées ?
Alimentation en eau potable d’une agglomération
Plusieurs solutions!!!

• Plusieurs solutions sont généralement


envisageables, il faudrait choisir la solution la
plus économique. Elle doit aussi tenir compte des
exigences environnementales et s’inscrire dans
un contexte de développement durable :
– Utilisation rationnelle de l'énergie.
– Diminution du gaspillage dû au fuites.
– L'utilisation optimale de la ressource disponible tout
en maintenant l'approvisionnement en eau à un coût
raisonnable.
–…
Planification des systèmes d’AEP
• Objectifs de la planification
• Les critères de conception et de planification
Objectifs de la planification
L’objectif de la planification est de fixer : les
bases techniques, organisationnelles,
financières et juridiques du système
d’approvisionnement en potable d’un pays,
une région ou une localité. À l’échelle d’un
pays ou d’une région, I’AEP doit s’insérer dans
un schéma de gestion intégrée des ressources
en eau et de protection de l’environnement.
Objectifs de la planification
Dans un plan de développement il y est édicté
clairement les objectifs à court, moyen et long
terme sur une période de 15 à 20 ans. Le modèle
intègre l’ensemble des besoins et les orientations
de construction qui préservent la ressources et
l’environnement tant régional que national.
Les études de plan de développement seront
présentées sous forme d’un rapport accompagnées
de plans, des coûts approchés de création et
d’exploitation des variantes retenues ainsi que la
stratégie de réalisation.
Critères de conception et de planification

Estimation du nombre de consommateurs.


Les variations cycliques de la demande
(saisonnières, hebdomadaires, journalières).
Les pertes d’eau.
La pression de service.
Estimation des populations à desservir
• Le concepteur devra tenter de déceler les facteurs socio-
économiques qui ont pu influencer le taux de croissance
durant les 5 à 10 dernières années avant de proposer la
tendance pour l’avenir.
Sources d’information : pour pouvoir estimer au mieux la
croissance des populations, on dispose de plusieurs sources
d’information, notamment:
les recensements nationaux;
les données relatives à l’immigration et à l’émigration, sur les
plans national et régional;
les statistiques relatives aux naissances et aux décès;
les plans d’urbanisme, grâce auxquels on connaît l’occupation
actuelle et projetée (développement urbain, économique,…)
du territoire et on peut estimer la densité de population
probable.
Estimation des populations à desservir

• Selon les besoins des prévisions, il existe deux


types d’estimations des populations :
L’estimation à court terme, de 5 à 10 ans :
réalisable, plusieurs méthodes peuvent
décrire le comportement de la population.
L’estimation à long terme, de 10 à 50 ans :
constituent un grand défi, étant donné la
grande incertitude entourant les conditions
qui existeront dans un avenir lointain.
Méthodes d’estimation des populations à
desservir

• Méthode graphique : consiste à établir la courbe de


croissance de la population en fonction du temps et
à procéder à une extrapolation de la courbe en
prenant en compte les facteurs qui pourraient
l’influencer. Il existe plusieurs méthodes, on peut
distinguer :
– La méthode d’estimation basée sur la croissance
arithmétique.
– La méthode d’estimation basée sur la croissance
géométrique.
Méthode d’estimation basée sur la
croissance arithmétique
La croissance d’une population P est dite
arithmétique lorsque le taux de croissance, ʺdP/dtʺ,
de cette population est constant.
Cette méthode convient surtout dans le cas de villes
établies depuis longtemps ou de villages dont le
développement s’est stabilisé , ce qui est souvent le
cas, notamment, pour les agglomérations situées en
milieu agricole.
Méthode d’estimation basée sur la
croissance arithmétique
dP
= K a ⇒ dp = K a dt
dt
P2 t2

soit ∫ dP = K ∫ dt
P1
a
t1

d ' où P2 − P1 = K a (t 2 − t1 )
P: population,
t: temps,
Ka: constante de la croissance arithmétique
On représente l’équation précédente par une droite :
Population (P)

P3
Population connue
P2
Extrapolation
Ka
P1

Temps (t)
t1 t2 t3

On calcul Ka à partir de populations connues, puis on


évalue une population à venir, Pn, au temps tn. On a alors :
P2 − P1
Ka = et Pn = P2 + K a (t n − t 2 )
t 2 − t1
tn: année pour laquelle on veut estimer la population;
Pn: population pour l’année tn;
P2: population connue pour l’année t2.
Méthode d’estimation basée sur la
croissance géométrique
La croissance d’une population P est dite
géométrique lorsque le taux de croissance, ʺdP/dtʺ,
de cette population est proportionnel à la
population.
Généralement on observe la croissance
géométrique d’une agglomération donnée que
lorsqu’un facteur économique exerce une influence
importante. C’est notamment le cas lorsque
d’importantes entreprises sont implantées près de
cette agglomération, la croissance de la population
étant alors due à l’arrivée de nouveaux employés et
de leurs familles.
dP
= KgP
dt
P2 t2
dP
Soit ∫ = K g ∫ dt d ' où ln P2 − ln P1 = K g ( t 2 − t 1 )
P1
P t1

Où Kg est la constante de la croissance géométrique.


La représentation graphique de la variation du logarithme de la
population P en fonction du temps est une droite de pente Kg.

Population (P)

(P2,t2)
(P1,t1) Population connue

Kg Extrapolation

Temps (t)
t1 t2 t3
• On obtient alors l’estimation d’une population
à venir à l’aide de la relation suivante :
ln Pn = ln P2 + Kg (tn − t2 )
• On peut également exprimer la croissance
géométrique à l’aide de l’équation de l’intérêt
composé, si on connaît le pourcentage de
croissance annuelle de la population. On a alors :
Pn = P1 (1 + r ) n
n: nombre de périodes pendant lesquelles il y a
croissance géométrique (tn – t1);
R: taux de croissance de chaque période (exprimé sous
forme décimale, par exemple 0.05 au lieu de 5%);
P1: population au temps t1;
Pn: population pour l’année tn.
Méthode d’estimation basée sur la
croissance géométrique
• On peut par ailleurs calculer le taux de
croissance à l’aide de l’équation suivante (une
modification de l’équation précédente) :
1
Pn
r = ( ) −1
n

P1