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Chapitre 4

Les différents modes de transmission

Transmission numérique Mastère N2TR Cours élaboré par Khaled Ghorbel - 26 -


I- Les modes d’exploitation d’une ligne
I-1- Le mode Simplex Exp : Diffusion radio ; PC Imprimante
Un seul sens de transmission ; les liaisons unidirectionnelles ou simplex sont caractérisés par
des communications qui ont toujours lieu dans le même sens : de l’émetteur vers le récepteur.

Emetteur Récepteur

Transmission mode Simplex

I-2- Le mode Half-duplex Exp : Ligne téléphonique à 2 fils


Bidirectionnelle à l’alternat ou semi-duplex, ou encore half-duplex ; permet de transformer
l’émetteur en récepteur et vice versa, la communication change de sens à tour de rôle.

Emetteur Récepteur

OU

Récepteur Emetteur

Transmission mode Half Duplex : Bidirectionnel à l’alternat

I-3- Le mode Full-duplex Exp : Deux PCs en réseau local par câble paires torsadées
Bidirectionnel simultané ou duplex ou full-duplex ; permet une transmission simultané dans
les deux sens.

Emetteur Récepteur
ET
Récepteur Emetteur

Transmission mode Full Duplex

• Une ligne peut être constituée d’un ou de plusieurs conducteurs.


• Pour les câbles en paires torsadées on utilise une ou deux paires.
• Si l’on utilise deux paires, l’une sert à transmettre et l’autre à recevoir.

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II- Les transmissions en série et en parallèle
II-1- La transmission en série
La transmission en série consiste à émettre les bits qui composent un message les uns à la
suite des autres sur le même support.

10111100100001100

Transmission Série

II-2- La transmission en parallèle


Dans la transmission parallèle, les bits d’un même caractère sont envoyés sur des fils
distincts ensemble. Cette méthode pose des problèmes de synchronisation qui conduisent à
ne l’utiliser que sur de courtes distances (bus d’un ordinateur par exemple). Cette
transmission est plus rapide que la transmission série.
Elle est utilisée sur des courtes distances.
Le Bus d’un ordinateur transmet en parallèle.

0 0

1 1
1 0 1 1 0 1 0 0 1 1
0 0
1 1
0 0

0 0
1 1

Conversion Parallèle - Série Série - Parallèle

III- La synchronisation
III-1- La transmission en mode synchrone
Dans le mode synchrone l’émetteur et le récepteur se mettent d’accord sur un intervalle
constant qui se répète sans arrêt dans le temps. Les bits d’un caractère sont envoyés les uns
derrière les autres ils sont synchronisés avec le début des intervalles de temps, dans ce type
de transmission les caractères sont émis en séquence, sans aucune séparation, ce mode est
utilisé dans le cas de très fortes débits dans tous les cas il y a synchronisation du signal émis

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sur une horloge lorsqu’un élément binaire est transmis. La vitesse de l’horloge donne le débit
de la ligne en « bauds ». C’est à dire le nombre de top de l’horloge par seconde. Par exemple
une ligne de communication qui fonctionne à 50 bauds, indique qu’il y a 50 intervalles de
temps élémentaires dans une seconde.

1 0 1 0 0 0 1 1 0 1
Données

Horloge

Transmission en mode synchrone

Sur un intervalle de temps élémentaire on émet en général un bit, c’est à dire un signal à « 1 »
ou à « 0 ». Mais rien n’empêche de transmettre quatre types de signaux distincts qui auraient
comme signification « 0 : 00 », « 1 : 01 », « 2 : 10 » ou « 3 : 11 ». On dit dans ce dernier cas que
le signal a une valence de deux. Dans le cas général un signal a une valence de n si le nombre
de niveaux transportés sur un intervalle de temps élémentaire est 2n. La capacité de
transmission de la ligne en nombre de bits transportés par seconde vaut n multiplié par la
vitesse en bauds. On exprime cette capacité en bits par seconde. Par exemple, une ligne de
vitesse 50 bauds qui a une valence de 2, a une capacité de 100 bits par seconde. On l’appelle
aussi débit binaire.
En ce mode de transmission, Les caractères sont émis groupés par bloc de données ou
trames. La synchronisation se fait en début de trame, ensuit le modem se charge de la
maintenir. Des caractères de contrôle intégrés, permettent de garder la synchronisation des
messages entre les DTE, et assure la détection d’erreur et sa correction.

III-2- La transmission en mode asynchrone


La transmission asynchrone indique qu’il n’y a pas de relations préalables entre l’émetteur et
le récepteur. Les bits d’un même caractère sont entourés de deux signaux, l’un indique le
début, l’autre la fin. Ce sont les bits START ET stop. Le début d’une transmission peut se
placer à un instant quelconque dans le temps.

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temps
 Bits caractères
Bit start 0 1 0 0 0 1 1 Bit Stop

Transmission en mode asynchrone

S 0010101P S S0110100 P S S 1100101 P S


gap gap
S : Représente le bit Start
P : Représente le bit de parité (pour contrôle et détection d’erreur)
S : Représente le bit Stop

Une transmission « asynchrone » fait référence au fait qu’il y a un silence entre un caractère
et le suivant, de durée indéterminée.
La synchronisation entre l’émetteur et le récepteur est assurée par le bit « START » en tête, et
le bit « STOP » en fin de caractère. Un bit de parité permet au récepteur de vérifier que le
total des « 1 » fournit un nombre impair (cas de parité impaire). ASCII est un nom associé à
l’encodage sur 7 bits plus un bit de parité.

IV- Le Partage d’une voie de Transmission


• L’une des fonctions de la couche Liaison des Données est la gestion du partage du
support de transmission.
• Rappel : Si on veut relier deux ETTD on a besoin des équipements suivants :
Deux ETCD
Un support de transmission
Problème :
Supposons qu’on veut faire la connexion de deux ETTD, l’un au siège de la banque à
Tunis et l’autre à l’agence à Sousse et tous les deux comportent plusieurs terminaux.

Quel support ? ⇒ Allouer une ligne spécialisée (LS).


Dans le cas des nouvelles embauches des cadres on aura besoin de terminaux en plus

Solutions ?
• Soit louer une autre Liaison spécialisée LS ce qui engendre un coût
supplémentaire, bien que l’ordinateur ne va pas travailler continuellement.

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• Soit partager la voie de transmission (partage du circuit physique) pour pouvoir
mettre en place plusieurs communications sur un même chemin.
Il y a deux techniques de partage :
• le Multiplexage
• la Concentration
Le multiplexage et la concentration ont pour rôle essentiel de regrouper en un circuit,
appelé circuit composite, les informations appartenant à différents circuits physiques de
données.

IV -1- Le Multiplexage
Multiplexeur
Multiplexeur

Ligne LS M
M
U Modem Modem U
X X

• Multiplexage : un même support de transmission permet de transporter plusieurs


signaux différents.
• Le support de transmission est caractérisé par sa bande passante, qui peut être
subdivisée en plusieurs canaux, qui transportent chacun un type de signal.
• Le mode de transmission qui permet le multiplexage est celui de la bande large, selon
lequel des fréquences porteuses sont utilisées pour moduler les signaux.
• Le multiplexage est une technique qui va être mise en œuvre grâce à un
« Multiplexeur / DéMultiplexeur» : MUX.
• Dans un réseau de communication de données les multiplexeurs permettent
également à plusieurs terminaux ou lignes de communication de partager un même
circuit.
• Le MUX est placé avant le modem
• Chaque terminal est raccordé par une jonction.
• Soit:
D=Débit assuré d’un support
di=Débit d’un terminal i
on a la relation suivante ⇒ ∑di ≤ D
• Il faut que le MUX dispose d’équipements internes (ou organes) acceptant les données
provenant des différents terminaux (à base fréquence) puis il envoi le signal composite
sur la ligne à haute fréquence
⇒ OVBV : Organe de Voie Basse Vitesse/ ou Source Basse Vitesse
OVHV : Organe de Voie Haute Vitesse / Source Haute Vitesse.

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• Le signal obtenu sur la ligne après multiplexage est un signal composite, il faut la
transformer pour qu’il soit interprété ⇒ Démultiplexeur (DEMUX)
• Il existe deux types de Multiplexage :
le Multiplexage en fréquence (FDM = Frequency-Division Multiplex)
le Multiplexage temporel (TDM = Time-Division Multiplex)

a- Le Multiplexage en Fréquence
Dans le multiplexage en fréquence, le canal physique de transmission est subdivisé en
plusieurs sous-canaux. A chacun des sous-canaux correspond une certaine fréquence
porteuse et chaque terminal émet un signal à des fréquences variées séparées par une
bande de garde.
Le MUX permet la génération d’un signal composite et le DEMUX va permettre d’extraire
les signaux de départ en utilisant des filtres de fréquences.

b- Le Multiplexage Temporel :
Le multiplexage temporel consiste à allouer aux différents terminaux des quantums de
temps fixes, les terminaux travaillent l’un après l’autre en utilisant toute la bande
passante.
Il y a deux types de multiplexage temporel :
- Synchrone
- Statique ou Asynchrone

• Multiplexage temporel synchrone


Les quantums de temps sont alloués de façon systématique. Quand l’information circule
dans le support, on connaît d’où elle provient : on n’a pas besoin d’adressage.
Dans le cas où la source n’a aucune information à transmettre, le quantum de temps qui
lui est allouée contient des bits de remplissage. L’avantage de cette technique est que Les
terminaux travaillent à des débits élevés, mais ceci engendre du gaspillage.
• Multiplexage Temporel Statistique :
Les quantums de temps ne sont alloués qu’uniquement à celui qui veut émettre ce qui
nécessite un système d’adressage pour distinguer les canaux. En effet avant d’émettre ces
données, chaque terminal, doit envoyer son adresse ou son identifiant pour que de
l’autre côté on reconnaisse lequel qui a émis. cette identification est considérée comme
information non utile mais nécessaire pour le démultiplexeur.
La différence avec le Multiplexage Temporel Synchrone est que les quantums ne sont pas fixes.
Exemple
Soit trois terminaux T1, T2 et T3 qui désirent transmettre les séquences suivantes à travers
un multiplexeur / Démultiplexeur :
T1 a dans son buffer A E C D
T2 a dans son buffer XE B
T3 a dans son buffer D F
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Réaliser un diagramme pour chacun des deux cas suivants :
Cas 1 : Multiplexage Temporel Synchrone
Cas 2 :Multiplexage Temporel Asynchrone
Réponse
Cas 1 : Multiplexage Temporel Synchrone

A D E X E C D B F

temps
∆ : réservé de façon systématique

Remarques :
- Temps perdu = 6 quantums
- Taille d’un quantum ∆ = 7 bits
- Sur 105 bits on a 63 bits de données

Cas 2 :Multiplexage Temporel Asynchrone


Pour identifier qui émet, on a besoin de 2 bits minimum (pour représenter
numériquement les trois terminaux).

A D E X E C D B F

On a besoin de 9x9 = 81 bits temps


Il nous faut un quantum plus long.
On appelle δ : temps de transmission des bits d’identification
Un quantum : ∆'= ∆+δ

c- Caractéristiques d’un Multiplexeur


• Efficacité
On mesure la capacité d’un multiplexeur par son efficacité. C’est le nombre de caractères
constituant l’information utile que peut écouler sur un circuit composite. Elle est mesurée
par unité de temps ou bloc.
L’efficacité est différente du débit. En effet ce dernier est le nombre de bits qui circulent
sur le support. Il comprend les bits d’adressage et les bits de données.

• Aptitude à mélanger différents types de signaux


On prend le cas de deux terminaux raccordés à un multiplexeur temporel :
T1 émet un signal asynchrone
T2 émet un signal synchrone
le signal composite est asynchrone et synchrone à la fois.
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Il y a des multiplexeurs qui acceptent la combinaison Synchrone-Asynchrone et d’autres qui
ne l’acceptent pas, c’est ce qui défini l’aptitude d’un multiplexeur.
D’autre part, il y a des multiplexeurs qui exigent d’avoir des terminaux qui travaillent avec
un même débit et il y a d’autres permettent des débits différents, dans ce cas le
démultiplexeur doit restituer pour chaque terminal son débit de départ.
• Transmission de signalisation
Ce sont des signaux qui circulent sur les circuits physiques de données et qui permettent
l’établissement, le maintien et la libération de ce dernier.
Exemple : Dans le cas du RTC
Pour l’établissement, il faut passer par les étapes suivantes :
• La signalisation utilise la bande passante et qui peut provoquer un risque
d’interruption de la communication.
• Il y a un autre type de signalisation c’est la signalisation Hors Bande, dans ce cas la
signalisation ne passe pas par la bande passante de données.
Il faut donc un support ayant une bande passante suffisamment large, pour pouvoir
utiliser une petite bande pour la signalisation (indiquant qui nous appelle) et une bande
pour la transmission.
Pour les multiplexeurs, il faut qu’ils puissent s’échanger des signaux entre eux.
• Il y a une sorte de compromis entre l’efficacité et la signalisation, si l’efficacité
augmente, la signalisation diminue et vice versa.
• La solution la plus appropriée est de réserver une petite bande passante pour la
signalisation et le reste pour la transmission des données.

IV-2- Les concentrations

D
T1d 1 2400
I
F
T2 9600 Support F
U
S
Td3 3
E
U
R

Chaque terminal émet à un débit di


∑ di ≥ D où D est la capacité du support.
Ainsi le concentrateur va permettre de supprimer les moments de silence (ou plus exactement
les réduire). Il y aura une mémorisation.
Exemple :
Si T1 émet à un débit d1 = 2400 bits/s
Si T2 émet à un débit d2 = 9600 bits/s = D

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Alors le concentrateur va mémoriser ce qui arrive de T1 (ce dernier aura l’impression
d’émettre) alors qu’en réalité c’est le signal de T2 qui est pris en compte, mais dès que ce
dernier achève son émission alors il y a émission du signal de T1.
Ainsi le concentrateur permet de travailler au maximum de capacité en plein temps.
Les dérivées de T1 sont transmises à 9600bits/s puis seront restituées à 2400 bits/s grâce au
diffuseur.
Quand il y a saturation de la mémoire du concentrateur il y a blocage des terminaux.
Concentrateur : C’est un mini-calculateur avec programmes enregistrés effectuant des
fonctions annexes par exemple des conversions de vitesse, mémorisation,...

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