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Extrait du Rituel de Profession de Foi et

d'Adjuration en usage avant l'entrée dans


l'Eglise Gnostique Apostolique
Tout prêtre de l'Eglise Gnostique Apostolique peut, à partir du Degré d'Exorciste, recevoir
validement la Profession de Foi de l'Abjuration de tout laïc demandant l'admission parmi les
Auditeurs.

Pour l'admission dans le Clergé, avant toute Ordination et si l'Impétrant ne l'a pas déjà donné
comme Auditeur, l'Evêque Ordinateur ou son représentant qualifié, exigeront ces deux
manifestations de l'Impétrant.

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L'Officiant : "M..., vous avez demandé à être reçu dans le fort de l'Eglise Gnostique. Avant
de vous ouvrir Ses portes, certaine de conserver en son sein des clés spirituelles
particulièrement précieuses, Elle entend recevoir de vous l'assurance que vous ne deviendrez
jamais pour elle, un ferment de division ni de corruption de Sa Doctrine, cette Doctrine qui
remonte de façon générale aux premiers temps de la Grande Eglise, et, plus particulièrement,
aux Disciples de certains Apôtres. Il vous appartient donc de lui en donner l'assurance en les
termes les plus explicites."

L'Impétrant s'engage :
"Moi, M..., âgé de ... ans, en présence des Saints Evangiles que je touche de la main,
reconnaissant et proclamant bien haut, en toute sincérité de mon esprit, de mon coeur et de
mes lèvres, que nul ne se peut sauver sans la Foi que tient, professe, prêche et enseigne
n'importe laquelle des Eglises du Christ, dépositaires de la Succession des Saints Apôtres, je
regrette profondément d'avoir erré en recevant et croyant des doctrines contraires à leur
enseignement commun.
Toutefois, sachant par la lecture des Saints Evangiles eux-mêmes, que la Doctrine Chrétienne
a été transmise aux masses en paraboles et qu'il existe plusieurs modes d'interprétation de
cette même Doctrine, je reconnais expressément l'existence d'un ésotérisme chrétien et la
valeur de ses révélations, constituant ce que de Saints Docteurs comme Clément d'Alexandrie
et Origène ont nommé la Gnose.
Sur le plan général et commun à toutes les véritables Eglises du Christ, je déclare croire en Un
Seul et Unique Dieu, Eternel, Tout-Puissant, Existant en Soi et par Soi, manifesté en trois
"Personnes" divines, savoir le Père, le Fils et l'Esprit-Saint.
Je crois la Doctrine Générale de ces mêmes Eglises sur l'Incarnation, la Passion et la Mort, la
Résurrection et l'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, l'union hypostatique des deux
natures, divine et humaine ; la divine Maternité de la Très-Sainte Vierge Marie, ainsi que Sa
propre Conception Immaculée, choses admises, crues et professées par les Anciennes Ecoles
Gnostiques elles-mêmes.
Je crois que par le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie, Notre Seigneur Jésus-Christ nous
fait participer par un des plus profonds mystères à Son Sacrifice, et qu'Il y est véritablement et
substantiellement présent.

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Je crois les sept Sacrements institués par Lui, pour le Salut du genre humain ; je crois le Culte
des Saints, l'autorité des Traditions Apostoliques et des Saintes Ecritures, sans en excepter les
textes apocryphes qu'admettaient et utilisaient les Saints Pères Apostoliques et les premiers
Docteurs ; je crois la vertu des pouvoirs sacramentaux venus des Saints Apôtres et celle de
leur transmission.
Par contre, je nie que Dieu puisse créer les Ames simplement comme conséquence de l'union
charnelle de l'homme et de la femme, ni que ces âmes puissent naître peu à peu des embryons
eux-mêmes.
En retour, j'affirme croire la Préexistence de ces mêmes âmes ainsi, et comme l'ont cru, dans
les premiers siècles de l'Eglise la plupart de ses Docteurs, Clément, Origène, Augustin, entre
autres.
De même, je nie que Dieu puisse avoir créé des êtres, Anges ou Hommes, sachant par avance
en son Omniscience infinie, ce qu'ils ne manqueraient pas de commettre dans le domaine de
l'erreur et que, néanmoins, il les ait ainsi voués par avance, à un éternel supplice.
En retour, j'affirme croire l'Apocatastase, telle que Clément d'Alexandrie, Origène, Jérôme,
Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze et de nombreux et saints Docteurs l'ont affirmée,
c'est-à-dire que ces Etres, après avoir expié leurs fautes dans la suite des Temps et peut-être
en d'autres créations ou "Mondes", viendront peu à peu sur le chemin du Salut et seront, un
jour, par cette récipiscence même, intégrés au sein du Divin Plérôme.
De même, et face à d'autres hérésies plus exécrables encore, je nie que le Christ soit venu
plusieurs fois en chair ici-bas et qu'Il puisse de nouveau revenir sous la forme humaine, m'en
tenant en cela aux Saintes Ecritures et aux Ecrits des Apôtres.
Et de même, je nie et rejette l'hérésie tout aussi exécrable qui prétend qu'un autre prétendu
sauveur ou messie soit venu à la naissance de certains cycles purement cosmiques et qu'un
nouveau mandat de Dieu puisse être attendu pour l'époque présente ou pour la prochaine. Et
cela en vertu des mêmes enseignements traditionnels des Ecritures et des Apôtres.
Et de même encore, je rejette et réprouve l'aspect purement humain sous lequel certains
hérétiques veulent exclusivement admettre et présenter la Divine Humanité du Christ, se
bornant ainsi à limiter au seul domaine social et politique, thérapeutique et philanthropique, le
Divin Message qu'Il apporta et scella de Son Sacrifice, tout comme je nie qu'Il n'ait été qu'un
"Initié", que Ses pouvoirs et Ses connaissances aient pu être reçues d'instructeurs humains ou
angéliques.
En contrepartie, j'affirme qu'avant tout, la libération des Ames hors de l'esclavage des
Archontes et du Prince de ce Monde a été le but essentiel peut-être même unique de
l'Incarnation, et que les miracles qu'Il a pu faire pendant Son court passage ici-bas, n'ont eu
d'autre but que de prouver Sa Divinité et Son Caractère réel de Messie annoncé par les
Prophètes.

En Conséquence, et de tout coeur, avec une foi sincère :

J'adhère à tout ce que les Eglises du Christ enseignent et soutiennent communément, donnant
au sens de "catholique" (universel) celui que lui donnait St Vincent de Lérins : "Ce qui a été
admis et cru de tous temps en tous lieux, par tous".
Par contre, je soutiens et défends ce qu'est la Gnose Chrétienne telle que Clément
d'Alexandrie et Origène l'ont entendu sous ce vocable et je rejette alors les doctrines
contraires, les hérésies et les schismes que des pouvoirs temporels ont pu, par pression
violente ou intérêt, susciter depuis, au sein des Eglises du Christ.
C'est pourquoi, je déclare que, librement et sans y être forcé le moins du monde, conscient de
l'importance de cet acte, j'ai demandé et je demande aujourd'hui d'être reçu au sein de l'Eglise
Gnostique Apostolique laquelle par la voix de ses Pasteurs, m'affirme soutenir ces mêmes

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vérités et combattre ces mêmes erreurs. Je promets donc et je jure par serment observer Sa
Doctrine et de la soutenir, comme de lui demeurer fidèle en cette vie.

Ouverture de la Hiérurgie Gnostique

Si le nouvel Ordiné vient de l'incroyance, il subira préalablement le Baptême et la


Confirmation. La Communion lui sera donnée ensuite au cours d'une cérémonie particulière
mais on prendra bien soin de laisser un intervalle de temps d'aux moins deux années entre le
Baptême et l'Ordination aux ordres Mineurs, sauf dispense mûrement pesée.
Si le nouvel Ordiné vient du Judaïsme, il en sera de même.
Si le nouvel Ordiné vient des Eglises Réformées, on lui confèrera préalablement la
Confirmation et il pourra communier pour la première fois au cours de la Messe d'Ordination.

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Les divers textes constituant la partie préliminaire des Cérémonies d'Ordination sont tirés
d'anciens textes manichéens, cathares, gnostiques recueillis par Jules Doinel à la fin du XIXe
siècle, lorsqu'il constitua l'Eglise Gnostique, au cours de recherches savantes.
La Prière au Divin Pédagogue est celle composée jadis par Clément d'Alexandrie.
Les formules essentielles d'Ordination aux Ordres Mineurs sont tirées des plus anciens textes
chrétiens. Certaines d'entre elles furent exhumées par Tau Harmonius, évêque de l'Eglise
Gnostique (alias Henri Meslin de Campigny). D'autres proviennent de "Prières des Premiers
Chrétiens" de A. Hamman, O.F.M. in Collection "Textes pour l'Histoire Sacrée", choisis et
présentés par Daniel Rops. D'autres sont encore actuellement celles de l'Eglise Orthodoxe.
D'autres sont tirées de documents provenant des vieilles Eglises orientales : jacobites,
syriennes, coptes, etc...
En fait, sans suivre aucune règle particulière, les textes constituant le présent "Rituel des
Ordinations" est davantage un florilège de la rituélie gnostico-chrétienne qu'une docile copie
du Pontifical de telle ou telle Eglise. Ce qui a été recherché à tout prix, c'est le choc émotif, le
texte qui, plus qu'un autre, exprimera la grandeur et l'occulte du Sacrement de l'Ordre ainsi
Conféré, en même temps qu'il évoquera, par les mots, l'Ame impérissable des Gnoses que l'on
croyait disparues...

Introitus

L'Evêque, portant l'Etole pendante, le Tau pectoral, l'Anneau, est assis à la droite de l'Autel,
face aux Impétrants :
"Ames qui prétendez à la Connaissance et à la vision de la Cité de Dieu, Ames qui vous
débattez encore dans les ténèbres de l'Univers matériel et que retient encore le Prince de ce
Monde, approchez de la Rive de Joie où abordent les vaisseaux des Ames Pures.
Ames qui, vous souvenant de vos célestes origines, prétendez au Retour en la Céleste Patrie et
à la vision de la Jérusalem d'En-Haut, connaissez donc au moins son apparence...
La Ville est d'un Or pur aussi clair que le Cristal.
Elle n'est illuminée ni par le Soleil, ni par la Lune, car l'Agneau du Theos est sa Lampe.
Elle a une muraille de jaspe, percée de douze Portes.
Chacune de ces Portes est une "Perle" et son gardien un "Eon".
Et la Muraille se répartit en douze assises.

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La première est d'Onyx, pareil au sombre Chaos des Origines.
La deuxième est de Saphir, telle la profondeur des Cieux.
La troisième est de Chalcédoine, qui a la couleur de l'éclair et des fluides.
La quatrième est d'Emeraude ainsi que les Etoiles neuves.
La cinquième est de Sardonyx semblable aux couches de la Terre.
La sixième est de Sardoine, comme la matière refroidie.
La septième est de Chrysolithe, où persiste l'éclat du Soleil fécond.
La huitième est de Béryl lequel recèle la transparence des eaux marines.
La neuvième est de Topaze qui a la transparence de l'air.
La dixième est de Chrysoprase qui conserve l'éclat du feuillage printanier.
La onzième est d'Hyacinthe dont la couleur est celle de la chair.
Et la douzième est d'Améthyste laquelle luit comme le Jus de la Vigne...

Ces vertus des Pierres sont les apparences de la Nature et l'ordre de leur classement marque la
série des métamorphoses par lesquelles passe le Rayon Divin, avant de pénétrer dans le
monde de Matière sur lequel repose la Cité de Dieu...
Et les douze assises de la Ville sont les figures du Monde Sensible sans lesquelles le Monde
Intelligible du Plérôme ne serait pas reflété...
Et les douze Portes de la Ville sont les douze Voies par lesquelles les Ames Réconciliées
reviennent vers leur première Patrie...
Ainsi donc, la Cité de Dieu peut être imaginée comme un Dodécaèdre de Lumière donc les
douze Faces ou Assises limitent et repoussent le Monde ténébreux du Kénôme..."

(L'Evêque, en prononçant cette phrase, lève la main droite, index levé, médius et pouce joints
par les extrémités, l'annulaire et l'auriculaire séparés des autres doigts et légèrement rabattus.
Ca exprime le chiffre 1, l'Ame Suprême, le nombre 100, la Ville, le Soleil en tant que mudra).

"Car ce dernier n'a été créé par le Divin Propator que pour servir de prison au Diable et à ses
Anges et c'est le Diable qui en est devenu l'animateur. Telle est la Tradition que nous ont
transmise nos dignes et saints prédécesseurs, lesquels nous disent que :
C'est au Diable qui était à l'origine le premier des Anges que Dieu confia le gouvernement de
la Terre..." nous dit Grégoire de Nysse en ses "Discours Catéchétiques".
Ne doutons pas que les Anges rebelles ont été précipités dans le cachot de notre Atmosphère
ténébreuse, en attendant d'être châtiés au jour du jugement..." précise Saint Augustin en sa
"Genèse Interprétée".
La partie inférieure du monde, celle que nous habitons, a été soumise aux Anges
Prévaricateurs par la Loi de la Divine Providence, à laquelle est du l'Ordre grandiose des
Choses..." ajoute le même savant docteur en sa "Doctrine chrétienne".
C'est pourquoi ainsi que le révèle le grand Origène :
"La cause de la Création n'a pas été de faire de bonnes choses mais bien d'en éviter de
mauvaises..." (Cf. "Contre Celse").
D'où la parole du Seigneur : "Voici que je vais créer de nouveaux Cieux et une nouvelle
Terre. Alors on ne se souviendra plus des choses du Passé. Elles ne reviendront plus à l'esprit.
Réjouissez-vous donc et soyez dans l'allégresse pour ce que je vais créer ! Car je vais recréer
Jérusalem dans l'allégresse et son Peuple dans la joie... Et je ferai de Jérusalem Mon
allégresse et de son Peuple, Ma joie..."

L'Evêque se lève :
"Que le Pneuma Aegion, l'Esprit-Saint me purifie donc, moi aussi, mes Frères, afin que
j'accomplisse dignement Son service.

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Et que, de même, soit purifiée cette Demeure, afin que le Seigneur puisse nous envoyer Son
Saint Ange pour y édifier le Très-Saint Temple à travers lequel Sa bénédiction et Sa Puissance
se répandront sur Ses Elus.
Sois donc propice, ô Divin Pédagogue, à tes petits enfants, ô Père, guide d'Israël Père et Fils
tout à la fois et Seigneur...
Donne-nous qu'en suivant tes Préceptes, nous atteignions la Ressemblance de l'Image et que,
selon nos forces, nous éprouvions la bonté de Dieu plutôt que la vindicte du Juge.
Accorde-nous de vivre en Ta Paix, de passer plus tard en ta Cité de traverser avec calme, les
Eaux de la Mer Ténébreuse, paisiblement portés par l'Esprit-Saint, Ta Sagesse Ineffable.
Donne-nous de te chanter en Cantique d'action de grâces, nuit et jour, et jusqu'au dernier jour.
Reçois donc notre louange, ô seul Père et Fils, ô Fils et Père, ô Fils, notre Pédagogue et notre
Maître, avec l'Esprit-Saint...
Car tout est à l'Unique, en qui tout est, par qui tout est un, par qui est l'éternité et dont nous
sommes tous les membres. A Lui seul soit donc la Gloire dans les Cycles.
Que tout aille au Dieu Bon, que tout aille au Dieu Beau, que tout aille au Dieu Sage, que tout
aille au Dieu Juste. Et à Lui encore soit la Gloire et la Louange ; maintenant et dans les Cycles
des Cycles. Ainsi soit-il.
Et pour demeurer dans la Voie de la Très-Sainte Gnose, dans le Chemin de Vérité, prions
l'Esprit-Saint afin qu'Il daigne écarter tout nuage, toute ténèbre, qui, par le fait de nos chutes
et de nos péchés, pourraient obscurcir notre Vision spirituelle.
Qu'Il nous donne une intelligence totale et merveilleuse de La Loi, selon le mot de celui qui a
écrit : "Dessille mes yeux, Seigneur, et je contemplerai les merveilles voilées au sein de Ton
Ecriture..."
Demandons au Divin Propator de nous donner une plus claire intelligence de Ses autre
enseignements, d'ouvrir davantage nos sens à la Vérité. Que nous puissions alors considérer
dans l'esprit ce qui a été dicté par l'Esprit, exprimant en terme d'esprit les réalités de l'Esprit,
selon que Dieu et Son Esprit-Saint nous les communiquèrent. Demandons-Lui de nous faire
comprendre ce qu'Il a inspiré dans le Christ Jésus, notre seul Seigneur, à qui appartiennent la
Puissance et la Gloire dans les Cycles des Cycles. Ainsi soit-il.
C'est pourquoi, mes Frères, préparez en vous-mêmes, un coeur pur et sans tâche, afin que le
Seigneur Jésus puisse y entrer, avec joie et gratitude, comme un Hôte, dans l'Univers de ce
coeur et vous demander l'hospitalité.
Et qu'à Lui seul soit encore la Gloire et la Puissance dans les Cycles des Cycles. Ainsi soit-il.
Et nous-mêmes, Seigneur, qui sommes Tes serviteurs rassemblés en Ton Nom, nous nous
tenons en Ta Présence, en ce jour et à cette heure, afin de transmettre dignement ce Sacrement
qui vient de Toi et que nous avons reçu de la Tradition de Tes Apôtres comme afin de le
recevoir. Et, en ces deux cas, qu'à Toi soient encore la Puissance et la Gloire, dans tous les
Cycles des Cycles. Ainsi soit-il."

L'Evêque s'assied de nouveau :


"Frères, renoncez-vous au Démiurge, au Prince de ce Monde, au dieu de cet Eon-ci, à ses
pompes, à ses oeuvres, à tout ce qui est de son royaume et lui a été donné en partage et lui sert
à enchaîner les Ames ?"
- "....... (réponse des Impétrants)......."
"Frères, regrettez-vous sincèrement les erreurs du passé, vos fautes légères ou lourdes et
souhaitez-vous d'un coeur sincère que tombent enfin pour vous les chaînes d'ici-bas ?"
- "....... (réponse des Impétrants)......."
"Et moi, je vous libère de ces chaînes, au nom du Dieu Tout-Puissant, Père, Fils et Esprit-
Saint.

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Que notre Seigneur Jésus-Christ vous absolve donc car moi, par Son Autorité, voici que je
vous absous de tout lien, vous délie de tout serment et de toute allégeance humaine comme
démoniaque, selon l'étendue de mon pouvoir et de vos besoins.
Puis je vous absous de toutes vos fautes passées, au Nom du Père + et du Fils + et de l'Esprit-
Saint +. Ainsi soit-il.
Que la Passion du Christ, notre Seigneur, les Mérites de la Divine Panagia Sa Mère, ceux de
tous les Saints, tout ce que vous ferez de bien ici-bas, tout ce que vous souffrirez de peine,
servent à la rémission de vos péchés, à l'augmentation de la Grâce en vous et à votre
récompense dans la Vie Eternelle. Ainsi soit-il."

Le Diacre assistant lit alors les Evangiles debout :


"Lecture du saint Evangile selon Saint Luc (IX, 1-6) :
"Or, Jésus, ayant assemblé ses Douze Apôtres, leur donna puissance et autorité sur les
Démons, avec le pouvoir de guérir les malades. Puis il les envoya prêcher le Royaume de
Dieu et rendre la santé aux malades. Et il leur dit : Ne portez rien en ce chemin, ni bâton, ni
sac, ni pain ni argent et n'ayez point deux habits. Et en quelque maison que vous soyez entrés,
demeurez-y et n'en sortez point. Et lorsqu'il se trouvera des personnes qui ne voudront point
vous recevoir, sortez de la ville, secouez même la poussière de vos pieds, afin que ce soit un
témoignage contre eux. "Etant donc partis, ils allaient de village en village, annonçant
l'Evangile et guérissant les malades..."
Suite du saint Evangile selon Saint Luc (X, 1-24)
"Quelque temps après, le Seigneur se choisit encore soixante-douze autres Disciples qu'Il
envoya devant Lui, deux à deux, en toutes les villes où Lui-même devait aller.
Or, les soixante-douze s'en revinrent pleins de joie, disant : Seigneur, les Démons eux-mêmes
nous sont assujettis par la Vertu de Votre Nom.
Et Jésus leur répondit : Je voyais Satan tomber du Ciel comme la foudre. Car voici que je
vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions et tout la puissance
de l'Ennemi.
Toutefois, ne mettez point votre joie en ce que les Esprits vous sont soumis mais réjouissez-
vous plutôt de ce que vos noms sont écrits dans les Cieux....."