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Il y a un siècle naissait Marcel Cabon. Poète et écrivain mauricien, nourri du terroir, dont il a écrit le parfum ainsi que la substance. Quarante ans après sa mort, il demeure pour
beaucoup l’auteur de Namasté.
Marcel Cabon quitte Curepipe, ville qui a vu sa naissance le 29 février 1912, pour le village de Petite Rivière. Il grandit auprès de sa grand-mère et auprès d’humbles paysans dans
ce hameau, qui deviendra Brunepaille dans ses écrits de futur homme de lettres. Il vit dans une maisonnette au toit de chaume, à proximité du cimetière et de l’église où il sera
enfant de choeur et sacristain. Dans ce même village où avait jadis vécu Rémy Ollier, le jeune Marcel prend rapidement goût à la lecture, soutenu par le poète Lucien Lebret, qui
habite à l’autre bout du village.
Lucien Lebret
À l’instar de Robert Edward Hart et de Raoul Rivet, Cabon n’a connu que les classes primaires. Il n’est pas scolarisé après la sixième mais est avide de lecture. Il passe son temps
chez Lucien Lebret, qui met sa bibliothèque personnelle à la disposition de son jeune ami, et lui insuffle la passion de la littérature et de la poésie.
Fort de ces connaissances, Cabon prend de l’emploi comme reporter au Radical, puis se joint à la rédaction du Cernéen, en 1933. Il est initié au surréalisme par le poète Jean
Erenne (René Noyau), et fonde, entre autres avec Loys Masson, André Legallant et Edwin Michel, plusieurs revues littéraires. Une nouvelle vague de poètes mauriciens succède
ainsi à Robert Edward Hart et à Savinien Mérédac.
Kélibé Kéliba
Cabon se rend à Madagascar à la recherche de ses racines (entre 1946 et 1947). Il écrit La Séraphine, un premier roman paru en feuilleton dans la presse malgache, mais qui est à
ce jour introuvable dans son intégralité à Maurice. Ce séjour dans la Grande île lui inspirera Kélibé Kéliba (1951), un texte considéré comme un joyau de la poésie mauricienne. Il
a été dit que chaque mot de ce poème dont le rythme suscite l’envoûtement est une pulsation de la terre africaine.
Il est journaliste au Mauricien, et en assure brièvement la rédaction en chef, suite au décès de Raoul Rivet en 1957. Cabon cède cependant ce poste à André Masson afin d’assurer
la direction d’Advance organe de presse du Parti Travailliste pro-indépendantiste. Cabon y mène à travers ses articles un combat en faveur de l’indépendance et soutient les
revendications populaires, tout en prônant le mauricianisme. Une identité multiple mais indivisible.
Namasté
L’intérêt de Cabon pour les petites gens relève d’un choix, mais aussi de l’influence de son environnement. Il a conjugué sa passion de la langue française et son amour du terroir
et des gens dans Namasté (1965). À un moment, l’auteur s’est installé dans une case à Vallée des Prêtres pour décrire les gens qui se sont imposés à lui dans l’écriture de ce roman
qui a assis sa réputation littéraire en tant qu’écrivain du terroir.
Par ailleurs, Marcel Cabon a forgé le terme “mauricianisme” pour célébrer l’île Maurice plurielle. Il a aussi été parmi les premiers à chanter les mérites de l’Inde et ceux de
Madagascar autant que ceux de la langue française.
Le journaliste abandonne la direction d’Advance pour devenir chef du service de l’Information de la Mauritius Broadcasting Corporation, en 1970. Il décède le 31 janvier 1972,
suite à une crise cardiaque intervenue la veille à son bureau. Il repose au cimetière Saint Georges.

Marcel Cabon
Marcel Cabon, homme de lettres et poète mauricien est né le29 Février 1912 à Curepipe. Il
est mort le 31 janvier 1972.

IL a été aussi un journaliste de métier.

De famille modeste, il a vécu dans son adolescence dans le village de Petite Rivière qu’il
;avait nommé Brunepaille dans ses livres. Cabon etait sacristain. Il avait été accusé d'avoir
puisé dans le tronc de l'église Sainte-Anne, à Petite Rivière. Il était certes pauvre mais
honnête dans l’âme Il en parle dans 'Rémy Ollier', "L'église n'était pas construite, ni la
fontaine où, avant de servir la messe, j'allais puiser l'eau de la journée. . . "
Orphelin de père, il a travaillé comme laboureur et débardeur dans le port. A petie Rivière
raconte-t-il "Je passais mes samedis à battre la campagne, trempant mes culottes dans les
ruisseaux, grimpant aux arbres, passant au travers des haies, me déchirant à tous les
buissons". … "Dans la maison Vally dont les ruines disparaissaient sous l'aloès et le
jamblonnier, passer sous ces lafouches, sous ces manguiers, contempler la montagne
Jacquelin, les pentes herbues de la Petite-Rivière. . . "

L’Essor, le magazine du Cercle littéraire de Port Louis, publie ses premiers vers en 1931. Les
mauriciens se souviennent bien de lui lors de ses apparitions à la radio comme présentateur
Sa voix chaude et son accent délibérément cadencé était cependant apprécié. La presse
l’accueillit de nouveau et il devait devenir à la fin de sa carrière rédacteur en chef du
Mauricien en 1956. Ses articles ont parfois le pseudonyme, Jacques Marsèle.

IL est nommé ensuite rédacteur en chef du quotidien Advance ou il était plus à l’aise étant
un partisan travailliste. Comme journaliste il se rendit 0 Madagascar en 1946 mais fut
déporté. Il avait eu des démenés avec d’autres journalistes. Cabon était un petit homme
nerveux ayant une grande discipline. Il a écrit le roman Namasté qui a assuré à Maurice sa
réputation d’écrivain. « Un jeune Indo-Mauricien, Ram, vivant sur un lopin de terre dont il
a hérité. encourage les habitants à s'entraider, à construire routes et école. Sa femme
meurt, pendant un cyclone, et Ram devient fou. . Namasté a éré inscrit au programme des
études primaires. En 1978, Cabon quitta Advance pour devenir le Chef du Service de
l'Information de la Radio-Télévision Mauricienne

Parmi ses œuvres :

Namasté, roman 1965. Port-Louis: Eds. de l'Océan Indien, 1981.


Brasse au vent, roman (1968). Port-Louis: Eds. de l'Océan Indien, 1989.
Malika et le mendiant'
Les Contes de l’Enfant Bihari
Kélibé-Kéliba. Marcel Cabon, lui chante dans Kélibé-Kéliba l'envoutement à travers les
rythmes de l'Afrique,
Beau-Bassin, petite ville de Marcel Cabon et Pierre Renaud.
Marcel Cabon, autodidacte authentique a été à l’école jusqu'à la sixième. IL n'a jamais
connu le secondaire et l'université. Il était un socialiste de conviction et a adhéré au parti
Travailliste de Seewoosagur Ramgoolam.
"Mauricianiste !" il s’est servi de ce mot pour décrire ses idées politiques. Il était un ami
intime du poète Lucien Lebret , de Jean-René Noyau, de Pierre Renaud Georges Télescourt
et et le poète André Legallant. Legallant était mon instituteur à l’école Gustave Colin de
Beau Bassin. Renaud et Telescourt étaient mes contemporains au collège Royal de
Curepipe . Ils parlaient avec enthousiasme de littérature et de Cabon dans le train qui nous
emmenait à Curepipe
Il a aussi écrit des biographies de Sir Seewoosagur Ramgoolam et de Rémi Ollier,

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