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Projet de fin d’études

Présenté a l’école pour obtenir le diplôme de


« Techniques de commercialisation et services »

Titre
L’intégration des TIC dans l’enseignement supérieur au
Maroc
« Cas de l’université Mohamed V »

Encadrante : Mme SEFIANI Siham Préparé par : *EL HASSANI Meryama


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*EL YAHIAOUI Oumaima
Sommaire
Première partie : partie théorique
Chapitre 1 :

I. Notions fondamentales :
 La communication………………………………………………………………………………………………………
 L’information …………………………………………………………………………………………………………….
 Qu’est-ce que les
TIC ?.....................................................................................................
 TIC et multimédia ……………………………………………………………………………………………………..
 Avantage des informations véhiculées par les TIC …….………………………………………………

II. Types d’informations concernées par les TIC ?


 Texte
 Son numérique
 Image numérique

I. L’infrastructure reliée au TIC


 Ordinateur multimédia
 Vidéo projecteur
 Tableau blanc interactif

Chapitre 2 : intégration des TIC dans l’éducation « problématiques


et enjeux »
I. Problématiques d’intégration des TIC en éducation
 La problématique des TIC
 Difficultés à l’intégration des TIC en éducation
 Fractures numériques entre les pays
II. Les enjeux pédagogiques
 Intégrer les TICE : une nécessité majeure
 Les modes d’intégration
 Usages multidimensionnels des TICE
III. Les tic comme facteur de motivation dans l’apprentissage
 Apport des TIC dans l’apprentissage
 Tic et motivation à apprendre

Chapitre 3 : les TICE au Maroc


 Les TICE dans l’enseignement au Maroc
 Les TICE à l’université marocaine
 Les TICE dans la formation professionnelle au Maroc
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Chapitre 1 :

I. Notions fondamentales :
1. La communication
Définir la communication est plus difficile qu'il ne semble, bien que nous
utilisions tous ce mot et pensions connaître sa signification. Nous sommes tous
d'accord : parler du temps qu'il fait avec notre voisin, c'est de la communication.
Il en va de même lorsqu'on discute d'un plan de gestion d'une zone protégée
avec un conseil municipal.

Nous communiquons avec nos semblables pour les informer ou pour exercer sur
eux une certaine influence. De toute manière, cette opération, qui est à la base
du phénomène social et culturel, suppose à la fois des moyens d'expression et
des organes de perception. Il est possible que chez certains animaux ce soit
l'odorat ou tel autre sens inconnu de nous qui entre en jeu dans le processus.
Chez l'homme, les modes de communication les plus aptes à être élaborés sont
indiscutablement ceux qui s'adressent à la vue et à l'ouïe. Le message audio-
visuel peut d'ailleurs présenter deux formes différentes, suivant qu'il consiste
directement en des images et des sons ou bien qu'il est médiatisé par des signes
et des symboles codifiés : on a alors affaire à un langage parlé ou écrit.

2. L’information
L'information est devenue, pour peu qu'on considère que ça n'a pas toujours
été le cas, un sujet central de notre société. On parle même de « société de
l'information ». Mais au-delà de cela, ou plutôt au-devant, notre perception du
monde repose sur l'information. Il serait même tentant de dire que finalement
« tout est information », mais il serait plus correct d'affirmer que tout n'est
perçu qu'à travers l'information.

La source d'une information peut être auditive, visuelle ou sous forme d'une
vidéo. L'enregistrement peut être le fait d'une opération manuelle (caméra par
exemple) ou automatique (vidéo surveillance par exemple).

Le stockage et le transport historiquement limités à la transmission orale et des


écrits sont, depuis l’avènement du numérique, très divers tel qu'un

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enregistrement audio, vidéo ou une télédiffusion. la capture, le stockage et la
difusion des informations se font de manière plus aisée.

La diffusion de l'information peut se faire au travers d'organes publics ou privés


tel que les journaux, les magazines, la radio, la télévision, etc. mais aussi à
travers d'internet via des sites internet ou les réseaux sociaux

3. Qu’est-ce que les tic ?


Les Technologies de l’information et de la communication <<TIC>> concernent
un ensemble de ressources nécessaires (matériel, logiciels, médias…) pour
manipuler l’information et particulièrement la convertir, la stocker, l’acquérir,
la gérer, la transmettre et la retrouver. Les TIC sont étroitement liées à
l’informatique. Comme l’évolution technique de celle-ci est rapide, les usages
des TIC se multiplient et la terminologie ne cesse de s’enrichir. Cette évolution
rapide et permanente justifie l’utilisation parfois de terme NTIC au lieu des TIC.

L’importance des TIC, pour plusieurs secteurs (le secteur de l’éducation en


particulier), n’est pas la technologie en soi, mais leur capacité à donner accès à
la connaissance, à l’information et aux communications, qui sont des éléments
qui comptent davantage aujourd’hui dans les interactions économiques et
sociales, Parmi les secteurs qui intègrent les TIC dans leurs activités :

 Enseignement et apprentissage en ligne (ou e-Learning),


 Télétravail,
 Gestion d’entreprises,
 Télécommunications…

4. TIC et multimédia
Les TIC ont aussi un rapport étroit avec un autre terme : Le multimédia.

Le mot multimédia est apparu vers la fin des années 1980, lorsque les
cédéroms se sont développés, en mettant à notre disposition une mémoire qui
peut simultanément : texte, son, image, vidéo. La fin des années 90 a été
marquée par un développement énorme compression de son et de vidéo, de
l’infographie

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Ainsi qu’une certaine montée en puissance des ordinateurs personnels, pour
atteindre simultanément des qualités semblables aux différents autres médias
réunis.

L’interactivité, concept qui sera développé ultérieurement, constitue un


élément central du multimédia. Ce concept fait référence à l’interaction
<<homme/machine>>.

5. Avantages des informations véhiculées par les TIC


Les informations véhiculées par les TIC ont trois avantages par rapport aux
support classiques :

 L’accès théoriquement illimité à toutes les sources d’information


et de communication
 La numérisation (texte, sons, images) qui évite le vieillissement et
facilité le transfert d’un support à l’autre
 L’interactivité qui permet aux utilisateurs de gérer l’information,
de la confronter à d’autres informations et même de contribuer à
son développement.

II. Quels sont les types d’informations


concernés par les TIC ?
1 – Le texte
Le texte peut être défini comme un discours structuré, écrit selon la
syntaxe de la langue utilisée. Pour être utilisé dans les TIC, il devrait être
numérisé puis traité. Bien avant les images, le son ou la vidéo, l’ordinateur a été
capable de traiter du texte. Cette capacité est cependant relativement récente.
En effet, il a fallu attendre la seconde moitié des années 70 pour voir apparaitre
les <<micro-ordinateurs>>, PC et Mac, et les logiciels indispensables pour leurs
utilisations.

2-Son numérique

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Le son numérique est plus performant que le son analogique, car il permet
d’avoir une bande passante étendue, une dynamique accrue et de s’affranchir
des phénomènes d’usure qui caractérisent souvent le son analogique. En plus,
le son numérique peut être utilisé à des fins de sauvegarde sous formes de
fichiers audio. Les informations sonores analogiques sont l’objet d’études en
TIC, elles doivent être converties sous forme numérique par l’intermédiaire
d’un système appelé convertisseur analogique-numérique(A/N ou CAN) . Le son
numérique n’est pas naturel mais reproduit par un ordinateur qui, comme
chacun sait, ne transmet que les informations sous forme de <<0>> et de
<<1>>. Un son numérique tend à imiter un onde au moyen de nouvelles
caractéristiques : la fréquence d’échantillonnage et le codage. Pour approcher
la fréquence, l’ordinateur découpe chaque seconde de son en une série
d’échantillons(c’est l’échantillonnage). Plus on prélève d’échantillons par
seconde, plus le son est précis, mais il occupe plus d’espace sur le disque.

L’échantillonnage d’un signal, c’est le découpage en tranches temporelles de ce


dernier. Il est directement suivi de la quantification qui consiste à prélever
ponctuellement la valeur du signal à des instants réguliers, correspondant à la
période de l’échantillonnage.

3. Image numérique
On désigne sous le terme d’image numérique toute image (dessin, icône,
photographie…) qui peut être traitée sous forme binaire sur ordinateur. Elle
peut être décrite comme une mosaïque de points unicolores. Plus elle
comporte de points, mieux elle est définie. Quand on agrandit une image à
l’écran ou en l’imprimant, on ne change pas le nombre de points, on les rend
simplement plus ou moins gros et donc visibles. Les images sur papier
(esquisses, dessins, photographies…) devront être d’abord numérisées avant
d’être manipulées à l’aides d’un système informatique.

Une image numérique est définie par sa taille, sa résolution et son format. Elle
peut être acquise par des dispositifs comme les scanners, les appareils photo
ou caméscopes numériques, et traitée grâce à des logiciels de traitements de
l’image. Ce traitement peut concerner la modification de la taille, de l’image,
de changer sa couleur, de lui ajouter ou de lui supprimer des éléments, etc. En
infographie, on distingue deux grandes familles d’images numériques :
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 Les images vectorielles ;
 Les images matricielles.

a) Image matricielle (ou images bitmap)

Elle est composée comme son nom l’indique d’une matrice de points à
plusieurs dimensions. L’image matricielle est composée de petits carreaux
colorés (y compris le blanc, le noir et les différentes nuances de gris), appelés
pixels.

b) Image vectorielle

L’image vectorielle est une image qui est décrite à l’aide d’expressions
mathématiques. Cela signifie qu’au lieu de mémoriser une mosaïque de points
élémentaire, on stocke la succession d’opérations mathématiques conduisant
au tracé. Les formes complexes sont subdivisées en segments de droite ou de
courbe. Ils sont reliés entre eux par des points dont la position relative est
enregistrée sous forme se coordonnées (X, Y).

c)Compression d’images

Les techniques de compression de données sont souvent employées pour


réduire la taille des images stockées sur un disque. Certaines de ces techniques
perdent des informations, et ainsi appauvrissent la qualité de l’image, afin de
réaliser un fichier occupant beaucoup moins de place sur disque. Les
techniques de compressions qui perdent des informations sont dites
destructrices.

d)Formats d’images

Un format d’image est une représentation informatique de l’image, associée à


des informations sur la façon dont l’image est codée et fournissant
éventuellement des indications sur la manière de la décoder et de la manipuler.
C’est en fait l’extension qu’on attribue au fichier image.

III. L’infrastructure reliée aux TIC

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Elle concerne l’équipement en matériel informatique et la mise en place d’une
connexion internet. Pour des utilisations destinées à une vaste population, la
mise en place de l’infrastructure nécessite, parfois, un bureau d’études, qui
étudiera entre autre l’architecture à montrer, ainsi que la rentabilité de cette
architecture en fonction des besoins. Nous décrivons par la suite, les
composants essentiels de l’équipement qui sont censés être utilisable dans
l’éducation. Ils ont en gros regroupés :

a. L’ordinateur Multimédia
L’ordinateur multimédia, est devenu en moins de 20 ans, l’outil de travail et de
loisir le plus répandu, au même titre que le téléphone. De micro-ordinateur
très complexe d’utilisation il s’est transformé en un ordinateur facile à utiliser,
livré avec de nombreux logiciels, CD-ROM, DVD…

Il permet désormais, de gérer des textes, des images, des photos, du son, de la
musique, des films et d’utiliser l’ensemble des services internet. Il est devenu
ainsi le cœur du monde numérique. De machine, il est passé au rang de
solution multimédia, répondant à des usages professionnels, éducatifs, de
loisir, de création…

 Les imprimantes

L’imprimante est un des éléments indispensables à toutes solution TIC.


L’impression laser, l’impression jet d’encre, l’impression matricielle sont les
trois technologies couramment utilisées dans les imprimantes. La technologie
matricielle est en déclin, sauf pour des besoins spécifiques. La technologie laser
consiste en un procédé électrostatique dans lequel un rayon laser vient charger
d’électricité statique certains points à la surface d’un tambour. Ces points ont
alors le pouvoir de retenir le toner (encre en poudre) qui est ensuite déposé et
fixé par cuisson sur la feuille lors de son passage près du tambour. La
technologie jet d’encre, quant à elle, consiste en une projection de gouttelettes
d’encre, depuis la tête d’impression de la cartouche, sur la feuille de papier. C
procédé demande une extrême précision car, en effet, de la taille de la goutte
formée et de la précision de son placement sur la feuille, dépend la qualité
finale du document imprimé.

 Le scanner

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Le scanner est un périphérique qui permet de capturer, de numériser un
document imprimé dans le but de le transformer en document numérique. Ce
passage d’une information texte, graphique ou photo imprimée sur du papier,
à une information numérique visible sur l’écran du micro-ordinateur, fait du
scanner un des éléments essentiels de la solution TIC. Il convient d’insister sur
la nécessité d’utiliser un logiciel adapté pour faire fonctionner un scanner. La
qualité du logiciel de traitement et sa compatibilité avec le scanner est l’une
des conditions de l’obtention de bons résultats. Les scanners à plat sont les
plus disponibles sur le marché et les plus utilisés. Ils permettent de faire
l’acquisition de documents opaques : photos, graphiques et textes.

 Graveurs

La plupart des ordinateurs proposés actuellement n’assurent plus


uniquement la fonction de lecture des CD-ROM mais également la lecture des
DVD et, souvent, la fonction de gravure (*). Le périphérique<<graveur>> va
permettre non seulement de lire les CD-Rom ou les DVD-Rom, mais aussi, selon
les caractéristiques du modèle retenu de créer/graver vos propres CD ou DVD.

Evolution :

1982 : Lancement du CD Audio.

1985 : Naissance du CD-Rom révolutionnant le stockage informatique.

1993 : Naissance du CD-R : il devient possible de graver au format CD.

b. Le vidéo projecteur
Le vidéo projecteur est un outil de communication qui permet de diffuser sur
grand écran des images informatiques et vidéo. Cet outil est le plus souple dans
son utilisation et dans ses fonctionnalités. Le vidéoprojecteur est un
périphérique qui connecté à l’ordinateur, permet de projeter des diapositives
(numériques et polychromes) sur un grand écran. L’effet de l’image sur
l’auditoire est plus percutant que celui du rétroprojecteur. Le vidéoprojecteur
est caractérisé par :

-La luminosité (en lumens) : la luminosité est déterminante. Si la projection


nécessite toujours la pénombre ou l’obscurité, un projecteur lumineux sera

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nécessaire pour les grandes tailles d’écran. Par contre plus le vidéoprojecteur
est lumineux et moins le contraste de noirs est élevé.

-Le taux de contraste : Ce taux détermine la capacité de l’écran à afficher


les nuances entre les couleurs sombres ; visibles notamment lorsque vous vous
trouvez dans une pièce sombre. Plus le taux de contraste est élevé et plus les
nuances de couleurs seront respectées.

L’intérêt pédagogique de cet outil peut se résumer ainsi :

-Il oblige l’enseignant à structurer son cours et à se focaliser sur l’essentiel

-Il permet aux apprenants une meilleure compréhension de la leçon ainsi


qu’une meilleure mémorisation de son contenu,

Il existe trois types de vidéo projecteurs :

-Le vidéoprojecteur tri-LCD, image de bonne qualité, peu onéreux

-Le vidéoprojecteur DLP-DMD, assez cher, image de très bonne qualité

-Le vidéo projecteur tri-tubes, très cher, image excellente.

c. Le tableau blanc interactif


Un Tableau Blanc Interactif (TBI) est un dispositif interactif de visualisation
collective. Il s’accompagne d’un ordinateur et d’un vidéo projecteur. Ce
dispositif permet de projeter l’écran de l’ordinateur et piloter ce dernier à
partir du tableau à l’aide d’un stylet ou du doigt. L’enseignant ou l’élève utilise
le stylet comme s’il s’agissait d’une souris qui lui permet directement depuis le
tableau de lancer des logiciels, de naviguer sur le web, d’afficher images et
vidéos mais surtout d’écrire, d’annoter par-dessus l’écran comme s’il travaillait
sur un calque transparent. Les tableaux sont accompagnés de logiciels
spécifiques qui permettent de construire des cours interactifs intégrant les
outils de l’ordinateur et l’annotation au tableau…

Intérêts pédagogiques

Le TBI a des intérêts pédagogiques en combinant les attraits du tableau


blanc classique à la richesse des possibilités de l’informatique (utilisation des
médias, possibilités de sauvegarde…). Il permet ainsi une présentation assistée
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par ordinateur, une interactivité continue et une meilleure présentation de
l’enseignant. Le tableau blanc interactif est véritable support pédagogique de
cours, de formation en présentiel ou à distance, et de réunion.

Chapitre 2 : l’intégration des tic dans l’éducation :


problématiques et enjeux

IV. Problématiques d’intégration des TIC en éducation


1. La problématique des TIC
Actuellement le monde de l'éducation et de formation connaît des
changements qui touchent les techniques d'enseignement et influencent les
styles d'apprentissage. Le système éducatif marocain comme autre système
n'est pas exclu de ce mouvement et s'est engagé ces dernières années dans
une transformation majeure aussi bien au niveau de son organisation que
de ses programmes d'études réalisées.

Vouloir intégrer les TICE dans le milieu éducatif marocain suppose


l'articulation d'une double problématique :

 Celle des usages : utiliser l'outil technologique en vue d'une


appropriation pédagogique effective menant à l'évolution de
pratiques communes ;
 Celle de la formation technique et méthodique des différents acteurs
qui sont appelés à les utiliser (les enseignants et les étudiants).

D'où ces deux questions spécifiques de recherche :

 Quels sont les freins à l'intégration des TIC au Maroc et plus


précisément à l’université Mohammed V ?
 Comment les étudiants de la faculté Mohammed V utilisent les TIC
dans leur éducation ?

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2. Difficultés à l’intégration des TIC en éducation
Certaines discussions avec les enseignants laissent croire que les difficultés
liées à l’intégrations des TIC se limiteraient à l’équipement, aux logiciels et au
soutien technique. Selon eux, un investissement accru dans ces trois domaines
permettrait de favoriser une intégration pédagogique adéquate des TIC dans
leurs pratiques.

Toutefois, comme le démontrent les recherches de Cuban(1999), l’équipement


est une condition essentielles mais non suffisante pour favoriser l’intégration
pédagogique des TIC par les enseignants : investir dans l’équipement et dans la
formation technique ne suffit pas. Le manque de formation requis pour
apprendre comment utiliser les technologies et pour développer les cours
appropriés dans l’enseignement seraient aussi des obstacles redoutables pour
les institutions d’enseignement qui prévoient d’adopter ou d’intégrer les TIC
dans leurs formations. Aussi l’efficacité pédagogique des TIC dépend davantage
de la capacité des enseignants à intégrer et à mettre en scène les nouvelles
technologies dans un contexte pédagogique pertinent. Sur le plan
organisationnel, administratif et humain, les barrières concernent l’absence de
vision et de planification stratégique, le manque de coordination et de
concertation entre les secteurs et les utilisateurs. Parmi ces difficultés
d’intégration, on trouve :

a) Manque ou insuffisance dans l’équipement en


matériel

Le premier problème rencontré pour intégrer les TIC dans l’éducation semble
être le manque d’équipement. Les budgets alloués aux établissements scolaires
ne prennent pas en compte suffisamment les TIC. Ces difficultés sont en train
de trouver des solutions avec la réduction de la fracture numériques, due à des
diminutions continues des couts du matériel informatique, mais aussi avec la
détermination des états pour s’engager dans des réformes pédagogiques
donnant aux TIC une place privilégiée.

b) Manque de formation des enseignants

Parmi les problèmes soulevés, il y a celui des lacunes en ressources humaines,


la plus importante est certes celle des enseignants. En général, la formation
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initiale des enseignants dans certains pays ne met pas l’accent sur l’utilisation
et l’intégration pédagogique des TIC.

Ainsi, il semble que les enseignants ne maitrisent encore que très peu des
outils multimédias et encore moins leurs applications didactiques qui ont
pourtant connu des avancées fulgurantes. Au sein des pays en voie de
développement, les besoins en perfectionnement des formateurs
d’enseignants en TIC sont de plus en plus clairement exprimés et de plus en
plus partagés. Dans le cadre d’une étude des besoins de formation continue
des enseignants du lycée, que nous avons menée à l’Académie de Fès en 2002,
81% avaient exprimé leur forte demande pour bénéficier d’une formation sur
les applications pédagogiques de l’informatique.

c)Manque de temps

Les enseignants se plaignent déjà d’une tache lourde obligatoire et


programmée dans le temps. Les TIC sont ainsi craints par de nombreux
enseignants. Un autre aspect lié au facteur temporaire, est le temps
d’accès à l’ordinateur à l’école qui demeure très réduit, et rarement
convenable pour les enseignants et les élèves dans les écoles.

d)Méconnaissance de la pertinence des TIC

Les TIC obligent les enseignants à repenser leur manière de travailler, modifie
leur rapport aux élèves, les obligent à s’impliquer dans un travail d’équipe
pluridisciplinaire auquel ils ne sont pas habitués, et ils ne sont pas conscients
de sa pertinence pédagogique. D’autre part les enseignants mettent en avant
que la technologie va à l’encontre de la relation humaine. Peut-être ont-ils une
peur justifiée de la technique ? L’usage de la technologie a-t-il un sens ? Si la
technologie ne les aide pas dans leurs communications humaines avec leurs
élèves, nous comprenons leurs craintes. Il reste à prouver au yeux de beaucoup
que la technologie respecte la dimension humaine.

e) Changement des rapports enseignants-élèves

L’intégration des TIC en éducation fait également surgir de nouveaux défis. Des
enseignants voient en elles une menace à leur pouvoir dans la classe : elles
séduisent l’élève et pourraient amener l’enseignant, dans certains contextes, à

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penser qu’il n’a plus le contrôle sur les apprenants. Il s’agit effectivement d’un
risque, surtout pour les enseignants aux pratiques traditionnelles. Toutefois, les
recherches actuelles indiquent que les TIC ne remplaceront pas l’enseignant
aux pédagogies ouvertes ; elles l’assisteront plutôt dans sa pratique en
améliorant les activités qu’il crée et en facilitant l’apprentissage de ses élèves.
Un élève est rapidement séduit par un cours produits sur un rapport
multimédia (par exemple un cédérom éducatif) : les images, les animations, les
effets sonores sont autant des outils impressionnants pour l’élève, que
l’enseignant ne peut reproduire tout seul.

3. Fracture numérique entre les pays


Même si les technologies de l’information et de la communication occupent
une place de plus en plus importante dans le quotidien d’un grand nombre de
personnes des différents secteurs, il faut reconnaitre que cette influence des
TIC dans les sociétés ne se manifeste pas de façon uniforme.

Le développement des technologies de l’information et de la communication


sont inégalement réparties dans le monde.

C’est ce qu’il est convenu d’appeler la <<fracture numérique>> entre les pays
dits développés et les pays en développement. La fracture numérique est
beaucoup plus prononcée dans les pays du monde où les revenus sont faibles.
Elle constitue un obstacle à l’intégration de tous les pays dans ce qu’on appelle
la société mondiale de l’information.

La fracture numérique se répercute bien évidemment sur l’intégration des


TIC à l’école. Alors que dans les pays industriels les TIC ont largement franchi
les portes de l’école, pour certains pays en voie de développement, les
systèmes éducatifs ont entrepris des réformes qui, pour la plupart, n’attache, t
pas suffisamment d’importance aux TIC. C’est pourquoi si ces pays se donnent
pour mission de mieux préparer leurs citoyens aux défis du troisième
millénaire, ils doivent également favoriser une intégration en profondeur des
technologies de l’information et de la communication, afin de mettre à profit
leurs possibilités nouvelles, invitantes, prometteuses et diversifiées.

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V. Enjeux Pédagogiques
1-Intégrer les TIC en éducation : une nécessité majeure
L’intégration des nouvelles technologies en classe est une nécessité qu’on ne
peut ignorer, ni relativiser. Pour cela, nous retenons deux propos de Patrick
Mandelsohn cités par Philippe Perrnoud (2002) :

<<Les enfants naissent dans une culture où l’on clique, et le devoir des
enseignants est de d’insérer dans l’univers de leurs élèves>>

<<Si l’école dispense un enseignement qui n’est plus utile à l’estérieur,


elle court un risque de déqualification. Dès lors, comment voulez-vous que les
enfants aient confiance en elle ?>>

Or à l’extérieur de l’écoles, les enfants, ont recours fréquemment aux TIC sous
ses différentes formes :

Téléphonie mobile, utilisation d’ordinateurs, navigation sur Internet,


utilisation de l’information avec ses différents aspect (texte, image, son)…Il est
donc important de se préoccuper de l’intégration des TIC en éducation. Rejeter
cette intégration serait indéfendable, voire inacceptable.

2)Modes d’intégration
On peut distinguer entre l’intégration des TIC en tant que discipline
nouvelle avec un programme prédéfini et un curriculum centré sur les
composants des TIC et leurs utilisations, et l’intégration pédagogique. La
première, place les équipements technologiques et le matériel en premier lieu
et vise son appropriation aussi bien par les enseignants que par les elèves. Elle
s’entendu ainsi comme le processus qui conduit à l’introduction ou au
déploiement des technologies dans l’institution scolaire.

En revanche, l’intégration pédagogique des technologies de l’information


et de la communication (TIC) dans une école se traduirait par un usage
approprié, suffisamment régulier conduisant à une modification bénéfique des
pratiques scolaires en vue d’une amélioration des apprentissages des élèves.
Ce type d’intégration suppose une utilisation routinière des TIC dans le
processus d’apprentissage. L’intégration pédagogique doit donc etre perçue
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comme une intégration d’un moyen permettant d’apprendre et, de se
socialiser à travers une multitude d’autres moyens interactifs et
communicationnels. Elle ne saurait se réduire à la seule intégration
pédagogique des TIC ne consiste pas nécessairement à introduire ces
technologies comme nouvelle discipline et à en faire un enseignement. Elle doit
être comprise davantage comme une utilisation habituelle et régulière par les
élèves et les enseignants engagés dans un contexte d’apprentissage actif et réel
pour soutenir , améliorer et rendre plus significatives les enseignements et les
activités d’apprentissage.

4)Usages multidimensionnels des TIC en éducation


Ils couvrent les différents ordres d’enseignement du primaire au supérieur.
L’emploi des TIC au niveau primaire semble au cœur de plusieurs apprentissage
fondamentaux : jeux, lecture, écriture, communication, écoute, patience, etc.
L’utilisation des TIC semble aussi utilisée mais timidement au collège et au
qualifiant(secondaire) où ces technologies sont utilisées à la fois par les
enseignants et les élèves pour l’enseignement et l’apprentissage des disciplines
au programme. Ainsi on peut observer que certaines disciplines développent
des pratiques autour des TIC (notamment en sciences). A cet effet, l’intégration
des TIC dans les activités d’apprentissage dans l’ordre d’enseignement
secondaire semble revêtir une grande importance puisqu’ elle va au-delà des
communications interpersonnelles pour intégrer plusieurs dimensions comme
l’apprentissage interactif, l’apprentissage coopératif, la résolution des
problèmes…

Au niveau universitaire, l’intégration des TIC semble également pressentie


comme une nécessité autant pour les étudiants des universités que pour les
enseignants de ces hauts lieux de savoir. L’utilisation des TIC via l’apprentissage
en ligne (e-Learning) constitue une réponse à cette carence et permet d’élargir
l’accès à l’enseignement supérieur. En outre, le secteur professionnel
comprend la formation permanente où les TIC recèlent un potentiel énorme
d’autoformation pour les adultes et favorisent l’apprentissage tout au long de
la vie. Les formations à distance deviennent de plus en plus répandues. Nous
leur consacrerons un chapitre à part sur l’enseignement en ligne.

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VI. Les tic comme facteur de motivation dans
l’apprentissage
1) Apport des TIC dans l’apprentissage
Rappelons que les nouvelles technologies ne sont pas des solutions miracles à
l’apprentissage d’une langue. Elles ne sont qu’un outil, et à ce titre ne sauraient
être efficaces en elles-mêmes : c’est l’utilisation qui en est faite qui peut être
efficace.

Même si un nombre important d’études montrent que l’intégration des TIC


favorise plus l’apprentissage que les cours « réguliers » n’intégrant pas les TIC
(Haughey & Anderson 1999), d’autres soulignent qu’il n’existe pas de différence
significative au niveau de l’apprentissage (Clarke 1999 ; Wisher & Priest 1998 ;
McAlpin 1998 ; Goldberg 1997 ; Clark 1994a). Russell (1999) conclut qu’il n’existe
aucune différence entre un enseignement en ligne intégrant les TIC et un
enseignement en salle de classe.

On équipe trop souvent les classes sans avoir mesuré l’impact des technologies
sur la pédagogie (Stuve 1997) et sans porter attention à la formation des
enseignants (Nicol et al 1996 ; Ungerleider 1997). De plus, bien que 88 % des
écoles élémentaires et 97 % des écoles secondaires aient accès à Internet pour
des usages éducatifs, 70 % des enseignants des écoles ontariennes indiquent que
leurs étudiants n’ont pas ou peu accès à un ordinateur à l’école. Cette distorsion
s’explique par plusieurs facteurs1 :

 Faible proportion de connexions Internet par rapport au nombre


d’étudiants ;

 Mauvaise répartition de l’équipement ;

 Temps de préparation des activités insuffisant ;

 Obstacles structuraux et logistiques (Cuban et al 2001).

(Rapport du Conseil canadien des statistiques sur l’éducation, 2000) 19


1
2) Tic et motivation à apprendre
Les aspects motivationnels de l’apprentissage soutenu par les TIC sont
relativement bien documentés, quoique parfois contradictoires (Warschauer
1996). Les études attribuent l’impact positif des TIC sur la motivation à quatre
éléments :
Le fait de travailler avec un nouveau médium (Fox 1988 ; Karsenti
1999) ;
La nature de l’enseignement plus individualisé que permettent les TIC
(Relan 1992) ;
Les possibilités d’une plus grande autonomie pour l’apprenant
(Williams 1993 ; Viens et Amélineau 1997 ; Karsenti, Savoie-Zajc &
Larose 2001) ;
La possibilité d’une rétroaction fréquente et rapide (Wu 1992 ;
Karsenti 1999 ; Karsenti, Fortin, Larose & Clément 2002).
Tous ces aspects sont censés aider l’apprenant à développer et à utiliser de
manière consciente des stratégies adéquates d´apprentissage (apprendre à
apprendre). Il semblerait également que l’utilisation des TIC favorise une
meilleure attitude face aux apprentissages et une collaboration accrue entre les
différents acteurs : école, famille et milieu. Les types d’apprentissages étant
plus variés, plus signifiants et liés aux intérêts des apprenants, ceux-ci voient
leur curiosité davantage sollicitée. Ils en éprouvent un sentiment
d’accomplissement plus grand face aux tâches scolaires, plus de confiance en
eux-mêmes et une autonomie plus développée.
Grégoire et al (1996) constatent trois effets positifs des TIC sur la motivation à
apprendre :
Le développement de diverses compétences intellectuelles ;
L’intérêt pour une activité d’apprentissage ;
L’augmentation du temps et de l’attention consacrés à des activités
d’apprentissage.
Ils soulignent le lien entre TIC et motivation en rappelant qu’« un niveau élevé
de motivation facilite, d’une manière générale, l’apprentissage ; c’est entre
autres important dans les environnements d’apprentissage où les élèves
participent activement. »

20
Aux Etats-Unis, le rapport de l’Office of Technology Assessment (1995)
confirme l’effet de motivation que l’utilisation de la technologie produit auprès
des élèves de tout âge. Parmi les raisons qui contribuent à la motivation des
élèves, citons le fait que la technologie « propose un environnement et
présente des contenus d’une manière qui est plus stimulante et sollicite plus
directement leur participation que ne le font les manuels et le matériel
d’enseignement plus traditionnel »2, qu’elle possède « un pouvoir interactif »
et qu’elle permet aux élèves de s’engager « dans des activités qui les invitent à
créer et à partager avec d’autres »

21
2
U. S. Congress, Office of Technology Assessment. 1995
Chap. 3 Les tic au Maroc

I. Les TICE dans l’enseignement au Maroc


Conscients de l’importance des TICE pour l’amélioration du système éducatif
marocain, les décideurs ont mené plusieurs réformes dont l’objectif est
d’adapter l’enseignement marocain aux standards internationaux. Ainsi, le
ministère de l’éducation nationale a multiplié les actions visant à doter
l’enseignement de TICE :
@taalim.ma (une solution de messagerie personnalisable pour les
enseignants, le personnel et les élèves, hébergée par Microsoft).
GENIE (Généralisation des Technologies d’Information et de
Communication dans l’Enseignement au Maroc, lancé en 2006, vise à
former 230 000 personnes : enseignants, inspecteurs, techniciens, chefs
d’établissements…)
SIAS (Système d’Information de l’Administration scolaire, visant la
numérisation des notes des élèves) …
De même, le ministère de l’enseignement supérieur a lancé beaucoup de
programmes déterminant la priorité que représentent les TIC comme objet, outil
d’apprentissage et de gouvernance : Environnement Numérique de Travail
(ENT), « MARWAN » (MAROC Wide Area Network pour équiper les universités
en haut débit), le Campus virtuel (développement de l’apprentissage à distance
dans l’enseignement supérieur au Maroc), l’opération INJAZ (Programme lancé
en 2009 dans le cadre du Maroc numérique 2013, visant l’équipement des élèves
ingénieurs, des étudiants inscrits au Master et aux centres doctoraux d’un
ordinateur portable et d’une connexion internet).
De leur côté, les responsables de la formation professionnelle ont équipé les
établissements d’environnement numérique de travail (ENT) et ont adapté le
contenu des programmes en y intégrant les TICE afin de mieux préparer leurs
apprenants à intégrer les entreprises. Tous ces déploiements avaient pour
objectif de « banaliser » l’usage des TICE dans l’enseignement supérieur
marocain. Pour savoir si ces technologies font partie de l’usage des enseignants
universitaires et de ceux de la formation professionnelle, nous avons mené deux
enquêtes, l’une auprès des étudiants de la formation professionnelle et l’autre
auprès des étudiants universitaires.

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II. Les TICE à l’université marocaine
Le ministère de l’enseignement supérieur compte 13 universités à travers le
royaume, abritant au total 120 établissements (écoles, instituts et facultés).
Suite aux programmes de dotation décrits dans l’introduction, ces
établissements doivent disposer d’une ou de plusieurs pages web, d’un
environnement numérique de travail, de réseaux Wifi, de salles multimédias,
d’amphithéâtres équipés en ordinateurs et vidéoprojecteurs. Ces universités
disposent également d’un progiciel de gestion intégrée pour l’organisation et la
gestion des enseignements et des étudiants et plusieurs d’entre elles ont
développé un espace d’apprentissage à distance.

Ajoutons à ceci que certains établissements de l’enseignement supérieur sont


équipés de la technologie nécessaire au développement de connaissances
relatives à leurs spécialités : à titre d’exemple, l’Ecole Nationale de Commerce et
de Gestion d’Agadir relevant de l’université IBN ZOHR s’est équipée d’une salle
de marché pour permettre aux étudiants de simuler les opérations boursières.

De plus, au sein des trois universités (IBN ZOHR, Hassan II et Abdelmalek


Essaadi), les professeurs utilisaient différentes technologies : présentations
informatisées, tableaux blancs interactifs. La majorité d’entre eux disposent de
pages web par matière enseignée pour échanger avec leurs étudiants.

III. Les TICE dans la formation professionnelle au Maroc


L’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT)
compte près de 8000 agents statutaires, déployés à travers une organisation qui
comprend 9 directions centrales, 10 directions régionales et 337 établissements
couvrant l’ensemble du territoire national marocain. Le management de l’OFPPT
a régulièrement organisé des déploiements de technologies afin de doter les
établissements de la formation professionnelle au Maroc des technologies
nécessaires pour former des apprentis afin qu’ils soient opérationnels sur le
marché du travail.

Les établissements de la formation professionnelle relevant de l’OFPPT


disposent en général d’un environnement numérique du travail (ENT) : les
services en ligne permettent de gérer les notes des élèves, leurs absences, leurs
emplois du temps, les heures de travail du personnel, l’avancement du
programme par groupe, etc. Depuis juin 2012, l’OFPPT a mis en place une
solution CLOUD pour 500 000 utilisateurs intégrant une messagerie performante
et une suite bureautique propriétaire.
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Il existe deux modes de formation professionnelle : la formation résidentielle au
cours de laquelle l’étudiant poursuit ses cours durant les deux ans dans
l’établissement, et la formation alternée entre les établissements de formation
et une entreprise. Avec le développement de la formation alternée, les masses
horaires traditionnelles qui doivent être dispensées pour chaque module ont été
divisées par deux : par exemple, le module de statistique descriptive (cours et
travaux pratiques) est enseigné en 50 heures dans un système résidentiel mais
avec le système d’alternance entre l’entreprise et l’école, le module doit être
dispensé en 25 heures seulement.

Les étudiants en formation alternée jugeaient que les masses horaires ne sont
pas suffisantes et ont toujours manifesté leurs souhaits de disposer de
davantage d’heures de cours, chose qui était impossible à cause des normes
prédéfinies. Certains formateurs ont donc cherché des moyens, du côté des TIC,
pour résoudre cette tension.

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