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CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP.

Calcul différentiel

Table des matières


I Fonctions d’une variable réelle 1
I.1 Rappels : Continuité de fonctions vectorielle . 1
Calcul différentiel I.2 Dérivabilité d’une fonction vectorielle . . . . . 3
I.3 Formule de Leibniz générale . . . . . . . . . . . 9
B. Seddoug. Médiane Sup, Oujda I.4 Inégalité des accroissements finis . . . . . . . . 13
I.5 Formule de Taylor . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

II Fonctions de plusieurs variables réelles 18


II.1 Différentiabilité et différentielle d’une appli-
cation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
II.2 Dérivées partielles . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.3 Matrice jacobienne . . . . . . . . . . . . . . . . 23

i
II.4 Applications de classe C 1 . . . . . . . . . . . . . 34 I Fonctions d’une variable réelle
II.5 Dérivées successives . . . . . . . . . . . . . . . 38
II.6 Inégalité des accroissements finis . . . . . . . . 41 I.1 Rappels : Continuité de fonctions vectorielle
III Fonctions implicites et inversion locale 43 définition usuelle de la continuité en un point et sur I:
III.1 Théorème des fonctions implicites . . . . . . . 43 Continuité dans les evn.
III.2 Théorème d’inversion locale . . . . . . . . . . . 48 Si f = (f1 ; :::; fn ), f est continue en a si et seulement si
toutes les fi le sont.
IV Extrema des fonctions réelles 51 On a tous les théorèmes usuels sur la continuité dans
IV.1 Condition nécessaire d’extremum . . . . . . . . 52 les evn :
IV.2 Condition suffisante d’extremum . . . . . . . . 53
IV.3 Extrema liés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 Proposition I.1 Tout ‹‹ cocktail ›› d’applications continues
est continu.

ce qui permet d’assurer la continuité de toute combinai-


1

+1
X k 1 k 1
son de fonctions usuelles là où elle est définie. jhj kAk
Exemples : jhj kA exp(tA)k
k!
k=1
(1) Les fonctions polynômiales rationnelles et tout cock- jhj kA exp(tA)k exp(jhj kAk)
tail de fonctions usuelles.
(2) La fonction IR ! Mn (IR); t 7 ! exp(tA) est conti- Remarque I.1 L’algèbre Mn (IR) étant munie d’une norme
nue. sous-multipicative
En effet: pour tout t; h 2 IR :
I.2 Dérivabilité d’une fonction vectorielle
kexp ((t + h)A) exp(tA)k
= kexp(tA) (exp (hA) In )k définitions (à l’aide du taux d’accroissement) et nota-
tions f 0 , dérivabilité à gauche et à droite, dérivées suc-
+1
X hk 1
Ak 1
cessives (f 00 ; f (3) ; :::)et de fonctions de classe C k sur I;
= exp(tA)hA
k! k 2 IN [ f1g. Il est clair aussi que :
k=1
2 3

Proposition I.2 Tout application dérivable est continue. il existe des cas où les composantes ne sont pas facile-
ment calculables.
Proposition I.3 C k (I; E) est un IR ev; et l’application f 7 !
f (k) est linéaire pour tout k 2 IN ; i.e. Exemples
0 0 0 0 0
(f +g) = f +g ; ( f ) = f pour tout f; g dérivable et 2 IR: (1) Dérivabilité d’une fonction complexe.
(2) f (t) = (x1 (t); x2 (t); :::; xp (t)); f : IR ! IRp ; f est déri-
Proposition I.4 Si f = (f1 ; f2 ; :::; fp ) dans une base de E, vable si et si et seulement si x1 ; :::; xp le sont et
alors f est dérivable en a si et seulement les fonctions (sca-
laires) fi (1 i p) le sont. Et dans ce cas f 0 (t) = (x01 (t); x02 (t); :::; x0p (t)):

f 0 (a) = (f10 (a); f20 (a); :::; fp0 (a)): (3) f (t) = (ai;j (t)) 2 Mn;p (IR); f : IR ! Mn;p (IK); f est
dérivable si et ssi les ai;j le sont et f 0 (t) = (a0i;j (t)):
Donc si on connait les composantes dans une base de (4) Toute application constante dérivable sur IR de dérivée
f; la dériver revient à dériver ses composantes. Mais nulle.
4 5

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(5) Toute application linéaire f 2 L(IR; E) est dérivable Preuve: pour tout t; h 2 IR :
sur IR de dérivée constante.
+1
X hk Ak
Proposition I.5 Soit A 2 Mn (IR); l’application de IR dans exp ((t + h)A) exp(tA) = hA exp(tA)
(k + 1)!
k=0
Mn (IR) !
+1
X
t 7 ! exp(tA) hk Ak
= hA exp(tA) In +
est C 1 sur IR; sa dérivée est l’application : (k + 1)!
k=1
= hA exp(tA) + hA exp(tA)"(h)
t 7 ! exp(tA)A = A exp(tA)

6 7

+1
X +1
X
hk Ak hk Ak (2) Compostion quelconque : Soient f : IR ! IR et g :
avec "(h) = = hA ; vérifie IR ! E dérivables. Alors g f : IR ! E est dérivable
(k + 1)! (k + 2)! 0
k=1 k=0
et (g f ) = f 0 (g f ) :
+1
X k k
jhj kAk
k"(h)k jhj kAk I.3 Formule de Leibniz générale
(k + 2)!
k=0
jhj kAk exp(jhj kAk) La formule de Leibniz se généralise au cas de fonctions
vectorielles. Si E est une algèbre de Banach, donc muni
d’un produit, alors le produit de deux applications dé-
Composition d’applications dérivable
rivables est dérivable et on a la formule
(1) Compostion par une application linéaire : Soient f :
IR ! E dérivable et u : E ! F linéaire (E et F Ba- (f g)0 = f 0 g + f g 0
0
nach). Alors u f : IR ! F est dérivable et (u f ) =
0
u f:
8 9

et en général formule toujours valables si f : I 7 ! IR et g : I 7 ! E:


n
!0 n
Y X Remarque I.2 (Importante) En fait la formule de Leibniz se
fi = f1 ::: fi0 ::: fn généralise à tout produit (multilinéaire) :
i=1 i=1

0
(1) Si B : E F ! G est bilinéaire (E F et G Banach): Si
et en particulier (f n ) = nf 0 f n 1
si l’algèbre est com- f : I 7 ! E; g : I 7 ! F sont deux fonctions dérivables,
mutative. Et en général : alors le produit B(f; g) : I 7 ! G est aussi dérivable et
on a :
Théorème I.1 Si f; g : I 7 ! E sont deux fonctions de classe B(f; g)0 = B (f 0 ; g) + B (f; g 0 )
C n ; (I intervalle de IR et E une IR algèbre de banach), alors
le produit f g est aussi de classe C n et on a : en particulier si B est une forme bilinéaire sur E; l’ap-
plication t 7 ! B(f (t); g(t)) est une application de IR
n
X dans IR; par Exemple :
(f g)(n) = {kn f (k) g (n k)
(i) t 7 ! (t)f (t); : IR ! IR et f : IR ! E:
k=0 10 11

(ii) t 7 ! f (t):g(t) produit scalaire dans IRp : En par- I.4 Inégalité des accroissements finis
0
2 2 0
ticulier si kf k2 = cste alors kf k2 = (f:f ) = Dérivées et intégrales
2f 0 :f = 0 c.à.d f 0 ? f:
On définit l’intégrale d’une fonction vectorielle f : I !
(iii) t 7 ! f (t) ^ g(t) produit vectoriel dans IR3 : E en prenant une base et en intégrant les composantes.
(2) En général, pour une application multilinéaire comme
l’application det dans une base B de E qui est une Théorème I.2 Si f est C 1 sur I alors pour tous a; b 2 I on a
Rb
forme p lineaire sur E (dim E = p): Si f1 ; f2 ; :::; fp f (b) f (a) = a f 0 (t)dt:
sont des applications dérivables sur I à valeur dans E
alors l’application ' : t 7 ! detB (f1 (t); f2 (t); :::; fp (t)) Théorème I.3 (Inégalité des accroissements finis) Soient f :
est dérivable et on a [a; b] ! E; g : [a; b] ! IR continues sur [a; b] et dérivables
p
X sur ]a; b[ telles que
'0 (t) = detB (f1 (t); :::; fk0 (t); :::; fp (t)) :
k=1 8t 2 ]a; b[ : kf 0 (t)k g 0 (t):
12 13

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Alors Proposition I.6 Soit f une application dérivable sur l’inté-


kf (b) f (a)k g(b) g(a): rieur de I, continue sur I. Alors

Théorème I.4 Soit f : [a; b] ! E, continue sur [a; b] déri- f est constante sur I () f 0 est identiquement nulle.
vable sur ]a; b[ telle que
Théorème de prolongement d’une application dérivable
8t 2 ]a; b[ : kf 0 (t)k M:
Théorème I.6 Soit E un espace vectoriel normé complet et
Alors
f :]a; b[ ! E dérivable, telle que la fonction f 0 admet une
kf (b) f (a)k M (b a):
limite ` au point a. Alors f se prolonge en une application
Théorème I.5 Soit f : I ! E, continue sur I, dérivable sur continue f : [a; b[ ! E. L’application f est dérivable sur
0
I. Alors [a; b[ et f (a) = `:

f est k-lipschitzienne si et seulement si 8t 2 I : kf 0 (t)k k: Théorème I.7 Soit f : I ! E, a 2 I. Si f est continue sur I,
14 15

dérivable sur Infag et f 0 admet une limite ` au point a. Alors Théorème I.9 (Formule de Taylor Young) Soit I un intervalle
f est dérivable en a et f 0 (a) = `: de IR, a 2 I et f : I ! E, n fois dérivable au point a. Alors,
au voisinage de a,
I.5 Formule de Taylor n
X (t a)k (k)
f (t) = f (a) + f (a) + o((t a)n ):
Théorème I.8 (Inégalité de Taylor-Lagrange) Soit f : [a; b] ! k!
k=1
E de classe C n ; on suppose que f (n) est dérivable sur ]a; b[
et que Théorème I.10 (Formule de Taylor avec reste intégral) Soit f :
f (n+1) (t) M: I ! E, de classe C n+1 . Alors, 8a; b 2 I :

Alors n
X Z b
(b a)k (k) (b t)n (n+1)
f (b) = f (a) + f (a) + f (t)dt:
n
X k! n!
(b a)k (k) (b a)n+1 k=1 a
f (b) f (a) f (a) M
k! (n + 1)!
k=1
16 17

II Fonctions de plusieurs variables réelles (0; 0):


(2) M 7 ! exp(M ) en 0Mn (IR) :
Les fonctions considérées dans la suite sont définies sur
un ouvert U de IRp dans IRn : Proposition II.1 Toute application linéaire est différentiable,
et égale à sa différentielle en tout point.
II.1 Différentiabilité et différentielle d’une ap-
plication Proposition II.2 Différentielle d’application bilinéaire :

Différentiabilité d’une application f d’un ouvert U de dB(a;b) (h; k) = B(a; k) + B(h; b):
IRp dans IRn en un point a de U ,
différentielle df (a) (ou dfa , Df (a), f 0 (a)) de f en a ; Tous les produit usuels sont différentiables.
Unicité de la différentielle.
Exemples: Proposition II.3 Toute application différentiable est conti-
2 2
(1) (x; y) 7 ! (x + y ; 3xy) est différentiable au point nue.
18 19

Opérations sur les différentielles II.2 Dérivées partielles


Combinaisons linéaires : d( f + g)a = dfa + dga dérivée Dv f (a) de f en a suivant un vecteur non nul
Composée : d(f g)a = dfg(a) dga . En particulier si f v 2 E,
est linéaire d(f g)a = f dga Exemple:
Conséquences:Produit et inverse.
x2
(1) (x; y) 7 ! si y 6= 0 et f (x; 0) = 0: Admet des
y
Proposition II.4 f : IRp ! IRn , f = (f1 ; :::; fn ) différen-
dérivées dans toutes les directions.
tiable si et seulement si toutes les fi le sont et
(2) M 7 ! exp(M ) dans Mn (IR); sa dérivée suivant
f 0 = (f10 ; :::; fn0 ) In est exp(M ):

et en général f : E ! F G = (f1 ; f2 ) différentiable si et Proposition II.5 Opérations sur les dérivées directionnelles :
seulement si toutes les fi le sont et f 0 = (f10 ; f20 ) : somme, C.L, produit (tous les produits).
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Théorème II.1 Si f : U E ! F est différentiable en II.3 Matrice jacobienne


a 2 U; alors f admet des dérivées dans tous les sens et
Définition II.2 Soit f : U IRp ! IRn différentiable en a:
@v f (a) = dfa (v) pour tout v 2 E: La matrice jacobienne de f en a est la matrice de la différen-
tielle dfa dans les bases canoniques de IRp et IRn :
Définition II.1 Si f : IRp ! IRn :
0 @f @f1 1
1
f (a + tei ) f (a) (a) (a)
@ei f (a) = lim B @x1 @xp C
t !0 t B C
Jf (a) = B C
où (ei )1 i p est la base canonique de IRp est appelée déri- @ @f
n @fn A
@f (a) (a)
vée partielle de f d’indice i en a; on la note aussi (a); si @x1 @xp
@xi
(x1 ; :::; xp ) désigne un point générique de IR :p @fi
= (a) 2 Mn;p (IR)
@xj 1 i n
Exemple: 1 j n
– Fonctions polynômiales et usuelles : où f = (f1 ; ; fn ) :
22 23

Dans le cas p = n , la matrice Jf (a) est carrée, son déter- qu’on confond avec la forme linéaire associée. Dans ce
minant est le jacobien de f en a: @f @f
cas le vecteur (a) (a) est ap-
@x1 @xp
Remarque II.1 Si f : IR ! IRn , à variable réelle alors !
pelé le gradient de f en a noté grad f (a) ou rf (a):
0 1 Les opérations sur les dérivées permettent d’avoir
@f1
(a)
B @x1 C
B C J f + g (a) = Jf + Jg et O ( f + g) = Of + Og
Jf (a) = B C matrice colonne
@ @f A
n
(a) 8 ; 2 IR et f; g : IRp ! IRn
@x1
et aussi le gradient et la jacobienne de tous les "pro-
qu’on confond avec le vecteur de IRn de associé.
Si f : IRp ! IR; est numérique alors
@f @f
Jf (a) = (a) (a) matrice ligne
@x1 @xp
24 25

duits", par exemple : en particulier Si f : IRp ! IR :

Xp
J f (a) = f (a)J (a) + (a)Jf (a) @f !
0 1 dfa (h) = (a)hj = rf (a):h produit scalaire.
f1 j=1
@xj
où : IRp ! IR et f = @ ::: A : IRp ! IRn
fn Exemples :
(1) Si f est linéaire alors Jf (a) = Mat(f ) dans les
Proposition II.6 Si f : IRp ! IRn est différentiable en a,
bases canoniques.
alors
0 1 (2) f : (x; y) 7 ! (x2 + y 2 ; 3xy)
h1
8h = (h1 ; :::; hp ) 2 IR : dfa (h) = Jf (a) @ ::: A
p
2x 2y
Jf (x; y) = det Jf (x; y) = 6 x2 y2
hp 3y 3x

26 27

(3) f : (r; ) 7 ! (r cos ; r sin ) En particulier si p = q = n et f : U ! V bijective avec f et


f 1 différentiable, alors
cos r sin
Jf (r; ) = det Jf (r; ) = r 1
sin r cos Jf 1 (f (a)) = (Jf (a)) :

(4) Voir aussi les coordonnées sphériques et cylindriques. Composée des dérivées partielles

Composition d’applications différentiables Avec les notations ci-dessus, on a :

Théorème II.2 Soient U ouvert de IRp , V ouvert de IRq ; f :


U ! V; et g : V ! IRn : Si f est différentiable en a 2 U et
g différentiable en b = f (a) alors

Jg f (a) = Jg (f (a))Jf (a) produit matriciel.


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(1) Dans le cas général : f : IR ! IRq = (f1 ; :::; fq ) et g : IRq ! IR alors

Xq
@g f @ (gi f ) 0 @g
(a) = (a) (g f ) (a) = (f (a))fk0 (a)
@xj @xj 1 i n @yk
k=1
0 P @g1 @fk 1 !
q
k=1 (f (a)) (a) = rg(f (a)):f 0 (a) produit scalaire
B @yk @xj C
B C
=B ::: C
@ P A f : IR ! IRq = (f1 ; :::; fq ) et g : IRq ! IRn , g =
q @gn @fk
k=1 (f (a)) (a) (g1 ; :::; gn ) ; alors g f = (g1 f; :::; gn f ) et
@yk @xj
q
X
0 @gj
c’est la j ieme colonne de Jg f (a): (gj f ) (a) = (f (a))fk0 (a)
@yk
(2) Dans les cas particuliers : k=1

30 31

f : IRp ! IRq = (f1 ; :::; fq ) et g : IRq ! IR; alors on a alors

X @g q @ (g f ) @g @x @g @y
@g f @fk (u; v) = (x; y) (u; v) + (x; y) (u; v)
(a) = (f (a)) (a) @u @x @u @y @u
@xj @yk @xj ! @f
k=1
! @f = rg(x; y): (u; v) produit scalaire
@u
= rg(f (a)): (a) produit scalaire
@xj f : IRp ! IR et g : IR ! IR alors
et donc ! ! @g f @f
rg f (a) = rg(f (a))Jf (a) (a) = g 0 (f (a)) (a)
@xj @xj
Un cas particulier: Exemples :
2 f 2 g (1) g : IR ! IR dérivable, f : IR2 ! IR définie par
IR ! IR ! IR
g(xy)
(u; v) 7 ! (x; y) 7 ! g(x; y) = g f (u; v) f (x; y) = . Dérivées partielles à l’ordre 1 de
32
1 + y2 33

f en fonction de g et g 0 . (1) Toutes les fonctions polynômiales sont de classe


(2) ' : IR ! IRZcontinue, f : IR2 ! IR définie C1:
x+y 1
(2) La fonctions A 7 ! A est de classe C 1 sur GLn (IR):
par f (x; y) = '(t)dt . Dérivées partielles à
x y
l’ordre 1 de f en fonction de ': Proposition II.7 L’ensemble C 1 (U; IRn ) des applications de
C 1 sur U est un IR ev:
En plus toute composée et tout "produit" de fonctions de
II.4 Applications de classe C 1 classe C 1 est de classe C 1 :
Définition II.3 On dit que f : U IRp ! IRn et de classe
1
C sur U si elle est différentiable sur U et toutes ses dérivées Théorème II.3 (Caractérisation) f : U IRp ! IRn et de
partielles sont continues sur U: classe C 1 sur U si et seulement si elle admet des dérivées
partielles en tout point de U et toutes ses dérivées partielles
Exemples :

34 35

sont continues. Dans ce cas l’application (a1 ; a2 ); on a donc


p n
U ! L(IR ; IR ) @f @f
f (a1 + h1 ; a2 + h2 ) f (a1 ; a2 ) (a)h1 (a)h2
x 7 ! dfx @x1 @xj
est continue et réciproquement. @f
= f (a1 + h1 ; a2 + h2 ) f (a1 + h1 ; a2 ) (a)h2
@xj
Preuve (non exigible) : Il suffit de traiter le cas f : U
IRp ! IR: Si les derivées partielles existent et sont conti- @f
+ f (a1 + h1 ; a2 ) f (a1 ; a2 ) (a)h1
nues, on pose, pour a 2 U et pour tout h = (h1 ; :::; hp ); @x1
p = :::
X @f
L(h1 ; :::; hp ) = (a)hj
j=1
@xj

et on montre que f (a + h) f (a) L(h1 ; :::; hp ) = o(h): Pour


simplifier les notations on traite le cas p = 2: On pose a =
36 37

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II.5 Dérivées successives On dit que f est de classe C k sur U si, 8(i1 ; :::; ik ) 2
[ 1; p]]k , l’application
Si les dérivées partielles de f : U IRp ! IRn sont
différentiables, on définit les dérivées partielles secondes @kf
x7 ! (x)
@f @f @xi1 :::@xik
@ @
@2f @xj @2f @xi
= et si i = j; 2 = est définie et continue sur U:
@xi @xj @xi @ xi @xi On note C k (U ; IRn ) avec k 2 IN [ f1g, l’espace vec-
et si les dérivées secondes sont différentiables, les dé- toriel des applications de classe C k sur U:
rivées partielles d’ordre 3 et ainsi de suites, avec la ré- Tous les opérateurs de dérivations sont linéaires.
currence
@k 1f
@
@kf @xi2 :::@xik
= pour (i1 ; :::; ik ) 2 [ 1; p]]k
@xi1 :::@xik @xi1 38 39

Théorème de Schwarz Remarque II.2 Dans le cas de fonctions de classe C k on note,


@2f @2f
Théorème II.4 Soit U un ouvert de IRp et f : U ! IRn de par exemple, 2 au lieu de et en général
@xi @xi @xi
classe C 2 . Alors
@2f @2f @kf
8(i; j) 2 [ 1; p]]2 ; 8x 2 U : (x) = (x) si on dérive kj fois par rapport à ij :
@xi @xj @xj @xi @xki11 :::@xkiss

en général si f est de classe C k . Alors 8(i1 ; :::; ik ) 2 [ 1; p]]k ; Exemples pratiques : dériver tout ce qui vous tombe
8 2 Sk ; 8x 2 U : sous la main...

@kf @kf
(x) = (x) II.6 Inégalité des accroissements finis
@x (i1 ) :::@x (ik ) @xi1 :::@xik
Théorème II.5 Soit E et F deux espaces vectoriels normés,
Preuve: admise. U un ouvert convexe de E et f : U ! F différentiable telle
40 41

que Remarque II.3 En fait il suffit que U soit un ouvert connexe


8x 2 U : kjdf (x)jk M , M un réel positif par arcs.
Alors pour tout a; b 2 U :

kf (b) f (a)k M kb ak :
III Fonctions implicites et inversion lo-
cale
Preuve: Utilise le cas d’une variable réelle avec '(t) =
f (a + t(b a)): III.1 Théorème des fonctions implicites
Proposition II.8 Soit E et F deux espaces vectoriels normés, Théorème III.1 (Cas général) Soit W un ouvert de IRn IRp
U un ouvert convexe de E et f : U ! F différentiable. et f : W ! IRp de classe C 1 . On pose x = (x1 ; :::; xn ); y =
Alors f est constante sur U si et seulement si df est nulle sur (y1 ; :::; yp ) et f = (f1 ; :::; fp ): Soit (a; b) 2 W tel que f (a; b) =
U:

42 43

0 et @f
0 et (a1 ; :::; an ; b) 6= 0: Alors, il existe des voisinages ou-
@fi @y
Q= (a; b) est inversible.
@yj 1 i;j p
verts U de (a1 ; :::; an ) et V de b, tels que

Alors, il il existe des voisinages ouverts U de a et V de b, tels 8(x1 ; :::; xn ) 2 U; 9!y 2 V tel que f (x1 ; :::; xn ; y) = 0:
que
8x 2 U; 9!y 2 V tel que f (x; y) = 0: Si l’on pose y = '(x1 ; :::; xn ); ' est continue sur U et de
1 classe C 1 sur un voisinage U0 de a: En plus si f est de classe
Si l’on pose y = '(x); ' est continue sur U et de classe C sur
C k alors ' est aussi de classe C k :
un voisinage U0 de a: En plus si f est de classe C k alors ' est
Cas n = 1 Soit W un ouvert de IR2 et f : W ! IR de
aussi de classe C k :
classe C 1 . Soit = f(x; y) 2 W j f (x; y) = 0g. Pour tout
(a; b) 2 tel que
Théorème III.2 (Cas pratiques important) Soit W un ouvert
de IRn IR et f : W ! IR de classe C 1 , (x1 ; :::; xn ; y) 7 ! @f
f (x1 ; :::; xn ; y): Soit (a1 ; :::; an ; b) 2 W tel que f (a1 ; :::; an ; b) = (a; b) 6= 0;
@y
44 45

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il existe deux intervalles ouverts I et J tels que a 2 I; il existe deux ouverts U et J tels que (a; b) 2 U; c 2 J
b 2 J et une application de classe C 1 ; ' : I ! J;telle et une application de classe C 1 ; ' : U ! J;telle que
que soit son graphe. Dans ce cas '(a) = b et soit son graphe. Dans ce cas '(a; b) = c et

@f @f @f
(a; b) (a; b; c) (a; b; c)
0
' (a) = @x @' @x @' @y
@f (a; b) = et (a; b) =
(a; b) @x @f @y @f
@y (a; b; c) (a; b; c)
@z @z
Cas n = 2 Soit W un ouvert de IR3 et f : W ! IR de Preuve: Admise.
classe C 1 . Soit = f(x; y; z) 2 W j f (x; y; z) = 0g : Pour @f @f @f
Cas où (a; b) 6= 0 et cas général (a; b); (a; b) 6=
tout (a; b; c) 2 tel que @x @x @y
(0; 0):
@f Equation de la tangente : droite tangente et plan tan-
(a; b; c) 6= 0 gent.
@z
46 47

Exemples pratiques : (ii) f et f 1 sont de classe C 1 :


Dans ce cas
(1) Détermination de '; : x2 + y 2 1 = 0 en (0; 0):
1 1 1
(2) Calcul des dérivées de '; tangente d’un cercle, co- 8y 2 V; d(f )(y) = df (f (y))
nique en générale.
En plus si f est à la fois de classe C k et un C 1 difféomor-
(3) Calcul de développement limités de '; donnée phisme, alors f 1 est aussi de classe C k . On dit alors
par xey + yex = 0 en (0; 0): que f est un C k -difféomorphisme.
Si E et F sont de dimensions finies, l’existence d’un C 1
III.2 Théorème d’inversion locale difféomorphisme d’un ouvert de E sur un ouvert de F
nécessite que dim E = dim F
Définition III.1 Soit E et F deux IR-espaces vectoriels nor- On peut calculer les dérivées partielles de f 1 à l’aide
més, U un ouvert de E et V un ouvert de F: On dit que des matrices jacobiennes grâce à la formule :
f : U ! V est un difféomorphisme de classe C 1 si
1 1
(i ) f est bijective de U sur V: Jf 1 (y) = Jf (f (y))
48 49

Théorème III.3 (inversion locale) Soit U un ouvert de IRn et IV Extrema des fonctions réelles
f : U ! IRn une application de classe C 1 . Soit a 2 U tel que
df (a) soit un isomorphisme d’espace vectoriel de IRn sur IRn Les fonctions considérées dans cette section sont définie
(autrement dit la matrice Jf (a) est inversible). Alors il existe sur un ouvert de IRp à valeur dans IR:
un ouvert U0 contenant a et un ouvert V0 contenant f (a) tel Rappels :
que f induise un difféomorphisme de classe C 1 de U0 sur V0 : – Définition d’extremum local ou global
– Cas d’un compact et fonction continue
Théorème III.4 (inversion globale) Soit U un ouvert de IRn – exemple : norme d’une application linéaire.
et f : U ! IRn une application de classe C 1 . On suppose – exemple : l’application X 7 ! tXAX; A 2 Mn (IR); de
n
que IR dans IR est continue. Elle admet un max sur la sphère
(i ) f est injective unitée.
(ii) 8x 2 U , Jf (x) est une matrice inversible.
Alors f (U ) = V est un ouvert de IRn et f est un C 1 dif-
féomorphisme de U sur V:
50 51

IV.1 Condition nécessaire d’extremum IV.2 Condition suffisante d’extremum


p
Théorème IV.1 Soit U un ouvert de IR et f : U ! IR de Théorème IV.2 (Formule de Taylor-Young) Soit U un ouvert
classe C 1 . Soit a 2 U: Si f admet en a un extremum local, de IRp , f : U ! IR de classe C 2 et a 2 U: Alors pour tout
alors h = (h1 ; :::; hp ) 2 IRp :
@f
8i 2 [ 1; p]] : (a) = 0: p
@xi X @f
f (a + h) f (a) = hi (a)
@xi
@f 0
i=1
1
Définition IV.1 Un point a; en lequel la conditon (a) = 0
@xi p
1 @X 2 @ 2 f Xp
@2f
pour tout i 2 [ 1; p]] est vérifiée, est appelé point critique ou + h (a) + 2 hi hj (a)A
stationnaire. 2 i=1 i @x2i i<j
@xi @xj
2
+ o khk :

52 53

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Preuve: Avec '(t) = f (a + th); de sorte que


p
X
p
X @f
@f '0 (0) = hi (a)
'0 (t) = df(a+th) (h) = hi (a + th) @xi
i=1
@xi i=1

et
et
p X @2f
X @f '00 (0) = hi hj (a)
'00 (t) = hi d (h) @xj @xi
i=1
@xi (a+th)
1 i;j p
Xp p
X
p
X p
X @2f @2f
@2f = h2i 2 (a) +2 hi hj (a)
= hi hj (a + th) @xi @xi @xj
i=1 j=1
@xj @xi i=1 i<j

X 2
@ f On applique alors la formule de Taylor–Lagrange pour la
= hi hj (a + th)
@xj @xi
1 i;j p
54 55

fonction réelle ' sur [0; 1] ; il existe 2 [0; 1] tel que de sorte que, grâce à la formule de Taylor-Young :

1 00 p
X
'(1) = '(0) + '0 (0) + ' ( ) @f 1 2
2! f (a + h) f (a) = hi (a) + a (h) + o khk :
i=1
@xi 2
c.q.f.d
Théorème IV.3 Soit U un ouvert de IRp , f : U ! IR de
p
Définition IV.2 Soit U un ouvert de IR , f : U ! IR de classe C 2 et a 2 U tel que
classe C 2 et a 2 U: On appelle différentielle seconde de f en
a la fonction polynômiale de degré 2 : @f
8i 2 [ 1; p]] : (a) = 0
@xi
p
X Xp
@2f @2f
a : h = (h1 ; :::; hp ) 7 ! h2i 2 (a) + 2 hi hj (a) alors :
@xi @xi @xj (i ) Si pour tout h 6= 0; > 0; alors f admet un mi-
i=1 i<j a (h)
nimum local strict.
56 57

(ii ) Si pour tout h 6= 0; a (h) < 0; alors f admet un Lemme IV.1 Avec les notations et hypothèses ci-dessus, dans
maximum local strict. le cas (i) du théorème,
(iii) Si a change de signe alors alors f n’admet pas d’ex- 2
tremum en a (on dit dans ce cas que a est un point selle 9 > 0 tel que 8h 2 IRp : a (h) khk
ou point col de a, par analogie avec une selle de cheval
ou un col de montagne). étant alors égal à inf k a (h)k :
khk=1

Preuve: Sous les conditions du théorème la formule de Cas particulier où p = 2 : soit U un ouvert de IR2 et
Taylor–Young s’écrit : f : U ! IR. Soit (a; b) 2 U: Une condition nécessaire
1 pour que f admette en (a; b) un extremum est que
2
f (a + h) f (a) = a (h) + o khk
2 @f @f
(a; b) = (a; b) = 0
f (a + h) f (a) est donc du signe de a (h) pour khk assez
@x @y
petit, modulo le lemme suivant :
58 59

On pose IV.3 Extrema liés


@2f @2f @2f Soit n un entier 2 et U un ouvert de IRn : Le problème
r= 2
(a; b); s = (a; b); t = (a; b) d’extrema liés consiste, étant données des fonctions
@x @x@y @y 2
f; g1 ; :::; gp : U ! IR de classes C 1 ; (p n)
Les conditions du théorème s’écrivent :
(i ) rt s2 > 0 et r > 0, alors f admet en a un minimum et en supposant l’ensemble
local strict. p
X \
(ii ) rt s2 > 0 et r < 0, alors f admet en a un maximum = fx 2 U j gk (x) = 0g =
6 ?;
local strict. k=1
(iii) rt s2 < 0, alors f admet en a un point selle (pas P
d’extremum local en a). à étudier les extrema locaux de f sur : On dispose
(iv) rt s2 = 0, alors on ne peut pas conclure. du théorème suivant sous la condition
X
8a 2 : la famille (dg1 (a); :::; dgp (a)) est libre
60 61

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Théorème IV.4 Avec les notations et hypothèses ci-dessus, P


p
P ( ; 1 ; :::; p) 7 ! gk a + u + k Ogk (a) ; =( 1 ; :::; p ),
Si f présente un extremum local en a 2 : Alors il existe k=1
p p
une (unique) famille ( 1 ; :::; p ) 2 IRp telle que on a : : IR IR ! IR , (0; 0) = 0 et
@ i
p
X rang (0; 0) = Ogi (a):Ogj (a) = p:
@ j 1 i;j p
df (a) = k dgk (a)
Donc d’après le théorème des fonctions implicites, il existe
k=1
U = ] "; "[ et ' = ('1 ; :::; 'p ) de classe C 1 sur ] "; "[ ; tels
les k sont alors appelés multiplicateurs de Lagrange. que '(0) = 0IRp et 8 2 U : ( ; '1 ( ); :::; 'p ( )) = 0: On
Pp
Preuve: La famille (Og1 (a); :::; Ogp (a)) est libre. Pour u 2 considère F : 7 ! f a + u + 'k ( )Ogk (a) qui pré-
k=1
IRn ; on considère Pp sente un extremum local en 0 sur U; donc
= ( ; 1 ; :::; p ) 2 IRp+1 j a + u + k=1 k Ogk (a) 2 U ; P
p

qui ouvert dans IR p+1


contenant 0. F 0 (0) = Of (a): u + '0k (0)Ogk (a) = 0: D’autre part,
k=1
Pour tout k 2 [ 1; p]]; on note k l’application
62 63

!
P
p Exemples
8i 2 [ 1; p]]; 8 2 U : gi a+ u+ 'j ( )Ogj (a) = 0; P
j=1
! (1) f (x; y) = x2 + y 2 sur la droite d’équation x + y = 1:
P
p 1 1
donc 8i 2 [ 1; p]] : Ogi (a): u + '0j (0)Ogj (a) = 0; c.à.d Minimum en ( ; ):
2 2
j=1
(2) Proposition : Si A est symétrique = max tXAX est
'01 (0; :::; '0p (0 est la solution du système linéaire kXk2 =1
Pp valeur propre de A: Et donc toute matrice symétrique
Ogi (a):Ogj (a)'0j (0) = Ogi (a):u ; 1 i p; as-
j=1
réelle admet au moins une valeur propre.
P
socié à la matrice de Gram G = (Ogi (a):Ogj (a))1 i;j p : On Preuve: On utilise f (X) = tXAX = (X j AX) sur =
2
pose fX 2 IRn j g(X) = 0g avec g(X) = kXk2 1 = (X j X) 1:
Og1 (a):Of (a) ::: Ogp (a):Of (a) G 1 = 1 ::: p Si f (X0 ) = alors
P
p
matrice ligne indépendante de u; on a Of (a) = k Ogk (a): Of (X0 ) = 2AX0 et Og(X0 ) = 2X0
k=1
sont colinéaire, donc X0 est vecteur propre de A:
64 65

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