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Caractéristique du barrage de Ouizert

1-Présentation du barrage de Ouizert

1-1-Situation géographique de la région d’étude

Le barrage de Ouizert est situé à l’Ouest algérien à environ 35 Km au sud ouest du chef lieu
de la wilaya de Mascara et à 17 Km au sud de la localité de Ain Fekan .Ses coordonnées sont
X :250.55 Y :206.80 ,Z :396.00 NGA .La région «étudiée fait partie du bassin de l’oued El
hammam, lequel s’étend sur une superficie de 14389 Km² .Les site de ce barrage se trouve sur
l’oued Sahouet, à 4 Km au Nord – Ouest du village de Ouizert, dans la commune de Taria
(wilaya de Mascara ). Le barrage de Ouizert est implanté dans l’Oued Sahouet qui est la
fusion des Oueds de Taria et de Saida. L’oued Sahouet est l’un des principaux affluents de
l’oued El hammam, sur ce dernier ont été édifiés les barrages de Bouhanifia et de Fergoug. La
construction du barrage dans les gorges de Ouizert a créé dans la vallée de l’oued de Sahouet
un lac artificiel de 10 Km de longueur environ. Il s’agit d’un barrage en terre hétérogène
d’une hauteur de 60 m et d’une capacité avoisinant les 100 hm3. L’une de ses principales
missions est d’accroitre le degré de régularisation de l’Oued El Hammam. Un volume d’eau
de 12 hm3 est destiné à l’irrigation de quelques 20.000 hectares de terre agricole de la plaine
d’El Habra située au Nord de Mohammadia, tandis que 20 hm3 d’eau sont consacrés à
l’alimentation de la zone industrielle d’Arzew et à l’AEP de la ville d’Oran. L’apport moyen
annuel de ce barrage est de l’ordre de 45 hm3/an [20].

Le barrage de Ouizert a été réalisé dans un site défavorable au stockage et favorable aux fuites
d’eau. En effet, le barrage de Ouizert a été implanté sur un substratum constitué de couches
légèrement inclinées (5°-10°) d’une épaisseur de quelque mètres et composé d’une masse
rocheuse formée de marnes, grés, poudingues, calcaires, colluvions et alluvions. D’après les
travaux de reconnaissances géologiques, la couche de calcaire dont l’épaisseur est estimée à 5
m environ est très fissurée représentant ainsi l’écoulement privilégié aux souterraines [20].

La masse rocheuse dans la zone du profil du barrage est entrecoupée par un système de
fissures obliques, à peu prés parallèles au cours de l’oued et par un système de fissures à peu
prés perpendiculaires au cours de l’oued et à peu prés parallèles à l’axe du barrage. Pour
remédier à ce problème, les services concernés ont réalisé un voile d’étanchéité le long de
l’axe de la digue et qui a permis la suppression des fuites d’eau en rive droite, mais
malheureusement le problème des pertes d’eau à travers la rive gauche du barrage vers l’aval
demeure toujours (selon APD1970) [20].

L’étude du barrage de Ouizert fut réalisée par le bureau d’étude S.G.I – SUISSE, les travaux
ont été lancés en 1974 par la société de SONAGHTER (Algérie) en collaboration d’une
société Suédoise pour s’arrêter en 1975. Les travaux ont repris en Mai 1979 par
SONAGHTER et Association Roumaine pour s’arrêter en Mai 1983, les travaux ont été repris
par L’ENRB (Algérie) le mois Mai 1983. La mise en eau est intervenue le 03 Mai 1986 [20].

1-2-Caractéristique de la région d’étude

a-Climat

Le bassin versant du barrage de Ouizert est soumis à un climat semi aride. Le régime est
caractérisé par une nette opposition entre saison sèche et humide. Les variations annuelles se
situent entre 100 mm et 400 mm, avec de très fortes intensités en hiver et au printemps. La
pluviométrie moyenne annuelle sur le bassin versant qui était de 476 mm environ a diminué
ces dernières années à 242,47 avec un minimum de 102.6 mm et un maximum de 497.4 mm.

b- Les apports liquides

Les apports moyens annuels de ce barrage étaient évalués dans les études d’avant projet
détaillé (1970) à 84hm3/an mais en raison de la sécheresse et la diminution des précipitations
durant cette dernière décennie dans cette région, l’apport moyen annuel durant la période
(1987/2002) n’est que de 22.36 hm3/an environ.

c- Les apports solides

De 1986 à 2000, le réservoir de Oiuzert se serait envasé de 7.4 hm3 (sous RN) avec un
envasement annuel de 0.494 m3/an. En 2000, le volume envasé a représenté environ 8% de la
capacité initiale (1986). La durée de vie du barrage pourra être estimée à environ 180 ans
(source : Agence Nationale des Barrages).

d-Géologie

L’oued Sahouet qui prend naissance à la confluence des Oueds Taria et Saida, traverse des
terrains montagneux faiblement ondulés formés en général des sédiments crétacés (d’origine
secondaire) recouverts par endroits et poudingues d’origine tertiaire. La partie du bassin
versant en amont des confluents des Oueds Saida et Taria est constituée en général des
calcaires, de grés et de marnes d’origine jurassique (secondaire). Dans l’emprise du bassin de
la retenue, la partie de la vallée de l’oued Sahouet entre le site du barrage et la localité de
Ouizert est constituée en général de grés et de marnes d’origine crétacée. En surface, des
dépôts de poudingues occupent une importante superficie et s’étend en général sur la rive
gauche directement en amont du site du barrage. Ces dépôts sont en partie visibles et en partie
recouverts de minces couches de colluvions ou éboulis de pente. Les sédiments crétacés, qui
forment le bed-rock en place, s’étendent dans la direction NNE-SSE et sont faiblement
inclinés vers le SE. Les dépôts de poudingues, qui occupent une grande superficie sur la rive
gauche, s’étendent au-dessus des sédiments crétacique. L’oued Sahouet qui coule en général
dans la direction Est-Ouest a formé dans certaines parties de son cours, des méandres plus ou
moins grands et des versants de vallée assez asymétrique. Il parait évident que la direction
générale et les directions locales du cours de l’oued ainsi que la formation de sa vallée sont
dues à une action importante et combinée de différents facteurs, à savoir :

La composition géologique du terrain, les diverses résistances

e- Couvert végétal

Le couvert végétal est pratiquement inexistant sur les zones marneuses et généralement peu
denses sur les versants. La couverture forestière actuelle du bassin est en dégradation continue
duite à l’action anthropique et aux incendies récentes. Les espèces dominantes sont surtout le
chêne vert, les thuyas et le pin d’Alep. On trouve aussi, une arboriculture riche, pratiquement
tout le long de l’oued et dans la vallée.

f-Hydrogéologie

Les essais de perméabilité ont été effectués d’après la méthode de Lugeon. Les valeurs
moyennes de la perméabilité du groupe de roches ont été calculées dans les forages sur l’axe
du barrage et dans tous les forages sur l’axe et en dehors de l’axe du barrage, avec et sans
valeurs des cas extrêmes. Les perméabilités moyennes des roches dans les forages sur l’axe du
barrage sont les suivantes :

 grés : 6.06 Lu
 grés et marnes : 5.95 Lu
 marnes : 3.15 Lu
 calcaires, en partie grés, marnes et calcaires gréseux : 7.56 Lu
 valeurs moyennes de tous les types de roches soumis à des essais : 5.60 Lu
Les perméabilités moyennes des roches sur et en dehors de l’axe du barrage en amont et en
aval de celui-ci sont les suivantes :

 grés : 7.11 Lu
 grés et marnes : 7.63 Lu
 marnes : 3.01 Lu
 calcaires, en partie grés, marnes et calcaires gréseux : 8.17 Lu
 valeurs moyennes de tous les types de roches soumis à des essais : 6.43 Lu

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