Vous êtes sur la page 1sur 16

INTRODUCTION

Le pétrole brut a pris une place considérable dans notre civilisation ; non seulement parce qu’il est un
potentiel d’énergie depuis plus cinquante ans ; mais aussi parce qu’il est la source de dérivés
indispensable à la vie quotidienne tel que les lubrifiants ; les bitumes et les produits finis issus de la
pétrochimie dont leur variétés ne cessent d’augmenter.
Vu que l’utilisation du pétrole en l’état est difficile, le raffinage a pour but de fractionner et
transformer de pétrole brut d’origine divers en un ensemble de produits répondants à des
spécifications précises, dans des propositions correspondants aussi bien que possible à la demande du
marché. Pour cela l’industrie du raffinage met en œuvre un grand nombre de procédés de séparations
et de transformations chimiques.
Dans le cadre d’acquérir une expérience professionnel et d’améliorer mes connaissances pratiques,
il serait bénéfique d’effectuer mon stage pratique dans La raffinerie d'Arzew.

Ce rapport de stage résume les résultats de mes visites sur terrain ainsi de l’audit (inspection
sécuritaire) effectué sur les différents règlements de sécurité et d’hygiène ainsi de l’environnement
au sein de la raffinerie et spécialement dans la zone 5.

CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA MISSION


1. Objectif de stage
Je suis présentement à ma dernière année d’étude en M2, dans la spécialité sécurité industrielle et
environnement à l’institut de maintenance et de sécurité industrielle d’Essenia, Oran.
Dans le cadre de ma formation et Afin d’acquérir une expérience professionnel j’ai la chance de
pouvoir effectué un stage pratique, et particulièrement au sein d’une grande société nationale telle
que la SONATRACH, spécialement au niveau de son complexe la raffinerie d’Arzew RA1Z, durant
une période de 15 jours, ce dernier vient couronner et valider ma formation académique afin de
compléter mes connaissances dans ces domaines par une approche professionnelle, investir ma
motivation et aussi mon dynamique.
Il s’agit des visites sur terrain des différentes zones de la raffinerie, accompagnée par des superviseurs
et des inspecteurs en HSE, permettant de comprendre les différents procédés de raffinage de pétrole
brut venant de la région de Hassi Messaoud, en enquêtant et posant des questions qui visent à
identifier les sources de danger, les insuffisances en matière de sécurité, repérer les risques menaçants
la santé et la sécurité des salariées, l’impact de l’activité sur l’environnement, en proposant ainsi des
améliorations et d’esquisser des solutions.
2. Déroulement de stage
Ma visite à la raffinerie d’Arzew se tiendrait en deuxième semestre de mon année d’étude. Ce stage
a débuté le 17/05 et a fini 29/05/2015.

 Lors de la phase de préparation à mon stage, j’avais besoin de collecter un certain nombre
d'informations concernant les hydrocarbures, le secteur d'activité aval notamment le raffinage
de pétrole et la réglementation qui peut lui être applicable.

o Préparer un questionnaire d'ordre général sur le site audité (adresse, activité, taille,
horaires, personnel, département, transport, restauration… etc.), mais également des
questions plus précises et plus adaptées aux caractéristiques spécifiques du site (étapes
des procédés de production, équipements, substances utilisées, santé des salariés,
protection de l’environnement, gestion des déchets…..)

1
 Le jour même de la prise de contact avec les personnels de département HSE ou j’étais
effectuée par le service de stage, j’ai entamé ma visite pour découvrir le zone 5 (les huiles de
base) de la raffinerie, cette visite a duré 3 jours. Ainsi que s’est déroulé mes visites aux
différentes autres zones. Ces dernières m’ont permet de répondre aux questions concernant le
procédé de fabrication, les différentes taches effectués par chacun des salariés, et les outils
utilisés en observant ainsi les mesures de sécurité et de l’hygiènes mises en place tout en
auditant les inspecteurs et les superviseurs d’HSE afin de mieux comprendre, confronter les
avis et alimenter mon rapport de stage.

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA RAFFINERIE D’ARZEW


1. Présentation de la SONATRACH
L’accès à l’énergie est une voie essentielle menant au développement économique, social et politique.
C’est dans cette perspective qu’au lendemain de son indépendance, l’Algérie a créé, le 31.12.1963,
Sonatrach, la « Société nationale de transport et de la commercialisation des hydrocarbures ».

Sonatrach, une compagnie étatique algérienne et un acteur international majeur dans l’industrie des
hydrocarbures. Le groupe pétrolier et gazier est classé 1ère en Afrique et 12ème dans le monde en
2013.

Née le 31 décembre 1963, la compagnie intervient dans l’exploration, la production, le transport par
canalisations, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés.

L’activité Amont couvre les activités de recherche, d’exploration, de développement et de production


d’hydrocarbures. Elles sont assurées par Sonatrach seule, ou en association avec d’autres compagnies
pétrolières.

L’activité Aval couvre le développement et l’exploitation des complexes de liquéfaction de gaz


naturel, de séparation de GPL, de raffinage et des gaz industriels. La raffinerie d’Arzew est parmi les
5 raffineries que dispose la Sonatrach dans tout le territoire national.

2. Présentation de la raffinerie d’Arzew


La raffinerie d’Arzew RA1Z est l’une des réalisations industrielles les plus importantes en Algérie et
en Afrique du Nord.
La construction du complexe a été confiée à la société japonaise Japan Gazoline Company (JGC
Corporation). La pose de la première pierre a eu lieu le 19 juin 1970, le démarrage des unités a été
lancé à partir du mois de juillet 1972 pour les utilités et en mars 1973 pour l'ensemble dans autres
unités.
Pour répondre à la demande du marché, Les travaux d’extension des unités de production de bitumes
ont été lancés et ont duré deux (02) années.
3. Situation géographique et rôle du complexe
La raffinerie est située dans la zone industrielle d’Arzew sur le plateau d’El-mohgoun à 2Km d’Arzew
et occupe une surface de 150 Hectares. Elle a pour principales taches :
- le traitement (raffinage) du pétrole brut venant de hassi-messaoud à travers la RTO (Sonatrach, TRC
région Ouest), et le brut réduit importé.
- satisfaire la demande nationale et internationale en carburants, combustibles, lubrifiants, bitumes,
et de plus en plus, en produits de base pour la pétrochimie (naphta, kérosène, fiouls).

2
Figure 1: Situation géographique de la raffinerie d’Arzew

4. Principaux produits chimiques utilisés


Le besoin des différents procédés de la raffinerie d’Arzew en produits chimiques est très important,
ces derniers sont représentés dans le tableau suivant :

Dénomination
Nature du produit Unités
du produit

Furfural Solvant U 23 - 300

MEC Solvant U 24 - 400

Toluène Solvant U 24 - 400

Acide sulfurique Neutralisant Zone 3 - 19

La soude Neutralisant Zone 3-19-4

Javel Désinfectant Zone 3 - 19

Sulfite de sodium Inhibiteur de corrosion Zone 3 - 19

Phosphate de sodium Neutralisant Zone 3 - 19

Tableau 1 : Produits chimiques utilisés à la raffinerie d’Arzew


5. Organisation et structure de la RA1Z :
La raffinerie est structurée selon l’organigramme suivant :

3
DIRECTION

SOUS DIRECTION EXPLOITATION

DEPARTEMENT TECHNIQUE DEPARTEMENT RRODUCTION P1

Service Etudes.
Service Utilites.
Service Laboratoire
Service Carburants.
Service Developt. Lub.
Service Lubrifiants1
Service Inspection.
Service Bitumes.
Service Stockages
DEPARTEMENT APPROVISIONEMENT
Exp.
DEPARTEMENT RRODUCTION P2
Service Compt. Générale.
Service Juridique.
Service Utilites.
Service Trésorerie Service
Service Lubrifiants 2.
Compte analytique
Traitement Effluents
Service Finance
Patrimoine DEPARTEMENT RRODUCTION P3
DEPARTEMENT COMMERCIAL
Service Huiles finies1
Service planning/Programme Service Huiles finies2
Service ISP Emballage plastic

DEPARTEMENT SECURITE DEPARTEMENT MAINTENANCE

Service Prévention
Service Mécanique
Service Intervention
S. Instrumentation
Cellule Environnement
Service Chaudronnerie
Service Electricité
DEPARTEMENT ORGANISATION
Service Logistique
Service Informatique S. Planning et Méthode
Service Info.Doc Service Garage
S.Suive et Contrôle
DEPARTEMENT MOYENS GENERAUX
DEPARTE. APPROVISIONEMENT
Service Intendance
Service Générale
Service Achat
Service Logement
Service Gestion Stock
DEPARTEMENT RESSOURCES HUMAINES DEPARTEMENT RRODUCTION P4

Service Gestion des carrières


Service Formation

DEPARTEMENT ADMINISTRATIVE
Service Adm.Personnel
Service Œuvres Sociales. 4
6. Principe zone du complexe
La raffinerie d’Arzew comprend deux principaux départements de production le P1 et le P2 et chaque
département est constituée de plusieurs zones ayant des activités spécifiques, que eux même sont
composées des différentes unités de production, comme suite :

A. Département de production P1 :
Ce département concerne la production des carburants, des lubrifiants en traitant le pétrole brut de
HAssi-Massaoud (BHM) comme charge et le brut réduit importé (BRI) pour la production des
bitumes. Elle est constituée des zones suivantes :

zone activité Unité de production


Unité 31 : production de la Vapeur et de l’Électricité :
Zone 03 « les utilités »

assure le traitement de [31H1(60t/h)-31H2(60t/h)-31H3(120t/h)-


l’eau, la production et la 31K1:4.5MW (3.5MW exploité)].
distribution D’eau Unité 32 : production d’eau distillée.
distillée, D’eau de Unité 33 : eau de refroidissement.
refroidissement, De
Unité 35 : réception et distribution de gaz
vapeur d’eau,
combustible.
D’éléctricité et D’air
Unité 36 : air instrument et air service.
comprimé.
Unité 67 : installation de lutte contre l’incendie.
Unité11 : distillation atmosphérique (Topping)[3].
But : la séparation par distillation atmosphérique des
composants contenus le pétrole selon leurs densités, du
plus léger au plus lourd.
•gaz de pétrole liquéfié(LPG), naphta léger LSRN,
kérosène, gasoil léger et lourd, résidu du fond
11C1(BRA) est soutiré pour la distillation sous vide.
Unité 12 : Reforming (platforming) catalytique.[4]
But : la production des aromatique à partir des
Zone 04 « les carburants »

naphtènes et des paraffines présentent dans le naphta


lourd (HSRN) provenant de la distillation
atmosphérique (U. 11) soit pour les utiliser comme
C’est le point de départ du carburant (reformats) c’est à cause de leurs rendements
procède raffinage du a indice d’octane très élevé ou comme source de
pétrole brut. Elle composée aromatique spécifiques.
comprend trois unités Cette unité comprend 02 section ;
 HYDRBON : Le naphta lourd (HSRN) contient des
poisons tels que ; le soufre(S), l’azote (N2) et
l’oxygène (O2), dont cette section est sensé à les
éliminer par hydrogénation et en même temps à
saturer les oléfines pour obtenir des produits de haute
qualité .
Après purification, le naphta lourd (HSRN) est appelé
unifinat qui est la charge du procédé de platforming.
Platforming: c’est un procédé catalytique ou on
emploi un catalyseur sélectif afin de transformer en
présence de l’hydrogènes l’unifinat provenant de la
section Hydrobon en produit de base de meilleur

5
qualité pour la fabrication des essences .la capacité de
cette section platforming est de 56 m3/h.

Unité13 : Récupération et séparation des GPL


but : récupération du propane et du butane à partir des
produits de tête du stabilisateur de l’unité de
distillation atmosphérique et de tête du débutaniseur de
l’unité de reforming catalytique.

Unité17 : isomérisation d’ISRN


Unité18 : stabilité des gaz et hot oïl
Unité20 : Stockage d’huile.

Unité21 : Distillation sous vide.


Certains produits lourds et résidus provenant de U11
de la zone 4 (BRA) est soutirée sous vide dans cette
unité, afin d’obtenir des huiles de base semi-finis :
Zone 07 « les lubrifiants »

 Gasoils VGO
la fabrication des huiles
 Huiles SPO (Spindle)
de base à partir de brut
 Huiles mi-visqueuses (MVO)
réduit atmosphérique
 Huiles visqueuses (VO)
(BRA) venant du topping
 Des résidus(en fond de colonne)RSV
(unité11). Sa capacité de
production est de 50.000
T/an Unité 22 : Désasphaltage au propane.
Unité 23 : Extraction au furfural.
Les huiles Spindle, MVO, VO et DAO produites par
les unités 21 et 22, sont envoyées dans cette unité afin
d’améliorer leurs indice de viscosité.
Unité 24 : Département des huiles au MEC toluène, et
déshuilage des paraffines.
Unité 25 : Hydrofinishing.
Unité14 : fabrication des bitumes routiers (flash
Z10 sous vide).
la production des bitumes Unité 15 : fabrication des bitumes oxydés (semi
(Production,
routiers et oxydé blowing).
de bitumes)
Unité 45 : commercialisation des bitumes
Z28
stockage des matières premières, des mélanges, des expéditions et des produits
(stockage et
semi-finis et finis, ainsi que le pétrole brut.
expédition)
Z 08
stockage du résidu atmosphérique dans 2bacs
Les zones de

et 09
stockage

Z 11,
12 et Stockage du brut de Hassi Messaoud, 3 bacs de 60 000 t bacs de 50000 t.
13
Z 31 Contient une torche P1.

6
B. Département de production P2 :
La réalisation de ce département fut suite aux demandes importantes en lubrifiants, elle
comprend trois principales zones :

zone Activité unité

Unité 100 : Distillation sous


vide

Unité 150 : Huile


caloporteur

Unité 160 : Traitement de


l’eau acide
Zone 05 (les huiles de base)

HB3
assure la production des huiles Unité 200 : Des asphaltages
de base (SPO, SAE10, SAE30, au propane
BS), elle a une capacité de
production de 120 000t/an. Le Unité 300 : Extraction au
traitement se fait de la même furfural
façon que dans la zone 07. Elle
englobe deux compartiments : Unité 100 : Distillation sous
HB3 et HB4. vide

Unité 400 : Déparaffinage/


Déshuilage au MEC-
Toluène
HB4
Unité 500 :Hydrofinishing

Unité 600 : hydrogénation


des paraffines

Unité 1100 : Production de vapeur

Unité 1200 : Production de l’énergie


électrique

Unité 1300 : Tour de refroidissement


Zone 19 (les utilités)

des eaux
assure le bon fonctionnement
Unité 1400 : Gaz de combustion
de la chaine de production des
huiles de base. Unité 1500 : Production d’air
comprimé (air instrument et air de
service)

Unité 1600 : Traitement et Production


d’eau distillé et déminé

Unité 1700 : Réseau de torche P2

7
Unité 1800 : Traitement des affluents

Unité 280 : Production de gaz inerte

fabriquer des huiles finis par l’ajout aux huiles de base des additifs
Zone 30 (Les
huiles finies)

chimiques, et leur conditionnement dans des futs métallique de 200L, un


emballage divisionnaire en PEHD contenance de 5L et 2L, ainsi que la
fabrication des graisses et leur conditionnement dans des sceaux de 16Kg
et des boites de 1Kg.

Zone 27 : unité 1800 : Récupération des eaux usées, deux bassins de séparation et
station de de décantation physique (API et PPI)
traitement des
effluents

Zone 16 stockage d’eau brut pour réseau anti –incendie. Stockage du naphta.

Zone 17 stockage du kérosène. Stockage d’essences de la 1ere distillation.

Zone 18 stockage du fuel pour mélange.

Zone 24 stockage de gasoils.


les zones de stockage

Zone 25 stockage de fuel.

Zone 26 stockage des GPL (butane et propane).


 une sphère de propane destinée a l’unité lubrifiante et au marché
normal.
 trois sphères de butane destiné au mélange de GPL.

 deux sphères de butane commerciales.

Zone 29 stockage du brut réduit importé (BRI)

Zone 31 contient une torche P2.

7. Capacité de production
La raffinerie d’Arzew traite environ 2,5 Tonnes/an de pétrole brut saharien acheminé par pipelines
de la région de HASSI MESSAOUD et de 295 000 Tonnes/an de brut importé des pays golf
arabes. La production de la raffinerie est très diversifiée et compose de :

 CARBURANTS : Butane, Propane, Essence super, Essence normale, Kérosène, Gasoil


Naphta export, Fioul basse et haute teneur en soufre
 LUBRIFIANT : Huiles de base, Huiles finies, Paraffines, Graisses.
 BITUMES : Bitume routier, Bitume oxydé.

8
Cas pratique
CHAPITRE I : LA ZONE 5

1. Description de la zone de fabrication des huiles de base (zone5)


La zone 5 est destinée à la production des huiles de base à partir de brut réduit atmosphérique (BRA),
et de la distillation atmosphérique du BHM afin de produire des huiles de base conformément deux
exigences pour la production (fabrication des huiles finies lubrifiantes).
Les quatre huiles de base permettent de fabriquer au niveau de la raffinerie d’Arzew, une gamme de
55 qualités de lubrifiants.
2. Production des huiles de base par un schéma conventionnel
Les huiles de base sont produites à partir des fractions lubrifiantes du brut, ces fractions sont obtenues
par distillation sous vide du brut réduit, puis elles raffinées dans une série d’unités de séparation
physique des composés à caractéristiques lubrifiantes et des composés indésirables en utilisant les
différences de solubilité de ces composés dans différents solvants.
Le schéma conventionnel de fabrications des huiles est indiqué dans l’annexe 1, les différentes
principales opérations sont :
 Opération(1) : distillation sous vide réalisée à l’unité 100.
 Opération(2) : désasphaltage au propane réalisée à l’unité 200.
 Opération(3) : extraction au furfural réalisée à l’unité 300.
 Opération(4) : déparaffinage au MEK/Toluène réalisée à l’unité 400.
 Opération(5) : l’hydrofinissage réalisée à l’unité 500.
 Opération(6) : l’hydrotraitement des paraffines réalisée à l’unité 600.
3. Les procédés de fabrication des huiles de base
Les huiles lubrifiantes sont produites selon les différentes étapes :

a) Distillation sous vide (U 100) :


Principe : Distillation sous vide du brut réduit atmosphérique(BRA) pour éviter le craquage
moléculaire.
But : Cette unité à pour but de séparer les diverses couples distillats nécessaire à la production des
huiles lubrifiantes de hautes qualités.
Procédé : Après le passage de BRA par des échangeurs et par le four, puis il passe dans une colonne
de distillation avec une température de 380°C, ou on joue sur les points d’ébullition de chaque
constituant du BRA, la différence de température des produits dans la colonne favorise la séparation
des huiles et on aura des produits suivants par différences de viscosité.

 Gas-oil léger de sous vide L. V.G.O.

9
 Les distillats obtenus sont : Spindle-oïl(SPO), SAE10 ou mini visqueuse oïl(MVO),
SAE30 ou visqueuse oïl(VO), La fraction lourde du fond qui est dite résidu sous vide
(RSV).
Remarque : On utilise comme inhibiteur de corrosion le NH3.
L’explication est schématisée dans l’annexe 2.

b) Désasphaltage ou propane (U 200) :


Principe : Permet l’obtention des huiles Bright-stock (BS) dissoutes dans le résidu sous vide (RSV).
But : Cette unité à pour but d’extraire de l’asphalte contenu dans l’huile au moyen d’un solvant
liquide (propane) qui dissout l’unité.
Procédé : Après les analyses au soit que le résidu sous vide est un mélange de 65%de (DAO)
désasphalte oïl et du 30%de l’asphalte oïl et du 30%de l’asphalte et 5%de résine pour permettre la
des solutions de la résine d’où ou a la séparation entre la (DAO) et l’asphalte, on fait une extraction
liquide, en traitent le (RSV) par le propane (C3H8)à contre-courant dans une colonne à disque rotatif
(RSV).
On obtient au sommet de la colonne de la DAO+C3H8 (85%ajouté) et au fond de la colonne on a de
l’asphalte de 15%du C3H8 ajouté.
 La récupération du propane C3H8 se fait par un traitement thermique on aura :
 De la DAO qui servira comme charge pour l’obtention.
 De la Bright-stock (BS) de viscosité 40°C et à100°C.
Asphalte (Goudron) utilisé comme charge pour l’obtention du bitume, ou envoyé comme fuel.

c) Extraction au furfural (U300) :


Principe : Précipitation sélective des produits aromatiques pour améliorer l’indice de viscosité.
But : Cette unité a pour but d’éliminer les aromatiques dans les huiles lubrifiantes de leur basse de
l’indice de viscosité.
Procédé : Cette unité traite successivement les déférents couples d’huiles de basse (SDO, MVO, VO,
BS) suivant un planning et en fonction des commandes du marché avec le furfural.
Chaque huile constituée d’un grand porté de paraffine et aromatique, dont la viscosité varie beaucoup
avec la température, qui présente un indice de viscosité faible due à la présence des aromatique
Le furfural (C6H6O) est difficile à récupérer car il est sensible à l’air, à l’eau, à la température, et
surtout les oxydes (acides).
Généralement : C’est le furfural qui est utilisé pour extraire ces aromatiques.
On obtient donc par extraction en furfural deux phases :
 Un extrait riche en aromatiques.
 Un raffinat sans aromatiques.
 Dans cette unité qui permet d’ajouter l’indice de viscosité.
Remarque : La présence d’aromatique dans distillats entraine : une forte viscosité,
un indice de réfraction élevée, un faible indice de viscosité,
les aromatiques sont des hydrocarbures cycliques non saturés à simples ou triples cycles.
Le schéma contenant le rôle de cette unité est présent dans l’annexe 3.

d) Déparaffinage au MEC/Toluène(U 400) :


Principe : Après l’extraction au furfural des hydrocarbures aromatiques, les coupes d’huiles
contiennent des hydrocarbures au point d’écoulement élevé.

10
En effet leur élimination est nécessaire car les lubrifiants doivent être fluides aux bases à une
température inférieure à 10°C.
But : Le but de déparaffinage est de produire des huiles lubrifiantes à un point d’écoulement et les
paraffines dures à basse teneur en huiles.
Procédé: Pour que le raffinat ne fige pas, il faut éliminer les paraffines qui se congèlent à une
température ambiante de -12°C, on ajoutant un solvant mixte à 50%de méthyle-éthyle cétone (MEC)
et 50% du toluène.

 En les cristallisant dans les batteries de siller pour pouvoir les séparer après avoir passé dans
une série de filtres rotatifs.
 Le MEC refroidi qui est un anti-solvant pour ne pas boucher les filtres.
 Le toluène maintient la parie restante à l’état liquide.
 Le solvant (MEC/Toluène) doit être sec pour éviter la formation des cristaux qui ont une
tendance à boucher les canalisations.
 On obtient de la paraffine mélangée à un solvant qu’on récupère par traitement thermique, de
la même manière on peut séparer l’huile (filtrat) du solvant.
Remarque :
MEC : Méthyle-Ethyle-Cétone, sa structure est : CH3CO C2H5, est un solvant qui favorise la
précipitation des paraffines.
Le toluène: sa structure est un solvant dans l’état liquide, qui a la propriété d’augmentation la
solubilité d’huile.
Le mélange MEC/Toluène à 50% : permet d’avoir une cristallisation et une bonne filtration pour les
grandes.
MEC/Toluène: est un solvant sélectif pour :

 Extraire la paraffine ayant un point d’écoulement élevé des quatre raffinats (SPO, SAE10,
SAE30, BS) et obtenir des huiles déparaffinées.

 Extraire l’huile dans la paraffine pour améliorer son point de fusion.


Cette unité permet donc d’ajuster le point d’écoulement des huiles de base.

e) Hydrofinissage (U 500) :
Principe : C’est une unité de traitement catalytique à l’hydrogène de faible sévérité qui permet
d’améliorer les propriétés suivantes de l’huile déparaffinée :

 Couleur et la stabilité thermique et chimique.

 Teneur en impureté par élimination des substances indésirables (Azote, sulfure, oxygène qui
est un oxydant corrosif).
But : Le but de cette unité qui est la dernière étape dans La production des huiles de base à haute
qualité prétend pour la fabrication des huiles finies par l’ajout d’un ou plusieurs additifs selon l’huile
demandée par notre consommateur.

11
Procédé : Les quatre huiles déparaffinées venant de l’unité 400sont traitées directement par la suite
à l’hydrogène aux niveaux des unités hydrofinishing des huiles pour dégager tous les gaz polluants
sous forme H2S, NH3 et H2O à l’aide d’hydrogène, pour donner les huiles de base recherchées.
Le schéma qui est dans l’annexe 4 explique le circuit de cette unité.

f) Hydrotraitement des paraffines :


la paraffine Est traitée au niveau de l’unité 600 à l’hydrogène en présence d’un catalyseur pour
améliorer sa couleur et sa stabilité. (Voir annexe 5)
Les quatre huiles de base obtenues sont mélangées avec des additifs selon une formulation appropriée
pour produire différentes gammes d’huiles finies, à savoir :
 Huiles finies industrielles d’une capacité de : 36671 T/an.
 Huiles finies moteurs d’une capacité de : 123876 T/an.
 Huiles de transmission d’une capacité de : 16377 T/an.

CHAPITRE II : LA SECURITE DANS LA ZONE 5


1. Introduction
Dans la raffinerie d’Arzew, le plus grand risque est non seulement le feu, mais beaucoup d’autres
facteurs qui peuvent être néfastes pour la santé, le bien-être des ouvriers, les installations et
l’environnement.
Donc la sécurité de tous repose avant tout sur la vigilance de chacun. L’aménagement et l’exploitation
font l’objet de règles très strictes, le matériel est inspecté en permanence pour éviter toute défaillance,
le personnel est formé de façon à intégrer la sécurité à toutes les manœuvres, des exercices sont
périodiquement organisés, le comité d’hygiène et de sécurité et la commission de prévention sont
constitués en vue de prévenir les accidents.

2. L’audit menée au sein de l’entreprise

a) Questionnaire concernant la SST :


questions Oui non commentaire
Existe-t-il une vraie politique de formation La société informe et forme ses
dans l’entreprise ? nouveaux recrutés, et même elle
x prend en charge les stagiaires
Les salariés sont bien formés en
matière de la sécurité.
Est-ce que les normes HSE du travail sont Tous Les salariés ont la notion sur
respectées et existent ? la sécurité au travail, ils respectent
x
les normes ainsi que la
règlementation.
Les salariés sont-ils soumis à une Pas de nécessité de travailler au
x
intensification et une surcharge de travail ? domicile, le soir ou le week-end
les horaires théoriques de travail 8h par jour.
Sont-ils respectés ? x les horaires de repos pendant la
journée sont respectés.
Existe-il des fiches de poste pour chaque Il existe des fiches descriptives.
x
fonction dans l’entreprise ?

12
Est-ce qu’il y à des procédés dangereux ? Les fours, les chaudières, les
colonnes de distillation… qui
x
présentent un risque lié à la
chaleur, l’incendie et l’explosion
Est-ce qu’il y à des équipements dangereux ? x Les équipements de maintenance.
Les moyens consacrés à la réalisation des Mais il manque les moyens
x
objectifs de la tache sont-ils suffisants ? ergonomiques. (chaises et bureau)
Est-ce qu’il y à des produits dangereux ? x Les produits chimiques.
Est-ce qu’il y à des accidents dans l’entreprise Allant de bénin au grave voir
x
? mortel
Est-ce qu’il y à des malades professionnelles ? Lié au bruit et à l’inhalation des
x
PCH.
Les salariés sont-ils assurés ? x Tous les salariés.
Est-ce que les consignes de sécurité sont bien Affichage des pictogrammes, des
appliquer et mit en place ? consignes de sécurités, de la
x
procédure d’alarme et de
rassemblement.
Existence d’un contrat de maintenance pour les Pour la vérification des
x
systèmes de sécurité incendie) ? extincteurs.
Registres et documents divers obligatoires Tous les registres sont existants.
(existence, suivi et mise à jour, …)
Registre de sécurité incendie, Rapports des
organismes agrées, Rapports d’intervention
x
des entreprises (vérifications extincteurs),
Registre de signalement des dangers graves et
imminents, Registre d’inscription des
accidents bénins.
Une équipe de première intervention est-elle Service d’intervention au sein de la
constituée et par quels types de salariés ? x raffinerie, exercice de feux,
système quart.
Médecine du travail, quel organisme ? x Au sein du complexe

b) Questionnaire concernant l’environnement


Questions Oui Non Commentaire

Gestion des déchets : Tri sélectif, plan x Décharge dans des zones spéciales, tri
d’élimination, stockage ? sélectif, incinération…

Gestion des rejet liquides et huileux x Station de décontamination de l’eau usée.


des eaux, effluents,detergent, graisses…
?

Impact sur le voisinage (émission, x La vapeur d’eau , bruit, emmision des


nuisance…) vapeur d’origine chimique ou des procédé
( COV, CO ..)

13
3. Les risques existants dans la zone 5
Cette zone comprend plusieurs procèdes dangereux, ces derniers nécessitent l’utilisation de produits
chimique dangereux. La présence de l’eau, des huiles, de la chaleur tous cela présentent des risques
de plusieurs familles, on note :
Risque de chute de plain-pied, Risque lié aux équipements de travail, Risque et nuisance liés au bruit.,
Risque lié aux produits et aux toxicité des produits, aux émissions et aux déchets., Risque d’incendie
et d’explosion, Risque lié au manque d’hygiène.
Le plus important risque dans cette zone est ce de l’incendie et d’explosion.
4. Les bases de prévention d’incendie
Elles consistent à éliminer au moins une de ces conditions, pour suffire à cette condition il faut :
 Eviter d’atteindre les points d’auto inflammation des hydrocarbures ;
 Eviter le contact des hydrocarbures avec l’oxygène en créant un milieu interne ;
 Opérer hors des domaines d’explosivité des hydrocarbures ;
 Supprimer toute possibilité de création d’une source d’amorçage (étincelle) ;
 Pour les limites d’explosivités, les valeurs sont données en pourcentages volumiques des
hydrocarbures par rapport à l’air.

5. Les équipements de sécurité existants dans cette zone 5


 Les extincteurs fixes et tractables à mousse.
 Les lances monitors
 Les Poteaux d’incendie.
 Les lances à vapeurs
 RIA
 Rampes de refroidissement

6. Alertes
a) Alerte simple
C’est une alerte qui est déclanchée à la suite d’un incident qu’on peut mettre aisément sous contrôle
avec l’intervention d’une équipe de sécurité. Elle peut être aussi maîtrisée par l’équipe de production
de l’unité ou les agents de maintenance en utilisant les moyens d’intervention existant sur place.

b) Alerte jaune
Deux coups de sirène de 15 secondes espacés de deux secondes, c’est une alerte qui est déclenchée à
la suite d’un incident grave qui exige une intervention en force et bien coordonnée. Par exemple :
grand incendie, importante fuite de gaz, rupture d’une tuyauterie, inondation…
c) Alerte générale
Quatre coups de 15 secondes espacés de deux secondes, c’est une alerte qui déclenche à la suite d’un
incident pouvant mettre en danger toutes les installations du complexe et la vie des travailleurs.
Cette alerte sonne lieu à l’évacuation totale des unités. La fin d’alerte est déclarée par un coup de
sirène de 60 secondes.
Pour avertir directement le service d’intervention, un certain nombre de moyens sont disponibles dans
la raffinerie boite d’alarme ou téléphones (51-11).
d) Alarmes par boutons

14
Celui qui donne l’alarme doit savoir qu tous les boutons se trouvent à l’extérieur déclenche
automatiquement l’alarme une fois la vitre brisée, par contre les boutons à l’intérieur doivent être
poussés.

e) Alarmes par téléphones


Celui qui donne l’alarme doit préciser son nom et prénom, sa fonction, le lieu de l’incident, la nature
et l’ampleur du danger (feu, fuites, ….).
f) Point de rassemblement
 Poste 01 : Parking ADM ;
 Poste 02 : Devant l’atelier maintenance (g, T; A; P; A) ;
 Poste 03 : DRH (personnel DRH)

7. Remarque en matière de la sécurité


Bien que l’organisme employeur veille sur la santé et la sécurité de leurs employés (information,
achat des tenus, des chaussures, des casques (EPI), les exercices périodiques de l’école de feux, les
visites médicales, la restauration, le transport…) les salariés négligent et ignorent jusqu'à maintenant
les notions de sécurité.
 Le porte des stops bruit et des gants est négligé.
 Absence des vestiaires et des douches.
 Bonne hygiène au niveau des bureaux et du sanitaire
 Manque d’hygiène au niveau du terrain (eau, huile, avaloires bouchées par des sachets et des
bouteilles).
 Beaucoup de fuites de vapeur d’eau dans les installations, et de l’eau dans le réseau d’eau, et
ai niveau des vannes des sanitaires.
 Manque des bureaux au niveau des départements et priorité à la lumière artificielle.
 Mauvaise gestion des déchets.
 Présence des stations de décontamination des effluents gazeux
 Moyen de lutte contre l’incendie sont bien placés, adéquat au type du feu et mise à jour.

8. Recommandation
 Designer de personnes professionnelles pour former et informer les salariés, les nouveaux
recrutés et les stagiaires.
 Veiller sur le respect des obligations en matière de sécurité
 Designer des personnes pour le contrôle et le débouchage des avaloires
 Assurer de l’hygiène sur le terrain
 Economiser de l’énergie par la réutilisation de la chaleur du four incinérateur, et donner
priorité à la lumière naturelle.
 Doter les bureaux par des équipements de travaille plus ergonomiques.
 Respecter les règles de tri des déchets.
 Construire les vestiaires et les douches.
 Fixer les fuites dans les installations et dans les réseaux d’eau et au niveau des vannes.
 Minimiser l’utilisation des produits chimiques en agissant sur les paramètres.

15
CONCLUSION
L’Algérie pourra raffiner dans cette année la totalité de son pétrole brut estimé aujourd’hui à 1,2
millions de barils/jour grâce à la réception de nouvelles installations et la réhabilitation des raffineries
Quelque 500.000 barils de brut sont raffinés actuellement par jour dont la moitié est consommée par
le marché local. L’Algérie exporte 700.000barils de pétrole brut par jour à l’étranger. Avec la
réception des nouvelles installations, notamment la raffinerie de Tiaret ayant une capacité de
production de 300.000 barils/jour, la totalité de notre pétrole brut sera raffinée en Algérie. Le
gouvernement compte également installer de nouvelles capacités de raffinage de pétrole lourd qui
sera importé de l’étranger.
Il pourra, une fois raffiné, subvenir aux besoins locaux de production de diesel. Pour mener à bien
ce programme de développement des capacités de raffinage du pays, la compagnie nationale des
hydrocarbures a consacré le tiers des 69milliards de dollars de son programme d’investissement au
raffinage.
ce stage, de durée De deux semaine, m’ a permis d’enrichir mess connaissances dans mon domaine
la sécurité industrielle et l’environnement et mettre ce que j’ai acquis théoriquement à l’épreuve
pratique, il m’a permis aussi autant que étudiante de s’initier au monde du travail, vivre sa expérience
et s’engager de ces lois.
Il faut mettre tous les moyens nécessaires en œuvre pour garantir un haut niveau de sécurité de
personnels des biens ainsi qu’à la protection l’environnement, et notamment suivre des méthodes
reconnues afin de se développer, et satisfaire ses clients.
En fin la sécurité est une affaire qui concerne tout le monde car elle n’est pas seulement la tâche du
service de la sécurité mais c’est une affaire qui concerne tout employé conscient pour pouvoir en fin
travailler dans un milieu sain et sécurisé. Il faut donc renforcer l’information et garantir un bon niveau
de formation d’une part, d’une autre, veiller sur le respect des consignes générales de la sécurité.
Pour conclure, on peut dire que ce stage m’a permis d’enrichir mes connaissances dans mon domaine
la sécurité industrielle et l’environnement et mettre ce que j’ai acquis théoriquement à l’épreuve
pratique, il m’a permis aussi autant que de étudiante en fin de notre cycle master 2 de s’initier au
monde du travail, vivre son expérience et s’engager à ces lois.

16