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Le guide du convoyeur

Ce guide a été réalisé par la Régie des œuvres en collaboration avec le Service Restauration
1. INTRODUCTION

Dans certains cas le comité de prêts du MNAM-CCI peut accepter de mettre


des œuvres à disposition de musées organisateurs d’expositions à condition
qu’elles soient convoyées par un de ses collaborateurs ou par un collaborateur
de la Direction de la Production. Ces demandes de convoiements sont
justifiées par la fragilité des œuvres, l’importance de leur valeur d’assurance,
les difficultés de leur manutention, de leur installation ou bien lorsqu’elles
sont prêtées à une nouvelle institution dont l’organisation et les moyens
techniques demandent à être vérifiés.

Le MNAM-CCI peut demander qu’un collaborateur accompagne les œuvres


pendant toute la durée de leur transport, ou dans certains cas qu’il ne
participe qu’à leur installation. Certains convoiements nécessitent la présence
d’un restaurateur, d’un emballeur ou bien d’un technicien pour les œuvres
comportant certaines particularités. Il existe donc différents types de
convoiements qui requièrent des qualifications diverses, dictées par la
spécificité de chaque œuvre.

Le convoyeur représente son institution : à ce titre il doit veiller à la sécurité


des œuvres pendant toute la durée de sa mission. Il ne doit pas prendre
d’engagements professionnels et personnels en contradiction avec le planning
de son convoiement. Le présent guide a pour but de lui permettre de mieux
appréhender les responsabilités qui lui sont confiées.

2. MODALITES DE DESIGNATION DES CONVOYEURS

Un appel à candidatures est ponctuellement lancé par la Régie des œuvres à


des collaborateurs figurant sur une liste établie par le MNAM-CCI et la
Direction de la Production. Les candidatures sont recueillies par la Régie des
œuvres et soumises à la conservatrice en chef des collections qui à l’occasion
d’une réunion d’arbitrage réunissant les responsables de la Régie des œuvres,
du service Collection et de la cellule Prêts et dépôts, désigne les candidats
retenus en fonction de la fragilité des œuvres et/ou d’une compétence
particulière demandé aux convoyeurs.

Les candidats doivent préalablement à leur acte de candidature, obtenir


l’accord de leur chef de service et se charger directement de leur demande de
mission qui doit être également signée par ce dernier. Ils doivent également
veiller à la validité de leurs documents d’identité.

3. COORDINATION DU CONVOIEMENT

3.1 Le régisseur d’œuvres

Dès qu’un collaborateur est affecté à un convoiement, il est contacté par le


régisseur d’œuvres en charge de son dossier.

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Le régisseur d’œuvres coordonne la mise à disposition des œuvres accordées
en Comité de prêts. A ce titre, il organise l’emballage et le transport des
œuvres et met le convoyeur en relation avec les intervenants internes du
Centre (les régisseurs des réserves, les emballeurs, les restaurateurs, les
attaché/es de collection). Il assure l’interface entre les intervenants internes
et les intervenants externes (musée emprunteur, le transporteur qu’il a retenu
et l’assureur). Avant le départ, il transmet au convoyeur un dossier
comprenant le planning de son convoiement et les documents informations
nécessaires au bon déroulement de sa mission1.

3.2 Le musée emprunteur

Le musée emprunteur sélectionne un transporteur chargé de l’emballage, du


transport des œuvres et le cas échéant, de leur convoiement. Dès qu’il est
retenu, ce prestataire prend contact avec la Régie des œuvres pour organiser
les opérations nécessaires à l’emballage et au transport des œuvres. La Régie
des œuvres valide le choix du transporteur retenu par le musée emprunteur
ainsi que les modalités d’emballage et de transport proposées.

3.3 Le transporteur

L’emprunteur choisit un transporteur spécialisé dans l’emballage et le


transport des œuvres d’art. Il doit être validé par la Régie des œuvres. Le
transporteur organise et coordonne ces opérations avec ses correspondants
étrangers dans le cadre de transports internationaux, en accord avec la Régie
des œuvres de la Direction de la Production, et le musée emprunteur.

Il met à disposition les moyens humains et matériels nécessaires à


l’emballage et au transport des œuvres, établit les documents de transport et
les réservations. Il organise et coordonne le transport des œuvres et le voyage
des convoyeurs depuis l’emballage jusqu’à l’arrivée dans le musée
emprunteur.

4. AVANT LE TRANSPORT

4.1 Préparation des œuvres

Les œuvres sont vérifiées en amont de leur départ par les secteurs de
collection auxquelles elles appartiennent. Si cela s’avère nécessaire, elles sont
remises en état.

Des préconisations concernant les protections particulières, l’emballage,


l’accrochage et/ou le montage des œuvres sont communiquées par les
attaché/es de collection, de conservation et/ou les restauratrices. Des
documents spécifiques tels que des dossiers techniques peuvent si nécessaire

1
Voir Annexe 2 : Check-list du dossier convoyeur

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être transmis au convoyeur directement ou par l’intermédiaire du régisseur
d’œuvres.

Les types d’emballage requis sont décidés au moment du comité de prêts. Ces
préconisations validées par la directrice adjointe du MNAM-CCI sont
transmises au transporteur à l’occasion d’un aller voir devant les œuvres
réunissant le régisseur d’œuvres, les attachés de collection, de conservation,
le service restauration et la cellule emballage. A ce moment les dimensions
précises des œuvres sont prises par le transporteur en vue de la réalisation
des emballages et des caisses. Les œuvres en deux dimensions qui ne
possèdent pas de cadre ou qui présentent une certaine fragilité sont
protégées par un cadre MRT2.

4.2 Constat d’état départ

L’objectif des constats d’état est de suivre l’état de conservation des œuvres
au cours de leurs déplacements. Il est à noter que ces constats ont une valeur
juridique importante en cas de sinistre et/ou de litiges avec l’emprunteur.

Le convoyeur est invité à se rapprocher du service restauration pour prendre


les consignes et recommandations éventuelles notamment dans les cas de
particularités (fragilités, restaurations récentes etc.).

Pour assurer le suivi de l’œuvre, un constat d’état, dit « constat départ » est
réalisé par un restaurateur du Centre ou un restaurateur prestataire du
Centre. Ce constat et son visuel annoté sont établis sur un formulaire
spécifique saisi dans la base de données GColl2 puis daté et signé par un
restaurateur. Il doit accompagner l’œuvre dans tous ses déplacements. Ce
document doit être vérifié, annoté, contresigné et daté à l’encre par le
convoyeur et par un représentant de l’établissement d’accueil (constat
contradictoire3). Les annotations doivent être rajoutées en cas d’altération
éventuelle de l’œuvre et se distinguer clairement des annotations et codes
utilisés pour le constat d’état départ. Les constats doivent être revus à chaque
étape du déplacement, c’est-à-dire à l’emballage, puis à l’arrivée et au
départ de tout nouveau lieu d’accueil. Le dernier contrôle est effectué au
retour de l’œuvre à son lieu de conservation par le dernier convoyeur et
vérifié par le restaurateur qui a effectué le constat départ d’origine, ou par un
restaurateur du Centre (constat retour).

La terminologie utilisée dans les constats doit être précise et ne présenter


aucune ambiguïté. Les convoyeurs doivent utiliser le vocabulaire figurant
dans l’annexe 4 défini par le Centre et reconnu internationalement (une liste
en français et une en anglais4).

2 MRT=Mouvement –Réserves-Transport. Protection d’une œuvre en deux dimensions, sans cadre, avec un cadre fragile, d’artiste ou une œuvre présentant des
particularités de fragilité nécessitant une protection. Cf. annexe 1.
3 Un constat est dit « contradictoire » lorsqu’il est signé par les deux parties : musée prêteur/musée emprunteur.
4 Annexe 4 anglais/français français/anglais

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4.3 Emballage des œuvres

4.3.1. Emballage

Le régisseur remet au convoyeur son planning de convoiement préalablement


aux opérations d’emballage. Il se rend à la date fixée au planning à l’atelier
d’emballage du Centre ou de Paris-Nord pour superviser directement les
opérations de manutention et d’emballage des œuvres. Il est impératif que le
convoyeur supervise directement ces opérations. Les emballeurs de la Régie
des œuvres sont présents si nécessaire pour apporter leur expertise et leurs
conseils au convoyeur.

Le convoyeur se rend à l’atelier d’emballage où les œuvres et leurs constats


auront été préalablement acheminés.

Il vérifie l’état des œuvres et des cadres (dans le cas des peintures, des
dessins et des photographies) à l’aide des indications portées sur les constats
d’état.

Le convoyeur vérifie la présence de tous les éléments constitutifs des œuvres


et les systèmes de présentation et d’accrochage. En vue de garantir la
traçabilité des œuvres il est impératif de les pointer par rapport à la liste de
colisage du transporteur et le dossier d’œuvres.

L’ouverture des caisses vides doit se faire dans le respect de leur marquage
(indication de la face ou du côté à ouvrir). Dans le cas des œuvres en deux
dimensions, les caisses sont mises à plat avant leur ouverture puis relevées
une fois les œuvres placées à l’intérieur et les caisses correctement vissées.
Sauf cas spécifique, les œuvres sont mises en caisses dans leur sens de
lecture (porter attention au bas et au haut des œuvres). Des flèches
directionnelles sont peintes sur les caisses et signalent le sens dans lequel
elles doivent voyager. Ce sens doit être impérativement respecté tout au long
du transport.

Le convoyeur doit faire respecter les préconisations d’emballage décidées en


amont et qui lui ont été transmises par le régisseur d’œuvres.

Il renseigne les fiches de caisses qui lui ont été remises par le régisseur
d’œuvres avec son dossier de convoiement. Elles permettront au convoyeur
chargé du retour de faire remballer les œuvres à l’identique. Il place ensuite
les constats dans les caisses avant leur fermeture.

4.3.2. Port des gants

Le convoyeur doit veiller au port des gants lors de la manipulation des


œuvres. Les œuvres doivent être manipulées avec les deux mains et par
plusieurs personnes dès que le format ou le poids l’exigent. Les gants à picots
sont à proscrire sauf pour les emballages.

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Les gants recommandés pour la manipulation de la majorité des œuvres sont
les gants jetables sans talc ni crème. Les gants jetables ont l’avantage d’être
toujours propres. Ils doivent être souples et solides à la déchirure et protéger
efficacement la peau de l’utilisateur. Il faut privilégier le port des gants
jetables en nitrile qui offrent la meilleure protection pour la peau.

Le port de ce type de gants est impératif pour la manipulation de surfaces


oxydées, des spécimens d’histoire naturelle et des œuvres en nitrate de
cellulose, mais à proscrire pour la manipulation d’objets en argent, de
matériaux argentés, de photographies, de négatifs photographiques non
protégés.

Des gants plus confortables en vinyle ou en latex peuvent éventuellement être


utilisés mais ils sont moins résistants et ne protègent pas la peau des
réactions chimiques.

Des gants de coton peuvent être légèrement abrasifs et sont contraignants au


niveau de l’entretien, ils ne sont donc pas recommandés.

Des gants de cuir peuvent être utilisés pour la manipulation d’œuvres lourdes
ou de taille importante.

Certaines œuvres offrent peu de prise : les manipulations avec des gants
peuvent comporter des risques de renversement ou de chute. Selon les cas, il
faut alors privilégier la manipulation à mains nues et propres.

Tout cas particulier est précisé dans le constat d’état avec préconisation du
type de gants à utiliser ou absence de port de gant.

En cas de doute, il est indispensable de consulter le service Restauration.

4.3.3. Sécurisation du fret aérien

Depuis 2010 les transporteurs ne peuvent charger que du fret sécurisé dans
les avions. Les transporteurs validés par la Régie des œuvres possèdent tous
un agrément dit «agent habilité» délivré par la DGAC (Direction Générale de
l’Aviation Civile) leur permettant de sécuriser les caisses au moment de
l’emballage des œuvres. Cette opération est effectuée par les équipes des
transporteurs qui apposent un code barre autocollant sur les caisses
attestant que le fret placé sous leur responsabilité a été vérifié et est
sécurisé. Cet agrément permet d’éviter l’ouverture des caisses dans les
aéroports ou bien leur passage aux rayons X pour vérification, et par
conséquent de ne pas retarder les expéditions.

5. TRANSPORT

Toutes les informations relatives aux dates et aux trajets empruntés par les
œuvres sont confidentielles.

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5.1 Chargement des caisses ou des colis dans les camions

Le convoyeur supervise le chargement des caisses et des colis dans les


camions et les pointe sur la liste de colisage du transporteur. Les caisses
doivent être chargées dans le sens des flèches ; elles ne doivent pas être
empilées et doivent être sanglées aux rails d’arrimage du camion.

Les œuvres en deux dimensions voyagent verticalement « à chant », jamais à


plat, sauf cas exceptionnels précisés en amont par le service Restauration.
Elles doivent voyager dans le sens de la marche du véhicule.

S’agissant des départs des réserves de Paris-Nord, le régisseur des réserves


pointe et signe le bon d’enlèvement du transporteur. S’agissant des départs
depuis l’atelier d’emballage du Centre, le bon d’enlèvement du transporteur
sera directement signé par le convoyeur et laissé sur place à l’attention du
régisseur.

Le chef d’équipe du transporteur est le maître d’œuvre de l’opération : c’est


lui qui donne des instructions à ses équipes. Il est l’interlocuteur principal du
convoyeur qui ne doit pas interférer avec ses ordres. Il est important de
respecter le savoir-faire des équipes et de n’intervenir qu’en cas de nécessité
absolue.

5.2 Transports routiers

Les transports routiers sont prévus dans la mesure du possible avec des
trajets directs et sans ruptures de charge.

Le convoyeur doit –sauf exception validée par la conservation du MNAM-


CCI- voyager avec les œuvres à bord des camions. Avant le départ il vérifie
que le véhicule mis à disposition présente bien les caractéristiques requises :

- Fourgon banalisé
- Entièrement clos
- Avec suspension pneumatique
- Climatisé
- Munis d’alarmes,
- D’un extincteur de forte capacité
- Un hayon élévateur

Les camions doivent de plus être équipés de :


- Capitons moquettés
- Rails d’arrimage

Les camions bâchés ou les camions « plateau » doivent être refusés à


l’exception de cas particuliers préalablement agréés par la Régie des œuvres
(œuvres de très grands gabarits insensibles aux variations climatiques,
convois spéciaux etc.).

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Chaque véhicule doit être équipé de deux conducteurs munis de téléphones
cellulaires et de GPS. Un véhicule ne doit jamais être laissé sans
surveillance : l’un des conducteurs ou le convoyeur le cas échéant, reste à
bord pendant les pauses. Le véhicule doit comporter un ou deux sièges
supplémentaires pour le ou les convoyeurs. Dans le cas où le convoyeur ne
peut pas voyager dans le camion, une voiture suiveuse doit être prévue et
fournie.

Certaines destinations lointaines nécessitent un arrêt d’une voire de plusieurs


nuits en cours de route. Dans ce cas la mise en sécurité du camion pour la
nuit et la prise en charge du convoyeur (réservation d’une nuit d’hôtel,
paiement de la chambre et versement d’indemnités de repas) sont
préalablement organisés par la Régie des œuvres. Les bagages ne doivent pas
être placés avec les œuvres pour éviter que les portes du camion ne soient
ouvertes en cours de route, de façon à y maintenir les conditions climatiques
de départ.

Il convient de rappeler que les conducteurs ont la responsabilité de leur


véhicule, du chargement et du déchargement des œuvres et de l’itinéraire
prévu que le convoyeur ne doit en aucun cas faire modifier, sauf
circonstances particulières (accident de la route, grèves, etc.) Néanmoins le
convoyeur et les conducteurs partagent la responsabilité de la sécurité des
œuvres pendant toute la durée de leur transport.

Enfin, la durée des voyages plus ou moins longue et la cohabitation dans un


espace exigu implique des relations cordiales avec l’équipe des conducteurs.

5.3 Transports aériens – différentes étapes d’un transport aérien

5.3.1 Transport entre le lieu de stockage des œuvres du MNAM-CCI et


l’aéroport

Un rendez-vous est fixé par le régisseur d’œuvres au convoyeur au lieu de


stockage des œuvres (réserves du Centre ou de Paris-Nord, ou dépôt du
transporteur lors d’un départ très tôt le matin). Le convoyeur supervise le
chargement et l’arrimage des caisses dans les camions (voir §5.1). Il voyage
impérativement avec les œuvres à bord du camion. Les conditions de
transport des œuvres jusqu’à l’aéroport sont celles d’un transport routier (voir
§5.2).

5.3.2 Arrivée à l’aéroport

Les caisses sont remises à la compagnie aérienne plusieurs heures avant le


départ de l’avion par le transporteur. Elles sont livrées dans la zone réservée
au fret de l’aéroport. Le convoyeur est accueilli par le superviseur aéroport du
transporteur qui l’accompagne pendant toute la durée des opérations. Il est
recommandé au convoyeur d’échanger le numéro de son téléphone portable
avec celui du superviseur. Le convoyeur supervise le déchargement du camion
en zone de fret.

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5.3.3 Palettisation ou mise en container des caisses

Les caisses sont ensuite palettisées ou mises en containers sous la


supervision du superviseur aéroport et du convoyeur. Dans la zone réservée
au fret, les caisses sont déplacées et manipulées par les caristes de la
compagnie aérienne. L’attention doit être portée sur la sécurité des œuvres,
ces agents n’étant pas spécialisés dans la manutention des œuvres d’art. Le
convoyeur s’assure que les caisses sont placées sur les palettes ou dans les
containers verticalement, dans le respect du sens flèches qui y sont portées.
Elles ne doivent en aucun cas être empilées.

Les caisses ne doivent jamais voyager en vrac dans les soutes des avions.

Dans le cas d’une palettisation :

- Le convoyeur veille à ce que les caisses soient regroupées sur un minimum


de palettes. Si une palette regroupe d’autres colis, il s’assurera que ces
colis sont prévus pour la même destination que les œuvres de façon à ce
que la palette ne soit pas défaite à l’escale. De même, il s’assure que les
caisses ne sont pas palettisées avec des colis ou des caisses contenant des
matières dangereuses (dont le transport est réglementé) ni des denrées
périssables, ni des animaux vivants. Il s’assure que les caisses ne soient
pas gerbées/empilées et voyagent dans la mesure du possible dans le sens
du transport.
- Les caisses sont solidement sanglées sur les attaches de la palette,
l’ensemble de la palette est recouvert d’un plastique de type vinyle puis
d’un filet fixé aux rails d’arrimage de la palette. S’il pleut au départ ou à
l’arrivée, le plastique protégera les caisses de l’humidité quand elles
seront sur le tarmac.
- Le convoyeur note le numéro de chaque palette ainsi que le numéro des
caisses s’y rapportant.
- Le superviseur remet au convoyeur une copie de la LTA. Transmise au
superviseur aéroport à l’arrivée, elle permet d’accélérer les formalités
administratives aéroportuaires.

Dans le cas d’une mise en container :


- Le convoyeur veille à ce que les caisses soient stables et bien sanglées à
l’intérieur du container.
- Le container doit être scellé en présence du convoyeur.

Le convoyeur reste avec les palettes ou les containers jusqu’à leur


acheminement dans un espace sécurisé en zone de transit, dont l’accès lui est
interdit, dans l’attente de leur chargement à bord de l’avion.

5.3.4 Chargement à bord de l’avion

Le convoyeur n’est pas autorisé à suivre les palettes ou les containers sur le
tarmac. Cette responsabilité est assurée par le superviseur aéroport qui

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possède les badges nécessaires, jusqu’au décollage de l’avion. Il indique au
convoyeur la position de la palette ou du container dans l’avion

La compagnie aérienne et le pilote ayant toute autorité sur le fret transporté,


un changement de dernière minute peut intervenir et empêcher le chargement
de tout ou partie des palettes ou containers à bord de l’avion. Dans ce cas, les
palettes ou les containers de la même expédition doivent être déchargés et le
convoyeur ne doit pas embarquer. Il informe immédiatement le régisseur que
le transport n’a pas pu avoir lieu. Si ce retard n’est que de quelques heures,
les caisses restent sur les palettes et dans les containers et sont stockés dans
un espace sécurisé jusqu’au prochain vol. Au cas où ce délai ne serait pas
compatible avec les conditions de conservation des œuvres, une dé-
palettisation et un retour des caisses au Centre Pompidou peuvent être
décidés.

5.3.5 Différents types de vols

Les dimensions des caisses déterminent si elles peuvent voyager sur un vol
passager ou sur un vol cargo ou combiné. Pour certains vols longs courriers,
les départs des vols cargos ou combinés ne peuvent être organisés que depuis
les aéroports de Bruxelles, du Luxembourg ou d’Amsterdam. Dans ce cas, le
convoyeur voyage également en camion avec les œuvres depuis leur lieu de
stockage jusqu’à l’aéroport international.

- Vol passager :

Une fois la palettisation ou la mise en containers effectuées dans la zone fret


et les caisses remises à la compagnie aérienne, le convoyeur est accompagné
par le superviseur aéroport dans la zone passager. Il enregistre ses bagages,
retire sa carte d’embarquement et effectue les formalités de douane et de
police.

En zone d’embarquement, il attend que le superviseur lui confirme en


personne ou par téléphone le bon chargement des caisses pour embarquer à
bord de l’avion.

- Vol cargo :

Le convoyeur est accompagné dans ses formalités (contrôle des bagages,


douane et police) par le superviseur aéroport et conduit directement sur le
tarmac afin de monter à bord de l’avion avec son bagage.

Sa présence dans un cargo est admise mais le commandant de bord reste le


seul maître à bord. Des sièges ou des couchettes ainsi que des repas et des
boissons sont à la disposition de l’équipage et du convoyeur.

- Vol combiné (combi) :

Les conditions de voyage sont identiques à celle du vol passager.

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5.3.6 Escales avec ou sans changements d’avions

Dans le cas où une escale est prévue, le convoyeur doit s’assurer en personne
que ses palettes ou ses containers ne sont pas déchargées.

Dans le cas d’un changement d’appareil, le transfert des palettes ou des


containers d’un avion à l’autre est organisé et supervisé par un transporteur
local mandaté par l’emprunteur. Le convoyeur vérifie que ce transfert a bien
été réalisé en liaison avec ce dernier. La dé-palettisation puis re-
palettisation des caisses est très exceptionnelle et est organisée en amont par
le régisseur des œuvres. Le convoyeur s’assure du bon suivi du transfert.

Le convoyeur est comme au départ, accompagné par le transporteur local


pour l’accomplissement de ses formalités de douane et de police.

5.3.7 Arrivée à destination

Le convoyeur est accueilli à destination, après avoir récupéré ses bagages (vol
passager et combi) ou directement à la sortie de l’avion (vol cargo), par le
superviseur du transporteur local. Il lui remet copie de la LTA ainsi que le
numéro des palettes contenant les caisses convoyées.

Dès l’arrivée, le superviseur accomplit les formalités de transit douanier pour


que les caisses puissent quitter l’aéroport. Ces procédures peuvent être
longues ; le convoyeur doit s’attendre à devoir patienter plusieurs heures.

Le superviseur conduit le convoyeur en zone réservée au fret où doivent


arriver les palettes ou les containers. Une fois les procédures administratives
réalisées ils supervisent ensemble la dé-palettisation ou l’ouverture des
containers, le contrôle les manutentions ainsi que le chargement des caisses à
bord du camion.

Normalement les caisses ne doivent en aucun cas être ouvertes par la Douane
à l’aéroport. Cependant, dans certains pays, la Douane peut exiger leur
ouverture. Le convoyeur ne peut pas s’y opposer. Il lui est recommandé d’user
de persuasion et de diplomatie pour que cette ouverture si elle est inévitable
puisse se faire directement sur le lieu de l’exposition avec du personnel
spécialisé et après le temps minimal d’acclimatation des caisses préconisé
par le service Restauration (minimum 12 heures).

5.4 Autres types de transport (cas particuliers)

5.4.1 Le cas d’un bagage à main

- Vol passager

Une œuvre de petites dimensions peut théoriquement voyager en bagage à


main à condition que le convoyeur puisse porter sans aide la mallette ou la
petite caisse qui la protège. Cette solution peut être préférée à un chargement
en fret aérien, la sécurité d’une très petite caisse chargée sur une palette ou

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un container n’étant pas entièrement satisfaisante. Néanmoins les conditions
de sureté de plus en plus rigoureuses dans le domaine des transports aérien
peuvent conduire le personnel de la compagnie aérienne à exiger un passage
aux rayons x et/ou l’équipage de bord à en refuser l’accès à bord.

Le convoyeur est accompagné par le superviseur depuis le lieu de départ des


œuvres jusqu’à son siège dans l’avion. Il conserve le bagage à main avec lui
pendant toutes les étapes d’enregistrement des bagages et les formalités de
douane et de police. En aucun cas le bagage à main ne voyage en soute avec
les bagages des passagers.

En cabine, le bagage à main est placé soit dans les coffres à bagages de
l’avion, soit sur un siège supplémentaire réservé à côté de celui du convoyeur.
Dans ce cas, le superviseur installe le bagage à main sur le siège réservé et
le sangle. Il quitte ensuite l’avion et reste à l’aéroport jusqu’à son départ.

Arrivé à destination, le convoyeur est accueilli par le transitaire à sa sortie de


l’avion et accompagné pour ses formalités de Douane. Il est ensuite conduit
directement sur le lieu d’exposition avec son bagage à main.

- Voie ferrée

Le superviseur accompagne le convoyeur avec le bagage à main à la gare de


départ et l’escorte jusqu’à la montée en voiture. Le bagage est rangé dans les
emplacements réservés aux bagages au dessus des sièges. Il doit rester sous
la surveillance visuelle du convoyeur pendant toute la durée du trajet. Ce
mode de transport exceptionnel ne peut concerner que des objets de faibles
valeurs.

A destination, le convoyeur est accueilli dès sa descente du train par le


transitaire qui le conduit directement sur le lieu d’exposition.

5.4.2 Le cas d’une expédition maritime

Le transport maritime est déconseillé car il ne garantit pas la sécurité et la


bonne conservation des œuvres. Ce type de transport dont la durée est de
plusieurs semaines ne peut en aucun cas être convoyé.

6. ARRIVEE AU LIEU D’EXPOSITION

6.1 Déchargement

Le convoyeur voyage avec les œuvres de l’aéroport au musée emprunteur ou


au lieu de l’exposition à bord du camion ou en voiture suiveuse. Il supervise le
déchargement des caisses à destination et leur transfert dans un espace
sécurisé (espaces d’exposition privatisés ou réserves) où elles seront stockées
jusqu’au déballage.

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6.2 Acclimatation des caisses

Le convoyeur veille à ce que les caisses ne soient pas déballées avant un


délai de 12 à 24 heures minimum selon les cas de façon à éviter tout choc
thermique environnemental au moment de leur ouverture.

6.3 Déballage

Les travaux de scénographie doivent être achevés dans les espaces avant
l’arrivée et le déballage des œuvres. Ces espaces doivent être propres et
équipés de tables et de lampes nécessaires aux constats.

Les équipes mises à disposition par le musée emprunteur pour le déballage


des œuvres doivent être spécialisées dans le domaine des œuvres d’art. Le
convoyeur veille au port des gants lors des manipulations.

Le déballage des œuvres doit être réalisé avec précaution ; les matériaux ne
doivent pas être déchirés ni abîmés. Le convoyeur s’assure qu’ils sont
conservés dans la mesure du possible pour le remballage des œuvres à la
clôture de l’exposition.

Dans le cas d’œuvres protégées par un MRT, celui-ci ne doit être retiré qu’au
moment de l’accrochage.

Les caisses vides et leurs MRT doivent être stockées soit dans les locaux du
musée emprunteur, ou bien du transporteur, à l’abri de l’humidité et de
préférence climatisés. Il est souhaitable que le convoyeur se renseigne sur les
conditions de stockage des caisses vides avant de quitter le lieu d’exposition.

6.4 Constat d’état contradictoire

Le constat d’état contradictoire doit être réalisé dans un endroit propre et


sain respectant les normes de conservation (Température, Humidité relative
contrôlées à l’aide dans certains cas d’un appareil de contrôle portable), sous
un éclairage de qualité type « lumière du jour » et sur une table d’examen
adaptée. Le recours à des lunettes-loupe et à une mini-lampe torche de
poche est indispensable pour examiner les œuvres sous lumière rasante afin
de relever et contrôler les détails et notamment les zones de fragilité des
œuvres.

Les altérations survenues au cours du déplacement doivent être


photographiées et décrites précisément (nature, couleur, forme, texture,
odeur), ainsi que leur localisation et leur dimension. Toute altération doit être
reportée sur le constat et les documents photographiques l’accompagnant et
être daté et signé par son auteur.

Selon la gravité de l’altération, le convoyeur doit avertir le régisseur d’œuvres


qui informera directement les personnes concernées du MNAM-CCI. Dès son
retour, il remet au service Restauration une copie du constat d’état portant les
nouvelles annotations.

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6.5 Accrochage - installation

Le convoyeur s’assure que les espaces dévolus à l’accrochage et à


l’installation des œuvres prêtées sont disponibles, propres et respectent les
conditions environnementales exigées dans les conditions de prêt du Centre
Pompidou.

Il assiste à l’installation des œuvres. Il contrôle la bonne utilisation des


systèmes existants (par exemple les pattes Hasenkamp pour les œuvres en
deux dimensions).

Il a pouvoir décisionnaire en cas de demande de modification des systèmes


d’accrochage, de fixation, d’ installation et de pose de protections
particulières qui pourraient être proposées par les organismes emprunteurs.
En cas de difficulté, il doit prévenir le service Restauration du MNAM-CCI.

7. LE RETOUR DES ŒUVRES

Les opérations liées au retour des œuvres se déroulent dans les mêmes
conditions qu’à l’aller mais à l’inverse. Le convoyeur dispose du rapport de
convoiement réalisé par le précédent convoyeur. A son arrivée chez
l’emprunteur il récupère la fiche de caisse et le constat contradictoire, vérifie
l’état de l’œuvre, le signe et le date de nouveau avec le représentant de
l’organisme emprunteur. Le constat est ensuite placé dans la caisse avec
l’œuvre.

7.1 Sureté du fret aérien

Au départ des aéroports français des mesures garantissant la sécurisation du


fret aérien ont été mises en place par la D.G.A.C. (§ 4.3.3). Des mesures
similaires ont été également prises dans la plupart des pays étrangers, voire
renforcées. Le régisseur communique au convoyeur avant son départ la nature
des dispositions prévues par le musée emprunteur. Il est à noter que les
caisses peuvent être passées aux rayons X dans certains aéroports.

7.2 Livraison et déballage au Centre Pompidou

Le convoyeur doit impérativement superviser l’opération de déballage des


œuvres à leur retour dans les réserves et vérifier l’état des œuvres. La date
du déballage des œuvres est transmise au convoyeur par le régisseur quand il
lui remet le planning de son convoiement. Les opérations de déballage se
déroulent, comme pour l’emballage, dans les ateliers d’emballage du Centre
ou de Paris nord.

Le convoyeur veille au bon déroulement des opérations et supervise


l’intervention de l’équipe extérieure. Il s’assure du respect du port des gants.
A l’ouverture des caisses, il récupère les constats d’état originaux annotés,
vérifie l’état général des œuvres et des cadres (dans le cas des peintures, des

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 14 - 03/05/2011


dessins et des photographies) ainsi que de la présence de tous les éléments
constitutifs des œuvres.

Le bon de livraison du transporteur est signé soit par le convoyeur, soit par le
régisseur des réserves, et laissé à l’atelier d’emballage.

Les œuvres et les constats d’états restent à l’atelier d’emballage. Un constat


d’état retour est établi ultérieurement par le service restauration. Le constat
d’état final aura ainsi été annoté et signé à chaque étape du prêt, il sera
retourné pour classement dans le dossier d’œuvre du Service de la
Restauration.

8. EN CAS DE PROBLEME

Pendant sa mission le convoyeur peut être confronté à des situations


imprévues voire inhabituelles. En cas de doute ou de difficultés il lui est
recommandé de contacter le régisseur d’œuvres en charge de son dossier ou
bien l’une des personnes de la Régie des œuvres ci-dessous :

Annie Boucher 01 44 78 46 53
Marjolaine Beuzard 01 44 78 46 13
Mélissa Etave 01 44 78 16 45
Sennen Codjo 01 44 78 47 01
Corinne Picarello 01 44 78 41 99
Emilie Choffel 01 44 78 15 02

En cas de retard au retour il est recommandé de prévenir les PC du Centre :

PC de sécurité du Centre 01 44 78 41 90
PC de sécurité de Paris-Nord 01 53 35 89 50

9. LE RAPPORT DE MISSION

Dès son retour, le convoyeur adresse avec copie à son chef de service un
rapport de convoiement au service de la Régie des Œuvres qui le diffusera
aux personnes concernées. Le rapport de mission se fait sous la forme d’un
questionnaire portant sur des informations indispensables que le convoyeur
est appelé à transmettre, telles que : les étapes du transport ; la qualité du
transport, du véhicule, des interventions de manutention, du lieu du prêt,
salles d’exposition et de réserve, les conditions environnementales, les
conditions de sécurité, la gestion administrative ; les conditions de son
hébergement et de déplacements.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 15 - 03/05/2011


10. ANNEXES

- Annexe 1 : Glossaire de quelques termes de transport


- Annexe 2 : Vocabulaire anglais/français français/anglais des termes
de restauration-conservation
- Annexe 3 : Définition succincte des principales altérations
- Annexe 4 : Kit et dossier du convoyeur
- Annexe 5 : Procédures internes relatives à la livraison : au Centre
(livraison en surface : accès monte-charge, liftier, pc sécurité,
livraison par accès parking), à Paris-Nord, plans d’accès
- Annexe 6 : Marquage des caisses
- Annexe 7 : Assurance des agents du Centre pendant leurs missions

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 16 - 03/05/2011


Annexe 1
Glossaires de quelques termes de transport

Agent habilité Agent agréé par la DGAC et mettant en place des moyens en
vue d’assurer la sécurisation des expéditions par voie aérienne.
Agent de Entreprise assurant certaines opérations de manutention pour le
Handling compte d’un transporteur ne possédant pas d’installations dans
l’aéroport ou elle exerce son activité (déchargement,
entreposage, palettisation).
Arrimage Opération qui consiste à fixer les caisses sur ou dans un
véhicule routier ou tout autre moyen de transport.
Avion combi Avions de gros tonnage (longs courriers), transportant à la fois
du fret et des passagers.
Avion cargo Avions de gros tonnage (longs courriers), destinés uniquement
au transport de fret.
Bon de livraison Document attestant de la réception des œuvres par l’emprunteur
à l’aller ou le prêteur au retour. Signé par les deux parties et le
transporteur. Document indispensable pour la traçabilité des
œuvres.
Bon Document attestant de la prise en charge des œuvres par le
d’enlèvement transporteur. Signé par le transporteur et soit par le prêteur à
l’aller, soit par l’emprunteur au retour. Document indispensable
pour la traçabilité des œuvres.
Caisses gerbées Caisses empilées les unes sur les autres.
Cariste Réceptionne, stocke, déplace, charge et décharge des
marchandises à l’aide d’engins de levage.
Container Contenant métallique fermé de dimensions standard permettant
de contenir des caisses, des colis dans les transports aériens.
Correspondant Transporteur situé dans une autre ville ou dans un pays
étranger et travaillant de façon régulière avec le transporteur
donneur d’ordre qui assure la responsabilité de la chaîne des
transports et spécialisé dans le domaine des œuvres d’art.
DGAC La Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) est l'instance
administrative compétente en matière de transport aérien. Elle
gère notamment les questions de sûreté, de sécurité des
appareils, le contrôle de trafic aérien et s'assure du respect des
règles par les compagnies aériennes. La DGAC est une division
administrative du Ministère des Transports.
Fret/freight Dans tous les modes de transport, désigne la marchandise
transportée.
L.T.A. Ou Airway bill. Document émis par le transporteur, qui précise :
(Lettre de l'expéditeur, le destinataire, les aéroports de départ et
transport d'arrivée, la nature et la quantité des marchandises, le poids
aérien) brut, les conditions de paiement, le tarif appliqué, les frais
annexes, la valeur douanes et les instructions particulières. A la
fois contrat de transport, accusé de réception, facture, certificat
d'assurance et guide de consigne pour la manutention.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 17 - 03/05/2011


Palette Unité de transport. Plateau de chargement de dimensions
standardisées conçu principalement pour regrouper plusieurs
caisses et permettre la manutention par chargeur élévateur.
Pour les transports aériens elles sont métalliques et de
grandes dimensions.
Palettisation Opération visant à regrouper plusieurs caisses sur une palette.
Rupture de Transbordement des caisses d’un véhicule sur un autre, ou
charge d’un mode de transport à l’autre.
Sinistre Dommage ou altération d’une œuvre donnant lieu à une
déclaration auprès de l’assureur
Soutes Situées sous le pont principal de l'avion, elles accueillent les
bagages passagers aussi bien que le fret aérien
Sûreté Le vocabulaire aéronautique différentie la sûreté de la
sécurité : la sécurité consiste à prévenir les éventuels
incidents techniques à bord d'un avion, la sûreté consiste à
prévenir les éventuels actes illicites ou terroristes.
En France, depuis 1997, 100% du fret aérien est soumis à des
mesures de sûreté.
Tarmac Désigne les espaces d'un aéroport revêtus de tarmac (goudron
+ macadam) en particulier les zones où s'effectuent
l'embarquement et le débarquement des marchandises et des
passagers (parking avions).
Transitaire/agent Intermédiaire spécialisé assurant la liaison entre deux modes
de transit de transport en conformité des instructions qu’il a reçues.
Vol direct Vol effectué sur le même aéronef, entre deux points, avec ou
sans escale mais sans correspondance.
Vrac Il s'agit du fret non-palettisé : les colis sont chargés
individuellement dans l'appareil
Zone réservée Zone dont l'accès est strictement conditionné au port d'un
badge délivré en France par Aéroport de Paris au superviseur
aéroport, et d’un badge visiteur pour le convoyeur. Pour une
exportation vers un pays tiers la zone réservée se confond avec
la zone sous-douane.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 18 - 03/05/2011


Annexe 2

Vocabulaire français/anglais et anglais/français des termes de restauration


auréole stam ring
abrasion abrasion
argenture silvering
arrachement scrape
aspect laiteux milkiness
blanchiment blanching
bleuissement bloom
boursouflure, cloque blister
brillant glossy
cadre serré tight in frame
cadre disjoint loose joints, disjoint
cadre : métallique, sculpté, doré metal, carved, gilt frame
carton / carton de montage board / backing board
cassure break
châssis / pli de châssis / marque de châssis stretcher / strechter crease / strechter mark
chiure de mouche fly speck / insect accretion
couche de préparation ground
coulure dripping
coupure / incision cut
courbure curve, bent, bow
corrosion corrosion
craquelure crack
déchirure tear
décoloration bleaching / decoloration
dégât : récent, ancien, léger, grave, d’eau damage : new, old, slight, extreme, water
dépôt calcaire / dépôt minéral chalking / mineral deposit
détaché du cadre / support / passe-partout detached from frame /mount / unhinged from mat
écaille / éclat flaking / chip
éclaboussure spatter
écorné dog-eared
empâtement / impasto
encrassement grime
enfoncement / coup dent / knock
épaufrure chips
épidermage skinning
éraflure, griffure, rayure scratch
état inchangé unchanged condition
fente / fissure split / check / cleavage
fixé sous verre (peinture, dessin) underglaze painting, drawing
friabilité brittleness
frottement rub
gauchissement / gondolage / déformation buckling / cockling / warping / distorsion
incrustation, concrétion incrustation, accretion, concretion
jaunissement yellowing
lacune, manque paint loss / lack
moisissure mould
oxydation / rouille oxidation / rust, mildew
passe-partout / marque du passe-partout mat / ghost mat
patine patina / sheen
perte d’éclat, matité matting
piqûre (papier, estampe)/ oxydation foxing
pli / pliure / faux plis crease / fold / crimping
plissement / ride wrinkle
poussière / pulvérulence dust / powdering
rentoilage relining
repeint overpainting
retouche inpainting
salissure soil / smudge
soulèvement lifting, swelling
sciure / contamination d’insectes / cadre mouluré frass / insect infestation / molded frame
surface non peinte void
système d’accrochage / piton hanging device / screw

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tache / tache organique / tache d’eau / tache grasse stain / organic stain / watermark / grease stain
tension/ toile détendue tension /loss of tension, slack support
trace de doigt fingerprint
trou / trou d’épingle / petit trou hole / pin hole / pitting
usure wear
verni / non verni varnished / unvarnished

anglais/français

abrasion abrasion
blanching blanchiment
bleaching / decoloration décoloration
blister boursouflure, cloque
bloom bleuissement
board / backing board carton / carton de montage
break cassure
brittleness friabilité
buckling / cockling / warping / distorsion gauchissement / gondolage / déformation
chalking / mineral deposit dépôt calcaire / dépôt minéral
chips épaufrure
corrosion corrosion
crack craquelure
crease / fold / crimping pli / pliure / faux plis
curve, bent, bow courbure
cut coupure / incision
damage : new, old, slight, extreme, water dégât : récent, ancien, léger, grave, d’eau
dent / knock enfoncement / coup
detached from frame /mount / unhinged from mat détaché du cadre / support / passe-partout
dog-eared écorné
dripping coulure
dust / powdering poussière / pulvérulence
fingerprint trace de doigt
flaking / chip écaille / éclat
fly speck / insect accretion chiure de mouche
foxing piqûre (papier, estampe)/ oxydation
frass / insect infestation / molded frame sciure / contamination d’insectes / cadre mouluré
glossy brillant
grime encrassement
ground couche de préparation
hanging device / screw système d’accrochage / piton
hole / pin hole / pitting trou / trou d’épingle / petit trou
impasto empâtement
incrustation, accretion, concretion incrustation, concrétion
inpainting retouche
lifting, swelling soulèvement
loose joints, disjoint cadre disjoint
mat / ghost mat passe-partout / marque du passe-partout
Matting perte d’éclat, matité
metal, carved, gilt frame cadre : métallique, sculpté, doré
milkiness aspect laiteux
mould moisissure
oxidation / rust, mildew oxydation / rouille
overpainting repeint
paint loss / lack lacune, manque
patina / sheen patine
relining rentoilage
rub frottement
scratch éraflure, griffure, rayure
scrape arrachement
silvering argenture
skinning épidermage
soil / smudge salissure
spatter éclaboussure
split / check / cleavage fente / fissure

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stain / organic stain / watermark / grease stain tache / tache organique / tache d’eau / tache grasse
stam ring auréole
stretcher / strechter crease / strechter mark châssis / pli de châssis / marque de châssis
tear déchirure
tension /loss of tension, slack support tension/ toile détendue
tight in frame cadre serré
unchanged condition état inchangé
underglaze painting, drawing fixé sous verre (peinture, dessin)
varnished / unvarnished verni / non verni
void surface non peinte
wear usure
wrinkle plissement / ride
yellowing jaunissement

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Annexe 3

Définition succincte des principales altérations

• Attaque microbiologique/microbiological attack


Infestation.

• Abrasion/abrasion
Usure consécutive à une friction superficielle.
Une usure peut se produire en périphérie suite à de nombreuses
manipulations (wear).

• Blanchiment ou chanci (des couches picturales)/blanching


Il s’agit d’une opacification blanchâtre qui peut être généralisée à toute la
surface ou localisée à la surface d’une œuvre. Elle est due à une
microfissuration des matériaux ; il s’agit d’une altération en milieu humide. A
la différence du bleuissement, c’est une altération en profondeur.

• Blanchiment des couleurs/bleaching


Perte de la couleur qui devient blanche.

• Bleuissement/bloom
Altération superficielle à la surface d’une peinture qui se couvre d’une buée
blanche, bleuâtre ou jaunâtre.

• Bosse/bulge
Déformation convexe tant de la toile que de la couche picturale et de la
préparation, enfoncement à l’arrière souvent dues aux mauvaises
manipulations (par exemple, un enfoncement dus à la pression des doigts sur
une toile).

• Clivage ou délamination/cleavage or delamination


Séparation de couches superposées de matériaux constitutifs d’une œuvre.

• Cloque/blister
De forme bombée en surface de la couche picturale, c’est une petite poche
d’air qui se situe entre deux couches constitutives d’une peinture.

• Craquelures/cracks
Dans le constat d’état réalisé pour un prêt, seules les craquelures jugées
évolutives par le service de la restauration sont mentionnées car elles sont à
surveiller sous lumière rasante. En effet, leur évolution provoque des
soulèvements puis des pertes de matière originale.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 22 - 03/05/2011


• Dépôt de salissures en surface/accretion, inclusion
Tout matériau externe déposé sur la surface d’une œuvre de façon souvent
accidentelle (éclaboussures, coulures, chiures de mouche, etc.).

• Diffusion de couleur/bleeding
Diffusion d’une couleur en périphérie ou sur un matériau adjacent souvent
causée par de l’eau ou un solvant.

• Châssis/stretcher
Support rigide léger et évidé non contraignant qui soutient une toile qui y est
fixée sur la tranche (tacking edges) soit par des semences soit par des
agrafes. On distingue les châssis simples et les châssis à clefs. Ces derniers
permettent de retendre les supports toile détendus.

• Châssis voilé/misshaping of the stretcher, dishing


Le châssis a perdu sa planéité ou ne l’a jamais eue dès l’origine, ce qui
provoque des déformations de la toile peinte.

• Changement de couleur/discoloration
Il peut être partiel ou généralisé, causé par le vieillissement, l’exposition à la
lumière et/ou des agents chimiques : jaunissement, assombrissement,
décoloration, blanchiment.

• Clivage ou délamination/cleavage
Séparation entre deux couches, par exemple entre deux couches de peinture
ou entre la couche picturale et la préparation, ou entre la préparation et le
support.

• Corrosion/corrosion
Altération chimique des métaux qui peut provoquer des nodules et altérer la
texture et l’aspect de surface (formation de croûtes).

• Défaut de tension/toile détendue/lack of tension/slack canvas


Relâchement d’une toile initialement bien tendue, c’est un phénomène dû à un
changement climatique.

• Délabrement/decay
Détérioration de la pierre et des matières organiques.

• Détérioration/deterioration
Altération progressive d'une œuvre.

• Disjoint/disjoin
Se dit lorsqu’il y a séparation complète ou partielle de parties constitutives
d’une œuvre ou d’un objet.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 23 - 03/05/2011


• Doublage/backing, nap bond lining
Renforcement en principe collé au dos du support original de l’œuvre
(document graphique, peinture sur toile).

• Efflorescence/efflorescence.
Phénomène poudreux qui peut apparaître en surface, de nature cristalline ou
résultat d’acides gras ayant migré.

• Effritement/embrittlement
Dû à la perte de flexibilité de certains matériaux qui deviennent cassants au
vieillissement ou sous certaines conditions, par exemple les papiers, les
parchemins, les cuirs, les textiles etc. ce qui aboutit à des cassures et à des
désintégrations lors des manipulations.

• Enfoncement/dent
Déformation en creux sur la face d’une œuvre due à un impact ou un choc.

• Déformation concave localisée des documents graphiques/dimpling


Déformation occasionnée en général dans les coins et qui est souvent le
résultat d’un phénomène local d’adhérence du support original sur un support
secondaire.

• Ecaillage, perte de matière de surface/flaking


C’est la conséquence de la présence de soulèvements suite à l’évolution de
craquelures évolutives ou d’un accident : des particules de matières se
détachent.

• Encrassement/grime
Dépôt bien fixé de salissures, souillures ou saletés superficielles.

• Entaille/gouge
Marque en creux : enfoncement s’il s’agit d’un enfoncement
Rainure s’il s’agit d’un acte volontaire.

• Epaufrure (sculpture)/spalling
Eclats de matériaux solides, pierre, céramiques etc. suite à des coups
accidentels.

• Epidermage/skinning
Usure, abrasion en zones localisées de couches superficielles d’une œuvre, on
peut voir par exemple apparaître les crêtes blanches de la préparation sous-
jacente à la couche picturale qui avait été appliquée sur la toile de support.

• Farinage/chalking, powdery condition


Pulvérulence en surface.

• Fente/split
Cassure en profondeur, donc grave et à surveiller.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 24 - 03/05/2011


• Fissure/check
Début de fente plus superficielle, à surveiller car elle peut évoluer en fente.

• Frisure, plissements, rides/wrinkling


Aspect de surface ridé, inesthétique mais sans danger pour l'œuvre.

• Gauchissement/warp (pour le bois)


Le bois réagit fortement aux variations climatiques.

• Gondolement/cockling
Ondulation dans un support souple, papier, textile ou plastique qui est
souvent la conséquence de variations climatiques.

• Incision/cut
Entaille faite avec un instrument tranchant.

• Infestation - insect damage/infestation


Infestation et dégâts causés par la présence d’insectes. En cas de suspicion
d’infestation ou de présence de moisissures il faut demander à faire
envelopper et isoler l’œuvre qui ne doit en aucun cas être exposée afin
d’éviter toute contamination. Demander l’avis d’un restaurateur sur place.

• Lacune/loss, lacuna
Perte locale de matière originale à la suite d’une détérioration (soulèvement)
ou d’un accident (impact, choc).

• Lustrage, polissage/sheen
Résultat de mauvaises manipulations ou d’un mauvais stockage : les surfaces
mates présentent des zones légèrement brillantes : lustrées.

• Marouflage
Œuvre originale contrecollée sur un support secondaire.

• Marque de châssis - stretcher mark


Craquelures ou déformation linéaire de la couche picturale qui longe les
barres intérieures d’un châssis

• Marque de doigt/fingerprint
Altération insidieuse due à la manipulation d’une œuvre sans port de gant.

• Moisissures/mould
Champignons microscopiques qui se développent très rapidement à une
humidité relative supérieure à 65%. En cas de suspicion de présence de
moisissures, faire envelopper l’œuvre dans un matériau non plastique (risque
de condensation favorable à leur développement) et l’isoler. L’œuvre ne doit
en aucun cas être exposée sous risque de contamination, il faut demander un
avis du restaurateur sur place.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 25 - 03/05/2011


• Perforation/puncture
Petit trou.

• Pourriture sèche du bois/dry rot


Détérioration due à la présence de moisissures sur le bois qui se désagrège.

• Parquetage/cradle
Renforcement rigide appliqué au revers de panneaux (par exemple sur
certaines œuvres de Rouault).

• Préparation/ground
Sous-couche d’une peinture, en général blanche, mais parfois absente pour
les peintures contemporaines, parfois visible lorsque la couche picturale ne
recouvre pas toute la surface, ou lors d'un épidermage en surface.

• Protection arrière/backboard
Elle est destinée à protéger le dos d’une œuvre des chocs. Le matériau est le
plus souvent utilisé pour notre collection est le polycarbonate cannelé
transparent ou du polyester plein transparent, mais éventuellement aussi du
polypropylène cannelé blanc opaque, ou du carton blanc, en principe les
anciens isorels ont tous été remplacés.

• Salissure/soil
Terme générique qui caractérise l’ensemble des dépôts étrangers en surface
des œuvres : la saleté superficielle (surface dirt), la poussière ou salissure
sèche (dust), l’encrassement ou salissure incrustée en surface (grime) les
traînées (smear) et les marques de doigts (fingerprints) sont des salissures
localisées, les gouttes (drops) et les éclaboussures de liquides (spatter,
splashes).

• Support textile anti-vibrations/stretcher-lining or cami-lining


Il s'agit d'une toile fixée par velcro ou agrafes sur le revers du châssis d'un
tableau et sous les entrecroises qui a pour but de le rigidifier et apporter une
protection contre les vibrations lors des manipulations et des transports, ce
système empêche la formation des marques de châssis sur la couche
picturale.

• Plis d’angle ou plis de tension/corner draws or draws


Déformations d’une toile due à des défauts de tension, un châssis voilé et/ou
la conséquence de variations climatiques.

• Point de rouille/foxing
Terme utilisé pour les documents graphiques afin de caractériser les zones de
petites taches de couleur rouille ou foncée.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 26 - 03/05/2011


• Réseau de craquelures/craquelure, crackle
Ensembles localisés ou généralisé de craquelures plus ou moins fines sur la
surface d’une œuvre.

• Retouche/retouching, inpainting, overpainting


Application de peinture non originale.
Intervention de restauration de peintures destinée à rétablir la lisibilité de
l’œuvre, suite à des pertes de matière picturale (retouching). Elles peuvent
être strictement localisées à la lacune (inpainting) débordantes ou être
d'anciens repeints (overpainting).

• Soulèvement/lifting
Un soulèvement est toujours une altération grave qui nécessite l’intervention
urgente d’un restaurateur (conservator) soit pour un refixage, soit pour la
pose protectrice d’un papier Japon. En effet, non traité, un soulèvement
entraîne une perte de matière (loss, lacuna) Sa détection est une priorité lors
du déroulement du constat contradictoire (utilisation de la lampe de poche en
rasance).

• Tache/stain accretion
C’est le résultat d’un dépôt de salissures, d’adhésif, d’infestations, nourriture,
graisses, métaux dont la corrosion est facteur d’altération, etc. Leur étendue
et leur réversibilité sont très variables. Elles présentent un caractère de
gravité pour les surfaces non protégées (par un vernis par exemple) car elles
s'incrustent dans la matière originale (c’est le cas de nombreuses oeuvres
d'art contemporain).

• Trace de cadre/frame rub


Altération de surface sous l’effet d’une abrasion, d’un frottement ou d’un
débordement de peinture ou de dorure du cadre sur l’œuvre originale.

• Usure de colorant/crocking
Perte de couleur par frottement superficiel qui n’a pas entraîné de perte de
fibre du textile.

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 27 - 03/05/2011


Annexe 4

Kit et dossier du convoyeur

Avant son départ, le régisseur d’œuvres remet au convoyeur un dossier


comprenant le planning de son convoiement ainsi que les documents nécessaires
au bon déroulement de sa mission :

- billets d’avion
- coordonnées de l’hôtel
- noms des personnes à contacter sur place et contacts des transporteurs
- liste de colisage des œuvres
- fiches de caisses
- copie des conditions de mises à disposition signées par l’emprunteur
- copie du dossier Gcoll 2
- copie du certificat d’assurance des œuvres
- copie de l’ordre de mission
- coordonnées de l’assurance responsabilité civile du personnel du Centre
Pompidou

Ces informations sont indispensables au convoyeur sur place et il doit veiller à


les emporter.

Le convoyeur s’assure de la validité de ses pièces d’identité. Les procédures


d’obtention des visas sont réalisées soit par le transporteur soit par la Régie des
œuvres. Les frais sont à la charge de l’emprunteur. Depuis le 12 janvier 2009, une
procédure obligatoire est mise en place pour les séjours de courte durée aux
Etats-Unis (< 90 jours). Cette procédure doit être réalisée par le convoyeur lui-
même et par via internet exclusivement depuis le site internet suivant :
https://esta.cbp.dhs.gov. Les frais inhérents à cette procédure sont directement
pris en charge par le convoyeur.

Il est souhaitable que le convoyeur s’équipe d’un kit de matériel (fourni par son
service) composé de :

- appareil photo numérique


- gants (privilégier les gants en nitrile)
- stylo, crayon noir, gomme à papier et crayons de couleurs
- lunettes loupes
- lampe de poche puissante qui permet d’examiner l’œuvre en lumière rasante
- mètre-ruban avec butoir
- téléphone portable (s’assurer de son fonctionnement dans le pays de
destination)
- appareil de mesure si nécessaire : thermo-hygromètre, Lux et UV mètre

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Annexe 5

Procédures internes relatives à la livraison :


Centre Pompidou et réserves de Paris nord

Centre Pompidou
75191 Paris Cedex 04

ACCES PIETONS :
Entrée du personnel située à l’angle de la rue Beaubourg et de la rue Saint Merri

ACCES VEHICULES :

Livraison par le parking souterrain :


L’accès se fait par voirie souterraine du forum des Halles : rue de Turbigo ou rue
des Halles (voir plan ci-après), direction « Centre G. Pompidou ». L’aire de
livraison se situe au fond du parc Autocar et correspond au niveau -1 du Centre
Pompidou.

Prescriptions techniques :
Hauteur maximale des camions : 3.60 m
Surcharge uniformément répartie : 750 kg/m2
Surcharge ponctuelle : 30T sur 4 essieux minimum

Le stationnement est gratuit à la sortie uniquement sur présentation du ticket de


parking visé par le personnel habilité du Centre Pompidou. Les chauffeurs ne
devront pas oublier de présenter le ticket de parking

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Livraison en surface :
Dans le cas où la hauteur des véhicules est supérieure à 3.60 m, le stationnement
s’effectue en surface à l’angle de la rue Beaubourg et de la rue Saint Merri. Les
caisses seront acheminées à l’atelier d’emballage par le monte-charge sud.

Horaires de livraison et numéros de téléphone :


- Horaires de livraison : Du lundi au vendredi de 8h-15h13 (le mardi fermeture
à 16h)
- Contact de l’atelier d’emballage : Franck Buisson 01 44 78 45 19

Réserves de Paris nord


75191 Paris Cedex 18

ACCES PIETONS :
9, boulevard Ney, 75018 Paris

ACCES VEHICULES :
215, rue d’Aubervilliers, 75018 Paris
Rampe camion n°2, quai de déchargement n°9

HORAIRES DE LIVRAISON ET NUMEROS DE TELEPHONE :


- Horaires de livraison : Du lundi au vendredi de 8h30-12h / 13h30-16h
- Poste de sécurité (standard) : 01 53 35 89 50
- Contact de l’atelier d’emballage : 0153358967

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 30 - 03/05/2011


Annexe 6
Marquage des caisses
Principaux symboles graphiques internationaux

Centre de gravité Fragile Haut

Craint l’humidité Craint la chaleur Craint le froid

Elinguer ici Ne pas rouler Soulever ici

Régie des œuvres / Guide du convoyeur /Page 31 - 03/05/2011


Annexe 7
Assurance des agents du Centre Pompidou
Pendant la durée de leurs missions

Le Centre Pompidou a souscrit une assurance auprès du courtier Chubb


Assistance :

Chubb Assistance
6, rue André Gide
92320 CHATILLON

Cette assurance couvre les agents contre les risques encourus pendant toute la
durée de leur mission, notamment les accidents corporels, des prestations
d’assistance (santé durant la mission, rapatriement, évènements majeurs etc.).

Le courtier peut être contacté 24 heures sur 24, sept jours sur sept aux
coordonnées suivantes :

Tel. : +33(1) 55 92 12 77
Fax : +33(1) 55 92 40 69

Le contrat d’assurance « Optimissions » porte le numéro 0801320/6480.1761.

Avant tout appel l’agent doit se munir des renseignements suivants :

- Le numéro du contrat
- Le numéro de téléphone du lieu où il se trouve
- Le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du médecin traitant sur place ou
de l’hôpital

Il est impératif de prévenir Chubb Assistance avant toute intervention.

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