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Introduction à

l’Étude de Droit
Partie I

Cahier D’AÏS Anliane


2018

Avant-Propos

Comme je le dis et pense toujours, «Nous faisons la même faculté


mais pas les même études»; ce document me sert de référence
quand à la formation en droit qui m’a été dispensée en ce troisième
semestre de licence (2017-2018). Je réserve une valeur importante
en matière de consistance, au module d’introduction à l’étude de
droit par le simple fait, que j’espère poursuivre mon destin dans la
recherche et qu’à ce choix, la société sera mon thème d’étude et
l’homme mon sujet de recherche. Le « droit » en soit, est un point
essentiel de départ pour comprendre le comportement et
l’évolution de l’homme social, module qui justifie réellement sa
position.
La vrai richesse d’un homme réside dans son esprit, ce dernier étant lié
de façon directe à tout ce qui s’en suivra : actes, paroles, discours,
manières, entreprise, … . Cette richesse est une question rare dans la
pensée commune, car la réflexion à ce sujet se résume pour ne pas dire
s’accomplit au stade matériel, ce que j’appelle une réflexion syllogistique
de simple degré : qui tend à résoudre le problème par le point le plus
proche (réciproquement à proposer la solution la plus directement
sensée)… . Bref, je veux juste montré au lecteur de cette avant-propos,
que la réflexion est une matière assez lucrative dans l’accomplissement
et réalisation de l’individu. «Poussez hors limites vos sujets de réflexion,
et sans limites vous vivrez (…) la puissance d’un homme réside dans son
cerveau»

l’essentiel quant au document est que ce travail a été élaboré pour


un usage exclusivement personnel. Par ailleurs sa méthodologie
d’élaboration reste original dans l’esprit, toutefois dans le fond il
s’agit bien de plagiat communément appelé le «copier-coller».
Cependant sa valeur reste intrinsèque à son utilisateur.

En outre, je tiens à attirer l’attention du lecteur mal averti, celui


n’ayant pas compris le paragraphe précédant de cet avant-propos,
qu’il s’agit ici de document non référencé ce qui veut dire -Est
unique responsable d’éventuelles conséquences d’usages, celui qui
usera de ce document.
La véracité de l’information est hélas à très un bas niveau, seul
conseil de ma part à ce lecteur, est d’abandonner la lecture
pendant qu’il est encore temps.

Aïs Anliane

Partie I: INITIATION

1. Définition d’approches

La loi : Règles qui sont posés par par l'autorité public, plus précisément les
règles qui émanent du législateur : ce sont tous les citoyens par
l'intermédiaire de leur représentant : députés et Sénateur .

La coutume : Correspond à des usages, des pratiques répétées dans le


temps et accepter par tous. La loi vient de l’État et la coutume vient de la
pratique . Elle existe dans certains milieux professionnels. Usage bancaire : qui
réglemente les relations clients-banquier

La juridiction : «Juris dictio» ( droit et dire ). C'est le pouvoir de dire le droit.


Dans certains cas la décision du juge va s'imposer comme source du droit.
Cette décision est en interprétation de la loi, leur jugement font jurisprudence.

La doctrine : Désigne les auteurs qui réfléchissent le droit . Ces auteurs sont
des professionnels du droit. La doctrine influence les juges, le législateur va
prendre en option l'avis des spécialistes.

➔ Qu’est ce le droit ?

Définition du mot droit: (définition romaine) le droit est l’art du bon et du juste ; Rome
considère le droit comme un art, la justice comme une équité, le droit est une science.
Aujourd’hui on parle de science juridique. Le droit n’est pas une science exacte, il a des
approches multiples (droit civil, droit des affaires,….) Le droit dans son essence est
extrêmement compliqué à cerner. Le but des historiens du droit est de chercher les différentes
formes que le droit a prises dans le temps.

Droit comparé: Consiste à appliquer la méthode comparative au droit


pratiqué dans différent pays à une même époque. Réf:Instrument de réforme
législative

La sociologie juridique: Émane de la sociologie, elle étudie les phénomènes


juridiques. Emplois un certains nombre de technique comme le sondage pour
essayer de recueillir un certains nombres d’informations afin d’orienter le
sondeur dans le droit.
Anthropologie juridique: Dégage ce qu’il y a d’essentiel dans l’homme qui
vit en société, au centre d’un système juridique. C’est la discipline qui par
l’analyse de discours de pratique, ou l’analyse de représentation étudie les
processus de judiciarisation propre a chaque société et s’attache ainsi a
découvrir les logiques qui les commande.

La philosophie du droit: Détermine l’essence même du droit. Le droit


considéré en tant que tel par delà les différentes approches. Il existe une
approche positiviste qui considère que le droit est contenue dans la réalité
positive et il existe une approche réaliste qui considère que le droit est
transcendant, idée que l’on retrouve dans l’existence d’un contrôle de
constitutionnaliste.

2. Tendances juridiques

Il existe deux grandes tendances : la théorie du droit naturel et la doctrine


positiviste

Le droit naturel : Une tendance idéaliste selon laquelle au delà de ce qui est
juridique, il existe ce qui est juste. Il existe donc un ordre juridique supérieur
équivalant à un droit idéal à la recherche de la perfection, c’est le droit naturel.
(Aristote, Platon). Ce droit dit naturel est un droit immuable, universel, idéal,
d’essence supérieure au droit naturel (Aristote, Platon). Le droit est l’art
d’atteindre le juste par l’observation et la nature.
Le droit naturel inspire certaines sources juridiques telles que le droit de
l’enfant, droit de l’homme, plusieurs droits subjectifs.

La doctrine positiviste: Il y a également la tendance positiviste, c'est à dire


matérialiste: rien au-dessus du droit positif : tout l’ordre juridique est absorbé
dans le droit positif, il n’est donc pas subordonné aux valeurs supérieures (Dieu
ou la nature). Selon la doctrine positiviste, le droit se justifie par lui-même car il
émane de l’État et des hommes eux-même. Car il est lié à d’autres branches
scientifiques.

2.a. Le positivisme Purement juridique.

La règle de droit s’impose du seul fait qu’elle est l’expression de la volonté de


l’état. Elle équivaut à une règle de droit qui doit être absolument respectée non
pas parce qu'elle est juste mais parce qu'elle traduit l’autorité de l’État.
Kelsen estime que la règle de droit doit être respectée, car elle est imposée par
l’État. Il se réfère à un ordonnancement juridique hiérarchisé c'est à dire
pour lui, une règle de droit est justifiée et donc doit être obéit si elle se
conforme au sein d’une hiérarchie juridique. Aussi, si un décret se justifie s’il
est conforme aux lois qui sont conformes à la constitution, toutes les règles de
droit sont ainsi placées sur une norme supérieure : celle de la constitution.
Quand une règle de droit est dictée, peu importe si elle se conforme à un idéal
de justice ; c’est la question que se pose le droit naturel ; ce qui compte, c’est
qu’elle soit conforme à la règle qui lui est supérieure dans la hiérarchie des
normes juridiques.
Pour la doctrine positiviste, il n'existe pas autre règle que celles droit positif et
règle obligatoire car émane de l’État.

Par ailleurs le droit naturel est une source d’inspiration pour le droit positif. On
dira alors qu’il sont complémentaires

2.b. Le positivisme sociologique.

Les partisans réfléchissent à la règle de droit en temps que fait social ou plutôt
qu’énumération du pouvoir de l’État. La règle de droit trouve son fondement
non pas dans la volonté de l’État, mais dans une conscience collective ou de
masse : produit social et c’est la société, elle-même qui produit les règles qui
lui conviennent le mieux. Le positivisme sociologique est un moyen de défense
sociale. Il privilégie le rôle de la société dont le droit traduit la solidarité
sociale !

3. Définition formelle du droit

Le droit est un ensemble de règles de conduite qui, dans une société, régissent
les rapports entre les hommes : c'est le droit objectif. Le mot « droit » désigne
aussi les prérogatives reconnues aux personnes : leurs droits subjectifs. Entre
l'ensemble des règles et les comportements des particuliers se nouent des
relations étroites, constantes, réciproques.

3.a. Le Droit Objectif

Le droit est, en premier lieu, un ensemble de règles destinées à organiser la vie


en société. A cet ensemble, on applique l'expression Droit objectif.
- Il s'agit de délimiter la part de liberté et de contrainte de chacun. Il
faut définir ce qui est permis ou pas pour que la vie sociale soit possible. La
société établit des règles destinées à régir son fonctionnement, et par voie de
conséquence, à organiser les relations des personnes qui la composent.
- Le droit objectif est constitué par l'ensemble de ces règles juridiques.
Lorsqu'on étudie la règle de droit objectif, cela signifie qu'on prend en
considération la règle de droit, en elle-même et pour elle-même, abstraction
faite de son contenu. On envisage ce qui est commun à toutes les règles
juridiques : ses caractères, ses classifications, ses sources, son domaine
d'application, etc.

3.b. Les Droits Subjectifs

Le mot droit a une seconde signification. Le Droit objectif reconnaît, en effet,


des prérogatives aux individus. Ces prérogatives sont des droits subjectifs
dont les individus peuvent se prévaloir dans leurs relations avec les autres. Il
ne faut pas perdre de vue que le droit a pour but d'organiser la vie en société,
donc de régir des personnes qu'on appelle sujets de droit. Dans ce second
sens, le droit est envisagé de façon plus concrète et particulière. On examine
les droits dont une personne est titulaire, les prérogatives individuelles que les
personnes ont vocation à puiser dans le corps de règles constitué par le droit
objectif.
-Le droit, pris dans son sens subjectif, désigne alors une prérogative accordée à telle ou telle
personne. Il s'agit par exemple du droit de propriété, de droit de vote, du droit de grève, du
droit d'exercer l'autorité parentale sur ses enfants, etc... C'est un droit subjectif qu'on envisage
lorsqu'on affirme : "j'ai le droit de faire telle et telle chose en vertu de ma qualité de parent ou
de propriétaire" mais d'une norme de droit objectif qu'on parle de condamner quelqu'un à
réparer un dommage (Code civil)".
Ces deux significations du mot droit ne s'opposent pas, elles sont
complémentaires. Ce sont deux façons différentes d'envisager le même
phénomène, les deux faces d’un même miroir : le droit. Le droit objectif tend à
déterminer les droits subjectifs des individus.

4. La règle de droit

La règle de droit ou droit objectif est « la norme juridiquement obligatoire,


quelle que soit sa source (règle légale, coutumière), son degré de généralité
(règle générale, règle spéciale), sa portée (règle absolue, rigide, souple...) ».
D'après Jérôme Bonnard, le droit objectif désigne l'ensemble des règles juridiques qui régissent
les hommes dans la vie en société, et dont la violation est sanctionnée par l'autorité publique.
Le Droit est composé d'autres sources que la loi, comme la coutume et les usages. L'ensemble
de ces règles est appelé droit objectif ou règle de droit. Ces règles sont, en principe, uniques
pour tous les individus d'une même communauté.

L'idée de droit ne peut être dissociée de celle de règle de droit. C’est


ici le point de départ de toute réflexion en la matière. Il existe, en effet, bien
d'autres ensembles de règles qui ne sont pas juridiques ou ne sont pas
considérées comme telles. Il en est ainsi de la règle de jeu, de la règle morale
ou encore la règle de politesse.

Pour cerner plus précisément le droit, il convient d'examiner les principaux


caractères de la règle de droit, ce qui en constitue l'essence.

RÈGLE DE DROIT

4.a. Caractère de la règle de droit

➢ Elle est Obligatoire

La règle de droit est un commandement: elle a un caractère obligatoire. Si


elle était dépourvue de ce caractère, elle ne serait qu'un conseil laissé à la
discrétion de chacun et non un ordre. La règle de droit doit être respectée pour
pouvoir jouer son rôle d'organisation de la société. S'il n'y avait plus de règle
obligatoire, ce serait le règne de «l'anarchie».

On distingue :

• Les lois impératives: Commande de faire quelque chose ou d’agir («


les parents doivent élever et nourrir leurs enfants »).

-règles d’ordre public auxquelles on ne peut déroger (mariage homo,


euthanasie)
-règles impératives prohibitives quand empêchent d’agir (contracter un
nouveau mariage lorsque l’ancien n’est pas dissous)

• Les lois facultatives: Donnent un choix aux justiciables, par une


convention, un contrat

La règle de droit ordonne, défend, permet, récompense ou punit.


Même lorsque la règle de droit est permissive, elle a un caractère obligatoire
parce qu'elle interdit aux autres de porter atteinte à cette liberté (ex. le droit
de grève est une règle juridique obligatoire et l'employeur ne peut s'y opposer,
l'avortement est, à certaines conditions, un droit et nul ne peut s'opposer à la
pratique de ces interventions médicales).

Le droit est assorti de sanctions. Il a un caractère coercitif, il est


sanctionné par l’État seul autorité compétente. C'est cette consécration par
l’État qui fait la règle de droit. Pour obtenir le respect du droit, des contraintes
et des sanctions sont prévues.
Lorsque l'autorité judiciaire constate la violation d'un droit, elle requiert la force
publique pour que celle-ci contraigne le contrevenant à respecter le droit. Il est
possible d'exiger l'exécution de la règle de droit, au besoin en recourant à un
organe de Justice institué par l’État (ex. police, gendarmerie, etc...).
Néanmoins, heureusement, le plus souvent, la menace du gendarme suffit. La
sanction étatique est souvent virtuelle, à l'état de menace.

Ce caractère obligatoire permet d'opposer la règle de droit aux autres règles. Ainsi, la règle
religieuse, la règle morale ou la règle de politesse sont dépourvues de ce caractère obligatoire.
Certes, la violation d'une règle religieuse peut donner lieu qu’à des sanctions émanant de Dieu
ou du temple (ex:excommunication) et la violation d'une règle morale ou de politesse peut
entraîner la réprobation sociale, le blâme public, l'exclusion, mais l'exécution de ces règles ne
peut être pris en charge par l'autorité publique.
L’État n'est pas à l'origine de la contrainte exercée pour le respect de la règle religieuse ou
morale. On perçoit immédiatement qu'une telle proposition n'est valable que pour les États
laïcs. Car toutes règles morales, religieuse ou autre, a vocation à devenir juridique,
indépendamment de son contenu et de sa finalité : il lui suffit d'être rendue obligatoire et
sanctionnée par l’État. Or, pour les États religieux, la distinction entre règle religieuse et règle
de droit n'existe plus puisque le droit procède de la religion.
L'existence d'une sanction serait donc le propre de la règle de droit. Certains ont pu
néanmoins dénoncer là une logique un peu réductrice de la notion de droit. De plus, cette
analyse serait fondée sur un raisonnement vicié. En effet, pour savoir ce qu'est le droit, c'est-à-
dire ce qui doit être sanctionné par l'autorité publique, il conviendrait d'examiner ce qui est
effectivement sanctionné par l'autorité publique. Le raisonnement, on le voit, conduit à une
véritable tautologie : Doit être sanctionné ce qui est sanctionné. Est du droit, ce qui est du
droit.

D'ailleurs, entre les conduites relevant du non-droit et celles qui dépendent de la sanction de
l'autorité publique, il y a des situations intermédiaires, sans doute juridique, mais dans une
large mesure à l'abri des sanctions étatiques. Ainsi en est-il en cas d'obligation naturelle,
catégorie intermédiaire entre le devoir moral et l'obligation civile, c’est à dire juridiques.

L'obligation civile est un lien de droit, en vertu duquel une personne est tenue, à l'égard d'une
autre, d'un fait ou d'une abstention.
L'obligation naturelle, par opposition à l'obligation civile, n'est pas susceptible d'exécution
forcée.

On cite souvent l'exemple de l'obligation alimentaire entre frères et sœurs. Celle-ci,


contrairement à l'obligation alimentaire entre parents et enfants, n'existe pas juridiquement.
Ce n'est qu'un devoir moral, une obligation naturelle. Mais si elle fait l'objet d'une exécution
spontanée, elle devient une obligation juridique et la continuation de son exécution pourra être
demandée en justice. (Et il est impossible d’obtenir restitution de ce qui a été versé au motif
que cela n’était pas dû juridiquement)

Une théorie, dite moderne ou subjective, explique le mécanisme de l’obligation naturelle.


L'idée est que l'obligation naturelle résulte d'un devoir moral assez fort pour que le débiteur
s'en estime tenu mais pas suffisant pour être sanctionné par la loi. Le doyen Ripert y
reconnaissait là, "un devoir moral qui monte vers l'obligation civile". L'obligation naturelle n'est
qu'un devoir moral si intensément ressenti par le débiteur, qu'il s'en estime tenu.

En ce sens, elle ressemble au devoir moral. Cependant, si le débiteur de l'obligation naturelle


l'exécute volontairement ou seulement reconnaît son existence, en connaissance de cause, il
est censé exécuter une obligation reconnue par le droit positif : L'obligation naturelle devient
une obligation juridique.

-Si le débiteur d'une obligation naturelle s'engage à l'accomplir, cette promesse est valable et
engage civilement son auteur. L'obligation naturelle devient une obligation civile parce qu'en
promettant d'exécuter l'obligation naturelle, le débiteur prend un engagement. Il fait donc
naître une obligation civile valable, susceptible, cette fois, d'exécution forcée.

Obligation juridique: Obligation dont l’exécution peut être exigée en justice.


Trois catégories, selon leur nature :
• Obligation de faire : obligation de fournir une prestation
• Obligation de ne pas faire : interdiction
• Obligation de donner : obligation de transférer la propriété
Selon leur provenance :
• Loi : obligation légale
• Engagement personnel : obligation conventionnelle

La règle de droit Comporte une sanction d’autorité publique car « nul ne peut
se faire justice à soi-même » (tribunaux).
Toute personne est en droit d’exiger l’exécution de son droit au besoin, en
recouvrant à la justice.
Les sanctions sont : civiles, pénales, administratives ; elles sont regroupées
autour de trois objectifs que sont exécution, réparation, punition.

Gradations de sanctions :

-Sanctions civiles et administratives : tendent soit à l’exécution forcée soit à


réparation.

1/ Le juge peut intervenir à titre préventif ex. saisie conservatoire pour


bloquer la saisie exécution
Le juge peut prononcer une exécution (saisie + vente)

Astreinte : condamnation pécuniaire faite à un débiteur qui paie en proportion


de l’ampleur de l’inexécution.

2/ Celles qui tendent à réparation, on alloue des dommages et intérêts


pour compenser un préjudice matériel, moral. Sinon, si c’est un acte juridique,
on applique un anéantissement rétroactif de l’acte fait en violation des
conditions de formation du contrat.
On remet les choses en l’état dans lequel elles étaient antérieurement.
Sanctions pénales : tendent à la punition des infractions et à la prévention
des infractions futures (contraventions, délits qui peuvent entraîner la prison,
un travail d’intérêt général, injonction pénale)

Les obligations naturelles : se rapprochent des obligations morales car elles


sont inspirées par des considérations morales. Elles sont dictées par la
conscience et non par la loi, et on ne peut donc forcer cette obligation. En cas
d’exécution, elle devient une obligation civile elle ne peut donner lieu à
répétition (à restitution), mais le maintien peut être forcé.

➢ Elle est générale

La règle de droit est générale : cela signifie qu'elle a vocation à s'appliquer à


toutes les personnes qui forment le corps social. Cela explique qu'elle soit
toujours formulée de manière générale et impersonnelle. On rencontre souvent
les formules : "Quiconque..." ; "Toute personne...". La règle concerne chacun et
ne vise personne en particulier. Cela ne signifie pas pour autant que toutes les
règles de droit ont vocation à régir toutes les personnes. Parfois la règle de
droit s'applique à un groupe de personnes : les salariés, les employeurs, les
médecins, les consommateurs, les propriétaires, les conducteurs
d'automobiles, les époux.

-La règle est générale parce qu'elle a vocation à s'appliquer à toute personne
appartenant à cette catégorie. La règle de droit n'en est pas moins générale
parce qu'elle vise une catégorie de personnes sans viser personne en
particulier. Même si la règle vise une catégorie à laquelle une seule personne
appartient, (ex. Le président de la république française en fonction), elle
conserve un caractère général parce qu'elle ne nomme personne en particulier.

-En principe, ce caractère général de la règle de droit est une garantie contre
l'arbitraire, contre la discrimination individuelle. Mais le caractère général de la
règle de droit ne signifie pas égalité. La règle de droit peut être discriminatoire
à l'égard d'un groupe de personnes pour des motifs louables (accorder plus de
droits aux personnes âgées, plus de protection aux femmes enceintes, aux
enfants ; être plus sévère à l'égard des automobilistes qui créent un risque
pour les non-conducteurs) ou des motifs condamnables (race, sexe, religion,
convictions politiques, etc...) La généralité de la règle de droit est une
protection nécessaire mais insuffisante contre l'arbitraire.

-La règle de droit doit régir des situations et non pas des cas particuliers. Ex. :
la loi ne va décider si tel est l'enfant légitime de telles personnes. Mais la loi
décide que tous les enfants nés pendant le mariage sont légitimes. Il faudra
appliquer la loi à cette situation. En revanche, le juge statue sur des cas
particuliers, il rend des décisions et non pas des règles de droit.

-Ce caractère général de la règle de droit permet de la distinguer d'autres


normes juridiques. Ainsi, une décision individuelle même émanant de
l'Administration ou du Parlement n'est pas une règle de droit (ex. : un permis
de conduire, une notification de droits, nue loi qui ordonne les funérailles
nationales pour les obsèques d'un homme d’État, un ordre de réquisition, une
nomination par décret à une fonction publique ou à un titre honorifique etc...).
Ce n'est pas règle de droit mais une disposition personnelle. Il en est de même
d'un jugement tranchant un litige particulier : il n'édicte pas une règle de droit
à vocation générale. Il répond, au contraire, à un problème particulier. Dans ces
deux cas, il ne s'agit pas d'une règle de droit mais d'une décision.

➢ Elle est permanente

On dit que la règle de droit est permanente parce qu'elle a une application
constante pendant son existence. Elle a vocation à régir l'avenir, à durer un
certain temps. Cela ne signifie pas que la règle de droit soit éternelle : elle a un
début et une fin. Cependant pendant le temps où elle est en vigueur, elle a
toujours vocation à s'appliquer. Un juge ne pourrait pas écarter l'application
d'une loi parce qu'elle ne lui paraît pas opportune. Si les conditions prévues par
la règle sont réunies, la règle a vocation à s'appliquer. La règle de droit est
permanente parce qu'une fois née, la règle de droit s'applique avec constance
et de façon uniforme à toutes les situations qu'elle réglemente jusqu’à ce
qu’elle soit abrogée par l’autorité compétente (en principe, la même que celle
qui l’a fait naître).

Elle est posée par le législateur et se développe dans le temps. Donc, une
stabilité qui permet de renforcer la sécurité juridique (émane des textes) et la
sécurité judiciaire (L’application de la loi connaître la jurisprudence).
- « Nul n’est censé ignorer la loi » ce qui implique peu de changements, sinon,
difficulté à appliquer cette fiction juridique. L’homme ne peut e soustraire à
l’application de la loi en invoquant son ignorance.
- La loi entre en vigueur à la date qu’elle fixe ou à la date de publication dans le
journal officiel.
- Elle est imposable à l’égard de tous (erga omnes).
- Une loi tombée en désuétude garde son efficacité tout en étant déconnectée
de la société.
- Jurisprudence : évolution de la loi déconnectée des aspirations de la société,
le législateur fait cette loi.

Critères formels:
1. La formulation caractéristique de la règle de droit: La transgression de la
règle de droit conduit à la sanction. La règle de droit est formulée de
façon abstraite, générale, permanente et s’identifie à un
commandement, ce qui garantie la longévité de cette règle. La
formulation est neutre. Le présent de l’indicatif employé a valeur
d’impératif.
2. La nature coercitive de la règle de droit: le critère tenant à l’existence
d’une sanction: Tout individu peut saisir un tribunal pour faire respecter
une règle de droit, il peut obtenir le concours de la force public pour
l’exécution de la décision.

• Définition : Sanction civile : Sanction prononcée quand une obligation


civile n’est pas exécutée, qu’elle soit conventionnelle ou légale (qu’elle
est sa source dans une loi impérative ou supplétive).

• le critère tenant à l’existence d’une sanction


Type de sanction civile :
-La nullité d’un contrat : dispositions légales non respectées lors de la
constitution du contrat
-L’annulation : contrat exécuté non-correctement. Le juge peut prononcer
l’annulation du dit-contrat.

Synthèse:
• Impersonnelle et connotation abstraite car pour toute une société
• Générale (« Tout enfant a pour père le mari de sa mère », « Qui fait
l’enfant le nourrit »)
• Elle s’applique uniformément (« Chacun a droit à sa vie privée »)
• respect du principe d’égalité, indépendance vis a vis de la condition
sociale
• impératif de sécurité car la faute génère des responsabilités et un
comportement déraisonnable

• Un caractère obligatoire.
Toute règle se définit par son caractère obligatoire ce qui explique l’ordre. Elle
s’impose à tous les individus. Elle peut s’exposer de façon positive en portant
secours par exemple, mais aussi de façon négative, il ne faut pas voler autrui,
ni empiéter la propriété.

• Un caractère général.
La règle de droit n’a pas vocation à s’appliquer à une personne déterminer
mais à toutes les personnes ou une catégorie déterminée de personnes et
indirectement, un caractère objectif. C’est une norme impersonnelle et non pas
une mesure individuelle. Au 19e siècle, une loi avait été créée pour que les
politiciens utilisent le téléphone gratuitement : ce n’est pas une règle de droit.
De plus, cette vocation générale de la règle de droit se traduit dans le temps,
elle est permanente, c’est à dire qu’elle s’impose à partir de l’entrée en
vigueur jusqu'à son abrogation, peu importe si elle est mise en pratique ou non
!

5. Théorie Générale du droit

5.a. Les Branches du Droit

On divise le Droit national et le Droit international parce qu’on reconnaît dans


l’espace juridique l’existence d’entités nationales fondées sur un État
souverain, maître des relations sur son territoire. Chaque entité nationale
adopte les règles qui lui conviennent c’est le Droit national.
Il existe aussi une société internationale. Le Droit international public a pour
but d’orchestrer les relations entre les États. Il y a aussi un Droit international
privé, la symétrie est ici trompeuse car le Droit international privé n’est que du
Droit national privé qui cherche à régler les relations entre des personnes qui
viennent de pays différents. Il existe des institutions internationales telles que
l’Union Européenne, qui génèrent du Droit.
Le droit public qui rassemble plusieurs branches telles que le droit
constitutionnel qui s’occupe des règles de fonctionnement politique de l’État ou
le droit administratif qui a pour objet l’organisation et le fonctionnement des
administrations des services publics.

En droit privé la primauté vient au droit civil qui rassemble toutes les règles qui
concernent le sujet de droit (la personne). On y trouve le droit de la famille, des
obligations, etc. Il est le Droit commun du Droit privé. Quand il n’existe pas de
règle spéciale dans une branche du Droit privé on applique les règles du Droit
Civil. Le Droit privé regroupe le Droit commercial, Droit des commerçants. Ou
encore le Droit du travail qui gère la relation de travail subordonnée. Il y a des
juges différents selon le type de Droit et selon la branche de ce Droit.

Il existe toutefois des branches mixtes, qui se rapportent aux deux, comme le
Droit Pénal et la procédure pénale qui appartiennent au Droit public et privé. Il
est d’autres matières transversales, comme le Droit de l’environnement ou de
la consommation, qui s’affranchissent de la frontière entre Droit privé et public.